César 2016: Marguerite et les films de Cannes dominent les nominations

Posté par vincy, le 27 janvier 2016

A l'exception de Marguerite (11 nominations) présenté à Venise, cinq films cannois dominent les nominations de ces 41e César: Trois souvenirs de ma jeunesse (11 nominations), Dheepan et Mustang (9), La tête haute et Mon roi (8). Ainsi, sur les 8 films en lice pour le César suprême, seul Marguerite n'était pas sur la Croisette. Finalement, sur plus de 230 films, 8 s'octroient la presque totalité des nominations. Les 19 autres films nommés doivent se sentir survivants.

Car finalement, avec autant de nominations chacun, ces cinq films concentrent l'essentiel des places à pourvoir. Il y avait sans doute trop de jeunes talents géniaux cette année pour tous les contenter. Une chose est certaine, les vétérans tiennent encore le haut du pavé: Jacques Audiard (7e, 8e et 9e nomination), Catherine Deneuve (13e nomination), Isabelle Huppert (15e nomination), Gérard Depardieu (17e nomination).

Il y a des oublis c'est certain (Le grand jeu, pourtant Prix Louis-Delluc du meilleur film, A trois on y va, Jeanne Rosa dans Les châteaux de sable, Alban Lenoir dans Un Français, Mad Max Fury Road ou L'étreinte du serpent ou El Club côté étranger, Cafard et Phantom Boy en animation, Freya Mavor, Mathieu Spinozi, Romain Paul côté espoirs, Annie Cordy en second-rôle, Joann Sfar à l'adaptation, Elkaïm et Demoustier, Vincent n'a pas d'écailles en premier film), mais peu de surprises. Regardons simplement les acteurs et actrices pour constater qu'il n'y a que un quart de nouvelles têtes citées.

On peut au moins saluer la présence de trois femmes dans la catégorie meilleur réalisateur. D'une certaine diversité parmi les comédiens. Mais on peut aussi croire qu'en l'absence d'un grand favori, les votes se sont reportés sur des choix consensuels et rassurants, de ces films du milieu déjà distingués, mais dont aucun, hormis Mustang et Trois souvenirs de ma jeunesse, n'a suscité l'unanimité.

Marguerite, Mustang, Catherine Frot, Vincent Lindon, Michel Fau et Arnaud Deplechins partent donc grands favoris pour la cérémonie du 26 février.

Meilleur film : Dheepan, Fatima, La Loi du marché, Marguerite, Mon roi, Mustang, La tête haute, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleur réalisateur : Jacques Audiard (Dheepan), Stéphane Brizé (La loi du marché), Xavier Giannoli (Marguerite), Deniz Gamze Ergüven (Mustang), Emmanuelle Bercot (La tête haute), Arnaud Desplechin (Trois souvenirs de ma jeunesse), Maïwenn (Mon roi)

Meilleur film d'animation : Adama, Avril et le monde truqué, Le Petit Prince
Meilleur premier film: L'affaire SK1, Les Cowboys, Mustang, Ni le Ciel ni la Terre, Nous trois ou rien
Meilleur documentaire: Le Bouton de Nacre, Cavanna, Demain, L'image manquante, Une jeunesse allemande
Meilleur film étranger: Birdman, Le Fils de Saul, Je suis mort mais j’ai des amis, Mia Madre, Taxi Teheran, Youth, Le tout nouveau testament
Meilleur court métrage: La contre allée, Le dernier des Céfrans, Essaie de mourir jeune, Guy Moquet, Mon héros
Meilleur court métrage animé: La nuit américaine d'Angélique, Le repas dominical, Sous tes doigts, Tigre à la queue de feu

