Les festivals et les films atteints par le coronavirus

Posté par vincy, le 6 mars 2020

Le cinéma en Chine a été le premier à subir l'effet coronavirus. Les salles fermées, les sorties repoussées, de nombreux tournages annulés. Maintenant que le Covid-19, son joli nom scientifique, est en Europe, et notamment en Italie, où les salles ont aussi fermées.

Le virus se propageant, de nombreuses manifestations et événements populaires sont annulés ou reportés. Passage en revue.

Le Festival de Cannes n'est pas concerné par les mesures gouvernementales (rappelons que tout événement réunissant plus de 5000 personnes en milieu confiné est interdit). Le plus grand festival du monde, qui doit se dérouler du 12 au 23 mai, maintient son calendrier.

Pourtant deux événements cannois - le MipTV et Canneséries - ont été respectivement annulé et reporté, alors qu'ils se tiennent au même endroit et accueillent moins de monde. Si le Festival de Cannes n'est pas reporté, on peut être sûr que de nombreux participants américains ne viendront pas si le virus perdure : les studios ont interdit de voyager à leurs employéés. De même la clientèle asiatique - Chine, Corée du sud, Japon - risque de se faire rare. Et ne parlons pas des Italiens, qui, s'ils restent confinés d'ici là, manqueront à l'appel.

Canneséries est reporté en octobre. Ce qui n'est pas plus mal face à la concurrence frontale au printemps avec SERIES MANIA. Ce festival, à Lille, maintient ses dates fin mars. Mais là encore, de nombreux étrangers pourraient annuler leur participation.

Les studios comme les assureurs ne veulent pas prendre de risques. On comprend que les tournées promotionnelles se réduisent dans ce contexte là. Mais le décalage de certaines sorties obéit aussi à un autre problème: la fréquentation dans les salles. Si Mulan (Disney) est toujours programmé pour le 25 mars en France, sa sortie en Chine est reportée sans nouvelle date. Le plus gros blockbuster du printemps, Mourir peut attendre (Universal), le nouveau James Bond, aura en effet attendu sa sortie.  A l'origine prévu pour 2017, le film avait finalement calé une date à l'automne 2019 avant de changer ses plans pour février puis avril 2020. Ce sera finalement à la mi-novembre 2020 qu'on purra voir une dernière fois Daniel Craig en 007.

De son côté, la Warner a reporté la comédie de Ruben Alves, Miss, prévue le 11 mars, pour le 23 septembre. D'autres films sortent des programmes du printemps pour viser l'été, comme Rocks, (Haut et court) qui sortira finalement le 17 juin et non plus le 15 avril. (Actualisation: Le Pacte a annoncé le report à une date ultérieure de La Daronne, comédie policière de Jean-Paul Salomé avec Isabelle Huppert, prévu le 25 mars).

Le virus a aussi touché le festival de Locarno qui annule L'immagine et la parola, son festival artistique du printemps qui devait avoir lieu fin mars.

Aux Etats-Unis, en attendant des nouvelles de Tribeca, c'est le festival SXSW à Austin au Texas, qui souffre le plus des défections de participants. Le festival doit se tenir du 13 au 22 mars.  Warner Media, Netflix, Apple, Amazon ont tous annulé leur participation. Nul ne doute que le festival sera le premier événement majeur à être retiré du calendrier.

Festivals et sorties de films: la Chine absente pour cause de virus

Posté par redaction, le 17 février 2020

Le coronavrius - aka COVID-19 - commence à produire son effet dans le cinéma. Ce virus potentiellement mortel né dans la région de Wuhan, en Chine, à la fin de l'année 2019, a entraîné une forme de paralysie économique dans l'Empire du milieu. Il était circonscrit à la Chine, avant de se propager progressivement dans le monde. Les liaisons aériennes avec la Chine sont suspendues. Et les manifestations culturelles commencent à être impactées.

Si, à Vesoul, capitale du cinéma asiatique en Europe le temps d'une semaine, les salles sont pleines, et les invités comme le public ne portent aucun masque, le président du jury n'a pas pu se déplacer. Le tibétain Pema Tseden n'a pas pu venir. Même s'il avait pu prendre un avion, une mise en quarantaine de deux semaines lui aurait été imposée. On l'a appris quelques jours avant le début du festival. D'autres invités chinois ont également annulé leur voyage dans l'Est de la France, notamment l'autre cinéaste tibétain Sonthar Gyal et la réalisatrice chinoise Wang Jing, qui a envoyée une petite vidéo pour parler de son film (et sa déception ne pas venir en France).

