Lumière 2018 – Alfonso Cuaron: « Je ne fais des films que pour apprendre à faire le prochain. »

Posté par Morgane, le 17 octobre 2018

Festival Lumière. Mardi 16 octobre. 10h. Le soleil brille encore à Lyon et les gens son déjà dans la file d'attente pour la masterclass d'Alfonso Cuaron qui débutera à 11h.

Une heure plus tard, la salle est comble et Alfonso Cuaron, précédé de Thierry Frémaux, fait son entrée sous les applaudissements!

Alfonso Cuaron et Thierry Frémaux reviennent sur une longue discussion qu'ils avaient eu à Morelia quelques années auparavant. Après Gravity et ses nombreux Oscars, Thierry Frémaux voulait savoir si Alfonso Cuaron était toujours un enfant du Mexique? Au moment de cette discussion Cuaron était sur un tout autre projet, celui d'une histoire intimiste mais qui se passerait il y a 50000 ans. "Je faisais des recherches très poussées en anthropologie et archéologie. J'en ai parlé à Thierry Frémaux mais lui m'a juste dit que c'était le moment de retourner au Mexique (ndlr: il n'y avait pas tourné depuis Y tu mama tambien). J'étais très en colère contre Thierry de ne pas partager mon enthousiasme. Mais cette conversation est repassée en boucle dans mon esprit et j'ai décidé de retourner là-bas et de me poser la question si en effet j'étais encore mexicain. C'était le bon moment!" Aussi, il est retourné au Mexique. Et il s'est lancé dans Roma, un film très personnel, très intime, avec les outils dédiés en général aux grosses productions, qu'il avait appris à manier lors de ses précédents tournages et qui sont pour lui "très appropriés pour un film d'auteur".

Intimité

Concernant la question de l'intime dans chacun de ses films, selon lui, "un cinéaste ne peut pas faire un film sans qu'il soit personnel. Il faut trouver une veine personnelle dans chaque projet, c'est l'enjeu. Dans Y tu mama tambien c'est un récit du passage de l'adolescence à l'âge adulte. Pour moi, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban était une manière de filmer le passage de l'enfance à l'adolescence. Tout comme Gravity. On le voit comme une grosse production mais c'est mon film le plus personnel. J'étais dans le besoin de le faire. La conception même de Gravity a été une succession d'épreuves et d'adversité."

Hollywood

Quant à son rapport à l'Amérique, à cette Californie, à ce Hollywood envahissant comme lui demande Thierry Frémaux, c'est une "période d'évolution du cinéma. C'est passionnant à observer". "Je vois Hollywood comme une industrie et non comme un lieu d'expression des cinéastes du monde entier. Le danger serait de voir Hollywood comme le Saint-Graal avec le risque de lisser et d'homogénéiser ce langage pour rentrer dans le moule d'Hollywood. Je porte cette culpabilité-là car moi-même j'ai recherché cette chimère, j'ai perdu ma voix. Je l'ai retrouvée avec Y tu mama tambien. J'ai aussi par la suite changé ma relation à Hollywood."

Mexique

Et maintenant son rapport au cinéma mexicain. "Ma relation au cinéma mexicain est très complexe. Je suis né dans le Mexique du XXe siècle, sous le joug du nationalisme révolutionnaire qui provoquait chez moi un grand rejet de la culture nationale. Et en même temps c'est une époque où, au cinéma, il y avait une très grande diversité des films projetés et cela a aussi marqué mon enfance. Cette diversité a été ma formation. Mais je me demande si je fais plus un cinéma d'auteur ou un cinéma de cinéphile."

Il revient aussi sur l'admiration qu'il a pour le film Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000 d'Alain Tanner, la situation actuelle du Mexique où il ne vit plus mais où il retourne souvent et replonge dans sa filmographie lorsque Thierry Frémaux lui demande si il a certains regrets à propos de ses films. "Je ne fais des films que pour apprendre à faire le prochain."

