Posté par cynthia, le 1 mai 2012
C'est en face de l'arc de Triomphe et au milieu des bulles de Champagne et des amuses bouches que Sophie Dulac, la présidente du festival du cinéma des Champs-Élysées, a présenté les grandes lignes de cette nouvelle manifestation qui se tiendra du 6 au 12 juin prochain sur la plus célèbre avenue parisienne (voir aussi notre article du 23 octobre 2011).
Ne se voulant pas juste un énième festival parisien, le Champs-Élysées Film Festival entend mettre le cinéma à l'honneur et en faire profiter cinéphiles et amateurs du septième art avec des films français et américains indépendants qui brilleront le temps d'une semaine au travers d'avant-premières, de compétitions et de rencontres avec des professionnels du métier. Avec en outre, pourquoi pas, l'objectif de démontrer le temps d'une séance que le cinéma, c'est bien plus que du divertissement !
Sous la présidence de l'acteur Lambert Wilson, cette première édition propose ainsi une cinquantaine de films et une centaine de séances. Au programme, une compétition de dix longs métrages issus du cinéma américain indépendant (Bernie de Richard Linklater, Keep the lights on de Ira Sachs...), une sélection de courts qui concourent pour le Prix du Public (Hurlement d'un poisson, Little Spoon...), des avants-premières françaises (Wrong de Quentin Dupieux, Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve...) et américaines (My Soul to take de Wes Craven, After Life d’Agnieszka Wojtow...), la venue d'Harvey Weinstein, célèbre producteur américain, en invité d'honneur, une soirée spéciale en présence de l'acteur Donald Sutherland et enfin un panorama de films internationaux concourant pour l'Oscar du meilleur film étranger (Bullhead, Dans ses yeux...).
Les 10 films de la sélection officielle, en lice pour le Prix du Public, sont :
Blank City de Céline Danhier
Documentaire
Bernie de Richard Linklater
Avec Jack Black , Shirley Maclaine, Matthew McConaughey
Jesus Henry Christ de Denis Lee
Avec Toni Colette, Jason Spevack, Michael Sheen
Keep the lights on de Ira Sachs
Avec Thure Lindhardt, Zachary Booth, Marilyn Neimark
Luv de Sheldon Candis
Avec Common, Michael Rainey Jr, Dennis Haysbert
Marina Abramovic : the artist is present de Matthew Akers
Documentaire
Avec Marina Abramovic, Ulay et Kalus Biesenbach
Not waving but drowning de Devyn Waitt
Avec Vanessa Ray, Megan Guinan, Lynn Cohen
Peace, love et misunderstanding de Bruce Berresford
Avec Jane Fonda, Catherine Keener, Elizabeth Olsen
Tabloïd d’Errol Morris
Documentaire
The perfect family de Anne Renton
Avec Kathleen Turner, Emily Deschanel, Jason Ritter
Tous seront présentés en VOST. Et pour la coquette somme de 35 euros, les spectateurs pourront obtenir le pass du festival et pourquoi pas le temps d'une semaine vivre un Cannes aux Champs-Elysées.
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Plus d'informations sur le site du Festival
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Posté par vincy, le 5 mars 2012

7,3 millions d'entrées dans le monde : Intouchables a déjà dépassé les 55 millions d'euros de recettes hors territoire français. Son total mondial en fait le 2e film de l'année, juste derrière Voyage au centre de la terre 2. Un score exceptionnel pour un film produit en dehors d'un studio hollywoodien.
Phénomène européen
En Italie, où il vient de démarrer sa carrière en tête du classement, Quasi Amici, titre italien du film, a attiré 226 000 spectateurs le premier week-end. Ils se sont ajoutés au million d'entrées en Suisse (record depuis plus de 20 ans) et aux 900 000 en Belgique. Et surtout aux 5,5 millions d'Allemands (dont 440 000 Autrichiens) qui ont déjà été le voir en salles, devenant ainsi le film en langue Française le plus populaire depuis plus de trente ans (Le Gendarme et les Extra-terrestres). Cela fait sept semaines de suite qu'Intouchables (Ziemlich beste Freunde en allemand) domine les autres films Outre-Rhin. A lui tout seul, il a attiré autant de spectateurs germanophones que tous les films français l'an dernier.
