Posté par vincy, le 29 juillet 2011
Vincent Cassel avait débuté à Hollywood en jouant un aristocrate français précieux et homosexuel dans Elizabeth de Shekhar Kapur en 1998. Depuis il est devenu le seul acteur masculin du cinéma français à percer à Hollywood, puisqu'il a tourné avec Jez Butterworth, Paul McGuigan, Steven Soderbergh, Mikael Häfström, David Cronenberg et Darren Aronofsky.
Il va pouvoir rajouter Danny Boyle à sa liste puisqu'il sera du casting de son prochain film, Trance. Le film, prévu pour une sortie en 2013, racontera l'histoire de deux malfaiteurs, dans le cadre d'un vol d'oeuvres d'art. Rosario Dawson perturbera ce duo, dont l'autre mâle sera incarné par James McAvoy. Michael Fassbender était pressenti pour jouer le rôle finalement dévolu à Cassel.
Boyle promet un film sexy, noir et proche de ses premiers succès comme Petits meurtres entre amis et Trainspotting.
Le tournage devrait débuter cet automne à Londres avant que le réalisateur ne se concentre sur la mise en scène de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012.
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Posté par vincy, le 5 juillet 2011

Dans le cadre des Jeux Olympiques de Londres en 2012, le British Film Institute diffusera des films muets d'Alfred Hichcock, rarement vus. Remasterisés et numérisés, ces films des années 20 seront projetés sur grand écran, accompagnés d'une musique interprétée en direct par l'Orchestre Symphonique de Londres. Cette trame sonore "donnera de nouvelles dimensions" aux films pour une "expérience intime partagée".
La restauration a exigé du temps. "Ces films représentent le fondement de l'ensemble de son travail et un nouveau public va être capable de les apprécier, pour la première fois, dans toute leur splendeur retrouvée", a confié la directrice artistique du BFI, Heather Stewart.
Le financement a été possible grâce à la campagne Rescue the Hitchcock 9, en partenariat avec The Film Foundation (Martin Scorsese) et l'Association de la presse étrangère à Hollywood (qui organise les Golden Globes). 250 000 $ ont ainsi été récolté pour "sauver" The Lodger, The Ring, Blackmail et The Pleasure Garden.
Hitchcock a été employé dès le début des années 20 par Gaisnborough Pictures. En 1923, il débute derrière la caméra avec Always tell your wife. Il réalisera en 1925 The Pleasure Garden, en Allemagne. Puis il enchaînera avec The Moutain Eagle. Mais les deux sont des échecs. Hitchcock se marie, devient père, et tourne The Lodger (photo). le film sera jugé non commercialisable par son distributeur et remportera, pourtant, un grand succès public et critique. D'autres films muets suivront : Downhill et Easy Virtue. Mais le cinéaste n'est pas satisfait des scénarios du studio et s'en va chez British International Pictures. Il y tourne The Ring, The Farmer's Wife, Champagne et The Manxman. Dès 1929 avec Blackmail, il abandonnera le muet : en effet, le Maître réalisera le premier film parlant britannique...
Le BFI a déjà annoncé deux événements majeurs autour de ces projections. The Lodger, dont la musique sera écrite par Nitin Sawhney, et The Pleasure Garden, qui sera illustré par les mélopées de Daniel Cohen.
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Posté par vincy, le 27 mars 2009
A cause des Jeux 0lympiques de Vancouver (12-28 février 2010), les 82e Oscars reviennent au mois de mars. Depuis 2004, afin de coller au plus près des sorties de la fin de l'année et d'avoir un effet Oscar sur les films, la cérémonie se tenait dans les dix derniers jours de février. Il y avait eu une exception, en 2006, poru la même raison : les J.O.!
En 2010, les Oscars auront lieu le 7 mars.
Du coup, le calendrier est bousculé. Les nominations seront annoncées le 2 février (et non plus la troisième semaine de janvier).
