L’agent OSS 117 envoyé en mission en Afrique

Posté par vincy, le 13 septembre 2019

Le Film Français annonce la mise en production du troisième volet de la franchise française OSS 117. Jean Dujardin avait déjà révélé il y a quelques mois que le projet était en préparation lors de l'émission "Quotidien" sur TMC.

Selon l'hebdomadaire professionnelle, Hubert Bonnisseur de la Bath se verra confier une mission en Afrique cette fois-ci. Le film s'intitulera OSS 117 : alerte rouge en Afrique noire. Le tournage débutera le 18 novembre, près de dix ans après la sortie du deuxième film. Il se déroulera d'abord en France puis durant l'hiver au Kenya. La sortie est prévue pour février 2021.

La société Mandarin cinéma, accompagnée de Gaumont, Canal+ et M6, aura en charge l'un des plus gros budgets de l'année (19M€). Il sera confié à Nicolas Bedos. Michel Hazanavicius n'a pas rempilé, occupé à d'autres projets, notamment l'adaptation en film d'animation du livre de Jean-Claude Grumberg, La plus précieuse des marchandises. Son prochain film, Le prince oublié, sortira le 29 janvier prochain.

Nicolas Bedos (dont le dernier film, la belle époque a été présenté en avant-première à Cannes en mai dernier) a écrit le scénario avec Jean-François Halin, qui avait participé à l'écriture des deux premiers films. L'histoire se situerait cette fois dans les années 1980 OSS 117 serait associé à un nouveau et jeune agent.

Wladimir Yordanoff (Un air de famille) remplacera le défunt Pierre Bellemare à la tête des renseignements français et le casting comprendrait aussi Fatou N’Diaye ("Engrenages").

Le Caire nid d’espions (2006) et Rio ne répond plus (2009) ont cumulé plus de 4,8 millions d'entrées en France.

Le musée Louis de Funès déménage à Saint-Raphaël

Posté par vincy, le 5 août 2019

Un deuxième musée sur Louis de Funès a été inauguré mercredi 31 juillet à Saint-Raphaël. Le Musée de Louis de Funès a ouvert ses portes le lendemain. A 40 kilomètres du musée de la Gendarmerie, déjà consacré à l'acteur français, ce musée grand public a été conçu à très grande vitesse, à deux pas du lieu de la scène de son dernier film Le Gendarme et les Gendarmettes, sorti en 1982.

Pour célébrer cette ouverture, la ville de Saint-Raphaël organise un cycle Louis de Funès en plein air, avec 7 de ses grands films. Et à partir de demain jusqu'au 6 août, au Centre culturel de la ville, est organisée une exposition temporaire, "Louis de Funès : regardez-moi là !".

350 pièces peuplent ce parcours. Des documents de l'INA, des collections de Gaumont, des photographies personnelles et d'autres de tournages, des films personnels en super 8, des dessins, des scénarios annotés de la main de l'acteur, des affiches, des lettres, des accessoires de films comme le chapeau de Rabbi Jacob, le casque de la Grande Vadrouille ou la bourse de l'Avare, son César d'honneur, et même des jeux pour les enfants s'ajoutent à des extraits de films et leurs séquences cultes. Il y a aussi de vieux téléphones où l'on peut entendre le comédien raconter sa vie, son travail, ses anecdotes, au gré des interviews ressuscitées.

De l'Atlantique à la Méditerranée

Toute la collection est issue de la famille, et autrefois hébergée par le musée de Louis au château de Clermont, à Cellier, en Loire-Atlantique. Le musée a fermé en 2016 quand le bâtiment fut vendu. Un musée à Nantes fut alors envisagé. On aurait pu croire alors que Saint-Tropez allait le récupérer, puisque la ville du "Gendarme" est déjà doté (depuis 2016) du Musée de la gendarmerie et du cinéma, dédié à la célèbre franchise (mais pas seulement).

Dans Var Matin, Olivier de Funès explique la raison: "Lorsque le musée du Cellier a fermé, on a pensé en faire un autre à Nantes qui n’est qu’à 25 km. Par rapport au parcours de mon père, cela aurait eu du sens. Mais la municipalité s’en moquait, tout autant que la Région. J’ai écrit à la mairie de Saint-Tropez qui… ne m’a jamais répondu. Puis ma fille Julia a été en contact avec Grégory Bozonnet, le directeur de cabinet du maire de Saint-Raphaël, et ça a tout de suite accroché! Du coup, je suis très content que le musée soit ici. Mon père était un fils d’immigrés espagnols qui ont su s’adapter à leur nouveau pays?; Louis saura s’intégrer à Saint-Raphaël!"

