A voir à lire menacé, Chaos Reigns s’arrête

Posté par redaction, le 8 juillet 2018

aVoir-aLire.com, webzine culturel, a lancé l'alerte: une menace apocalyptique risque de s'abattre sur les magazines en ligne culturels. Ces "parasites" qui osent défier la critique officielle, éparpiller le lectorat sur d'autres sites que ceux des "grandes marques", et se sont installés comme des références pour leurs lecteurs, las du "dogme" critique de la presse écrite des ancêtres.

Le site a 18 ans d'existence. Il est composé de bénévoles. Il est indépendant.

"Aujourd'hui, nous sommes condamnés en justice pour avoir publié en illustration de notre critique du film A Bout de Souffle, deux photographies que nous pensions issues du film et destinées à la presse mais ce n'était pas le cas et l'auteur des photographies s'est fait connaître et a exigé le retrait immédiat de ses oeuvres. C'est ce que nous avons fait en nous excusant mais malgré cela, le photographe nous a assigné en réparation de son préjudice tiré de la violation de ses droits d'auteur. Malgré nos excuses, notre retrait immédiat des photographies litigieuses, le Tribunal de Grande Instance de Paris nous a condamné à verser 11 000 €, sans compter les sommes que nous avons déjà exposées pour nous défendre. Même si la somme est inférieure à ce que l'auteur des photographies demandait, pour nous le coup est dur et nous n'avons tout simplement pas les réserves financières pour régler cette somme qui est exigible immédiatement" explique aVoir-aLire dans un appel à soutien (et à moyens).

Ce n'est pas le seul. Chaos Reigns, dans un message de soutien, a décidé de tout foutre en l'air: "Les nouvelles ne sont pas bonnes. Tout d'abord, nous exprimons notre soutien le plus total à nos confrères de AVoir ALire. Leur site est clairement menacé, une décision de justice a lourdement sanctionné l'équipe pour l’utilisation de deux clichés issus du film "A bout de souffle". Et ce n'est pas le seul site dans le collimateur, manifestement (d'autres ont reçu des courriers d'avocat il y a peu). Face à cette envie de fouiller et de s'attaquer à tous les sites culturels, nous fermons (pour l'instant) le site, histoire de ne pas être à notre tour menacé d'extinction. Merci de votre compréhension et bisous chaos." L'accès est désormais impossible à ce webzine décoiffant, décapant, impertinent, et là encore indépendant, coécrit par de formidables plumes.

Un pluralisme en danger

Ce sont deux mauvaises nouvelles, qui ne raviront que ceux qui veulent transformer internet en un agglomérat de "marques" industrielles et "officielles". Le web a toujours été un espace de liberté permettant à chacun de créer son espace d'expression. A cause de cette industrialisation des médias et de la dépendance à Facebook et Google, le marché publicitaire s'est réduit pour la plupart des webzines indépendants. Aussi, l'économie n'a jamais été au rendez-vous de ces "petits" sites (qui malgré tout, cumulés, font une sacrée fréquentation), qui se permettent encore de faire de la critique, de choisir librement les films, livres, spectacles dont ils parlent, et qui se produisent avec des moyens associatifs ou coopératifs. Cela donne de la visibilité à des journalistes comme cela permet un débat (virtuel) sur des œuvres culturelles alors même que la culture se réduit dans la presse écrite et à la télévision. Autrefois une référence, Les Cahiers du cinéma ne se vendent plus qu'à 16000 exemplaires en moyenne quand un Sens Critique compte quelques centaines de milliers d'utilisateurs.

aVoir-aLire ne menaçait pas grand monde, Chaos Reigns non plus. Mais ils sont utiles. Comme tous les autres. Leur économie est fragile (moins d'aides d'Etat, beaucoup moins, moins de publicité, largement moins) mais leur visibilité était indéniable et leurs contenus respectés.

