Que será, será, Whatever will be, will be…. Doris Day s’en va (1922-2019)

Posté par vincy, le 13 mai 2019

L'actrice américaine, légende de l'âge d'or hollywoodien, venait de célébrer ses 97 ans. Doris Day est morte ce lundi 13 mai. A l'origine, la star devait être danseuse, mais à l'âge de 16 ans, elle est victime d'un accident de voiture qui lui brise les os et ses rêves. Durant toute sa rééducation, elle écoute du blues et du jazz, et se destine à vouloir être chanteuse.

Ainsi naît Doris Day, de son vrai nom Doris Kappelhof. Elle a 26 ans quand, après une jolie carrière de music-hall, elle débute au cinéma. Sa vie personnelle est déjà mouvementée. La profession ne lui fait aucun cadeau. Tout change quand elle signe un contrat avec Columbia Records et doit passer une audition pour ce qui sera son premier film Romance à Rio (Romance on the High Seas). La Warner Bros l'engage alors pour sept années sous contrat. Elle devient l'une de ses vedettes de film musical, genre particulièrement en vogue dans l'après guerre: La Femme aux chimères (Young Man With a Horn), Il y a de l'amour dans l'air (My Dream is Your Dream), I’ll See You in My Dreams et La Blonde du Far-West (elle y incarne Calamity Jane), son premier gros succès, doublé d'un hit en radio, "Secret Love".

Sans jamais quitter la musique, elle enregistre des dizaines de chansons, dont des duos prestigieux avec Frank Sinatra, Johnny Ray ou Bing Crosby, et elle poursuit son aventure au cinéma. Durant vingt ans, elle brillera sur le grand écran avant de devenir une star du petit écran avec The Doris Day Show. Puis, à l'instar de Brigitte Bardot, elle se consacrera aux droits des animaux (et crée la Doris Day Pet Foundation), et quitte le show-biz.

Sa carrière cinématographique prend un autre élan à partir de 1955. Extrêmement populaire, elle enchaîne Mademoiselle Porte-bonheur (Lucky Me) de Jack Donohue, Un amour pas comme les autres (Young at Heart), avec Sinatra et Les Pièges de la passion (Love Me or Leave Me) de Charles Vidor, avec James Cagney. Mais en 1956, elle change de registre, en étant la partenaire (et épouse à l'écran) de James Stewart dans un film d'Alfred Hitchcock, L'homme qui en savait trop. Ce rôle dramatique - leur enfant est enlevé - est un succès du box office et surtout, elle y chante son plus gros tube, "Que será, será".

Du musical ou de la comédie, elle passe ainsi au thriller ou au mélo. Elle tourne avec George Abbott et Stanley Donen (Pique-nique en pyjama (The Pajama Game)) et Gene Kelly (Le Père malgré lui (The Tunnel of Love)), confortant ainsi sa popularité avec son physique idéal de fiancée de l'Amérique. Elle a pour partenaire Clark Gable, Louis Jourdan, Richard Widmark, Jack Lemmon, David Niven... Mais c'est Confidences sur l'oreiller (Pillow Talk) de Michael Gordon en 1959, qui dévie une fois de plus son parcours. Elle y croise Rock Hudson et le film repart avec l'Oscar du meilleur scénario original. C'est aussi sa seule nomination aux Oscars, catégorie meilleure actrice.

Si la plupart de ses films sont d'honnêtes productions de l'époque (Piège à minuit (Midnight Lace), Pousse-toi, chérie (Move Over, Darling), La blonde défie le FBI (The Glass Bottom Boat), Un soupçon de vison (That Touch of Mink) avec Cary Grant), ce sont en duo avec Rock Hudson, plus encore qu'un autre partenaire habituel, Rod Taylor, qui restent davantage à l'esprit: Un pyjama pour deux (Lover Come Back) de Delbert Mann et Ne m'envoyez pas de fleurs (Send Me No Flowers) de Norman Jewison. Pourtant, elle a confessé plus tard, quand le "Rock" est mort du SIDA, qu'elle ignorait tout de l'homosexualité de celui-ci. Mais elle disait aussi que Rock Hudson était l'un des hommes les plus gentils qu'elle ait rencontré.

Cinq fois citée aux Golden Globes (et récipiendaire du Cecil B. DeMille Award en 1989 pour l'ensemble de son œuvre), la vedette jette l'éponge en 1968 côté plateaux de tournage. Elle a souvent manqué d'instinct, refusant par exemple le rôle de Maria dans La mélodie du bonheur ou celui de Mrs. Robinson dans Le lauréat. Avant tout chanteuse (600 chansons jusqu'en 1967), la crooneuse devient vedette cathodique durant quelques années. Avant de s'éclipser définitivement.

Sa blondeur, son mignon minois qui semblait de pas vieillir, étaient exploités par les studios pour en faire la "potiche" parfaite, alors que tout, dans sa vie privée comme dans son tempérament, montrait qu'elle en était l'inverse. Elle se battait pour que ses personnages soient d'ailleurs des femmes indépendantes et travailleuses.