Meilleure actrice: Loubna Abidar (Much loved), Emmanuelle Bercot (Mon Roi), Cécile de France (La belle saison), Catherine Deneuve (La tête haute), Catherine Frot (Marguerite), Isabelle Huppert (Valley of Love), Soria Zeroual (Fatima)
Meilleur acteur: Vincent Cassel (Mon roi), Gérard Depardieu (Valley of Love), Vincent Lindon (La loi du marché), Fabrice Luchini (L'hermine), Antonythasan Jesuthasan (Dheepan), Jean-Pierre Bacri (La vie très privées de Monsieur Sim), François Damiens (Les cowboys)
Meilleur second rôle féminin: Karin Viard (21 nuits avec Pattie), Agnès Jaoui (Comme un avion), Noémie Lvovsky (La belle saison), Sara Forestier (La tête haute), Sidse Babett Knudsen (L'hermine)
Meilleur second rôle masculin: Michel Fau (Marguerite), Louis Garrel (Mon Roi), Benoit Magimel (La tête haute), André Marcon (Marguerite), Vincent Rottiers (Dheepan)
Meilleur espoir féminin: Lou Roy Collinet (Trois souvenirs de ma jeunesse), Diane Rouxel (La tête haute), Zita Hanrot (Fatima), Sara Giraudeau (Les bêtises), Camille Cottin (Connasse princesse des coeurs)
Meilleur espoir masculin: Swann Arlaud (Les anarchistes), Quentin Dolmère (Trois souvenirs de ma jeunesse), Felix Moati (A trois on y va), Finnegan Oldfield (Les Cowboys), Rod Paradot (La tête haute)

Meilleur scénario original: Dheepan, Marguerite, Mustang, La tête haute, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleur scénario adapté : L'affaire SK1, Asphalte, L'enquête, Fatima, Journal d'une femme de chambre
Meilleure image: Dheepan, Marguerite, Mustang, Trois souvenirs de ma jeunesse, Valley of Love
Meilleur montage: Dheepan, Marguerite, Mon roi, Mustang, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleur son: Dheepan, Marguerite, Mon roi, Mustang, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleurs décors: Dheepan, Journal d'une femme de chambre, Marguerite, L'odeur de la mandarine, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleurs costumes: Journal d'une femme de chambre, Marguerite, Mustang, L'odeur de la mandarine, Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleure musique originale: Raphaël (Les cowboys), Ennio Morricone (En mai, fais ce qu'il te plaît), Stephen Warbeck (Mon roi), Warren Ellis (Mustang) , Grégoire Hetzel (Trois souvenirs de ma jeunesse)

Isabelle Huppert et Gérard Depardieu de nouveau réunis

Posté par vincy, le 18 janvier 2016

isabelle huppert gérard depardieu

Ce sera leur quatrième film ensemble. Isabelle Huppert et Gérard Depardieu seront de nouveau réunis pour Madame Hyde, écrit et réalisé par Serge Bozon (Tip Top, avec Huppert et Sandrine Kiberlain). Le projet, annoncé lors des Rendez-vous de Paris d'UniFrance par MK2, est, selon Le Film Français, une version moderne de la nouvelle de Robert Stevenson L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

Isabelle Huppert et Gérard Depardieu ont déjà tourné ensemble Les Valseuses, Loulou et le récent Valley of Love. Ils incarneront un couple marié et, à leurs côtés, on retrouvera Romain Duris dans le rôle du proviseur de lycée dans lequel enseigne Huppert. Madame Géquil, timide professeure de physique dans un lycée professionnel en banlieue méprisée par ses élèves, ressent soudainement en elle une énergie nouvelle, mystérieuse et dangereuse, qui lui permet d'avoir d'étranges pouvoirs.

Il s'agit d'une comédie noire et fantastique sur les enjeux de l’éducation aujourd’hui, l'apprentissage et la relation entre les élèves et les enseignants.

Modeste film estimé à 4M€, cette coproduction franco-belge (Les films du Pélléas, Arte France Cinéma) se tournera cet automne et sera prêt pour les salles en 2017 (distribué par Haut et Court).

Récemment, Isabelle Huppert disait de Depardieu dans Libération: «C’est une musique, Gérard. Un bloc de poésie. Il a des fulgurances qu’on croit inarticulées et qui prennent tout leur relief, leur vérité, si l’on sait les entendre. Comme un poème où des groupes de mots délivrent leur sens selon le contexte.

Ce n’est pas sur les Valseuses de Bertrand Blier qu’on s’est vraiment rencontrés, il y avait plus de monde entre nous, même si cette scène de fugue et de défloration est restée comme l’une qui incarne l’esprit du film. Je ne vois pas de différence entre le Depardieu des Valseuses et celui d’aujourd’hui. Il est exactement le même acteur. Tellement présent… Ce qu’on tourne n’est jamais conjugué ni au passé ni au futur. (...)