Sanctions judiciaires disproportionnées

Bien sûr, un photographe mérite d'être rémunéré. Les photographes aussi deviennent précaires. Eux-mêmes se lancent d'ailleurs dans l'autopublication (sur les réseaux, dans des livres, sur le web). Généralement d'ailleurs ce sont plutôt "les vieux de la vieille" qui portent plainte. Ceux qui avaient des clichés exclusifs d'avant les années Internet. Ceux qui croient encore vivre dans une époque où le photographe était partie prenante des rédactions. L'arrivée de la diffusion numérique a bouleversé leur modèle économique, leur profession, leur statut.

En l'occurrence, ici la justice est-elle juste? Pourquoi tuer un site éditorial et 18 ans d'existence pour deux photos? Une photo, au tarif actuel, ne dépasse pas les 100-200 euros. Pourquoi réclamer à un site de bénévoles une somme astronomique (que même beaucoup de pigistes ne gagnent pas en une année, les obligeant à travailler à côté) ? Pourquoi cette cupidité meurtrière ? D'autant, que ces photos sont propagées sur Google Images. C'est Google qu'il faudrait attaquer pour la diffusion publique de ces images. Ce ne sont que des reprises, dont le copyright n'était pas mentionné. Des agences ont pris l'habitude de bien "marquer" leurs photos pour identifier la provenance et la propriété.

Si le plaignant était un réel amoureux du cinéma, et un artiste défendant la culture pour tous, il aurait du demander une somme normale, hors justice, contractualisée pour la diffusion de ses œuvres, avec mention du droit d'auteur. Là, on a juste l'impression qu'il veut encore toucher "un pognon de dingue" avec un travail effectué il y a près de 60 ans. Au final il aura tué quelques sites culturels par égoïsme. A bout de souffle ne sera connu qu'à travers des extraits et son affiche. Bref, il aurait pu voir et pu lire que ce ne sont pas les petits webzines qui le spolient, puisqu'ils contribuent, au contraire, à la perpétuation de son travail.

On peut le dire: le chaos règne désormais. L'apocalypse c'est now. Un jour plus personne ne saura à quoi ressemblait Jean Seberg faisant la bise à Jean-Paul Belmondo sur les Champs-Elysées. Ni pourquoi ce film en noir et blanc de Godard fascinait encore des jeunes critiques 50 ans après sa sortie.

L'extinction des magazines culturels indépendants a commencé. Google s'en fout. Les grands journaux seront ravis.

Les 4 Fantastiques: quatre équipes de geeks réinventent les super-pouvoirs des héros Marvel

Posté par cynthia, le 10 juillet 2015


Jeudi 9 juillet a eu lieu chez Google France, le Summer Camp des 4 Fantastiques qui consistait à récompenser un groupe de jeunes inventeurs en herbe sur le thème du film.

Tout a commencé ke lundi 6 juillet: le Fantastic 4 Summer Camp, organisé par la Twentieth Century Fox, consistait à réunir quatre équipes de quatre jeunes inventeurs afin qu'ils imaginent et fabriquent un objet capable de leur donner les pouvoirs des 4 Fantastiques.

Nous voici immergés dans le remake français du film Les Stagiaires. Ambiance bon enfant, geek, nerd... bref... un paradis pour les jeunes geeks nerds connectés. Même les WC au design parfait nous enthousiasment, c'est dire.

Les 4 Fantastiques sont présents partout à l'entrée, du moins les affiches du film (on bave sur Michael B. Jordan et on ne comprend toujours pas pourquoi  le visage de ce pauvre Miles Teller a été si "photoshopé"), annonciateur de la sortie en août du reboot. Outre les héros en papier glacé, Max Lesggy, l'animateur de E=M6 et président du jury, est là pour nous accueillir et fait office de maître de cérémonies. On se serait cru aux César sauf qu'ici on ne s'ennuyait pas. La cérémonie débute avec la bande-annonce du film (très prometteuse) et se poursuit avec une présentation de chaque équipe et de leur projet avant la désignation du lauréat.

