Vincent Lindon joue « L’Infiltré »

Posté par redaction, le 27 mai 2018

A l'affiche d'En guerre de Stéphane Brizé, qui était en compétition à Cannes, Vincent Lindon sera L'infiltré dans le prochain film de Thierry de Peretti. L'histoire est adaptée de l'autobiographie d’Hubert Avoine, ancien agent des renseignements infiltré dans les cartels de la drogue au Mexique.

L’infiltré : de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups, publié il y a un an, raconte six ans de missions d'un agent infiltré des cartels mexicains pour le compte de l'Office français des stups puis pour l'Agence antidrogue américaine, où il a pu obtenir des informations qui ont permis la saisie de dizaine de millions de dollars et la fin de plusieurs réseaux criminels.

La production sera assurée par Les films Velvet et Capa Drama.

Ce sera le troisième long métrage du comédien et metteur en scène Thierry de Peretti, après Les apaches et Une vie violente, sorti en août dernier.

3 raisons d’aller voir « Comme des garçons »

Posté par vincy, le 25 avril 2018

Le pitch. Reims, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien Le Champenois, décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Sa meilleure ennemie, Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction et fille d'un joueur italien légendaire, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France.

#MeToo. Evidemment, la principale raison de s'intéresser au film de Julien Hallard, c'est son sujet. Dans cette époque sexiste, machiste, misogyne, où l'on fume dans les bureaux et où l'on baise sans capotes, l'affirmation de la femme dans un milieu masculin (sportif qui plus est) montre que la société a progressé sur certains points (les femmes n'ont plus besoin de demander la permission à leur mari, entre autres) mais pas encore sur d'autres. Comme des garçons est un plaidoyer pour l'égalité et le portrait d'une masculinité qui tremble déjà de la dépossession de son rôle de dominant. Sous la forme d'une aimable comédie, on voit bien tous les préjugés, les stéréotypes et les mépris qui sont balancées à ces femmes qui veulent jouer au ballon, comme les garçons. Du tee-shirt moulant (c'est plus vendeur) aux conséquences sur les familles (une femme, ça doit être à la cuisine), on voit bien que tout n'est pas réglé encore aujourd'hui.

Une équipe de choc. Derrière Max Boublil, et son impeccable brushing, son dandysme à la Roger Moore, en séducteur un peu ringard, il y a surtout une "team" de filles physiquement différentes, dotées de tempéraments et de comportements variés. Vanessa Guide en capitaine (forcément sexy mais surtout très compétente), Solène Rigoyt, Carole Franck, Delphine Baril, Zoé Héran, Julie Moulier, Mona Walravens et la trop rare Sarah Suco composent une équipe éclectique et soudée. "Crampons et nichons" est une affaire de féministes, de fans de foot, de graines de championnes, et peut-être aussi de collectif, soudé par leur cause et galvanisé par leur audace. Si le récit est classique, à la manière de toute histoire vraie qui se finit bien malgré Goliath qu'il faut abattre (ici les patrons du foot mâle français), le charme de Comme des garçons doit beaucoup à ce casting de "gueules" et de "caractères". Bref, elles en ont.

Une histoire à peu près vraie. Le réalisateur Julien Hallard a eu l'idée de son film en écoutant la radio. Voyant là un sujet de société tout autant qu'une histoire romanesque et, en puisant dans les faits réels, une série de moments rocambolesques (un peu comme si des jamaïcains voulaient participer aux J.O. d'hiver dans l'épreuve du bobsleigh), il a compris que cela pouvait en faire un feel-good movie. On reste toujours stupéfait à l'idée de voir qu'il y a cinquante ans, les filles ne jouaient pas au foot, "par convenance".  Mai 68 était aussi un combat d'émancipation. Nous voici en pleine célébration d'un des épisodes les plus méconnus de cette révolution sociale. Or le film est bien social puisque ces femmes étaient au foyer, dans les champs ou employées. Mais surtout historiquement, les joueuses de foot ont été considérées comme des paris, y compris au Royaume Uni où elles étaient bannies jusqu'en 1971. Plus étrangement, il faut savoir que le foot féminin a existé en France entre 1919 et 1932 avant de diparaître jusqu'au début des années 1970. Le Stade de Reims, ici raconté et créé en 1968, a été champion de France 5 fois, dont trois fois consécutive entre 1974, date de création de la branche féminine de la FFF, et 1977. Mais surtout, le premier championnat féminin n'a été créé qu'en 1992! Depuis 2007, c'est l'Olympique Lyonnais qui domine le championnat.

