Marée noire : James Cameron veut éviter le naufrage

Posté par anne-laure, le 5 juin 2010

Le cinéaste James Cameron a rejoint mardi 2 juin à Washington plusieurs experts du secteur pétrolier et spécialistes des eaux profondes pour discuter d’une nouvelle technique permettant de mettre fin au déversement de pétrole dans le golfe du Mexique, suite à la marée noire provoquée par l'explosion d'une plate-forme pétrolière du groupe BP.

Le réalisateur d’Avatar et de Titanic – plutôt spécialiste des fonds marins, il faut l’avouer - était accompagné du canadien Phil Nuytten,  constructeur des submersibles utilisés pour son film Abyss, sorti en 1989, et président de Nuytico Research, une entreprise spécialisée dans les technologies sous-marines.

Les stars américaines du grand écran se sentent concernées puisqu'il y a quelques semaines, c’est Kevin Costner (et son frère Dan, voir actualité du 13 mai) qui proposait la méthode de l'"Ocean therapy", une machine développée au cours du tournage du film Waterworld, permettant de filtrer l'eau et de la séparer du pétrole.

Le milliard pour Alice, la 3D comme complice…

Posté par geoffroy, le 28 mai 2010

alicewonderland_blog.jpgContre toute attente, Alice au pays des merveilles vient de franchir la barre symbolique du milliard de dollars dans le monde. Une première pour un film sortit au mois de mars. Le long-métrage de Tim Burton va même se payer le luxe de dépasser, dans les jours prochains, The Dark Knight, et devenir ainsi le 5e plus gros succès monde hors inflation. Ce résultat, formidable pour Disney, appel deux remarques.

Malgré une qualité cinématographique très moyenne, cette énième adaptation des romans Alice aux pays des merveilles et de l’Autre côté du miroir confirme l’engouement du public du monde entier pour l’univers bariolé, bizarre et paradoxal de Lewis Caroll.

Trois mois après le raz de marée d’Avatar de James Cameron, Alice confirme sans coup férir l'impact de la 3D en termes de résultat financier.

On pourra toujours, sur ce dernier point, discuter de l'intérêt artistique d’une technologie plus que prometteuse. Les studios, quant à eux, se sont engouffrés dans la brèche et nous servent désormais de la 3D en veux-tu en voilà sans trop savoir si elle apporte une réelle plus-value à l’histoire. L'exemple récent du Choc des Titans démontre l'enjeu à venir d'un procédé "révolutionnaire" encore balbutiant mais aujourd'hui "marketé" à tout va afin de doper la vente de billets verts. Si Alice demeure un succès incontestable, la 3D déforme quelque peu la trajectoire d’un film qui n’aurait sans doute jamais atteint le milliard de dollars monde sans le recours du relief numérique. En effet, selon le studio Disney, 71% des entrées monde du film Alice ont été enregistrées en 3D, soit un gain financier considérable par rapport à une sortie classique.

L’enjeu est de taille pour une industrie en manque de rentabilité. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir le nombre de projets 3D en préparation  ou en production au cours des prochains mois (Tron 3D, les trois Mousquetaires, Resident Evil 5, Piranha 3D, Toy Story 3, Madagascar 3, Pirates des Caraïbes 4 ...). Tous les studios s’y mettent, poussant, de fait, les exploitants à s’équiper d’abord en numérique, puis en salle 3D. Rien ne pourra arrêter ce bouleversement technologique qui s’invite déjà dans nos salons. Il faudra veiller au grain pour ne pas se retrouver devant une uniformisation d'un cinéma de divertissement qui a beaucoup de mal, ces dernières années, à se réinventer. Le pari semble suffisamment audacieux pour que l'industrie du cinéma dans son ensemble s'y arrête ne serait-ce que quelques instants.

8 personnalités du cinéma dans les 100 leaders de l’année de Time Magazine

Posté par vincy, le 7 mai 2010

Chaque année, Time Magazine présente sa liste des 100 leaders qui comptent, tous domaines confondus. On note que l'hebdomadaire américain a retenu huit personnalités du cinéma, pour des raisons diverses. Là où ce classement est intéressant c'est dans sa justification. Les portraits sont tous écrits par des personnalités les connaissant.

Un chinois et un sud-africain se sont glissés dans les personnalités les plus influentes de 2010.

Ben Stiller (catégorie : Héros), acteur, producteur, réalisateur, est ainsi dépeint par son partenaire de la franchise Mon beau père, mes parents et moi, Robert de Niro. lien direct.

