Posté par vincy, le 12 février 2011
À Berlin, MK2 a confirmé son goût pour la fidélité, et des histoires de jeunesse.
Olivier Assayas, dont MK2 avait distribué ses deux plus importants succès à l'étranger (Carlos et L'heure d'été), commencera le tournage de son film, Après mai, après Cannes. Logique. Le film tourne autour de la jeunesse post-mai68, à travers le regard d'un jeune homme de 17 ans. le film se tournera en Europe et se veut une oeuvre sur l'engagement et un portrait de la jeunesse européenne du début des années 70. Le péril jeune n'est pas loin.
La société continue aussi sa longue histoire avec Abbas Kiarostami, qui tournera The End au Japon. Le réalisateur de Copie conforme a choisi la star nationale Aoi Miyazaki (Eurêka) pour continuer sa nouvelle thématique : comment varient les liaisons amoureuses selon les continents. La jeune étudiante japonais vend son corps pour financer et ses études et tombe dans le piège d'un triangle amoureux, avec son fiancé et un client.
Le premier film est budgété 5,5 millions d'euros et le second 3,5 millions d'euros. Après mai doit être prêt pour Venise 2012 tandis que The End ciblera Cannes 2012.
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Posté par vincy, le 4 novembre 2010
Durant un mois, du 4 novembre au 4 décembre, le photographe Fabien Lemaire, qui a réalisé plusieurs portraits pour Ecran Noir, expose Transparence from Tokyo à la Boutique Julie Prisca (46 rue du Bac 75007 Paris).
Comme je l'écrivais à propos de cette série de photographies, "Fabien Lemaire se nourrit de ce monde qui l'entoure, diurne ou nocturne. Il dépasse l'aspect figé et glacé de la photographie en y insufflant son amour de la peinture, le naturalisme du sujet et l’artifice des technologies."
Ce mixage entre les arts et ce métissage du vivant et de la matière, libèrent notre perception du réel. "Il n’y a ni culte de l’apparence ni esthétisme de l’atmosphère. Au contraire. Paysages et visages sont des éléments figuratifs qui alimentent des voyages, immobiles et intérieurs. Ils nous dépaysent comme ils nous dévisagent. Remodelés, ils nous emmènent dans un autre monde, souvent merveilleux, parfois virtuel, jamais artificiel."
Cela mérite plus qu'un coup d'oeil furtif. Décrypter ces oeuvres c'est comme regarder un miroir où plusieurs mondes se superposent. Vous découvrirez alors un regard poétique sur le Japon, entre tradition et modernisme, réel et imaginaire.
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Site de l'exposition, vidéos et photographies
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Posté par vincy, le 8 septembre 2010
Pas forcément apprécié lors de sa projection en compétition au dernier festival de Cannes, Outrage, le premier film de Yakuza de Takeshi Kitano depuis plus de 10 ans, aura malgré tout droit à une suite.
Sorti le 12 juin au Japon, le film est arrivé 4e du box office, ne parvenant pas à surclasser le hit national Confessions (Kokuhaku) qui a régné quatre semaines consécutives dans les salles nippones. Il a cependant bien résister en cumulant, au final, 9 millions de $. Un score respectable.
Kitano vient de confirmer qu'il ferait une suite à son film. La sortie est prévue pour l'automne 2011.
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Posté par MpM, le 25 août 2010
Le mangaka et réalisateur japonais Satoshi Kon s'est éteint le 24 août 2010. Disciple de Katsuhiro Otomo (Akira), il était l'un des grands maîtres de l'animation japonaise contemporaine, révélé au grand public en 1998 avec Perfect blue, son premier long métrage. Depuis, il avait enchaîné les succès au cinéma : Millenium Actress, Tokyo Godfathers, Paprika... et à la télévision (Paranoia agent).
Sa carrière avait commencé par le manga (il a notamment collaboré à Akira, tout en publiant Toriko, son propre projet) puis par des collaborations sur les films des autres, en tant notamment que concepteur des décors. On le retrouve par exemple sur Patlabor 2 de Mamoru Oshi ou Memories de Katsuhiro Otomo. C'est d'ailleurs sur ce film qu'il utilise pour la première fois la notion de "réalité subjective" (qui va ensuite hanter une grand partie de son oeuvre) dans une scène où elle n'était pas prévue au départ.
Après le succès de Perfect blue, tiré d'un roman de Yoshikazu Takeuchi qu'il avait lui-même considérablement remanié, Satoshi Kon enchaîne avec Millenium actress qui joue sur le concept de trompe-l'oeil, puis avec Tokyo Godfathers qui aborde des thématiques plus sociales. Son quatrième long métrage, Paprika, est réalisé à la demande de l'auteur, Yasutaka Tsutsui, qui avait été impressionné par le travail du cinéaste. Le film, qui met en scène l'univers des rêves et ses interconnexions avec le réel, est d'une impressionnante virtuosité graphique.
