Little Festival : un été animé pour les très jeunes cinéphiles

Posté par MpM, le 1 juillet 2019

Les parents de (très) jeunes enfants le savent, pas toujours facile de trouver une programmation qui leur soit véritablement adaptée en termes de durée, de contenu et de tonalité.

C'est pourquoi on se réjouit de la belle initiative de Little KMBO qui propose tout l'été la première édition du Little Festival destiné au jeune public dès trois ans. Plus de deux cent salles dans toute la France participent à l'opération en proposant l'un des huit films ou programmes d'animation qui constituent la sélection.

Qui dit festival dit avant-premières, et les jeunes spectateurs pourront découvrir avant tout le monde le long métrage Le voyage dans la lune de Rasmus A. Sivertsen (sortie prévue le 6 novembre), véritable odyssée spatiale ludique et ultra-référencée qui célèbre à sa manière le 50e anniversaire du premier pas sur la lune. Ce troisième volet des aventures de Solan et Ludvig (après De la neige pour Noël et La Grande course au fromage, également présenté dans le cadre du festival), est un régal d'humour et de fantaisie, y compris pour les parents qui apprécieront le second degré permanent des personnages et des dialogues.

Autre exclusivité avant sa sortie le 11 septembre, le programme Un petit air de famille qui réunit cinq courts métrages sur les thématiques familiales, à découvrir à partir de 4 ans. En parallèle, les enfants pourront (re)découvrir Dans la forêt enchantée d'Ouky Bouky (également signé par Rasmus A. Sivertsen) ainsi que des programmes de courts comme Les contes de la mer, A la découverte du monde ou encore La ronde des couleurs. Des ateliers d'initiation à l'astronomie et aux arts créatifs seront également organisés en marge des projections. De quoi faire vivre aux jeunes spectateurs un été aussi cinéphile qu'animé !

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Little Festival

Juillet-Août dans toute la France, avec un temps fort les 20 et 21 juillet
Informations sur le site de la manifestation

Ateliers, courts métrages et ciné-concerts inédits pour la 12e édition du Festival Tout-Petits Cinéma

Posté par MpM, le 22 février 2019

Depuis 2008, les enfants âgés de 18 mois à 4 ans ont eux-aussi leur festival de cinéma. Créé par le Forum des Images, il propose des programmes de courts métrages adaptés aux plus jeunes et accompagnés en direct par des artistes du spectacle vivant, mais aussi des ateliers et des animations. Une occasion assez unique de familiariser les enfants dès le plus jeune âge à la magie de la salle obscure et du grand écran.

Cette édition 2019, qui s'étend sur trois week-ends et deux mercredis pendant les vacances d'hiver (du 23 février au 10 mars), propose 6 ciné-concerts et ciné-chansons dont quatre créations, plusieurs programmes de courts métrages et l'avant-première La Petite Fabrique de nuages (qui sort le 13 mars).

Les petits festivaliers (et leurs parents) pourront ainsi Décrocher la lune avec des films accompagnés par les compositeurs Nicolas Stoica et Jonathan Leurquin, partir À l’aventure ! avec la comédienne et chanteuse Anne Frèches, en duo avec le musicien Xavier Leloux, s'ouvrir l'appétit avec le programme Miam Miam dans lequel tout ce qui se trouve dans nos assiettes se métamorphose, ou encore se faire des Amis imaginaires au son des nouvelles compositions du chanteur Joseph d’Anvers !

Par ailleurs, plusieurs ateliers permettent aux jeunes spectateurs de mettre la main à la pâte en s'initiant à l'illusion du mouvement (Petites images à animer), de jouer avec les couleurs en partant d’images de cinéma en noir et blanc (Tout en couleurs) et de s'éveiller à la danse, à travers des scènes célèbres de dessins animés (La Danse des animaux). Les espaces du Forum abriteront également des goûters adaptés, des coloriages, des jeux Lego-Duplo, un photocall et un coin lecture. De quoi faire de cette première expérience un moment suffisamment inoubliable pour qu'elle soit suivie de plein d'autres !

