Bilan 2011 : l’UGC Ciné Cité Les Halles de Paris, toujours 1er multiplexe de France

Posté par vincy, le 30 janvier 2012

Ce n'est pas le plus grand avec ses 19 salles (le Kinépolis de Lomme en possède 23) mais il reste le plus fréquenté, année après année. L'UGC Ciné Cité des Halles est encore une fois le multiplexe le plus populaire de France avec 3 170 303 entrées en 2011. Le résultat final est sensiblement le même qu'en 2010. Son plus proche concurrent est un autre Ciné Cité d'UGC, celui de Paris Bercy, avec 2 611 918 entrées (mais une progression de 12,5%!). Le Kinépolis Lomme ferme le podium et conserve sa place de leader en province avec 2 396 102 entrées (quasiment le même nombre qu'en 2010). UGC possède 5 des 6 cinémas les plus populaires du pays : deux à Paris, deux en banlieue parisienne et un en province (Strasbourg). Le Top 10 concentre 10% des entrées de l'année.

Dans le Top 30, on trouve 8 multiplexes UGC Ciné Cité. Pathé classe aussi 8 de ses complexes, Gaumont en place 9. Le premier cinéma Pathé de France est celui de Belle-Epine, dans la banlieue sud de Paris. Le plus important Gaumont est celui de Carré Sénart en région parisienne lui aussi. Les cinq autres, outre le Kinépolis, sont le MK2 Bibliothèque et le MK2 Quai de Seine/Quai de Loire, Les 3 Palmes à Marseille (le plus "petit" de ce top avec 11 salles) et un Méga CGR à Lyon.

On note malgré tout une domination de la région parisienne dans la répartition géographique : 7 des 10 premiers, 16 des 30 premiers, 19 des 38 salles millionnaires. Au total, en effet, 38 complexes ont dépassé le million de spectateurs l'an dernier et concentrent ainsi un quart des entrées en France. Et dans le Top 150 (400 000 spectateurs et plus), les plus petits complexes comprennent 4 salles (UGC Normandie) ou 6 salles (Gaumont Convention à Paris, Pathé Chambéry, MK2 Gambetta à Paris, Le Français à Enghien).

L'année record du cinéma français - plus de 215 millions d'entrées - a entrainé une hausse de la fréquentation dans 116 des 150 plus importants multiplexes français. Le Ciné City de Troyes voit son nombre de spectateurs progresser de 32%. A l'inverse, l'UGC Normandie sur les Champs Elysées voit sa fréquentation baisser de 9%. Au total 11 cinémas connaissent une année noire avec une baisse de plus de 5% (Mega CGR, Megarama, UGC et Pathé sont touchés).

C'est évidemment sans compter les cinémas art-et-essai qui souffrent de cette concurrence de plus en plus écrasante.

Régionalement, les champions sont les suivants (dans l'ordre) :

UGC Cité Ciné Les Halles à Paris (Ile de France) ; Kinépolis Lomme (Nord Pas de Calais) ; UGC Cité Ciné Strasbourg (Alsace) ; Pathé Plan-de-Campagne Marseille (Provence Alpes Cote d'Azur) ; Gaumont Multiplexe Montpellier (Languedoc Roussillon) ; Gaumont Labège Toulouse (Midi Pyrénées) ; Pathé Carré de Soie Vaulx en Velin (Rhône Alpes) ; Pathé Docks 76 Rouen (Haute Normandie) ; Gaumont Rennes (Bretagne) ; UGC Cité Ciné Mondeville Caen (Basse Normandie) ; Pathé Atlantis Nantes (Loire-Atlantique) ; Kinépolis St-Julien-Les-Metz (Lorraine) ; Méga CGR Villenueve d'Ornon Bordeaux (Aquitaine) ; Méga CGR 2 Lions Tours (Centre) ; Ciné Dôme Aubière Clermont Ferrand (Auvergne) ; Gaumont Amiens (Picardie) ; Gaumont Parc Millésime Thillois (Champagne Ardennes) ; Ciné Cap Vert Dijon (Bourgogne) ; Méga CGR La Rochelle  (Poitou Charentes) ; Mégarama Ecole Valentin Besançon (Franche Comté) ; Grand Ecran Limoges (Limousin).