Roma/amoR

Une fois qu'il les a tournés il ne les revoit jamais mais il a un excellent souvenir de tournage de La petite princesse. Mais si on parle de films de maturité alors pour lui ce serait le trio Y tu mama tambien, Les fils de l'homme et Roma. "Ce qui pèse au-dessus de ma tête c'est l'ombre des grands hommes. Quand je pense à eux je me dis alors que je serai ravi de faire un jour un bon film."

Et de conclure ces 2h de masterclass avec le film Roma. "Je suis frustré de me dire que le public français ne verra pas Roma dans une salle de cinéma, ce film ayant été pensé avec une ambition visuelle et sonore destinée au grand écran" explique-t-il en justifiant le choix de Netflix comme partenaire évident.

Lion d'or à Venise, le film devrait quand même concourir aux Oscars en étant projeté dans quelques salles américaines. Le cinéaste préfère parler de son tournage plutôt que de cette polémique entre Netflix, les festivals et les exploitants.

"Je donnais des indications contradictoires à chacun des acteurs. Chaque matin je donnais leur texte à certains mais pas à d'autres et je m'entretenais longuement avec chacun. Une fois sur le plateau c'était un vrai chaos! C'était génial car c'était comme la vraie vie!" D'ailleurs il nous révèle que pour une des scènes de Roma (n'ayez crainte je ne spoilerai/divulgâcherai rien) l'actrice principale n'était pas au courant de l'issue de cette scène, ce qui la rend encore plus émouvante. Et pour les seconds rôles, ils ont le métier qu'ils ont dans la vie et pour ainsi dire "ne jouent donc pas"...

Quant au titre du film Roma, c'est le nom du quartier dans lequel il a grandi et dans lequel se situe le film. C'est également le titre provisoire qui avait été inscrit pour lever des fonds etc. "J'avais dit 'ok mettez Roma comme titre provisoire mais on le changera, je n'aime pas du tout'. Et puis finalement on ne l'a pas changé." Puis il continue: "je pourrai également dire que c'est un lien qui m'unit avec Fellini et Rossellini. (il réfléchit) Mais surtout, Roma est l'anagramme de Amor!"

Cannes 2017: Qui est Shirley Henderson ?

Posté par vincy, le 19 mai 2017

Shirley Henderson n'a jamais fait son âge. Cela fait 25 ans que nous la croisons au cinéma et elle semble ne pas changer. Et elle a beau être un visage familier, qui connaît vraiment son nom? Au mieux, si vous montrez sa photo, tout le monde vous répondra Mimi Geignarde. Et là encore, on revient à son âge. Née en 1965, Shirley Henderson -celle dont on ne connaît jamais le nom- avait 37 ans quand elle a commencé à jouer le personnage de Mimi Geignarde (Moaning Myrtle) dans la série Harry Potter (pour le deuxième épisode et 40 ans pour le quatrième épisode). Personnage censé avoir 14 ans. Elle est ainsi la comédienne la plus âgée de tous ceux qui ont incarné un élève de Poudlard.

Combien de comédienne peuvent sans trop forcer jouer une gamine adolescente alors qu'on approche de la quarantaine? Shirley Henderson le peut pour deux raisons: sa petite taille et sa voix enfantine. Ce qui ne l'empêche pas de jouer des rôles adultes. Et pas des moindres. On peut ainsi la voir chez Danny Boyle dans le culte Trainspotting, chez Mike Leigh dans le burlesque Topsy-Turvy, chez Michael Winterbottom dans le rock 24 Hour Party People (elle a tourné trois films avec lui). Mais surtout et avant tout, elle est Jude, l'une des amies de Bridget Jones. Second-rôle aux petits oignons comme savent les cuisiner les britanniques.