Kristen Stewart dans la peau de Jean Seberg

Posté par vincy, le 15 mars 2018

Deadline annonce que Kristen Stewart incarnera l'actrice Jean Seberg dans le film Against All Enemies.

Le thriller politique réalisé par le metteur en scène Benedict Andrews (qui n'a réalisé pour le cinéma qu'un seul film: Una) s'inspire de faits réels : jean Seberg, à la fin des années 1960, a été la cible d'un programme de surveillance illégale du FBI.

Autour de l'actrice, on retrouvera Jack O’Connell, Anthony Mackie (qui jouera Hakim Jamal), Margaret Qualley and Colm Meaney seront de l'aventure écrite par Joe Shrapnel et Anna Waterhouse (Frankie & Alice, La couleur de la victoire). Le tournage aura lieu cet été.

Jean Seberg était visée notamment parce qu'elle était proche du militant pour les droits civiques Hakim Jamal, cousin de Malcom X et autre cible du FBI. La comédienne, décédée à l'âge de 40 ans en 1979, mariée à François Moreuil puis à l'écrivain Romain Gary, engagée en faveur des Noirs américains, elle a été révélée par Otto Preminger dans Sainte Jeanne où elle incarnait Jeanne d'Arc (en 1957). Son mythe est surtout né de sa performance dans A Bout de souffle, aux côtés de Belmondo, réalisé par Jean-Luc Godard en 1960. Elle a aussi tourné avec Philippe de Broca, Jean Becker, Claude Chabrol, Yves Boisset et Philippe Garrel.

Jennifer Lawrence enrôle le réalisateur Luca Guadagnino (Call Me by Your Name)

Posté par vincy, le 13 décembre 2017

Fort de son palmarès brillant avec Call Me By Your Name, trois fois nommé aux Golden Globes, six fois nommé aux Independent Spirit Awards, cité plusieurs fois dans différents palmarès de fin d'année (avec le titre de meilleur film aux Gotham Awards et aux Los Angeles Film Critics Association Awards), et parmi les favoris pour les Oscars, Luca Guadagnino est désormais très courtisé à Hollywood.

Jennifer Lawrence sera la star de son prochain film, Burial Rites, un polar inspiré d'un fait réel qu'elle produit. Sony Pictures détient les droits de distribution mondiaux.

Une histoire vraie

Le scénario est l'adaptation du premier roman d'Hannah Kent paru en France en 2014, A la grâce des hommes. L'histoire se déroule en 1829, en Islande. Agnes Magnusdottir est condamnée à mort pour le meurtre de son amant. Dans l'attente de son exécution, elle vit dans une ferme en résidence surveillée. Toute la famille la fuit car elle est considérée comme une criminelle. Le révérend Totti fait exception à la règle et essaie de la comprendre. Ce qu'elle révèle est loin de ce que chacun pense.

Jennifer Lawrence, récemment vue dans Mother! de Darren Aronofsky (son premier flop depuis son avènement comme star internationale du box office), sera à l'affiche l'année prochaine du thriller d'espionnage Red Sparrow et du Marvel X-Men: Dark Phoenix. Malgré de nombreux projets lancés, elle n'a rien tourné depuis.

Luca Guadagnino a trois autres films en route: le remake du film d'horreur de Dario Argenta Suspiria, avec Chloë Grace Moretz, Dakota Johnson et Tilda Swinton, prévu pour une sortie en 2018 et le thriller Rio avec Benedict Cumberbatch, Jake Gyllenhaal et Michelle Williams qui doit se tourner l'an prochain. Il est aussi attaché au projet Le Lac des Cygnes avec Felicity Jones.

