« Le cinéma de minuit » passe sur France 5

Posté par vincy, le 14 janvier 2019

Dans une semaine la mythique émission "Le cinéma de minuit" changera de maison. Le rendez-vous cinéphile de France 3, présenté par Patrick Brion tous les dimanches depuis quarante-deux ans, passera sur France 5 à partir du 21 janvier 2019. Le 21 et pas le 20 puisque l'émission change aussi de jour, du dimanche au lundi.

Autant dire que le cinéma de patrimoine, même en troisième partie de soirée, est relégué d'une chaîne nationale à une chaîne de la TNT, de la troisième à la cinquième chaîne. En terme d'audience, en moyenne France 3 est quand même trois fois plus regardée que France 5. La semaine dernière France 5 a terminé 8e chaîne pour sa soirée de lundi avec 3,7% de part d'audience. Pas vraiment un aspirateur à téléspectateurs.

On aurait pu tolérer facilement ce glissement de terrain, qui assurément fera des dégâts, si l'horaire avait été plus acceptable. Certes, il s'améliore: on revient à l'horaire d'origine (avant minuit) alors que ces dernières années il fallait attendre une heure du matin le plus souvent.

Mais le groupe télévisuel public va entraîner avec sa décision une baisse de téléspectateurs assurée. On peut, alors, presque gager que l'émission disparaîtra dans un avenir pas si lointain, "faute d'audience" (on entend déjà l'argument).

Pourtant, le producteur et présentateur Patrick Brion se félicite de ce sursis. Cela fait des années que son émission est sur la sellette.

Pour essayer de ne pas couler l'un des plus beaux programmes de la télévision française, France 5 prévoit une émission - "Place au cinéma" -  à 20h50, dédiée principalement aux films des années 70 et 80 et présentée par Dominique Besnehard. Pourtant ce n'est pas ce qui est annoncé dans l'immédiat Pour sa première sur France 5, on enchaînera ainsi un téléfilm, La nourrice, de Renaud Bertrand, une série animée, une rediff d'une émission d'actualité avant de revoir M le Maudit de Fritz Lang. Idem la semaine suivante côté cohérence: un téléfilm Le temps de la désobéissance de Patrick Volson, la série animée, la rediff d'une émission d'actualité avant de découvrir Fury de Fritz Lang.

Le générique restera le même, tout comme sa musique composée par feu Francis Lai.

Simone Signoret, ou la splendide indifférence

Posté par vincy, le 4 octobre 2010

Elle fut. La vie derrière soi. L'une des plus grandes comédiennes européennes durant cinq décennies. La première française à avoir raflé un Oscar. Elle a aussi obtenu un prix d'interprétation à Cannes et un César de la meilleure actrice.

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Titre de son premier livre : prémonitoire. On célèbre bien les anniversaires de chanteurs électrocutés ou de divas suicidées, on commémore son ancien grand amour, Yves Montand. Mais pas elle. Ni d'ailleurs Gabin. Bourvil et De Funès ont reçu des célébrations discrètes. Mais les légendes du cinéma français sont des morts qui ne reçoivent plus.

Simone Signoret, puisque c'est elle dont on parle, s'est éteinte le 30 septembre 1985. Pas un film diffusé sur une chaîne de télévision. Ni Casque d'or, ni les Diaboliques, ni Dédée d'Anvers, ni La ronde, ni Thérèse Raquin, ni un de ses films américains ou Le Chat, La vie devant soi, L'étoile du nord, un Chéreau, un Costa-Gavras ou un Chris Marker. Rien.

Seule France 5  a osé programmer Elle s'appelait Simone hier dimanche 3 octobre, en plein après-midi. Le documentaire de Christian Lamet sera rediffusé à minuit le dimanche 10 octobre. On imagine le taux d'audience. Parmi les témoignages : Guy Bedos, Anne Sinclair, Fanny Cottençon et puis surtout Catherine Allégret, la fille de Signoret, et Benjamin Castaldi, le petit-fils.

Ce matin sur France Inter, dans l'émission de Pascale Clark, Catherine Allégret est revenue sur cette splendide indifférence médiatique qui entoure l'anniversaire de la mort d'une comédienne qui fut la Reine d'un 7e art français rayonnant.

