Cannes en Séries : Quand HBO emporte la Palme d’or!

Posté par wyzman, le 18 mai 2017

Alors que Netflix provoque une sérieuse polémique à Cannes et que David Lynch et Jane Campion présentent leur dernière série en date, voici en cinq films la preuve que Cannes a toujours été ouvert aux productions du petit écran.

Distribué par HBO Films et largement inspiré du court métrage éponyme d'Alan Clarke, Elephant demeure aujourd'hui encore l'un des meilleurs films de Gus Van Sant. Présenté en compétition lors du festival de Cannes 2003, son dixième long-métrage était reparti avec la Palme d'or et le Prix de la mise en scène. Un sacré palmarès pour un film qui revient sur le drame de Columbine.

Souvenez-vous, en avril 1999, le Colorado était à la Une des journaux après qu'une fusillade a éclaté dans un  lycée, causant la mort de douze élèves et professeur et qui était l'oeuvre de deux adolescents. Ces derniers s'étaient suicidés juste après. Si au départ Elephant devait faire un carton sur le petit écran en étant diffusé comme n'importe quel téléfilm de la chaîne qui produit Game of Thrones, Westworld et Big Little Lies, c'est finalement en salles qu'il connut un véritable succès. HBO ne le diffusera d'ailleurs sur petit écran que bien plus tard. Car avant cela, cette pépite du cinéma indépendant devra se contenter d'une sortie dans 6 salles américaines. Mais produit pour 3 millions de dollars, le film en rapporta 10 - dont 8,7 à l'international ! En France, il avait attiré près de 750000 spectateurs.

Producteur depuis 1983, HBO Films a accouché de Maria, pleine de grâce de Joshua Marston, Idlewild Gangsters Club de Bryan Barber et Sex and the City 2 de Michael Patrick King. Malheureusement, le miracle Elephant ne s'est pas reproduit depuis. Les projets Generation Kill et The Pacific ont directement été annoncés comme des mini-séries et Ma vie avec Liberace, pourtant présenté en compétition officielle en 2013, n'a disposé que d'une diffusion à la télévision aux Etats-Unis, car il était perçu comme "trop gay" pour trouver son public en salles…

Mais pour Gus Van Sant, ce passage par le petit écran avec Elephant fut une bénédiction. Après cela, ont suivi pas moins de cinq sélections au festival de Cannes (Last Days, Mala Noche, Paranoid Park, Restless, Nos souvenirs), une nomination aux Oscars (Harvey Milk) et une place au panthéon des réalisateurs de séries. En 2011, il réalise ainsi le pilote de la série Boss pour Starz et cette année, il a  fait le bonheur de la chaîne ABC en acceptant de diriger les deux premiers épisodes de la série LGBTQ When We Rise.

Cannes 2017: le directeur de la photographie Christopher Doyle (« In the Mood for love ») honoré pour sa carrière

Posté par redaction, le 12 mai 2017

Le "Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography" sera décerné au chef opérateur hong-kongais Christopher Doyle (aka Du Ke Feng en chinois). l'hommage aura lieu de 26 mai au Festival de Cannes.

Le prix récompense la carrière d'un directeur de la photographie ayant marqué l’histoire du Cinéma: Doyle succède à Philippe Rousselot (2013), feu Vilmos Zsigmond (2014), Roger A. Deakins (2015) et Peter Suschitzky (2016).

D'origine australienne, francophone et parlant aussi mandarin, Christopher Doyle, 65 ans, a collaboré avec divers cinéastes du monde entier depuis ses débuts dans les années 1980: Edward Yang (That Day, on the Beach), Claire Devers (Noir et blanc), Stanley Kwan ( Red Rose White Rose), Chen Kaige (Temptress Moon), Gus Van Sant (Psycho, Paranoid Park), Barry Levinson (Liberty Heights), Jon Favreau (Made), Phillip Noyce (Le chemin de la liberté, Un Américain bien tranquille), Zhang Yimou (Hero), Andrew Lau (Internal Affairs), Pen-ek Ratanaruang (Last Life in the Universe, Vagues invisibles), James Ivory (The White Countess), M. Night Shyamalan (La Jeune Fille de l'eau), Jim Jarmusch (The Limits of Control), Neil Jordan (Ondine), Sebastián Silva (Magic Magic) ou encore Alejandro Jodorowsky (Poesia Sin Fin).