Utilisée souvent pour sa voix et le chant, pour sa grâce et sa popularité (elle a été régulièrement l'actrice la plus bankable de l'année), elle n'a jamais vraiment trouvé le grand film de sa vie. Cela n'a pas empêché Doris Day d'être culte. On retrouve son nom dans plusieurs pop songs (Elton John, Billy Joel, Wham, Les Beatles).

Malgré son affichage pro-Républicain dans un milieu ouvertement Démocrate, Doris Day est restée l'une des vedettes les plus atemporelles d'un certain système hollywoodien. Sans grand film à son actif, et assez peu de grands cinéastes dans sa filmographie, elle est restée parmi les comédiennes qui ont marqué assurément leur époque. Pas le genre à faire du scandale (quatre mariages au passage), ni le genre de femme qui misait sur sa plastique: elle était l'antithèse de Liz Taylor ou de Marilyn Monroe. Ses plus beaux souvenirs étaient ceux des tournées (musicales) pas des tournages.

Champs-Elysées Film Festival: trois acteurs cultes en hommage (et en masterclass)

Posté par redaction, le 3 mai 2019

Le 8e Champs-Elysées Film Festival (18-25 juin) rendra hommage à trois comédiens cultes américains, qui ont su alterner série ou théâtre avec des blockbusters ou des films de genre et des films d'auteurs qui ont parcouru les festivals.

Des talents qui symbolisent le meilleur du 7e art américain. A travers eux, ce sont tous les styles du cinéma américain contemporain qui seront célébrés, de Wes Anderson à David Lynch, d’Abel Ferrara à Robert Altman, de Woody Allen à Tim Burton.

- Jeff Goldblum donnera une masterclass le mardi 18 juin à 17h au cinéma le Balzac. Sa venue se fait à l’occasion de la sortie du film The Mountain de Rick Alverson (le 10 juillet 2019 en salles) qui sera présenté en avant première le mercredi 19 juin à 20h30 au PublicisCinémas.

Depuis Les Flambeurs de Robert Altman en 1974, Jeff Goldblum a tourné plusieurs fois avec Philip Kaufman (L’invasion des profanateurs, L’étoffe des héros), Lawrence Kasdan (Les copains d’abord, Silverado), Wes Anderson (La vie aquatique, The Grand Budapest Hotel, L’île aux chiens) ou encore Roger Michell (Morning Glory, Un week-end à Paris). On l'a évidemment vu dans Annie Hall de Woody Allen, La Mouche de David Cronenberg, ou chez Steven Spielberg (Jurassic Park) et Roland Emmerich (Independence Day), et même l’univers de Marvel en tant que Grand Maître. Rappelons qu'il a aussi réalisé un court métrage nommé pour l'Oscar du Meilleur court métrage de fiction, Little Surprises.

- Kyle MacLachlan donnera une masterclass le jeudi 20 juin à 20h au PublicisCinémas. À l’occasion de sa venue, les épisodes 1,2 et 8 de la saison 3 de la série Twin Peaks de David Lynch seront projetés gratuitement en sa présence. Les films de sa rétrospective seront annoncés prochainement.

Le parcours de Kyle MacLachlan est intrinsèquement lié à l’œuvre intrigante de David Lynch. Le cinéaste le révèle avec Dune il y a 35 ans. Le comédien y joue trois rôles. S’ensuivent Blue Velvet et surtout Twin Peaks avec le personnage de l’agent Dale Cooper, qui lui vaut un Golden Globe : il tourne trois saisons et un film, Twin Peaks : Fire Walk with Me. On l'a aussi remarqué chez Oliver Stone (The Doors), Bruce Beresford (Rich in Love, Peace Love and Misunderstanding), John Frankenheimer (Against the Wall), Paul Verhoeven (Showgirls), Mike Figgis (Time Code), Eli Roth (La prophétie de l’horloge). Il sera bientôt chez Steven Soderbergh (High Flying Bird).

N'oublions pas sa riche carrière télévisuelle avec Sex and the City, Desperate Housewives, How I Met Tour Mother, The Good Wife et bientôt Atlantic Crossing. Kyle MacLachlan sera présent à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes avec le moyen-métrage de Luca Guadagnino, The Staggering Girl puis dans Fonzo, aux cotés de Tom Hardy, et Tesla, dans le rôle d’Edison face à Ethan Hawke.

- Christopher Walken donnera une masterclass le vendredi 21 juin à 19h30 au cinéma Gaumont Champs-Élysées. Une rétrospective de ses films sera annoncée prochainement.

L'acteur est arrivé tardivement au cinéma, après une belle carrière au théâtre ou dans des comédies musicales. Cet acteur, danseur et chanteur, a fait ses premiers pas au cinéma avec Paul Mazursky (Next Stop Greenwich Village), Woody Allen (Annie Hall) et James Ivory (Roseland) avant de rencontrer Michael Cimino (Voyage au bout de l’enfer, Oscar du meilleur second-rôle masculin, La porte du Paradis). Il est à l'affiche de Dead zone de David Cronenberg, un James Bond (Dangereusement vôtre), Comme un chien enragé de James Foley, Milagro de Robert Redford ou Biloxi Blues de Mike Nichols. Mais il gagne en popularité avec Tim Burton (Batman le défi, Sleepy Hollow), Steven Spielberg (Arrête-moi si tu peux), Tony Scott (True Romance, Man on Fire, Domino), et Quentin Tarantino (Pulp Fiction).