Télérama, MK2, UGC et Gaumont-Pathé font leur best-of en salles

Posté par vincy, le 5 janvier 2012

Fort du succès année après année du festival Télérama, qui permet à certains films de doper leur cumul d'entrées, les grands circuits proposent désormais leur "best of" ou, comme pour Gaumont-Pathé, un festival d'avant-premières.

Honneur au doyen, le 15e Festival cinéma Télérama débutera le 18 janvier. 3 euros la place pour voir ou revoir Les neiges du Kilimandjaro, Une séparation, La piel que habito, L'exercice de l'Etat, Habemus Papam, Le Havre, Il était une fois en Anatolie, Tomboy, Le gamin au vélo, Incendies, la guerre est déclarée, Essential Killing, Les Bien-aimés, Black Swan et Drive. 213 salles dans toute la France participent à l'opération qui dure jusqu'au 24 janvier.

MK2 a aussi décidé de programmer son propre festival de reprises des meilleurs films de l'année qui vient de s'achever. Le meilleur de 2011 se tiendra durant les mêmes dates que le Festival Télérama, dans quatre salles parisiennes. Et c'est également 3 euros. Quelques films diffèrent dans la programmation où l'on retrouve Une séparation, Melancholia, The Artist, Incendies, Tree of Life et Beginners, Minuit à Paris, True Grit, Somewhere, L'Apollonide, Essential Killing, Drive, Arriety, Le Gruffalo, Le tableau, Shame, Metropolis, La fée, Polisse, Et maintenant, on va où ?, Le discours d'un roi, Black Swan, La guerre est déclarée et Habemus papam.

MK2 reprend sensiblement le concept de son concurrent UGC, qui propose 23 Incontournables du 11 au 17 janvier, toujours au tarif de 3 euros, dans 19 complexes participants. Notons parmi les films sélectionnés, la présence de Même la pluie, Les femmes du 6e étage, Winter's Bone, L'étrangère, Les marches du pouvoir et Intouchables. Sinon, les films sont sensiblement les mêmes que ceux de MK2 et Télérama.

Gaumont-Pathé a décidé de se distinguer avec, du 11 au 17 janvier, son festival Avant-premières, dont ce sera la 2e édition. 8 films seront présentés dans 52 des 70 salles du groupe. Tous, à l'exception de Zarafa, film d'animation familial qui sera projeté à 14h, seront diffusés à 20h.

  • le 11 janvier, Millenium de David Fincher (sortie prévue le 18 janvier),
  • le 12 janvier, La mer à boire de Jacques Maillot (sortie prévue le 22 février),
  • le 13 janvier, La dame de fer de Phyllida Lloyd (sortie prévue le 15 février),
  • le 14 janvier, The Descendants d'Alexander Payne (sortie prévue le 25 janvier),
  • le 15 janvier, Another Happy Day de Sam Levinson (sortie prévue le 1er février),
  • le 15 janvier, Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie (sortie prévue le 8 février),
  • le 16 janvier, La vie d'une autre de Sylvie Testud (sortie prévue le 15 février),
  • le 17 janvier, La taupe de Tomas Alfredson (sortie prévue le 8 février).

Mission : Impossible en format IMAX et en avant-première dans 5 cinémas

Posté par vincy, le 8 décembre 2011

Mission : Impossible - Protocole Fantôme sera disponible dans près de 500 salles IMAX dans le monde dont quelques unes en France. Le film de Brad Bird (Les Indestructibles) sortira le 14 décembre dans l'hexagone. Mais la version IMAX sera disponible durant trois jours en avant-première, les 11, 12 et 13 décembre.

Les cinémas qui diffuseront le film sont le Pathé Quai d'Ivry (Ivry-sur-Seine) où ont eu lieu les projections pour la presse cette semaine, le Gaumont Disney Village (Marne-la-Vallée), le Pathé Carré de Soie (Lyon), le Gaumont Labège (Toulouse) et le Gaumont Grand Quevilly (Rouen).

Dans cette vidéo, Brad Bird explique pourquoi ce format est le meilleur moyen pour faire l’expérience du film : Les explications du réalisateur.