Jet Li (catégorie : Héros), acteur, a été élu pour ses actions humanitaires et décrit par la styliste Donatella Versace. lien direct.

La cinéaste Kathryn Bigelow (catégorie : Artistes) était un choix logique après sa moisson d'Oscars. Hommage d'Oliver Stone. lien direct.

Phénomène Twilight oblige, l'acteur Robert Pattinson (catégorie : Artistes) a reçu les louanges du scénariste-réalisateur Chris Weitz. lien direct.

Addict à Twitter, le comédien Ashton Kutcher (catégorie : Artistes) est retenu dans cette liste sélective, avec un texte de Sean "Diddy" Combs. lien direct.

Neil Blomkamp (catégorie : Artistes), scénariste et réalisateur, a reçu les honneurs de Ridley Scott. lien direct.

La comédienne et productrice Sandra Bullock (catégorie : Artistes) a vécu sa plus belle année et sa partenaire dans La proposition, Betty White le lui rend bien. lien direct.

James Cameron (catégorie : artistes), forcément là, est peut-être un mutant, comme le suggère Sigourney Weaver. lien direct.

James Cameron veut profiter de ses succès

Posté par vincy, le 14 mars 2010

Il ne fait pas beaucoup de films. Mais comme James Cameron en fait des triomphes planétaires, il ne manque pas d'idées pour les ressortir.

Dès cet été, Avatar, reviendrait sur les écrans équipés en 3D (80% de son box office américain a été réalisé dans ces salles), avec une extension de 10 minutes. Des scènes coupées au montage vont être ajoutées pour cette version "Director's Cut". Selon The Hollywood Reporter, elles concernent une séquence d'épreuve pour l'avatar de Jake Sully et une fête des Na'vis. Le film ferait alors 170 minutes, la durée maximale autorisée pour les cinémas Imax. Pourtant, selon plusieurs sources, il y a 40 minutes de films qui n'ont pas été montées.

Ensuite, James Cameron a confirmé dans une entrevue "business" dans USA Today sur l'avenir du cinéma et de la télévision 3D, que Titanic sortirait en 3D au printemps 2012 pour le 100e anniversaire de la croisière fatidique. Il travaille déjà dessus, considérant que pour transformer un film 2D en 3D, cela nécessite du temps (au minimum 6 mois, voire un an).

Hollywood Top 40 : les réalisateurs les mieux payés en 2009

Posté par vincy, le 18 février 2010

Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d'Hollywood pour l'année 2009. L'occasion pour nous de diviser le classement par métiers. Les réalisateurs trustent les cinq meilleures places. On constate aussi que le poids des recettes internationales augmentent considérablement les revenus, tout comme le cumul des fonctions (producteur-réalisateur-scénariste). Si Cameron n'a pas encore profité pleinement de l'effet Avatar, et si Spielberg n'a fait que produire l'an dernier, on note que les films à grands spectacles conduisent aux gros comptes en banque...

1 - Michael Bay - 125 millions de $

2- Steven Spielberg - 85 millions de $

3 - Roland Emmerich - 70 millions de $

4 - James Cameron - 50 millions de $

5 - Todd Phillips - 44 millions de $

9 - J.J. Abrams - 36 millions de $

11 - Tyler Perry -  32,5 millios de $

20 - Ron Howard - 25,5 millions de $

27 - Oren Peli et Jason Blum - 22,5 millions de $

36 - Clint Eastwood -  17 millions de $

James Cameron raconte l’avant-Avatar dans un roman

Posté par vincy, le 17 février 2010

Le producteur Jon Landau a évoqué la suite du triomphe d'Avatar lors d'un entretien à MTV. Partant du postulat qu'il n'y aura jamais assez de temps ni d'argent pour tout raconter au cinéma, le réalisateur James Cameron s'apprête à écrire un roman, qui sera publié à la fin de l'année, reprenant les origines du conflit. A travers ce livre, on devrait en savoir plus sur les premiers pas de Grace dans son initiation aux Na'vis, son rôle de formateur à l'école des Avatars, la relation entre les deux frères Jake et Tommy (ainsi que la mort de celui-ci), et les traumas du Colonel Quaritch.

Cet approfondissement de l'histoire d'Avatar, sorte de prequel, n'enlève rien aux projets caressés par la Fox de produire des suites. C'est un complément que Georges Lucas a su très bien exploité avec Star Wars (livres, mangas...). Cameron et Landau projettent, en cas de succès en librairie, de publier d'autres livres liés à l'univers "avatarien".