Equipe "Mr Fantastic" (élasticité et extrême intelligence)

Vladimir (17 ans), Arthur (16 ans), Charley (17 ans) et Jasmine (13 ans) nous ont présenté La tourelle dite l'arbalète. Une sorte de machine qui permet de lancer des flèches à distance juste à l'aide d'un élastique et d'un moteur. Avant le lancer, la machine pointe un laser rouge sur nous "Madame nous fait une syncope" constate Mac Lesggy. Bien évidemment, le but étant de ne pas assassiner le public, c'est une feuille qui sera visée. Et paf... ça n'a pas fait des Chocapics mais un bon trou dans la feuille. Pari réussi pour la première équipe.

Equipe "La femme invisible" (invisibilité et champs de force)

Alexandre (13 ans), Nicolas (14 ans), Coline (14 ans) et Kévin (13 ans) nous ont présenté le gant supersonique et le t-shirt caméléon. Même si le t-shirt n'a pas donné l'effet escompté, l'expérience fut tout de même réussie pour ces petits génies en herbe, en particulier pour leur gant qui génère des champs de forces. Armée d'un gant bleu, la petite Coline a réussi à faire bouger un petit objet sur la table. Chapeau bas.

Equipe "La torche" (contrôle du feu, vol et absorption de la chaleur)

Le gandelet de lave nous a été inventé par Tristan (16 ans), Tiber (11 ans), Max (19 ans) et Sonja (21 ans). La pyrotechnique étant interdite, il n'a pas été facile de représenter la torche sans feu pour ces jeunes inventeurs. Comme on dit, il n'y a pas de fumée sans feu! Pourtant ces quatre autres fantastiques ont réussi à fabriquer des gants qui changent de couleur selon la chaleur de la pièce. Certes, nous sommes loin des pouvoirs de la Torche ou du sex-appeal de Michael B. Jordan (je sais, je me répèteà mais en tout cas ce fut étincelant pour nos rétines (FLAMES ON!).

Equipe "La chose" (force et résistance)

Enfin, Etienne (14 ans), Thibault (16 ans), Joachim (13 ans) ont été accompagné par Baptiste alias "Experimentboy", la star des inventions sur Youtube (à 21 ans) afin de nous montrer leur drôle de carré marron nommé Tractator. Cette machine, fabriqué avec un simple aspirateur (oui nous cassons le mythe d'emblée), est une machine capable de tracter le double de son poids. C'est ainsi que le jeune Joachim fut tiré sur une chaise, chaise posée sur une moquette. Incroyable! De plus ces scientifiques de demain ont songé à utiliser leur machine afin de sauver des personnes coincées dans des débris ou autres poids écrasants. De vrais super-héros.

Pourtant après délibération d'un jury de scientifiques, ce sont les tout feu tout flammes de l'équipe torche qui emportèrent ce concours (des tablettes Microsoft).

Coup de force pour ces jeunes mais surtout pour le film qui s'est bien détaché du lot en faisant une promotion originale qui change des tapis rouges traditionnels... Un concours Lépine 3.0 pour nous donner envie de voir le énième film Marvel de l'année.

26 cinéastes réclament des moyens pour mieux diffuser leurs films en Europe

Posté par redaction, le 9 avril 2015

À Rome, aujourd'hui, à l'occasion d'une table ronde organisée en marge du festival du Nouveau cinéma français, des cinéastes européens ont lancé un appel pour favoriser la diffusion de leurs oeuvres dans toute l'Europe. ils réclament, notamment, la taxation des acteurs d'internet qu'ils considèrent désormais comme des acteurs majeurs de l'industrie du cinéma, principalement pour la diffusion des films. Ils reprennent l'idée de la ministre de la Culture et de la Communication française Fleur Pellerin de taxer la bande passante ou le débit sur le réseau pour ces diffuseurs. Ils souhaitent également une meilleure protection des salles de cinéma existantes et des moyens pour en créer de nouvelles. Ils veulent aussi la création d'une charte de meilleure diffusion des oeuvres sur les chaînes de télévision publique.