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12e édition du Festival Tout-Petits Cinéma
Forum des Images, du 23 février au 10 mars
Infos et réservations sur le site du Forum

Trois raisons d’emmener les enfants découvrir « Bamse au pays des voleurs »

Posté par MpM, le 24 octobre 2018

Pendant les vacances, rien de tel qu'une sortie au cinéma en famille ! Grâce au distributeur Malavida, on peut découvrir en salles cette semaine une petite gourmandise scandinave idéale pour les enfants à partir de 3 ans : Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius, dans lequel l'intrépide Bamse, l'ours le plus fort du monde, doit faire face à une coalition de voleurs prêts à tout pour réaliser leurs méfaits en paix.

Un personnage culte

Si Bamse au pays des voleurs est inédit en France, le personnage est pourtant culte dans son pays, la Suède, où il a vu le jour en 1966 sous la plume de Rune Andréasson, dans une bande dessinée rapidement suivie de six dessins animés en noir et blanc diffusés à la télévision. Face au succès jamais démenti, Bamse revient dans une nouvelle série en couleur de sept épisodes intitulée Bamse l’Ours le plus fort du monde, en 1972-73. Il est également le héros de son propre magazine (depuis 1973) et d'un parc à thèmes (depuis 1998). En 2014, il devient enfin une star de cinéma avec Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius. Le film, qui arrive cet automne sur les écrans français, est le film d’animation suédois le plus vu au 21e siècle.

Une ode au vivre-ensemble

Si Bamse se montre redoutable quand des ennemis menacent la tranquillité du village, il prône également le droit à une seconde chance. C'est ainsi que plusieurs villageois sont en réalité d'anciens voleurs et bandits qui se sont amendés grâce à lui. Lorsque Reinard Fox, le grand méchant du film, réussit à convaincre tous les anciens criminels de reprendre du service, il menace alors directement les principes de vivre-ensemble et de réconciliation de Bamse. Le petit ours, accompagné de ses amis, devra donc à la fois arrêter le chef de bande, et convaincre les autres que son amitié n'était pas factice, et qu'une vie en harmonie est toujours possible. Par ailleurs, dans le village de Bamse, toutes les espèces vivent en bonne intelligence, loin de tous préjugés.

L'équilibre entre la force et l'intelligence

On pourrait croire que Bamse au pays des voleurs est une apologie de la force brute, puisque le héros tire ses pouvoirs du "miel du tonnerre" de sa grand-mère qui fait de lui "l'ours le plus fort du monde". Pourtant, lorsqu'il est privé de son précieux nectar, Bamse n'est pas pour autant démuni. Il se démène en effet sans compter pour sauver sa grand-mère ainsi que le village, et ramener les voleurs sur le droit chemin. Il use pour cela de la ruse, et peut compter sur l'aide de ses amis, notamment les inventions brillantes de Carapace. Finalement, ce sera d'ailleurs l'intervention in extremis de sa fille, la jeune et courageuse Marianne, qui permettra de retourner la situation. Ce sont donc la solidarité, l'amitié et l'intelligence qui triomphent du traître, menteur et mégalo Reinard Fox.

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Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius
En salles à partir du 24 octobre

En avant la musique avec la 14e édition de Mon premier festival !

Posté par MpM, le 19 octobre 2018

On vous le répète chaque année : Mon premier festival, qui s'adresse au jeune public à partir de 18 mois, est le rendez-vous incontournable des vacances de la Toussaint !

