James Bond : Rami Malek affrontera Daniel Craig dans un 25e film toujours sans titre

Posté par wyzman, le 25 avril 2019

C'est aujourd'hui qu'avait lieu la tant attendue conférence de presse de Michael G. Wilson et Barbara Broccoli, les producteurs de la saga James Bond que l'on ne présente plus. L'occasion pour la presse et le public d'en apprendre peu...

Tournage en Jamaïque

Fin février, lors de nouveaux rapports émanant de la presse anglo-saxonne, nous apprenions que la sortie du 25e James Bond avait été reportée au 8 avril 2020 (contraignant Universal à déplacer Fast and Furious 9) en réponse à un scénario qui devait être réécrit. Au casting, il avait déjà été annoncé que Daniel Craig (James bond), Léa Seydoux (Dr Madeleine Swann), Jeffrey Wright (Felix Leiter), Ben Whishaw (Q), Rory Kinnear (Tanner) et Ralph Fiennes (M) seraient de la partie. La réalisation avait été confiée à Cary Joji Fukunaga (suite au retrait de Danny Boyle). De son côté, le scénario à l'origine entre les mains de Neal Purvis et Robert Wade semblait poser problème. Depuis, nous avons appris que Scott Z. Burns et Phoebe Waller-Bridge (Fleabag) ont été appelés à la rescousse.

Et c'est là que la conférence de presse d'aujourd'hui s'avère utile puisque l'on apprend entre autres informations que Cary Joji Fukunaga a également mis les mains dans la cambouis pour peaufiner le scénario d'un film qui pourrait marquer la mort du personnage incarné par Daniel Craig depuis Casino Royale en 2006. Preuve s'il en fallait que sans un scénario correct, aucun film ne devrait être mis en production. Mais ce n'est pas tout ! Les acteurs mentionnés plus haut seront rejoints par Ana de Armas, Dali Benssalah, David Dencik, Lashana Lynch, Billy Magnussen et Rami Malek dès ce dimanche, date à laquelle le tournage doit débuter. Dans une vidéo diffusée en streaming, l'équipe de production a annoncé que le film qui porte toujours le titre provisoire de Bond 25 sera tourné aux studios de Pinewood en Grande-Bretagne et passera par l'Italie, la Norvège et la Jamaïque.

Un duel au sommet

Pour rassurer les fans, Barbara Broccoli a tout de même déclaré : "Nous avons un sacré voyage en réserve pour M. Bond" avant d'en dévoiler un (tout petit) peu plus sur le pitch de ce nouveau volet. "La paix de James Bond est de courte durée lorsque son vieil ami Felix Leiter de la CIA vient demander de l'aide. La mission de sauvetage d'un scientifique kidnappé s'avère bien plus traître que prévu et mène Bond sur la piste d'un mystérieux méchant armé d'une nouvelle technologie dangereuse."

Comme la rumeur l'indiquait depuis plusieurs semaines, c'est bien Rami Malek qui fera face à Daniel Craig dans Bond 25. L'acteur de 37 ans récemment oscarisé pour son interprétation de Freddie Mercury dans Bohemian Rhapsody qui n'a pas pu faire le déplacement en Jamaïque pour cause de travail à New York a tout de même annoncé dans ladite vidéo : "Je m'assurerai que M. Bond n'ait pas la vie facile dans ce 25e film". Voilà qui est dit. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à espérer que ce Bond 25 se trouvera prochainement un titre digne de lui...

James Bond: scénario en réécriture, sortie encore décalée, tournage bientôt lancé

Posté par vincy, le 20 février 2019

daniel craig james bond 007 spectre

On a un peu de nouvelles de James Bond. A commencer par un nouveau report de sa sortie. Initialement prévu à l'automne 2019, le changement de réalisateur l'été dernier a conduit les producteurs à le décaler, dans un premier temps à février 2020 pour la Saint-Valentin. Finalement le film ne sortira que le 8 avril 2020 pour Pâques. Ce décalage a conduit Universal à modifier son calendrier (Universal remplacera Sony à la distribution pour les sorties hors USA) en déplaçant Fast and Furious 9, initialement programmé en avril 2019, au 22 mai 2020 (au lieu du 10 avril 2020). C'est la première fois qu'un Bond, depuis 1995 (et donc sa renaissance au box office) sortira en dehors de l'automne. Le tournage débutera le 4 mars.