Mais c'est évidemment et avant tout pour son travail avec Wong Kar-wai qu'il a assis sa réputation d'esthète et apposé sa signature visuelle dans le regard des spectateurs. Avec le cinéaste aux lunettes noires, il a su créer une atmosphère unique et colorée, maîtrisant aussi bien l'énergie que la contemplation, dans Nos années sauvages (1991), Chungking Express, Les Cendres du temps, Les Anges déchus, Happy Together (prix de la mise en scène à Cannes), le culte In the Mood for Love (pour lequel il avait reçu le grand prix de la CST à Cannes) et 2046 (2004), sans compter trois courts métrages.

Pour expliquer son approche, Christopher Doyle pense que la musique et le mouvement, comme la danse, ainsi que la littérature enrichissent son travail: "Je pense qu'un film est un danse, entre l'acteur, la caméra et moi."

Créée par Thales Angénieux et Orbis Media, la 5e soirée « Pierre Angénieux ExcelLens in cinematography », est soutenue par Weying (plateforme de billetterie en ligne sur WeChat) et Movie View (magazine chinois sur le cinema et entreprise de relations publiques), et réalisée par Orbis Media.

Chiara Mastroinanni, Emmanuelle Bercot et Jéremie Elkaïm dans un « When We Rise » à la française

Posté par wyzman, le 24 avril 2017

Après ses trois César 2016 reçus pour Fatima, Philippe Faucon revient au petit écran par la grande porte. En effet, le réalisateur de Dans la vie et La Désintégration prépare activement le tournage de la mini-série Fiertés, produite par Joëy Jaré (Clara Sheller, Kaboul Kitchen) pour une diffusion sur Arte.

Centrée sur "la vie d'une famille, les combats menés par les homosexuels autour du Pacs, du mariage et de l'adoption" comme indique Le Film Français, Fiertés sera composée de 3 épisodes de 52 minutes. Ceux-ci se dérouleront sur trois décennies, de l'arrivée de François Mitterrand à l'Elysée en mai 1981 jusqu'à l'adoption de la loi Taubira promulguée en mai 2013. Les scénarios sont l'oeuvre de José Caltagirone (Speakerines) et Niels Rahou (Derniers recours).

Le tournage de Fiertés se déroulera en région parisienne du 2 mai au 16 juin. Au casting de cette mini-sérié, on retrouvera Emmanuelle Bercot (La Tête haute), Chiara Mastroinanni (Poulet aux prunes), Jéremie Elkaïm (Marguerite et Julien), Fréderic Pierrot (Populaire), Loubna Abidar (Much Loved), Stanislay Nordey (N'oublie pas que tu vas mourir) et Samuel Théïs (Party Girl).

Bien que l'on ne connaisse pas encore la date de diffusion de Fiertés, l'annonce du début du tournage n'est pas sans rappeler l'autre mini-série LGBTQ de l'année : When We Rise. En 8 épisodes, la série de ABC retraçait la naissance du mouvement LGBT à la suite des émeutes de Stonewall en 1969 et allait jusqu'à l'abandon de la Proposition 8 et l'autorisation du mariage homosexuel en 2013. Entière écrite par Dustin Lance Black (Harvey Milk), When We Rise était réalisée par Gus Van Sant (Elephant) entre autres. Émouvante et importante, When We Rise est un bel exemple de mini-série audacieuse. Philippe Faucon et Arte auraient tort de ne pas s'en inspirer pour Fiertés !

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont peut-être trouvé le film qui les réunira de nouveau

Posté par vincy, le 1 décembre 2016

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix s'apprêtent à se retrouver pour un nouveau film, Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot. Ce biopic est dans les cartons depuis longtemps: il s'agit de l'histoire du dessinateur et illustrateur John Callahan, quadraplégique de Portland, Oregon, la ville de Gus Van Sant.

