Posté par geoffroy, le 4 mars 2010
La soirée des César 2010 n’a pas conquis les foules. L’audience, en chute libre, incite l’académie à revoir sa copie au plus vite.
Soutenir que la 35e cérémonie des César fut sage et sans surprise relève du doux euphémisme tant elle aura été soporifique comme laborieuse. Ce triste constat, n’en déplaise aux lauréats, démontre la difficulté des César à célébrer comme il se doit – c'est-à-dire au-delà de la simple récompense – l’ensemble des professionnels du cinéma français. Sans remettre en cause le cru 2010, dominé par Un Prophète de Jacques Audiard, la cérémonie tourna court en égrenant sans âme les prix les uns à la suite des autres.
Vous me rétorquerez qu’un prix se décerne, s’acclame, se siffle à l’occasion – rarement aux César je vous l’accorde – et se remercie. Difficile, en effet, de changer un modus operandi balisé depuis 35 ans. Cela veut-il dire que la manière de s’y prendre n’aurait plus aucune importance ? A entendre les « pitch » d’avant récompense, oui. Au fil des années ils deviennent de plus en plus sirupeux et « télévisuellement » très plats, à l’instar du traditionnel discours d’ouverture prononcé cette année par une Marion Cotillard sans conviction ni originalité.
Quelques mots mous et pompeux prononcés avec hésitation pour rappeler que nous avons la chance de "partager ici ce soir le même rêve de cinéma, la chance d'être dans un pays qui rend ce rêve possible, un cinéma d'une grande richesse". Une chance en effet de pouvoir "aimer, vivre, rire" puis "de nous battre, nous mettre en colère... de hurler même si ça nous chante..."
Comme de coutume, les invités discourent sans gêne à la recherche du plus bel aphorisme afin d’éviter l’errance du lieu commun. N’empêche qu’ils furent nombreux un peu à l’image d’une soirée lente, statique, verbeuse, déclarative à en perdre la tête et le fil. Pourquoi ne pas avoir lâché la bride sur la scène du Châtelet en proposant un spectacle fait de surprises et de rebondissements, de bonne humeur et de spontanéité ? Il semblerait, au grand dam des spectateurs, que cela ne soit pas le genre de la maison. Que voulez-vous, chez nous, on ne badine pas avec les César quitte à plomber sévèrement l’ambiance.
Conséquence : notre duo vedette Gad Elmaleh / Valérie Lemercier s’est laissé étouffer par le rythme de sénateur d’une cérémonie morne, sans vivacité ni liberté de ton. Trois heures à faire du surplace et à attendre que chaque lauréat termine son discours, faut quand même assumer. Dans ce registre ils ont été plutôt bons, comblant autant que faire se peut un vide artistique pour le moins troublant. La soirée, exceptés les grognements lyriques d’une Jeanne Balibar en transe n’ayant pas peur du ridicule, l’émotion vraie d’une Adjani en larmes, l’hommage « lucchinien » à l’immense Eric Rohmer et le César d’honneur rendu à la star hollywoodienne Harrison Ford fut, il faut le reconnaitre, d’une platitude rarement atteinte.
Sans forcément prendre en exemple la cérémonie des Oscars, rendons à César ce qui est aux Oscars : le souffle, le show, les paillettes, le rêve. Il suffit de voir ou revoir la « perf » d’un Hugh Jackman survolté en président de cérémonie des Oscars 2009 pour s’en convaincre. A côté d’un tel savoir-faire scénique, notre édition 2010 fait pâle figure. Résultat des courses, le programme diffusé en clair sur Canal+ a réuni 1,7 millions de téléspectateurs (9,1% de part d'audience, divisée de moitié depuis 2005).