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Posté par MpM, le 5 septembre 2008
Il aura fallu attendre les tout derniers jours du festival pour que la politique s'invite finalement sur le Lido. La projection de La fabbrica dei Tedeschi (L'usine des Allemands) de Mimmo Calopresti a ainsi été précédée d'une minute de silence puis suivie d'une manifestation dans les rues de l'île. Le film revient en effet sur un drame ayant bouleversé l'Italie à la fin de l'année 2007 : un accident survenu dans l'usine Thyssenkrupp de Turin suite à des failles de sécurité et ayant causé la mort de sept ouvriers. Le groupe allemand Thyssenkrupp, qui n'avait pas jugé bon de procéder aux mises aux normes nécessaires parce qu'il désirait fermer cette usine, est clairement mis en cause par les témoignages recueillis dans le documentaire. On y voit notamment des ouvriers expliquer qu'ils devaient chaque jour éteindre eux-même de petits incendies se déclenchant près de leurs postes de travail. Le jour du drame, les extincteurs étaient vide et le système de sécurité automatique ne s'est pas déclenché, permettant au feu de se généraliser et de provoquer une explosion importante. En plus des ouvriers, Calopresti donne également la parole aux familles des victimes, à la fois pour nous les rendre plus proches et montrer les conséquences directes de l'accident. Le film manque parfois de retenue dans sa manière de filmer les parents éplorés, cédant à la tentation de l'émotion à tout prix, mais a le mérite de poser le problème. Comme le disaient les tracts distribués par les manifestants après la séance, il y aurait eu 826 312 accidents et 1160 décès sur des lieux de travail en Italie en 2007.
Pour la projection de We de Huang Wenhai, point de manifestants ni de tracts, mais juste une indifférence même pas polie. Les spectateurs sont partis un à un en découvrant à l'écran quelques intellectuels chinois tentant (en vain) de créer dans leur pays un groupe d'étude sur les réformes politiques nécessaires. Les témoignages terrifiants d'ancients opposants ayant connu la torture et l'internement n'ont pas ému les festivaliers qui semblaient dire en quittant la salle : "encore la Chine ? Mais les Jeux olympiques sont finis !" Il y avait pourtant de quoi se passionner pour les échanges de cette poignée d'individus tentant de résister dans un pays où toute résistance est systématiquement brisée. Plus encore, ces hommes gardant l'espoir, envers et contre tout, qu'un jour les Droits de l'Homme auraient un sens dans leur pays, méritaient au moins un peu de respect et de soutien... sans compter le réalisateur, dont on se demande comment il a pu sortir ces images de Chine.
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Posté par MpM, le 13 août 2008
Pendant qu’une partie de la planète se passionne béatement pour la capacité de ses représentants sportifs à courir, nager ou ramer plus vite que les autres, une poignée de résistants essaie de dénicher des talents dans des domaines malheureusement non reconnus pas le comité olympique. Deux jours avant la fameuse cérémonie d’ouverture des Jeux, mise en scène par Zhang Yimou, ancien cinéaste rebelle désormais acquis au pouvoir en place, quelques journalistes étrangers ont ainsi pu découvrir à Pékin le film Surmonter la peur (Leaving fear behind) tourné au Tibet dans le plus grand secret entre novembre 2007 et mars 2008. Ses auteurs, Dhonpup Wang chen, paysan du Tibet occidental, et Golog Jigme, moine, ont interrogé leurs concitoyens sur la domination chinoise au Tibet, les Jeux olympiques de Pékin et le Dalaï Lama. En tout, ils ont réalisé 108 interviews à l’aide d’une petite caméra vidéo. Dans la version finale du film, une vingtaine de Tibétains témoigne, presque tous à visage découvert malgré les risques encourus, sur l’oppression et la discrimination dont ils font l’objet, la détérioration et la marginalisation de leur langue et de leur culture, la sédentarisation forcée, le manque de liberté religieuse, les promesses non tenues du gouvernement chinois, etc.