Ce 25e épisode officiel de la plus vieille franchise du 7e art sera réalisé par Cary Joji Fukunaga, soit le premier réalisateur américain pour un film avec 007.  Ce qui ne change pas c'est James Bond lui-même, toujours interprété par Daniel Craig, pour la cinquième fois. Il sera, comme dans 007 Spectre, entouré de Léa Seydoux côté romance, Ralph Fiennes, Naomie Harris et Ben Whishaw côté boulot. Nulle confirmation pour Christoph Waltz, qui pourtant reste bien vivant à la fin du 24e opus.

Le scénario reste sous la responsabilité de Neal Purvis et Robert Wade, qui ont écrit les six derniers films de la série. Mais c'est justement le scénario qui pose problème. Selon The Guardian, Scott Z. Burns (La vengeance dans la peau, Contagion) aurait été appelé à la rescousse pour réécrire le script, que personne ne trouvait convaincant.

Car l'enjeu est lourd. L'objectif est de rapporter autant de recettes que les deux précédents épisodes: Skyfall avait cumulé 1,1 milliard de $ et 007 Spectre 880 millions de $ dans le monde. Ce James Bond 25 pourrait d'ailleurs coûter bien plus que les 250M$ de budget du précédent film.

Quelques rumeurs vont bon train. Remi Malek serait ainsi en négociations pour le rôle du vilain, même si son agenda semble conflictuel (il tourne la dernière saison de Mr. Robot au printemps). Deux autres actrices sont actuellement en cours de casting, une agente du MI6 et une femme fatale. On murmure aussi, parmi les lieux de tournage possibles que cet épisode se tournerait au studio Pinewood, à Matera en Italie, à Athènes et en Norvège. Le retour de Seydoux, en Dr Madeleine Swann serait assez bref puisque Mme Bond serait tuée (décidément Bond attire le veuvage) au cours de la première partie du film. Tout cela reste à prendre avec des pincettes, tant ce projet a été maintes fois modifié.

Mais la plus grosse rumeur qui semble passionner tout le monde c'est le futur James Bond. Alors que Daniel Craig voulait mourir dans ce 25e épisode, personne ne se résout à cette fin dramatique. Et les producteurs lui cherche déjà un successeur. Idris Elba, Riz Ahmed, Richard Madden, Tom Hardy, Henry Cavill, James Norton, Tom Hiddleston et Henry Golding sont parmi les noms fréquemment cités. En même temps, personne n'avait vu venir l'option blond aux yeux bleus de Daniel Craig il y a presque 15 ans. Mais il sera intéressant de voir si les producteurs osent donner le rôle à un non-caucasien. Une chose est certaine, s'ils veulent miser sur la durée, il leur faut un espion qui n'a pas dépassé les 45 ans. Mais surtout, il faut que l'épilogue du 25e épisode soit une fin définitive à l'ère Craig et une transition vers un autre héros de sa majesté.

Albert Finney (1936-2019), acteur prodigieux et carrière prestigieuse

Posté par vincy, le 8 février 2019

L'acteur britannique Albert Finney est mort aujourd'hui à l'âge de 92 ans. Son élégance naturelle alliée à un corps robuste et un regard malicieux restent inoubliables. Fils de bookmaker, il a parfois pris des risques. Il avait refusé le rôle de Lawrence d'Arabie. Ce qui ne l'a pas empêché au fil des décennies d'obtenu cinq nominations aux Oscars, de gagner trois Golden Globes (en plus de six nominations), de remporter un BAFTA (et 8 autres nominations) et de tourner durant 50 ans au Royaume Uni comme aux Etats-Unis. Il a notamment été marié avec Jane Wenham, puis Anouk Aimée et enfin Pene Delmage.

En 2000, Steven Soderbergh le remet sur le devant de la scène en lui offrant le rôle masculin principal d'Erin Brokovich, où il joue un avocat-mentor de Julia Robert dans une "class-action" écologique. Soderbergh le réembauche pour Traffic et surtout pour Ocean's Twelve, pour une apparition dans l'épilogue, en père voleur de Catherine Zeta-Jones. Albert Finney jouera ainsi les valeurs ajoutées dans plusieurs productions hollywoodiennes: Une grande année de Ridley Scott, La Vengeance dans la peau de Paul Greengrass (en affreux Dr Hirsh) ou Skyfall de Sam Mendes (en garde-chasse de la propriété familiale de James Bond). Le 007 sera son dernier film de cinéma, il y a 7 ans.

