La Horde: état de siège sanglant

Posté par geoffroy, le 9 février 2010

lahorde.jpgL'histoire : Au Nord de Paris. Décidé à venger la mort d’un des leurs, un groupe de policiers prend d’assaut une tour HLM, dans laquelle s’est barricadée une bande de gangsters, et se retrouve sans le savoir confronté à une horde de zombies. Flics et malfrats n’auront d’autre solution qu’unir leurs forces pour venir à bout de ces êtres terrifiants...

Notre avis : Encore un film de Zombies. Sauf que celui là est français, a été en compétition officielle au dernier festival de Gérardmer, a reçu le prix SyFy Universal et fut l’occasion de « s’éclater » au sens premier du terme lors d’une projection particulièrement sous pression. Pour un premier long-métrage pas très finaud, un peu vain voire léger mais au final plutôt sympathique, l’indulgence serait de rigueur. N’empêche que La Horde de Yannick Dahan et Benjamain Rocher (tous deux anciens journalistes à Mad Movies) manque de mordant et s’empêtre super rapidement dans une rivalité flics/caïds très vite lassante car occultant l’environnement hostile d’une bande de Zombies sortit de nulle part.

Les réalisateurs n’arrivent pour ainsi dire jamais à transformer leur idée de base du film mixte polar-fantastique, préférant les séquences dialoguées aux enjeux de terrain que peut offrir une « tour » de banlieue assiégée par une horde de morts-vivants. Les répliques fusent, sont parfois drôles, fleurent bon l’exagération dans la recherche de celle qui fera mouche et marrer tout le monde. Bref, il s’agit plus d’un bon gros polar à la testostérone pas très effrayant, les Zombies n’étant pas suffisamment incarnés ni menaçants. Pas si sanglant que prévu, l’action non stop se répète à chaque étage malgré une fin bien bourrine même si un peu téléphonée.

Enfin, soulignons la présence de la belle Claude Perron, de la gueule Jo Prestia et du dramaturge Yves Pignot interprétant un René plutôt jouissif en « dégommeur » de Zombies. L’ensemble reste malgré tout trop caricatural dans sa construction, même si nous sentons la volonté des deux cinéastes de rendre un hommage au cinéma de genre qui aura bercé leur enfance.

Chronique du Festival de Gérardmer 2010 : les neiges silencieuses

Posté par geoffroy, le 31 janvier 2010

Vendredi 29/1/10 14 :00

Dans les neiges vosgiennes profondes le giallo fut Amer et La horde peu sanglante. Mais beaucoup d’aboiements ont transpercés les festivaliers lorsque les chiens sont sortis de leur maison (Doghouse).

Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forziani (Compétition officielle)

Quête charnelle à travers trois temps dans la vie d’une femme, Amer brille par son expérimentation de l’image et du son. Ce premier film exploite une palette cinématographique dense et cohérente entre l’hommage au giallo et le cinéma de Bunuel. Par effleurement des sens Amer suggère le désir et la fragilité de la chair de manière brutale, colorée, intime, comme offerte à l’autre tout en le lui refusant. Expérience troublante entachée par un troisième acte un peu vain, Amer reste une très bonne surprise.

Notes : Denis 4/5 ; Geoffroy 4/5

La Horde, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (Compétition officielle)

La Horde est un essai français sympathique mais un peu vain voire léger du film de zombies. Association de circonstance entre des flics masqués et des durs à cuire de cité contre une horde de zombies sortie de nulle part, l’action non stop se répète à chaque étage entre punch lines agressives et dégommage de zombies pas si sanglant que prévu. Un brin décevant.

Notes : Denis 2/5 ; Geoffroy 2/5

Doghouse de Jack West (Hors compétition)

Film potache à la Shaun of the dead, Doghouse est un film de femmes zombies lorgnant du côté de la parodie sans prétention des films du genre. On est jamais vraiment surpris ni déçu. On se marre des quelques situations incongrues entre misogynie et découpage de doigts. Un vrai bon moment sympathique à partager entre pote.

Notes: Denis 3/5 ; Geoffroy 2/5

***

Samedi 30 /01/2010

Halloween 2 de Rob Zombie (Hors Compétition)

Faisant suite au remake d’Halloween sortie en 2009 et réalisé également par Rob Zombie, ce n°2 reste sur les traces de la saga tout en offrant une pointe d’originalité assez rare dans ce genre cinématographique. Zombie nous gratifie de belles scènes oniriques plongeant le spectateur dans la folie meurtrière d’un Myers toujours aussi flippant.

