Les Studios Raleigh mettent la pression sur l’Etat français pour leur projet toulousain

Posté par vincy, le 2 février 2012

Michael Moore (rien à voir avec le documentariste) met la pression sur l'Etat français pour réaliser son projet d'installer des studios de cinéma à Cugnaux, près de Toulouse (voir notre article du 20 juin 2011). Car il ne manque que ce feu vert pour enclencher les opérations.

Le président des Studios Raleigh a présenté mardi dernier son projet - 100 millions d'euros d'investissements - et espère une réponse très rapide, avant que l'élection présidentielle ne paralyse toute prise de décision. Burno Ganja, son mandataire français, ajoute que "le patron de Raleigh veut savoir si oui ou non les décideurs économiques, les personnalités politiques et institutionnelles de la région, sont prêts à se mobiliser pour la réussite de ce projet."

Ne croyons pas que monsieur Moore soit impatient : depuis juin, il patiente et défend son projet auprès des collectivités et du préfet. 2 à 3 mille emplois pourraient être créés sur l'ancienne base militaire de Francazal.

Un "projet extraordinaire"

Le préfet du département, Henri-Michel Comet, réunira mardi prochain un comité de pilotage avec les élus concernés. Il ne manque en effet que la décision de l'Etat, propriétaire de la base militaire qui doit être reconvertie, pour lancer les travaux. Les Studios Raleigh assurent que tout est prêt : plan du site, modèle économique (rentable), ...  Les élus semblent emballés. le Maire de Cugnaux évoque un "projet extraordinaire". Il précise : "je peux dire qu'il ne lui manque que la signature de l'État pour s'accomplir. Des solutions administratives existent qui offrent un cadre juridique sécurisé pour les deux parties. Je pense, en particulier, au principe de l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) que j'encourage les services de la préfecture à examiner."

Mais l'Etat avait d'autres projets, contrariés par cette proposition : un aérodrome d'affaires et une zone d'activité économique dédiée à l'industrie aéronautique dont dépend (sans doute de façon trop hégémonique) l'agglomération toulousaine).

Le projet des Studios Raleigh permet une diversification économique salutaire pour cette région. Un développement assez logique dans la ville qui possède la deuxième cinémathèque de France.

Des studios pour des productions françaises et européennes

L'Etat a été contraint de s'intéresser au dossier, tout en imposant ses conditions : seulement 45 des 300 hectares demandés seront dévolus au projet, qui a du sacrifier des hangars plus vastes pour sauver son modèle économique (une partie des terrains va être occupé par un hôtel notamment). Le Maire de Toulouse exige que le projet soit économiquement viable et ne remette pas en question la stratégie industrielle autour de l'aéronautique de l'agglomération.

Michael Moore a indiqué dans un entretien au quotidien régional La dépêche du midi que son "but est de créer ici les meilleures installations professionnelles pour permettre aux réalisateurs français et européens de travailler dans d'excellentes conditions." Il ajoute : "Nous serons en mesure de répondre à l'ensemble de la demande : production de téléfilms, productions et coproductions françaises et européennes."

Mais après les nouveaux studios de Marseille, La Rochelle, Lyon et bientôt ceux de Luc Besson à Saint-Denis, Toulouse peut-elle s'imposer dans un jeu de plus en plus concurrentiel ?

L'aménagement de la zone de Francazal fera l'objet d'un appel à projet qui débutera dans le courant du premier semestre 2012 pour s'achever à la fin de l'année.

The Artist et Tintin font un pas de plus vers les Oscars

Posté par vincy, le 22 janvier 2012

Les Producers Guild of America Awards ont récompensé samedi soir The Artist et Les aventures de Tintin comme meilleur film et meilleur film d'animation. Thomas Langmann a reçu le prix Darryl F. Zanuck du meilleur producteur de l'année pour un film, tandis que Peter Jackson, Kathleen Kennedy et Steven Spielberg obtenaient celui de meilleurs producteurs d'un film d'animation.