Si les César 2010 auront plébiscité Un Prophète, récompensé par deux fois Tahar Rahim (une première un peu étrange faisant du jeune acteur aussi bien le meilleur espoir masculin que le meilleur acteur), mis un zéro pointé au Welcome de Lioret et récompensé une comédie comme meilleur premier film (Les Beaux Gosses), un dernier point s’impose. Il est navrant de constater qu’il n’y a toujours pas de César du meilleur film d’animation. Un comble pour le pays inventeur du dessin animé (Emile Cohl a projeté sa Fantasmagorie le 17 août 1908 à Paris).
Il serait judicieux de réparer cette injustice dès la revue 2011 qui, on l’espère, sera bien plus palpitante. Le maintient de sa diffusion sur une chaîne nationale en dépend.
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Posté par vincy, le 3 janvier 2010
La surenchère des effets visuels a obligé les studios à investir sur de jeunes acteurs (pas forcément mauvais) pour jouer les héros malgré eux. Les stars catégorie A sont devenues hors de prix pour de telles machineries. Et surtout, Depp, Pitt, Hanks et consors ont préféré jouer dans des films plus "personnels", avec un cinéaste de renom derrière la caméra. Cela ne leur a pas porté malheur puisque les films de Mann, Tarantino et Howard (cherchez l'intrus) ont tous encaissé de grosses recettes dans les salles.
Mais moins que les petits jeunes. Shia LaBeouf domine insolemment le box office cette année avec le plus gros succès de l'année, l'un des plus importants de la décennie, Transformers 2. Il s'agit de son quatrième blockbuster consécutif et de la troisième année de suite où il est en tête d'affiche d'un film finissant sur le podium annuel. Un exploit. A 23 ans, il est clairement au dessus de la mêlée et le représentant idéal de sa génération.
La question reste la même : de toute cette pépinière, qui restera-t-il dans cinq ans, Que deviendra Daniel Radcliffe après les Harry Potter? Robert Pattinson après les Twilight? Chris Pine et Zachary Quinto après les Star Trek? Sans oublier Zac Efron dont le phénomène surpasse largement ses résultats réels au B.O. Certes ce sont les plus populaires sur le web, dans les magazines, et les plus sollicités. Mais il est toujours difficile de se sortir d'une franchise. Et leur avenir n'est pour l'instant pas assuré. Ils dominent le box office, ils sont au top de leur sex appeal, ils sont les Princes des villes, mais Hollywood en a brisé plus d'un...
C'est la différence avec les autres "héros". Les Sam Worthington (Avatar, Terminator Salvation), Hugh Jackman (X-Men), John Cusack (2012), Robert Downey Jr (Sherlock Holmes) ou encore Liam Neeson (Taken). Nés avant 1980, venant des planches ou ayant vadrouillé dans le cinéma indépendant, ils ont croisé le destin d'un personnage par lequel ils se révèlent, se transforment, renaissent, ou encore surprennent. Plus âgés, plus denses, ils s'amusent dans des genres éloignés de leurs débuts. Et le public suit. Tout comme il apprécie George Clooney (In the Air), Christoph Waltz (Inglourious), Christian Bale (Terminator, Public enemies) ou Eric Bana (Hors du temps, Star Trek).
Enfin, il y a les autres : les comédiens qui ont opté pour la comédie. Et cette année, le rire n'a pas été payant. De nombreuses vedettes se sont ramassées. Il y a des exceptions comme Ben Stiller (La nuit au musée 2), qui confirme sa place de leader dans le genre. Ryan Reynolds (La proposition) a plus fait figure de second-rôle appliqué. Rien à voir avec Joseph Gordon-Levitt ((500) jours ensemble) qui fait succomber les spectateurs. Kevin James (Paul Blart) et Vince Vaughn (Couples retreat) ont assuré le minimum vital pour conserver leurs gros cachets. Mais le trio de mecs bourrés dans Very bad trip l'emporte haut la main. De loin la comédie la plus populaire de l'année. Bradley Cooper place d'ailleurs une autre comédie (romantique) dans les cinq comédies les plus vues dans le monde avec Ce que pensent les hommes.