On joue bien ensemble. Il est mon frère de jeu. Bien sûr, il y a l’exubérance, ses blagues, le bruit qu’il déplace avec lui - chacun, sur un tournage, fait comme il peut et veut. Mais ils ne parasitent jamais, tapie en lui, cette petite voix qui se faufile et qui sonne si limpide et si proche. Et souvent si douce

Champs-Elysées Film Festival 2015 : Opening night

Posté par wyzman, le 10 juin 2015

Mardi 9 juin se tenait la cérémonie d'ouverture du Champs-Elysées Film Festival au Publicis Cinémas. Alors que la compétition n'a pas encore commencé, tout le monde se posait la même question : allons-nous apercevoir Isabelle Huppert et/ou Gérard Depardieu ?

Je vous passe le suspense, aucun de ces deux-là n'était présent. Pourtant, Valley Of Love, en compétition au festival de Cannes, était le film d'ouverture de ce CEFF (pour les intimes). Ambiance. Pour compenser cette grosse déception, Guillaume Nicloux (le réalisateur) et Sylvie Pialat (la productrice) ont fait le déplacement et sont montés sur la scène pour nous parler de leur film. Un minimum.

Mais avant cela, quelques stars se sont prêtées - avec parfois beaucoup de mal, certes - au jeu du photocall devant un parterre de photographes enthousiastes. Un bon point pour eux. Parmi les stars notables, on retiendra bien évidemment les présidents de cette quatrième édition, Jeremy Irons et Emilie Dequenne, tous deux venus avec leur conjoint respectif et plutôt souriants malgré le bruit et les bourrasques de vent.

A côté, on a noté la présence de deux réalisateurs de films en compétition : Gren Wells avec The Road Within et Matthew Heineman pour Cartel Land. Si la première s'était mise sur son 31, le second a joué la carte de la décontraction, l'air de dire "mon joli sourire rattrapera le reste". Et le pire, c'est que ça a marché. Seul Tomer Sisley a réussi a lui faire de l'ombre sur le tapis rouge. Mais mon petit doigt me dit que c'est surtout la femme qui l'accompagnait qui a su capter l'attention de la foule et des journalistes. Eh oui, une robe aussi courte et un regard aussi vide, cela passe rarement inaperçu !

Seul vrai bonus : Benny Safdie, invité d'honneur que l'on ne pensait pas apercevoir avant demain, nous a très vite tapé dans l’œil... Mais trêve de plaisanteries, le Champs-Elysées Film Festival démarre aujourd'hui, et la compétition aussi !

Jeu concours : des places à gagner pour Valley of love de Guillaume Nicloux

Posté par MpM, le 8 juin 2015

valley of love Valley of love de Guillaume Nicloux, présenté en compétition lors du 68e Festival de Cannes, sort sur les écrans français le 17 juin prochain. Il s'agit d'un film drôle et touchant, mais surtout merveilleusement bien interprété, avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu dans les rôles principaux.

Les deux monstres sacrés du cinéma français et mondial incarnent deux personnages se rendant à un étrange rendez-vous dans la Vallée de la mort, en Californie. Ils ne se sont pas revus depuis des années et répondent à une invitation de leur fils Michael, photographe, qu'ils ont reçue après son suicide, 6 mois auparavant. Malgré l'absurdité de la situation, ils décident de suivre la programme initiatique imaginé par Michael...

Le pacte vous fait gagner 5X2 places pour le film. Il suffit de répondre par courriel à la question suivante (en mentionnant votre nom et vos coordonnées postales) : quel film a réuni pour la première fois Isabelle Huppert et Gérard Depardieu à l'écran ? Attention, aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Welcome to New York : film vidéo amateur qui décevra les mateurs

Posté par kristofy, le 19 mai 2014

depardieu welcome to new york

Le film Welcome to New-York est à voir sur internet sur différentes plateformes de Vidéo à la Demande, mais le Festival de Cannes a été l’occasion d’une avant-première : la projection a eu lieu en dehors du festival, dans une petite salle en centre-ville. Et Ecran Noir a été parmi les heureux "privilégiés".

L’équipe était bien présente avec Abel Ferrara, Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset, Marie Mouté ; et parmi les spectateurs on y a vu Mickey Rourke et Gaspar Noé. Et comme il y a 3 ans, quand l'affaire du Sofitel avait parasité la couverture du Festival, le film de Ferrara a court-circuité médiatiquement les films sélectionnés. Un abus de pouvoir clair et net quand on enregistre une trentaine de dépêches AFP pour ce seul film en quelques jours.