Christopher Walken a tourné quatre films avec Abel Ferrara, mais il a aussi navigué dans des univers aussi différents que ceux de Clint Eastwood (Jersey Boys), Todd Solondz (Dark Horse), John Turturro (Romance and Cigarettes), et dans des succès comme Serial noceurs, Hairspray et Eddie the Eagle. On peut le voir depuis février sur Netflix dans le mélodrame Mon âme sœur. Son prochain film est War with Grandpa, avec Robert de Niro et Uma Thurman.

Remember John Singleton (1968-2019)

Posté par vincy, le 29 avril 2019


John Daniel Singleton, né le 6 janvier 1968, est mort ce 29 avril à l'âge de 51 ans des suites d'un AVC. Il était tombé dans le coma il y a une dizaine de jours.

Il avait émergé dans la planète cinéma avec Boyz N the Hood en 1991, après des études de cinéma à USC, lauréat de trois bourses d'écritures. En filmant la jeunesse d'un ghetto de Los Angeles, avec Laurence Fishburne, Cuba Gooding Jr. et le rappeur Ice Cube, il devient le "Spike Lee" californien. Le film connaît un beau succès et Singleton est nommé comme meilleur réalisateur et meilleur scénariste aux Oscars. L'année suivante, il met en scène Eddie Murphy, alors star planétaire, dans un clip de Michael Jackson, "Remember the Time". Fan de musique, ses films ont toujours une bande originale très soignée.

Malheureusement, ce début en fanfare s'accompagne de deux mauvais films par la suite, Poetic Justice, avec Janet Jackson, Tupac Shakur et Regina King, et Higher Learning, parabole du vivre ensemble. Il poursuit son parcours avec un film historique de 2h20, Rosewood, histoire vraie d'un massacre d'Afro-américains en Floride dans les années 1920. Ving Rhames, Don Cheadle, John Voight sont au générique.

Mais c'est avec Shaft, reboote de la saga des années 1970, qu'il connaît à nouveau le succès (70M$). Le film d'action, avec Samuel L. Jackson et Christian Bale, trouve son public, même si aucune suite n'aura lieu. Trop irrégulier (le film suivant, Baby Boy fait un flop malgré un Léopard d'or à Locarno), le réalisateur s'évertue quand même, dans tous les genres, à dessiner le destin de héros noirs dans une Amérique dépeinte comme fracturée socialement, financièrement.

En 2003, il signe 2 Fast 2 Furious, de loin son plus gros carton (240M$ dans le monde), et son plus gros budget. Cela dilue un peu plus son savoir-faire dans des films de commande. Idem pour le suivant, Four Brothers (avec Mark Wahlberg en tête d'un casting comprenant Tyrese Gibson, Garrett Hedlund, Terrence Howard, Josh Charles, Chiwetel Ejiofor et Taraji P. Henson) Malgré sa violence, le film encaisse 74M$ aux USA. En reniant sa force - le portrait des afro-américains dans un monde dominé par les blancs -  il se fourvoie avec Identité secrète, thriller paranoïaque avec Taylor Lautner, Lily Collins, Alfred Molina, Maria Bello, Jason Isaacs et Sigourney Weaver.

Si au cinéma, le brillant Singleton n'a jamais trouvé de quoi faire sa place, ça n'a pas été le cas à la télévision pour laquelle il a créé, produit, scénarisé et en partie réalisé Snowfall. Il a également réalisé des épisodes d'Empire, American Cime Story et Billions.

Il a toujours critiqué les studios de ne pas laisser les réalisateurs noirs mettre en scène des blockbusters et de ne pas produire des films racontant l'histoire des noirs, mais il a aussi craint une forme d'homogénéisation et de banalisation dictées par le système. Autrefois cinéaste culte avec son regard si singulier sur sa communauté, tenant d'apporter une autre vision des choses, il est devenu un faiseur brillant, qui n'a jamais pu ou su trouver sa place, en cherchant à démontrer qu'un réalisateur noir pouvait être aussi bankable que les autres.

Avengers Endgame et Game of Thrones: la collapsologie fait un carton

Posté par redaction, le 29 avril 2019

Avengers Endgamea tué le jeu. 350 millions de $ au box office nord-américain, record absolu, 1,2 milliards de $ au total dans le monde, du jamais vu. Aux Etats-Unis, en trois jours et un soir, le film se classe déjà 50e du box office historique, 203e si on ajuste le dollar à l'inflation au niveau de Twilight : New Moon et de Comment se débarrasser de son patron?. Au niveau mondial, c'est la 18e recette la plus importante, grâce notamment à un score monstrueux en Chine (300M$). Il a fracassé tous les records pour un week-end d'ouverture. Le film a déjà battu le score final de Captain America: Civil War, égalisant même celui d'Iron Man 3. En France, Avengers a attiré 2,8 millions de spectateurs en 5 jours, soit le 6e meilleur démarrage de l'histoire et le plus important depuis 2008.