L’avant-première d’Or noir troublée par un conflit avec le producteur

Posté par vincy, le 22 novembre 2011

L'avant-première d'Or noir, le nouveau film de Jean-Jacques Annaud, lundi 21 novembre au Gaumont Champs-Elysées, a été troublée, de manière très sage, par les employés de LTC, filiale à 100% de Quinta Industries. Le Syndicat national des techniciens et réalisateurs de la production cinématographique et de télévision (SNTR / SGTIF - CGT) a distribué un tract aux invités qui faisaient la queue. Quelques employés brandissaient des pancartes, accusant principalement l'actionnaire Tarak Ben Ammar, le long du tapis rouge.

Rappel des faits : LTC (32 millions d'€ de chiffre d'affaires en 2010, 24 millions prévus cette année), mais aussi Scanlab (6,3 millions d'euros) et Quinta Industries (6,6 millions d'euros) sont en redressement judiciaire depuis le 3 novembre. Les trois sociétés regroupent 182 employés. Le groupe Quinta industries, qui englobe les trois sociétés, détenu à 83% par Tarak Ben Ammar et à 17% par Technicolor, elle-même en procédure de sauvegarde, est en cessation de paiement depuis le 1er septembre et les salaires d'octobre n'ont pas pu être payés. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) devrait être présenté d'ici deux mois aux 182 salariés des trois sociétés. Les difficultés financières des trois sociétés sont liées notamment au déclin de l'activité photochimique, qui a accéléré sa chute à partir du 2e semestre 2010, notamment liée au processus de numérisation des salles de cinéma, en forte accélération ces derniers mois. Le Conseil de la concurrence a rejeté la fusion des laboratoires LTC avec ceux d'Eclair, dont Tarak Ben Ammar est aussi actionnaire à hauteur de 43%. Tarak Ben Ammar justifie qu'il a anticipé la mutation technologique en orientant les activités de ses laboratoires vers la numérisation des oeuvres mais qu'il n'a pas réussi à trouver les financements nécessaires pour répondre aux besoins de cette montée en charge. Il compte démarrer la numérisation de son catalogue (500  films environ) dès décembre.

Cependant, les syndicats reprochent à Tarak Ben Ammar de ne pas faire face à ses responsabilités. "L'administrateur judiciaire a annoncé aux élus du personnel qu'un plan massif de licenciement était nécessaire et que les mesures d'accompagnement seraient au minimum conventionnel à moins que l'actionnaire y participe financièrement". Un premier plan de licenciements de 34 personnes avait été enclenché l'été dernier. Le plan avait été annulé, et celui qui s'annonce semble bien plus "massif". Le tribunal a accordé une période d'observation de six mois. Le plan de continuation prévoit un plan de sauvegarde de l'emploi et la cession du site de Saint-Cloud, qui rapporterait 13,5 millions d'euros (soit un peu moins que la dette financière, qui s'élève à 15 millions d'euros).

Les salariés reprochent à l'actionnaire une certaine désinvolture. "Si vous allez pouvoir voir (...) le film Or noir (...), c'est parce que les salariés de LTC, Scanlab et Quinta Industries continuent à travailler alors qu'ils ne sont même pas certains que, comme le mois dernier, leur salaire sera versé. Les salariés réclament qu'en juste contrepartie de 10 ans au travail au seul bénéfice des sociétés du groupe Quinta Communications, Tarak Ben Ammar mette la main à la poche pour assurer dignement le départ et la reconversion des salariés." Ce dernier ne s'est toujours pas engagé à participer financièrement aux licenciements alors que les salaires n'ont effectivement pas été versés en octobre et qu'il affirme que son groupe Quinta Communications "va très bien".

Des amis nommés Ben Ali, Khadafi, Berlusconi

A cela s'ajoute une controverse liée aux conditions de tournage d'Or noir. Le syndicat exige, "compte tenu des conditions sociales iniques qui ont permis la réalisation de ce film", que soient revues très rapidement les conditions de l'agrément de ce film, agréé par le Président du CNC, en dépit d'un avis défavorable de la Commission des professionnels. Le 21 septembre dernier, le syndicat expliquait que "la société Quinta Communication avait imposé aux ouvriers et techniciens de travailler en qualité d'expatriés via une société tunisienne, ceux-ci ne bénéficiant alors d'aucune couverture sociale et conventionnelle, la commission d'agrément dont l'avis est consultatif, avait unanimement émis un avis défavorable à la délivrance de l'agrément pour ce film, à deux reprises. En délivrant l'agrément sans même en informer la commission, le Président du CNC fait preuve d’une véritable défiance vis-à-vis des professionnels du cinéma ; en conséquence, les organisations professionnelles de la CGT, artistes et techniciens, siégeant à la Commission ont décidé de quitter la séance qui a du être ajournée."