Tim Burton lui offre aussi le rôle de Ed Bloom âgé (jeune, il est incarné par Ewan McGregor) dans Big Fish (et il fera une voix dans Les noces funèbres). Il faut dire que Finney est entouré d'un culte pour les cinéastes de cette génération.

Débutant d'abord au théâtre, aux côtés d'Alan Bates et Peter O'Tool, il joue Shakespeare durant les années 1950. On le considéra souvent comme l'héritier de Laurence Olivier. Il débute sur le grand écran en 1960, dans Samedi soir et dimanche matin de Karel Reisz. Tout au long de sa vie, épris de sa liberté, il refuse des gros cachets ou des responsabilités. L'argent ne l'intéresse pas. En 1962, il est Tom Jones dans le film éponyme de Tony Richardson. Albert Finney est l'acteur emblématique de ce Free Cinema britannique qui s'impose dans le Swinging London. Bad boy sympathique dans ce film culte, il envoute la critique qui le propulse dans le star-système. Avec Tony Richardson, il connaît aussi son plus grand succès théâtral dans les années 1960 en incarnant Martin Luther King dans Luther.

Cette liberté artistique le pousse à n'en faire qu'à sa tête. Il réalise ainsi Charlie Bubbles, autoportrait parodique où l'on croise une jeune Liza Minelli. Il fonde la société de production Memorial Enterprises, qui remporte la Palme d'or avec If..., et lance Stephen Frears avec Gumshoe (avec Finney en acteur), Mike Leigh avec Bleak moments et Tony Scott avec Loving Memory.

Audrey Hepburn et Hercule Poirot

Cela ne l'empêche pas de céder à certaines sirènes. dans les années, 1960, il tourne Voyage à deux, de Stanley Donen, périple ensoleillé et cruel avec Audrey Hepburn (avec qui il a eu une liaison) autour d'un couple. Film de guerre, thriller, comédie, il ne cherche pas à s'installer dans un genre. Il excelle en misanthrope dans le film familial Scrooge. Il campe un légendaire Hercule Poirot dans Le crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet (qui le retrouvera pour son ultime film en 2007, le très noir 7h58 ce samedi-là, en doyen familial). Les années 1970 ne sont finalement pas moins riches, même s'il se fait rare, contrairement à Sean Connery ou Michael Caine. Admirable Fouché dans Les Duellistes de Ridley Scott (où il fut payé par une caisse de champagne), il enchaîne des films comme Looker film de SF de Michael Crichton, L'usure du temps d'Alan Parker ou L'habilleur de Peter Yates. On notera surtout sa participation aux œuvres de John Huston, la comédie musicale Annie, et le drame Au-dessous du volcan, où il transcende son personnage de consul solitaire et dépressif.

Les années 1990 peuvent être perçues comme sa traversée du désert au cinéma. Ce serait oublié son passage chez les Coen, en parrain de la mafia irlandaise dans Miller's crossing et surtout deux rôles importants chez Mike Figgis dans The Browning Version en prof homosexuel amer et chez Suri Krishnamma dans Un homme sans importance en chauffeur de bus homosexuel toujours dans "le placard".

les critiques des films d'Albert Finney

Finney tournera un tiers de sa filmographie entre 2000 et 2012, passant de Agnieszka Holland à Michael Apted, en passant par Alan Rudolph. Il a eu pour partenaire Diane Keaton, Jill Clayburgh, Jacqueline Bisset, Julia Roberts. Sur le petit écran il a incarné le pape Jean-Paul II et Winston Churchill. Il a été soldat, docteur, juge, écrivain.

A ne jamais faire trop de concession, à conserver son talent toujours intact, même pour un petit rôle, Albert Finney est resté l'un des acteurs les plus respectés. Son charme et son charisme, son refus d'être acheté par le système et son aspiration à s'en affranchir en ont fait une figure à part dans le cinéma anglo-saxon. Il savait être drôle ou inquiétant, séduisant ou antipathique, sensuel ou monumental. Mais c'est bien son esprit rebelle qui restera : il a refusé tout anoblissement et honneur royal au cours de sa vie, rejetant ainsi le titre de Sir. Pourtant, il a donné de beaux titres de noblesse au métier d'acteur.