On observe le même carton avec la série Game of Thrones, dont la 8e saison annonce l'épilogue. Elle a démarré aux USA avec 17,4 millions de téléspectateurs lors de son lancement mi-avril, là encore un record. En sept saisons, la saga avait multiplié par cinq son audience. La progression se poursuit. Et on ne compte pas le téléchargement illégal, alors que GOT reste la série la plus piratée du monde.

On écrit dans notre critique d'Avengers: Endgame: "De ce mois d’avril 2019, on ne retiendra que l’ultime saison de Game Of Thrones côté séries. Mais côté cinéma, on ne saurait faire plus incontournable qu’Avengers : Endgame. Peut-être parce que dans les deux cas, il y aura un avant et un après."

C'est très clair. mais surtout, les deux "achèvements" de ces méga-franchises traduisent deux tendances sociologiques plus profondes.

Les deux histoires, jouant avec les mythes, racontent finalement l'effondrement du monde. Dans Game of Thrones, cela passe par une multitude de morts, dont aucun héros n'est à l'abri. Environ 400 personnages quittent le monde des vivants. Les stars sont souvent plus protégée, autrement dit essentiellement ceux qui sont apparus au début de la série, mais on sait que personne n'est immortel, pas même les nobles.

Chez les super-héros de Marvel, c'est la moitié d'entre eux qui a disparu à la fin d'Avengers: Infinity War. La sélection guerrière de GOT est remplacée ici par une volonté d'assainir le cosmos de son surplus démographique, désastreux pour l'équilibre économique, social et écologique. Si on savait déjà que certains allaient ressurgir d'outre-tombe, il n'empêche que la théorie de Thanos était bien similaire à celle de la bataille de Winterfell: l'espèce est menacée.

Les deux grandes sagas de l'année, de la décennie même, illustrent finalement la théorie de l'effondrement, ou collapsologie, décrite dans un livre écrit par Pablo Servigne et Raphaël Stevens au printemps 2015. Notre monde va dans le mur: le chaos est proche et l'humanité est menacée d'extinction. Ce discours est évidemment simplifié dans les deux récits chevaleresques, mais il rencontre un écho inconscient chez les spectateurs, qui s'identifient très bien à cet enjeu apocalyptique, bien plus qu'à une guerre nucléaire ou extra-terrestre. On reproche d'ailleurs souvent l'aspect sombre des scènes les plus spectaculaires, l'obscurité étant un facteur dramaturgique.

This is the End

A cela s'est ajouté une montée en puissance des deux franchises en terme de narration. Les spectateurs adorent les conclusions: celles qui sont définitives, quitte à renaître autrement. La finalité des choses, comme la mort l'est avec la vie, a son importance. Comme lorsqu'on lit un livre qu'on adore, on sait que la frustration peut-être là, mais on est satisfait d'avoir terminé l'histoire. En annonçant leurs adieux, les Avengers et Game of Thrones ont capitalisé sur une fanbase conquise d'avance et prête pour les accompagner ... jusqu'à la mort."Part of the journey is the end" rappelle Iron Man dans le film.

Il n'y a rien de pire qu'une franchise ou une série qui ne sait pas se terminer à temps. On l'a vu avec Harry Potter (apothéose réussie, spin-off moins convaincants), les Pirates des Caraïbes et Transformers (sans fin, et perdant leurs publics), Le seigneur des anneaux (qui se suffisait à lui-même, sans décevoir avec Le Hobbit), ou encore Shrek et L'âge de glace qui, au-delà du troisième épisode, perdaient de leur intérêt.

Ou alors il faut savoir se réinventer, comme Star Wars, qui a sur rebondir après une deuxième trilogie trop opportuniste et moins performante. Pour Marvel, c'est le moment de se renouveler avec les Eternels, Black Widow, Shang-Chi, Docteur Strange, Black Panther, les Gardiens de la Galaxie et Captain Marvel. Pour HBO, il s'agir d'explorer la mythologie de Game of Thrones en allant dans le passé, en amont de l'histoire. Une histoire sans fin définitive, finalement, un peu à la manière des mangas.

Mais, en rappelant que tout bonheur a un but (et un épilogue), et que personne n'est immortel, les Avengers comme Game of Thrones nous rappellent que la vie est courte et aléatoire. Mais aussi que le monde autour de nous est peut-être en train de s'effondrer. Bizarrement, tout le monde le sait, mais personne ne veut être spoilé.

Jeff Bridges et Jane Fonda honorés à Hollywood

Posté par vincy, le 22 décembre 2018

Ils ont en commun d'être oscarisés, enfants de la balle (avec des pères acteurs), d'être engagés. Jeff bridges et Jane Fonda vont être honorés en janvier à Hollywood.