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Posté par vincy, le 4 novembre 2009
Hugh Jackman avait dit non. Il ne reprendrait pas son rôle, pourtant délicieux, de Maître de Cérémonie des Oscars. Problème d'agenda de toute façon : actuellement au théâtre à Broadway ("A Steady Rain", avec Daniel Craig), il doit enchaîner Unbound Captives, avec Robert Pattinson, et Drive. Dommage car Jackman, incontestablement, avait été bon. Les Oscars de la télévision, les Emmy Awards, avaient donné 4 prix (sur dix nominations) : meilleure chorégraphie (les comédies musicales), meilleure musique (le numéro d'ouverture), meilleure montage d'un programme court, meilleur son.
Aussi les producteurs ont cherché la bonne martingale pour cette 82e cérémonie. Ils ont mis peu de temps puisque cette nuit Bill Mechanic et Adam Shankman ont annoncé que le Maître de Cérémonie serait... deux. Les comédiens Steve Martin (64 ans) et Alec Baldwin (51 ans, une fois nommé pour l'Oscar du meilleur second-rôle), aussi connu sur le petit écran que sur le grand, coanimeront la soirée. Les deux font la paire. Martin est un habitué puisqu'il a déjà présenté les Oscars en 2001 et 2003.
La 82e cérémonie des Oscars se déroulera le 7 mars 2010.
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Posté par vincy, le 21 septembre 2009
Les Emmys, les Oscars de la télévision américaine, ont récompensé deux séries principalement : Mad Men et 30 Rock. Et donc aucune surprise. la plupart des émissions primées ont commencé leur carrière il y a au moins deux ans.
Pour ce qui concerne le 7e Art on notera six vainqueurs. Et d'abord la séquence de Hugh Jackman lors de son entrée en scène aux Oscars dans la catégorie meilleure musique ou chanson! De quoi renouveler le contrat? Surtout en tant que meilleurs comédiens, on remarque les noms de Glenn Close (photo), Alec Baldwin et Toni Collette. Comme quoi on peut réussir une reconversion sur le petit écran, ou même, pour le cas de l'actrice de Little Miss Sunshine, une tentative de séduction. Close ne tournait plus rien d'intéressant au cinéma avant que la série "Damages" ne prouve à tous quelle grande tragédienne manipularice elle pouvait jouer. Baldwin et Collette en avaient sans doute assez de jouer les seconds rôles...
Dans la prestigieuse catégorie des miniséries / téléfilm, le meilleur acteur est le grand Brendan Gleeson (The General, Harry Potter) et la meilleure actrice est Jessica Lange (Tootsie, Big Fish), qui est désormais plus célèbre sur le petit que sur le grand écran.
Les Emmys s'étaient offerts un superbe casting de nommés. William Hurt, Andy Sirkis, Kevin Bacon, Kiefer Sutherland, Kenneth Branagh, Michael C. Hall, Steve Carrell, Charlie Sheen, Gabriel Byrne, Kevin Kline (en Cyrano de Bergerac) et Sir Ian McKellen du côté masculin. Vanessa Williams, Elisabeth Perkins, Drew Barrymore, Sigourney Weaver, Holly Hunter (La leçon de Piano), Sally Field, ou encore Shirley MacLaine (en incarnant Coco Chanel) du côté féminin.
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la liste complète des nommés et des gagnants
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Posté par vincy, le 6 mai 2009
Avec 160 millions de $ récoltés de mercredi à dimanche dans le monde entier, Wolverine a gagné un pari difficile : faire exister un personnage en dehors de sa franchise. Du coup, la Fox a confirmé qu'il y aurait une suite à Wolverine, coproduite là encore par Hugh Jackman. La suite permettra de révéler l'histoire japonaise du héros, où il se bat contre des Yakuzas, apprend les méthodes des Samouraïs et tombe amoureux de Mariko Yashida.
