jeanne balibar » Le Blog d'Ecran Noir

Edito: les étoiles et les artistes

Posté par redaction, le 8 mars 2018

César et Oscars sont décernés. on peut passer à 2018. On se projette déjà dans Cannes. mais revenons quand même aux deux cérémonies du 7e art qui nous concernent. Une fois n'est pas coutume, l'avantage va à la soirée française. Etonnamment. Ce n'était pas gagné en voyant l'ouverture "Broadway" de Manu Payet. Mais reconnaissons que le comédien a assuré par la suite avec une légèreté agréable et quelques bonnes vannes, parmi les rituels moments gênants. Le palmarès était équilibré aussi. 120 battements par minute en grand vainqueur - ça aurait eu de la gueule que le président du jury cannois de 2017 Pedro Almodovar, qui avait adoré le film vienne récompenser avec Vanessa Paradis l'équipe autour de Robin Campillo -, Au revoir là-haut qui sauve son honneur et Petit Paysan qui permet de faire rentrer dans la cour des grands deux acteurs que l'on apprécie depuis longtemps, Swann Arlaud et Sara Giraudeau.

On peut ajouter que l'activisme des lauréats de 120 BPM portant la parole des malades du sida, des combats pour l'avortement ou encore des réfugiés, a fait du bien au cœur au milieu de ce glamour un peu ampoulé. Les mots sonnaient justes, la sincérité était palpable. Les César, malgré leurs défauts habituels, n'ont pas manqué leur 43e anniversaire. L'audience est d'ailleurs remonté au dessus des 2 millions de téléspectateurs.

Deux soirs plus tard, à Los Angeles, on se disait, comme tous les ans, que Jimmy Kimmel et les Oscars allaient les écraser haut la main: les moyens gigantesques de cette cérémonie, le casting incroyable du tapis rouge, l'incroyable décontraction à l'américaine font souvent des étincelles. Las, on ne s'est jamais autant ennuyé en regardant les 4 heures de remise de prix. Le maître de cérémonie était mauvais, et ses textes mal écrits. On a frôlé le mauvais goût à plusieurs reprises. Il n'y eut aucune surprise parmi les gagnants. Malgré quelques bonnes performances de remettants, une séquence plutôt bien vue dans un multiplexe, et des chansons bien mises en scène, ça manquait de piquant et de punch.

Les Oscars ont été plombés par leur sérieux. L'Affaire Weinstein a figé tout le gratin d'Hollywood dans un un long - mais long - plaidoyer politiquement correct où chaque mot était pesé. Paradoxalement, c'est bien la victoire de latino-américains qui a permis d'entendre des discours convaincants sur la politique anti-Mexique, anti-Dreamers de Donald Trump. A l'inverse, tous les speechs didactiques sur les femmes sont tombés à l'eau. Parfois le mieux est l'ennemi du bien. Logiquement, ces Oscars ont connu leur pire audience historique avec à peine 25 million de téléspectateurs aux USA.

Mais justement, ce qui réunit les deux palmarès, ce sont les deux actrices primées. Jeanne Balibar et Frances McDormand. Par leur décalage, par leur pêche, par leur personnalité, les deux comédiennes ont su rappeler deux choses essentielles: le cinéma est une affaire de singularité et les femmes y ont toute leur place. La Césarisée comme l'Oscarisée ont réveillé les téléspectateurs et auditoires endormis. Elles ont porté leurs voix au dessus de la musique. Elles ont galvanisé les troupes. Enjoignant les décideurs à faire confiance aux "barges" et aux femmes. Plutôt que de longs discours et de bonnes intentions, elles ont réclamé le droit de pouvoir raconter leurs histoires et inviter les "décideurs" à les aider à conquérir les écrans.

Ces deux actrices n'ont rien à perdre. Elles sont libres et continuent d'alterner cinéma et théâtre, films d'auteurs respectés et projets originaux parfois marginaux. Elles montrent que loin de la salle Pleyel ou du Dolby Theatre il y a des récits différents qui ne demandent qu'à éclore, sans se soucier du sexe du créateur ou du cahier des charges du film. Elles ont été deux étoiles durant un week-end. Mais définitivement, elles sont des artistes. Refusant le formatage ambiant. Leur action scénique ressemblait à un geste punk. Et ça fait du bien. Ça envoie même du rêve.