"Il n'est pas normal que toutes les cinématographies d'Europe peinent à être accessibles pour tous les publics", écrivent ces 26 cinéastes, dont le Français Michel Hazanavicius, les Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, le Britannique Ken Loach, l'Italien Paolo Sorrentino, l'israélien Amos Gitaï, le hongrois éla Tarr, le norvégien Joachim Trer ou encore l'Allemand Wim Wenders.

Selon eux, il est urgent de prendre des mesures "afin que l'Europe soit irriguée de tout son cinéma".

"L'espoir d'une plateforme de diffusion du cinéma indépendant européen doit être un objectif crédible" peut-on lire dans ce texte. Ils estiment qu'il est urgent de favoriser l'émergence d'acteurs européens capables de concurrencer les géants mondiaux en matière de diffusion de films à la demande (VOD), pointant du doigt Amazon, Apple, Netflix....  A ce titre, ils n'ont pas tort de s'inquiéter de la dépendance du cinéma européen à des groupes américains dorénavant transnationaux.

Pour cela, les cinéastes interpellent la Commission européenne qui doit ambitionner de faire pression sur ces géants mondiaux du Net pour qu'ils se soumettent à "la fiscalité et l'économie de la création" européenne.

"Nous devons d'urgence imaginer une fiscalité culturelle pour les acteurs mondialisés de la diffusion" expliquent-ils.

Les premiers signataires sont Lucas Belvaux, Emanuele Crialese, Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne, Dante Desarthe, Matteo Garrone, Costa Gavras, Amos Gitaï, Michel Hazanavicius, Kamen Kalev, Gérard Krawczyk, Paul Laverty, Mike Leigh, Ken Loach, Daniele Luchetti, Ursula Meier, Cristian Mungiu, Rebecca O’Brien, Jean-Paul Salomé, Volker Schlöndorff, Maurizio Sciarra, Ettore Scola, Abderrahmane Sissako, Paolo Sorrentino, Béla Tarr, Joachim Trier, Fernando Trueba, Wim Wenders.

L'intégralité du texte:

"Les discussions qui ont animé cette première Journée de Rome témoignent de la même urgence : alors que les fondations mêmes du droit d’auteur sont remises en question par ceux qui, en Europe, n’y voient à tort qu’un obstacle à la circulation des œuvres, nous voulons redessiner, en profondeur, la manière d’exposer notre cinéma et de le faire circuler entre nos pays.

Nos films témoignent, chacun à leur façon, à travers nos regards de cinéastes, de la vision à la fois la plus personnelle et la plus collective de l’Europe, dans toutes ses complexités : ses violences et ses joies, ses caricatures et ses réalités, ses conflits et ses unités, ses absurdités et ses rêves…

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La saga Star Wars disponible sur iTunes, Google Play et Amazon dès demain

Posté par redaction, le 9 avril 2015

Mark Hamill Luke Skywalker Carrie Fisher Princess Leia Harrison Ford Han Solo Star WarsLes six films de la saga Star Wars vont être diffusés pour la première fois en version numérique. Disney anticipe ainsi la sortie du septième épisode à la fin de l'année. Afin qu'une nouvelle génération s'approprie l'univers de la saga de George Lucas, tous les moyens sont bons: BD, livres et désormais téléchargement sur les plateformes d'Apple (iTunes), Google (Google Play) et Amazon.

Star Wars: épisode IV - Un nouvel espoir (1977), L'empire contre-attaque (1980), Le retour du Jedi (1983), Episode 1 : La menace fantôme (1999), Episode II: l'attaque des clones (2002) et Episode III: la revanche des Sith (2005), seront disponibles à partir du 10 avril.