Albert Dupontel et Virginie Efira en tournage

Posté par vincy, le 7 juillet 2019

albert dupontel neuf mois fermePresque deux ans après la sortir d'Au revoir là-haut, qui lui avait valu le César du meilleur réalisateur, Albert Dupontel est de nouveau en tournage, avec Virginie Efira comme partenaire. Il s'agit de son septième film, après Bernie, Le Créateur, Enfermés dehors, Le Vilain, 9 mois ferme (son plus gros succès) et Au revoir là-haut.

Adieu les cons réunit aussi Nicolas Marié, Michel Vuillermoz, Thierry Gary, et Jackie Berroyer. Le film, écrit par le cinéaste, raconte l'histoire d'une coiffeuse, qui apprend qu'elle est atteinte d'une maladie. Elle décide de retrouver un enfant, né sous X, qu'elle a abandonné malgré elle quand elle avait 15 ans. Dans sa recherche, elle croise un homme dépressif qui a raté son suicide et un archiviste aveugle. Cette folle chevauchée se conclura par d’émouvantes retrouvailles et une ultime confrontation à la folie du monde.

Le film sera distribué par Gaumont l'an prochain ; le tournage vient de commencer en région parisienne. Ce projet, Dupontel le porte depuis six ans, et en parle comme d'un film sur la peur de vivre.

Virginie Efira aura un planning promotionnel chargé en 2020 avec les sorties de Police d'Anne Fontaine et de Benedetta de Paul Verhoeven.

EuropaCorp, le studio de Luc Besson, s’approche de la faillite

Posté par vincy, le 14 mai 2019

Valérian aura finalement eu la peau du studio de Luc Besson. Son budget de près de 200M€ a plombé depuis deux ans sa société EuropaCorp, autrefois modèle d'un cinéma européen exportable jusqu'aux Etats-Unis avec des thrillers d'action en langue anglaise. Un jugement du Tribunal de commerce de Bobigny, lundi 13 mai, a ouvert une procédure de sauvegarde à l’égard d’EuropaCorp SA pour une durée initiale de six mois.

Lire aussi: L’Empire de Luc Besson vacille

Ce n'est pas la faillite mais on n'en est pas loin. Pour EuropaCorp, il s'agit d'avoir le temps d'assainir la situation financière en restructurant sa dette et son capital, tout en poursuivant son activité.

Avec de lourdes pertes et un chiffre d'affaires en forte baisse, le groupe ne parvient plus à réduire son déficit. Sa cotation à la bourse de Paris a été suspendue durant une semaine.

Triste anniversaire pour cette société créée il y a 20 ans. Depuis le désastre financier de Valérian et les mille planètes, réalisé par Luc Besson, le groupe a cédé plusieurs de ses bijoux: les multiplexes (vendus à Gaumont-Pathé), le pôle audiovisuel (acquis par Mediawan), puis le catalogue de Roissy films (repris par Gaumont en mars dernier). Sans oublier sa Cité du cinéma (et les studios qui vont avec) en difficulté: l'école de cinéma a d'ailleurs fermé à la rentrée dernière.

Si EuropaCorp peut se targuer d'avoir produit 8 des 20 plus gros succès au box office mondial depuis 2000, avec en tête Lucy, de Luc Besson, et la trilogie Taken, le semi-succès international de Taxi 5 et l'échec de Kursk n'ont pas permis au producteur-distributeur de se renflouer. Au point d'arrêter la distribution, désormais confiée au partenaire Pathé comme c'est le cas de Nous ne finirons pas ensemble de Guillaume Canet, qui a attiré 2 millions de spectateurs en deux semaines ou du prochain film de Luc Besson, Anna, prévu dans les salles le 10 juillet prochain. Aucun autre film n'est confirmé parmi les projets du côté de la production.