Fort d'un univers extrêmement personnel, Satoshi Kon avait apporté sa propre vision à l'animation japonaise, influençant durablement ses contemporains, et créant une oeuvre certes courte, mais dense. Il travaillait au moment de sa mort sur un cinquième long métrage, Yumemiru kikai, qui risque désormais de ne jamais voir le jour.
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Posté par anne-laure, le 11 juin 2010

Suite à des menaces provenant de nationalistes d’extrême-droite, trois salles japonaises renoncent à programmer The Cove (La baie de la honte en français), Oscar 2010 du meilleur documentaire et récipiendaire de 24 prix dans le monde, réalisé par Louie Psihoyos. Celui-ci dénonce les conditions barbares dans lesquelles se déroule la chasse au dauphin, au large du village de Taiji.
Le film, très accusateur, évoque une petite baie située à Taiji, au Japon. Là-bas, chaque année, entre septembre et mars, des pêcheurs locaux chassent les dauphins dans des conditions plutôt scandaleuses. En perturbant leurs sonars, ils parviennent à les désorienter et à les attirer nombreux dans de grands filets. Puis le spectacle macabre commence. Les dauphins sont d’abord triés . Les plus beaux sont vendus à des delphinariums mais les autres… Ils sont extirpés de l’eau, tirés sur le macadam puis égorgés vifs, contrairement à ce qu’affirme Joji Morishita de la Commission baleinière internationale (IWC).
Le distributeur japonais Unplugged a précisé que The Cove devait initialement sortir dans 26 cinémas le 26 juin, mais que deux salles - le Cinemart Roppongi à Tokyo et le Cinemart Shinsaibashi à Osaka - avaient finalement déclaré forfait après avoir subi des pressions de militants nationalistes. Le cinéma Theater N à Tokyo a suivi le mouvement.
Le film montre avec un regard acéré et critique ce spectacle, ce qui déplaît fortement aux pêcheurs locaux. Ils accusent les Occidentaux de s’émouvoir pour les cétacés, mais de tuer bœufs et cochons dans les abattoirs. Les nationalistes ont donc saisi la cause de manière opportune, en demandant le boycott du film sur les écrans nippons.
Nombre d'habitants du village reprochent en outre au réalisateur du film d'avoir ignoré la tradition culturelle de la chasse aux cétacés pratiquée dans la région depuis le 17e siècle. Le documentariste, de son côté, s'est défendu de toute intention anti-japonaise et a expliqué avoir voulu informer les Japonais eux-mêmes sur une pratique méconnue et du danger de la consommation de viande de dauphin, surchargée en mercure.
Cela ne m'a pas empêché 600 personnes de voir le film à Tokyo mercredi dernier, en avant-première.
A l'autre bout du monde, le film a fait l'ouverture du Festival international de cinéma sur l'environnement (Fica) de Goias Velho
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Posté par vincy, le 8 juin 2010
Pour les dix ans du film Battle Royale, son producteur japonais va lui ravaler la façade pour le transformer en 3D et le ressortir dans les salles.
Enorme succès au Japon à l'époque (3e au BO japonais en 2000), le film de Kinji Fukasaku va bénéficier d'une métamorphose "low cost" (180 000 euros) et pas forcément de grande qualité. Le son profitera aussi d'un nouveau mixage, plus percutant.
Le film sortira au Japon en novembre.
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Posté par MpM, le 17 mai 2010
Moins connu en occident que ses confrères Tadanobu Asano et Takeshi Kaneshiro, Ryo Kase a pourtant derrière lui une carrière déjà éclectique et de qualité, comptant des collaborations avec des réalisateurs confirmés comme Kyoshi Kurosawa, Clint Eastwood ou encore Mamoru Oshii.
Très classiquement, ce très séduisant acteur de 35 ans a débuté au début des années 2000 à la télévision, dans des publicités (pour Coca-Cola ou la bière Kirin) puis dans des séries, et avec des apparitions au cinéma. En 2003, il est ainsi l'un des personnages de Jellyfish de Kyoshi Kurosawa, sélectionné à Cannes. L'année suivante, il est dans deux autres long métrages eux-aussi remarqués sur la Croisette : Nobody knows de Kore-Eda Hirokazu (il est l'employé du supermarché qui essaye d'aider les enfants abandonnés par leur mère) et The taste of tea de Katsuhito Ishii.
Il retrouvera ces trois réalisateurs par la suite, avec notamment un petit rôle dans Retribution de Kyoshi Kurosawa, Hana de Kore-Eda Hirokazu ou encore My darling of the mountains, remake d'un film des années 30 par Katsuhito Ishii.
En 2006, on le voit dans deux œuvres occidentales : en simple soldat dans Lettres d'Iwo Jima de Clint Eastwood et dans The passenger de François Rotger, aux côtés de Gabrielle Lazure. Deux ans plus tard, il récidive avec Tokyo !, dans la partie signée Michel Gondry. Encore un film présenté à Cannes, en section Un certain regard.