La Berlinale qui commence demain, avec son European Film Market qui attire des professionnels du monde entier, a commencé à prendre des mesures sanitaires et a mis à contribution différents instituts et hôpitaux. L'EFM a déjà enregistré plus de soixante annulations, principalement des professionnels chinois qui n'ont pas reçu l'autorisation de voyager et l'incapacité à obtenir un visa. La Chine présente cette année 3 longs et un court métrage, en plus d'une conversation avec Jia Zhangke, qui vient montrer son dernier documentaire dans le festival allemand.

Le festival de cinéma de Hong Kong a annoncé il y a quatre jours qu'il décalait ses dates aussi bien pour le festival que pour le marché du film. Normalement prévu fin mars, le festival, l'un des plus importants en Asie, aura lieu fin août. Toute l'industrie du cinéma semble à l'arrêt. Il est trop tôt pour savoir si le festival de Shanghai en juin aura bien lieu aux dates prévues. Mais la Chine, deuxième marché cinématographique du monde en recettes, a mis sous cloche le 7e art. Les sorties sont annulées semaines après semaines, y compris celles des blockbusters américains. Les équipes de James Bond ont tout annulé: la première à Pékin comme la sortie du film. Disney a fermé ses parcs de Hong Kong et Shanghai, et reporté la sortie chinoise de Mulan, pourtant calibré pour le marché national. Les studios hollywoodiens ont interrompu leurs voyages professionnels avec la Chine, Hong Kong et Macau.

Depuis le 24 janvier, les salles de cinéma chinoises sont fermées et le box office est dans le coma (aucune recette engrangée). Aucune date de réouverture n'est prévue. Durant les fructueuses fêtes du nouvel an chinois (20 à 30% des recettes annuelles), les exploitants ont perdu environ 200-250M$ de recettes.

Malgré tout, certains studios de tournage ont rouvert pour éviter de mettre trop de gens en chômage technique.  Le gouvernement chinois a promis des aides financières pour éviter des faillites dans le secteur. Reste que de nombreuses productions ont été reportées sans date de reprise. Et de nombreux cinémas indépendants pourraient fermer. Pour limiter la casse, un studio, Huanxi Media, a décidé de diffuser sa dernière production, Lost in Russia sur Internet, provoquant la fureur des exploitants. Les plateformes de type Netflix ont d'ailleurs été les premières à réagit en avançant des dates de diffusion de certains films: les Chinois restant chez eux, la demande est importante.

L'impact commence à se propager à Taiwan et en Corée du sud, qui voit son box office et les tournées promotionnelles ralentir voire abandonner. A Singapour, les films chinois ont été privés de sortie.

Le virus a infecté 70000 malades et tué au moins 1775 personnes, parmi lesquels le réalisateur Chang Kai, qui travaillait pour Hubei Film Studio.

[2020 dans le viseur] Nos 30 films les plus attendus (1/3)

Posté par redaction, le 11 janvier 2020

Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga
Maintes fois reporté, des pépins avant et pendant la production, ce James Bond sera l'événement du printemps côté blockbusters. Daniel Craig fera ses adieux au personnage. Et on est curieux de voir ce que va devenir 007, esthétiquement, sans Sam Mendès derrière la caméra.

Benedetta

On l'attendait aussi en 2018. Mais les problèmes de santé de Paul Verhoeven ont retardé sa révélation. Calé désormais pour le prochain festival de Cannes, le film d'époque devrait confirmer Virginie Efira au rang d'actrice majeure dans ce rôle de nonne sulfureuse et lesbienne.

Memoria d'Apichatpong Weerasethakul

Pour la première fois le réalisateur Apichatpong Weerasethakul tourne avec un casting international, à l'étranger. 10 ans après sa Palme d'or à Cannes, son nouveau film met en scène Tilda Swinton à Bogota en Colombie. Forcément intriguant.

Trois étages de Nanni Moretti

Cinq ans après Mia Madre, le cinéaste romain revient enfin derrière et devant la caméra pour une fiction, adaptée d'un roman d'Eshkol Nevo. Et il s'est entouré d'un casting italien de haute volée avec Riccardo Scamarcio, Alba Rohrwacher et Margherita Buy.

West Side Story de Steven Spielberg

Sur le papier, le film est aussi tentant que risqué. Un grand classique des "musicals" sur scène comme au cinéma, par l'un des derniers grands maîtres d'Hollywood. Spielberg devra justifier pourquoi il s'attaque à un tel monument. Excitant.

Le quai de Ouestreham d'Emmanuel Carrère

15 ans après son dernier film, La Moustache, le romancier Emmanuel Carrère adapte le best-seller de Florence Aubenas, qui donnait la parole aux oubliés de la mondialisation. Avec Juliette Binoche en porte-voix, entourée de comédiens non professionnels.