Pour sa 14e édition du 24 au 30 octobre, la manifestation parisienne met l'accent sur le lien privilégié entre musique et cinéma, des comédies musicales hollywoodiennes aux ciné-concerts, en passant par les inoubliables bandes-originales signées Michel Legrand, Danny Elfman ou Leonard Bernstein. L'occasion de proposer 36 films "à voir et à écouter", parmi lesquels des classiques comme Peau d'âne de Jacques Demy et Fantasia de Ben Sharpsteen, et des créations originales comme le programme de courts métrages "En avant la musique".

Parmi les autres temps forts du festival, il faut relever un focus sur le cinéma indien des années 50 à nos jours, des films-cultes (Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki, La famille Adams de Barry Sonnenfeld, Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Colombus), une compétition de seize films en avant-premières, un hommage au compositeur Bruno Coulaisdes rencontres autour des métiers du cinéma et de nombreux ateliers. Le parrain Pascal Elbé a également proposé trois coups de coeur : Pierre et le loup de Suzie Templeton, Grease de Randal Kleiser et Coraline de Henry Selick.

Quant aux avant-premières, elles proposent de découvrir avant tout le monde des films attendus comme Rémi sans famille d'Antoine Blossier (sortie le 12 décembre) qui est présenté en ouverture, Miraï, ma petite soeur de Mamoru Hosoda (sortie le 26 décembre), le programme Petits contes sous la neige (sortie le 14 novembre), Pachamama de Juan Antin (sortie le 12 décembre), Wardi de Mats Grorud (sortie le 27 février), la version restaurée de Dark crystal de Frank Oz et Jim Henson (sortie début 2019), Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre (sortie le 26 décembre) ou encore Funan de Denis Do (sortie le 13 mars).

C'est parti pour les meilleures vacances de l'année !

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Mon premier festival 2018
Du 24 au 30 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation

Mon premier festival 2017 : une semaine d’aventures en salles obscures

Posté par MpM, le 31 octobre 2017

A chaque édition, on le répète : Mon premier festival est une formidable occasion d'initier les enfants au cinéma sur grand écran, en jonglant avec les styles et les époques, et en profitant des chouettes ateliers organisés en marge des projections. Cette année, nous avons décidé d'aller plus loin en vivant le festival de l'intérieur, en conditions réelles, c'est-à-dire en compagnie d'un jeune cinéphile de 5 ans, cobaye plutôt consentant. Récit d'une semaine d'aventures en salles obscures.

Jour 1


Il est 10h du matin, nous sommes au cinéma L'entrepôt (XIVe), l'un des 14 cinémas partenaires de Mon premier festival. L'accueil est chaleureux dès l'entrée, entre fébrilité et excitation. Dans la salle, ton convivial et complice : "C'est la première séance du festival !" s'exclame la présentatrice. "Au fait, les enfants, vous savez ce qu'est un festival ?". Participation ravie du public, qui réagit au quart de tour aux différentes questions et explications, et fait sagement silence dès que la salle s'éteint.

On a décidé de commencer doucement, avec le très joli programme de courts métrages Neige et les arbres magiques du studio Folimage (sorti en 2015). Le jeune cinéphile aime beaucoup l'arbre qui part en balade, entraînant avec lui une foule disparate, dans One, two, tree de Yulia Aronova. Il est aussi séduit, mais également interpellé, par les Tigres à la queue leu leu de Benoît Chieux, qui provoquent une quantité astronomique de questions ("Mais par où il sort, le chien, quand il est dans l'estomac du tigre ?"). Enfin, Neige fait son petit effet avec ses personnages inuits et son hymne à l'amitié interculturelle.

Jour 2


"Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait, aujourd'hui ?" Cette fois, le jeune cinéphile prend les choses en mains, et ouvre son programme de festivalier. "D'accord, on va au cinéma, mais au festival, hein !" Après réflexion, son choix finit par se porter sur Cadet d'eau douce de Buster Keaton et Charles Reisner. Ca tombe bien, la séance (qui a lieu au Chaplin Denfert, XIVe) s'accompagne d'un quiz sur le cinéma muet.