Et d'ailleurs, en bonne comédienne britannique, des classiques sur les planches aux téléfilms policiers, elle a tout joué. "Il est évident que je n'aurai pas d'Oscars à 30 ans. J'ai passé la date." D'origine écossaise, toujours avec cette pointe d'humour un peu sarcastique, elle a souvent balayé ses défauts avec dérision. "Je ne sais pas ce que j'aurai fait si j'avais été jolie tout le temps". Ajoutant aussi : "Je n'aurai jamais les rôles d'une femme grande, blonde et glamour parce que je ne suis pas grande, blonde ni glamour. Je suis plus la "petite", la "dérangeante" parce que je ressemble à ça."

Ça ne l'a pas empêché d'être respectée dans le milieu et même d'être récompensée ou nommée pour des prix grâce à son talent et son éclectisme. Car elle peut être fantaisiste, infantile, inquiétante, intrigante, sorcière maléfique ou marraine bienveillante, séduisante ou repoussante, asociale ou amicale. A partir de 2002, alors qu'elle est Mimi ou Jude pour le grand public, elle enchaîne des films aussi différents et appréciés que le sensible Wilbur Wants to Kill Himself de Lone Scherfig, le drame historique Villa des Roses de Frank Van Passel, la comédie romantique American Cousins de Don Coutts ou la comédie policière Intermission de John Crowley...

En 2005, elle reçoit plusieurs prix pour son rôle dans Frozen de Juliet McKoen. Dans ce thriller psychologique, où son personnage est hanté par la disparition de sa sœur aînée, elle impose en force sa fragilité apparente, flirtant avec la folie.

Mais comme il faut bien vivre, Shirley Henderson est aussi présente dans de nombreuses comédies ou en second rôle dans des films "de festivals" anglo-saxons (La dernière piste de Kelly Reichardt, Miss Pettigrew de Bharat Nalluri, Anna Karenine de Joe Wright...), et reprend ses rôles dans les suites de Bridget Jones et Trainspotting. Mais sa qualité de jeu et son physique si singulier en font aussi un choix évident pour des cinéastes plus affirmés. Ainsi, on la voit "jubiler" d'être dans des films aussi peu incorrects et peu convenus que ceux de Sofia Coppola (Marie-Antoinette, en compétition à Cannes), Todd Solondz (Life During Wartime) ou Matteo Garrone (Tale of Tales, en compétition à Cannes).

Cette fois-ci, elle revient à Cannes avec un film sud-coréen et hollywoodien. Elle est du casting très étoilé d'Okja, de Bong Joon-ho. Comme quoi on peut être Mimi Geignarde chialant dans les toilettes du collège et se métamorphoser en papillon s'envolant vers les marches cannoises.

Jude Law s’empare de la baguette de Dumbledore

Posté par cynthia, le 12 avril 2017

À vos baguettes les "potterheads"... Nous connaissons enfin l'identité de l'acteur qui incarnera Dumbledore jeune dans la suite des Animaux fantastiques. Et ce sera Jude Law. Autant dire qu'après avoir porté la tenue du pape dans la série Young Pope, la longue robe de sorcier ne va pas trop perturber l'acteur, qu'on verra bientôt dans Le Roi Arthur: la légende d'Excalibur.

Dans cette suite des Animaux Fantastiques (toujours quelques décennies avant les aventures de Harry Potter), David Yates reviendra derrière la caméra tandis que Johnny Depp (même si les fans ne sont pas d'accord) continuera à incarner le méchant Grindelwald (seul amour d'Albus Dumbledore), né en 1883 et mort en 1998.

Rappelons que c'est Richard Harris qui a tenu le rôle du célèbre sorcier aux lunettes demi-lune dans les deux premiers opus de Harry Potter avant de mourir en 2002 et d'être remplacé par Michael Gambon. Dumbledore (1881-1997) est un sang-mêlé.

Avant de choisir Jude Law, les studios avaient pensé à Benedict Cumberbatch, Mark Strong (Mad Men), Jared Harris (The Crown) ou encore Christian Bale (éternel Batman dans nos cœurs).

Le premier volet des Animaux Fantastiques a récolté plus de 813 million de dollars au box-office. La production du deuxième volet débutera cet été pour une sortie en 2018. Suivront reois autres films de la franchise, tous les deux ans.