Edito: je, set et match

Posté par vincy, le 9 novembre 2017

Le 8 novembre, les spectateurs peuvent "revivre" la finale de Wimbledon de 1980 opposant les deux premiers mondiaux, Björn Borg et John McEnroe. Ce fut le match le plus regardé de l'histoire de ce sport jusqu'en 2008. Après quatre heures d'un match saisissant, le Suédois conserve son trophée et son trône en battant l'Américain 1-6, 7-5, 6-3, 6-7 (16-18), 8-6. McEnroe prendra sa revanche l'année suivante en battant Borg 4–6, 7–6 (7–1), 7–6 (7–4), 6–4. Borg McEnroe c'est une rivalité entre deux amis (ils se connaissaient mal avant cette final d'anthologie) que seuls Federer et Nadal sont parvenus à surclasser (de très loin), et notamment en battant les records d'audience TV et la durée de la finale la plus longue en 2008.

Nul ne doute que le duel/duo Suisso-espagnol fera un jour l'objet d'un ou de plusieurs films. Les deux champions finiront en biopic, leurs confrontations feront de grands films dramatiques sur ce sport. Il faudra juste choisir l'angle, ou la période, ou le match qui servira de prétexte à ce futur film.

Borg McEnroe se focalise sur la pression exercée sur les deux joueurs ambitieux et mauvais perdants. Si le tennis fascine tant le cinéma, c'est bien parce qu'il est cinégénique, élégant et nerveux. De Match Point à La plus belle victoire (Wimbledon) en passant par La Famille Tenenbaum, l'esthétique de ce sport et son essence même (des duels imprévisibles) en font un parfait décor pour une romance ou un drame. Ici, ce qu'on nous montre aussi c'est la professionnalisation d'un sport et surtout sa démocratisation.

Le 22 novembre sortira Battle of the Sexes. Avec Emma Stone en Billie Jean King, première "star" du tennis féminin, première sportive ouvertement homosexuelle, première en tout le plus souvent d'ailleurs. Face à elle Steve Carell en Bobby Riggs, vétéran et dinosaure du tennis masculin, lui même ancien leader mondial dans le domaine. Là on nous raconte deux histoires: l'émancipation des femmes et l'aspiration à être l'égale des hommes. L'enjeu dramatique est un autre match légendaire: en indoor, à Houston, diffusé à la TV (en prime time sur une chaîne nationale, une première!), devant 30000 personnes (un record), un homme contre une femme. Et à la fin le sexe faible est le plus fort. Avec ce film, on remonte aux origines d'un sport, qui, grâce à eux deux, s'est médiatisé, popularisé, et surtout scindé. Les femmes ont créé leur propre circuit.

En voyant cela, on imagine les films qui pourraient se faire "d'après une histoire vraie". En France, avec Noah (dernier champion à domicile en Grand chelem) et Mauresmo (seule "joueur" français à avoir été numéro 1 mondial), on a un peu de matière à condition d'aborder autre chose que leur victoire. Ailleurs, nul ne doute que Chris Evert, André Agassi, Martina Navratilova, Monica Seles, les sœurs Williams peuvent fournir un sacré matériau dramatique.

Car outre le tennis, d'autres sports, autre que la Boxe, le foot et le baseball, commencent à être une nouvelle source d'inspiration. I, Tonya avec Margot Robbie incarnant la patineuse Tonya Hardling a reçu un bon accueil à Toronto. Des projets sur Ivan Lendl, Alain Prost ou Jesse Owens sont en cours.

Pour le cinéma, il y a un sacré enjeu: raconter une histoire captivante, universelle, dramatique de préférence, tout en filmant, à l'instar de Rush pour la Formule 1, les compétitions avec un autre regard que celui du direct à la télévision, ou celui du spectateur dans un stade. Pour gagner ce match (live versus cinéma), il faut assurément une bonne histoire qui tourne autour d'un grand personnage. Car derrière tout champion il y a un égo format grand écran, un "je" immense qui passionne de plus en plus les comédiens au "jeu" ambitieux. Et qu'on rassure les non sportifs, aucun des acteurs interprétant Borg, McEnroe, BJK ou Riggs ne savaient vraiment jouer au tennis avant de nous faire croire à des lobs insensés et des revers magiques.