Il s'agit du prix se rapprochant le plus de l'Oscar du meilleur film et du meilleur film d'animation. Cela conforte les deux films dans la course aux Oscars, puisqu'ils ont reçu dimanche dernier le Golden Globe du meilleur film / comédie ou musical et du meilleur film d'animation.

Sur les vingt dernières années, le prix du meilleur producteur a conduit 12 fois à l'Oscar du meilleur film (et tous les films récompensés par la PGA l'ont gagné depuis 2007). Depuis 2008, tous les films d'animations qui ont reçu ce prix ont gagné l'Oscar du meilleur film d'animation.

Sundance 2012 : des vedettes hollywoodiennes au menu du Festival

Posté par vincy, le 20 janvier 2012

Si la plupart des films présentés à Sundance, et généralement ceux qui se retrouvent au palmarès, sont signés pas des jeunes cinéastes et sont dépourvus de stars à leur générique, quelques uns sont là pour séduire les médias, les photographes et donner un peu de glamour à la saison hivernale américaine.

A trois semaines du Festival de Berlin, Sundance lance l'année cinématographique alors qu'Hollywood en est encore à voter pour le prochains Oscars des films de l'année précédente.

Cette année, Park City et ses environs accueillent son lot de vedettes, certaines montantes, d'autres sur le retour.

Dans la compétition, Mark Webber (qui en tant qu'acteur est aussi à l'affiche de deux autres films à Sundance) réunit Shannyn Sossamon, Michael Cera, Jason Ritter et Amanda Seyfried dans The End of Love.

Youssef Delara et Michael D. Olmos font renaître au cinéma Lou Diamond Phillips (La Bamba) dans Filly Brown.

Paul Dano et Jena Malone sont les deux stars de For Ellen, de So Yong Kim.

Dennis Haysbert ("24 heures", Loin du Paradis) et Danny Glover se cotoient dans Luv, de Sheldon Candis. Enfin,

The Surrogate, de Ben Lewin, célébrera le grand retour de l'oscarisée Helen Hunt, qui sera face à William H. Macy.

Côté international, on croisera Said Taghmaoui (My Brother the Devil, de Sally El Hosaini).

C'est évidemment dans les soirées de gala que les stars seront présentes. Pour ne pas dire omniprésentes.

Arbitrage, de Nicholas Jarecki, met en scène Richard Gere, Susan Sarandon et Tim Roth.

Sarandon est aussi du casting de Robot and Frank, qui comprend Frank Langella, James Marsden et Liv Tyler, un film de Jake Schreier, qui sera diffusé lors d'une soirée de gala spéciale.

Kirsten Dunst est la vedette de Bachelorette, de Leslye Headland.

Elijah Wood et Emma Roberts ont des seconds-rôles dans Celeste and Jesse Forever, de Lee Toland Krieger.

GOATS de Christopher Neil forme un duo inédit avec David Duchovny et Vera Farmiga. La partenaire dans X-Files de Duchovny, Gillian Anderson, aux côtés de Clive Owen, sera présente avec Shadow Dancer, de James Marsh.

Sundance accueille aussi le nouveau film de Stephen Frears, Lay the Favorite, avec Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones et Rebecca Hall.

Parker Posey, qui animera la cérémonie d'ouverture du Festival, est la vedette de Price Check, de Michael Walker.

Cillian Murphy, Sigourney Weaver et Robert de Niro ont été recrutés par Rodrigo Cortés dans Red Lights.

Le film de clôture, The Words, de Brian Klugman et Lee Sternthal, n'est pas avare en rgos cachets : Bradley Cooper, Jeremy Irons, Olivia Wilde et Zoe Saldana.

Joseph Gordon-Levitt animera Hit RECord at the Movies, une exploration interactive entre le public et les productions de hitRECord.

Dans les autres sélections, on notera la venue de Emily Blunt (Your Sister's Sister, de Lynn Shelton), de Jesse Eisenberg et Melissa Leo (Predisposed, de Philip Dorling et Ron Nyswaner) et de Sean Penn et Frances McDormand (This Must Be The Place, de Paolo Sorrentino).