John Hurt (1940-2017) aux portes du Paradis

Posté par vincy, le 28 janvier 2017

Monstre sacré, immense comédien John Hurt est mort à l'âge de 77 ans des suites d'un cancer du pancréas. Son épouse a communiqué son décès: "C'est avec une tristesse infinie que je confirme que mon époux, John Vincent Hurt, est décédé mercredi 25 janvier à son domicile de Norfolk".

Impossible de résumer une carrière de 55 ans à l'écran. L'élégant John Hurt aura touché à tous les genres, vedette de grands films comme seconds-rôles de blockbusters. Pour les plus jeunes, il était Monsieur Ollivander dans la franchise Harry Potter. Mais John Hurt a été avant tout Elephant Man pour David Lynch. Son rôle le plus marquant assurément.

Un homme pour l'éternité (A Man for All Seasons) de Fred Zinnemann, Davey des grands chemins (Sinful Davey) de John Huston, L'Étrangleur de la place Rillington (10 Rillington Place) de Richard Fleischer, Le Joueur de flûte de Jacques Demy... Il a été éclectique dès ses débuts, avant qu'il ne soit reconnue en 1978 avec le personnage de Max, héroïnomane anglais arrêté et emprisonné dans une prison turque, dans Midnight Express de Alan Parker, qui lui vaut un Oscar du meilleur second-rôle masculin.

Eclectique

L'année suivante, on le retrouve en officier dans Alien, le huitième passager (Alien) de Ridley Scott, immense succès populaire et film culte (il parodiera son personnage dans La Folle Histoire de l'espace (Spaceballs) de Mel Brooks dix ans plus tard). Il enchaîne avec Elephant Man de Lynch (nominations aux Golden Globes et aux Oscar dans la catégorie meilleur acteur). Il y est défiguré pour ce biopic en noir et blanc adapté de la vie de Joseph Merrick, surnommé « Elephant Man » à cause de ses nombreuses difformités. Une interprétation où la souffrance est à la fois extrême et intériorisée qui dévoile l'étendue de son talent.

Dans la foulée, il tourne La Porte du paradis (Heaven's Gate) de Michael Cimino, avec Kris Kristofferson, Isabelle Huppert, Christopher Walken et Jeff Bridges. Cette sublime fresque désillusionnée de l'Amérique des pionniers a été un four commercial. Mais sa splendeur et sa profondeur en font aujourd'hui un des plus grands films de son époque.

Capable de tout jouer, il tourne aussi avec Mel Brooks (producteur d'Elephant Man) dans La Folle Histoire du monde, où il incarne Jésus-Christ, et dans Osterman week-end de Sam Peckinpah , The Hit : Le tueur était presque parfait, polar indispensable de l'œuvre de Stephen Frears, où il s'amuse à être un tueur vieillissant, et l'adaptation du roman de George Orwell, 1984, de Michael Radford, où il tient le rôle principal.

La mort jamais loin

Les années suivantes sont plus fades. Hormis deux films mineurs de John Boorman et quelques cinéastes majeurs (Scandal de Michael Caton-Jones, The Field de Jim Sheridan, L'Œil qui ment de Raoul Ruiz, Even Cowgirls Get the Blues de Gus Van Sant), John Hurt ne retrouve pas de grands personnages. Il faut attendre que Jim Jarmush l'enrôle dans son western spectral, Dead Man en 1995 pour que le cinéphile puisse retrouver son allure et son charisme filmés à leur juste valeur.

Bien sûr, il tourne avec Walter Hill (Wild Bill) et Robert Zemeckis (Contact), continue de faire des voix pour des documentaires animaliers ou des dessins animés, mais c'est le cinéma indépendant qui lui permet de livrer ses plus belles performances. En vieillissant, son jeu à fleur de peau prend une dimension d'écorché vif cicatrisant.
Dans Amour et mort à Long Island (Love and Death on Long Island), film sur fond d'années SIDA de Richard Kwietniowski, il est bouleversant en écrivain anglais veuf détestant le monde moderne et amoureusement fasciné par un acteur secondaire d'un film pour ados.
Pour lui, "prétendre être quelqu'un d'autre" était son "jeu" et ce qui était "l'essence de son travail".