L’Empire de Luc Besson vacille

Posté par vincy, le 7 décembre 2018

Ça commencé l'an dernier avec Valerian. Si le film a quand même rapporté 225M$ (pour un budget hors-marketing de 175M$), il a sérieusement fragilisé le colosse EuropaCorp. Déjà, l'empire de Luc Besson montrait quelques failles, avec des filiales pas rentables, l'école de cinéma qui, finalement, a fermé... Et puis cette année, dans un pays où #MeToo n'a pas conduit à des scandales fracassants, Luc Besson a encaissé plusieurs plaintes pour viols, agressions sexuelles ou harcèlement, depuis le printemps et encore tout récemment, fin novembre. Autant dire qu'aucun studio américain ne va l'aider à financer ses films.

Mauvais karma

Les finances dans le rouge (83 millions d'euros de pertes pour le dernier exercice, une dette aux alentours de 230M€), une image fortement dégradée de l'homme le plus puissant du cinéma français, plusieurs flops depuis deux ans, à l'exception de Taxi 5 en avril, une Cité du cinéma pas rentable, des licenciements répétés: tout a contribué au démantèlement qui a débuté avec la cession des salles de cinéma il y a deux ans et qui s'est poursuivi hier avec l'annonce de la fermeture de sa filiale de distribution après 17 ans de belles ambitions, alliant les films de Canet et Améris, de Mihaileanu et Tommy Lee Jones, de Malick et Gondry.

Et deux films importants au programme pour 2019: Nous finirons ensemble, la suite des Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet, prévu pour le 1er mai, et Anna, le nouveau film de Luc Besson, avec Helen Mirren, Sasha Luss, Cillian Murphy et Luke Evans, dont le tournage a été reporté du 2 janvier au 27 mars.

Désormais, les films produits et coproduits par Europacorp seront distribués par Pathé (au moins pour les trois prochaines années). Ce contrat exclusif permettra à Pathé de distribuer le Canet et le Besson.

Cure d'amaigrissement

On comprend vite que c'était le moment de vendre: car en dehors de ces deux films, EuropaCorp n'a aucun autre projet dans les tuyaux actuellement, quand à une époque pas si lointaine, une dizaine de projets étaient sur le feu chaque année. Pas de quoi faire vivre une filiale de distribution, et de quoi s'inquiéter pour la partie production.

Et ce n'est pas terminé côté vente des bijoux de famille, puisque la société est en négociations exclusives avec Gaumont pour vendre le catalogue de plus de 500 titres de Roissy films, acquis en 2008, et qui comprend L'Avventura, La Grande Bouffe, La Guerre du feu, Les Ripoux...

Trois jours et une vie : Nicolas Boukhrief réunit Sandrine Bonnaire, Charles Berling et Pablo Pauly

Posté par wyzman, le 30 octobre 2018

Après le succès d’Au revoir là-haut réalisé par Albert Dupontel en 2017 (2,1 millions de spectateurs en France), un nouveau roman de Pierre Lemaitre, Trois jours et une vie (Albin Michel, 2016), fait l’objet d’une adaptation par le réalisateur Nicolas Boukhrief pour Gaumont, a annoncé Le Film français.

Un casting de rêve

Le réalisateur et son équipe – le casting réunit, entre autres, Sandrine Bonnaire, Charles Berling et Philippe Torreton – ont entamé le 24 octobre le tournage à Olloy en Belgique, qui s’étendra jusqu’au 22 novembre, précise le journal professionnel. L’écrivain, qui avait remporté le césar de la Meilleure adaptation en 2018 pour sa précédente expérience avec Albert Dupontel, a cosigné le scénario aux côtés de Perrine Margaine.

L’histoire sombre de Trois jours pour une vie marque le retour de Pierre Lemaitre à son amour pour le roman noir avec Robe de mariée (Calmann-Lévy, 2009), Cadres noirs (Calmann-Lévy, 2010) ou encore Alex (Albin Michel, 2011). Le roman retrace la destinée d’un jeune adolescent qui tue l’un des enfants de son village et dissimule le crime alors que la tempête de Noël 1999 frappe la région. Vingt ans plus tard, plusieurs événements font resurgir le meurtre passé.

Pierre Lemaitre vient de faire paraître Couleurs de l’incendie en janvier 2018 chez Albin Michel, deuxième volet d’une trilogie débutée par Au revoir là-haut, prix Goncourt lors de sa parution en 2013.