Le ministère de la Culture n'enregistre que les anniversaires de naissances pour son recueil des célébrations nationales. Aussi, en l'absence de communication, d'un éventuel "buzz", ou même d'une politique de programmation artistique, l'étoile Signoret ne pouvait pas être aperçue. Allégret accuse la Cinémathèque française, pourtant présidée par Costa-Gavras qui l'a fait tourner quelques fois, d'être passée à côté d'une rétrospective d'envergure. Signoret est présente discrètement dans la nouvelle exposition de la Cinémathèque, "Brune / blonde". Elle pointe du doigt aussi Marin Karmitz, qui a pourtant bien connu la dame, de ne pas avoir organisé un quelconque événement.

On comprend la colère de la fille face à cette absence d'hommage. Lucide, elle l'a reconnu : qui connaît Simone Signoret ? Parmi les jeunes, une poignée, grâce à une éducation cinéphile singulière transmise par des parents ou acquise par passion. Mais dans un pays où 30% de la population a plus de 60 ans, l'argument tient peu d'un point de vue audience télévisée.

Allégret souligne aussi qu'une émission souvenir plus ambitieuse aurait pu être possible. Mais les montants des droits de diffusion d'extraits rendaient le projet trop coûteux. Rappelons que Benjamin Castaldi, fils de Catherine, petit-fils de Simone, est l'animateur le mieux payé de France avec 105 000 euros par mois. Il aurait peut-être pu en faire un cadeau pour sa mère.

Ironie suprême : les médias s'emballent autour du livre de Marilyn Monroe qui sort ces jours-ci. La seule femme qui avait détourné Yves Montand de Simone Signoret.

Stones in exile : le retour d’un album culte… en attendant le DVD

Posté par kristofy, le 9 juin 2010

Le documentaire Stones in exile accompagne en fait la réédition du disque Exile On Main Street qui est aujourd’hui agrémentés d’une dizaine nouveaux titres en plus. Le film commence avec Mick Jagger et Charlie Watts qui reviennent dans cette fameuse maison pour se souvenir de cette époque, puis le réalisateur Stephen Kijack nous montre un montage d’images d’archives (dont des photographies de Dominique Tarlé) qui nous raconte cette aventure.

La projection en avant-première à Cannes en compagnie de Mick Jagger était un évènement. Chose surprenante, l'album Exile On Main Street est revenu dans les meilleures ventes au Royaume Uni. 1er du classement le 24 mai, il est actuellement 14e. Aux Etats Unis, il est revenuen 2e place la semaine dernière, avant de s'accrocher au Top 10 en étant 7e. En Allemagne, il est 3e. E, France, il est nulle part. L'album était la semaine dernière la meilleure vente dans le monde.

Exile On Main Street est-il vraiment le meilleur disque des Rolling Stones ? Ce n’est pas l’unanimité parmi les fans des célèbres pierres qui roulent mais il est vrai qu’au fil du temps cet album (le 10e du groupe) paru en 1972 est devenu un classique dans leur carrière discographique jalonnée de hits imparables et de chansons plus oubliables.

Le disque commence à tourner avec peut-être les meilleurs titres de l’album ‘Rocks off’ puis ‘Rip this joint’, mais c’est plutôt ‘Tumbling Dice’ qui tournera en radio avant de devenir un futur standard stonien. C’est sur ce disque aussi que figure la chanson ‘Shine a light’ qui est devenu récemment le titre du film-concert réalisé par leur grand fan Martin Scorsese, et la chanson ‘Let it loose’ qui figure dans la bande originale de son film Les Infiltrés.

Si musicalement Exile On Main Street n’est peut-être pas un chef d’œuvre ce n’en est pas moins un album culte, un paradoxe qui trouve d’ailleurs son éclairage justement dans ce documentaire de Stephen Kijack. On y découvre le contexte de son enregistrement : des sessions d’écriture et d’enregistrement improvisées un peu n’importe comment avec quelque fois des gens de passage. Les Rolling Stones malgré leur succès et leur popularité ne peuvent faire face à l’importance des impôts qu’on leur réclame en Angleterre, ils s’exilent alors sur la côte d’azur à Villefranche-sur-mer. La villa de Keith Richard devient leur studio d’enregistrement mais peu à peu cela devient un lieu de transit pour les amis des amis qui viennent avec un instrument, un appareil photo ou surtout diverses drogues : à un moment les Stones se rendent même compte qu’on leur a volé des guitares sans que personne n’ai rien vu ! Ils partiront finir leur disque aux Etats-Unis avec quantités de chansons enregistrées dont plusieurs étaient restées inédites…

Comme annoncé le 3 juin, Stones in exile est sera diffusé ce jeudi 10 juin sur France 5 à 20h35; mais surtout ne manquez pas la sortie en dvd, déjà prévue pour le 16 juin.