Plus discrètement, la Fox a aussi annoncé le développement d'un film autour du personnage de Deadpool (Wade Wilson, qui maîtrise le sabre comme personne). Dans Wolverine, il est incarné par Ryan Reynolds. L'acteur devrait donc reprendre le rôle.
La Fox pense aussi produire un film sur le vilain de X-Men, Magneto (avec Ian McKellen?).
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Posté par vincy, le 28 avril 2009
Trop fort, le porc. Cette bête a la grippe, menace la planète entière avec son virus et même le superhéros mutant, Wolverine, a préféré ne pas l'affronter... Si la pandémie est réellement dramatique, on reste toujours surpris de voir des nouvelles insolites se glisser entre les décès, les mesures et la panique entretenue par pur goût du sensationnalisme. La sortie de Wolverine au Mexique, là où la grippe a démarré et compte le plus grand nombre de victimes, a été retardée. Le film devait sortir jeudi et la Fox a préféré la décaler sans précision. Les cinémas de Mexico City étant fermés actuellement, il ne servait à rien de sortir le film dans le pays, sans le diffuser dans la capitale.
L'avant-première qui devait avoir lieu mercredi a aussi été annulée. Le communiqué de la Fox est un modèle de douceur pour un super-héros censé être assez sauvage : "Nous ne sommes pas seulement inquiets du bien-être de Hugh (Jackman), et nous n'enverrions jamais quelqu'un dans une zone de danger (...) cela n'avait pas de sens d'organiser (la première) dans ces conditions."
De quoi gâcher le début de la saison des blockbusters. Car rien ne dit que cette grippe ne touchera pas les états frontaliers du Mexique comme la Californie ou le Texas. Pour l'instant, les autres studios concernés n'ont rien annoncé concernant Star Trek (prévu le 8 mai) ou Anges & Démons (le 15 mai). Si la grippe se propage dans le pays, le Festival international de cinéma d'Acapulco (3-9 mai) pourrait aussi être menacé.
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Posté par MpM, le 3 avril 2009
Le nouveau volet de la franchise X-Men, qui raconte la naissance du personnage incarné par Hugh Jackman, Wolverine, vient de rejoindre la longue liste des blockbusters pris de vitesse par le web. Alors que le film ne doit sortir que dans quatre semaines (le 29 avril exactement sur les écrans français), il est déjà disponible (dans une version incomplète, volée et bien évidemment illégale) sur de nombreux sites de peer-to-peer.
Le studio Twentieth Century Fox Films, qui produit Wolverine, procède à un marquage numérique de ses films, ce qui lui permet de les suivre s'ils sont diffusés en ligne. C'est ainsi que la fuite a été immédiatement remarquée et dénoncée par le Studio. Même si l'on peut comprendre l'irrépressible impatience des fans, il faut quand même avouer que l'on voit mal le plaisir que les internautes l'ayant téléchargée pourront retirer de cette version tronquée et inachevée dans laquelle manquent nombre d'éléments visuels et sonores...
Toujours est-il que ce nouvel incident prouvre qu'il faudra sans doute plus qu'une loi de plus pour trouver une solution intelligente à la diffusion de films et chansons en ligne. Le FBI est sur la piste de ces "esprits criminels" (ou rebelles). De quoi faire un scénario de cinéma?
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Posté par vincy, le 9 mars 2009
Entre le 29 avril (en france) et le 1er mai (aux USA), un spin-off (film extrait d'une franchise) de X-Men devrait faire l'événement, tout au moins en terme de marketing. X-Men Origins : Wolverine ne reprend en effet qu'un seul des personnages mutants de la BD de Marvel, mais non des moindres puisqu'il s'agit du plus populaire. Hugh Jackman qui s'est fait connaître du grand public avec ce personnage en 2000, a attendu que la trilogie s'épuise un peu pour lancer son propre projet. Produit par sa nouvelle société, Seed Productions, il a davantage contrôlé le processus artistique du blockbuster.