Les première images sont précédées non pas de la traditionnelle phrase basé sur une histoire vraie mais plutôt d’un avertissement du style ce film est inspiré d’une affaire judiciaire dont les phases publiques ont été retransmises et commentées par les médias du monde entier, mais les personnages du film et les séquences les représentant dans leur vie privée relèvent de la fiction.  Il s’agit donc d’un homme qui a un poste à haute responsabilité dans la finance, dont la vie va être chamboulée suite à une accusation de viol d’une femme de chambre dans un hôtel de New-York. Mais il s’appelle Deveraux et sa femme Simone. Cette précaution est relativement inutile tant l’ossature du film est une suite de séquences qui illustrent en image ce que les télés et les journaux ont raconté sous forme d’épisodes pendant plusieurs semaines à propos de Dominique Strauss-Kahn et sa femme Anne Sinclair.

Orgies et réalité

On découvre donc cet homme qui arrive dans un hôtel. Il prend possession de sa chambre, où déjà, il y est attendu par deux amis qui sont en compagnie de trois prostituées. Deveraux va en prendre une comme un sauvage avec des grognements d’animal : on voit qu’il est un habitué des relations tarifées. La soirée se poursuivra entre les trois hommes et les trois femmes avec un jeu où tous seront recouverts de crème glacée et de champagne. L’orgie se termine au petit matin, mais quelques heures plus tard deux autres call-girls arrivent dans la chambre rien que pour Deveraux, où encore une fois il va se satisfaire avec des grognements. Plus tard quand elles seront reparties, une femme de chambre arrive pendant que lui sort de la douche… A partir de ce moment-là, le film va imiter la réalité de ce que l’on a appris par médias interposés. Deveraux retrouve sa fille dans un restaurant pendant que la femme de ménage témoigne de ce qui c’est passé devant des policiers, Deveraux va à l’aéroport prendre l’avion, mais prévient l’hôtel qu’il y a oublié son téléphone portable. Il se fera arrêté par des agents qui vont lui passer les menottes… Images connues.

Le premier tiers du film est plutôt réussi. Du moins, il offre ce que l’on pouvait espérer d’une collaboration entre Abel Ferrara derrière la caméra et Gérard Depardieu devant. Ferrara montre des filles qui n’ont pas froid aux yeux pour se qui est de faire monter la température. Il laisse la caméra tourner, sans couper, pour garder une impression de voyeurisme porno. Depardieu lui redevient le ‘gros gégé’ qu’il a pu être dans Mammuth ou dans Quand j'étais chanteur. Il joue un personnage tout en étant beaucoup lui-même. L’ogre Gérard Depardieu se confond ainsi avec l'orgiaque Deveraux : cette ambivalence participe d’ailleurs à l’intérêt du film, dont tout nous semble familier.

Fulgurances et amateurisme

L’idée même du film est de capitaliser sur un fait divers dont la popularité est telle que les producteurs peuvent parier d’avance sur une certaine curiosité de la part des spectateurs, que le film soit bon ou raté d’ailleurs. Pour l’odeur de souffre la réputation du réalisateur Abel Ferrara suffit, sa façon de filmer atypique, à la limite de l’improvisation peut amener aussi bien des fulgurances créatives qu’une impression d’amateurisme regrettable, et malheureusement c’est cette impression qui restera ici.

L’histoire du film est celle d’un homme confronté à la justice et aux médias. Hélas, des séquences hors sujet (l’affaire avec Tristane Banon, la cassette Jean-Claude Méry, et l’origine de la fortune de la famille Sinclair- sont ajoutées de manière décousues. Le public international n’y comprend rien. Le film débute plutôt bien sous la forme d’une reconstitution puis Abel Ferrara se perd sans savoir quoi raconter ni comment : un long monologue en voix-off sur Dieu et le salut, une insulte face caméra, quand le couple se parle ils s’expriment tantôt en anglais ou en français sans raison (et dans une même scène). Le film ne va pas pas beaucoup plus loin après la sortie de prison de Deveraux (avec une assignation à résidence), et cette affirmation : «est-ce un crime de vouloir se sentir jeune ? ».