Jean Dujardin et Louis Garrel plongent dans l’Affaire Dreyfus

Posté par vincy, le 27 septembre 2018

Alors qu'il est à l'affiche d'I Feel Good depuis hier, Le Film Français annonce que Jean Dujardin incarnera le Colonel Picquart dans J'accuse, film sur l'Affaire Dreyfus.

Cela fait six ans que Roman Polanski travaille sur ce film, avec Robert Harris, son scénariste de The Ghostwriter (2010). Entre temps, entre ses démêlés judiciaires et les problèmes de financement, le cinéaste a réalisé trois films: Carnage, La Vénus à la fourrure et D'après une histoire vraie.

Durant ces six années, le film était sobrement intitulé D. Il s'agit d'un thriller d'espionnage qui a pour toile de fond l'Affaire qui scandalisa la France de 1894 à 1906, autour du Colonel Dreyfus. Désormais intitulé J'accuse, comme la célèbre lettre ouverte d’Emile Zola publiée en une du journal L’Aurore le 3 janvier 1898 adressée au Président de la république Félix Faure. Ici se croisent antisémitisme, raison d'Etat, erreur judiciaire, passion politique et fâcheries diplomatiques à l'international.

Alors qu'il était prévu en anglais, le film se fera finalement en Français. Jean Dujardin interprétera le rôle principal: le scénario prendra le point de vue du Colonel Picquart, chef du contre-espionnage qui découvrit les fausses preuves contre Dreyfus, les vrais coupables et chercha à réhabiliter Dreyfus. Après avoir été Robespierre dans Un peuple et son roi, Louis Garrel sera le Capitaine Dreyfus. Et Emmanuelle Seigner, Gregory Gadebois, Olivier Gourmet, Hervé Pierre, Didier Sandre, Melvil Poupaud, Eric Ruf et Mathieu Amalric composeront le reste du casting.

Distribuée par Gaumont, la sortie du film est calée au 4 décembre 2019. Le tournage débutera le 26 novembre prochain pour s'achever début mars. Ce sera le 23e long métrage de Roman Polanski.

Arsène Lupin : Omar Sy sera la star de la prochaine série originale française de Netflix

Posté par wyzman, le 19 juillet 2018

Voilà sans l'ombre d'un doute la nouvelle la plus importante du jour : Omar Sy incarnera le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin dans une série de Netflix centrée sur le personnage créé par Maurice Leblanc.

Une annonce atypique

Pour délivrer la bonne nouvelle à ses abonnés, le géant du streaming n'y est pas allé par quatre chemins. En effet, c'est sur Twitter que les 724.000 internautes qui suivent le compte français de Netflix ont découvert l'information via un échange de tweets entre la compagnie américaine et l'acteur français de 40 ans.

L'échange de tweets, retweeté plus de 200 fois, n'a pas manqué de générer un certain buzz. Par la suite, Omar Sy n'a pas caché sa joie à l'idée de participer à ce nouveau projet - qui doit en outre redorer le blason de Netflix suite aux critiques assassines de son autre bébé français, j'ai nommé Marseille. "Je suis enchanté à l'idée de jouer ce personnage charismatique qu'est Arsène Lupin dans cette adaptation moderne et inattendue. Rejoindre Netflix, qui a déjà accueilli tant de projets de qualité et de tout genre, que j’ai toujours plaisir à découvrir, m’inspire beaucoup" a-t-il déclaré.

Fière de son succès et de ses 130 millions d'abonnés présents dans 190 pays, Netflix compte m:arquer les esprits avec cette série dont première saison est attendue pour 2020. Gaumont, co-producteur de la série Arsène Lupin, a d'ores et déjà collaboré avec Netflix sur Narcos, la série centrée sur la traque de Pablo Escobar et et la montée en puissance du cartel de Medellin.

Pour rappel, Netflix a récemment délivré les hits La Casa de Papel et 13 Reasons Why - dont les saisons 3 sont d'ores et déjà très attendues pour 2019. Cet hiver, l'entreprise mettra en ligne les nouveaux épisodes de The Crown (avec un nouveau casting) après avoir offert à ses abonnés l'ultime chapitre de House of Cards.

Duo inédit pour le prochain Toledano-Nakache

Posté par vincy, le 5 juillet 2018

On connaissait déjà le sujet du prochain film de Eric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables, Samba, Le sens de la fête) depuis mars. On sait désormais qui en seront les interprètes.