Les Golden Globes ont choisi Jeff Bridges comme lauréat du prestigieux Cecil B. DeMille Award pour la prochaine cérémonie qui aura lieu le 6 janvier.

Il succède à Oprah Winfrey dans ce palmarès glorieux qui comprend George Clooney, Robert De Niro, Audrey Hepburn, Harrison Ford, Jodie Foster, Sophia Loren, Martin Scorsese, Steven Spielberg, Meryl Streep, Denzel Washington, et tant d'autres.

A 69 ans, Jeff Bridges, fils de l'acteur Lloyd Bridges, aligne déjà 60 ans de carrière (il a commencé enfant). Il a tourné avec Peter Bogdanovich (qui le révèle avec The Last Picture Show en 1971), John Huston, John Frankenheimer, Michael Cimino, John Carpenter ... alternant films SF et films d'auteurs, beaux succès (comme King Kong en 1976) et gros bides. Sans être la star catégorie A d'Hollywood, il a toujours su être respecté, grâce à son talent et parfois à ses choix de films.

On l'a vu chez les plus grands mais pas forcément dans leurs meilleurs films tels Hal Ashby, Francis Ford Coppola, Alan J. Pakula, Ridley Scott, Walter Hill... Mais on s'en souvient aussi séduisant dans Susie et les Baker Boys (The Fabulous Baker Boys) de Steven Kloves, flamboyant dans The Fisher King de Terry Gilliam, survivant dans État second (Fearless) de Peter Weir. Avant d'incarner un Duc culte et légendaire, de créer ce personnage mythique du 7e art dans The Big Lebowski de Joel et Ethan Coen. On est en 1998. Dix ans de traversée du désert (que des mauvais films ou presque) plus tard, Bridges va renaître en second-rôle de blockbusters: Iron Man, Tron legacy, Kingsman: The Golden Circle... Avec True Grit des frères Coen et son Oscar et Golden Globe du meilleur acteur (Crazy Heart de Scott Cooper), il connaît son sacre en 2010. Il a été sept fois nommé aux Oscars, la dernière datant de 2016 pour Hell or High Water.

13 jours plus tard, c'est la Producers Guild of America qui décernera sa plus haute récompense, le Stanley Kramer Award à Jane Fonda, pour "son extraordinaire héritage et son rôle de porte-parole des plus démunis dans notre société". Récemment honorée par le Prix Lumière à Lyon, Jane Fonda, fille d'Henry Fonda, 80 ans, deux Oscars (sur 7 nominations), a été à la fois une personnalité politiquement et socialement engagée, en plus d'être une des stars les mieux payées à Hollywood dans les années 1960-1970. Paradoxalement, ce prix de la guilde des producteurs distingue une comédienne qui n'a été que rarement productrice (hormis sa récente série Grace & Frankie). Au cinéma, on l'a vue récemment Youth de Paolo Sorrentino, Le Majordome de Lee Daniels et Book Club de Bill Holderman.

Habituellement le Stanley Kramer Award récompense les producteurs d'un films aux enjeux sociaux portant des valeurs progressistes et humanistes. Seul un acteur avait jusque là reçu ce prix, Sean Penn, en 2010. Jane Fonda est donc la première actrice en son nom à être ainsi distinguée.

Les Oscars d’honneur récompensent des proches de Spielberg, le compositeur Lalo Schifrin et l’actrice Cicely Tyson

Posté par vincy, le 19 novembre 2018

L'Académie des Oscars a remis ses statuettes d'honneur ce week-end lors des Governors Awards, assombris par les incendies meurtriers en Californie.

Le compositeur né en Argentine Lalo Schifrin, récompensé par 5 Grammy Awards, six fois nommé aux Oscars, a reçu son oscar des mains de Clint Eastwood. On lui doit évidemment le thème de Mission:Impossible (1967), l'un des plus connus dans le monde. Mais il a aussi composé les musiques de Luke la main froide, Le Kid de Cincinnati, Bullitt, Dirty Harry, Amityville, Rango, Rush Hour 2 (et 3)... Pour le petit écran, il a notamment écrit les thèmes de The Man from U.N.C.L.E., Mannix et Starsky & Hutch.

"La musique pour les films, c'est comme écrire une lettre. La musique pour la télévision, c'est comme écrire un télégramme..." expliquait-il.

L'actrice Cicely Tyson, bientôt 94 ans, nommée à l'Oscar  et au Golden Globe de la meilleure actrice pour Sounder de Marin Ritt en 1973, 3 fois primée aux Emmy Awards, et lauréate d'un Tony Award (meilleure performance dans une pièce de Broadway), est une des actrices africaines-américaines les plus respectées de la profession. C'est Quincy Jones qui lui a remis son Oscar. Cicely Tison a été mariée à Miles Davis. Si elle a préféré la scène et le petit écran (notamment dans House of Cards et Murder ces dernières années), on l'a vue au cinéma dans Airport 80, Beignets de tomates vertes, Madea grand-mère justicière, La couleur des sentiments ou Alex Cross.