Quiz plutôt ambitieux qui aborde à la fois les spécificités techniques du cinéma muet, ses grands auteurs, le cinéma burlesque, et l'oeuvre de Buster Keaton. Le jeune cinéphile n'a pas l'air d'avoir tout retenu, et pourtant le lendemain on le trouvera en train de pérorer sur Charlie Chaplin. Pas si mal.

Le film, lui, rencontre un immense succès. Dans la salle, les fous rires devant les irrésistibles (et indémodables) gags de Buster Keaton alternent avec les moments d'apnée, yeux écarquillés face aux ravages de la tempête finale. Voilà comment on inculque (très) jeune l'amour du cinéma muet et en noir et blanc !

Jour 3


Le jeune cinéphile est un inconditionnel de Wallace et Gromit, il a donc sursauté en voyant un visuel de Chicken run dans le catalogue : "Regarde maman, on dirait Wallace déguisé en poule". Comme il ne faut jamais laisser passer l'occasion d'emmener un enfant voir un film sur la résistance et la désobéissance civique, ce matin, ce sera donc Chicken run au Luminor Hôtel de Ville (IVe) !

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Cartoon Forum 2017 : tour d’horizon des premiers projets présentés

Posté par MpM, le 13 septembre 2017

Carrefour de la série télévisée animée, Cartoon Forum est le lieu des possibles. L'endroit où se rencontrent espoirs et désirs, inventivité et audace, coups de cœur et paris fous. Pendant trois jours, les projets se succèdent, et les professionnels se pressent (littéralement) devant les présentations qui répondent toutes à un rituel assez précis. En une demi-heure, il faut convaincre, avec parfois peu d'éléments et un trac plus ou moins bien dissimulé, de l'intérêt et de la faisabilité d'un projet.

Les équipes présentes (producteurs, créateurs, réalisateurs) sont à la recherche de coproductions européennes, et de diffuseurs susceptibles de s'engager à leurs côtés. Du Carton Forum peut ainsi dépendre l'avenir du projet, et l'on a parfois du mal à réaliser que tous ne pourront pas se faire, ou n'arriveront pas jusqu'à nous. Pourtant, a priori, on aurait envie de tous les voir, et l'on est frappé par la diversité et l'éclectisme des thèmes, des graphismes et des univers visuels. Petit tour d'horizon des premiers projets présentés.

LA FOIRE AGRICOLE
Production : PANIQUE! et Autour de minuit
Réalisation : Stéphane Aubier et Vincent Patar

Cowboy et Indien, les héros loufoques et délirants de Panique au village, sont de retour pour un 3e "spécial" de 26 Minutes (après La Bûche de Noël et La Rentrée des classes). Ce nouvel épisode de la fameuse série (en stop Motion) créée par Vincent Patar et Stéphane Aubier se déroule au moment des examens de fin d'année et explore la thème du voyage dans le temps. Confrontés à leurs propres clones, les deux pires garnements du village réussiront-ils à se rendre à la foire agricole, objet de tous leurs désirs ?

Si le film est globalement assuré de se faire (il est suffisamment avancé pour être attendu fin 2018) et sera rapidement suivi d'un 4e (sur les vacances scolaires), la question est plutôt de savoir de quelle diffusion (sortie en salles et télévision) il bénéficiera en Europe, toutes les combinaisons (des épisodes entre eux) étant possible.

Le plus : un ton décalé et une fantaisie débridée auxquels il est impossible de résister.
Le bémol : gare aux attentes (démesurées) du spectateur : on aime tant Panique au village que l'on a toujours un peu peur d'une baisse de forme des auteurs !
A noter : les réalisateurs Vincent Patar et Stéphane Aubier sont doublement présents au Cartoon forum puisqu'ils participent également au projet Chien pourri (adapté des livres jeunesses de Colas Gutman et Marc Boutavant) à l'Ecole des loisirs) présenté par Dandeloo, Folivari et PANIQUE!