Car, s'il est reconnaissant, l'acteur est aussi critique. Dans un récent entretien à USA Today, Jackman a avoué qu'il était en désaccord avec les évolutions de son personnage au fil des épisodes. "Je pense qu'il est devenu trop sage, qu'on s'est éloigné de son essence, de qui était vraiment Wolverine : un sale type qui veut vivre sa propre vie." Pour la star, cet anti-héros ressemble surtout à des "Inspecteur Harry et des Han Solo." De là, il a décidé de prendre la responsabilité de ce personnage, d'y mettre davantage sa propre personnalité.
Il a aussi recruté son vieux copain, Liev Schreiber, qui voulait jouer Stryker, qui hérite de Sabertooth (Dents de Sabre), le demi-frère de Wolverine. C'est finalement Danny Huston qui reprend le rôle de Stryker (joué par Brian Cox dans X-Men : The Last Stand).
On y croisera aussi une bande de beaux mâles comme Ryan Reynolds, Daniel Henney, Taylor Kitsch, Kevin Durand et Dominic Monaghan ("Lost"). L'histoire débutera 20 ans avant la réunion des X-Men.
Plusieurs cinéastes s'y sont cassés les dents (Brett Ratner, Len Wiseman), Zack Snyder, intéressé, a préféré se consacrer à Watchmen, et Bryan Singer a choisi de faire Walkyrie. Chacun son film commençant avec W. Du coup, c'est le sud-africain Gavin Hood, qui avait rééalisé le fabuleux Tsotsi et l'intriguant Rendition, qui a été choisi. Cela peut donner un blockbuster plus profond qu'espéré même si d'inévitables tensions sont apparues entre le studio (la Fox) et le cinéaste. En pleines répétitions durant les Oscars, Jackman a du refaire quelques prises...
En tout cas, ce sera la première fois depuis Christopher Reeve en Superman, que l'on verra un acteur interprété le même super-héros dans quatre films.
Après cela, Jackman mettra en route, avec sa boîte, Drive, un film d'action très noir réalisé par Nel Marshall, ) partir du roman de James Sallis, publié en France en 2006.
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Posté par vincy, le 24 février 2009
Hugh Jackman peut être satisfait. Sa mission est remplie. Après son désastreux audimat de 2008, la cérémonie a relevé la tête, enregistrant une hausse de 13%. 32 millions de spectateurs américains en 2008, 36 millions cette année. C'est le meilleur chiffre depuis le record de la décennie en 2007 (40 millions). On reste loin des 55 millions de captivés cathodiques en 1998 (Titanic). Les Oscars ont donc bénéficié, comme les Grammy Awards et le Super Bowl plus tôt dans le mois, d'une tendance conjoncturelle : l'intérêt pour les événements hors-normes.
Les spectateurs de New York (avec 49% de part de marché sur la métropole), Chicago (46%) et Los Angeles (44%) ont représenté 20% de l'audience totale de la soirée. Preuve que le public urbain est plus sensible. La différence entre les deux Côtes tient essentiellement eau décalage horaire. Les Oscars commencent en pleine soirée à New York, en fin d'après midi à Los Angeles.
Comparativement, ils ont fait aussi bien que le championnat de Football, bien mieux que American idol (La nouvelle Star version US a culminé à 30 millions de spectateurs) et dépasse largement la série la plus regardée du moment (CSI attire 23 millions de spectateurs).
La nouvelle formule (voir actualité du 4 février) a donc enrayé un déclin qu'on pouvait juger inéluctable.
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Posté par vincy, le 23 février 2009
Le noir était la couleur du soir des Oscars. Même Angelina Jolie la jouait sobre. La cérémonie, qui flirtait souvent avec Broadway, n'aura pas été si courte que ça. Mais le style y était, les innovations n'étaient pas inintéressantes, et Jackman a fait un bon job.