Matt Damon dans la peau d’un charlatan

Posté par vincy, le 26 septembre 2017

Matt Damon, qui sera bientôt à l'affiche de Downsizing de Alexander Payne et de Suburbicon de George Clooney, tous deux en compétition au dernier festival de Venise, va incarner John R. Brinkley dans un film inspiré d'une histoire vraie. Charlatan, est l'histoire d'un médecin qui escroquait ses patient en leur faisant croire qu'il avait trouvé un remède contre l'impuissance.

Le film sera produit par Matt Damon et Kimberly Steward, duo déjà derrière Manchester by the Sea.

Charlatan est l'adaptation d'une biographie parue en 2007, America’s Most Dangerous Huckster, the Man Who Pursued Him, and the Age of Flimflam, écrite par Pope Brock (inédit en France). Il raconte la vie du Dr. John Romulus Brinkley (1885-1942), qui s'est enrichi en insérant des testicules de boucs dans le scrotum (les bourses) d'hommes impuissants. Evidemment plusieurs patients sont morts de cette transplantation artisanale, ce qui lui valu des poursuites judiciaires. Une fois les autorités alertées, il s'est exilé au Mexique. Brinkley a aussi créé plusieurs stations de radio. Il s'essaya même à la politique, par deux fois. Mais c'est en s'exilant au Mexique qu'il réussira à relancer ses radios et ses cliniques. Sur la fin de sa vie, en pleine seconde guerre mondiale, il devra se déclarer en faillite et faire face à un procès. Il est mort quelques temps plus tard.

Brian Koppelman et David Levien (Ocean’s Thirteen) écriront le scénario.

Edito: D’après une histoire vraie… le réel plus fort que la fiction?

Posté par redaction, le 14 septembre 2017

Cette semaine, les cinéphiles peuvent découvrir la vie d'un pilote travaillant illégalement pour la CIA (certes très remaniée par rapport à la réalité), d'un cinéaste culte nommé Godard (certes sur le ton de la satire) et d'un couple maudit (certes ils se sont tant aimés), respectivement dans Barry Seal, Le redoutable et Nos années folles.

Les histoires vraies passionnent. Elles sont devenues un matériau à part entière. Et désormais on n'attend plus que le personnage soit six pieds sous terre. La preuve avec Pierre Bergé, incarné par Guillaume Gallienne et Jérémie Rénier dans les deux biopics sur Yves Saint-Laurent récents. Bergé (qui a aidé à produire 120 BPM) est mort vendredi mais il a pu voir deux acteurs se mettre dans sa peau. Cela doit faire étrange. Bien vivante, la personnalité est déjà héroïsée par le cinéma. Il va y en avoir du personnage historique ou contemporain. Gauguin, Karl Marx, la Reine Victoria, Van Gogh, Bjorn Borg et John McEnroe, Billie Jean King et Bobby Riggs, Romain Gary et sa mère,... Du tennis, de la peinture, des leaders politiques, il n'y a aucune profession qui échappe à cette mode du biopic.

Pour les Oscars, la France a quand même eu "l'audace" de présenter trois films basés sur des personnages réels et contemporains. Et côté productions américaines, on peut compter sur Emma Stone en Billy Jean King ou Shia LaBeouf en John McEnroe ou Judi Dench en Reine Victoria. Et la liste s'allonge avec le Spielberg et le Eastwood, qui seront finalement prêts à temps.

Le tournage est à peine terminé mais The Post aura le droit à une sortie confidentielle (New York et Los Angeles) durant les fêtes pour être oscarisable, alors que sa sortie nationale est prévue pour le 12 janvier. Le film de Spielberg, qui relate un fait réel autour du Washington Post, à la manière des Hommes du Président, peut compter sur Meryl Streep et Tom Hanks pour glaner quelques nominations.

Même chose pour The 15:17 to Paris de Clint Eastwood, tourné entre fin juillet et début septembre. Ce film sur l'attentat déjoué du Thalys en 2015, a été réalisé sur les lieux mêmes du drame, à Arras, mais aussi à l'Elysée (un jour où Emmanuel Macron était absent), avec Patrick Braoudé incarnant François Hollande (dans une séquence où l'ancien président de la République remet la légion d'honneur aux héros). Les trois soldats américains qui ont intercepté le terroriste dans le train - Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone - interprètent leur propre rôle. Plus réaliste on meurt. Eastwood semble amorcer une série de films inspirés du réel, avec des héros "ordinaires", après ses succès American Sniper en 2014 et Sully en 2016. Eastwood a confirmé que le film serait prêt pour une sortie en décembre.