Après Coppola, c’est au tour de George Lucas de vouloir quitter Hollywood

Posté par vincy, le 19 janvier 2012

Coup de blues ou décision mûrie? George Lucas a annoncé au New York Times qu'il abandonnait Hollywood. Le déclic? La sortie du film Red Tails

Pour Lucas, l'amertume est d'autant plus épaisse qu'il s'agit de son premier scénario écrit depuis Radioland Murders en 1994, si l'on excepte la nouvelle trilogie de Star Wars et le 4e Indiana Jones.

Red Tails sort ainsi sans l'appui d'Hollywood : Lucas en tire les conséquences : "Je prend ma retraite, je m'éloigne du business, de ma compagnie [Lucas films], de tous ces trucs-là."

Grosse fatigue. Déjà aux temps de Star Wars, il avait du se battre pour imposer son épopée spatiale contre Hollywood. Cette prise de risque lui avait permit de bien négocier ses droits et de devenir milliardaire assez rapidement.

Tout comme Coppola qui rêvait de créer son studio et réalise désormais des films indépendants en Roumanie ou en Argentine, Lucas confie qu'il veut revenir au film d'auteur, genre qui fit sa gloire à ses débuts (American Graffiti, THX 1138, et ses nombreux courts-métrages). Le réalisateur-producteur-scénariste-entrepreneur est aussi lassé de Star Wars, ou plus exactement de ses fans, qui s'estiment tout autant propriétaire de la saga que son propre auteur. Le fait que Lucas ait signé une deuxième trilogie décevante, qu'il ait osé retoucher la première, a cassé le lien entre le créateur et son public. Finis les blockbusters? "Pourquoi en ferais-je encore, alors que tout le monde vous réprimande en permanence et peste contre le terrible personnage que vous êtes?" Ça ne l'empêche pas d'avoir planifié la sortie 3D de chacun des épisodes à compter de cette année...

En voulant revenir à un cinéma plus modeste, lui qui a tant vanté le "branding" et le "spectacle-opéra", Lucas laisse la place à Cameron, Jackson, Spielberg et consorts, qui parviennent à rester indépendants tout en étant intégrer à Hollywood, même si chacun d'entre eux connait de grosses difficultés parfois à convaincre les décideurs de financer leurs fresques coûteuses.

Red Tails est réalisé par Anthony Hemingway ("The Wire", "True Blood", "Fringe"). C'est l'histoire (vraie) d'outsiders, des pilotes de chasse afro-américains, premier escadron aérien noir, qui luttent contre l'Allemagne nazie, alias l'Empire du mal, pendant la seconde guerre mondiale. Le titre du film provient des "queues rouges" qui distinguaient leurs avions de chasse. Le marketing vante des effets spéciaux incroyables. Le savoir-faire d'ILM n'est plus à prouver mais la bande annonce ne montre pas grand chose de neuf en la matière. Un prequel et une suite sont tout de même prévu en cas de succès;. De quoi retarder les adieux de Lucas.

Son associé et ami le producteur Rick McCallum a commenté a nouvelle en lui dressant des lauriers : « Il aura rempli sa tâche comme homme et comme cinéaste ».