Star Wars: Episode VII : Le réveil de la force sortira en salle en décembre dans le monde entier. Le récit se déroule plus de trente ans après la fin du Retour du Jedi.

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Le patrimoine du cinéma italien sur You Tube

Posté par cynthia, le 15 juillet 2012

Le géant du web Google et l'institut Luce-Cinecittà, vitrine du patrimoine du cinéma italien, ont décidé de s'associer sous la forme d'un partenariat. Cette alliance s'est faite dans le but de préserver l'héritage cinématographique italien alors que les studios Cinecittà sont en crise (voir actualité du 11 juillet) et la part de marché du cinéma italien désespérément basse.

Federica Tremolada, directrice des partenariats italiens de You Tube, filiale de Google, explique que cet accord « représente une étape importante pour conserver le riche patrimoine culturel italien ». Elle ajoute que cette « avancée prouve aussi que l'Italie a la volonté d'être plus présente sur la Toile ». Il s'agira donc de 30 000 extraits d'archives conservés par la société publique italienne et qui seront disponible sur la chaîne web CinecittàLuce.

Ce partenariat permettra  au grand public d'avoir l'accès aux célèbres scènes qui ont fait les années d'or du cinéma italien. Ainsi, les cinéphiles pourront voir et revoir des actrices incontournables comme Sophia Loren en «pizzaiola» séductrice dans L'Or de Naples de Vittorio de Sica ou visionner les titres de la chanteuse Gina Lollobrigida, qui dans les années 50 avait la réputation d'être la plus belle femme du monde. Parmi les nombreux films mis en ligne, certains permettent de se replonger dans l'Italie fasciste et la propagande d'alors.

Google, comme pour les livres ou les musées, compense ainsi le désengagement des Etats dans la culture et la sauvegarde du patrimoine. Cité par le journal The Guardian, un cadre de Google assure que c'est une étape supplémentaire dans la volonté de l'entreprise de "faire du Web le miroir du monde", après la numérisation des archives de Nelson Mandela, des manuscrits de la mer Morte, des milliers d'œuvres d'art de différents grands musées (dont Versailles en France), ou encore de la mise en ligne de 130 000 images du mémorial Yad Vashem.

Car c'est pourtant dans un contexte bien difficile que s'inscrit cette opération, puisque l'Italie doit faire face à de sérieuses coupes budgétaires tout en accusant  un sérieux retard dans le numérique. En effet, l'économie numérique du pays ne représente que 2% du PIB, contre 7% pour le Royaume-Uni selon une étude de Digital Advisory Group (DAG). Déjà en 2010, le géant d'Internet avait passé un accord avec le gouvernement italien pour la numérisation d'un million de livres dans les bibliothèques de Rome et de Florence, à présent c'est le septième art italien qui brillera grâce à la multinationale américaine.

Netflix se prépare à envahir l’Europe

Posté par vincy, le 18 juillet 2011

Netflix s'apprête à envahir l'Europe au premier trimestre 2012, en commençant par le Royaume Uni, marché déjà très convoité (Lovefilm d'Amazon, BSKYB), et l'Espagne (pays victime d'un fort taux de piratage). Le Portugal pourrait être le troisième pays européen, puisque Netflix développe une offre lusophone pour le Brésil.

La compagnie californienne a listé les pays où l'accès à son service serait possible. Netflix a commencé son expansion internationale l'an dernier en s'ouvrant au Canada. Depuis, elle a opté pour une course de vitesse, avant que des concurrents ne s'installent durablement. Déjà, la France et l'Allemagne, deux des marchés les plus importants sont considérés comme des obstacles car d'importants opérateurs nationaux fournissent un service presque équivalent de vidéo à la demande par abonnement.