Notes : Denis 3/5 ; Geoffroy 3/5

The Door de Anno Saul (Compétition officielle)

Sur le thème très original du monde parallèle, le réalisateur brosse le quotidien d’un père responsable de la mort de sa fille. Traversant par hasard une porte temporelle, il a la possibilité de revenir en arrière et modifier ses erreurs. S’ensuit une mise en scène convenue qui, malgré le talent des acteurs (mention spéciale à Mikkelsen), plombe irrémédiablement le film. Le twist final ne changera pas le cours des choses et The Door s’avère être une œuvre rapidement oublié.

Notes : Denis 1/5 ; Geoffroy 2/5

Survival of the dead, de Georges Romero (Hors compétition)

L’un des films les plus attendus du festival fut aussi l’une des plus grosses déceptions. Romero plagie Romero et nous pond un zombie chez les ploucs. Il enterre d’un coup de sabot sa saga et par là même occasion le film de zombie. Adieu critique des Etats Unis, adieu fronde contre le consumérisme et la saturation des images, Romero n’a plus rien à dire. Clap de fin.

Notes : Denis 0/5 ; Geoffroy 1/5

Esther espère terrifier son monde

Posté par kristofy, le 22 décembre 2009

esther.jpg"Quelque chose ne va pas chez Esther…"

L’histoire : Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Ether.
Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la douce enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...

Notre avis : Elle a l’allure d’une petite fille modèle avec ses jolies robes et ses rubans mais elle est loin d’être un modèle de petite fille sage. Esther est plutôt une gamine très maligne qui sait se défendre…et surtout attaquer. Rien que son regard montre que c’est une orpheline qui est bizarre, ce que le spectateur ‘sait’ d’avance. Cependant aucun des personnages du film ne remarque quelque chose d’étrange jusqu’à ce que…

Esther est un thriller pas très original mais relativement efficace. Malgré son nom hispanique, Jaume Collet-Serra n’est pas un autre réalisateur du renouveau horrifique venu d’Espagne : il avait déjà mis en boite La Maison de Cire qui était déjà aussi une production Dark Castle. La boîte a déjà produit 13 fantômes, Le vaisseau de l'angoisse, Gothika, Les Châtiments… , soit l’ambition de proposer régulièrement un film d’angoisse original (ou un remake inspiré d’un classique) avec en gros, comme slogan, "ça va vous faire peur". Esther est dans cette droite ligne : un film (assez) divertissant d’épouvante (mais pas trop). C’est le caractère de cette Esther (et son secret) qui provoque un mélange de fascination/répulsion qui tient en halène, car on va la découvrir mettre sa famille adoptive à feu et à sang.

Vera Farmiga (formidable dans In the air, bientôt sur les écrans) et Peter Sarsgaard se vont voler la vedette par la gamine Isabelle Fuhrman qui compose ici une méchante monstrueuse dont on se souviendra. C’est même peut-être la fillette la plus flippante au cinéma depuis Linda Blair dans L’Exorciste. Le thème de l’enfant comme menace mortelle est un classique du genre fantastique bien qu’il soit (mal)traité souvent sous l’angle du risible (Godsend, Joshua, Ils). Il faut reconnaître que Jaume Collet-Serra s’en sort plutôt bien. Si son film n’évite pas quelques clichés téléphonés il réussit à distiller progressivement un certain malaise. Le scénario est composé des différents écueils qui cimentent ou fragilisent une famille comme le deuil, l’adultère, l’alcoolisme, et bien entendu l’adoption d’une orpheline qui s’appelle Esther. Quand on découvrira sa véritable personnalité, brrrr… Oserez-vous (encore) la regarder ?

Saw VI : la sauce ne prend plus…

Posté par kristofy, le 3 novembre 2009

saw 6L'histoire : Cette fois le film est plus orienté sur une nouvelle victime qui doit subir quatre épreuves mortelles. Il s’agit d’un manager d’une compagnie d’assurance (joué par Peter Outerbridge, le scientifique de la très recommandable série ReGenesis) dont le métier est de trouver une faille dans les contrats de ses assurés pour ne pas rembourser leurs frais médicaux (une pratique américaine déjà dénoncée par Michael Moore dans Sicko). C’est donc un profiteur de la misère humaine qui va devoir traverser un labyrinthe de pièges où pour survivre il va devoir choisir parmi d’autres victimes qui doit vivre ou mourir...  