Golden Globes 2012 : un palmarès sans audace

Posté par vincy, le 16 janvier 2012

Si deux vainqueurs se détachent - The Artist (toute l'équipe en photo) et The Descendants, chacun primé dans leur catégorie comme meilleur film mais aussi comme meilleur acteur - ces Golden Globes 2012, un peu tièdes malgré quelques beaux éclats (Madonna, Felicity Huffman et William H. Macy, George Clooney, Jean Dujardin, Morgan Freeman) ont été à la (faible) hauteur des nominations. Le palmarès a saupoudré ses récompenses, essayant de n'oublier personne : les poids lourds sont repartis avec au moins un prix : Steven Spielberg, Martin Scorsese, Meryl Streep, Woody Allen, Madonna... La couleur des sentiments n'a pas subit d'humiliation avec une statuette. Une séparation a continué sa razzia de prix internationaux.
Mais, quelle absence de panache! les Golden Globes ne distinguent plus le grain de l'ivraie. Spielberg, Scorsese, Clooney, Streep, Winslet (en TV), Allen avaient déjà tous été honorés par un, deux, trois, Golden Globes dans le passé. Ce sentiment de répétition entraîne forcément une banalisation. On le voit dans la catégorie des meilleurs interprètes. Une actrice doit incarner une personnalité mythique dans un (mauvais) biopic et c'est la martingale. Un acteur doit être charmeur et drôle pour séduire les votants.
On se dira juste que ces GG étaient très européanisés : Tintin, Hugo Cabret, Minuit à Paris, My Week with Marilyn, La dame de fer et d'une certaine manière The Artist. Mais sur scène, c'était les stars hollywoodiennes qui faisaient le show. Un paradoxe ?

Tout le palmarès

Lionsgate (SAW) rachète Summit Entertainment (Twilight)

Posté par vincy, le 14 janvier 2012

Surprise de début d'année. Pour une valeur de 412,5 millions de $, deux mini-studios, Lionsgate et Summit Entertainment, ont décidé de fusionner pour former une 7e"major". De plus grande envergure, les deux studios réunis représentent une moyenne de 7% de part de marché sur les cinq dernières années.

Cela peut paraître étranger que Lionsgate, le moins "gros" des deux, rachète son rival plus important (pour la distribution en salles), Summit Entertainment. Mais les deux studios sont plus concurrents que complémentaires. Lionsgate voyait sa part de marché faiblir ses dernières années...Il devenait urgent pour la "mini-major" de changer de stratégie pour créer une marque plus solide. Summit Entertainement comme Lionsgate produisent des films assez variés, mais leurs gros succès ciblent un public de moins de trente ans. Rassemblés, ils sortent en moyenne une vingtaine de films par an.

Les deux studios continueront d'exploiter chacun leur marque comme producteurs et comme distributeurs. Mais Lionsgate espère "doper" son département des ventes internationales grâce à ce rachat. La nouvelle structure sera ainsi présente dès février prochain au marché du film de Berlin. Lionsgate, dont le siège est à Vancouver, a des bureaux à Santa Monica (près de Los Angeles), à deux pas du siège de Summit. L'ensemble salarie 650 employés (dont 500 de chez Lionsgate). Lionsgate a été construite à travers différentes acquisitions : Trimark, Artisan, Debmar-Mercury, Mandate, TV Guide Network, Roadside Attractions. Ils avaient aussi essayé de racheter la MGM. Au total la société a un catalogue de 13 000 titres.

Lionsgate dispose d'une franchise ultra-rentable, SAW. Ils ont aussi à leur actif une Palme d'or, Fahrenheit 9/11, le documentaire de Michael Moore, un blockbuster, The Expandables, une série cinématographique comique (les Tyler Perry), et un film oscarisé, Crash. En 2011, leur plus gros succès a été La défense Lincoln, et le mini-studio a enregistré de gros fiascos comme Identité secrète, Warrior et Conan le barbare.

Summit Entertainment est devenu richissime avec la saga Twilight, de loin ses quatre plus gros succès. Le studio a connu d'autres jolis succès avec RED, Prédictions et Source Code. Son catalogue a aussi des films reconnus comme Démineurs, oscar du meilleur film, et The Ghost-Writer, Ours d'argent à Berlin. Quelques fiascos comme Fair Game, Astro Boy ou Le complexe du Castor ont fragilisé ses investissements.

Summit a onze films en préparation, dont le dernier épisode de Twilight, la suite de RED, Dos au mur, avec Sam Worthington, Sans issue, avec Henry Cavill et Bruce Willis, Now You See Me, le nouveau film de Louis Leterrier avec Jesse Eisenberg.

