Rachel Weisz en méchante sorcière chez Sam Raimi

Posté par vincy, le 6 mai 2011

Les rôles de méchantes sorcières de conte de fée attirent de plus en plus les grandes actrices. Julia Roberts a signé pour être la méchante Reine dans la version actualisée de Blanche-Neige. Rachel Weisz est actuellement en négociation pour jouer la vilaine, Evanora, dans Oz : The Great and Powerful, sorte de "prequel" au Magicien d'Oz.

C'est l'un des projets les plus excitants du moment. Disney a enrôlé Sam Raimi (Spider-Man) pour la réalisation et James Franco (incarnant Oz) et Mila Kunis (Theadora) pour les rôles principaux.

L'histoire suit un VRP, Oz, qui est envoyé dans un lieu fabuleux où il rencontre de véritables sorcières. L'une d'entre elles, la puissante et diabolique Evanora, qui cherche à dominer le territoire, tente aussi de faire passer Theadora, sa gentille soeur, dans son camp.

Rachel Weisz n'a pas joué dans un blockbuster depuis Eragon en 2006 où elle donnait sa voix à la dragonne Saphira, et Constantine en 2005. Son dernier film, The Whistleblower, avec Monica Bellucci, est toujours inédit en France. On doit la voir prochainement dans le thriller Page Eight, le drame romantique The Deep Blue Sea, le film à suspens de Jim Sheridan, Dream House, le prochain film sans titre de Terrence Malick. Elle tourne actuellement 360 de Fernando Meirelles et prépare The Danish Girl, de Lasse Jallström, avec Nicole Kidman.

Berlin 2010 : Central do Brasil, premier Ours latino-américain

Posté par vincy, le 15 février 2010

En 1998, Berlin ne découvre pas le cinéma latino-américain, mais le prime pour la première fois de son histoire. Walter Salles émeut le jury, et le public, avec Central do Brasil. Il remportera aussi le prix d'interprétation féminine, le prix du jury eucuménique, avant de cartonner dans différents palmarès internationaux. Ce sera aussi le début d'une histoire d'amour entre le cinéma de ce continent et la Berlinale puiqu'en 2008 avec Tropa de Elite (Brésil) et en 2009 avec Fausta (Pérou) recevront la prestigieuse récompense, à chaque fois en surprenant les journalistes.

Pour le documentariste Walter Salles, cela va le propulser immédiatement dans la grande planète du cinéma d'auteur "à festival". Venise le sélectionnera trois ans plus tard avec Avril désespéré et Cannes attendra 2004 pour lui apporter une reconnaissance justifiée, avec Carnets de Voyage. A l'origine, le film retraçant les années de jeunesse du Che devait être l'un des événements du Festival de Berlin. Mais Cannes, comme ce sera de plus en plus souvent le cas dans les années 2000, fait un forcing auprès des producteurs et se le "réserve".

Comme souvent, Berlin ne parvient pas à "fidéliser" ses primés, ce qui l'oblige aussi à aller chercher de nouveaux talents, constamment. Quand Central do Brasil arrive dans la capitale allemande, il est face à des mastodontes : Quentin Tarantino, Gus Van Sant, Pupi Avati, Alain Resnais, les Frères Coen, Jim Sheridan, Neil Jordan, Stanley Kwan, qui signent tous l'un de leur meilleur film cette année-là.

Le jury de Ben Kingley récompense alors un réalisateur en devenir, mais déjà très talentueux. Mais personne n'a pu succomber l'histoire d'une femme d'âge mûr, assez cynique et pas très aimable, confrontée à un garçon de neuf ans cherchant son père dans un Brésil très pauvre et très religieux. Ce voyage au bout de soi-même et l'apprivoisement de l'Autre bouleversent les plus insensibles. Ce sera d'ailleurs l'un des rares Ours couronnant un film qui joue sur le registre du mélo social dans l'histoire d'un palmarès davantage politique. Mais quelques années après la chute du Mur, le Festival s'ouvrait au monde, et allait se transformer avec la construction d'un complexe à Potsdamer Platz qui allait devenir le coeur battant de la manifestation.

Jim Sheridan s’offre trois stars « de rêve » pour son thriller

Posté par vincy, le 10 février 2010

Actuellement dans les salles françaises avec Brothers, Jim Sheridan débute le tournage de son prochain film dimanche au Canada. Dream House (Maison de rêve) est un thriller écrit par David Loucka. Il raconte l'histoire d'un couple et de leur deux filles qui emménagent dans une maison de la Nouvelle-Angleterre : une maison parfaite qui comporte un petit défaut. Elle fut le théâtre d'une scène de meurtre violente où périrent une mère et ses deux enfants.

Le couple sera interprété par Daniel Craig et Rachel Weisz, qui a signé à la dernière minute. Naomi Watts sera une voisine qui connaissait bien les victimes. Notons que les trois acteurs ont un point commun dans leur filmographie : Peter Jackson. Craig a tourné Tintin, Weisz, Lovely Bones (aujourd'hui en salles) et Watts, King Kong.

Miramax met la clé sous la porte

Posté par geoffroy, le 2 février 2010

Après 30 ans d'existence le célèbre studio Miramax n'est plus. Disney a décidé de fermer cette "entité" couteuse et peu rentable au grand dam des 80 salariés qui y travaillaient.

Créé par les frères Weinstein en 1979 afin de donner une chance aux nouveaux talents de la scène américaine peu ou jamais distribués par les majors, le studio, malgré des débuts difficiles, réussit son pari vers la fin des années 80. Sexe, mensonges et vidéo remporte la palme d'or au festival de Cannes et fait connaître le studio dans le monde entier. Outre Soderbergh, la firme produira Sheridan (My left Foot), Gus Van Sant, Minghella et un certain Quentin Tarantino avec son cultissime Reservoir Dog (1992).

Les temps sont durs et en 1993 les frères doivent revendre leur studio à Disney. La diversification s'opère pour le pire et le meilleur. Deux axes sont alors développés: les films à "oscars"produits par Miramax/Disney avec pour tête de gondole Le Patient Anglais, Will Hunting, Chicago, Gangs of New-York ou encore Neverland et les films de genre via une filiale appelée Dimension Film. Celle-ci nous fera découvrir Scream, Sin City, Spy Kids ou encore les Scary Movie.

La légende raconte que c'est autour du film de Michael Moore, Fahreinheit 9/11 (2004), que le torchon fut définitivement brulé entre les Weinstein et le PDG de Disney de l'époque, Michael Eisner. Les fondateurs historiques claquent la porte et s'en vont créer la Weistein Compagny qui, malgré de gros soucis financiers, est toujours debout. Depuis le 29 janvier 2010 ce n'est, hélas, plus le cas pour un studio devenu au fil des ans incontournable. Une page se tourne, un certain type de cinéma aussi.

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Les films produits par Miramax