Oscars : le match entre James Cameron et Kathryn Bigelow, son ex, est ouvert

Posté par vincy, le 31 janvier 2010

Coup sur coup, deux Guildes très influente, celle des producteurs et celle des réalisateurs, ont préféré, comme de nombreux critiques américains en décembre, récompenser Kathryn Bigelow et ses Démineurs à James Cameron et ses Avatars.

Or, si les palmarès des acteurs sont cohérents depuis plusieurs semaines, et laissent peu de doute pour les Oscars, le match Cameron-Bigelow tourne à la guerre des Rose entre les lobbyistes des deux studios. A cela s'ajoute une rivalité factice (purement médiatique) entre ex.  L'un a déjà eu l'Oscar, l'autre pas. Les Oscars sont aussi jugés assez misogynes, ce serait une manière de se "rattraper" en la récompensant.

Etat des lieux.

D'un côté Goliath, Avatar : ses 2 milliards de $ de recettes, ses deux Golden Globes (film et réalisateur), ses 8 nominations aux British Awards, et  l'aura d'un déjà oscarisé, James Cameron.

De l'autre David, Démineurs : 16 millions de $ de recettes dans le monde, une image de revenante pour celle qui fut la seule femme à réaliser de bons films d'action dans les années 90, 7 nominations aux British Awards et meilleur film et meilleur réalisateur selon les critiques de New York, Los Angeles, Chicago. Sans oublier une flopée de prix mineurs au festival de Venise.

Deux conceptions du cinéma d'action, deux modèles économiques différents, deux visions du 7e art. Les deux ex - qui sont amis selon les journaux bien informés - se retrouveront certainement aux Oscars. La compétition séduira sans doute les journaux "people". Le résultat, lui, sera révélateur de ce que les professionnels hollywoodiens veulent afficher comme programme. On a déjà vu de nombreux favoris s'éclipser en faveur du film le plus spectaculaire et consensuel.

Mais là, la course à l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur dépasse les deux personnalités de Cameron et Bigelow et même les sujets politiques (le pacifisme en toile de fond) des deux oeuvres. Non il s'agit de savoir si on récompense l'ambition d'un Cameron et la folie de la Fox de l'avoir accompagné dans ce projet. Ou si l'on préfère l'aventure indépendante de Summit Entertainment, qui a épaté Hollywood avec sa saga Twilight, en plus d'avoir conquis le coeur des critiques américains avec Démineurs.

Dans tous les cas, disons-le, ce serait une année mineure.

Avatar: Cameron est bien le roi du monde

Posté par geoffroy, le 4 janvier 2010

Les compteurs s'affolent et rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la marche triomphale d'Avatar.

Rendez-vous compte qu'il aura fallu seulement 17 jours au film de James Cameron pour atteindre la barre mythique du milliard de dollars dans le monde. Avec 1,018 milliard de dollars, Avatar devance les 1,001 milliards de The Dark Knight, n'est plus qu'à quelques encablures du score de Pirates des caraïbes 2 (1,066 millards de $) et dépassera le week-end prochain les 1,119 milliards du Retour du Roi.

La seule question valable est donc: pourra t-il titiller les 1,8 milliards de Titanic? Difficile, certes, mais pas impossible, surtout en dollars courants (si on ne tient pas compte de l'inflation depuis 1998).

Signalons qu'aux Etats-Unis le film a réalisé le troisième meilleur week-end de tous les temps avec 68, 3 millions de dollars (estimation au dimanche). Il cumule désormais à 352 millions et deviendra d'ici deux trois semaines le plus gros succès de l'année devant Transformers 2. Les 500 millions sont accessibles tout comme le score de The Dark Knight (533 millions $).

Enfin avec 666 millions de $ dans le reste du monde, Avatar est certain de devenir le dauphin de Titanic. En effet, on ne voit pas comment il ne pourrait pas dépasser les 690 millions de L'âge de glace 3 et les 741 millions du Retour du Roi.

James Cameron a réussi son pari. Mieux, il devient le seul cinéaste à franchir deux fois le milliard de dollars dans le monde. Avatar 2 n'est plus une utopie.

2009 : les douze incontournables de la rédac’ et nos coups de coeur persos

Posté par vincy, le 29 décembre 2009

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film_welcome.jpgfilm_etreintes.jpgfilm_looking.jpgfilm_timeremains.jpg

fvilm_basterds.jpgfilm_prophete.jpgfilm_500days.jpgfilm_avatar.jpg 

Les 12 incontournables 2009 :
Nous avons privilégié les films qui ont procuré un vrai plaisir de cinéphage avec du sens, de la profondeur, un regard sur l'humain ou notre époque.

