Cannes 2019 : La star du jour… Jean-Pierre et Luc Dardenne

Posté par wyzman, le 20 mai 2019

A respectivement 68 ans et 65 ans, Jean-Pierre et Luc Dardenne font aujourd’hui partie intégrante du palmarès du Festival de Cannes. Ils y font leur entrée en 1987 avec leur premier long-métrage, Falsch, dans la section aujourd’hui disparue Perspectives du cinéma français.

En 1996, La Promesse est retenu à la Quinzaine des Réalisateurs. Avec onze longs métrages au compteur, les deux frères peuvent se targuer d’avoir été sélectionné pas moins de huit fois ! Avec Rosetta (1999) et L’Enfant (2005), ils ont su rafler deux Palmes d’or tandis que Le Fils (2002) vaut un Prix d’interprétation masculine amplement mérité à Olivier Gourmet. Mais ce n’est pas tout. Si Le Silence de Lorna (2008) leur vaut un Prix du scénario, Le Gamin au vélo (2011) leur permet de remporter un Grand prix tandis qu’une mention spéciale du jury œcuménique leur est accordée en 2014 pour Deux jours, une nuit.

Cette année, ils présentent Le Jeune Ahmed, un drame centré sur la radicalisation du personnage principal, un ado coincé entre deux mondes.

Le dernier film des frères Dardenne raccourci de sept minutes

Posté par vincy, le 28 juin 2016

La fille inconnue ouvrira le 31e Festival international du film francophone de Namur qui se déroulera du 30 septembre au 6 octobre. Le film des frères Dardenne, en compétition au dernier Festival de Cannes, est la 11e production belge a recevoir cet honneur depuis 2004.

Le festival annonce cependant que le film sera présenté dans "une nouvelle version", a priori raccourcie de "sept minutes" selon Le Film français.

Les frères Dardenne font partie des grands habitués du FIFF. Après tout leur ville de Liège est à moins de trois quart d'heure de voiture de Namur. En 1988, ils y présentaient déjà leur court métrage Il court…il court le monde. Ils sont de retour à Namur en 1992 avec leur long métrage Je pense à vous qui récolte le Prix du Public. En 1996, La Promesse remporte le Bayard d’Or du meilleur film, le Bayard d’Or du meilleur comédien pour Olivier Gourmet et le Prix du Public. Et quatre ans plus tard, à l’occasion des 15 ans du FIFF, le film remporte le Bayard des Bayards.

En 2002, le festival présente Le Fils. L’année suivante, les frères Dardenne reviennent à Namur en tant que producteurs de trois films : Stormy Weather de la regrettée Solveig Anspach, Le Soleil assassiné de Abdelkrim Bahloul et Le Monde vivant d’Eugène Green. Lors des 30 ans du FIFF, le documentaire que leur consacrent Luc Jabon et Alain Marcoen, L’âge de raison, le cinéma des frères Dardenne, est présenté à Namur, ainsi que leur précédent film Deux jours, une nuit.

Namur prévoit un programme chargé de 150 films venus de 80 pays ou provinces francophones. Exceptionnellement, la manifestation "se clôturera exceptionnellement le jeudi 6 octobre au lieu du "traditionnel" vendredi, en raison de la grève nationale annoncée le 7 octobre prochain."

Cannes 2015 : La légende de la Palme d’Or, 60 ans, un docu et des témoignages prestigieux

Posté par kristofy, le 17 mai 2015

Cette année c’est le 68e Festival de Cannes, mais ce n'est que le 60e anniversaire de la Palme d’Or. Le plus prestigieux des trophées du cinéma est à la fois un objet de fantasme et symbolise un film considéré comme un chef-d’œuvre. La Palme d’Or et son histoire (surtout récente) est l’objet d’un documentaire qui vient donc d’être découvert dans son berceau, le Festival de Cannes, en séance spéciale. L’objet a changé de design et de présentation. Depuis quelques années, il est en or 18 carats élaboré par le joaillier Chopard, à la fois partenaire du festival et mécène de ce documentaire. On y voit quelques séquences à propos de la fabrication (jusqu'à l’extraction de l’or en Colombie).

La légende de la Palme d’Or réalisé par Alexis Veller est d’ailleurs en lice cette année à la fois pour le prix de la Caméra d’Or (c’est un premier film) et pour le prix l’œil d’Or du documentaire. A la projection, il y avait donc le jury emmenés par Sabine Azéma (avec aussi Delphine Gleize, Yann Gonzelez…) et celui de Rithy Panh (avec aussi Nicolas Philibert, Irène Jacob…). Dans la salle étaient aussi présents d’autres invités comme le producteur Harvey Weinstein et le chanteur Robbie Williams.