TENET de Christopher Nolan

Forcément, un blockbuster de Nolan est un événement. C'est l'un des rares à proposer du spectacle avec un vrai sens du scénario, sans super-héros et avec de sacrés effets spéciaux. Dans la lignée d'Inception si on en croit la bande annonce, celui-ci buzze déjà un maximum.

Ammonite de Francis Lee

Après le magnifique Seule la terre, Francis Lee revient, avec plus de moyens, et deux actrices de premier plan: Kate Winslet en chasseuse de fossiles et Saoirse Ronan en jeune femme convalescente. Les deux tissent une relation amoureuse. On en parle déjà pour Cannes.

Le 20e siècle de Matthew Rankin

Chouchou de Sundance et vu à la Semaine de la critique, le canadien Matthew Rankin a dévoilé son premier long métrage cet automne, en attendant une sortie française. Ce film historique sur William Lyon Mackenzie King promet d'être aussi drôle que déjanté.

Petit Pays d'Eric Barbier

Premier roman et best-seller de Gaël Faye, ce film tourné au Burundi et au Rwanda, avec Jean-Pierre Rouve comme seule vedette, pourrait être un beau succès public tant l'histoire est touchante. Il réveillera aussi quelques blessures toujours pas cicatrisées.

James Bond 25 : Lashana Lynch succède à Daniel Craig dans le rôle de 007

Posté par wyzman, le 15 juillet 2019

Ce week-end, le tabloïd britannique Daily Mail a révélé que le prochain James Bond actuellement en tournage entre l’Italie, la Norvège, la Jamaïque et le Royaume-Uni devrait être marqué par l’introduction d’un nouvel agent 007 incarné par l’actrice britannique Lashana Lynch.

Un remplacement logique

Si pendant des années la possibilité que James Bond soit joué par un acteur noir (pensez Idris Elba), c’était sans compter sur la remarquable audace de la scénariste Phoebe Waller-Bridge. Déjà à l’œuvre sur ses propres séries Crashing, Fleabag et Killing Eve, Phoebe Waller-Bridge a été appelée à la rescousse pour participer à la réécriture du scénario de James Bond 25.

Si l’on en croit la source du Daily Mail, Lashana Lynch n’a pas été engagée pour faire suite à Daniel Craig et devenir le visage de la franchise mais bien pour lui succéder en tant que 007 pendant que celui-ci profite d’une retraite largement méritée. Après tout s'il n'y a qu'un James Bond, le matricule 007 peut être incarné par n'importe qui (pensez Docteur Who).

Rappelé par M (Ralph Fiennes), Daniel Craig sera rapidement confronté tôt dans le film à sa "remplaçante", celle qui porte désormais son matricule.

La source en question précise que James Bond tentera sans surprise de séduire Lashana Lynch et que le terme "Bond girls" est désormais interdit sur le plateau et au niveau de la production de la saga. Il est désormais fait mention de "Bond women" pour être plus précis.

L’effet d’une bombe ?

Si pour beaucoup l’annonce d’un nouveau 007 incarné par une femme a un arrière-goût de féminisation d’une franchise qui reposait jusque-là sur la virilité et la masculinité de son héros, Phoebe Waller-Bridge a déjà clarifié son point de vue sur la saga : "On a beaucoup parlé de la pertinence de Bond à cause de qui il est et de la façon dont il traite les femmes. Je pense que c'est des c*******s. Je pense qu'il est absolument pertinent maintenant. [La franchise] doit juste grandir. Il faut que ça évolue, et l'important, c'est que le film traite bien les femmes. Il n'a pas à le faire. Il doit être fidèle à son caractère.»

De son côté, concernant le casting de Lashana Lynch sur James Bond 25, la source du Daily Mail est également très claire : "Lashana est absolument géniale et le scénario de Phoebe est aussi précis et drôle que vous pouvez vous y attendre. Ce Bond rend hommage avec beaucoup d'humour à certains des films précédents. C'est un Bond pour l'ère moderne qui séduira la jeune génération tout en restant fidèle à ce que nous attendons tous d'un film Bond. Il y a des séquences de course-poursuites et des combats spectaculaires, et Bond est toujours Bond, mais il doit apprendre à gérer le monde de post-#MeToo."

A 31 ans, Lashana Lynch pourrait bien avoir décroché le rôle qui va marquer un tournant dans sa carrière. Née à Londres, on a déjà pu la voir dans la mini-série de la BBC The 7.39, dans la série sud-coréenne Doctors ou en tête d'affiche de Still Sar-Crossed, une série produite par Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy, Scandal). Cette année, elle jouait la meilleure amie perdue de vue de Carol Danvers (Brie Larson) dans Captain Marvel.