Il va désormais affronter le marché espagnol (Intocable, 9 mars) et surtout américain (25 mai). Aux USA, le film est entre les mains d'Harvey Weinstein, qui vient de remporter un joli succès personnel avec The Artist, en passe de devenir l'un des cinq plus important succès de sa nouvelle compagnie de distribution, The Weinstein Company. "Un film français, c'est ce qu'il y a de plus cool en ce moment" a-t-il confié.
Polémique sur le racisme présumé du film
Le dernier nabab du cinéma américain a déjà commencé à déminer le terrain. Intouchables est en effet au coeur d'un mauvais buzz depuis sa sortie en France. Accusé de racisme par la critique américaine, Weinstein anticipe. Il a notamment dénoncé les propos de Jean-Marie Le Pen qui s'en prend à un film où un "délinquant immigrant" aide un handicapé : "Il y a cet homme politique en France, (...) il a dit que le personnage de François représente la France handicapée et que le personnage d'Omar représente les immigrés, et que la France ne sera pas sauvée par ces immigrés." Il a ajouté : "Jean-Marie, j'ai deux mots pour vous, et ce n'est pas "happy birthday" !" Le producteur et distributeur américain se dit effrayé par le soutien populaire à la candidate éventuelle Marine Le Pen et répugné par l'opinion - "bigote" selon Weinstein - du père sur Intouchables. "Ce serait un désastre pour la France si ces idées se répandaient".
Jeudi dernier, Intouchables vient de débuter sa série d'avant premières en ouvrant les Rendez-vous du cinéma français à New York. L'accueil a été chaleureux. Mais tout le monde a en tête la critique de Variety cet automne (voir notre actualité du 24 décembre), où la comédie était qualifiée de film raciste et Omar Sy de "singe savant". Le New York Times n'a pas été plus tendre en février : "une grossière fiction qui exploite tous les vieux stéréotypes de l'homme noir en libérateur de culture".
A cause de leur histoire, les Américains voient du racisme partout. Viola Davis, citée à l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de bonne dans La couleur des sentiments, en a fait l'expérience l'an dernier. Un film est considéré comme raciste si le Noir est dans le rôle du "soumis". Il ne l'est pas si les personnages peuvent être interchangeables et le scénario indifférent à la couleur de peau. Apparemment, cela vaut quelque soit le message ou le contexte historique.
Le Monde a interviewé Manthia Diawara, Américain d'origine malienne, professeur à l'université de New York et auteur d'African Film : "c'est un film inoffensif et plutôt drôle" mais "le Blanc s'éloigne par sa rationalité ou par une manière de négliger l'intuition, l'émotion, et, de temps en temps, il a besoin du Noir pour lui rappeler qu'il est humain. C'est son contemporain primitif". Omar Sy ne serait donc qu'un Noir malin et amusant.
Harvey Weinstein honoré à Paris en juin
Peu importe qu'Intouchables séduise ou pas les Américains. Weinstein peut toujours en faire un remake puisqu'il en a acquis les droits en juillet dernier. Selon Olivier Nakache, "c'est dans les tuyaux". Pour l'instant, il prépare la bande annonce, les affiches et a programmé le film dans différentes avant premières. On parle aussi d'un événement à Cannes pour célébrer le succès phénoménal du film.
Harvey Weinstein sera ensuite en France début juin pour l'hommage qui lui sera rendu au premier Champs Elysées Film festival (6-12 juin, voir notre actualité du 23 octobre 2011). C'est bien le minimum pour celui qui a permis à un film français d'obtenir l'Oscar suprême avec The Artist. Il avait déjà distribué l'autre film phénomène des années 2000, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, et produit Le Patient anglais, qui avait valu un Oscar à Juliette Binoche. Le Festival lui décernera un trophée pour l'ensemble de sa carrière et projettera une sélection des plus grands films qu'il a produit (y compris durant la période Miramax).
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Posté par vincy, le 27 février 2012

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Tout le palmarès des Oscars
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Jean Dujardin a lâché la phrase juste : "Ouah! Putain! Merci! Formidable!" Normalement "fuck" est bippé aux USA mais les censeurs n'ont pas du comprendre le mot "Putain". Pourtant ça résumait bien la soirée vécue par The Artist. 5 Oscars au compteur, en plus de ses 6 Césars de vendredi soir, et sans oublier un prix à Cannes, les Golden Globes, les Spirit Awards, les British Awards... C'est la première fois qu'un film non anglophone reçoit l'honneur de l'Oscar du meilleur film.