Lionsgate a dix-sept films en prévision dans le calendrier : trois nouveaux Tyler Perry, le remake de Dirty Dancing, une version 3D de Massacre à la tronçonneuse, la suite de The Expandables, The Cabin in the woods, une comédie horrifique avec Chris Hemsworth, un énième film d'action avec Jason Statham, What to expect When you're expecting, comédie romantique avec Cameron Diaz et Jennifer Lopez, et une comédie à gros casting, The Big Wedding, réunissant De Niro, Sarandon, Keaton, ...

Bilan 2011 : Paramount, champion américain et champion du monde

Posté par vincy, le 3 janvier 2012

Avec 3 films dans le Top 10 final américain et Mission : Impossible 4 comme grand vainqueur de la période des fêtes, le studio Paramount a remporté le match annuel des studios américains en Amérique du Nord. 2e en 200!, 2009 et 2010, 1er en 2007, il reprend dont la tête en part du box office avec 1,96 milliard de $ récoltés dans l'année. Le studio a gagné également la bataille au niveau mondial avec 5,17 milliards de $. Le studio est le premier de l'histoire à avoir franchi le cap des 3 milliards de $ de box office à l'international.

Mais la victoire de Paramount pourrait n'être qu'un chant du cygne. Très dépendant de son accord avec DreamWorks Animation, dont le divorce a été prononcé cette année, et dans un contexte général où le box office est en baisse de 2,2% par rapport à 2010, le studio va devoir changer sa stratégie pour les années à venir. Cela ne gâchera pas les festivités du studio, qui célébrait ses 100 ans cette année.

Le reste du classement est le suivant. Warner Bros est solidement accroché à la 2e place, tant au niveau américain que mondial. Suivent Disney, la Fox, Sony et Universal. A noter que la Fox a surtout réalisé l'essentiel de son box office à l'international, puisque son box office nord américaine st le plus faible de tous les grands studios (et inférieur à 10% de part de marché). Les "6 grands" représentent 82% du marché nord-américain.

Parmi les studios indépendants, Summit (grâce à Twilight), The Weinstein Company (grâce au Discours d'un roi) et Relativity sont sur le podium.

La Guilde des Producteurs dévoile ses nominés

Posté par vincy, le 3 janvier 2012

La Producers Guild of America, bon baromètre avant les nominations aux Oscars pour le meilleur film, a dévoilé aujourd'hui ses nominations.

Dans la catégorie du meilleur film, on retrouve le film français The Artist, produit par Thomas Langmann. Il fait face à Mes meilleures amies, The Descendants, Millenium (The Girl With the Dragon Tattoo), La couleur des sentiments, Hugo Cabret, Les marches du pouvoir, Minuit à Paris, Le stratège et Cheval de Guerre.

Dans la catégorie du meilleur film d'animation, Spielberg est aussi nommé grâce aux Aventures de Tintin. Il est compétition contre Cars 2, Kung Fu Panda 2, Le chat potté et Rango.

Les deux gagnants seront connus le 21 janvier prochain.

Box office : à quand le prochain film milliardaire ?

Posté par geoffroy, le 2 janvier 2012

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier en France à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,7 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place en 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie 2. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. Mais rappelons que l'objectif du distributeur Sony était de 5 millions d'entrées. Malgré son succès international, et avec un résultat juste correct en Amérique du Nord, il ne sera pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde, club encore très fermé qu'ont rejoint Harry Potter et les reliques de la mort partie 2 (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (la Chine notamment) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars (89 films ont passé cette barrière depuis Star Wars en 1977). A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo

L'année 2012 commençant, Ecran Noir vous propose une petite prospection en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. Nous en avons choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin de l’année 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Peter Jackson. Il est notre favori et nous ne voyons pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier après le triomphe de la trilogie du Seigneur des Anneaux, deuxième film dans l'histoire, après Titanic, à avoir été "milliardaire".