Le scénario est l'adaptation de l'autobiographie de Callahan, non traduite en France, écrite en 1989. Cela fait 25 ans qu'Hollywood tente de transposer cette histoire. Robin Williams rêvait d'incarner le dessinateur.

John Callahan a été paralysé après un accident de voiture à l'âge de 21 ans. Le dessin est alors devenu comme une thérapie à son malheur. La particularité de son art était d'aborder des sujets tabous (la mort, le handicap) avec un humour plutôt noir et politiquement incorrect. Cela a conduit l'hebdo de sa ville à être souvent boycotté ou à recevoir des plaintes.

Une vie tragique

Né en 1951 et décédé en 2010, cet enfant adopté, battu par une maîtresse d'école, ayant sombré dans l'alcoolisme dès l'adolescence, n'a pas eu une vie vraiment joyeuse. Ses dessins, commencés à l'âge de 27 ans, ont été publiés par The New Yorker, Penthouse et Playboy. La reconnaissance fut assez immédiate. Plusieurs livres ont compilé ses créations. Deux séries animées, Pelswick (Nickolodeon) et Quads ont été adaptées à partir de son œuvre.

En 2007, la cinéaste néerlandaise Simone de Vries lui a consacré un documentaire, Raak me waar ik voelen kan (Touch me someplace I can feel). Le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film néerlandais d'Utrecht.

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont déjà travaillé ensemble dans Prête à tout, en 1995. Depuis 20 ans, ils cherchent une nouvelle opportunité de collaboration. L'acteur a failli être à l'affiche du dernier film de Gus Van Sant, Nos souvenirs (Sea of Trees). Le rôle a finalement été obtenu par Matthew McConaughey. Le cinéaste travaille actuellement sur une série télévisée, When We Rise. Joaquin Phoenix tourne actuellement Mary Magdalene, où il incarne Jésus, réalisé par Garth Davis, aux côtés de Rooney Mara et Chiwetel Ejiofor.

Le Donald joue les Trump au cinéma

Posté par vincy, le 11 novembre 2016

On avait eu un acteur de série B. Voilà une vedette de la télé-réalité qui débarque dans le bureau ovale. Donald Trump is the 45 President of the United States of America. On ne vous le cache pas, on aurait préféré faire un article sur les actrices qui ont incarné une présidente à la Maison Blanche.

Mais Trump est intéressant. Outre que les Simpsons avaient imaginé l'affaire il y a seize ans, le milliardaire pourfendeur des élites a toujours su cultiver son image à la télé comme au cinéma.

Il aime faire des caméos depuis son premier, en 1989 dans le film Ghosts Can't Do It. On le voit ainsi dans Marmalade (2004), Zoolander (2001), Celebrity (1998), Face to Face (1997), L'Associé et Eddie (1996), Across the Sea of Time (1995), For Sale by Owner (1994), et surtout dans Maman, j'ai encore raté l'avion (1992).

Dans Good Will Haunting, il interprète un certain Daniel Ray McLeech, dans Studio 54, il est un patron VIP du club et dans Les chenapans, il est le père de Waldo.

Côté séries, vous pouvez le croiser dans Monk, Sex and the City, Sabrina l'apprentie sorcière, Spin City, Une nounou d'enfer, The Rosie Show et Le Prince de Bel-Air.

Pas sûr que ces passages dans les studios hollywoodiens aient été utiles puisque la quasi totalité des célébrités ont soutenu sa rivale. Mais bon, là, il a un rôle à sa (dé)mesure pour flatter son narcissisme et son égo. Pendant quatre ans.

Cannes 2015 : retrouvailles avec Michael Pitt

Posté par kristofy, le 17 mai 2015

michale pitt dans asphalteCher Michael,

Vous êtes déjà venu deux fois pour monter les marches du Festival de Cannes, avec cette intrigante nonchalance qui vous singularise immédiatement. En 2004, en compétition avec Last Days de Gus Van Sant dans la peau d’une rock-star telle Kurt Cobain dans ses derniers jours. La même année, vous n'étiez pas loin sur la Croisette avec un petit rôle dans Le livre de Jérémie de Asia Argento présenté à La Quinzaine des Réalisateurs.
Et en 2002, hors-compétition, on découvrait le thriller Calculs meurtriers de Barbet Schroeder (qui est d’ailleurs de retour cette annéeavec Amnésia). A coté de la star Sandra Bullock et d'un jeune acteur dont on entendra beaucoup parler plus tard (Ryan Gosling), vous étiez déjà une nouvelle sensation du cinéma américain. Bien sûr, Michael Pitt, on vous connaissait déjà depuis un an avec Bully de Larry Clark et Les innocents de Bernardo Bertolucci : autant vous dire qu’on était sûr qu’on allait vous revoir régulièrement.