Si le film est vraiment une déception, il est porté par l’énorme présence de Gérard Depardieu qui cabotine et et s'exhibe sans pudeur. Cette présence est le véritable intérêt de Welcome to New-York. L’affaire DSK est moins devenue un film avec Depardieu mais plus un sujet pour faire tourner Depardieu.

Pas de sortie en salles mais une diffusion en VàD. Au final, c'est logique : Welcome to New-York n’est pas un film de cinéma mais bien une longue vidéo pour le web.

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A lire aussi:
Lettre à ... Wild Bunch (Cannes 2014)
Présentation du film par depardieu, Bisset et Ferrara (Cannes 2014)
Welcome To New York sortira directement en VàD
Abel Ferrara veut filmer l'Affaire DSK

L’instant Glam’: Monica Bellucci, Tommy Lee Jones, Mélanie Laurent, Gérard Depardieu, les Expandables…

Posté par cynthia, le 18 mai 2014

Oyé, oyé cinéphiles! Ce cinquième jour du Festival de Cannes est sous le signe de l'audace ! Vacancier, clown et narcissique, voici un petit récapitulatif de ce qui a fait les Marches hier soir.

On commence par celle que l'on ne présente plus. En prononçant son nom, des millions d'hommes et de femmes ont des étoiles pleins les yeux. Le glamour par excellence : Monica Bellucci. L'actrice, tout de noir vêtue, représente à elle-même la beauté à l'italienne dans sa longue robe. Il ne manquait plus qu'un verre de San Pellegrino, et on se serait cru sur la terrasse d'un café à Naples.

Après la terrasse d'un café, on bascule dans les rues de Saint-Tropez avec Gérard Depardieu en mode Les bronzés. L'acteur est arrivé sur la Croisette sans cravate ni nœud papillon, la chemise légèrement entr'ouverte. Bref, en mode vacances (en Russie ?).

Mélanie Laurent, quant à elle, a débarqué en tenue digne des robes des personnages féminins de Game of Thrones. Part-elle en croisade ? Veut-elle faire une apparition dans la série signé HBO ? En tout cas, ce n'est pas sa robe si étrange qui lui faire perdre le Nord lorsque le reporter Didier Allouch lui demande comment était son travail de metteur en scène sur le film Respire. En effet, la blonde platine répond avec toute la modestie qu'on lui connaît "C'est un travail facile à faire!" Bah oui quelle question! Mélanie Laurent est la reine du septième art et des tapis rouges - sarcasme- elle excelle dans son art - sarcasme - et elle joue divinement bien dans tous ses films - sarcasme bis - ! Mais on me dit dans mon oreillette que le film est réussi, alors on lui pardonne.

Juste après l'actrice-réalisatrice-chanteuse, c'est la somptueuse Hilary Swank qui a fait son entrée toute stressée. Normal me direz-vous, puisqu'il s'agissait de sa première venue à Cannes. Et qui ne stresse pas avant une première fois ? La belle était tellement enthousiasmée qu'elle a photographié l'assemblée. Et toc les photographes, à votre tour d'être flashés!

Pendant que l'actrice aux deux Oscars tremblait dans sa robe blanche, Tommy Lee Jones (son partenaire dans The Homesman) signait des autographes malgré son retard sur les marches. Un grand monsieur ! Il avait même mis ses lunettes de vue pour mieux voir ses fans.

Ce qui était bien visible en revanche, et même sans lunettes, c'était Sylvester Stallone, qui, pour l'occasion, rendait un hommage au personnage des Simpsons Krusty le clown en arborant un maquillage plus qu’exagéré et une veste couleur lavande. Il ne manquait plus que le nez rouge et on se serait cru au cirque Pinder. Juste derrière lui le Papa Noël... heu attendez deux secondes... ah non c'est Mel Gibson ! Je ne l'avait pas reconnu avec sa barbe en mode Russell Crowe dans le film Noé.

D'ailleurs en parlant de noyade,  n'est-ce pas ce qu'à subi la Croisette avec la vague de hurlements à la vue de l'acteur Jason Statham? Oh oui, on en avait mal aux oreilles! Mais cela se comprend, car l'acteur remontait le blason du film Expendables 3 de son costard classe et de ses lunettes de soleil très Experts à Miami. A croquer ! On peut en dire autant d'Harrisson Ford qui, malgré les années qui passent, reste toujours aussi attirant en costume.  Pourtant, même si le style de chacun fut différent, on salue la bonté de tout le casting du film d'avoir arpenté les marches de Cannes en brandissant fièrement les pancartes "Bring back our girls". Voir des légendes du cinéma d'action porter un intérêt à une si noble cause, ça donne des frissons. Et ça change du tank qui défilait cet après-midi dans Cannes pour assurer la promotion du film.