TULIPOP ANIMATED SERIES
Production : Tulipop et Blink Industries
Réalisateurs : Nina Gantz & Simon Cartwright

Un projet de série (52 x 11 minutes) totalement dépaysant qui s'inspire de l'Islande, la terre natale de sa créatrice Signy Kolbeinsdottir. L'île, avec ses glaciers, ses montagnes et ses coulées de lave, y est d'ailleurs un personnage à part entière, rebaptisé Tulipop pour l'occasion. On y suivra Gloomy et Bubble, des frères et soeurs champignons, ainsi que de toute une galerie de personnages proches de la nature. Dans cet univers fantastique sans humains, inspiré des contes islandais et scandinaves, se déroulent des aventures pleines de magie et de bienveillance. L'animation 2D fait la part belle aux couleurs vives, voire flashys, créant ainsi une ambiance visuelle forte et immédiatement reconnaissable.

Le plus : un projet singulier porté par ses inspirations islandaises.
Le bémol : on est désespéré de ne pas avoir gagné l'une des peluches représentant les personnages mises en jeu lors de la présentation. Elles sont juste superbes.
A noter : il existe environ 70 produits estampillés Tulipop et vendus à travers le monde. Un merchandising pensé en amont pour financer la série et les contenus cross medias qui devraient l'accompagner.

L'ODYSSEE DE SHOOOM
Production : Picolo Pictures
Réalisateur : Julien Bisaro

Shooom est une adorable petite chouette qui a la mauvaise idée d'éclore pendant une tempête en Louisiane. Avec son frère (qui est lui toujours au chaud dans sa coquille), elle part en quête de parents prêts à les adopter. L'occasion d'aller à la rencontre de nombreux animaux de la forêt. On craque littéralement devant le graphisme délicat et terriblement mignon de ce "spécial" de 26 minutes à destination des tout-petits. La douceur de l'animation ainsi que la simplicité du récit a tout pour séduire même les plus endurcis qui ne pourront rester de marbre devant ce très joli parcours initiatique sur fond de familles recomposées.

Le plus : le film bénéficiera d'une sortie en salles grâce aux Films du préau.
Le bémol : les deux autres films prévus sur le même modèle (dans la collection Egg's stories), mais avec d'autres animaux et d'autres lieux, ne risquent-ils pas de donner l'impression de se répéter ?
A savoir : les auteurs Julien Bisaro et Claire Paoletti se sont rencontrés à l'école de La poudrière et ont créé ensemble la société de production Picolo Pictures.

CHICKEN OF THE DEAD
Production : Anoki et Melting productions
Réalisateur : Julien David

Chicken of the dead se veut un mix entre Walking dead et Chicken run, avec un héros qui oscillerait entre Bernard Tapie et Michel-Edouard Leclerc, ce qui annonce tout de suite la couleur. On est clairement dans un projet à destination d'un public pour adultes et jeunes adultes, très engagé contre le capitalisme et la malbouffe. Il s'agit en effet d'un entrepreneur confronté à un problème délicat : sa nouvelle recette de poulet industriel transforme tous les consommateurs en poulets-zombies très en colère (contre lui).

Le projet de série (10 x 7) s'accompagne d'un projet de court métrage qui sera réalisé à Toulouse. Avec son graphisme rock'n roll proche de la bande dessinée et son ironie mordante, le concept s'inscrit sans ambiguïté à la fois dans la tradition de la satire sociale et du film de genre.

Le plus : le projet va très loin dans la dérision et envisage une saison 2 qui lorgne du côté de la planète des singes, avec une révolution anti-humaine
Le bémol : la radicalité du propos risque de terrifier certains diffuseurs
A savoir : parmi les références cinématographiques citées par les auteurs, on retrouve aussi bien Terminator que Cannibal holocaust ou Invasion Los Angeles.