Mais nous avions tort: vous n'avez tourné que 8 films en 10 ans. On vous a vu avec le visage ouvert d’un aventurier au Japon qui s’éloigne de son épouse Keira Knightley dans Soie de François Girard et aussi avec le visage fermé d’un bourreau dans la maison de Naomi Watts et de Tim Roth dans Funny Games US de Michael Haneke. A chaque fois votre regard fiévreux est inquiétant, fascinant, sans âge.

Un film en particulier parmi ceux que vous avez tourné (et même coproduit) aurait mérité d’être beaucoup plus vu : I Origins de Mike Cahill sorti dans trop peu de salles en septembre dernier. Et on devine qu’on va vous redécouvrir de nouveau dans Asphalte, en séance spéciale. Un retour étrange, puisqueAsphalte est signé du français Samuel Benchetrit, où vous êtes vêtu d'un étrange costume d'astronaute.

Cannes 2015: Qui est Ken Watanabe ?

Posté par vincy, le 17 mai 2015

ken watanabeIl est peut-être, sans doute, le plus connu des acteurs Japonais à l'étranger. A 55 ans, Ken Watanabe peut s'enorgueillir d'une carrière internationale unique pour un comédien de son pays. A Cannes, cette année, il monte les marches aux côtés de Matthew McConaughey, dans le nouveau film de Gus van Sant, Sea of Trees (La forêt des songes). Depuis plus de 10 ans, il partage ainsi l'affiche des stars hollywoodiennes. Tom Cruise (Le dernier Samouraï, et une nomination aux Oscars), Liam Neeson et Christian Bale (Batman Begins), Leonardo DiCaprio et Joseph Gordon Levitt (Inception), ... Mais il est aussi l'atout authenticité de productions comme Mémoires d'une Geisha, Lettres d'Iwo Jima (de Clint Eastwood) ou encore Godzilla l'an dernier.

Autant dire que son box office est dans des niveaux stratosphériques, sans qu'ils ne soient véritablement une tête d'affiche reconnue. Trompettiste depuis l'enfance, il se destinait à devenir musicien. Mais la mort de son père et les difficultés financières familiales l'ont empêché d'entrer au Conservatoire. Il décide donc de devenir acteur. Et dès la fin des années 70, il se fait remarquer du public comme de la critique. Il a notamment joué dans des pièces comme Britannicus, Platonov et Hamlet.

Il faudra attendre le début des années 80 pour découvrir Watanabe à l'image, d'abord sur le petit écran, dans un rôle de samouraï, puis sur le grand, en 1984, dans Les Enfants de Mac Arthur, de Masahiro Shinoda. Mais c'est bien le personnage du samouraï qui va lui coller à la peau. En 1987, il en incarne un, dans une série de 50 épisodes pour la plus grande chaîne nippone. Il en a le physique, l'allure sérieuse, et incarne parfaitement l'honneur et l'intensité de ces nobles chevaliers d'un autre temps.

A la fin des années 80, sa carrière bat de l'aile: il est sous chimio à cause d'une leucémie. Il a également contracté une hépatite C, comme il l'a révélé dans son autobiographie. Une fois soigné (même s'il est toujours sous traitement), sa carrière va décoller. En 1998, il obtient sa première nomination aux Japanese Academy Awards avec un second-rôle dans Kizuna. On connaît la suite hollywoodienne, en soldat, savant, Président, guerrier, grand patron, Général... Entre temps, en 2006 il reçoit l'équivalent de l'Oscar dans son pays pour son personnage de malade atteint d'Alzheimer dans Memories of Tomorrow. Il en a obtenu un deuxième en 2010 avec Shizumanu Taiyo.