Des films de genre et d'auteurs

Les années 2000, outre Harry Potter, lui permettent de s'offrir des personnages secondaires dans des films populaires: Hellboy et Hellboy 2: Les Légions d'or maudites (Hellboy II: The Golden Army) de Guillermo del Toro, The Proposition de John Hillcoat, V pour Vendetta (V for Vendetta) de James McTeigue, Crimes à Oxford (The Oxford Murders) de Álex de la Iglesia, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull) de Steven Spielberg, Le Transperceneige de Bong Joon-ho, Hercule (Hercules) de Brett Ratner, et l'an dernier Tarzan de David Yates.

John Hurt a aussi été un fidèle de Lars von Trier, narrateur de Dogville et Manderlay, acteur dans Melancholia. Il a été également un comédien récurrent chez Jim Jarmusch (The Limits of Control, Only Lovers Left Alive). Blues-man par excellence du 7e art, avec son physique atemporel, on le voit aussi faire des grands écarts cinématographiques, de Boxes de Jane Birkin à La Taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy) de Tomas Alfredson.

Lord John

Né le 22 janvier 1940 près de Chesterfield, peintre à ses heures, il se pensait destiné au dessin avant d'intégrer la Royal Academy of Dramatic Art. Sa carrière comporte pas moins de 140 films, 20 téléfilms et autant de séries (dont Doctor Who et Panthers). Récipiendaire de quatre BAFTA, anobli par la reine Elizabeth II en 2014, il continuait de tourner malgré son cancer.

On le verra mercredi à l'affiche de Jackie de Pablo Larrain, dans le rôle d'un prêtre confesseur. The Journey de Nick Hamm a été présenté à Venise en septembre, ChickLit de Tony Britten est sorti en décembre aux USA, That Good Night de Eric Styles, Damascus Cover de Daniel Zelik Berk et My Name is Lenny de Ron Scalpello sont prévus dans les salles cette année.

Le voici disparu. Et comme il aimait le citer: "Comme Beckett le disait, il ne suffit pas de mourir, il faut oublier aussi." On ne l'oubliera quand même pas de si tôt.

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Les Animaux Fantastiques, nouvelle poule aux œufs d’or pour J.K. Rowling

Posté par cynthia, le 15 octobre 2016

Cette semaine d'octobre est d'ailleurs en or pour les fans de la saga du petit sorcier. Alors que L'enfant maudit, huitième tome (version théâtre) d'Harry Potter vient de sortir en librairie, J.K Rowling veut désormais faire des Animaux Fantastiques une saga et non plus une trilogie. Vous avez la cicatrice qui vous brûle vous aussi?

Le buzz qui monte n'en finit pas (au point peut-être de lasser, même si les fans sont toujours mordus). Profitant de chaque événement (nouvelle bande annonce, comic-con, lancement de la pièce de théâtre, parc d'attraction...) concernant l'univers Harry Potter, J.K Rowling, la plus talentueuse des moldus, a décidé de faire dans la surenchère. Mieux, elle créé l'événement pour faire monter la sauce (ebooks inédits sur Pottermore par exemple, lancés en septembre pour remettre un jeton dans la machine).

"Nous l'avons su dès le début..."

L'auteure-scénariste-productrice a finalement révélé que Les Animaux Fantastiques (prequel de la saga Harry Potter) aura quatre suites et non plus deux, comme elle l'avait annoncé cet été. Harry Potter est éternel et une source de revenus inépuisable. A n'en pas douter ces quatre nouveaux films seront en plus déclinés en livres. Le tout donnera lieu à des coffrets vidéo, des collectors et autres goodies.