Ce documentaire invite une poignée de réalisateurs à faire part de leurs souvenirs à propos de leur Palme d’Or à eux. Témoignages, en vrac.

Wim Wenders, Palme d’Or 1984 pour Paris-Texas, évoque un fardeau qui l'aurait empêché de tourner durant 3 ans. En 1989 quand il était à son tour président du jury, il a remis ce trophée à un tout jeune cinéaste inconnu de 26 ans : Steven Soderbergh pour Sexe, Mensonge et Vidéo.
Steven Soderbergh révèle l'anecdote savoureuse à propos du destin : cette année là Wenders était président à la place de Francis Ford Coppola initialement prévu, et son film était d’abord à Un Certain Regard avant d’être placé en compétition officielle à la place d’un film de Dennis Hopper...
Emir Kusturica est lui l’un des rares cinéastes à avoir gagné deux Palme d’Or (en 1985 avec Papa est en voyage d’affaire, puis en 1995 pour Underground). Absent lors de la clôture pour sa première Palme, le prix avait été pris sur scène par son producteur que beaucoup ont confondu avec lui. C’est Kusturica devenu à son tour président qui fera des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne les récipiendaires d’une deuxième Palme d’Or (en 2005 pour L’enfant, après celle en 1999 pour Rosetta).
Ils nous apprennent que c’est la direction du Festival de Cannes qui, le dernier jour après les délibérations du jury, les prévient par téléphone que leur présence est souhaitée pour la cérémonie de clôture, sans préciser pour quel prix.
Nanni Moretti confie qu’il aurait bien aimé avoir un autre prix après sa Palme d’Or en 2001 pour La chambre du fils, mais en 2006 pour Le Caiman il a attendu vainement un coup de téléphone qui n’est jamais arrivé. Le cinéaste italien avait d’ailleurs pris soin de garder sa palme avec lui dans l’avion. Mais en arrivant chez lui, il s’est aperçu qu’il avait en fait oublié le sac dans l’aéroport (qu'il a vite retrouvé).
En général la plupart des cinéastes interrogés confie avoir rangé ce trophée à l’abri, dans un placard de leur bureau. Sauf Apitchatpong Weerasethakul qui lui en fait don à la cinémathèque de Thaïlande. Ainsi en 1994 Quentin Tarantino avait été prévenu de ne pas repartir de Cannes. Une rumeur évoquait Trois couleurs : Rouge de Kieslowski, alors il pensait avoir un prix du scénario ou celui de la mise en scène ou alors un prix d’interprétation pour John Travolta ou un prix spécial au fur et à mesure de l’énonciation des différents prix. Puis est venue l’annonce de la Palme d’Or : le jury de Clint Eastwood et Catherine Deneuve avait choisi Pulp Fiction ! Il entrait ainsi dans le panthéon des meilleurs cinéastes du monde.
Seule femme à avoir gagné ce prix, Jane Campion (en 1993 pour La leçon de piano) évoque un souvenir plus douloureux : à l’époque du festival elle était enceinte, mais son bébé est décédé quelques jours après sa naissance. Elle a mis du temps à reconsidérer cette récompense.
Martin Scorsese se rappelle de sa Palme d’Or (en 1976 pour Taxi Driver) et considère sa récompense comme la plus précieuse, celle qui symbolise un encouragement à devenir plus audacieux dans ses films suivants.

C’est Emir Kusturica qui aura la phrase qui résume le pouvoir de la Palme d’Or : « ce n’est pas comme les Oscars, la Palme d’Or c’est un jugement esthétique ».

Et enfin, une devinette : quel acteur américain est au générique de trois films qui ont gagnés la Palme d’Or ?

Adèle Haenel cherche la Fille inconnue pour les Dardenne

Posté par redaction, le 23 avril 2015

adele haenelLe Film français révèle qu'Adèle Haenel, César de la meilleure actrice cette année pour Les Combattants, sera l'interprète principale dans le prochain film des frères Dardenne.

La fille inconnue sera tourné cet automne (on imagine déjà une sélection à Cannes l'an prochain). Jean-Pierre et Luc Dardenne ont imaginé l'histoire de Jenny (Adèle Haenel), médecin généraliste, qui n'a pas ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. L'identité de la jeune fille est inconnue, Jenny, qui se sent coupable, se met en quête de trouver son nom...