Dujardin est le premier acteur français à recevoir un Oscar dans un rôle principal. Chapeau l'artiste. Avec le César d'Omar Sy vendredi soir, ce sont deux enfants de la télé, deux princes de comédie qui ont gagné. Car c'est aussi cela qu'il faut noter : en ces temps de crise, c'est la comédie qui a été couronnée.
The Artist c'est évidemment la victoire de Thomas Langmann, producteur. Mais c'est aussi le come-back d'Harvey Weinstein, grand monopolisateur d'Oscars dans les années 90, qui a fait un travail de lobbying et une campagne de marketing impeccables. Weinstein est le grand vainqueur hollywoodien de la soirée.
Bien sûr il ne faut pas s'étonner que ce soit ce film français, qui devait être hors-compétition à Cannes, avant de rentrer in extremis dans la liste des films du jury de la compétition, qui réussisse cet exploit : une oeuvre hommage à Hollywood et ses origines muettes, en noir et blanc mais consensuel, tournée à Los Angeles avec une partie de son équipe artistique et technique américaine.
Mais The Artist montre aussi que rien n'est impossible pour un film français : Michel Hazanavicius est le premier français (hormis Polanski) à gagner l'Oscar du meilleur réalisateur, et l'un des rares étrangers de l'histoire de la cérémonie. Ludovic Bource rejoint la longue liste des compositeurs français primés, mais le dernier en date était Gabriel Yared en 1996!
The Artist finit donc ex-aequo avec Hugo Cabret, qui a aussi remporté cinq Oscars, dans les catégories techniques, faisant entrer la 3D au tableau d'honneur.
Pour le reste la soirée a oscillé comme une montagne russe, avec quelques très bonnes idées visuelles, des présentations parfois inspirées (le casting de Mes meilleures amies, les déclarations d'amour de Natalie Portman et Colin Firth aux acteurs et aux actrices nommés) ou pas (qu'Angelina Jolie était froide), des séquences impressionnantes (le spectacle du Cirque du soleil sur la musique de Danny Elfman) et des moments un peu plus plats. Il y a eu peu de surprises au final. Harvey Weinstein a confirmé son rôle de faiseurs de rois, entre The Artist et La dame de fer, qui a valu un troisième Oscar à Meryl Streep, 20 ans après le dernier (Le choix de Sophie), et avec un record de 17 nominations.
Une séparation, récompensé comme on s'en doutait de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, permet à l'Iran de gagner son premier Oscar.
Christopher Plummer, avec sa statuette de meilleur second rôle masculin, devient le plus vieux gagnant pour un Oscar d'interprétation. A 82 ans, il a tout juste deux ans de moins qu'Oscar.
On ne portera, pour une fois aucun jugement. Le palmarès était sans doute plus prévisible qu'on ne voulait l'anticiper. Reste la débauche de moyens pour glorifier le 7e Art hollywoodien, qui cette année avait une "french flavor" inhabituelle.
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Posté par vincy, le 23 octobre 2011
Sophie Dulac, productrice et distributrice indépendante, a décidé de lancer le premier Paris Film Festival, entièrement consacré aux cinémas franco-américains. Il se tiendra un peu avant Paris Cinéma, le festival créé par la Ville de Paris. Du 6 au 12 juin, Paris Film Festival investira les Champs-Elysées, l'avenue la plus belle du monde, l'une des plus chères, l'une des plus fréquentées d'Europe (600 000 personnes de toutes nationalités). Rendue légendaire par Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans A bout de souffle (on ne peut as faire plus belle alliance franco-américaine), l'avenue accueille aussi de nombreux cinémas : des multiplexes (UGC et Gaumont) comme des indépendants dans les rues adjacentes (Lincoln, Balzac, Mac Mahon). Les Champs Elysées avaient déjà accueillis un festival de cinéma, le Festival du Film de Paris, jusqu'à sa disparition en 2007. L'avenue n'accueille plus de grands événements et la part de marché parisienne des cinémas du quartier décline depuis de nombreuses années, tandis que les salles les plus fragiles sont menacées.
Cependant, le Festival, qui se situera entre Cannes et Paris Cinéma, mais trois mois avant celui de Deauville, va devoir trouver sa place. Paris Film Festival cible clairement le grand public à travers les 150 séances prévues. Les avant-premières devraient séduire des spectateurs pas forcément cinéphiles. De plus, en concentrant l'événement dans un seul quartier, contrairement à Paris Cinéma, l'esprit d'un festival sera davantage présent, en plus d'être visible.