Les César 2018 vivent à 120 battements par minute

Posté par vincy, le 2 mars 2018

120 battements par minute (6, dont meilleur film et meilleur scénario), Au revoir là-haut (5, dont la réalisation et l'adaptation) et Petit Paysan (3), dont le premier film et le meilleur acteur) dominent le palmarès. Le sens de la fête repart bredouille. Tout comme Grave. Barbara repart avec deux prix dont celui de la meilleure actrice. Un saupoudrage inégal qui, malgré tout, fait apparaître le Festival de Cannes comme le grand vainqueur de la cérémonie avec 12 prix cumulés (120 battements par minute, Barbara, Faute d'amour et Petit paysan) parmi les lauréats.

On reconnaîtra un grand renouveau dans les choix et quelques prix inattendus. Même la vétéran Jeanne Balibar était nommée pour la première fois. Swann Arlaud était le plus jeune des nommés parmi les meilleurs acteurs. Sara Giraudeau et Antoine Reinartz n'étaient clairement pas les plus connus (mais leur prix est amplement mérité). Les multi-casquettes Campillo et Dupontel sont multi-récompensés: c'est aussi la preuve d'un respect pour des cinémas au ton singulier, très personnel, malgré l'aspect opératique de leurs films.

Finalement c'est Jeanne Balibar qui a eu la phrase juste: "Faire un film de barges, et non pas suivre un cahier des charges, c'est-à-dire faire du cinéma!" C'est assez bien résumer la soirée côté primés. Côté cérémonie, on regrettera qu'hormis quelques jolis moments d'humour décalé, ça n'ait pas été assez "barge".

Hommages: Jeanne Moreau (par Vanessa Paradis) ; Jean Rochefort (par Guillaume Canet) ; Johnny Hallyday (par Line Renaud et Dany Boon) ; Danielle Darrieux
César d'honneur (remis par Marion Cotillard): Penélope Cruz
Meilleur film: 120 battements par minute
Meilleure réalisation: Albert Dupontel (Au revoir là-haut)
Meilleure actrice: Jeanne Balibar (Barbara)
Meilleur acteur: Swann Arlaud (Petit paysan)
Meilleur second-rôle féminin: Sara Giraudeau (Petit paysan)
Meilleur second-rôle masculin: Antoine Reinartz (120 battements par minute)
Meilleur espoir féminin: Camélia Jordana (Le brio)
Meilleur espoir masculin: Nahuel Pérez Biscayart (120 battements par minute)
Meilleur film étranger: Faute d'amour (Loveless) d'Andreï Zviaguintsev
Meilleur premier film: Petit paysan de Hubert Charuel
Meilleur documentaire: I am not your Negro de Raoul Peck
Meilleur film d'animation (long métrage): Le grand méchant renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert
Meilleur film d'animation (court métrage): Pépé le morse de Lucrèce Andreae
Meilleur court-métrage: Les bigorneaux d'Alice Vial
César du public: Raid Dingue de Dany Boon
Meilleur scénario original: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleure adaptation: Albert Dupontel, Pierre Lemaitre (Au revoir là-haut)
Meilleure musique: Arnaud Rebotini (120 battements par minute)
Meilleure photo: Vincent Mathias (Au revoir là-haut)
Meilleur montage: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleur son: Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut (Barbara)
Meilleurs décors: Pierre Quefféléan (Au revoir là-haut)
Meilleurs costumes: Mimi Lempicka (Au revoir là-haut)

120 battements par minute fait une razzia sur les 23e Prix Lumières

Posté par vincy, le 6 février 2018


120 battements par minute a fait une razzia sur les Prix Lumières de la presse internationale hier soir à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Nommé dans six catégories, il a gagné tous ses prix: meilleur film, meilleur réalisateur pour Robin Campillo, meilleur acteur pour Nahuel Pérez Biscayart, meilleure révélation masculine pour Arnaud Valois, meilleur scénario pour Robin Campillo et Philippe Mangeot, meilleure musique pour Arnaud Rebotini.

Cela ne signifie pas qu'il aura le César du meilleur film (les Lumières font souvent un choix différent) mais le Grand prix du jury cannois semble l'incontournable de l'année.

Barbara de Mathieu Amalric, est reparti avec deux prix, pour Jeanne Balibar comme meilleure actrice et pour l’image de Christophe Beaucarne.

Laetitia Dosch a été distinguée comme révélation féminine dans Jeune femme.

Le prix du documentaire est allé à Visages Villages, d’Agnès Varda et JR, nommés aux Oscars.

