Ses comédies sentimentales et romantiques séduisent un public fidèle qui pourrait s'apparenter à une forme de culte. Le réalisateur-scénariste-acteur Emmanuel Mouret tourne actuellement son 7e film : L'art d'aimer. Encore une fois, il se fait plaisir dans le choix de ses comédiens. Outre les habitués (Frédérique Bel, Judith Godrèche, Ariane Ascaride), il a enrôlé les césarisés François Cluzet et Julie Depardieu, le sociétaire de la Comédie Française Laurent Stocker, la jolie Elodie Navarre, la souvent mal employée Pascale Arbillot et la vedette de la nouvelle pub Chanel, Gaspard Ulliel.


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Le Festival Américain de Deauville : la 35ème édition est lancée
Moteur, 35 sur 1, ça tourne ! En guise de clap de début à Deauville, il y a eu un petit concert de Julia Migenes, qui a interprété cinq chansons de cinéma autant avec sa voix qu’avec son corps (et ses trois musiciens). Chanter et danser en même temps, c’est à la fois le Broadway d’antan et l’entertainment d’aujourd’hui, c’est très américain et c’était idéal pour la cérémonie d’ouverture.
Car le Festival américain de Deauville, qui se déroule du 4 au 13 septembre, en est à sa 35ème édition. Sur le tapis rouge sont venus quelques fidèles comme Edouard Molinaro (qui se vante d’être là chaque année depuis les débuts) ou Bruno Wolkowitch et Ronit Elkabetz (qui ont déjà été jurés), Frédérique Bel et Anne Consigny ont fait plaisir aux photographes, étaient là aussi Philippe Harel et Nathalie Besançon (plus discrets), et on a même aperçu... le chapeau de madame de Fontenay !
Le public lui a été gâté en autographes par Dany Boon qui est cette année membre du jury. Les organisateurs s’étonnent un peu de ce 35ème anniversaire et espèrent beaucoup être encore là pour le 50ème, les festivaliers, eux, seront toujours présent, on s’en doute. Ce Festival américain de Deauville promet une nouvelle fois des hommages prestigieux, une compétition de films plutôt indépendants, des avant-premières attendues, des documentaires, et même des rétrospectives chaque nuit. Chabadabada, we ♥ Deauville.
Jeu concours du 7 au 17 juin : des places pour Les lascars
Oui, l'animation française se porte bien ! Lascars, joyeuse farce potache signée Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz, l'a confirmé à Cannes le mois dernier. Cette adaptation pour le cinéma de sketches diffusés à la télévision a en effet connu un joli succès lors de sa présentation en séance spéciale à la Semaine de la critique.
Clairement destiné à un public ado-adulte, le film met en scène des losers attachants aux prises avec les pires galères (trafics divers, porno, argent facile... ) qui deviennent autant de sujets de gags. Côté voix, ce sont entre autres Vincent Cassel, Gilles Lelouche, Diane Kruger et Frédérique Bel qui s'y collent.
A l'occasion de la sortie du film le 17 juin prochain, Ecran Noir vous fait gagner cinq invitations pour deux personnes. Pour participer, il suffit de répondre à la question suivante :
Question : Quel est le nom de la cité où Tony et sa bande zonent ?
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.
Vilaine : pas si bête et méchant
L’histoire : Mélanie (Marilou Berry) n’est pas sourde, elle est juste trop gentille. Ce qui explique qu’elle avale les pires horreurs sans répliquer et laisse absolument tout le monde lui marcher sur les pieds, de ses copines méprisantes à son boss profiteur. Mais voilà, un jour, Mélanie craque, et décide de changer. Désormais, elle sera méchante.
Ce qu’on en pense : Vilaine est construit comme un conte de fées qui aurait été monté à l’envers. A savoir que les trois fées chargées de veiller sur la princesse sont de vraies salopes et que ce n’est pas le mal qui se met en travers de l’amour, mais plutôt le contraire. Détaché de tout politiquement trop correct (sans non plus y aller au vitriol, on n’est pas chez John Waters, les deux réalisateurs Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit le reconnaissent eux-mêmes), le film réalise alors le rêve secret de chacun : envoyer balader convenances et bonne conscience pour s’adonner au plaisir jouissif d’être ouvertement méchant et de rendre crasse pour crasse. Certaines vengeances imaginées par les deux compères sont d’ailleurs assez jubilatoires, comme le passage d’une des trois "fées" au jeu télévisé "les chiffres et les lettres", et provoquent une franche hilarité. L’utilisation de codes du film de genre (l’apprentissage du super héros, l’attaque de zombies, la tentative de meurtre sanglant avec un radiateur...) y est pour beaucoup, apportant sans cesse un contrepoint loufoque à des situations qui pourraient être réelles et pas franchement drôles (les brimades, l’exploitation, la cruauté…)
Du coup, on est plus indulgent sur les maladresses et les outrances, et même sur quelques clichés qui ont la vie dure, comme la nécessité de dévaliser les boutiques de créateur pour être enfin soi-même… On refusera aussi de s’insurger contre le traitement fait aux malheureux chatons ou aux vieux bassets incontinents… ou de percevoir la décomplexion envers une certaine forme de méchanceté gratuite comme une incitation à plus d’individualisme et de sans-gêne ! Ce que l’on retient, c’est le ton burlesque qui habite le film du début à la fin, lui donnant réellement une tonalité à part dans le paysage de l’humour français. Tout le casting est à ce titre impressionnant, parvenant à se mettre à l’unisson d’un univers décalé et légèrement outré sans tomber dans la mauvaise caricature. Pas révolutionnaire, mais agréable et même cathartique pour ceux qui ont des parents indignes ou un patron odieux, ou tout simplement envie de prendre une revanche sur la vie.




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