"Nous avons fait des sessions scénaristiques l'autre jour, et nous avons toujours su qu'il y aurait plus d'un film", a expliqué l'auteure devenue scénariste avec ce prequel très attendu."Nous l'avons su dès le début. Nous avons pris le terme "trilogie" comme marqueur car nous savions qu'il y aurait plus d'un film. Je pense que nous pouvons annoncer maintenant que j'ai correctement développé l'intrigue, et que nous sommes assez certains, qu'il y aura cinq films." (*hurlements et malaises*)

La série de cinq films annoncés par l’écrivaine britannique concerne les aventures de Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) à New York dans les années 1920, donc bien avant la naissance du jeune sorcier. Néanmoins si tout ce passe comme pour Harry Potter, le deuxième épisode des Animaux Fantastiques verra le jour en Novembre 2018 (un film par an). Rappelons que le premier opus sera dans nos salles le 16 novembre prochain.

Les studios et le parc d’attraction de Universal s’offrent un coûteux lifting

Posté par vincy, le 29 août 2016

Face à une concurrence de toujours plus en plus vive du côté des parcs d'attraction (Disney en tête qui a l'intention d'ouvrir un parc Star Wars à côté de l'historique Disneyland), et pour affronter aussi l'inflation de tournages (il n'y a pas que le cinéma), Universal a décidé d'investir 1,6 milliard de dollars pour rénover son QG de Los Angeles.

Le parc d'attraction Universal Studios est en surchauffe avec 7 millions de visiteurs en 2015 (croissance à deux chiffres depuis quelques saisons) et Los Angeles connaît une attractivité touristique enviable (45 millions de visiteurs en 2015). Pour l'agrandir, Universal a décidé de détruire quelques plateaux. Déjà les attractions récentes autour de Fast & Furious et la série The Walking Dead et surtout le nouveau parc Harry Potter (500 M$ d'investissements) font fureur. L'idée est de pouvoir créer de l'espace pour accueillir de futures attractions autour de franchises du catalogue, de The Mummy à Jurassic Park.

Au-delà du parc, Universal va aussi construire dix plateaux de production d'ici cinq ans, refaire complètement le centre commercial CityWalk, inauguré il y a 23 ans et élargir des rues d'accès, construire deux nouveaux parkings et enfin faciliter l'accès au métro avec une passerelle piétonne.

Par ailleurs, si Universal a abandonné son projet de parc à Dubai, il y a en chantier Volcano Bay à Orlando (2017), Universal Studios Beijing à Pékin (2019), un projet en Corée du sud et un autre à Moscou.

Alan Rickman (1946-2016). Le professeur Rogue est mort.

Posté par vincy, le 14 janvier 2016

Inimitable et éternel Professeur Rogue dans la franchise Harry Potter, Alan Rickman, né le 21 février 1946, est mort d'un cancer le 14 janvier 2016 à l'âge de 69 ans. Fils d'un père irlandais et d'une m!re galloise, il a débuté sur les planches à l'âge de 7 ans, dans une pièce montée par son école. Mais avant d'en faire son métier, il se lance dans une carrière de graphiste. Il attend ses 26 ans pour entrer à la Royal Academy of Dramatic Art.

Avec sa voix chaude, presque caverneuse, et son allure de dandy inquiétant, Alan Rickman ne pouvait que séduire la Royal Shakespeare Company, qui l'accueille en 1978. Il hérite souvent de rôles de méchants au théâtre, et logiquement au cinéma. Lui qui joua du Shakespeare, du Brecht, du Tchekhov, du Ibsen, du Jarry ou même le Vicomte de Valmont dans les liaisons dangereuses, qui en fit une star des planches à Londres comme à New York. Passionné par le théâtre, il a mus en scène plusieurs pièces, notamment de son ami Ruby Wax et d'August Strindberg.