Enfin, Marvin Levy est le premier publiciste à avoir été distingué hier soir par les Oscars. Ce RP a commencé son métier à la MGM avec Gigi et Ben Hur. Il a travaillé sur des films comme Taxi Driver et Kramer contre Kramer. Mais c'est avec Steven Spielberg, depuis 1977, qu'il est a passé le plus de temps, travaillant sur les films du réalisateur comme ceux d'Amblin, sa société de production.

Ce sont deux autres proches de Spielberg qui ont d'ailleurs reçu le prestigieux Irving G. Thalberg Memorial Award. Le couple de producteurs Frank Marshall (par ailleurs réalisateur) et Kathleen Kennedy (actuelle présidente de LucasFilm), ont produit notamment les Indiana Jones et Jurassic World, la franchise Retour vers le futur, et des films de David Fincher, M. Night Shyamalan, Clint Eastwood, Tony Gilroy, Paul Greengrass; Martin Scorsese... Autant dire qu'ils détiennent le record de recettes au box office d'Hollywood.

Weinstein Company, Disney-Fox, ATT-Warner: Hollywood dans un chamboule-tout

Posté par vincy, le 31 juillet 2018

Ça bouge à Hollywood. Les studios changent de mains.

La Weinstein Company (TWC) a finalement été cédée après des mois de rebondissements et tergiversations. La société d'investissement Lantern Capital (hôtellerie, industrie) a mis la main sur la boîte d'Harvey Weinstein pour 289 millions de $, soit beaucoup moins que prévu. Bob Weinstein, ainsi que quatre des cinq membres du conseil d'administration ont démissionné. 20 employés sont partis. Il n'en reste plus qu'une quarantaine.

Il reste cependant pas mal de problèmes à régler: des films déjà tournés qui n'ont pas encore trouvé de nouveaux distributeurs, des films en développement, dont les droits ont donc été achetés par TWC, qui sont suspendus et autant de stars (Quentin Tarantino, Meryl Streep ou George Clooney entre autres) lésées qui réclamaient leur dû.

Le principal écueil reste le dédommagement des victimes d'Harvey Weinstein et la responsabilité des cadres éventuellement complices.

>> Lire aussi: 500M$ pour la reprise de The Weinstein Company

C'est d'ailleurs ce point qui a retardé longuement la transaction. Le bureau du procureur de l'Etat de New York avait bloqué une première tentative de rachat car il jugeait insuffisantes les dispositions pour indemniser les victimes présumées. Harvey Weinstein a été inculpé à New York pour des agressions sexuelles, y compris un viol, sur trois femmes différentes.

Reste que Lantern met la main sur un catalogue prestigieux de près de 280 films.

Les actionnaires de 21st Century Fox ont approuvé l’acquisition des actifs de la Fox par Disney pour 71 Milliards de $.

Après des semaines de guerre de communiqués et de pression sur les marchés, c'est bien le groupe Disney qui va mettre la main sur 21st Century Fox, qui comprend les studios de cinéma 20th Century Fox, la chaîne de télévision National Geographic et la participation de Fox dans le service de streaming Hulu, pour 71 milliards de dollars. La fusion devrait être actée début 2019, donnant naissance au plus gros studio américain (les deux réunis représentent par exemple 46% du box office depuis le début de l'année, transformant les autres en nains).

>> Lire aussi: Disney avale la Fox: c’est la souris qui mange le renard

Annoncé depuis décembre, ce rapprochement n'a pas été si facile. Le groupe Comcast (NBC et Universal) a voulu surenchérir sur Disney, avant de renoncer pour se concentrer sur un autre actif du groupe 21st Century Fox, la chaîne TV Sky. La famille Murdoch, actionnaire de la Fox, conserve Fox News, le Wall Street Journal et l'agence DowJones.

Avec ce rachat, Disney espère pouvoir rivaliser avec Apple, Amazon, Facebook, Google et Netflix qui se lancent tous dans l'entertainment et l'information, avec en bonus les données personnelles de leurs utilisateurs, affinant ainsi leur marketing en fonction de leurs goûts.

L'opération a reçu un feu vert sous condition des autorités américaines de la concurrence. La justice américaine a en effet demandé au groupe Disney de vendre les 22 chaînes sportives de la Fox "de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs", et ce "dans les trois mois suivant le rachat."

Pendant ce temps là, AT&T, leader des télécoms aux USA, a acquis le groupe Time Warner, rebaptisé Warner Media. Le 12 juin un juge à accordé son feu vert à la fusion entre les deux groupes, rejetant ainsi tous les arguments des autorités de la concurrence. C'est d'ailleurs à partir de ce jugement que Comcast avait décidé de tenter sa chance sur la Fox.

Tout remonte à octobre 2016, quand AT&T annonce son intention d'acquérir Time Warner pour 85 milliards de $. En Novembre 2017, le ministère de la Justice des États-Unis annonce son intention d'entamer une procédure en justice pour bloquer la fusion. La décision du 12 juin dernier a rebattu les cartes, même si le ministère de la Justice a décidé de faire appel. Il faut dire que dans le lot du groupe Warner, il y a CNN, premier média opposant à l'administration Trump. Avec AT&T aux commandes, on imagine les synergies possibles entre le premier opérateur télécom et les contenus d'infos et de divertissements de Warner, HBO, Time et CNN. Déjà, le patron d'AT&T veut faire de HBO un nouveau Netflix.