Sur le site web de leur société de production, Les Films du fleuve, ils annoncent que le film sera distribué en France par Diaphana, et coproduit avec Archipel 35.

Le dernier film des Dardenne, Deux jours, une nuit, était en compétition au Festival de Cannes l'an dernier. Pour la première fois, le film est reparti sans aucun prix au palmarès.

Marion Cotillard chez les Frères Dardenne

Posté par vincy, le 25 février 2013

Jean-Pierre et Luc Dardenne semblent avoir pris goût aux stars glamour. Après Cécile de France dans Le gamin au vélo, ils ont choisi l'oscarisée, césarisée et diorisée Marion Cotillard pour être la vedette de leur prochain film, Deux jours, une nuit.

Le film sera tourné cet été en Belgique. Cotillard interprètera le rôle de Sandra, une femme menacée de le licenciement. Aidée par son mari (Fabrizio Rongione), elle a deux jours et une nuit pour convaincre ses collègues de renoncer à leur prime pour qu'elle puisse conserver son poste.

Le film est coproduit par la société des frères Dardenne en Belgique (Les Films du Fleuve) et la société de Denis Freyd en France (Archipel 35).

D'ici la sortie du film, qui devrait être prêt pour Cannes 2014, on verra l'actrice dans Low Life de James Gray et Blood Ties de son compagnon Guillaume Canet.

Cannes 2012 : Doroga Na, 1er prix de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 25 mai 2012

Cette année, le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages du 65e Festival de Cannes était présidé par Jean-Pierre Dardenne, entouré d’Arsinée Khanjian, Karim Aïnouz, Emmanuel Carrère et Yu Lik-Wai. La Sélection comprenait 15 films d’étudiants.

Lors d’une cérémonie salle Buñuel, suivie de la projection des films primés, qui avait lieu cet après midi, trois films ont été récompensés..

Premier Prix (15 000 €) : Doroga Na (En chemin) de Taisia Igumentseva (Institut national de la cinématographie S. A. Gerasimov Russe). Son premier long métrage sera donc certain d'être présenté au Festival de Cannes.
Son film raconte l'histoire de Sergueï, vendeur dans le secteur des articles insolites. Sa vie ressemble à des millions d’autres, jusqu’à ce que la nuit tombe sur la ville.

Deuxième Prix (11 250 €) : Abigail de Matthew James Reilly (New York University)
Dans ce film, une jeune pompiste essaie de quitter la ville pour toujours. On découvre peu à peu des détails fragmentaires de sa vie alors qu’elle arpente cette friche en plein délabrement qu’on appelle chez-soi.

Troisième Prix (7 500 €) : Los Anfitriones (Les Hôtes) de Miguel Angel Moulet (Escuela Internacional de Cine y Televisión de San Antonio de Los Baños)
Félix, 65 ans, s’occupe des cochons dans une porcherie du village. Josefina, son épouse, est à l'hôpital pour y subir des examens. Félix a un accident presque fatal qui vient perturber sa routine quotidienne. Lorsque Josefina revient avec des nouvelles fatidiques ils affrontent le problème de la seule façon possible.

Cannes 2012 : Jean-Pierre Dardenne présidera le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages

Posté par vincy, le 28 mars 2012

Le Festival de Cannes a annoncé le jury de la Cinéfondation et des courts métrages aujourd'hui. Grand prix du jury l'an dernier, double Palme d'or et prix du scénario à Cannes, les films des frères Dardenne sont à chaque fois parmi les chouchous des festivaliers de la Croisette. Pas étonnant que Jean-Pierre Dardenne ait été choisi pour la présidence du jury de la Cinéfondation et des courts métrages.

Il sera accompagné de l'actrice canadienne Arsinée Khanjian (par ailleurs épouse et égérie d'Atom Egoyan), du réalisateur et scénariste brésilien Karim Aïnouz (Madame Sata), de l'écrivain, scénariste et réalisateur Emmanuel Carrère (auteur de "Limonov" et réalisateur de La moustache) et du réalisateur (All Tomorrow's Party) et directeur de la photographie de Jia Zhang-ke, le chinois Yu Lik-wai.

Ils devront choisir parmi les films d'écoles de cinéma de la Sélection Cinéfondation, les trois premiers Prix, dotés de 15 000€, 11 250€ et 7 500€.

Le jury devra également désigner la Palme d’or du court métrage, remise lors de la cérémonie de Clôture du Festival, dimanche 27 mai.