Le réalisateur de « True Detective » aux commandes du 25e James Bond

Posté par vincy, le 20 septembre 2018

Il est sorti du chapeau des producteurs de la franchise James Bond. Alors que de nombreux noms circulaient depuis le retrait de Danny Boyle du projet, pour "divergences artistiques", Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont choisi un cinéaste sans doute un peu plus docile.

Cary Joji Fukunaga réalisera donc le 25e épisode de la franchise, avec toujours (et sans doute pour la dernière fois) Daniel Craig dans le rôle de 007. C'est la première fois que le réalisateur d'un James Bond sera américain.

La conséquence de ce choix tardif est le report du tournage, qui devait commencer au début de l'hiver. La production ne débutera finalement que début mars 2019. Aussi, la sortie, programmée pour l'automne 2019 est décalée au 14 février 2020.

Cary Fukunaga, 41 ans, a été révélé en filmant les 8 épisodes de la première saison de True Detective, pour laquelle il a reçu un Emmy Award de la meilleure réalisation. Il vient d'achever la réalisation ds 10 épisodes d'une autre série, Maniac, pour Netflix. Côté long métrage, il a réalisé plusieurs films notables: Sin nombre en 2009, prix du meilleur réalisateur à Sundance et prix spécial du jury à Deauville, Jane Eyre en 2011, avec Mia Wasikowska et Michael Fassbender, Beasts of No Nation en 2015, avec Idris Elba, en compétition à Venise. Il prévoyait de réaliser prochainement The American, biopic sur Leonard Bernstein avec Jake Gyllenhaal.

Burt Reynolds, populaire et séducteur, nous quitte (1936-2018)

Posté par vincy, le 6 septembre 2018

C’est un des acteurs les plus populaires du cinéma américain qui vient de s’éteindre. Burt Reynolds est décédé à Jupiter (ça ne s’invente pas) en Floride ce 6 septembre à l’âge de 82 ans. Il était né le 11 février 1936.

Alors qu’il a été le champion du box office américain dans les années 1970, il n’a été nommé qu’une seule fois aux Oscars, en 1998, pour son rôle secondaire de réalisateur et producteur de film X dans Boogie Nights de Paul Thomas Anderson. Les Golden Globes l’avait sacré en second rôle pour ce même film, après l’avoir nommé deux autres fois pour The Longest Yard en 1974 et pour Starting Over en 1979 (à chaque fois en meilleur acteur de comédie).

Merci Brando

C’est peu dire qu’il fut respecté pour les recettes qu’il accumulait et beaucoup moins pour son talent. Le public ne s’en souciait pas. Il fut cinq fois récompensé par les People’s Choice Award comme acteur favori de l’année. Il a aligné d’énormes cartons en salles : Delivrance, The Longest Yard, Silent Movie, Hooper, The Cannonball run, The Best Little Whorehouse in Texas, avant de voir le public se désintéresser de lui dès 1983.

Une décennie flamboyante pour ce sportif qui rêvait de devenir footballeur professionnel, destin contrarié par une blessure. Il s’oriente vers la police quand, à l’Université, Watson B.Duncan III, professeur de théâtre, croit en son talent et lui offre un rôle dans une pièce.

Parallèlement à une riche décennie en séries télévisées, notamment en incarnant un amérindien dans Gunsmoke, ses premières armes au cinéma sont des films modestes, westerns spaghettis et autres séries B. C’est John Boorman qui l’expose en pleine lumière et fait de lui une star en lui offrant l’un des rôles principaux de Delivrance, aux côtés de Jon Voight. Boorman avait proposé le personnage de Reynolds à Marlon Brando, qui se trouvait trop vieux pour le rôle. Le film étant assez fauché, les comédiens durent faire leurs propres cascades. Et Reynolds y prendra goût pour ses films suivants. Film culte, la brutalité et la sauvagerie de ce « survival » en ont fait l’in des grands classiques du cinéma américain.