Le grand méchant Renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert a reçu le prix de l’animation.

Une famille syrienne, du réalisateur belge Philippe Van Leeuw, qui a récolté cinq prix Magritte samedi soir dont celui du meilleur film belge, a été distingué par le prix du meilleur film des pays francophones et En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui, s'est vu décerné le prix du meilleur premier long métrage.

Deux hommages spéciaux ont été rendus: Jean-Paul Belmondo et Monica Bellucci ont été honorés pour leur contribution au rayonnement mondial du cinéma français.

Cannes 2017: Nos retrouvailles avec Jeanne Balibar

Posté par vincy, le 18 mai 2017

Jeanne Balibar, ex-compagne de Mathieu Amalric, sera l'actrice devant incarner la chanteuse Barbara dans un biopic fictif, sous le regard de Mathieu Amalric. La comédienne ouvre Un certain regard, ce qui procure un certain plaisir. On avait cru Jeanne oubliée par le cinéma français. A Cannes, elle était du premier Desplechin en compétition, Comment je me suis disputé..., en 1996. Mais c'est en 2001, avec Va savoir, chez Jacques Rivette, toujours en compet, qu'elle a brillé, qu'elle nous a emballés, qu'elle tourbillonnait dans une fugue parisienne légère et théâtrale. Elle passe à Un certain regard l'année suivante avec 17 fois Cécile Cassard de Christophe Honoré et revient en 2004 en compétition grâce à Olivier Assayas dans Clean. Deux seconds-rôles. Elle est bien réapparue hors compétition par la suite, en voix de dessin animée ou "figurante" d'un gros casting international. Mais plus de quoi marquer les esprits.

C'est regrettable, car, avec sa silhouette de girafe, son timbre de voix envoûtant, son regard de biche, elle nous ensorcelait. Sa singularité dans le cinéma français la rendait séduisante et attachante. Aujourd'hui, Jeanne Balibar a 49 ans. Les hommes ont passé. Les fils ont grandi. Les combats sont toujours d'actualité pour cette femme engagée. Elle a eu ses galères.

Elle a débuté il y a 24 ans à la Comédie-Française et a joué dès ses débuts dans la cour d'honneur du Festival d'Avignon. Elle y fut Elvire. Quatre ans plus tard, elle quitte sa pension théâtrale pour se consacrer au cinéma, qui la sollicite de plus en plus. Le Desplechin l'a mise sur orbite. Elle devient l'une des égéries du nouveau cinéma français de la fin des années 1990. Elle tourne avec Laurence Ferreira Barbosa, Bruno Podalydès, Olivier Assayas, Benoît Jacquot, Jeanne Labrune, Raoul Ruiz, Guillaume Nicloux, et bien entendu Mathieu Amalric, qui en fait la muse de ses premiers films. On la voit aussi dans les téléfilms Balzac et Les Rois Maudits de Josée Dayan, Code 46 de Michael Winterbottom, Sagan de Diane Kurys (qui lui vaut sa quatrième nomination aux César), La Fille de Monaco d'Anne Fontaine et Le Bal des actrices de Maïwenn. Elle n'a jamais cessé de tourner. Mais elle était moins visible. Acceptant un rôle même mineur ou ne rencontrant pas le film majeur. Depuis près de dix ans, elle est même assez rare. Ses fidèles l'ont vue récemment dans la série télévisée Tunnel de Dominik Moll.

C'était au théâtre que cette intermittente savourait son travail. Molière, Duras, Genet, Corneille, Shakespeare, Tchekhov ou Claudel à ses débuts. Elle s'aventure ensuite chez Offenbach, Lem (une adaptation de Solaris), Olivier Py lui remettant le Soulier de satin à l'Odéon, Dumas en dame aux camélias, Handke à Avignon ou Dostoïevski à Berlin.

Et puis la cigale a chanté aussi, même quand l'hiver est venu. Deux albums au début des années 2000 et des chansons dans diverses compilations, en plus d'un duo avec un autre de ses ex, Philippe Katerine, intitulé "J'aime tes fesses".

Fiancée éternelle de pirates et flibustiers des arts et des lettres, Jeanne Balibar avait même essayé la co-réalisation avec Par exemple, Electre (mention spéciale au Jean-Vigo en 2012), film expérimental mettant en abime le processus de création théâtral et audiiovisuel.