1 & 2 / Bilbo le Hobbit - Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rises - Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile (The Dark Knight l'avait réussi). De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 - Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien L’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard. Seul film d'animation à être parvenu à ce résultat : Toy Story 3.

5/ Monster University - Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute. Sauf si, artistiquement, il ne convainc pas.

6/ Superman (Man of steel) - Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistiquede ce nouveau Superman sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant (Henry Cavill, Amy Adams, Russel Crowe, Kevin Costner, Dianel Lane, Michael Shannon...) et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais pas impossible.

7/ The Avengers - Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Scarlett Johansson et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible. Disney a quand même placé 4 films parmi les 10 milliardaires à date.

8/ The Amazing Spider-Man - Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot rajeuni. Audacieux ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), The Amazing Spider-Man ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9 / Twilight, chapitre 4 - Révélation partie 2 - Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. Les trois derniers épisodes ont rapporté en moyenne 700 millions de $. A moins que la curiosité ne l'emporte…

10/ James Bond 23 : Skyfall - Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un grand cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial. Or, aucun James Bond n'a dépassé les 170 millions de $ aux US, et les deux premiers 007 avec Craig ont bloqué à 590 millions de $ dans le monde.

2 outsiders possibles

-          Men In Black 3 (sortie en mai 2012). Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 ayant été un quasi naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en bonus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

-          Madagascar 3 (sortie en juin 2012). Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international (il se déroule en Europe). Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions d dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

Box office US : un week-end de Thanksgiving décevant

Posté par vincy, le 28 novembre 2011

Les chiffres ont beau être impressionnants : le box office du week-end de Thanksgiving a été moins performant que celui de l'an dernier.

En 2010, Harry Potter et les Reliques de la mort, 1ere partie avait récolté 75 millions de $, et Raiponce, plus de 68 millions. 6 autres films avaient empoché plus de 10 millions de $. Au total, les salles de cinéma avaient encaissé 181 242 458 de $, sensiblement la même somme qu'en 2009.

Cette année, le week-end de Thanksgiving a atteint son niveau de 2008. Cette tendance est la même depuis le début de l'année. Le cinéma ne parvient pas à retrouver son niveau d'avant la crise. C'est d'autant plus inquiétant que les recettes sont calculées sur un prix du ticket de cinéma en hausse constante : la fréquentation est donc en baisse continuelle.

Le week-end de Thanksgiving de 2011 a rapporté 162 960 400 $. Une perte sèche de 20 millions de $ en un an. Le leader, Twilight, chapitre 4, 1ere partie, ne glane ainsi que 62 millions de $. C'est beaucoup moins qu'Harry Potter l'an dernier et même que Raiponce. Cet affaiblissement se retrouve aussi dans le 2e film le plus vu du week-end, Les Muppets, qui n'engrange 42 millions de $. De même, seules 3 nouveautés sont entrées dans le Top 10 (contre 4 l'an dernier). Et avec 5 films en progression (contre 6 en 2010), on voit aussi que les continuités ont moins bien profité de ce long week-end férié.

La saison automnale n'aura donc pas connu de véritable embellie. Twilight 4, Le chat potté, Paranormal Activity 3 sont les seuls films à avoir franchi le cap des 100 millions de $. L'an dernier 5 films avaient réalisé cette performance. Et cinq autres films sortis en décembre avaient dépassé ce score.

Il reste 5 semaines pour que le box office américain rattrape son retard. En 2010, à date équivalente, 1,34 milliard de billets avaient été vendus pour un box office global de 10,57 milliards de $ de recettes. Pour l'instant, en 2011, 1,16 milliard de billets ont été vendus pour un B.O. de 9,23 milliards de $.

Parmi les grosses sorties sur lesquelles mise Hollywood, il y a la comédie New Year's Eve, la suite de la série familiale Alvin et les Chipmunks, la suite de Sherlock Holmes, deux Spielberg (Tintin, Cheval de guerre), le quatrième épisode de Mission : Impossible, le remake de Millenium, et la comédie dramatique We Bought a Zoo.