Après une mise en route particulièrement lente, le remplacement de Danny Boyle par Cary Joji Fukunaga à la réalisation, des incidents et la blessure à la cheville de Daniel Craig, le film, déjà deux fois reporté, est pourtant toujours attendu pour le 8 avril 2020. Et on a appris avec délectation que Christoph Waltz reprenait son personnage de Blofeld, qui finissait défiguré et arrêté (mais pas mort) dans SPECTRE.

De même on retrouvera (sans doute plus fugacement) Léa Seydoux. Ben Whishaw et Ralph Fiennes sont aussi de retour. Rami Malek devrait être le vilain de l'histoire. David Dencik, Ana de Armas, Billy Magnussen, Jeffrey Wright, Rory Kinnear et Dali Benssallah sont aussi au générique.

James Bond : Rami Malek affrontera Daniel Craig dans un 25e film toujours sans titre

Posté par wyzman, le 25 avril 2019

C'est aujourd'hui qu'avait lieu la tant attendue conférence de presse de Michael G. Wilson et Barbara Broccoli, les producteurs de la saga James Bond que l'on ne présente plus. L'occasion pour la presse et le public d'en apprendre peu...

Tournage en Jamaïque

Fin février, lors de nouveaux rapports émanant de la presse anglo-saxonne, nous apprenions que la sortie du 25e James Bond avait été reportée au 8 avril 2020 (contraignant Universal à déplacer Fast and Furious 9) en réponse à un scénario qui devait être réécrit. Au casting, il avait déjà été annoncé que Daniel Craig (James bond), Léa Seydoux (Dr Madeleine Swann), Jeffrey Wright (Felix Leiter), Ben Whishaw (Q), Rory Kinnear (Tanner) et Ralph Fiennes (M) seraient de la partie. La réalisation avait été confiée à Cary Joji Fukunaga (suite au retrait de Danny Boyle). De son côté, le scénario à l'origine entre les mains de Neal Purvis et Robert Wade semblait poser problème. Depuis, nous avons appris que Scott Z. Burns et Phoebe Waller-Bridge (Fleabag) ont été appelés à la rescousse.

Et c'est là que la conférence de presse d'aujourd'hui s'avère utile puisque l'on apprend entre autres informations que Cary Joji Fukunaga a également mis les mains dans la cambouis pour peaufiner le scénario d'un film qui pourrait marquer la mort du personnage incarné par Daniel Craig depuis Casino Royale en 2006. Preuve s'il en fallait que sans un scénario correct, aucun film ne devrait être mis en production. Mais ce n'est pas tout ! Les acteurs mentionnés plus haut seront rejoints par Ana de Armas, Dali Benssalah, David Dencik, Lashana Lynch, Billy Magnussen et Rami Malek dès ce dimanche, date à laquelle le tournage doit débuter. Dans une vidéo diffusée en streaming, l'équipe de production a annoncé que le film qui porte toujours le titre provisoire de Bond 25 sera tourné aux studios de Pinewood en Grande-Bretagne et passera par l'Italie, la Norvège et la Jamaïque.

Un duel au sommet

Pour rassurer les fans, Barbara Broccoli a tout de même déclaré : "Nous avons un sacré voyage en réserve pour M. Bond" avant d'en dévoiler un (tout petit) peu plus sur le pitch de ce nouveau volet. "La paix de James Bond est de courte durée lorsque son vieil ami Felix Leiter de la CIA vient demander de l'aide. La mission de sauvetage d'un scientifique kidnappé s'avère bien plus traître que prévu et mène Bond sur la piste d'un mystérieux méchant armé d'une nouvelle technologie dangereuse."

Comme la rumeur l'indiquait depuis plusieurs semaines, c'est bien Rami Malek qui fera face à Daniel Craig dans Bond 25. L'acteur de 37 ans récemment oscarisé pour son interprétation de Freddie Mercury dans Bohemian Rhapsody qui n'a pas pu faire le déplacement en Jamaïque pour cause de travail à New York a tout de même annoncé dans ladite vidéo : "Je m'assurerai que M. Bond n'ait pas la vie facile dans ce 25e film". Voilà qui est dit. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à espérer que ce Bond 25 se trouvera prochainement un titre digne de lui...

James Bond: scénario en réécriture, sortie encore décalée, tournage bientôt lancé

Posté par vincy, le 20 février 2019

daniel craig james bond 007 spectre

On a un peu de nouvelles de James Bond. A commencer par un nouveau report de sa sortie. Initialement prévu à l'automne 2019, le changement de réalisateur l'été dernier a conduit les producteurs à le décaler, dans un premier temps à février 2020 pour la Saint-Valentin. Finalement le film ne sortira que le 8 avril 2020 pour Pâques. Ce décalage a conduit Universal à modifier son calendrier (Universal remplacera Sony à la distribution pour les sorties hors USA) en déplaçant Fast and Furious 9, initialement programmé en avril 2019, au 22 mai 2020 (au lieu du 10 avril 2020). C'est la première fois qu'un Bond, depuis 1995 (et donc sa renaissance au box office) sortira en dehors de l'automne. Le tournage débutera le 4 mars.