La programmation devrait comprendre une cinquantaine de films, diffusés dans sept salles autour des Champs. Une quinzaine de films français et américains, indépendants voire inédits seront projetés. Il n'y aura aucune compétition. A cela s'ajoutera une sélection de films candidats à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Plus étonnant de la part de cette distributrice spécialisée dans un cinéma plutôt pointu, elle envisage l'avant-première d'un blockbuster américain chaque soir. La plupart des grosses machines hollywoodiennes sortent après la mi-juin... Harvey Weinstein sera le premier invité d'honneur avec une "Hollywood conversation" en public. Une rencontre entre producteurs est aussi prévue pour l'angle plus professionnel.
Tout cela impactera forcément sur les avant-premières de Paris Cinéma mais aussi sur les sélections du festival du cinéma américain de Deauville si l'équipe autour de Sophie Dulac réussit son pari.
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Posté par vincy, le 8 août 2008
Brad Pitt est officiellement un bâtard. C'est le titre amusant de Variety. L'acteur confirme qu'il sera de l'aventure du prochain Quentin Tarantino, Inglorious Basterds (voir post du 12 juillet). Quelques petits réglages à voir dans le contrat mais il toucherait quand même 20% des recettes... Si Pitt a déjà eu l'occasion de clamer du Quentin dans True Romance (en bon camé à l'herbe, complètement shooté, une séquence culte), ce sera sa première fois avec le réalisateur.
Ce drame de la seconde guerre mondiale réunirait pour la première fois l'acteur avec le réalisateur. Il incarnerait un montagnard du Tennessee en charge d'un groupe de huit américains de confession juive. Le film comporterait essentiellement des dialogues en français et en allemand, avec des sous-titres anglais.
Nastassja Kinski serait l'une des rares comédiennes du casting. On imagine un effet Pam Grier pour cette ancienne star du cinéma d'auteur européen (Paris, Texas). D'autres acteurs ont été approchés : le britannique Simon Pegg (Land of the Dead, M:I III), David Krumholtz (notamment connu pour la série Numb3rs et ses comédies ras-des-paquerettes comme Harold & Kumar), B.J. Novak (rôle récurrent dans The Office, et jeune docteur dans Knocked Up) et Eli Roth (déjà vu chez Tarantino dans Boulevard de la mort). Il reste quelques têtes à trouver. Et la rumeur DiCaprio court toujours.
Le tournage débuterait en Allemagne dès la mi-octobre en vue d'être sélectionnable pour Cannes en 2009.
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Posté par vincy, le 17 juillet 2008
L’Alchimiste, comme Le Parfum en son temps, est un des best-sellers les plus sollicités par les producteurs de cinéma. Un livre, paru en 1988, vendu à 40 millions d’exemplaires suscite forcément les convoitises. Pour trois millions de dollars, Harvey Weinstein, à qui l’on doit l’Oscarisé Patient Anglais, en a acquis les droits mondiaux. Avec sa grande mégalomanie habituelle, il avait déclaré à Cannes qu’il était « le plus à même d’amener à l’écran une version qui reflète vraiment l’univers du livre. »Weinstein, qui a certainement le « final cut » du film, pense que « ce genre de récit nous permet de construire un pont avec le Moyen-Orient qui est une région du monde que nous devrions tous essayer de mieux comprendre. » Il avait retoqué de nombreuses versions, qui, selon lui, privilégiaient les combats à la dimension spirituelle du film. Et surtout qui enflaient le budget à 100 millions de dollars. 60 millions de dollars pour ce projet réalisé et interprété par l’acteur Laurence Fishburne, tourné entre l’Espagne, le Maroc, la Jordanie, l’Egypte et les Emirats Arabes Unis dès cet été.
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Posté par vincy, le 12 juillet 2008
Le cinéaste Quentin Tarantino traînait ce projet de film de guerre en deux parties, dans un style plus proche du Western Spaghetti que des canons classiques à Oscars, depuis des lustres. Il en parlait déjà du temps de Kill Bill comme de son prochain film. Trop de fête, de cabotinage, ou tout simplement pas assez d'argent ont conduit ces Inglorious Basterds à être décalés ad vitam.
Weinstein s'était déjà engagé à le produire. Reste un studio pour le distribuer (Sony, Warner, Paramount et Universal sont sur les rangs) et à Brad Pitt de s'engager définitivement.
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