Le cinéma ne va faire appel à lui qu'en 1988. Il incarne l'un des plus grands méchants de l'histoire du blockbuster américain avec le personnage d'Hans Gruber dans le premier film des aventures de John McLane, Piège de cristal. Fiéleux comme on l'aime. Un méchant où la voix doucereuse et l'apparente tranquillité inquiète bien plus que les excès de jeu dans ce genre de rôles.Il n'a pas été si tenté par les sirènes hollywoodiennes, même si on le retrouve en shérif de Nottingham dans le Robin des bois de Kevin Reynolds. Il tourne avec Anthony Minghella (Truly Madly Deeply), Tim Robbins (Bob Roberts), Mike Newell (An Awfully Big Adventure), Neil Jordan (Michael Collins), l'injustement méconnu Judas Kiss de Sebastian Guttierez, le culte Dogma de Kevin Smith ou encore les ratés Galaxy Quest et H2G2... Plus marquant ses rôles dans Sweeney Todd de Tim Burton, en juge Turpin, ou Snow Calk de Marc Evans, en homme hanté par la mort d'une autostoppeuse et qui décide d'aller voir la mère de sa victime.

En 2001, il accepte le rôle de Severus Rogue, professeur à l'ambiguïté charismatique, naturellement autoritaire et intrigant, dans la série Harry Potter, dont il sera de tous les épisodes. On le retrouve aussi en mari volage dans Love Actually en 2003, puis dans des succès comme Le parfum, Alice au pays des merveilles (la voix de la chenille), Le majordome (où il incarne Ronald Reagan) et l'an dernier dans Une promesse (de Patrice Leconte).

Alan Rickman a aussi réalisé deux films: le très beau L'invitée de l'hiver, adaptation d'une pièce qu'il avait lui-même mis en scène. Le film, avec Emma Thompson et sa mère, Phyllida Law, a remporté quelques prix. Et Les jardins du roi, avec Kate Winslet, sorti l'an dernier.

Mais s'il fallait retenir un rôle c'est celui du Colonel Christopher Brandon dans Raisons et sentiments, d'Ang Lee (1995), où il donne merveilleusement la réplique à Emma Thompson, rayonnante. En plus de la diriger, ils ont joué dans six films ensemble et deux téléfilms. Une des couples de cinéma (et pas seulement dans Love Actually) les plus épatants.

Il venait de terminer deux nouveaux films dont la sortie est prévue cette année, Opération Eye In The Sky de Gavin Hood, avec Helen Mirren et Aaron Paul et Alice de l'autre côté du miroir, la suite d'Alice au pays des merveilles.

Au cours de sa carrière, il a reçu de nombreux prix: un Golden Globe du meilleur acteur et un screen Actors Guild Award dans une mini-série télévisée (Raspoutine), un BAFTA du meilleur second-rôle masculin (Robin des bois), en plus de trois nominations, un prix d'interprétation au FFM de Montréal (Mesmer), deux prix à Venise pour son film L'invitée de l'hiver... Au théâtre, il a été nommé deux fois aux Tony Awards.

Harry Potter sera papa sur les planches de théâtre en 2016

Posté par cynthia, le 28 octobre 2015

Lorsque nous avons dit adieu à Harry Potter dans Les reliques de la mort, 2e partie, le célèbre sorcier à lunette était adulte, marié à la sœur de son meilleur ami et papa d'un petit garçon qui s'en allait pour sa première année à Poudlard.

Harry Potter and The Cursed Child (Harry Potter et l'enfant maudit en français) débutera à ce moment-là. Il ne s'agit pas du prochain livre de J.K Rowling ou d'un film mais bel et bien d'une pièce que co-écrit par l'écrivaine elle-même.

La pièce de théâtre sera jouée à partir de l'été 2016 à Londres. Alors que les fans trépignent d'impatience, J.K Rowling a révélé vendredi dernier une information capitale sur le contenu de cette suite tant attendue «Donc maintenant vous savez que ce n'est pas un prequel. Harry Potter et l'enfant maudit se déroule 19 ans après!» après la fin du dernier livre/film.