En France, il y a le modèle Vidéofutur, qui dispose d'un catalogue de 20 000 titres et possède de bons rapports avec les distributeurs ; il permet de louer à la demande comme de recevoir les DVD et Blu-Ray à domicile. Clairement, Vidéofutur anticipe l'arrivée de son concurrent américain, avec incertitude. Car la réglementation nationale ne facilite pas l'arrivée du service tel que proposé par Netflix. La chronologie des médias est très stricte dans l'hexagone. Selon l'Idate, "il est donc difficile d'envisager l'émergence d'un service de vidéo à la demande par abonnement à la Netflix qui par exemple viendrait se positionner juste après Canal+". Mais rien ne l'empêcherait d'aller conquérir l'Italie, beaucoup plus souple dans ce domaine.

Or Netflix veut devenir une marque globale dans un secteur qui pourrait peser 2 milliards de $ en 2012, selon les chiffres de Wedbugs Securities. 23 millions de foyers sont déjà abonnés à ce service de vidéo (films, émissions de TV) en streaming en Amérique du Nord.

L'opérateur de Streaming a commencé son invasion mondiale avec l'Amérique Latine, où son implantation est prévue pour la fin 2011. 43 pays qui recevront des contenus en anglais, espagnol et portugais. Il a aussi étendu son offre en proposant de recevoir les films par courrier, en échange d'une augmentation du prix de l'abonnement. Actuellement, l'abonnement est de 7,99 $ par mois pour un accès illimité à un catalogue de contenus vidéos.

Il reste l'inconnue financière. Netflix a besoin d'une capacité de trésorerie qui dépasse largement ses recettes actuelles. En misant sur l'international, la société espère attirer les investisseurs et les actionnaires pour se développer.

De nombreux experts attendent de voir comment les studios vont laisser vivre Netflix. La moindre innovation peut bousculer le marché, encore émergeant. Mais la plate-forme a commencé à acheter des séries en exclusivité, au nez et à la barde des acquéreurs traditionnels, les chaînes TV. Tous anticipent l'arrivée des TV connectées, renvoyant la VOD actuelle à la préhistoire de la convergence des médias.

Selon les études les plus récentes, ce sont les services liés à la connexion des TV à Internet (comme la Vidéo à la Demande), qui profiteront de la croissance audiovisuelle. Le marché de la vidéo devrait augmenter de 4% par an dans la prochaine décennie. Cela explique pourquoi Youtube (Google), Hulu (convoité par Google,  Yahoo et Microsoft) ou Disney cherchent à contrer Netflix.

Dans un marché vidéo en pleine dépression, Netflix mise sur le seul segment en croissance. A toute vitesse...

Les studios d’Hollywood ne veulent pas de Zediva

Posté par vincy, le 10 avril 2011

Les studios Disney, Paramount, Warner Bros et la 20th Century Fox ont porté plainte contre Zediva, start-up proposant le visionnage de films en streaming sur internet, qu'ils accusent de ne pas payer les droits d'auteurs liés aux oeuvres diffusées.

L'association Motion Picture Association of America (MPAA) considère que la société enfreint la loi sur les droits d'auteurs sur les films en utilisant un faux modèle de location de DVD pour ce qui est en réalité un service de visionnage de films en streaming. Pourtant, selon les conditions générales de vente du site Zediva, l n'est pas possible de regarder le film sans connexion ou de le télécharger.

Cependant les studios expliquent que Zediva propose un service équivalent à celui de Netflix ou Amazon. La start-up réplique qu'elle est une entreprise de location de DVD à distance.  Les utilisateurs de Zediva paient (à partir d'1$99) pour louer des "DVD par internet" qu'ils peuvent regarder sur leurs ordinateurs personnels, un iPad ou un smartphone. La durée d'utilisation est de 14 jours! Les films peuvent être sous-titrés en espagnols et en français.

Lancée le 16 mars, cette offre semble cartonner. Mais la MPAA compte bien arrêter ce service, tout en réclamant  150 000 dollars par film diffusé.