Ce 25e épisode officiel de la plus vieille franchise du 7e art sera réalisé par Cary Joji Fukunaga, soit le premier réalisateur américain pour un film avec 007.  Ce qui ne change pas c'est James Bond lui-même, toujours interprété par Daniel Craig, pour la cinquième fois. Il sera, comme dans 007 Spectre, entouré de Léa Seydoux côté romance, Ralph Fiennes, Naomie Harris et Ben Whishaw côté boulot. Nulle confirmation pour Christoph Waltz, qui pourtant reste bien vivant à la fin du 24e opus.

Le scénario reste sous la responsabilité de Neal Purvis et Robert Wade, qui ont écrit les six derniers films de la série. Mais c'est justement le scénario qui pose problème. Selon The Guardian, Scott Z. Burns (La vengeance dans la peau, Contagion) aurait été appelé à la rescousse pour réécrire le script, que personne ne trouvait convaincant.

Car l'enjeu est lourd. L'objectif est de rapporter autant de recettes que les deux précédents épisodes: Skyfall avait cumulé 1,1 milliard de $ et 007 Spectre 880 millions de $ dans le monde. Ce James Bond 25 pourrait d'ailleurs coûter bien plus que les 250M$ de budget du précédent film.

Quelques rumeurs vont bon train. Remi Malek serait ainsi en négociations pour le rôle du vilain, même si son agenda semble conflictuel (il tourne la dernière saison de Mr. Robot au printemps). Deux autres actrices sont actuellement en cours de casting, une agente du MI6 et une femme fatale. On murmure aussi, parmi les lieux de tournage possibles que cet épisode se tournerait au studio Pinewood, à Matera en Italie, à Athènes et en Norvège. Le retour de Seydoux, en Dr Madeleine Swann serait assez bref puisque Mme Bond serait tuée (décidément Bond attire le veuvage) au cours de la première partie du film. Tout cela reste à prendre avec des pincettes, tant ce projet a été maintes fois modifié.

Mais la plus grosse rumeur qui semble passionner tout le monde c'est le futur James Bond. Alors que Daniel Craig voulait mourir dans ce 25e épisode, personne ne se résout à cette fin dramatique. Et les producteurs lui cherche déjà un successeur. Idris Elba, Riz Ahmed, Richard Madden, Tom Hardy, Henry Cavill, James Norton, Tom Hiddleston et Henry Golding sont parmi les noms fréquemment cités. En même temps, personne n'avait vu venir l'option blond aux yeux bleus de Daniel Craig il y a presque 15 ans. Mais il sera intéressant de voir si les producteurs osent donner le rôle à un non-caucasien. Une chose est certaine, s'ils veulent miser sur la durée, il leur faut un espion qui n'a pas dépassé les 45 ans. Mais surtout, il faut que l'épilogue du 25e épisode soit une fin définitive à l'ère Craig et une transition vers un autre héros de sa majesté.

Albert Finney (1936-2019), acteur prodigieux et carrière prestigieuse

Posté par vincy, le 8 février 2019

L'acteur britannique Albert Finney est mort aujourd'hui à l'âge de 92 ans. Son élégance naturelle alliée à un corps robuste et un regard malicieux restent inoubliables. Fils de bookmaker, il a parfois pris des risques. Il avait refusé le rôle de Lawrence d'Arabie. Ce qui ne l'a pas empêché au fil des décennies d'obtenu cinq nominations aux Oscars, de gagner trois Golden Globes (en plus de six nominations), de remporter un BAFTA (et 8 autres nominations) et de tourner durant 50 ans au Royaume Uni comme aux Etats-Unis. Il a notamment été marié avec Jane Wenham, puis Anouk Aimée et enfin Pene Delmage.

En 2000, Steven Soderbergh le remet sur le devant de la scène en lui offrant le rôle masculin principal d'Erin Brokovich, où il joue un avocat-mentor de Julia Robert dans une "class-action" écologique. Soderbergh le réembauche pour Traffic et surtout pour Ocean's Twelve, pour une apparition dans l'épilogue, en père voleur de Catherine Zeta-Jones. Albert Finney jouera ainsi les valeurs ajoutées dans plusieurs productions hollywoodiennes: Une grande année de Ridley Scott, La Vengeance dans la peau de Paul Greengrass (en affreux Dr Hirsh) ou Skyfall de Sam Mendes (en garde-chasse de la propriété familiale de James Bond). Le 007 sera son dernier film de cinéma, il y a 7 ans.