Etreintes brisées (Almodovar)
The Wrestler (Aronofsky)
Un prophète (Audiard)
Slumdog Millionaire (Boyle)
Avatar (Cameron)
Gran Torino (Eastwood)
Welcome (Lioret)
Looking for Eric (Loach)
Les noces rebelles (Mendes)
Le temps qu'il reste  (Suleiman)
Inglourious Basterds (Tarantino)
(500) jours ensemble (Webb)

ponyo-bisou.jpgNos coups de coeur persos :

- Marie Pauline, la festivalière : Hotel Woodstock
- Geoffroy, l'eclectique : Still Walking
- Morgane, la spécialiste de l'animation : Mary & Max
- Kristofy, dans le genre :  District 9
- Claire, l'oeil grand public : Bienvenue à Zombieland
- Benoit, l'écume de la nouvelle vague : Les derniers jours du monde
- Benjamin, le cinéma d'avant : Fellini et 8 et demi (reprise)
- Petsss, toujours un temps d'avance : Moon (sortie prévue en 2010)
- et Vincy-le-canadien, qui cherche désespérément des nouveaux talents : J'ai tué ma mère

2009, année prophétique et apocalyptique ?

Posté par vincy, le 28 décembre 2009

tehotihuacan.jpgCourrier international vient de consacrer un énorme dossier sur un sujet que n'importe quel cinéphile connaît sur le bout des doigts : Prophéties, apocalypses et fins du monde.

C'est dans l'actu : le Musée du Quai Branly expose triomphalement la civilisation mésoaméricaine de Tehotihuacan (photo). Au bout du parcours, un panneau pédagogique nous apprend, selon les croyances des habitants de cette grande cité antique, que les Dieux, en tant que créateurs, décideront eux-mêmes de la fin de leur civilisation.

Plus au sud, les Mayas avaient prédit une fin du monde pour 2012. Prétexte au film de Roland Emmerich sorti cet automne, avec succès. Car l'apocalypse est un produit inusable. Fantasme destructeur imparabale, Hollywood nous en fait régulièrement des variations sur le même thème. En fait le cinéma a commencé à s'en préoccuper dès les années 1915.

Rien que cette année, des robots ont menacé notre planète dans Transformers, un super-héros a sacrifié les centres des plus grosses mégapoles dans Watchmen, un religieux du Vatican a survécu (temporairement) à une explosion à forte déflagration au dessus du Vatican dans Anges et démons, sans oublier Prédictions, District 9, ou le post-apocalyptique La route. A une différence de taille pour le spectateur : dans 2012, les êtres humains sont des silhouettes et des petites poupées numériques écrasées par l'intérêt du réalisateur de montrer des villes te des régions entières se détruire. L'Homme n'a que peu d'importance dans ce jeu de massacre. Dans La Route, c'est l'inverse, seule compte la détresse des survivants, et finalement leur désolation psychologique.

Les occasions n'ont pas manqué pour casser la belle planète bleue dans tous les sens. Et ce n'est pas nouveau. Emmerich avait déjà réalisé deux films dans le domaine, Independance Day et Le jour d'après. Extra-terrestre, spatiale (Armageddon), scientifique (Mr. Nobody, à venir en salles) ou climatique, les menaces sont toujours "bigger than ever". Et pourtant, à chaque fois, le monde est sauvé.

Fascinations qui jouent avec nos peurs et titillent notre existentialisme. Nous sommes si peu. De Nostradamus (mauvais biopic) à la science-fiction, les hommes ont toujours eu besoin de vivre par procuration l'ultime mort : celle de leur espèce. Mais à ce jeu là, le cinéma produit des visions inégales. La guerre des mondes de Steven Spielberg, farce horrifique sentimentale, a peu de choses à voir avec Terminator 2 : le jugement dernier de James Cameron, série B dopée aux emphés mais dotée, aussi, d'une scène ultra-réaliste d'une explosion nucléaire à Los Angeles. Là on rigole beaucoup moins. Très loin de Mars Attacks! de Tim Burton qui s'amuse avec les codes, tout en montrant les inévitables monuments du patrimoine mondial se faire dévaster.

Mais, sans effets spéciaux, et souvent avec une sobriété toute aussi saisissante, le cinéma, parfois imagine cette fin du monde sous le regards d'auteurs comme Don McKellar dans Last Night. Tout s'arrête à l'heure dite. Il n'y a plus rien. Ou comme les frères Larrieux cette année, dans Les derniers jours du monde, où, la nuit envahit tout, le temps s'est arrêté, la vie n'existe plus vraiment. Deux fables où l'écran, soudainement, devient noir.