Le festival Tout-Petits Cinéma souffle sa 10e bougie

Posté par MpM, le 2 février 2017

Depuis 2008, les enfants âgés de 18 mois à 4 ans ont eux-aussi leur festival de cinéma. Créé par le Forum des Images, il propose des programmes de courts métrages adaptés aux plus jeunes et accompagnés en direct par des artistes du spectacle vivant. Une occasion assez unique de faire découvrir la magie du grand écran aux nouvelles générations plus habituées (et pour cause) à la télévision et aux tablettes qu'à la salle obscure.

Pour son 10e anniversaire, le Festival s'étend sur trois week-ends et deux mercredis (du 4 au 19 février) et propose 9 ciné-concerts et ciné-chansons dont deux créations et un best of des productions de Tout-Petits Cinéma.

Les petits festivaliers pourront ainsi découvrir des pépites de l'animation française et indienne accompagnées par DJ Ganesh from Paris (En route pour Bollywood), des chiens espiègles dont les aventures seront rythmées par Joseph d'Anvers (Chiens de tous poils), des films polonais sur lesquels des musiciens bretons laissent libre court à leur créativité la plus folle sur leurs instruments constitués de jouets anciens (La petite fabrique des jouets),ou encore des films d’animation du studio Weston Woods, adaptés d’ouvrages pour enfants, et sur fond de musique pop-rock endiablée (Et les livres s'animent).

En parallèle, des ateliers et des animations sont proposées aux enfants (apprendre à réaliser une chorégraphie à la manière des films Bollywood, s’initier à l’importance du son au cinéma...) et deux demi-journées professionnelles sont organisées autour des ciné-concerts créés par le Forum des images. Et pour ceux qui trouveraient l'expérience trop courte, un CD regroupant les chansons et musiques spécialement composées par les artistes qui se sont illustrés à chaque édition de Tout-Petits Cinéma permettra de ramener le festival à la maison !

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10e Festival Tout-Petits Cinéma
Du 4 au 19 février
Informations et réservations sur le site du Forum

Mon premier festival 2016 : avant-premières, ciné-concerts et hommage à Charlie Chaplin pour les (tout) jeunes cinéphiles

Posté par MpM, le 9 octobre 2016

Mon premier festival 2016

C'est un de nos rendez-vous préféré de l'automne ! Chaque année pendant les vacances de la Toussaint, Mon premier festival invite les (très) jeunes cinéphiles parisiens et franciliens à se plonger comme des grands dans l'inimitable ambiance d'un festival de cinéma. Coïncidant souvent avec la première vraie séance de cinéma en salle (certains films sont accessibles dès deux ans, et les bébés sont même les bienvenus dans quelques séances destinées aux plus grands), la manifestation, qui propose plus de deux cent films et animations autour du 7e art, mêle compétition, avant-premières, focus thématiques, hommages, ciné-concerts, ateliers et rencontres pour éveiller, cultiver et nourrir la cinéphilie des enfants et adolescents.

Cette année, c'est l'acteur et réalisateur Cédric Klapisch qui endosse le rôle du "parrain", chargé de partager ses coups de cœur avec les festivaliers. Pour ce faire, il a choisi Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly, Frankenstein junior de Mel Brooks, Toy Story de John Lasseter, Les temps modernes et  La ruée vers l'or de Charlie Chaplin. "Le cinéma, c’était magique, explique-t-il dans le dossier de presse du festival. Je me souviens, quand j’étais en voiture avec ma grand-mère, j’attendais de passer par les Champs-Élysées pour regarder les devantures des cinémas et chaque affiche me faisait rêver."