Le réel plus fort que la fiction ou comblant la panne d'inspiration, d'imagination? Cet engouement ne date pas d'hier, mais on voit bien qu'il prend de plus en plus de place dans les projets, aux côtés des adaptations de livres ou de BD. Six films biographiques ont dépassé le million d'entrées depuis un an en France. Ce n'est pas rien. Ça fait de belles histoires. De là à en faire des grands films...

Benedict Cumberbatch trouve le temps d’être gitan

Posté par vincy, le 11 septembre 2017

benedict cumberbatchBenedict Cumberbatch va jouer les gitans. A Toronto, le projet d'adaptation des Mémoires de Mikey Walsh (livre inédit en France), Gipsy Boy a été confirmé.

Atteint de phobie sociale, incapable d'apparaître en public, Mikey Walsh, 37 ans aujourd'hui, est un auteur, éditorialiste et militant LGBT. Eduqué pour devenir un boxeur à poings nus, véritable religion de son clan, Walsh a subit l'exigence et l'ambition de son père, et la pression familiale qui pesait sur ses seuls poings. Il a du quitter sa famille et sa communauté Rom à l'âge de 16 ans parce qu'il était gay, entraînant l'éclatement de sa famille.

Benedict Cumberbatch incarnera le père de Mikey, Frank, confronté à un fils qui remet en cause toute sa culture et son éducation. Les producteurs cherchent actuellement le jeune acteur qui interprétera Mikey.

Le tournage est prévu pour l'été prochain. Le film sera réalisé par Morgan Matthews et scénarisé par James Graham, qui ont collaboré ensemble sur Le monde de Nathan.

Xavier Dolan rejoint Kidman, Crowe et Hedges dans Boy Erased

Posté par vincy, le 10 septembre 2017

xavier dolanSes Instastories sont aussi amateures et anodines que celles des autres. Ses films ont été récompensés par de multiples prix dans les grands festivals ou les palmarès de la profession. Mais Xavier Dolan n'oublie pas qu'il est aussi comédien depuis maintenant vingt ans (J'en suis! de Claude Fournier). Avant de devenir le cinéaste prodigue, on l'a vu dans La Forteresse suspendue de Roger Cantin, Suzie de Micheline Lanctôt et Martyrs de Pascal Laugier. Il s'est ensuite offert des rôles dans ses propres films (J'ai tué ma mère, Les Amours imaginaires, Tom à la ferme). On l'a aussi vu jouer dans Good Neighbours de Jacob Tierney, Miraculum de Podz et il y a trois ans dans La Chanson de l'éléphant de Charles Binamé, où il était un jeune homme déséquilibré et interné, qui lui valu une nomination aux prix Jutra (les César québécois), sa deuxième en tant qu'acteur.

Xavier Dolan sera la tête d’affiche de Boy Erased, réalisé par le comédien Joel Edgerton (Loving), aux côtés de Lucas Hedges (Manchester by the Sea), Nicole Kidman et Russell Crowe. C'est le deuxième long de Joel Edgerton après The Gift.

Adapté du livre autobiographique de Garrard Conley, Boy Erased: A Memoir of Identity, Faith and Family (inédit en France), le film raconte la vie d'un adolescent d’un petit village de l'Amérique profonde qui doit faire un choix: suivre une thérapie de conversion visant à réprimer son orientation homosexuelle ou quitter sa famille, ses amis et sa foi sans espoir de retour. Ses parents sont de fervents croyants, le père étant un pasteur baptiste.

Lucas Hedges interprétera Garrard Conley. Au générique on retrouvera aussi Joe Alwyn, Cherry Jones, Michael "Flea" Balzary, le bassiste du groupe Red Hot Chili Peppers, Jesse Malinowski et Joel Edgerton, qui se mettra dans la peau d'un thérapeute, en plus d'être scénariste et réalisateur du film.

Le film sera tourné l'an prochain.