L'acteur le plus populaire des seventies

On est en 1972. Sa belle gueule, son corps athlétique (dont il savait s'amuser) font vite des étincelles. Par contraste. Les cinéastes émergents – Scorsese, Coppola, Spielberg… - ont peu d’affinités avec les bourreaux des cœurs. Redford et Newman choisissent essentiellement des grands drames populaires de qualité. Burt Reynolds a cet avantage d’occuper un créneau assez disponible : la comédie et l’aventure. Il tourne pourtant des films très variés, avec quelques grands noms du cinéma. The Longest Yard de Robert Aldrich n’est pas loin d’un film avec Pierre Richard. Aldrich le redirige dans La cité des dangers (Hustle), film noir et sensuel avec Catherine Deneuve. On le voit ensuite chez Peter Bogdanovich (At Long Last Love), Stanley Donen (Lucky Lady), Mel Brooks (Silent Movie), ou encore Alan J. Pakula (Starting Over). De la pure comédie ou de la comédie de mœurs, tout lui va. Il réalise même deux films (Gator, 1976, et la comédie noire The End, 1978).

Son plus gros hit reste Smokey and the Bandit (Cours après moi shérif !) qui eut le droit à deux suites médiocres, sorte d’équipée sauvage et burlesque, un peu crétine, où les « contrebandiers » sont les héros et les shérifs de sombres abrutis. Le film fut la 2e plus grosse recette aux Etats-Unis en 1977, derrière La Guerre des étoiles. Il recruta une fois de plus sa compagne de l’époque, l’actrice oscarisée Sally Field (avec qui il tourna trois autres films).

Le long déclin

Sa réputation de tombeur est accentuée par le choix de ses partenaires féminines, parmi les actrices les plus courtisées d’Hollywood, de Jill Clayburgh à Julie Andrews. Mais il manque tous les grands cinéastes et passe à côté de la mutation d’Hollywood et l’arrivée de l’ère des blockbusters. Le comédien n’a pas encore dit son dernier mot avec les années Reagan. Don Siegel s’essaie à la comédie policière (Rough Cut). En tête d’un casting quatre étoiles, de Roger Moore à Jackie Chan en passant par Farrah Fawcett, il devient pilote de course dans la distrayante Équipée du Cannonball (et sa suite, moins intéressante). Avec Dolly Parton, en mère maquerelle, il joue les shérifs au grand cœur dans La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse…), où la chanteuse country inaugure I Will Always Love You. Blake Edwards en fait son Homme à femmes. Et puis de polars en comédies mal écrites (sauf peut-être Scoop, un peu au dessus du lot), sa carrière décline jusqu’à toucher le fond en 1996, avec Demi Moore, dans Striptease qui leurs valent une razzia de Razzie Awards. Il valait un million de dollars par film dans les 70s et 20 ans plus tard on pouvait l’avoir pour 100000$.

L'homme qui a refusé Star Wars et James Bond

Malgré Boogie Nights, qui prouva s’il le fallait, qu’il était un bon comédien, avec une certaine audace, il ne retrouva aucun rôle majeur par la suite, même s’il n’a cessé de travailler (avec Renny Harlin et Mike Figgis, en apparaissant dans des caméos, ou pour le petit écran). On ne voyait en lui qu’une espèce disparue d’un cinéma un peu honteux. On le cantonnait inconsciemment dans le registre des vedettes has-been, avec ou sans moustache (et sur le tard avec barbe). Il a aussi refusé des rôles qui auraient pu donner un tout autre visage à sa carrière comme Tendres passions, qui valu finalement un Oscar à Jack Nicholson. Mais il a aussi refusé Han Solo et James Bond.

Tarantino, épilogue manqué

Burt Reynolds vieillissait pourtant bien. Il avait ouvert un théâtre dans sa ville de Jupiter. Certes, il jouait dans des films qui passent rapidement en salles comme Shadow Fighter, dans le milieu de la boxe, sorti en mars aux USA. Il continuait de tourner. Il a terminé la comédie de Stephen Wallis, Defining Moment, prévue pour Noël. Mais ironiquement, il avait enfin trouvé un grand cinéaste avec Quentin Tarantino qui devait lui offrir un rôle dans Once Upon a Time in Hollywood, aux côtés de DiCaprio et Pitt. Malheureusement, les scènes n'avaient pas été tournées.

Le dernier film où il était à l’affiche était celui d’Adam Rifkin (en salles le 30 mars derniers aux USA). Il incarnait une ancienne star de cinéma qui devait faire face à sa réalité : une gloire déclinante et le temps qui passe. Presque autobiographique ? Ironiquement, ce film s’intitule The Last Movie Star. Personne ne l’a vu. Mais on sent que Burt Reynolds n’a pas fait les choses au hasard pour clore sa longue filmographie. Hormis cet acte manqué avec Tarantino qui aurait couronné une longue carrière à Hollywood.