Hors Norme aura pour interprètes Vincent Cassel et Teda Kateb. Le fil sera tourné dès septembre et les deux acteurs césarisés incarneront des éducateurs spécialisés face à des enfants et adolescents autistes.

Le film "retracera le parcours initiatique de deux personnes qui prennent en charge des enfants et adolescents autistes qualifiés de « cas lourds ». On est fascinés par ce que cela dit de notre société dans cette période d’hypertrophie de la communication. Comment des êtres à la marge nous éclairent sur la définition de la norme…" expliquait Eric Toledano dans Le Monde. "Je ne sais pas si ce sera une comédie. Mais on fera à notre façon. Dans les situations extrêmes, les rires nous sauveront peut-être, comme des bouffées d’air et de légèreté" ajoutait-il.

Vincent Cassel a une année chargé avec cinq films prévus à l'affiche d'ici la fin de l'année: O Grande Circo Mistico, présenté hors compétition à Cannes, Le monde est à toi, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, Fleuve noir, qui sort le 18 juillet, L'Empereur de Paris et Underwater, avec Kristen Stewart.

Reda Kateb est attendu dans Submergence de Wim Wenders et Territoires de David Oelhoffen.

Le film sera coproduit par Quad production et Ten Films, et distribué par Gaumont en 2019.

Le duo Philippe Lacheau – Tarek Bouladi champion de la rentabilité en 2017

Posté par vincy, le 26 février 2018

philippe lacheau tarek boudali épouse-moi mon pote

Le duo Philippe Lacheau / Tarek Boudali remportent les médailles d'or et d'argent des films les plus rentables en salles en 2017 selon le calcul opéré par le Film Français. Alibi.com et Epouse-moi mon pote, tous deux distribués par StudioCanal, affichent ainsi une rentabilité de 157%, loin devant la médaille de bronze, Patients, réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, qui se "contente" d'une rentabilité de 107%.

Ce trio de tête fait apparaitre quelques éléments intéressants: d'une part, les cinéastes sont issus d'une même génération, (les quatre sont nés entre 1977 et 1980). Deux de ces trois longs métrages sont des premiers films. Enfin, aucun des réalisateurs n'a été formé dans une école de cinéma: ils viennent de la télévision ou de la musique.

Au total, il y a 29 films qui affichent un quotient de plus de 25% de rentabilité, ce taux où l'on considère que l'amortissement d'un film est réalisé, mais qui ne permet pas de déterminer les gains réels des producteurs, selon les estimations du magazine de la profession. De plus, un film se rentabilise de multiples manières sur la longueur: , entrées internationales, vidéo à la demande, dvd/blu-ray, passages télévisés. Enfin, les trois ont bénéficié de budgets moyens (entre 4 et 8 millions d'euros).

Peu de grosses productions se distinguent dans ce classement: Le sens de la fête (8e, 68%), Raid Dingue, le film le plus cher de l'année hors productions Europacorp (13e, 44%), Au revoir là-haut (21e, 34%) et Sahara (25e, 30%) sont des exceptions. A l'autre bout du spectre, des films au devis supérieur à 10M€ se sont plantés: Happy End, D'après une histoire vraie, Mes trésors, Le redoutable, Stars 80 la suite, Zombillénium et Gangsterdam.

Parmi les petits budgets (inférieurs à 3M€), quelques uns ont raflé la mise : Mon garçon (6e, 70%), Corporate (19e, 37%), Jeune femme (22e, 32%), Pour le réconfort (27e, 29%), Un beau soleil intérieur (28e, 29%).

Côté distributeurs, enfin, certains démontrent un beau savoir-faire. Studiocanal classe 5 films dans les 29 premiers (en plus des deux premiers, , Ce qui nous lie, Sahara), Gaumont 4 (outre le 3e, Le sens de la fête, Au revoir là-haut, Marie-Francine), tout comme Diaphana (Mon garçon, La villa, Aurore, Corporate). Quelques distributeurs indépendants font aussi une belle opération comme Pyramide (Petit paysan, 10e), Memento (120 battements par minute, 11e, Sage-femme, 20e), Shellac (Jeune femme), UFO (Pour le réconfort), et Ad vitam (Un beau soleil intérieur).