Des frissons, on en attend aussi ce soir avec encore du beau monde (ou pas), encore du mauvais goût, encore du glamour... Cannes au sommet! On pense frôler l'hystérie avec Robert Pattinson, qui montera les marches ce soir et demain soir!

Cannes 2014 : tout le monde à la Plage!

Posté par vincy, le 13 mai 2014

divine dans polyesterChaque soir, si le temps le permet - mais on nous promet du soleil cette année -, le 67e Festival de Cannes organise une séance spéciale gratuite sur la plage Macé, au début de la Croisette. L'immense écran du Cinéma de la Plage, avec la Méditerranée en arrière plan, s'allume à 21h30. Demandez le programme!

Jeudi 15 mai : Huit et demi de Federico Fellini. Chef d'oeuvre aux saveurs délicieusement italiennes et hommage à l'icône de ce 67e Festival de Cannes, Marcello Mastroianni. L'affiche est directement extraite d'une image du film.

Vendredi 16 mai : Et pour quelques dollars de plus de Sergio Leone. Deuxième épisode de la trilogie du cinéaste (le premier, Pour une poignée de dollars sera diffusé en clôture du Festival de Cannes le 24 mai) à l'occasion des 50 ans du Western spaghetti.

Samedi 17 mai : Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone. Troisième et dernier épisode de la trilogie.

Dimanche 18 mai : United Passions de Frédéric Auburtin. Avec Gérard Depardieu, Tim Roth et Sam Neil, et en présence de Depardieu et Sepp Blatter, Président de la FIFA. Il s'agit d'un film sur l'histoire du Mondial de football. Depardieu y incarne le Français Jules Rimet, président de la Fédération internationale de football (Fifa) pendant 33 ans, et initiateur de la Coupe du monde de football.

Lundi 19 mai : Les guerriers de la nuit de Walter Hill. Avec Michael Beck et James Remar. Film interdit de sortie pendant quelques mois en France. Interdit aux moins de 12 ans. Cette histoire de guerre de gangs à New York dans les années 70 avait rencontré un joli succès en France, quand il a pu sortir.

Mercredi 21 mai : La folie des grandeurs de Gérard Oury. De Funès/Montand/Sapritch : inutile de présenter cette comédie culte des années 70 (5,6 millions d'entrées en France out de même).

Jeudi 22 mai : Polyester de John Waters. Dernier film du cinéaste avant qu'il ne passe à des productions plus grand public, et oeuvre en odorama, cette comédie trash met en vedette Divine dans le rôle d'une femme atypique, épouse d'un mari pornographe et mère d'un fils fétichiste de pieds et d'une fille extravertie qui tombe enceinte.

Vendredi 23 mai : Pulp Fiction de Quentin Tarantino. Palme d'or. What else? Tarantino sur place, sur la plage?

Samedi 24 mai : Purple Rain d'Albert Magnoli. Prince à son sommet. Un album légendaire, une chanson inoubliable (et un Oscar à la clef). Ce drame musical sur fond de rivalité entre groupes de la scène de Minnéapolis a rencontré ungros succès en salles aux Etats-Unis.

Welcome to New York sortira directement en VOD

Posté par MpM, le 4 mai 2014

welcome to NYLe très attendu Welcome to New York d'Abel Ferrara, qui s'inspire de l'affaire DSK, sortira donc bien directement (et exclusivement) "sur les services de vidéo à la demande", au prix de 7€, a confirmé la société de production et de distribution Wild Bunch dans un communiqué daté du 2 mai.

Depuis la première annonce en ce sens dans le quotidien Le Monde le18 avril dernier, un espoir demeurait de voir le film projeté en séance spéciale à Cannes, mais l'idée semble s'éloigner. C'est pourtant en plein Festival de Cannes que le film fera sa sortie : le 17 mai, presque trois ans après l'affaire du Sofitel de New York.