Avant-propos : Cette fois on y est : après Saw 5 voila Saw 6, le titre de film d’horreur le plus involontairement drôle. Alors évidement on va en entendre de bien bonnes à la caisse des salles de cinéma, comme par exemple "je voudrais une Saw 6 avec beaucoup de ketchup"… en attendant Saw 7. Dur pour les zozoteurs. Si le titre est aussi peu original c’est bien que la formule est toujours la même: il y a encore un mystérieux tueur qui oblige ses victimes prisonnières à se mutiler dans l’espérance de pouvoir s’échapper (et de ne pas finir en chair à saucisse).

Le film Saw, celui de James Wan et Leigh Whannell en 2004, était un vrai petit bijou de film d’horreur avec un scénario machiavélique et une réalisation sadique. Au sortir de la salle c’est rien de dire qu’on avait l’estomac noué, le succès est mondial et très lucratif. Alors très vite une suite arrive, puis une autre chaque année. La saga des Saw promet son lot d’hémoglobine et on en sort avec l’estomac plein de pop-corn. Les producteurs encaissent 700 millions de $ dans le monde (avec mention TB pour les épisodes II et III). Malheureusement aucun des épisodes suivant n’arrive à la hauteur du premier film. Pour les suites de Saw on prend de nouveaux acteurs (pour remplacer ceux qui sont morts trucidés) avec un ou deux survivants et on recommence un autre jeu de massacre. Qu’importe si l’effrayant Jigsaw (le tueur au puzzle) est mort, il est toujours là en flash-back pour inspirer son successeur…

Notre avis : Saw 6 va sans nul doute faire plaisir à ceux qui ont déjà suivi les films précédents car on y trouve des nouvelles pièces du puzzle sur les relations qu’entretiennent les différents tueurs de la série. Avec la même continuité visuelle, le nouveau réalisateur Kevin Greutert (ancien chef-monteur de la série) s'est entouré de la plupart des techniciens habituels (image, décors, costumes).

Saw 6 provoque une réaction un peu curieuse : le spectateur n’a plus peur avec ni pour les victimes (comme dans Saw à l’origine) mais on attend juste qu’elles trépassent de la façon la plus atroce. La torture psychologique du dilemme moral (tuer pour ne pas mourir ?) a laissé place à une succession de tortures physiques brutales (il faut tuer presque tout le monde). Saw 6 souffre également d’une baisse d’inspiration pour les différentes mises à mort, les techniques les plus basiques (asphyxie, pendaison, tir à la carabine) peuvent ici décevoir en comparaison des douleurs les plus sophistiquées déjà éprouvées (Saw 3 avait même été interdit aux moins de 18 ans). Ici on joue la continuité sans le changement, mais pour les amateurs de sensations fortes la recette reste efficace.

Xavier Gens revient en territoire anglophone

Posté par vincy, le 27 octobre 2009

Xavier Gens revient au thriller en langue anglaise, deux ans après Hitman (2007), son dernier film tourné et gros succès international. Gens avait aussi obtenu un succès d'estime avec Frontière(s), film horrifique tourné avant Hitman, mais sorti après. Les deux ayant été très rentables, ils ont permis à Gens de convaincre des producteurs et distributeurs internationaux de le suivre sur son nouveau projet. Dans 4 mois, il reprendra le chemin des plateaux avec The Fallout, en Europe de l'Est. Ce thriller futuriste prendra place dans un squat new yorkais. en plein monde post-apocalyptique.

Paranormal activity avancé au 2 décembre

Posté par MpM, le 21 octobre 2009

Paranormal activityParanormal activity, le nouveau phénomène du cinéma américain, sortira sur les écrans français le 2 décembre prochain. Ce thriller psychologique qui montre un jeune couple aux prises avec un esprit maléfique se présente comme le montage a posteriori d’images de surveillance vidéo tournées par les deux protagonistes dans leur propre maison entre septembre et octobre 2006.

Réalisé avec très peu de moyens (environ 11 000 dollars) et tourné en une semaine pour 15 000$, ce long métrage signé par un jeune inconnu, Oren Peli, designer de jeux vidéos, avait tout d’abord été acheté par DreamWorks comme base de travail pour un remake. Mais suite à l’enthousiasme de Steven Spielberg (si effrayé qu’il n’a pu regarder le film en une seule traite, dit-on), Paranormal activity a finalement bénéficié d’une sortie en salles où il a rapporté plus de sept fois son budget en un week-end et seulement 12 écrans ! Depuis, il a récolté près de 35 millions de dollars et a été vendu dans 52 pays. En France, le film a été acquis il y a un an par Wild Bunch, qui voulait le sortir initialement le 6 janvier 2010 mais à décidé d'avancer la sortie pour profiter du phénomène.