Warner Bros envisage un téléphérique vers les lettres « HOLLYWOOD »

Posté par vincy, le 14 juillet 2018

Le studio Warner Bros a proposé cette semaine de construire un téléphérique (sans doute sponsorisé) pour aller voir de plus près les célèbres lettres géantes "Hollywood" accrochées à flanc de collines à Los Angeles.

Pour environ 100M$, le studio construirait un centre d'accueil touristique à proximité du "panneau" Hollywood. L'idée de "The Skyway", le nom du projet, serait d'en faire une attraction touristique familiale.

Il faut dire que les studios Warner Bros sont juste en bas des lettres. Propriétaire d'un immense terrain sur Forest Lawn Drive, la route qui sépare la montagne de la ville, la Warner a un accès court, rapide et direct sur le "panneau" à partir de ses studios.

Ce ne serait pas un mal puisque, inaccessible en voiture, ce panneau engendre des nuisances. Le communiqué explique que "Sa renommée a eu des effets négatifs, comme l'augmentation de la circulation dans les quartiers résidentiels alentour et des problèmes de sécurité". "L'idée d'un téléphérique a déjà été proposée par le passé et s'est récemment imposée comme une solution potentielle" rappelle le texte.

Le téléphérique serait long d'un mile (1,6 km) et le trajet durerait à peine 6 minutes dans chaque sens. Le studio compte demander l'approbation de la ville, des résidents alentours et des associations environnementales.

Les lettres géantes ne sont pas accessibles au public. On peut s'en approcher en empruntant un sentier sur le mont Lee, où vivent de nombreuses stars, et les atteindre "par l'arrière.

Le panneau avait été installé à l'origine, en 1923, afin de faire la promotion du projet immobilier "Hollywoodland", mais les quatre dernières lettres ont été retirées dans les années 1940. Elles ont été rénovées et repeintes en 2012. C'est, avec le Golden Gate de San Francisco, le lieu le plus photographié de Californie.

Oscars: toujours plus de femmes et de minorités

Posté par vincy, le 26 juin 2018

Chaque année, les nouveaux membres sont plus nombreux. L'Académie des Oscars continue de bouleverser son collège de votants en ajoutant plus de femmes, plus de jeunes, et plus de personnalités issues des minorités (et plus d'étrangers aussi, devenant chaque année plus globale). Cette année ce sont 928 nouveaux électeurs qui ont été invités (contre 774 l'an dernier et 683 en 2016), de 14 à 86 ans. Parmi les invités, 92 ont été nommés à l'Oscar et deux ont reçu la Palme d'or.

Cela influencera forcément les votes futurs. Les (désormais) 9226 membres (s'ils acceptent tous l'invitation) ne son plus si mâles, vieux et blancs. On compte dorénavant 16% de "personnes de couleur" (expression américaine pour toute personne non-caucasienne) contre 13% l'an dernier, 31% de femmes (contre 28% l'an dernier). 9 branches de l'Académie (interprétation, costumes, montage, production, ...) sont majoritairement féminines.

On notera la présence de nombreux européens (français et espagnols notamment) mais aussi l'influence du Festival de Cannes dans certains collèges où de nombreux cinéastes et techniciens sélectionnés font partie de la liste, et particulièrement du côté asiatique et français. Et si Polanski a été évincé de l'Académie malgré son Oscar, son épouse arrive parmi les membres invités.

Acteurs/Actrices: Hiam Abbass, Gemma Arterton, Eileen Atkins, Sofia Boutella, Alison Brie, Timothée Chalamet, Aurore Clément, Rossy De Palma, Taron Egerton, Isla Fisher, Eva Green, Jennifer Grey, Toby Jones, Daniel Kaluuya, Anil Kapoor, Shah Rukh Khan, Kim Min-hee, Diane Kruger, Andy Lau, Blake Lively, Jena Malone, Carmen Maura, Angela Molina, Eduardo Noriega, Tahar Rahim, Alba Rohrwacher, Amy Schumer, Emmanuelle Seigner, Léa Seydoux, Jada Pinkett Smith, Emma Suarez, Saïd Taghmaoui, Miles Teller, Juno Temple, Liv Tyler, Daniela Vega, Quvenzhané Wallis, Damon Wayans, Ben Whishaw, Evan Rachel Wood...

Directeurs/Directrices de la photo: Thimios Bakatakis, Christophe Beaucarne, Céline Bozon, Benjamín Echazarretta, Hossein Jafarian, Irina Lubtchansky, Claire Mathon, Sayombhu Mukdeeprom, Fredrik Wenzel, Alexis Zabé...

Costumes: Gabriela Diaque, Caroline Eselin, Jo Sang-gyeong, Fabienne Katany, Pierre-Jean Larroque, Virginie Montel, Isabelle Pannetier, Anaïs Romand, Luis Sequeira...