Sexy, populaire, Ken Watanabe réside désormais à Los Angeles. Selon lui,il n'est pas une star au Japon. "Je suis un acteur. j'ai une vie très normale. Quatre fois par semaine, je cuisine à la maison. Une star ne fait pas ça." Il ne se considère pas non plus comme un sexe symbole. Cependant, cette année, après tant de résurrections, de combats contre les maladies, un divorce pénible et très médiatisé au milieu des années 2000, Ken Watanabe est en haut de l'affiche. Et pas seulement au cinéma. Il vient de se lancer dans le grand bain de Broadway, dans le revival de la comédie musicale Le Roi et Moi. Il a emballé la critique et vient de recevoir une nomination du meilleur acteur dans une comédie musicale aux prestigieux Tony Awards.

L’instant Glam’: des mâles et (encore) des traînes

Posté par cynthia, le 16 mai 2015

Parmi les mannequins qui lancent des regards de feu et abhorre des bouches en cul-de-poule, il y a des stars quatre étoiles qui se bousculent sur le tapis rouge du 68e festival de Cannes. Un petit retour s'impose sur cette quatrième journée.

Des mâles, des vrais

Il y en a eu des hommes sur la Croisette aujourd'hui. Et ce n'est pas pour nous déplaire. Nous commençons avec Matthias Schoenaerts, venu présenté Maryland d'Alice Winocour. Une grosse voix bien rauque, un costume qui laisse entrevoir ses muscles saillants, une barbe de quelques jours, Matthias a fait pleurer nos organes génitaux. Très disponible pour les journalistes, le Belge de 37 ans a révélé qu'il quitte la Croisette lundi. Bien, il nous reste à peu près 24h pour le choper... c'est faisable si nous révélons le Jack Bauer qui est en nous.

Autre mâle qui ne nous a pas laissé indifférent (pour d'autres raisons), Matthew McConaughey venu en compagnie de Naomi Watts et Gus Van Sant pour présenter The Sea of Trees. L'acteur, oscarisé pour The Dallas Buyers Club, se la joue total look façon Leonardo Dicaprio avec une bonne grosse barbe de Robinson Crusoë et des cheveux mi-longs pas très shampouinés. Nous espérons que ce soit pour un film car ressembler à Chabal n'a jamais été sexy. Si tu ne connais pas la marque Wilkinson nous pouvons peut-être faire quelque chose pour toi: contacter les fournisseurs, demander des échantillons gratuits... Pour Gus Van Sant, pas de poils mais une bonne paire de lunettes de soleil pendant le shooting photo. C'est que ça fait mal à la rétine les flashs. Et puis une paire de lunettes ça peut toujours servir quand on est réalisateur... après s'être fait hué par la presse, cela permet de pleurer sans que personne ne s'en aperçoive (pauvre Gus, l'incompris). Ou peut-être que tu as préféré garder les lunettes de soleil car tu as été trop ébloui par la couleur de cheveux du chanteur Robbie Williams (blond platine effet glossy) venu assister à la projection du film Amy.

Des gestes pleins de charme...

Jane Fonda est arrivée sur les marches avec une robe bleue électrique fendue un peu partout laissant les photographes sans voix. C'est qu'elle a de la classe la Dame! Même chose pour Andie MacDowell, venue promouvoir une marque de cosmétique (vu son visage cela doit être pour une crème anti-âge), qui portait une magnifique robe blanche. Révérence pour la belle Diane Kruger et sa robe couverte de petites pierres précieuses (en toc?). Même si Matthias Schoenaerts a marché sur sa traîne, la belle blonde a su garder sa classe et son sourire.