Un tel succès s’explique probablement par la simplicité et le dépouillement du film qui se déroule entièrement en huis-clos (la maison du jeune couple) et joue principalement la carte de la suggestion. Le réalisateur ravive notamment nos peurs enfantines en filmant dans de larges plans fixes les protagonistes en train de dormir pendant que quelque chose d’invisible semble se rapprocher de leur lit. Ce genre de situation extrêmement banale permet ainsi au spectateur de s’identifier facilement à ce qu’il voit, d’où une angoisse permanente qui pourrait bien se prolonger au-delà du film...

Réponse et début de l’insomnie le 2 décembre.

Deauville : l’horreur est parmi nous

Posté par kristofy, le 9 septembre 2009

S'il ne fallait qu'un mot, on dirait que District 9 est monstrueux.

On pensait voir un film fantastique qui fait son petit effet, mais il se révèle être un fantastique film qui fait grosse impression. Ici, au Festival américain de Deauville, on entend "very impressive" de toutes parts. Avant la projection, l’acteur Sharlto Copley et le réalisateur Neill Blomkamp (juste 30 ans) étaient encore des visages inconnus, après la séance, ils sont devenus l'objet de toutes les attentions, et notamment d'applaudissements plus que nourris.

En fait, District 9 est coproduit par Peter Jackson (les effets spéciaux sont donc assurés par Weta), et le budget était assez confortable. L'histoire est celle d’extra-terrestres retenus en camps de concentration depuis une vingtaine d'années. Ces réfugiés d’une autre espèce ne sont pas les bienvenus, depuis que violence et trafics en tout genre prolifèrent, et décision est prise de les délocaliser. Un bureaucrate apparemment peu futé est chargé des formalités, mais il va être infecté et… la suite sur les écrans dès le 16 septembre. Ecran Noir en a fait son premier coup de coeur... depuis des lustres. Tout comme Boyle ravivait les zombies aec 28 jours plus tard, on peut dire que Neill Blomkamp fait de même avec les aliens : District 9 est un film novateur, nihiliste, et spectaculaire.

Dans une dimension parallèle (une autre salle de Deauville), Nightmares in red, white and blue : the evolution of the american horror filmon a vu le documentaire Nightmares in red, white and blue : the evolution of the american horror film. Derrière ce titre à faire peur se cache le témoignage de réalisateurs spécialisés dans l'épouvante qui font part de leurs films d’horreur préférés et expliquent pourquoi ils voient en eux une réaction à la politique du moment, depuis les monstres du début du XXe siècle en passant par les serial-killers, jusqu’aux récents films de torture.

Les intervenants, parmi lesquels Roger Corman, Joe Dante, Mick Garris, Larry Cohen, Brian Yuzna, George A. Romero ou encore John Carpenter (ces deux derniers faisant les remarques les plus intéressantes), montrent l'influence de la grande Histoire sur la petite : ainsi, après le retour de soldats amputés après la guerre, certains films de monstres ont évolués, la lutte contre le communisme a vu proliférer des films avec des extra-terrestres venus d’ailleurs, la guerre froide a initié des films qui évoquent les dégâts de l’arme nucléaire, les tueurs les plus fous ont des justifications que l’on trouve dans la religion, le climat post 11 septembre et la guerre en Irak ne seraientt pas sans rapport avec une violence cinématographique de plus en plus barbare, etc.

John Carpenter parle notamment du mal extérieur (les autres, que les Américains veulent combattre) et du mal intérieur (soi-même, que les américains ont du mal à reconnaître). Si dans de nombreux films, les personnages commettent des actes ignobles quand ils ont peur, ne serait-ce pas une réaction à leurs différents gouvernements ? Ce documentaire enchaîne de nombreux extraits de films qui illustrent les propos des différents intervenants, et montre à quel point les films d’horreur sont le reflet d’une certaine contre-culture.

Et justement, que voit-on dans District 9 ? Un lobby de xénophobes qui veut s’enrichir en vendant des armes, un camp de concentration où on oublie dignité et respect, des expériences secrètes et inhumaines, des mensonges aux informations télévisées… mais bien entendu, ce n’est que du cinéma.