Tim Burton lui offre aussi le rôle de Ed Bloom âgé (jeune, il est incarné par Ewan McGregor) dans Big Fish (et il fera une voix dans Les noces funèbres). Il faut dire que Finney est entouré d'un culte pour les cinéastes de cette génération.

Débutant d'abord au théâtre, aux côtés d'Alan Bates et Peter O'Tool, il joue Shakespeare durant les années 1950. On le considéra souvent comme l'héritier de Laurence Olivier. Il débute sur le grand écran en 1960, dans Samedi soir et dimanche matin de Karel Reisz. Tout au long de sa vie, épris de sa liberté, il refuse des gros cachets ou des responsabilités. L'argent ne l'intéresse pas. En 1962, il est Tom Jones dans le film éponyme de Tony Richardson. Albert Finney est l'acteur emblématique de ce Free Cinema britannique qui s'impose dans le Swinging London. Bad boy sympathique dans ce film culte, il envoute la critique qui le propulse dans le star-système. Avec Tony Richardson, il connaît aussi son plus grand succès théâtral dans les années 1960 en incarnant Martin Luther King dans Luther.

Cette liberté artistique le pousse à n'en faire qu'à sa tête. Il réalise ainsi Charlie Bubbles, autoportrait parodique où l'on croise une jeune Liza Minelli. Il fonde la société de production Memorial Enterprises, qui remporte la Palme d'or avec If..., et lance Stephen Frears avec Gumshoe (avec Finney en acteur), Mike Leigh avec Bleak moments et Tony Scott avec Loving Memory.

Audrey Hepburn et Hercule Poirot

Cela ne l'empêche pas de céder à certaines sirènes. dans les années, 1960, il tourne Voyage à deux, de Stanley Donen, périple ensoleillé et cruel avec Audrey Hepburn (avec qui il a eu une liaison) autour d'un couple. Film de guerre, thriller, comédie, il ne cherche pas à s'installer dans un genre. Il excelle en misanthrope dans le film familial Scrooge. Il campe un légendaire Hercule Poirot dans Le crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet (qui le retrouvera pour son ultime film en 2007, le très noir 7h58 ce samedi-là, en doyen familial). Les années 1970 ne sont finalement pas moins riches, même s'il se fait rare, contrairement à Sean Connery ou Michael Caine. Admirable Fouché dans Les Duellistes de Ridley Scott (où il fut payé par une caisse de champagne), il enchaîne des films comme Looker film de SF de Michael Crichton, L'usure du temps d'Alan Parker ou L'habilleur de Peter Yates. On notera surtout sa participation aux œuvres de John Huston, la comédie musicale Annie, et le drame Au-dessous du volcan, où il transcende son personnage de consul solitaire et dépressif.

Les années 1990 peuvent être perçues comme sa traversée du désert au cinéma. Ce serait oublié son passage chez les Coen, en parrain de la mafia irlandaise dans Miller's crossing et surtout deux rôles importants chez Mike Figgis dans The Browning Version en prof homosexuel amer et chez Suri Krishnamma dans Un homme sans importance en chauffeur de bus homosexuel toujours dans "le placard".

les critiques des films d'Albert Finney

Finney tournera un tiers de sa filmographie entre 2000 et 2012, passant de Agnieszka Holland à Michael Apted, en passant par Alan Rudolph. Il a eu pour partenaire Diane Keaton, Jill Clayburgh, Jacqueline Bisset, Julia Roberts. Sur le petit écran il a incarné le pape Jean-Paul II et Winston Churchill. Il a été soldat, docteur, juge, écrivain.

A ne jamais faire trop de concession, à conserver son talent toujours intact, même pour un petit rôle, Albert Finney est resté l'un des acteurs les plus respectés. Son charme et son charisme, son refus d'être acheté par le système et son aspiration à s'en affranchir en ont fait une figure à part dans le cinéma anglo-saxon. Il savait être drôle ou inquiétant, séduisant ou antipathique, sensuel ou monumental. Mais c'est bien son esprit rebelle qui restera : il a refusé tout anoblissement et honneur royal au cours de sa vie, rejetant ainsi le titre de Sir. Pourtant, il a donné de beaux titres de noblesse au métier d'acteur.

Le réalisateur de « True Detective » aux commandes du 25e James Bond

Posté par vincy, le 20 septembre 2018

Il est sorti du chapeau des producteurs de la franchise James Bond. Alors que de nombreux noms circulaient depuis le retrait de Danny Boyle du projet, pour "divergences artistiques", Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont choisi un cinéaste sans doute un peu plus docile.

Cary Joji Fukunaga réalisera donc le 25e épisode de la franchise, avec toujours (et sans doute pour la dernière fois) Daniel Craig dans le rôle de 007. C'est la première fois que le réalisateur d'un James Bond sera américain.

