Posté par vincy, le 12 août 2010
Malgré de nombreuses hésitations, le quatrième épisode de Mission : Impossible est en bonne voie. 4 ans après M:I III, la Paramount a donné son vert, après plusieurs conditions restrictives : budget revu à la baisse, salaire de Tom Cruise renégocié (aucun de ses films n'a réalisé un démarrage supérieur à 50 millions de $ depuis La Guerre des mondes). Le résultat décevant de M:I III (135 millions de $ en Amérique du nord mais 400 millions de $ au total dans le monde), c'est-à-dire beaucoup moins que M:I II, combiné à l'image désastreuse de l'acteur, avaient rendu le studio frileux. Le score du dernier film de Cruise, Knight & Day, ne les a pas rassurés. Du coup, la star a du accepter un compromis.
Le film est désormais en préparation, de manière officielle. Budgété au même niveau que le précédent épisode, donc moins cher si on tient compte de l'inflation, soit 150 millions de $, il se tournera pour l'essentiel en République Tchèque, à Prague, où il devrait bénéficier du nouveau crédit d'impôt mis en place dans le pays. Le Ministère de la culture tchèque a évalué que les retombées économiques rapporteraient plus de 7 millions de $. La société de production locale Stillking Films devraient être le partenaire technique et financier du projet.
Mission : Impossible avait déjà été tourné là-bas. Brian de Palma y avait installé tout le premier acte, quand l'équipe "originelle" de Ethan Hunt se faisait trucider un par un, à cause d'un mystérieux traître.
14 ans après, Brad Bird (Le géant de fer, Les indestructibles, Ratatouille) va réaliser son premier film "non-animé". Le scénario est entre les mains de Josh Appelbaum et André Nemec (co-scénaristes des séries Alias et Life on Mars), d'après une histoire de J.J. Abrams (réalisateur de M:I III). Cela fait plus d'un an que le projet est en développement. Cruise et Abrams coproduisent le film, dont la sortie est prévue pour les fêtes de 2011.
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Posté par vincy, le 18 février 2010
Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d'Hollywood pour l'année 2009. L'occasion pour nous de diviser le classement par métiers. Les réalisateurs trustent les cinq meilleures places. On constate aussi que le poids des recettes internationales augmentent considérablement les revenus, tout comme le cumul des fonctions (producteur-réalisateur-scénariste). Si Cameron n'a pas encore profité pleinement de l'effet Avatar, et si Spielberg n'a fait que produire l'an dernier, on note que les films à grands spectacles conduisent aux gros comptes en banque...
1 - Michael Bay - 125 millions de $
2- Steven Spielberg - 85 millions de $
3 - Roland Emmerich - 70 millions de $
4 - James Cameron - 50 millions de $
5 - Todd Phillips - 44 millions de $
9 - J.J. Abrams - 36 millions de $
11 - Tyler Perry - 32,5 millios de $
20 - Ron Howard - 25,5 millions de $
27 - Oren Peli et Jason Blum - 22,5 millions de $
36 - Clint Eastwood - 17 millions de $
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Posté par christophe, le 31 mai 2009
Christophe Train fut l'un des collaborateurs les plus importants de l'histoire d'Ecran Noir. Il participa au site de 1997 à 2000, couvrant le festival de Cannes en 1997 et 1998 avec Vincy Thomas. Christophe est aussi un grand fan de la série "Star Trek", un pur "trekky". Cela explique pourquoi nous diffusons sa vision du dernier film de J.J. Abrams. Star Trek, avec plus de 200 millions de $ au compteur au mois de mai, fut aussi le film le plus vu en Amérique du Nord durant les cinq premiers mois de l'année.

Onzième épisode sur grand écran du feuilleton culte éponyme (créé en 1966), Star Trek relance un intérêt évident pour cette saga avec la caméra de J.J. Abrams, le créateur de la série Lost. Star Trek était accusé d'être ringard, trop littéraire (voire Shakespearien), sans action, pour ne pas dire ennuyeux : ceux-là peuvent revoir leur copie.
Le metteur en scène réussit l'exploit (incroyable) de séduire les plus ardents admirateurs de la saga (dont je suis) comme ceux qui n'en ont jamais été vraiment fans, tout en réinventant le mythe. Une véritable Odyssée spatiale ! Ce récit - en forme de "prequel" à tout ce qui suivra - adopte néanmoins le principe de la "revisitation" thématique de la franchise (TV et cinéma) dans sa totalité. Est-ce à dire que J.J. Abrams en profite pour tout chambouler de A à Z ? Non, absolument pas ! Ilconstruit un autre univers dans lequel sa vision de Star Trek s'émancipe, à la manière d'un Batman par Christopher Nolan qui n'avait rien en commun avec celui de Burton.