Elle n'a pas été oisive, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais cela fait longtemps que Jeanne Balibar n'était pas au centre de l'intention. Ce qu'elle sera en ce jeudi 18 mai avec l'ouverture d'Un certain regard, où elle simulera une comédienne devant incarner la mythique Barbara. "Dis, quand reviendras-tu, Dis, au moins le sais-tu, Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus."

Mathieu Amalric se confronte à la mythique Barbara

Posté par vincy, le 3 avril 2016

Ce ne sera pas un biopic. Mathieu Amalric va réaliser un film inspiré par la chanteuse Barbara, avec Jeanne Balibar, son ex compagne,.

Dans Le Film Français, le producteur Patrick Godeau (Waiting For), explique le projet: "C'est l'histoire d'un metteur en scène campé par Mathieu Amalric qui veut faire un film sur Barbara.

Jeanne Balibar jouera l'actrice qui incarnera Barbara. Mathieu s’est assez vite rendu compte qu’un biopic allait l’engoncer. En faisant le film du film, il pourra conserver sa liberté et imposer un point de vue."

Le film devrait sortir en 2017 pour la célébration du vingtième anniversaire de la chanteuse, qui sera également à l'honneur de la Philharmonie de Paris avec une exposition.

La "Dame en noir" (Monique Serf de son prénom) est l'auteure de nombreux "tubes" qu'elle interprétait avec une manière singulière, perchant voire cassant sa voix: "Dis, quand reviendras-tu ?", "Nantes", "Göttingen", "La Dame brune", "Le Soleil noir", "L'Aigle noir", "Marienbad", "Perlimpinpin", "Vol de nuit", et bien sûr "Ma plus belle histoire d'amour". Elle a enregistré 14 albums en studio. En 1985, avec Luc Plamondon elle a coécrit la musique et le texte de la pièce musicale Lily Passion, où elle joue et chante avec Gérard Depardieu. On l'a également vue au cinéma dans Aussi loin que l’amour de Frédéric Rossif, Franz de son ami Jacques Brel et L'Oiseau rare, film à sketches de Jean-Claude Brialy.

Mathieu Amalric a déjà réalisé cinq films pour le cinéma dont le récent La Chambre bleue (Un certain regard à Cannes) et Tournée (en compétition à Cannes où il a reçu le prix de la mise en scène).

Jeanne Balibar, récemment sur scène avec Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, mise en scène Frank Castorf, a été vue sur grand écran dans Grace de Monaco d'Olivier Dahan, Les Nuits d'été de Mario Fanfani, Le Dos rouge d'Antoine Barraud et sera à l'affiche de The Body Artist de Benoît Jacquot. L'actrice a tourné avec Claire Devers, Arnaud Desplechin, Laurence Ferreira Barbosa, Bruno Podalydès, Olivier Assayas, Benoît Jacquot, Raoul Ruiz, Jacques Rivette, Jeanne Labrune, Guillaume Nicloux, Christophe Honoré, Pedro Costa, Diane Kurys, Anne Fontaine, Maïwenn et Michael Winterbottom. Ce sera son troisième film réalisé par Amalric. Quatre fois nommée aux César, elle a reçu 1998 un prix d'interprétation féminine au Festival de San Sebastian pour Fin août, début septembre et un prix de la Meilleure actrice au Festival international du film de Thessalonique pour Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers).

Prix Jean Vigo 2012 posthume pour Laurent Perrin

Posté par cynthia, le 11 mai 2012

Décédé le 8 février dernier, Laurent Perrin est à l'honneur du 61ème prix Jean Vigo de cette année. Il fut connu pour avoir été l'un des expérimentateurs du Super 8, en France. Mais aussi pour être le cinéaste de nombreux films tel que Passage secret, 30 ans ou des documentaires tel que Jimmy Jazz ou Il était une fois King Kong. Un prix en guise d'adieu pour cette édition où l'originalité était une fois de plus mise en avant. Perrin avait reçu le prix Jean-Vigo du meilleur long métrage pour Buisson ardent en 1987. "La singularité des Prix Jean Vigo n’est pas de récompenser un ‘excellent film’, mais d’encourager un auteur d’avenir. L’œuvre peut montrer des faiblesses, des maladresses, des longueurs. Il suffit d’y découvrir une passion et un don. Les Vigo ne sont pas des prix de consécration. Ils sont des prix d’encouragement" explique le Comité du Prix Jean Vigo.