Sales temps pour Tarak Ben Ammar, qui avait déjà du affronter la révolution tunisienne en plein tournage d'Or noir (voir aussi actualité du 19 janvier) et qui est, en tant qu'actionnaire de la chaîne télévisée Nessma, au coeur d'un procès en Tunisie pour avoir diffusé Persépolis (voir actualité du 14 octobre). Ce dernier point serait plutôt à mettre à son actif. Hélas, ses amitiés qui lui ont permis de construire son empire s'effondrent autour de lui. Après son ami Ben Ali, l'ancien dictateur tunisien, c'est au tour de Silvio Berlusconi (co-actionnaire de Quinta Communications) de tomber ; et il est aussi fragilisé par la révolution libyenne : en 2009, il avait reçu du régime de Khadafi, via le fonds souverain Libyan Foreign Investment Co, 19 millions d'euros soit 10% du capital de sa société.

Jean-Pierre Jeunet se lance à son tour dans la 3D

Posté par vincy, le 18 novembre 2011

Jean-Pierre Jeunet revient derrière la caméra. Il a annoncé aujourd'hui dans Le Film Français qu'il réaliserait l'adaptation du roman L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, de Reif Larsen. Le titre du film ne devrait pas être celui du livre, selon le magazine. Le scénario a été écrit avec son collaborateur habituel, Guillaume Laurant. Le film sera produit par Epithète, Tapioca, la société de Jeunet, et Gaumont.

Dans son entretien au Film français, Jeunet raconte :"Pour l'anecdote, quand j'ai contacté l'auteur, Reif Larsen (dont il s'agit du premier livre, ndlr), il m'a dit qu'il avait cinq réalisateurs à qui il pensait pour un film : David Fincher, Tim Burton, Wes Anderson, Michel Gondry et moi-même. Et j'étais le premier à le contacter. Depuis, nous n'avons plus cessé de travailler ensemble. (...) C'est une belle rencontre. En plus,  le bouquin est réputé à peu près inadaptable."

Dès janvier, Jeunet avouait avoir été conquis. Sur son blog, il écrivait que "L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (en Anglais The selected works of T.S.Spivet) est un livre magnifique de Reif Larsen dont je suis en train d’acheter les droits. Plutôt que de mal en parler, je vous invite à visiter le site extraordinaire de ce livre extraordinaire : www.tsspivet.com. J’ai rencontré Reif Larsen il y a deux semaines à New York et ai eu l’impression de découvrir un frère jumeau juste vingt huit ans plus jeune que moi. Il m’a dit: « Quand j’ai vu Amélie, j’ai eu l’impression que quelqu’un avait gratté au fond de mon crâne »…"

Le cinéaste explique comment il a été séduit par ce livre. "Quant à moi, j’ai été conquis dés la sixième ligne du livre: "Le téléphone a sonné un après-midi du mois d’août, alors que ma soeur Gracie et moi étions sur la véranda en train d’éplucher le maïs doux dont les grands seaux en fer-blanc. Les seaux étaient criblés de petites marques de crocs qui dataient du printemps dernier, quand Merveilleux, notre chien de ranch, avait fait une dépression et s’était mit à manger du métal.""

T.S. Spivet sera ainsi son premier film en 3D et sera tourné en anglais."J'ai écrit T.S.Spivet en le concevant en 3D. Je vais l'utiliser sans sur-découper comme le font beaucoup de films, mais de manière contemplative et narrative. Un peu comme les effets spéciaux pour Amélie qui servaient l'aspect poétique et narratif du film. Je veux prendre le contre-pied de ce qu'on voit habituellement."

L'histoire est celle d'un pré-ado surdoué, dessinant tout ce qu'il voit,. En apprenant qu'il gagne un prix, il s'aventurera à traverser seul les USA pour aller recevoir sa récompense. Jeunet a commencé les repérages au Canada. Il restera à trouver le casting, qui devrait être américain.

Le livre est paru en France en avril 2010 chez NIL, et en format poche en juin dernier.