D'ici là, Dolan finalisera son prochain long métrage, The Death and Life of John F. Donovan, son premier en anglais. Rappelons que le casting est l'un des plus excitants du moment: Kit Harington, Natalie Portman, Jessica Chastain, Bella Thorne, Kathy Bates, Thandie Newton, Susan Sarandon, Jacob Tremblay, Michael Gambon, Ben Schnetzer et Chris Zylka. Le film sera prêt pour 2018: Berlin? Cannes? Venise? Toronto? Inutile de dire que tout le monde va vouloir se l'arracher...

Cannes 2017 – Télex du marché: Cruise, Boon, Sorrentino, Rampling, Claflin & Woodley, un reboot et une histoire de BMW

Posté par vincy, le 24 mai 2017

- Top Gun 2 se confirme. Tom Cruise a confirmé que le projet était dans les tuyaux, enfin. Stoppé net par le décès de Tony Scott, le film est en rodage. Joseph Kosinski, qui a déjà dirigé Cruise dans Oblivion, est en première ligne pour le réaliser. Le tournage pourrait commencer l'année prochaine, 32 ans après la sortie du film qui a propulsé Cruise dans les acteurs bankables. Justin Marks (Le Livre de la jungle) a été engagé pour écrire la dernière version du scénario, qui devrait mettre en scène des drones et la fin de l'époque des pilotes-stars. Val Kilmer a été contacté pour reprendre son rôle.

- Pathé a annoncé plusieurs projets en cours: tout d'abord le prochain Dany Boon, La Ch'tite famille, qui sera en tournage dès le mois prochain pour une sortie fin février 2018. Un remake italien a même déjà été vendu. Valérie Bonneton, Line Renaud et Pierre Richard sont de l'aventure nordiste, avec en toile de fond la honte des origines ch'ti pour un designer parisien. Abandonné en décembre (lire notre article), Paolo Sorrentino reprend son projet Loro, un temps abandonnée, ce film sur Silvio Berlusconi. Toni Servillo incarnera le politicien-milliardaire. Le tournage débutera finalement en juillet. Cannes 2018? Par ailleurs, The Little Stranger de Lenny Abrahamson (Room), prévu en salles à l'été 2018, a rassemblé un sacré casting, avec Charlotte Rampling, Domhnall Gleeson, Ruth Wilson et Will Poulter au générique. Le studio français a également confirmé deux projets: Le brio d'Yvan Attal, avec Daniel Auteuil en mentor tyrannique d'un brillant élève, et le documentaire de Gilles de Maistre sur Alain Ducasse.

- Un reboot de plus: celui de Drôle de dames, avec Elizabeth Banks. La sortie en salles est déjà calée par Sony en juin 2019, soit 16 ans après la sortie du deuxième film avec Drew Barrymore et Cameron Diaz. Les deux films adaptés de la série TV avaient rapporté 525M$ à eux deux. Pas d'autre casting pour le moment.

- Sam Claflin (Hunger Games) devrait rejoindre Shailene Woodley (Divergente) dans le drame "survival" Adrift. Il remplacerait Miles Teller, qui a un agenda trop rempli. Le film, écrit et produit par Aaron et Jordan Kandell, sera réalisé en juin par Baltasar Kormakur. Il s'agit de l'histoire vraie de Tami Oldham, véritable miraculée. En septembre 1983, elle et son fiancé Richard Sharp furent piégés par un ouragan entre Tahiti et San Diego. Assommée, elle ne se réveille que le lendemain, avec son fiancé gravement blessé, sur leur bateau brisé et sans moyen de communication. Elle aura ainsi survécu 41 jours en mer.

- Kristin Scott Thomas sera la vedette de Paramour, une histoire de séduction et d'extorsion réalisée par Alexandra-Therese Keining. Là aussi, c'est inspiré d'une histoire vraie, celle de l'héritière du groupe BMW, Susanne Klatten,puissante, riche mais vivant recluse et loin des lumières. Quand Helg Sgarbi entre dans sa vie, elle se jette à corps perdu dans cette passion, sans connaître les mauvaises intentions de son amant mystérieux. Le tournage n'aura pas lieu avant l'année prochaine.