En attendant James Bond, Daniel Craig tournera le polar de Rian Johnson

Posté par vincy, le 5 septembre 2018

Faute de réalisateur pour le prochain 007 - Yann Demange et le duo Bart Layton/S.J. Clarkson tiendraient la corde - dont le tournage est, pour l'instant confirmé pour cet hiver, Daniel Craig a décidé de ne pas se tourner les pouces. Le comédien s'est engagé sur le prochain film de Rian Johnson, le polar Knives Out.

Le tournage doit avoir lieu en novembre, ce qui permet à Craig d'enchaîner avec le 25e James Bond, s'il a toujours lieu. Pour Johnson, c'est aussi le calendrier idéal avant qu'il ne retourne à Star Wars, puisqu'il a été confirmé pour achever la nouvelle trilogie.

Daniel Craig interprétera un détective dans ce scénario écrit par Rian Johnson, réalisateur de Star Wars, épisode VIII, Looper et Une arnaque presque parfaite. Récemment, il a été à l'affiche de Logan Lucky de Steven Soderbergh et de Kings de Deniz Gamze Ergüven. On l'attend aussi dans la série "Purity".

Universal met la main sur James Bond

Posté par redaction, le 25 mai 2018

daniel craig james bond 007 spectre

C'est un petit séisme à Hollywood. Sony a perdu les droits de distribution internationaux de James Bond au profit de Universal. Pour Sony, c'est une grosse perte. Les deux derniers films avec 007 sont deux de ses 15 plus grosses recettes. Skyfall avait rapporté 16% de ses recettes annuelles en Amérique du nord et Spectre avait généré 20% des recettes nord-américaines du studio l'année de sa sortie.

Si Sony n'est pas dépourvu en franchises (Jumanji, Spider-Man, Men in Black), il n'empêche que ça déstabilisera ses recettes à venir. Equalizer, Millenium, les reboots de Drôles de dames et de Men in Black, ... rien ne se compare à un James Bond, hormis Spider-Man. Rappelons quand même que Sony a récupéré le prochain film de Quentin Tarantino, au programme de l'été 2019.

Pour Universal, c'est en revanche un très beau coup. Le studio de Jurassic World, de Moi Moche et méchant et autres Minions, de Fast & Furious, et de Jason Bourne, c'est la garantie de compenser l'absence de super-héros à son catalogue. Le studio récupère aussi la distribution vidéo de la saga.

Le 25e James Bond, avec de nouveau Daniel Craig en espion de sa majesté, sera réalisé par Danny Boyle et écrit par John Hodge. Le tournage débutera le 3 décembre. MGM, qui continue de détenir les droits numériques et télévisuels de la franchise, a prévu la sortie du film en Amérique du nord le 8 novembre 2019 et Universal sortira le film dès le 25 octobre 2019 au Royaume Uni, et sans doute dans la foulée dans le reste de l'Europe.

Universal distribuera aussi le prochain film de Danny Boyle, une comédie signée Richard Curtis, avec Lily James, Ana de Armas, Kate McKinnon, Lamorne Morris, Joel Fry et Ed Sheeran. La sortie est prévue pour le 13 septembre 2019. Quelques semaines avant le James Bond.

Face à 007, il y aura quand même du lourd en salles: Wonder Woman 2 (fin octobre), Mort sur le Nil, la suite de la Reine des Neiges et une adaptation d'un Disney en prises de vues réelles, le dessin animé sur Sonic, un Marvel et sans doute le nouveau Terminator. On se doute que Universal, qui avait prévu la sortie d'une comédie produite par Will Packer décalera celle-ci.

James Bond a changé plusieurs fois de distributeur au cours de ses 55 ans d'existence: United Artist (1963-1989), MGM (1981-2002), Sony (2006-2015). Sous la bannière Sony, les recettes ont explosé avec, en quatre films, un box office total de 3,2 milliards de $ dans le monde.