Les Rolling Stones comme vous ne les avez jamais vus, sur France 5

Posté par MpM, le 3 juin 2010

stones in exileAprès le joli coup médiatique réalisé par la Quinzaine des Réalisateurs en sélectionnant le documentaire Stones in exile (ce qui leur a valu la visite de Mick Jagger), c'est au tour de la chaîne de télévision France 5 de faire l'événement avec la diffusion exclusive du film le 10 juin prochain.

Ce moyen-métrage signé Stephen Kijak revient sur la genèse de l'album "Exile on Main Street " sorti en 1972 et partiellement enregistré en France. A l'époque, les Rolling Stones étaient venus s'installer sur la Côté d'azur dans le but d'échapper au fisc et à la presse britanniques. Retranchés dans la villa Nellcote à Villefranche-sur-Mer, Mick, Keith et les autres ont vécu plusieurs mois d'un régime particulièrement rock'n roll : fêtes continuelles, drogues et enregistrements à toute heure du jour et de la nuit.

A partir d'images d'archives et en s'appuyant sur des témoignages plus récents, Stephen Kijak porte un regard complice et amusé sur cette époque mouvementée où, comme l'a souligné Mick Jagger lui-même lors de la présentation du film à Cannes, les membres de l'un des plus grands groupes de rock du monde étaient "beaux, jeunes et stupides".

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Stones in exile, Jeudi 10 juin, 20 h 35 sur France 5
A voir : la présentation du film à Cannes (en vidéo)

Serge Moati consacre son émission TV à Rohmer

Posté par vincy, le 13 janvier 2010

Parmi les TRES rares hommages de la télévision à Eric Rohmer, notons celui-ci : Cinémas, l'émission sur France 5 de Serge Moati (samedi 16 janvier à 17h55), recevra sur son plateau les comédiens Arielle Dombasle, Marie Rivière, Pascal Greggory et Melvil Poupaud. Accompagnés de Serge Kaganski (Les Inrocks), ils retraceront la carrière du cinéaste. Marie-Christine Barrault interviendra dans un document enregistré. L'actrice était déjà présente (sur plateau ce coup-ci) hier soir dans l'émission de Frédéric Taddei, Ce soir (ou jamais), sur France 3, qui diffusait (très tardivement) Ma nuit chez Maud.

Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Rohmer que les patrons de chaîne vont bousculer leur magnifiques programmes...

Ecran Noir et les 75 ans de B.B.

Posté par vincy, le 25 septembre 2009

brigitte bardotNous avions Jeanne, Catherine, Danielle... Mais pas Brigitte. Longtemps Ecran Noir n'a pas voulu du mythe B.B. dans ses pages. A cause de ses propos racistes, de sa proximité avec le Front National, de ses prises de positions rétrogrades. Mais comment éviter B.B. quand on parle quotidiennement de cinéma, de 7e art, de ces mythes, stars et icônes qui rendent ce loisir plus fascinant que les autres, cet object culturel plus désirable que n'importe lequel ?

Brigitte Bardot a 75 ans ce 28 septembre. Cela fait 36 ans qu'elle a pris sa retraite artistique, après 21 ans de carrière, 80 chansons, 50 films, des milliers de photos. Depuis elle écrit, défend les animaux, se marie moins souvent.

Ecran Noir inaugure à partir de cette semaine un portrait-fleuve de la comédienne. Un feuilleton à suivre régulièrement...

Il y a une grosse actualité Bardot cet automne. La femme française la plus populaire dans le monde durant les années 50 et 60 reste une star.

A Boulogne Billancourt, près de Paris, du 29 septembre au 31 janvier (Espace Landowski), se tiendra l'exposition "Brigitte Bardot, les années insouciance". En une vingtaine de sections, sont retracées les diverses facettes du mythe Bardot, en phase avec la libérayion de la femme, grâce à des extraits de films, des photos inédites, des portraits peints de Van Dongen, Avedon ou de Warhol ... (Renseignements et réservations).

D'ici là, Serge Moati évoquera le culte Bardot avec l'inusable Henry-Jean Servat dans sa nouvelle émission, "Cinémas", sur France 5, le 26 septembre à 17h55.

Enfin, après son concert privé aux Trois Baudets, la chanteuse Marie-France continuera de visiter Bardot, en reprenant une partie, rare, de son répertoire. Elle sera en concert à l'Archipel (le 3 octobre) puis au Centre Pompidou (le 28 octobre). L'album ("Marie-France visite Bardot") sera disponible en téléchargement dès le 16 octobre et en CD le 2 novembre.