Zediva se vante de proposer des films plusieurs semaines et même mois avant les plateformes de Netflix ou Redbox. Par ailleurs, Google a annoncé le lancement d'une chaîne VOD sur YouTube.

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site de Zediva

Le Qatar se paye les studios Miramax

Posté par vincy, le 4 décembre 2010

Non content d'avoir déjà eu la Coupe du monde de football 2022, le Qatar a indirectement acquis les studios Miramax en participant à leur rachat au groupe Walt Disney pour la modique somme de 663 millions de $, ce qui comprend un catalogue de 700 films dont cinq Oscars du meilleur film : Pulp Fiction, Le patient anglaisShakespeare in Love, Chicago et No Country for Old Men. Disney, durant la période de vente, en a profité pour lancer deux projets alléchants, susceptibles de stimuler le montant de la société, avec le nouveau thriller produit par Guillermo del Toro (Don't be afraid of the Dark) et le prochain film de John Madden (The Debt).

Ron Tutor et le consortium d'investisseur Filmyard Holdings sont dorénavant les nouveaux propriétaire de cet autrefois prestigieuse maison de production créée par les Frères Weinstein (qui depuis ont bâti The Weinstein Company).

On ne sait pas grand chose des intentions de Filmyard, hormis qu'ils misent beaucoup sur les droits numériques et qu'ils négocient avec des sociétés comme Netflix et Google.

Filmyard a surtout deux fonds d'investissements importants dans son capital : Colony Capital LLC et Qatar Holding LLC. Qatar Holding est une société d'investissement agissant au nom du gouvernement du Qatar et ayant des participations dans le capital de nombreuses compagnies, notamment européennes. Depuis cet été, le "deal" est en négociation, alors que Disney venait de refuser aux Frères Weinstein la possibilité de reprendre leur ancien bébé.

Miramax a été créé en 1979, racheté par Disney en 1993 pour 80 millions de $ (voir l'historique). Belle martingale.

Robert Pattinson et Twilight, superstars du web 2009

Posté par vincy, le 17 décembre 2009

pattinson.jpgA quoi mesure-t-on un phénomène? Au nombre de téléchargement sur YouTube par exemple. Ainsi la bande annonce de Twilight chapitre 2 : Tentation a été la quatrième vidéo la plus vue sur la chaîne web, devant la pub d'Evian. Ou au nombre de recherche sur Google. Outre Facebook et you Tube (leader des requêtes), Robert Pattinson est la 9e requête ayant connu la plus forte progression tous genres confondus, juste derrière Roland Garros. Dans la catégorie divertissement, le mot Twilight domine l'expression Michael Jackson.

Enfin Yahoo ! France a remarqué que le mariage de Salma Hayek et l'affaire Roman Polanski ont été très sollicitées parmi les "people". Côté disparitions, Michael Jackson rafle la mise, devant Alain Bashung, Lucy Gordon, David Carradine, Farrah Fawcett et Patrick Swayze. Du côté des films, Slumdog Millionaire, Twilight et Home ont fait le plein de clicks.

Par ailleurs, le site Internet Movie Database classe les 25 stars les plus recherchées sur son immense base. On n'y trouve que des stars anglophones. Robert Pattinson (33e l'an dernier) a ainsi battu ... Kristen Stewart. Toujours et encore Twilight. On retrouve d'ailleurs Taylor Lautner (5e), Dakota Fanning (8e) et Ashley Greene (11e).  Johnny Depp et Megan Fox sont 3e et 4e. Harry Potter (alias David Radcliffe), quant à lui, ancienne gloire de ce baromètre, est enfoncé (73e).

Sur Ecran Noir, Slumdog Millionaire est un large leader sur l'année. Suivent L'étrange histoire de Benjamin Button, Twilight chapitre 1, Les noces rebelles et Inglourious Basterds. Affaire oblige, Roman Polanski est devenu le cinéaste le plus consulté parmi nos 750 stars.