Lewis Gilbert (1920-2018): You Only Live Once

Posté par vincy, le 28 février 2018

Presque centenaire. Lewis Gilbert, réalisateur, scénariste, producteur et acteur britannique, né le 6 mars 1920, est mort le 23 février à l'âge de 97 ans. Réalisateur prolifique qui a commencé en filmant des documentaires durant la seconde guerre mondiale pour la Royal Air Force, Lewis Gilbert s'est surtout fait connaître en réalisant trois James Bond: On ne vit que deux fois (avec Sean Connery), L'espion qui m'aimait et Moonraker (avec Roger Moore).

Mais le cinéaste a aussi été l'auteur d'Alfie le dragueur avec Michael Caine, nommé à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur film et prix spécial du jury à Cannes en 1966. Il a prouvé un talent polyvalent avec différents genres, du film de guerre au policier en passant par le drame. On lui doit Visa pour Hong Kong (avec Orson Welles), Coulez le Bismark!, Un si bel été (avec Danielle Darrieux), La septième aube (avec Capucine), Les derniers aventuriers (avec Charles Aznavour), immense coprod internationale, ou encore L'éducation de Rita, qui le vit triompher aux Baftas avec le prix du meilleur films (en plus de deux Golden Globes pour les acteurs Michael Caine et Julie Walters).

Au total, il a réalisé une quarantaine de films entre 1945 et le début des années 2000, avec des acteurs aussi réputés que Kenneth More, William Holden, Dick Bogarde, Ernest Borgnine, Candice Bergen, Olivie de Havilland ou Michael York.

Fils de la balle (ses parents travaillaient dans le music-hall) et lui même acteur quand il était enfant, Lewis Gilbert a connu de nombreux succès au box office, grâce à une mise en scène efficace et des sujets dramatiques intenses. Il a appris son méteir en étant documentariste et assistant réalisateur d'Alfred Hitchcock (La taverne de la Jamaïque).

Lui qui a connu le succès et les cérémonies d'Oscars s'étonnait encore, avec une joie non dissimulée, de voir que certains de ses films continuaient de plaire au public, des décennies plus tard.

James Bond 25: Danny Boyle s’invite dans la liste des réalisateurs potentiels

Posté par vincy, le 23 février 2018

Le tournage du prochain James Bond ne commencera pas avant quelques mois. Aussi il faut bien lâcher de temps en temps quelques informations afin de faire monter le buzz. On sait désormais que Daniel Craig retrouvera le costard de 007 pour la dernière fois. Désormais c'est le choix du réalisateur qui succèdera à Sam Mendes qui fait l'objet de spéculations. Selon Variety, Danny Boyle serait en haut de la liste.

Le réalisateur oscarisé de Slumdog Millionaire a souvent affirmé, comme beaucoup d'autres, qu'il rêvait de filmer un James Bond. Pour l'instant aucun contrat n'est en cours de signature. D'une part, Danny Boyle se concentre sur sa série Trust et développe un autre projet pour Working Title - un projet qu'il peut facilement reporté en cas de tournage d'un 007. D'autre part, Yann Demange ('71) est toujours sur les rangs, même si sa faible notoriété joue contre lui. A moins que son nouveau film, White Boy Rick, avec Matthew McConaughey et Jennifer Jason Leigh, qui pourrait être à Cannes, ne lui procure une réputation indéniable.

Une chose est certaine, Eon veut un cinéaste qui maîtrise le découpage cut et capable de rafraîchir le style de la franchise.

Danny Boyle présente d'autres avantages. En tant que metteur en scène des cérémonies des Jeux Olympiques de Londres en 2012, il s'était frotté à James Bond en filmant Daniel Craig venant chercher la Reine d'Angleterre pour qu'elle accède au stade par hélicoptère. Avec le scé,ariste John Hodge, son partenaire d'écriture sur ses premiers films, il rédige un script autour de l'espion de sa majesté. Autrement dit, si le scénario plaît aux producteurs, ce sera le 25e James Bond par Danny Boyle. Sinon, on reprendra Neal Purvis et Robert Wade pour écrire les suites de 007, M, Q & co et Yann Demange pourrait être le Plan B.

Reste toujours en suspens les hypothèses qui couraient cet été mais pour cela, il faudra bousculer le planning de Denis Villeneuve ou celui de David Mackenzie.

Ce que l’on sait de James Bond 25

Posté par vincy, le 30 juillet 2017

daniel craig james bond 007 spectre

Le 25e James Bond a été confirmé cette semaine. Faisons un point sur ce que l'on sait de cet épisode très attendu.