La conséquence de ce choix tardif est le report du tournage, qui devait commencer au début de l'hiver. La production ne débutera finalement que début mars 2019. Aussi, la sortie, programmée pour l'automne 2019 est décalée au 14 février 2020.

Cary Fukunaga, 41 ans, a été révélé en filmant les 8 épisodes de la première saison de True Detective, pour laquelle il a reçu un Emmy Award de la meilleure réalisation. Il vient d'achever la réalisation ds 10 épisodes d'une autre série, Maniac, pour Netflix. Côté long métrage, il a réalisé plusieurs films notables: Sin nombre en 2009, prix du meilleur réalisateur à Sundance et prix spécial du jury à Deauville, Jane Eyre en 2011, avec Mia Wasikowska et Michael Fassbender, Beasts of No Nation en 2015, avec Idris Elba, en compétition à Venise. Il prévoyait de réaliser prochainement The American, biopic sur Leonard Bernstein avec Jake Gyllenhaal.

Burt Reynolds, populaire et séducteur, nous quitte (1936-2018)

Posté par vincy, le 6 septembre 2018

C’est un des acteurs les plus populaires du cinéma américain qui vient de s’éteindre. Burt Reynolds est décédé à Jupiter (ça ne s’invente pas) en Floride ce 6 septembre à l’âge de 82 ans. Il était né le 11 février 1936.

Alors qu’il a été le champion du box office américain dans les années 1970, il n’a été nommé qu’une seule fois aux Oscars, en 1998, pour son rôle secondaire de réalisateur et producteur de film X dans Boogie Nights de Paul Thomas Anderson. Les Golden Globes l’avait sacré en second rôle pour ce même film, après l’avoir nommé deux autres fois pour The Longest Yard en 1974 et pour Starting Over en 1979 (à chaque fois en meilleur acteur de comédie).

Merci Brando

C’est peu dire qu’il fut respecté pour les recettes qu’il accumulait et beaucoup moins pour son talent. Le public ne s’en souciait pas. Il fut cinq fois récompensé par les People’s Choice Award comme acteur favori de l’année. Il a aligné d’énormes cartons en salles : Delivrance, The Longest Yard, Silent Movie, Hooper, The Cannonball run, The Best Little Whorehouse in Texas, avant de voir le public se désintéresser de lui dès 1983.

Une décennie flamboyante pour ce sportif qui rêvait de devenir footballeur professionnel, destin contrarié par une blessure. Il s’oriente vers la police quand, à l’Université, Watson B.Duncan III, professeur de théâtre, croit en son talent et lui offre un rôle dans une pièce.

Parallèlement à une riche décennie en séries télévisées, notamment en incarnant un amérindien dans Gunsmoke, ses premières armes au cinéma sont des films modestes, westerns spaghettis et autres séries B. C’est John Boorman qui l’expose en pleine lumière et fait de lui une star en lui offrant l’un des rôles principaux de Delivrance, aux côtés de Jon Voight. Boorman avait proposé le personnage de Reynolds à Marlon Brando, qui se trouvait trop vieux pour le rôle. Le film étant assez fauché, les comédiens durent faire leurs propres cascades. Et Reynolds y prendra goût pour ses films suivants. Film culte, la brutalité et la sauvagerie de ce « survival » en ont fait l’in des grands classiques du cinéma américain.

L'acteur le plus populaire des seventies

On est en 1972. Sa belle gueule, son corps athlétique (dont il savait s'amuser) font vite des étincelles. Par contraste. Les cinéastes émergents – Scorsese, Coppola, Spielberg… - ont peu d’affinités avec les bourreaux des cœurs. Redford et Newman choisissent essentiellement des grands drames populaires de qualité. Burt Reynolds a cet avantage d’occuper un créneau assez disponible : la comédie et l’aventure. Il tourne pourtant des films très variés, avec quelques grands noms du cinéma. The Longest Yard de Robert Aldrich n’est pas loin d’un film avec Pierre Richard. Aldrich le redirige dans La cité des dangers (Hustle), film noir et sensuel avec Catherine Deneuve. On le voit ensuite chez Peter Bogdanovich (At Long Last Love), Stanley Donen (Lucky Lady), Mel Brooks (Silent Movie), ou encore Alan J. Pakula (Starting Over). De la pure comédie ou de la comédie de mœurs, tout lui va. Il réalise même deux films (Gator, 1976, et la comédie noire The End, 1978).