Pour les courts métrages ce sont Louis Garrel, pour La règle de trois et Vincent Dietschy, pour La vie parisienne qui emportent le prix. Ces deux courts évoquént de manière moderne, le ménage à trois.

C'est le long métrage de la cinéaste Helena Klotz, L'âge atomique, qui est récompensé dans sa catégorie. Elle aborde dans son film une jeunesse errante, en s'écartant des stéréotypes connus. Le film avait été présenté au Festival d'Angers en janvier dernier, avant d'être montré à la dernière Berlinale. Il n'est pas encore sorti en France.

Une mention spéciale fut décerné à Jeanne Balibar et Pierre Léon pour Par exemple Electre ; enfin un prix d'hommage est remis à la cinéaste et documentariste Agnès Varda.

Par ailleurs, tous les films primés lors de cette édition seront repris dans le cadre du festival de Morelia au Mexique.

Le prix Jean Vigo est attribué depuis 1959 à "un réalisateur français d'avenir distingué pour l'indépendance de son esprit et la qualité de sa réalisation".

Claude Chabrol, Yves Robert, Philippe Garrel, Jacques Rozier, Luc Moullet, Bruno Dumont, Anne Fontaine, Noémie Lvovsky, Xavier Beauvois, Olivier Ducastel et Hacques Martineau ont ainsi vu leur film honoré.

Cannes : les rumeurs vont bon train

Posté par vincy, le 17 mai 2008

Que n’aura-t-on pas entendu sur les soi disants couacs du festival. Retards à l’allumage avec une conférence de presse retardée, un jury et une compétition incomplets à deux semaines de l’ouverture, etc...
Il va falloir s’y faire. Cannes était le seul festival majeur à annoncer son programme en une seule fois. Ce ne sera peut-être plus le cas. En ne voulant que des avant-premières mondiales et en se méfiant du piratage, Thierry Frémeaux, le délégué général du Festival, verra de plus en plus de films non mixés, et choisira ses sélectionnés de plus en plus à la dernière minute. Les films de Gray et Eastwood sont ainsi arrivés dans la semaine précédant la conférence de presse. Le Soderbergh n’était pas encore achevé tout à fait. Est-ce pour cela que le Gray comme le Soderbergh sont projetés simultanément pour la presse comme pour le jury ? Pour une fois que ce n’est Kar-wai qui est en retard… Le problème ne se pose réellement que pour les mensuels de cinéma. Tous les autres médias son habitués à la réactivité et n’ont pas besoin de délais de bouclages importants.

Indiana Jones 4 avait été annoncé en ouverture par un journal habituellement bien informé. Thierry Frémeaux étant l’un des rares à avoir vu le film a pourtant démenti très rapidement l’information. Logique : la Paramount refusait d’aller au casse-pipe à la manière d’un Da Vinci Code. On le sait : le film d’ouverture est régulièrement incendié. Même un film comme Blindness cette année ou My Bluebrry Nights l’an dernier, pourtant signés de cinéastes respectés par les festivaliers, ont subi des notes un peu trop sévères…
Enfin, Charlize Theron avait été pressentie pour le jury. On l’a remplacée par Jeanne Balibar, comédienne française peu connue. Peu importe notre opinion sur le sujet, en choisissant une actrice comme Balibar, le jury avait une tonalité intellectuelle et politique. Avec Theron, on aurait eu le glamour. Cette année Cannes se veut sérieux. Cela déplaît peut-être à ceux dont le mot cinéma ne signifie que « montée des marches ».

Cannes : le jury enfin complet

Posté par Karine, le 30 avril 2008

Fin du suspens. L'actrice (et chanteuse) française Jeanne Balibar et l'auteure-réalisatrice iranienne Marjane Satrapi (à qui on doit le fabuleux Persepolis) viennent compléter le jury de Cannes. Elles rejoignent donc Sean Penn, président du jury, Natalie Portman, Rachid Bouchareb, Sergio Castellito, Alfonso Cuaron, Alexandra Maria Lara, et Apichatpong Weerasethakul.

Par ailleurs, nous confirmons ce que nous vous annoncions il y a une semaine. What just happened de Barry Levinson, sera projeté en clôture du festival. Au menu de ce long métrage, une affiche de rêve pour les cinéphiles : Robert de Niro, Bruce Willis, Robin Wright (ex Madame Penn), John Turturro et... Sean Penn dans son propre rôle. De Niro sera aussi le remettant de la Palme d'Or.