Côté avant-premières, il y en a pour tous les âges. Les plus petits se régaleront des Nouvelles aventures de Ferda la fourmi, féerie de l'animation tchèque signée Hermina Tyrlova, ou du retour de Wallace et Gromit (Les inventuriers), tandis que les autres auront l'embarras du choix entre le très beau film d'animation de Sébastien Laudenbach, La jeune fille sans mains, la comédie Jamais contente d'Emilie Deleuze ou le documentaire Swagger d'Olivier Babinet. A l'issue de la compétition, un prix sera remis par le jury composé d'enfants de 8 à 11 ans et le prix du public sera lui décerné par l'ensemble des spectateurs ayant voté à l'issue des séances.

Pour accompagner ce programme déjà alléchant, on se penchera sur la thématique "films cultes" (quatre films incontournables à transmettre de toute urgence aux nouvelles générations, dont Peau d'âne de Jacques Demy), sur la programmation "A vos jeux" qui fait écho à la candidature de Paris aux jeux olympiques et paralympiques de 2024, sur la sélection spéciale "cinéma américain" (une vingtaine d’œuvres balayant tous les genres et toutes les époques, du Magicien d'oz de Victor Fleming à Soyez sympas, rembobinez de Michel Gondry) et sur l'hommage à Charlie Chaplin, sans oublier les ciné-concerts (dont deux créations spéciales pour le festival : La moufle et Le renard minuscule) et les nombreuses animations.

Mon premier festival propose en effet une multitude d’ateliers liés au cinéma, afin d’initier les petits festivaliers aux techniques d'animation comme le stop motion et le dessin sur pellicule ou leur permettre de découvrir des figures du cinéma burlesque tels que Jacques Tati et Buster Keaton. Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour créer des vocations, éduquer le regard, et offrir un large panorama de ce que peut être le cinéma. Ainsi, c'est sûr, les meilleures vacances de l'année s'annoncent ! Sauf pour ceux qui n'auront pas la chance de participer...

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Mon premier festival 2016
Du 19 au 25 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation

« Enlevez la culture, et l’art, d’une société, il ne reste plus rien » : rencontre avec la marraine de Mon premier festival 2015, Marjane Satrapi

Posté par MpM, le 22 octobre 2015

Mon premier festival 2015Pour sa 11e édition, Mon premier festival propose jusqu'au 27 octobre plus de 200 projections et animations pour s’éveiller au 7e art. Une semaine consacrée aux jeunes cinéphiles de tous les âges, à partir de deux ans, mêlant une compétition de dix-neuf avant-premières et films inédits, une programmation sur le thème « Là où je vis », avec une pastille environnement, en écho à la COP 21, un focus sur le cinéma tchèque, 15 ciné-concerts et plus de 50 animations autour des films.

Dans le rôle de la bonne fée chargée de veiller sur cette grande fête du cinéma, la réalisatrice et dessinatrice Marjane Satrapi a accepté d'être la marraine du Festival et de proposer trois films "coups de cœur" : Les Bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin, Microcosmos, le peuple de l’herbe de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, et Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki. Rencontre avec l'artiste franco-iranienne.

Marjane Satrapi © Maria OrtizEcran Noir : Vous avez des souvenirs d'enfance liés au cinéma ?

Marjane Satrapi : J'ai un père qui était très cinéphile. Il était étudiant dans les années 60, il allait voir les films qu'il aimait deux ou trois fois. A l'époque en Iran, les films passaient tous à un moment ou à autre. Il adorait regarder des films ! Et puis j'avais des cousins qui étaient plus grands que moi et qui m'emmenaient voir des films car on avait un cinéma tout près de chez nous. J'y suis donc allée très tôt, et ça a toujours été mon activité favorite enfant, et ça l'est toujours aujourd'hui.

EN : Pourquoi ?