Afin d'exciter davantage les fans, le site officiel de la pièce comporte désormais un synopsis qui met l'eau à la bouche: «Ce n’était déjà pas facile d’être Harry Potter mais c’est encore plus difficile maintenant qu’il travaille au ministère de la Magie, qu’il est marié et qu’il a trois enfants. Harry est aux prises avec un passé qui ne veut pas disparaître, et son plus jeune fils Albus doit lutter avec le poids d’un héritage familial qu’il n’a jamais voulu. Alors que le passé et le présent se mêlent de façon inquiétante, le père et le fils apprennent la pénible vérité : parfois, les ténèbres viennent d’endroits insoupçonnés.»

Le casting de cette pièce en deux parties, et mise en scène par le scénariste et dramaturge Jack Thorne, n'est pas encore annoncé, toutefois nous pourrons réserver nos places dès le 30 octobre prochain...alors à vos cartes bleues les moldus!

Et n'oubliez pas que l'univers du Sorcier sera de retour sur les grands écrans en novembre 2016 avec Fantastic Beasts and Where To Find Them (Les animaux fantastiques). David Yates replonge dans la Potter Story avec ce prequel qui se focalise sur le magizoologiste Newt Scamander, incarné par Eddie Redmayne.

Eddie Redmayne, magizoologiste dans la série spin-off d’Harry Potter

Posté par cynthia, le 3 juin 2015

Eddie Redmayne, récemment oscarisé pour Une histoire du temps, rejoint officiellement le casting du spin-off de Harry Potter, Les animaux fantastiques. Warner Bros l'a confirmé sur Twitter.

L'acteur était pressenti depuis longtemps pour ce prequel qui se déroule 70 ans avant les aventures du jeune sorcier. L'acteur tiendra le rôle principal du film, celui de Norbert Dragonneau.

Norbert Dragonneau (Newt Scamander en anglais) est un magizoologiste auteur du célèbre livre Vie et habitat des animaux fantastiques, manuel très prisé dans le monde des sorciers.

Les aventures de ce héros et dont le premier volet est prévu pour la fin 2016, occuperont toute une trilogie. Le scénario est écrit par J.K Rowling elle-même.

Pour le reste du casting, il faut savoir que les rumeurs vont bon train sur le web. En effet, de nombreuses actrices sont en lice pour accompagner Eddie Redmayne, notamment Saoirse Ronan, Dakota Fanning ou encore Kate Upton.

Warner Bros mise sur Harry Potter et les Légo

Posté par redaction, le 17 octobre 2014

Warner Bros ne met pas tous ses oeufs dans le même panier. Outre les superhéros de DC Comics (10 films entre 2016 et 2020), le studio a décidé de miser sur deux autres franchises: Harry Potter et Lego.

On savait déjà que David Yates allait réaliser Les Animaux fantastiques (lire notre actualité), premier "spin-off" de la saga Harry Potter, avec des créatures magiques et des personnages inspirés de l'univers du sorcier. Sortie en salle prévue en 2016. Mais J.K. Rowling, l'auteure de la saga, et Warner ont confirmé qu'ils travaillaient sur deux autres films, l'un qui sera en salles en 2018 et l'autre en 2020. Le casting devrait être bientôt annoncé. La trilogie se déroule à New York plus de 70 ans avant la naissance d'Harry Potter et suit les aventures de Newt Scamander, né en 1897, ancien étudiant de Poudlard avant de rejoindre le Ministère de la Magie où il a officié dans le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques.

Autre succès au box office qui va être exploité sous forme de franchise: les Légo. Trois nouveaux films sont déjà prévus. La suite de Légo, la grande aventure sortira au cinéma en 2018. Pour les deux autres projets, qui sortiront en 2016 et 2017, la Warner a décidé de piocher dans les boîtes Légo en prenant pour l'un la série Batman et pour l'autre la série Ninjago.

Reste l'hypothèse étonnement non évoquée d'un crossover Harry Potter/Légo pour les années 2020.