Si l’existence de ce film n’a pas été tellement relayée dans les médias occidentaux, c’est sûrement qu’il y avait une actualité bien plus foisonnante du côté de la profusion (ou de l’absence) de médailles olympiques. Les deux cinéastes amateurs, eux, ont été arrêtés le 26 mars dernier, soit quinze jours après avoir envoyé les cassettes du film en Suisse, et croupissent toujours dans les prisons chinoises. C’est un cousin de Dhondup Wangchen, Gyaljong Tsetrin, exilé du Tibet depuis 2002, qui s’est chargé de monter le film. Il a également créé "Filming for Tibet" afin de le produire et de le diffuser. Rendant du même coup au cinéma son énorme pouvoir de témoignage, de transmission et de dénonciation.
Selon Tibet Info, Dhondup Wangchen et Golog Jigme ont été arrêtés le 26 mars 2008. Dhondup Wangchen (37 ans) a été vu pour la dernière fois détenu à Guangsheng Binguan à Xining (Qinghai), et Golog Jigme dans un centre de détention de la ville de Lingxia (Gansu).
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Extrait du film sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/playlist/xlo2i_Channel_Zero_tibet-leaving-fear-behind/video/x6dgk8_documentaire-tibet-leaving-fear-beh_news
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Posté par vincy, le 8 août 2008
C'est le cinéaste chinois Zhang Yimou qui est le metteur en scène du spectacle d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Autrefois chef de file de la cinquième génération du cinéma chinois, récompensé dans tous les grands festivals pour ses oeuvres dramatiques et intimes, il s'est reconverti dans les fresques patriotiques et spectaculaires. Sa création devrait d'ailleurs retracer l'histoire de la Chine.
Toujours est-il que si les Jeux Olympiques s'inspirent du cinéma, l'inverse n'est pas forcément vrai. La profusion de documentaires sur le sujet masque le peu de films qui prennent les J.O. comme décor. L'olympisme est soit considéré comme un rêve, souvent brisé, une aspiration, soit traité à travers un athlète autrefois médaillé.
Le plus emblématique des films est évidemment Les chariots de feu (photo), de Hugh Hudson. Avec la musique de Vangélis, ces images de Britanniques en longs caleçons blancs courant sur une plage, ces Chariots nous renvoient aux épreuves de 1924 (Paris). 4 Oscars dont celui de meilleur film, pourtant un peu surfait. Toujours dans la même époque, les jeux de Berlin en 1936 a attiré Charlie Chan (Charlie Chan at the Olympics) et Jean-Paul Belmondo (L'as des as). Et dans Sunshine, Ralph Fiennes devient champion olympique d'escrime avant la guerre. Le cinéma nous fait ainsi découvrir un écossais lanceur de marteau (Geordie et les jeux de Melbourne en 1956), une nageuse néo-zélandaise (Alex, qui se prépare pour les jeux de Rome en 1960), des marathoniens de différentes nationalités (The Games) ou un décathlonien américain pas amateur (A million to one).
Les J.O. d'hiver ont aussi leur part de navets : les jeux de Calgary (1988) qui suscitent une rivalité de patineurs (The Cutting Edge) ou une manipulation opportuniste (Ice Pawn), ceux de Stokholm avec une attaque terroriste (Spangären). Les jeux dramatiques. Spielberg en fait même le point de départ de Munich avec ce véritable attentat qui a enflammé les jeux de 1972. Rien à voir avec la comédie délirante Cool Runnings, où une équipe jamaïcaine se lance dans l'épreuve de Bobsleigh à Calgary.
Quelques biopics sur des médaillés (la nageuse Dawn Fraser, les coureurs Billy Mills ou Steve Prefontaine, le coach de hockey Herb Brooks, le boxeur Mohammed Ali) complètent le tableau. Parfois la flamme passe dans un village (Les fous du stade, avec Les charlots). Pas de quoi s'enflammer ou même obtenir l'or sur l'écran d'argent.
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