MS : Parce que c'est comme si vous étiez coupé du monde pendant un moment. C'est pour ça que j'aime pas regarder les films en DVD ou VoD. Au cinéma, vous êtes dans une salle noire avec des gens. Vous ne pouvez pas vous dire "ah, maintenant j'ai envie d'aller faire pipi" ou "je vais répondre au téléphone". Non, vous êtes là, et il y a l'effet du son, et vous rentrez dans le grand écran, et pendant deux heures vous êtes complètement ailleurs. C'est un voyage ! Je pense que le cinéma est la plus grande machine à empathie. Aucun média dans le monde ne crée autant d'empathie. Ca m'est arrivé de pleurer en lisant un livre, mais un livre vous mettez beaucoup plus de temps à le lire : un jour, deux jours, une semaine... Alors qu'au cinéma, tout est condensé en deux heures. C'est quelque chose de très émouvant. J'aime beaucoup à cause de ça. On vous raconte des histoires, c'est super. Qu'est-ce qu'il y a de mieux ? Et puis, moi, à plusieurs reprises, le cinéma a changé mon avis sur le monde. Ca me fait réfléchir. C'est beaucoup plus intéressant que de faire des mondanités...  Au cinéma, je n'ai jamais l'impression de perdre mon temps, mais d'apprendre quelque chose. Même quand le film est nul. Par exemple, pourquoi vous croyez que dans un pays comme les Etats-Unis, qui est quand même plus conservateur et religieux que la France, l'homosexualité a été beaucoup moins un problème, et depuis plus longtemps ? Eh bien à force de montrer des films avec le voisin gay sympa, etc., au bout d'un moment, le voisin gay sympa, c'est quelqu'un qu'on accepte ! Et ça, ce sont les films qui font ça, qui parviennent à changer les mentalités. Si les films n'avaient pas ce pouvoir-là, les régimes dictatoriaux ne les auraient jamais utilisés comme outil de propagande.

EN : Et les échanges liés au film, ça vous intéresse ?

MS : Pas vraiment... Parce qu'il y a une façon très française de discuter d'un film : on veut vous persuader. Mais le rapport que vous avez avec un film, c'est un rapport très subjectif. Si vous l'aimez ou si vous ne l'aimez pas, on peut vous donner tous les arguments du monde, rien ne va vous faire changer d'avis.

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Mon premier festival 2015 : Marjane Satrapi et Luc Jacquet chouchoutent les jeunes cinéphiles

Posté par MpM, le 9 septembre 2015

Mon premier festival 2015

Rendez-vous désormais incontournable des vacances de la Toussaint, Mon premier festival propose chaque année aux enfants de 2 à 12 ans une programmation pensée spécialement pour eux. Sous la houlette de la réalisatrice et dessinatrice Marjane Satrapi (Persépolis, Poulet aux prunes), marraine de cette 11e édition, les jeunes spectateurs pourront ainsi découvrir plus de 100 films récents ou du patrimoine pour s'initier intelligemment à la magie du 7e art.

Forte de son succès (23000 spectateurs en 2014), la manifestation s’agrandit en investissant douze salles de cinéma, deux équipements culturels de la ville de Paris (le Forum des images et la Gaîté lyrique), trois bibliothèques municipales qui organiseront des ciné-lectures autour de courts métrages inédits et le Muséum d’Histoire Naturelle qui proposera des séances avec des conférences scientifiques.

En plus de la compétition qui réunira une quinzaine d’avant-premières exceptionnelles, Mon premier Festival 2015 proposera un hommage au cinéma tchèque, des ciné-contes, des ciné-danses, des ciné-goûters et autres animations adaptées à tous les âges. Par ailleurs, le réalisateur Luc Jacquet (La marche de l'empereur, La glace et le ciel) sera l'invité d'honneur de la manifestation qui a souhaité faire écho à la COP21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre) en proposant une sélection de films autour de l'environnement et notamment du thème "Là où je vis".

Enfin, grande nouveauté, les petits festivaliers pourront également assister à des expériences numériques avec des ateliers de découverte et de création, des ateliers de vidéo light painting ou encore un concert pop audiovisuel et interactif. De quoi passer les meilleures vacances de l'année.

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Mon premier festival 2015
Du 21 au 27 octobre
Informations sur le site de la manifestation