Star Trek 11 ou 1bis (selon) évoque la jeunesse et la rencontre de Kirk et Spock, qui apprennent à dépasser leur rivalité, pour contrecarrer les noirs desseins de Nero, un Romulien animé par un désir de vengeance. L'intrigue réserve quelques surprises malicieuses. Ainsi, l'acteur Leonard Nimoy, l'historique Monsieur Spock de la série, est invité à endosser une nouvelle fois, à 78 ans, sa panoplie de Vulcain aux oreilles pointues.
J.J. Abrams a fait un film fabuleux qui excelle en tout point, de mon point de vue. Le plus grand soin a été pris pour être respectueux de la franchise et des personnages créés par Gene Roddenberry au cours des années 60. Techniquement, tout est bon. Le son et les images sont superbes. Les (jeunes) acteurs, plus ou moins connus du grand public, interprètent leur personnage avec justesse. Bref un blockbuster calibré et formaté pour séduire une nouvelle génération de spectateurs. Car, au-delà du respect pour la franchise "Star Trek" dont fait preuve J.J. Abrams dans chaque plan, la troupe (Zachary Quinto, Simon Pegg, Eric Bana, Karl Urban, et le mésestimé Bruce Greenwood) solidifie l'ensemble.
Evidemment ce Star Trek et son classicisme formel nous renvoient à la Science-Fiction cinématographique des années soixante, balayée en son temps par le chef d'oeuvre de Kubrick (2001, L'Odyssée de l'Espace). En cela, on remonte le temps aussi bien dans l'histoire que dans la forme. J.J. Abrams a dépoussiéré les machines mais n'a pas eu la vision nécessaire pour faire de Star Trek un film de SF de référence pour la décennie qui suit. Prudence de l'auteur ou exigences des studios?
Pourtant, malgré cela, et contrairement à mes amis d'Ecran Noir, ce nouveau chapitre de la moribonde franchise "Star Trek" se révèle une authentique réussite. Car grâce à cette régénérescence, Star Trek est de nouveau "tendance" même les Inrocks en ont fait leur couverture!) et ne connaît pas la crise de la quarantaine.
Il ne vous reste plus qu'à vous téléporter dans une salle de cinéma pour essayer de comprendre le culte mondial autour de cette série, à la fois "vintage" et indémodable.
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Posté par vincy, le 9 mai 2009
Les premiers chiffres en Amérique du Nord confirment le buzz autour du nouvel épisode de Star Trek. Avec 29 millions de $ pour son premier jour d'exploitation, il devrait combler les attentes du studio qui espérait un week end aux alentours de 75 millions de $. Ce sera peut-être un peu moins, mais cela reste conforme aux prévisions optimistes. Surtout, en trois jours il devrait faire aussi bien que les récents opus de la série au cinéma dans leur carrière entière. Meilleur démarrage pour un film de la saga, c'est aussi presque deux fois plus que le record précédent de J.J. Abrams (M:I III). Cependant c'est moins que Wolverine la semaine dernière, beaucoup moins que Iron Man l'an dernier. Wolverine devrait récolter une trentaine de millions de $ supplémentaires ce week-end, et reste pour l'instant leader dans la course au champion du début de la saison des blockbusters.
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Posté par vincy, le 1 avril 2009

Le 31 mars Paramount annonçait la mise en route du 12e épisode de Star Trek. Prévu pour l'été 2001, cette suite sera écrite par Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof. Ils ont donc 9 mois pour l'accoucher.
Le trio de scénaristes va attendre les réactions du public au 11e épisode de la franchise, qui ne sort que le 8 mai prochain (le 6 en France). Réalisé par J.J. Abrams ("Lost", "Alias", Mission Impossible III), il est censé rafraîchir et dynamiser cette saga qui s'endormait et se ringardisait malgré les inombrables liftings et les séries TV adaptées à l'air du temps.
En annonçant la mise en production du 12e épisode, avant même la sortie en salle du 11e, Paramount envoie deux messages aux fans et au public.
Premièrement, cela signifie ou veut signifier que le prochain Star Trek est si bon que le studio n'a aucun doute sur son succès et mérite déjà une suite pour satisfaire les futures attentes. De quoi créer un buzz positif, ou en tout cas conjurer d'éventuelles rumeurs négatives.
Deuxièmement, à cinq semaines de sa sortie, c'est une manière de faire parler du film. Habile communication pour occuper le terrain face à Wolverine, qui sort juste avant, ou Anges & Démons, qui sort juste après.
Il faut dire que Paramount a de fortes attentes sur la marque Star Trek. Le budget investit est conséquent (150 millions de $ hors marketing). Si Star Trek crashe, il restera Transformers 2, G.I. Joe et une comédie familiale avec Eddie Murphy pour se rattraper.
Le 10e opus, Nemesis, remonte à 2002. Avec seulement 67 millions de $ de recettes dans le monde, il est sorti dans l'indifférence. D'autant que cela prouvait un fort déclin. Insurrection (1998) avait récolté 113 millions de $, First Contact (1996) avait cumulé à 146 millions de $ et Generations (1994) avait rapporté 118 millions de $. 30 ans après le premier film de cinéma, Star Trek fait donc de nouveau l'expérience du grand écran.
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