D'ailleurs l'histoire de ces traînes commence à être effrayante: tout le monde en porte sans se soucier des conséquences d'un tel mètre de tissu. Chute possible dans les escaliers, difficulté de déplacement (cf Emma Stone) donc réel danger en cas d'incendie, microbes prépondérants chez le porteur de la robe. Et ne parlons pas de leurs passages aux toilettes. Choisir sa tenue c'est comme choisir son mec: il faut y réfléchir longuement! Sienna Miller en est la preuve. La jolie blonde, venue en tant que jury, portait une robe assez étrange: tissu bleu orné d'un losange de quatre couleurs et d'une traîne transparente. Nous nous serions cru devant un tableau de Mondrian, et pas le meilleur. Et oui Sienna, c'est ça de s'habiller dans le noir. Se vêtir dans le noir, c'est tout le contraire pour Sophie Marceau, qui est venue cette fois en pantalon (avec une traîne tout de même). Après la mésaventure de la culotte (agrémentée par le net), l'actrice a opté pour la sécurité. Bien réfléchi Sophie, tu vas pouvoir être tranquille tout en restant classe. Ce qui n'est pas le cas de Naomi Watts! Sublime à souhait, l'actrice est venue avec une robe froufrou grise qui faisait penser à une pièce montée! On l'aurait bien mangée toute crue la Naomi tant elle est jolie...mais tout de même le festival de Cannes ce n'est pas la réunion des meilleurs pâtissiers du monde, mais celui du septième art.

James Franco, Zachary Quinto et Emma Roberts dans un drame gay et homophobe

Posté par vincy, le 15 juillet 2014

james franco zachary quinto emma roberts chris zylkaZachary Quinto et Emma Roberts ont rejoint James Franco au casting de Michael, un drame autour d'un pasteur homophobe qui a lui-même été homosexuel dans son passé.

Selon Variety, Franco incarnera le pasteur, Quinto son ancien petit ami et Emma Roberts sa fiancée. Roberts et Franco partagent actuellement l'affiche de Palo Alto. Chris Zylka interprétera un autre ancien amour du pasteur.

Michael est adapté d'un article du New York Times Magazine, "My Ex-Gay Friend", rédigé par Benoit Denizet-Lewis. Le journaliste s'est intéressé à Michael Glatze, pasteur chrétien du Wyoming depuis 2007. Avant de renoncer son homosexualité en 2004, suite à une frayeur sanitaire, l'homme d'église était si impliqué dans la culture gay qu'il avait créé un magazine pour les jeunes homos, Young Gay America. Il a ensuite violemment rejeté l'homosexualité, qu'il a dans un premier temps qualifié de "pornographique", puis dans une semaine plus tard, dans un article, il a avoué être "répugné à l'idée de penser à l'homosexualité", affirmant qu'il allait "faire ce qu'il faut pour la combattre".

Le projet, annoncé en avril, sera réalisé par Justin Kelly et produit par James Franco et Gus van Sant, entre autres.

Matthew McConaughey voyage au Japon avec Gus Van Sant

Posté par vincy, le 5 février 2014

Matthew McConaugheyC'est le chouchou du moment. Le favori pour l'Oscar du meilleur acteur cette année. Matthew McConaughey donnera la réplique à Ken Watanabe dans le prochain film de Gus Van Sant, Sea of Trees.

Le scénario de Chris Sparling (Buried) raconte l'histoire d'un américain suicidaire qui se lie d'amitié avec un Japonais perdu dans une forêt des environs du Mont Fuji.

McConaughey est nommé aux Oscars pour sa performance dans Dallas Buyers Club. Il a aussi marqué les esprits récemment avec la série True Detective, diffusée sur HBO. Il est également à l'affiche du dernier film de Martin Scorsese, Le Loup de Wall Street. Il n'avait aucun autre projet officiel depuis la fin du tournage de Interstellar, où il a le rôle principal, réalisé cet automne par Christopher Nolan, et qui sortira le 5 novembre dans les salles françaises.

Watanabe, connu à Hollywood pour ses rôles dans Le dernier Samouraï, Mémoires d'une geisha, Lettres d'Iwo Jima et Batman Begins, sera sur les écrans cette année avec Godzilla (14 mai en France). Il est au casting du prochain Scorsese, Silence. Son dernier film, Unforgiven (Yurusarezaru mono) de Sang-il Lee, lui vaut actuellement une nomination aux Oscars japonais, prix qu'il a déjà gagné deux fois au cours de sa carrière.

Gus Van Sant n'a rien réalisé depuis Promised Land, avec Matt Damon, présenté à la Berlinale l'an dernier.