Hormis sa publicité pour Chanel n°5, Jeunet n'a rien tourné depuis Micmacs à tire-larigot, sorti en 2009, et relatif échec pour le cinéaste habitué aux succès.

Le Festival du Film d’Aventures est mort ! Vive le Festival 2 Cinéma de Valenciennes !

Posté par vincy, le 12 septembre 2011

C'était prévu depuis décembre. L'Association Atmosphères, qui gère le ciné-club de la ville de Valenciennes, a décidé de remettre tout à plat après 21 éditions du Festival du Film d'Aventures de Valenciennes. Ce festival a perdu de son prestige et de sa fougue, à l'instar du Festival Jules Verne à Paris. Reconnaissons que la visibilité du festival ne valorisait pas les films, souvent bons, qui étaient primés. Il manquait une certaine cohérence dans la programmation à force de courir après des films de qualité et des stars populaires.

Placé fin mars, il disparaît du calendrier du premier semestre pour renaître du 10 au 16 octobre sous le nom de Festival 2 Cinéma de Valenciennes, concurrençant ainsi ses voisins, les festivals d'Amiens et d'Arras, bien installés dans la planète cinéphile depuis quelques années.

Du 10 au 12 octobre, la compétition sera dédiée aux documentaires, et du 12 au 15 octobre, le festival proposera 8 fictions inédites. Un jury de sept personnes (plus resserré que pour celui du film d'aventures) départagera la meilleure. Une journée consacrée au numérique, le 12 octobre, traitera de la 3D et des effets spéciaux. Valenciennes accueille déjà les e-Magiciens en décembre, événement lié aux arts numériques, qui a lieu depuis 12 ans en décembre. Il semble que le nouveau festival veuille se spécialiser dans les nouveaux métiers et les professions techniques puisque le bruiteur Jean-Pierre Lelong et l'armurier Christophe Maratier seront invités. La création du prix Jean-Mineur accentuera cette orientation en récompensant un pionnier du secteur dans le domaine artistique.

On nous annonce aussi une rétrospective autour des "biopics" avec une vingtaine de films.

Un village, QG du Festival, sera installé Place d'Armes. La manifestation s'est associée au multiplexe Gaumont de la ville nordiste. Le Festival a pour ambition d'aller chercher davantage les jeunes et le milieu scolaire : des ateliers seront proposés.

Les prix du documentaire seront décernés dès le 12 octobre tandis que ceux de la fiction seront remis le 15 octobre. Sarah Lelouch jouera les Maîtresses de cérémonie.

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Site de la manifestation encore assez vide de contenus

Un multiplexe à la place du Gaumont Grand Ecran Italie

Posté par vincy, le 1 septembre 2011

Depuis janvier 2006, la prestigieuse salle du Gaumont Grand Ecran Italie est fermée. Le modèle économique des cinémas mono-écran semble révolu, malgré l'avenir des films spectaculaires en relief. Après plusieurs années de mobilisation des riverains (et la création d'un collectif Sauvons le Grand Ecran), les différents projets de reconversion en zone commerciale (vêtements, décoration...) ont été abandonnés. Ultime rebondissement de ce feuilleton à haute-tension locale : Pathé devrait construire un multiplexe de 10 salles (1 250 fauteuils). L'annonce vient du Maire (PS) du 13e arrondissement, Jérôme Coumet (voir le texte complet). C'est une surprise puisque Gaumont dispose de 5 salles (1 146 places) à quelques centaines de mètres de là, avenue des Gobelins, et Pathé possède un multiplexes de 14 salles (3 780 places) à 3,5 kms. Avec les Gaumont Alésia, Montparnasse, Convention et Aquaboulevard, le réseau monopolise la partie sud de la capitale, reléguant en seconde zone les réseaux UGC et MK2 pourtant bien implantés, et concurrençant fortement les cinémas art & essais du quartier (La clef, L'escurial).

Si le projet n'est pas encore totalement concrétisé, dans l'attente d'autorisations administratives, c'est au moins un bon compromis qui se dessine, même si la zone d'achalandage risque d'être saturée.