Danny DeVito dévoile son site web… sanglant.

Posté par vincy, le 23 juillet 2009

bloodfactory.jpgA l'occastion de l'énorme congrès de la BD à San Diego (mais aussi des produits dérivés, des jeux vidéos, ...), l'acteur, réalisateur et producteur va dévoiler son site internet The Blood Factory. Le site aura pour vocation de diffuser des courts métrages d'horreur. Une cinquantaine serait déjà dans les tuyaux. Réalisés pour un tiers d'entre eux par DeVito, ils ont été scénarisés par John Albo.

Le site mise sur le fait que le trafic générera de l'audience payante, sans vendre le moindre espace publicitaire. La chair, le sang, l'inceste, le cannibalisme font de ces films des objets interdits au moins de 16 ans.

[REC]2 fera l’ouverture du 42e festival de Sitges

Posté par vincy, le 6 juillet 2009

Le festival international du film fantastique de Sitges (Espagne), sans doute la manifestation la plus prestigieuse dans le cinéma de genre, ouvrira sa 42e édition  le 2 octobre avec la suite de [REC], qui fera ainsi son lancement mondial.

Le premier épisode avait séduit 1,4 millions de spectateurs en Espagne. Sorti en avril 2008 en France, il avait réussi à captiver 554 000 spectateurs français. Réalisée, comme le premier opus, par Jaume Balaguero et Paco Plaza, la suite sera dans les salles ibériques dès le 9 octobre. Les Français devront attendre le 23 décembre pour découvrir la nouvelle histoire, qui prendra place quinze minutes après la fin du film originel. [REC] a déjà été revisité par Hollywood (En quarantaine).

Cannes 2009 : Qui est Eli Roth ?

Posté par vincy, le 20 mai 2009

cnz_eliroth.jpgLui, Eli, c'est un "trash". Et pas seulement parce que son psoriasis peut abimer de temps en temps sa peau. Il a beau partagé l'affiche de Brad Pitt, Mike Myers et Michael Fassbender dans Inglourious Basterds, ce n'est pas le même genre. C'est un mec de films de genres. Réalisateur, scénariste et producteur de films d'horreur comme Cabin Fever (pour beaucoup son meilleur film à date), Hostel (et sa suite) et le futur Cell, Roth ame faire le comique ensanglanté sur les tapis rouges d'avant-premières.

Ce n'est pas sa première fois avec Quentin Tarantino. On peut même dire que ce Roth là (à ne pas confondre avec Tim, vu dans Reservoir Dogs) est de la famille. On l'a djéà vu dans Death Proof, qui, sans doute, était une forme de consécration dans sa carrière d'acteur spécialisé dans l'horreur (avec des variantes : gore, potache...) : Terror Firmer, 2001 Maniacs, Citizen Toxie IV, ...

Ce grand gars venu de Boston, surnommé Gorilka, a eu sa révélation en voyant Alien à 8 ans. De quoi vouloir faire des films super 8. Une cinquantaine de courts métrages familiaux plus tard, il entre à la pretsigieuse New York University, où il reçoit un prix pour son film Restaurant dogs. Pourtant il ramera par la suite. Il dépensera énormément d'énergie et de temps à finaliser le budget de Cabin fever (qui sortira finalement en 2003 et deviendra le film d'horreur le plus rentable de cette année-là) . Il s'exile à Los Angeles puis se lance dans l'animation et va jusqu'à collaborer avec David Lynch pour les contenus audiovisuels de son site web. Ils resteront proches.

Après le succès de Cabin Fever, Eli Roth va fonder la compagnie LLC, spécialisée dans les productions d'horreur à petits budgets. Il est ainsi remarqué par Tarantino mais aussi Peter Jackson et Tobe Hooper.

Ce mec là est génétiquement atteint (on ne voit que ça comme explication à son désordre visuel) : il ne distingue pas les couleurs rouge et marron et bleue et noire, il est allergique aux chats, son père est psychiatre, c'est un fans des jumelles Olsen et d'un savant croatien. A 37 ans, cet "adulescent" multi-millionnaire passe de femmes en femmes (l'une d'elles aurait été Rosario Dawson).

A Cannes, il se fera connaître en "Juif poilu" dans la bande Quentin. Mais Eli a aussi réalisé un film de propagande nazi, Nation's Pride, inséré dans Inglourious Basterds.