"En sortant le film ainsi, on touche le plus grand nombre, le plus vite possible", relevait  Brahim Chioua, cofondateur de Wild Bunch, dans son entretien au Monde. "Pendant dix jours, le film sera exposé sur les pages d'accueil de toutes les plateformes internet, iTunes, Free, Orange... : on touchera 20 millions de visiteurs par jour".

De plus en plus d'initiatives viennent comme celles-ci bousculer la chronologie des médias à la française, dont la rigidité est dénoncée par de nombreux professionnels. Elle empêche notamment une sortie simultanée en salles et sur le web comme cela se fera pour Welcome to New York aux Etats-Unis.

En choisissant de tenter l'expérience avec un film aussi médiatique (qui réunit notamment Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset devant la caméra), Wild Bunch donne l'impression de compter ses divisions avant d'engager la bataille. Si l'opération s'avérait un vrai succès commercial, elle pourrait en effet ouvrir une brèche dans le système actuel et précipiter la multiplication des sorties exclusives en VOD pour des films à gros potentiel.

Quelqu'un devait prendre le risque d'une expérimentation d'envergure et à grande échelle , et c'est plutôt malin d'avoir misé sur un film à la fois sulfureux et ancré dans l'imaginaire français comme international. Il n'y a désormais plus qu'à attendre de connaître les résultats chiffrés pour savoir si, dans cette configuration, le web peut battre (lucrativement parlant) la salle de cinéma.

Asia Argento joue du violoncelle pour Fanny Ardant

Posté par vincy, le 12 janvier 2013

3 ans après Cendres et Sang (un bide au box office avec moins de 15 000 entrées), la réalisatrice Fanny Ardant prépare son deuxième long métrage, Cadences Obstinées.

Après Cendres et sang, histoire de vendetta en Roumanie, la comédienne a opté pour l'histoire d'une violoncelliste qui revient à la musique après avoir abandonné son métier par amour pour un homme qui finalement la délaisse.

La musicienne sera interprétée par Asia Argento, qui sera entourée de Nuno Lopes, Gérard Depardieu et Tudor Istodor. Le film, comme son premier, sera produit par Paulo Branco. Le tournage débute ce dimanche à Lisbonne.

Ça balance pas mal à Paris (sur le cinéma français)

Posté par vincy, le 2 janvier 2013

[Actualisé le 10 janvier 2013]

Plutôt que de vous faire une synthèse, nous vous laisseront lire les différentes tribunes et coups de gueule pour/contre le système actuel du cinéma Français. Une revue de web que nous mettrons à jour si besoin est.

Tout est parti du fameux exil fiscal de Gérard Depardieu. Les acteurs se sont enflammés. Torreton a pris sa plume, belle, pour renvoyer Cyrano à son métier. Deneuve, pourtant avare en paroles publiques, a répliqué, avec justesse. Libération a alors donné la parole à d'autres : Moreau, Goupil, Berling... Globalement, ce n'était finalement pas l'usage que Depardieu faisait de son fric qui choquait mais plutôt la déchéance du personnage, s'acoquinant avec des dictateurs ou remplissant les chroniques "faits divers".

Puis Vincent Maraval, producteur et distributeur (Wild Bunch) profita de cet élan pour taper du poing en révélant chiffres et scandales financiers du moment. Le problème est plus profond, plus lourd, moins flatteur. Depardieu et consorts sont surtout trop payés. La charge est lourde, parfois difficile à suivre tant le système est plus complexe, omettant des revenus dérivés (recettes publicitaires à la TV, nouvelles chaînes de TV à remplir de contenus, ventes de DVD/Blu-Ray, exportation des films...). Mais au moins, on mettait le débat sur la table. Et depuis, chacun y va de ses témoignages, analyses, points de vue. En moins d'une semaine, entre 2012 et 2013, on n'en a jamais autant su sur les rouages du cinéma français qu'en 5 ans. Il faut remonter au Club des 13 de Pascale Ferran pour avoir une vision aussi clinique des tumeurs qui rongent le système.

Ce n'est pas une polémique, c'est un cap : celui d'un débat. La Ministre de la Culture a d'abord rappelé un constat : le cinéma français est en forme. «La fréquentation des salles augmente depuis plus de 10 ans. Les Français vont de plus en plus au cinéma. Ils vont surtout voir de plus en plus de films français. On est quasiment à 40% de spectateurs pour des films français. Ce qui est exceptionnel. Nulle part ailleurs dans le monde, si ce n'est en Inde, vous ne trouverez un pays qui résiste à ce point au cinéma américain», a déclaré Aurélie Filippetti.