Son plus gros hit reste Smokey and the Bandit (Cours après moi shérif !) qui eut le droit à deux suites médiocres, sorte d’équipée sauvage et burlesque, un peu crétine, où les « contrebandiers » sont les héros et les shérifs de sombres abrutis. Le film fut la 2e plus grosse recette aux Etats-Unis en 1977, derrière La Guerre des étoiles. Il recruta une fois de plus sa compagne de l’époque, l’actrice oscarisée Sally Field (avec qui il tourna trois autres films).

Le long déclin

Sa réputation de tombeur est accentuée par le choix de ses partenaires féminines, parmi les actrices les plus courtisées d’Hollywood, de Jill Clayburgh à Julie Andrews. Mais il manque tous les grands cinéastes et passe à côté de la mutation d’Hollywood et l’arrivée de l’ère des blockbusters. Le comédien n’a pas encore dit son dernier mot avec les années Reagan. Don Siegel s’essaie à la comédie policière (Rough Cut). En tête d’un casting quatre étoiles, de Roger Moore à Jackie Chan en passant par Farrah Fawcett, il devient pilote de course dans la distrayante Équipée du Cannonball (et sa suite, moins intéressante). Avec Dolly Parton, en mère maquerelle, il joue les shérifs au grand cœur dans La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse…), où la chanteuse country inaugure I Will Always Love You. Blake Edwards en fait son Homme à femmes. Et puis de polars en comédies mal écrites (sauf peut-être Scoop, un peu au dessus du lot), sa carrière décline jusqu’à toucher le fond en 1996, avec Demi Moore, dans Striptease qui leurs valent une razzia de Razzie Awards. Il valait un million de dollars par film dans les 70s et 20 ans plus tard on pouvait l’avoir pour 100000$.

L'homme qui a refusé Star Wars et James Bond

Malgré Boogie Nights, qui prouva s’il le fallait, qu’il était un bon comédien, avec une certaine audace, il ne retrouva aucun rôle majeur par la suite, même s’il n’a cessé de travailler (avec Renny Harlin et Mike Figgis, en apparaissant dans des caméos, ou pour le petit écran). On ne voyait en lui qu’une espèce disparue d’un cinéma un peu honteux. On le cantonnait inconsciemment dans le registre des vedettes has-been, avec ou sans moustache (et sur le tard avec barbe). Il a aussi refusé des rôles qui auraient pu donner un tout autre visage à sa carrière comme Tendres passions, qui valu finalement un Oscar à Jack Nicholson. Mais il a aussi refusé Han Solo et James Bond.

Tarantino, épilogue manqué

Burt Reynolds vieillissait pourtant bien. Il avait ouvert un théâtre dans sa ville de Jupiter. Certes, il jouait dans des films qui passent rapidement en salles comme Shadow Fighter, dans le milieu de la boxe, sorti en mars aux USA. Il continuait de tourner. Il a terminé la comédie de Stephen Wallis, Defining Moment, prévue pour Noël. Mais ironiquement, il avait enfin trouvé un grand cinéaste avec Quentin Tarantino qui devait lui offrir un rôle dans Once Upon a Time in Hollywood, aux côtés de DiCaprio et Pitt. Malheureusement, les scènes n'avaient pas été tournées.

Le dernier film où il était à l’affiche était celui d’Adam Rifkin (en salles le 30 mars derniers aux USA). Il incarnait une ancienne star de cinéma qui devait faire face à sa réalité : une gloire déclinante et le temps qui passe. Presque autobiographique ? Ironiquement, ce film s’intitule The Last Movie Star. Personne ne l’a vu. Mais on sent que Burt Reynolds n’a pas fait les choses au hasard pour clore sa longue filmographie. Hormis cet acte manqué avec Tarantino qui aurait couronné une longue carrière à Hollywood.

En attendant James Bond, Daniel Craig tournera le polar de Rian Johnson

Posté par vincy, le 5 septembre 2018

Faute de réalisateur pour le prochain 007 - Yann Demange et le duo Bart Layton/S.J. Clarkson tiendraient la corde - dont le tournage est, pour l'instant confirmé pour cet hiver, Daniel Craig a décidé de ne pas se tourner les pouces. Le comédien s'est engagé sur le prochain film de Rian Johnson, le polar Knives Out.

Le tournage doit avoir lieu en novembre, ce qui permet à Craig d'enchaîner avec le 25e James Bond, s'il a toujours lieu. Pour Johnson, c'est aussi le calendrier idéal avant qu'il ne retourne à Star Wars, puisqu'il a été confirmé pour achever la nouvelle trilogie.

Daniel Craig interprétera un détective dans ce scénario écrit par Rian Johnson, réalisateur de Star Wars, épisode VIII, Looper et Une arnaque presque parfaite. Récemment, il a été à l'affiche de Logan Lucky de Steven Soderbergh et de Kings de Deniz Gamze Ergüven. On l'attend aussi dans la série "Purity".