Décors: Paul Denham Austerberry, Aline Bonetto, James Chinlund, Douglas Harlocker, Hwarng Wern Ying, Deborah Jensen, Ilt Jones, Véronique Melery, Cecilia Montiel, Ryu Seong-hie...

Cinéastes: Sean Baker, Laurent Cantet, Ziad Doueiri, Michel Gondry, Luca Guadagnino, Hong Sang-soo, Jean-Pierre Jeunet, Wanuri Kahiu, Nadine Labaki, Lee Chang-dong, Lou Ye, Ruben Östlunf, Alice Rohrwacher, Béla Tarr, Chloé Zhao, Rebecca Zlotowski...

Montage: Laurence Bawedin, Valerio Bonelli, Walter Fasano, Jon Gregory, Anna Mass, Marion Monnier, Nelly Quettier, Elísabet Ronaldsdóttir, Hervé Schneid, Cristiano Travaglioli...

Musique: Joe Bonn, Ted Caplan, Benoît Charest, Sneha Khanwalkar, Kendrick Lamar, Lee Byung-woo, Lim Giong, Daniel Pemberton, Eric Serra, Rob Simonsen, Sufjan Stevens...

Production: Caroline Benjo, Saïd Ben Saïd, Graham Broadbent, Hugues Charbonneau, J. Miles Dale, Jeremy Dawson, Charles Gillibert, Marie-Ange Luciani, Sean McKittrick, Rebecca O’Brien, Oh Jung-wan, Jacky Pang Yee Wah, Sylvie Pialat, Carole Scotta, Antoun Sehnaoui, Vibeke Windelov...

Scénario: Roy Andersson, Sean Baker, Marco Bellocchio, Pablo Berger, Bertrand Bonello, Emmanuel Bourdieu, Robin Campillo, Stephen Chbosky, Arnaud Desplechin, Ziad Doueiri, Michael Green, Alain Guiraudie, Hong Sang-soo, Jeong Seo-kyeong, Guillaume Laurant, Rebecca Lenkiewicz, Gonzalo Maza, Valérie Müller, Jonathan Nolan, Ruben Östlund, Christian Petzold, J.K. Rowling, Fernando Solanas, Béla Tarr, Vanessa Taylor, Joachim Trier, Pierre Uytterhoeven, Chloé Zhao...

La liste complète

Universal met la main sur James Bond

Posté par redaction, le 25 mai 2018

daniel craig james bond 007 spectre

C'est un petit séisme à Hollywood. Sony a perdu les droits de distribution internationaux de James Bond au profit de Universal. Pour Sony, c'est une grosse perte. Les deux derniers films avec 007 sont deux de ses 15 plus grosses recettes. Skyfall avait rapporté 16% de ses recettes annuelles en Amérique du nord et Spectre avait généré 20% des recettes nord-américaines du studio l'année de sa sortie.

Si Sony n'est pas dépourvu en franchises (Jumanji, Spider-Man, Men in Black), il n'empêche que ça déstabilisera ses recettes à venir. Equalizer, Millenium, les reboots de Drôles de dames et de Men in Black, ... rien ne se compare à un James Bond, hormis Spider-Man. Rappelons quand même que Sony a récupéré le prochain film de Quentin Tarantino, au programme de l'été 2019.

Pour Universal, c'est en revanche un très beau coup. Le studio de Jurassic World, de Moi Moche et méchant et autres Minions, de Fast & Furious, et de Jason Bourne, c'est la garantie de compenser l'absence de super-héros à son catalogue. Le studio récupère aussi la distribution vidéo de la saga.

Le 25e James Bond, avec de nouveau Daniel Craig en espion de sa majesté, sera réalisé par Danny Boyle et écrit par John Hodge. Le tournage débutera le 3 décembre. MGM, qui continue de détenir les droits numériques et télévisuels de la franchise, a prévu la sortie du film en Amérique du nord le 8 novembre 2019 et Universal sortira le film dès le 25 octobre 2019 au Royaume Uni, et sans doute dans la foulée dans le reste de l'Europe.

Universal distribuera aussi le prochain film de Danny Boyle, une comédie signée Richard Curtis, avec Lily James, Ana de Armas, Kate McKinnon, Lamorne Morris, Joel Fry et Ed Sheeran. La sortie est prévue pour le 13 septembre 2019. Quelques semaines avant le James Bond.

Face à 007, il y aura quand même du lourd en salles: Wonder Woman 2 (fin octobre), Mort sur le Nil, la suite de la Reine des Neiges et une adaptation d'un Disney en prises de vues réelles, le dessin animé sur Sonic, un Marvel et sans doute le nouveau Terminator. On se doute que Universal, qui avait prévu la sortie d'une comédie produite par Will Packer décalera celle-ci.

James Bond a changé plusieurs fois de distributeur au cours de ses 55 ans d'existence: United Artist (1963-1989), MGM (1981-2002), Sony (2006-2015). Sous la bannière Sony, les recettes ont explosé avec, en quatre films, un box office total de 3,2 milliards de $ dans le monde.