Filippetti ouvre cependant la porte à une éventuelle réforme : «Maintenant, évidemment il y a des améliorations à apporter. Et ce qu'il [Vincent Maraval] dit sur la participation des chaînes de télé au financement cinéma, et bien à l'heure où les chaînes ont des budgets qui diminuent des recettes moindres, c'est une question que l'on pourra se poser dans le cadre d'une réflexion globale sur l'amélioration des services rendus à nos concitoyens à travers la télévision notamment le financement de la création, le soutien et l'accompagnement des films d'auteur et des films de qualité».

Une réforme qui semble plus qu'utile. Joann Sfar en parlait déjà en septembre!

Mercredi 9 janvier 2013 : "Maraval cherche un bouc émissaire à ses échecs" par Pascal Rogard, président de la SACD
Mardi 8 janvier 2013 : Les matins de France Culture : Faut-il revoir le système de financement du cinéma français avec Robert Guédiguian, Michel Hazanavicius, Marie Masmonteil (vidéo)
Dimanche 6 janvier 2013 : Dany Boon : "Mon vrai salaire" dans le JDD ; plus de détails accessibles dans l'article du Parisien
Samedi 5 janvier 2013 : "Les gros salaires dans le cinéma, ça se règle par la fiscalité" par Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture, dans un entretien au Monde
Samedi 5 janvier 2013 : "Payons les acteurs en fonction du budget" par Marc Missonnier, producteur indépendant du dernier "Astérix" et président de l'Association des producteurs de cinéma (APC)
Vendredi 4 janvier 2013 : Non, Vincent Maraval, je ne suis ni un parvenu ni un assisté du cinéma par Philippe Lioret, réalisateur de "Welcome" et scénariste
Vendredi 4 janvier 2013 : Le cinéma français est-il devenu masochiste? par Christine Gozlan, directrice de Thelma Films
Jeudi 3 janvier 2013 : Règles, éditorial de Sylvain Bourmeau (Libération)
+ Star-system : ça tourne avide par Didier Péron, journaliste à Libération
+ «Le système de financement français est peut-être périmé», entretien avec Olivier Bomsel, professeur d’économie
+ L’affaire Maraval agite encore le milieu par Burno Icher, journaliste à Libération
+ Des actrices grand luxe par Clément Ghys, journaliste à Libération
Jeudi 3 janvier 2013 : Le cinéma français desservi par des scénarios trop faibles par Eric Neuhoff, journaliste au Figaro
Jeudi 3 janvier 2013 : Interview sur France Inter d'Eric Garandeau, président du CNC (vidéo)
Mercredi 2 janvier 2013 : Vive l'exception culturelle ! par Jérôme Clément, ancien président du Centre national de la cinématographie et d'Arte
Mardi 1er janvier 2013 : Avis de tempête sur le cinéma français par Isabelle Regnier, journaliste au Monde
Lundi 31 décembre 2012 : Maraval Gate par Florence Gastaud, délégué générale de l'Arp
Lundi 31 décembre 2012 : Hypertension par Pascal Rogard, président de la SACD
Lundi 31 décembre 2012 : Toubiana répond à Maraval sur son blog
Lundi 31 décembre 2012 : Les acteurs français sont trop payés ? C'est un peu plus compliqué que ça... par Aurélien Ferenczi, journaliste à Télérama
Dimanche 30 décembre : Cinéma français : la flambée des prises par Didier Péron et Bruno Icher, journalistes à Libération
Samedi 29 décembre 2012 : De la fortune des vedettes en particulier et des perversions d’un bon système en général par Jean-Michel Frodon, critique de cinéma et ancien directeur des Cahiers du Cinéma
Samedi 29 décembre 2012 : Réponse de Sam Karmann à l’article de Vincent Maraval sur les salaires des acteurs français sur Le Mague
Vendredi 28 décembre 2012 : Les acteurs français sont trop payés! par Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch
Mercredi 7 septembre 2012 : Si notre nouvelle ministre de la Culture ne sait pas quoi faire du cinéma français, qu'elle lise cette double page ! par Joann Sfar dans son Journal de Merde sur le site Télérama