La date. Eon et MGM, les deux producteurs de la franchise, ont réservé le créneau américain du 8 novembre 2019 pour la sortie du nouvel épisode. James Bond devra donc ferrailler contre un film Warner/DC Comics inconnu (1er novembre), une adaptation d'un Disney en prises de vues réelles (le même jour que lui), puis dans les semaines qui suivent sa sortie une comédie de Noël avec Melissa McCarthy (Margie Claus, 15 novembre), un Marvel de la Fox (X-Men ou 4 Fantastiques) le 22 novembre, la suite de la Reine des Neiges (27 novembre) et enfin Wonder Woman 2 (13 décembre).

L'acteur. Malgré tout, Daniel Craig rempilera. Il avait signé pour 4 films. Ce sera sans doute son dernier, définitivement (pour cause d'âge et de lassitude pour l'acteur). Sans compter qu'il coûte de plus en plus cher : grâce à lui, les box office des 007 ont explosé, ce qui l'amène à renégocier à la hausse chacun de ses contrats. Les producteurs ont laissé à Craig un peu de répit pour qu'il retrouve la foi. Il a enchaîné les tournages (Logan Lucky et Kings sont prêts à sortir en salles) et se prépare à tourner dans deux séries Comrade Detective et Purity. Une fois ces deux derniers contrats achevés, il pourra endosser de nouveau son smoking d'agent de sa Majesté, pour un tournage qui devrait s'étaler de mi-2018 à début 2019. Il n'a aucun autre projet en cours, ce qui conforte son retour à la tête du 25e James Bond.

Jamais plus jamais pour Daniel Craig?

Le réalisateur. Plusieurs noms apparaissent dans la short-list pour remplacer Sam Mendès qui ne rempilera pas. Les producteurs sont focalisés sur ce poste primordial pour la franchise. Désormais, avoir un cinéaste qui a son ton, son style, son univers est une priorité. En tête, Yann Demange. Ce qui serait une agréable surprise. Le réalisateur, né à Paris, de l'excellent '71 et de White Boy Rick (qui doit sortir en janvier 2018) maîtrise aussi bien l'action que le drame. Selon la presse professionnelle américaine, il est clairement le favori dans une liste de finalistes qui comprend Denis Villeneuve (Premier contact, Blade Runner 2049) et David Mackenzie (Les poings contre les murs, Comancheria). Villeneuve a cependant un problème de calendrier avec la préparation du reboot de Dune. Quant à Mackenzie, il a trois projets en pré-production: deux téléfilms, Damnation et Gemstone, en plus de son prochain film, Outlaw King, avec Chris Pine et Aaron Taylor-Johnson. Une autre possibilité est de confier la caméra à Christopher Nolan, qui s'est dit intéressé. Mais celle-ci est hautement improbable tant Eon productions veut garder le contrôle artistique de la série.

Le distributeur. Le contrat avec Sony, qui a fait un formidable boulot depuis des années vu le box office des années 2000 de l'espion britannique, est arrivé à son terme. Tous les studios en rêvent. Apparemment, c'est la Warner qui tient la corde face à Sony, la Fox et Universal. Nolan peut donc espérer un jour réaliser un James Bond si c'est Warner Bros emporte le morceau, qui s'ajouterait à ses franchises DC Comics, Harry Potter, Godzilla et Lego. En revanche, ce serait un coup très dur pour Sony, qui n'aurait plus que Spider-Man pour rassurer les actionnaires sur ses sorties à venir.

Les scénaristes. C'est d'eux que naîtra le prochain pitch - intrigue, méchant, pays visités, ... - et qui déterminera le casting. Pour un épisode anniversaire, il va falloir déployer les grands moyens (jusqu'au choix de la chanson: il faut une star catégorie A). Neal Purvis et Robert Wade vont donc assurer la continuité et anticiper la défection de Daniel Craig. Ils ont écrit Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall et Spectre, où l'on revenait aux origines de 007 et où l'on passait le relais de Judi Dench à Ralph Fiennes pour M. Il faudra aussi savoir ce qu'il advient du personnage incarné par Léa Seydoux, qui partait aux bras de Daniel Craig, à la fin de Spectre. Enfin, quid de Christoph Waltz, premier méchant à ne pas être tué à la fin d'un épisode. D'un point de vue scénaristique, ce James Bond pourrait être le plus singulier... Les paris sont ouverts.