Sauvons le Grand Ecran a accueilli la nouvelle avec circonspection pour ne pas dire "amertume".  <"Si on peut se féliciter que les recours de l'association Sauvons le Grand Ecran ont jusqu'ici évité à cette salle d'exception d'être transformée en simples boutiques, cette opération aboutirait en définitive... à la destruction pure et simple de ce complexe polyvalent unique en son genre dans toute la région !" explique l'association sur son site (voir texte complet). Le collectif se désole de voir la grande salle éparpillée façon puzzle en petites salles pour offrir seulement, au final, 400 places supplémentaires aux spectateurs.

Dans tous les cas, que ce soit en conservant l'immense salle ou en la transformant en multiplexe, on reste perplexe face à cette profusions de cinémas dans le sud est de Paris alors que certains quartiers se désertifient : le Nord Ouest, l'Ouest et même les très peuplés 10 et 11e arrondissement sont pauvres en salles. Le 13e, avec l'extension du MK2 bibliothèque et celle de l'UGC Gobelins, concentre, avec le 19e arrondissement la plupart des projets actuels.

Si aucun exploitant n'a voulu d'une seule grande salle, il aurait peut-être été utile de le transformer en un centre culturel polyvalent : le nombre de manifestations artistiques soutenues par la Mairie (Festival Paris Polar, Semaine italienne, Maghreb des Livres...) justifiaient au minimum une étude de prospection.

Nicolas Winding Refn prépare son prochain film avec Gaumont et Wild Bunch

Posté par vincy, le 4 mai 2011

Gaumont et Wild Bunch se sont associés pour coproduire le prochain film du cinéaste danois Nicolas Winding Refn, Only God Forgives (Seul Dieu pardonne).

Kristin Scott-Thomas et Luke Evans sont en négociations avancées, selon Variety, pour interpréter les rôles principaux de ce film se déroulant dans le milieu du jeu, de la boxe et de la prostitution de Bangkok, en Thaïlande. L'histoire de vengeance est centrée sur un flic thaïlandais et un gangster britannique se cachant dans l'ex-Royaume du Siam.

Le tournage débuterait en novembre et serait prêt pour le second semestre 2012.

D'ici là, Winding Refn montera les marches cannoises où il est en compétition officielle avec Drive. Il pourra en profiter pour vendre son nouveau projet dans les salons privés des grands hôtels ou les allées du Marché du film.

Billet électronique dans les cinémas Gaumont Pathé

Posté par vincy, le 28 mars 2011

Depuis le 23 mars, tous les cinémas Gaumont et Pathé (en France) proposent un billet électronique (envoyé sur les téléphones mobiles ou par courriel).

Imprimable, le billet est dématérialisé et muni d'un code barre. Il est envoyé après avoir réservé sa séance sur le site internet du groupe. Même les invitations sont acceptées.

Bon à savoir : le billet peut être annulé une heure avant le début de sa séance.

A quand le lecteur optique à l'entrée des salles pour scanner le code barre sur son téléphone?

Bilan 2010 – Warner Bros domine le marché français

Posté par vincy, le 4 février 2011

12,6% de part de marché, +41% d'entrées, 26 119 139 spectateurs : Warner Bros surclasse tous les distributeurs en France. Et en moyenne par films (Warner Bros en a sorti 18 en 2010), le studio américain est juste dépassé par Walt Disney, qui, avec 7 productions, a séduit 19 372 346 spectateurs (soit 2 767 478 par films). Warner Bros pique ainsi la première place à 20th Century Fox, qui bénéficiait, certes, du décollage d'Avatar en 2009.

Le premier distributeur français est 5e. Europacorp, avec 15 168 515 entrées, progresse de 85%. Pathé, leader en 2009, baisse à la 7e place (-22%). Gaumont (+103%), ARP Selection (+412%), Ad Vitam (+86%) et Memento (+56%) ont aussi connu une très belle année.

À l'inverse, Sony Pictures (-44%), SND, malgré Twilight (-48%), Wild Bunch (-70%) et Bac films (-56%) ont vécu une année horribilis.

Parmi les 25 distributeurs les plus importants, qui ont sorti entre 4 et 28 films, la moyenne par film donne un autre éclairage. Disney, Warner, Paramount et Europacorp font plus d'un million d'entrées par film. Le Pacte (19 films), Rezo, Pyramide et MK2 ont sorti plus de dix films mais ne dépassent pas les 100 000 entrées par sorties.