Côté remettants, reconnaissons que ça avait de la classe, hormis cette incongruité d'avoir donné à Reese Witherspoon l'honneur de présenter l'Oscar du meilleur réalisateur. Steven Spielberg pour le meilleur film, des jeunes mecs sexys comme James Franco, Robert Pattinson et Zac Efron, des jeunes filles sexy comme Jessica Biel et Natalie Portman, des stars issues de la télé (Sarah Jessica Parker, Jennifer Aniston, Tina Fey)... Et quelle bonne idée ces quintets pour présenter les catégories d'interprétation, garantissant ainsi le glamour.
Pour le second rôle masculin, Kevin Kline, Christopher Walken, Cuba Gooding Jr, Alan Arkin et Joel Grey donnaient le to. Cinq ex-gagnants de la catégorie, toutes générations confondues. Pour le second rôle féminin, Whoopi Goldberg, Goldie Hawn, Anjelica Huston, Eva Marie-Saint et Tilda Swinton se partageaient la scène. Sophia Loren, Shirley MacLaine, Marion Cotillard, Nicole Kidman et Halle Berry formaient l'actrice parfaite. Michael Douglas, Adrien Brody, Robert de Niro, Anthony Hopkins et Ben "Gandhi" Kingsley composaient le meilleur acteur.
Anna Hathaway incarne Nixon
Côté vocal, point de Peter Gabriel.
Mais Queen Latifah rendit hommage aux morts, Anne Hathaway participa à la séquence d'ouverture de Jackman, et celui-ci, avec Beyoncé Knowles, Zac Efron, Vanessa Hudgens, Amanda Seyfried et Dominic Cooper dansèrent et chantèrent sur un medley de comédies musicales créé par Baz Luhrmann.
A. R. Rahman, John Legend et Mahalaxmi Iyer interprétèrent le médley des trois chansons en lice pour cet Oscar.
Côté répliques et remerciements, les Oscars furent ni pire ni meilleurs que d'habitude. Hugh Jackman fut étincelant, dès les premiers instants, avec grâce, dérision, sens du spectacle, en chant comme en danse.
Il n'a pas hésité à vanner ses collègues comme Meryl Streep et ses 15 nominations ("c'est difficile de ne pas penser qu'elle prend des stéroïdes") ou Mickey Rourke ("nous avons 7 minutes de retard sur le programme, mais si tu gagnes, nous allons passer à vingt minutes").
En revanche, il n'avait rien de prévu pour "Brangelina". "Je n'ai aucune plaisanterie à leur sujet, je dois juste, contractuellement, mentionner cinq fois leur nom durant la soirée."
Finalement ce fut le père de Heath Ledger qui reçu l'Oscar posthume (voir actualité du 25 janvier). Penelope Cruz ne s'est pas évanouie, mais elle en a caressé l'idée.
Simon Baufoy a confié que pour lui il y a des endroits où on ne s'imagine pas aller : "la Lune, le Pôle sud, le podium de Miss Univers et la scène des Oscars".
On conclura avec le deuxième Oscar de Sean Penn pour sa personnification magistrale de l'activiste Harvey Milk. Un club très fermé de 37 acteurs et actrices. Lui aussi vêtu de noir, sage et posé, il a commencé par un provocateur "Merci, bande d'amateurs de tapettes pro-communistes, je ne m'attendais pas à ça".
Dans une Californie encore blessée d'avoir rejeté par référendum le mariage gay, il a joué les porte-flambeaux et donné la tonalité politique de la soirée : "Je pense que c'est le moment pour ceux qui ont voté pour l'interdiction du mariage homosexuel de s'asseoir et de réfléchir à leur grande honte et à la honte dans les yeux de leurs petits enfants s'ils continuent à se comporter ainsi. Nous devons avoir des droits égaux pour tous." Il a enfin cité Obama et Rourke. "Je suis très, très fier de vivre dans un pays qui élit un homme élégant comme président et un pays qui crée des artistes courageux." Il se tourne alors vers l'interprète de The Wrestler : "Des artistes courageux qui, en dépit d'une grande sensibilité ont surmonté d'énormes défis, se relève et qui est mon frère."

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