Puis ce sera au tour de Venise qui sélectionne The skycrawlers, film d'animation de Mamoru Oshii où il est la voix du personnage principale. Ryo Kase tourne également beaucoup de longs métrages destinés au marché asiatique. On le voit devant la caméra de Ryosuke Hashiguchi, Tetsuya Nakashima, Ikeda Chihiro, Tadanobu Asano...
Et on le retrouve une nouvelle fois en compétition à Cannes cette année, cette fois dans Outrage, un film de genre signé Takeshi Kitano. Puisque c'est la grande année du cinéaste-peintre-comique japonais, on attend beaucoup du film qui pourrait placer Ryo Kase sous les feux des projecteurs, et lui offrir le tremplin rêvé pour (re)booster sa carrière internationale.
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Posté par vincy, le 13 mars 2010
En France, le film de Jacques Perrin, Océans, a déjà séduit 2,5 millions de spectateurs. Les 3 millions d'entrées seront franchies avant ou pendant la Fête du cinéma printanière.
Mais c'est son score impressionnant à l'étranger qu'il faut souligner. Fin février, le film avait déjà attiré 19 millions de spectateurs dans le monde. Faîtes le calcul. Sorti sur quatre territoires (Japon, Allemagne, Belgique et Suisse), avec cinq fois moins de copies que From Paris with Love, il dépasse, de justesse pour le moment, la production de Luc Besson avec John Travolta.
Rien qu'au Japon le film, toujours dans le Top 10, a cumulé en 7 semaines 25 millions de $ de recettes, se classant deuxième de l'année 2010 derrière Avatar, et loin devant des films comme La Princesse et la Grenouille ou Percy Jackson. Et en Allemagne, en deuxième semaine, est 5e du box office. La Belgique Wallone fut la moins océanophile (700 000 $), battue par Le Mac. En Suisse romande, le documentaire a fait plus de succès que Sherlock Holmes et La princesse et la grenouille. Là encore seul Avatar fait mieux. La Suisse allémanique va découvrir le film la semaine prochaine. Les Américains seront les prochains l'accueillir mi-avril.
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Posté par vincy, le 4 février 2010
La France n'a pas été le premier territoire où Avatar est tombé de sa haute marche du podium. Si le film de James Cameron continue d'être leader dans la plupart des pays du monde, il commence, en septième semaine, à monter des signes de faiblesse. En Suède, il a été délogé il y a deux semaines par un film local, Easy Money International (Snabba Cash), de Daniel Espinosa, adapté du roman de Jens lapidus (paru chez Plon en France). Il s'agit du premier épisode d'une trilogie. Il a déjà séduit 200 000 spectateurs en salles. En Turquie, c'est une production locale aussi qui a mis fin au triomphe du film 3D américain. Kutsal Damacana 2: Itmen, une comédie de Korhan Bozkurt emporte largement les suffrages des spectateurs. Au Vénézuela, c'est un autre film américain qui a supplanté les Navi's, Féé malgré lui (The Tooth Fairy). Et en France, cette semaine, La Princesse et la grenouille a pris le dessus, de peu, mais contraignant Avatar a passé pour la première fois en dessous du million de fans par semaine.
On notera aussi qu'au Japon, Avatar est collé par une nouveauté française. Océans, le "docuspectaculaire" de Jacques Perrin, est deuxième du box office avec 500 000 curieux. Le film devrait rapidement être le plus gros succès français à l'étranger depuis Coco avant Chanel (5,4 millions de spectateurs hors de France).
Avatar a récolté, à date, 2 074 646 827$ dont 71% de ses recettes sont internationales.
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Le box office français de la semaine
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Posté par vincy, le 14 novembre 2009
Hayao Miyazaki avait déjà sauvé la forêt de Fuchi, qui l'avait inspiré pour Mon voisin Totoro. Il vient de protéger la baie de Tomo d'un véritable désastre en béton. Cette baie qui a servi de cadre pour dessiner les paysages fantastiques de Ponyo sur la falaise, son dernier long métrage, était menacée par la construction d'un énorme pont.
Le port de Tomo est un des lieux les plus appréciés des touristes. Vieux de 1300 ans, assez bien préservé du modernisme, il a su inspirer des générations de poètes. Mais depuis plus de 20 ans, il est prévu de construire un point routier par dessus l'anse. Comme dans le film de Miyazaki, la ville est compliquée pour circuler. Pourtant la population s'oppose très vite au projet. L'impact sur la beauté du site fédère au delà des frontières et Miyazaki a fortement contribué à lutter contre ce pont.
Le 1er octobre, comme l'a relaté Le Monde, le tribunal d'Hiroshima a définitivement suspendu le projet au nom de la protection du site, et de ses valeurs "historique" et "culturelle".
Le village de Ponyo est sauvé. Et si vous faîtes un tour au Japon, le port se situe au sud de Fukuyama, à l'Est d'Hiroshima.
Sinon Ponyo arrivera en DVD le 23 décembre en France.
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