Le Forum des Images trouve enfin son directeur

Posté par vincy, le 7 décembre 2017

Claude Farge a été nommé à l'unanimité directeur général du Forum des Images, succédant ainsi à Laurence Herszberg, cinq mois après le départ de celle-ci. Le conseil d'administration, présidé par Marc Tessier, et la Ville de Paris ont réaffirmé leur volonté d'ouvrir une nouvelle page pour le Forum avec un "projet ambitieux et novateur", artistique, culturel et éducatif, qui sera concentré sur "les questions d'éducation à la création numérique et l'analyse de l'image."

Claude Farge, 43 ans occupait, était directeur des éditions et du transmédia et directeur de la bibliothèque et des ressources documentaires, à Universcience (Cité des sciences et de l'industrie et Palais de la découverte). Avant de prendre ce poste en 2012, ce diplômé d'HEC en marketing et gestion culturelle avait été producteur chez Ubisoft, coproducteur multimédia à la Réunion des musées nationaux et Studio manager à Visual Impact Productions.

Le Forum des images, c'est plus de 300000 spectateurs par an, avec 5 salles de cinéma, une bibliothèque spécialisée, un bar-restaurant, 7500 films numérisés et avant tout le lieu d'accueil de L'Etrange Festival, de Mon premier festival, de Cinéma du réel, de Cinéma au Clair de Lune, en plus des reprises de la Quinzaine, d'Annecy et d'Angers. C'est aussi un créateur de festivals: Carrefour du cinéma d'animation,  Tout-Petits Cinéma ou encore Le Paris Virtual Film Festival.

Et en plus, nous sommes les auteurs de tant de programmes comme les cycles de films (cf Séoul hypnotique... il y a 2 ans ou en cette rentrée les Incassables), les cours de cinéma ou les master class (accessibles ensuite sur notre site internet...), des mardis du documentaire...

Laurence Herszberg a quitté son poste début juillet pour prendre la direction du Festival international Séries Mania, autrefois au Forum des images, et désormais à vocation internationale à Lille, qui se déroulera du 27 avril au 5 mai.

Festival Un état du monde : Mohammad Rasoulof et Pablo Larrain invités d’honneur

Posté par MpM, le 17 novembre 2017

Créé par le Forum des images, le festival Un état du monde qui commence ce soir cherche à interroger les évolutions actuelles de la société en confrontant questions géopolitiques et cinéma contemporain. Il réunit ainsi, en présence de nombreux invités, des films récents sur ces questions actuelles, sociales, géopolitiques, culturelles et éminemment humaines.

Pour sa 9e édition, le Festival invite donc deux grands réalisateurs dont le travail s'inscrit évidemment avec beaucoup d'acuité dans la thématique : Pablo Larain, qui présentera notamment No, El Club et Tony Manero, et Mohammad Rasoulof (Au revoir, La vie sur l’eau) qui ne pourra être présent puisqu'il est retenu en Iran par les autorités qui lui ont confisqué son passeport. La soirée d'ouverture, qui propose en avant-première Un homme intègre (prix Un Certain regard au dernier festival de Cannes), sera donc également une soirée de soutien à son égard.

Au programme, de nombreux films en avant-première (Jusqu’à la garde de Xavier Legrand, La Lune de Jupiter de Kornél Mundruczó, L’Insulte de Ziad Doueiri, Western de Valeska Grisebach, Mariana de Marcela Saïd...), des rétrospectives autour du cinéma libanais et de la représentation de la communauté noire dans le cinéma, une carte blanche à Ariane Ascaride et un coup de projecteur sur le duo Xavier Beauvois / Nathalie Baye, avec notamment la projection de leur dernier film, Les gardiennes.

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Un état du monde
9e édition
Du 17 au 26 novembre 2017
Informations et programme sur le site du Forum des images

Le Forum des Images perd sa directrice et Séries Mania

Posté par vincy, le 7 juillet 2017

Laurence Herszberg, directrice générale du forum des Images depuis 15 ans, a démissionné de son poste. En acceptant de prendre la direction du festival international des séries à Lille, la créatrice de Séries Mania porte un coup fatal au festival parisien.

"J'ai accepté de prendre la direction du projet de Festival international des séries porté par la région Hauts-de-France et par la ville de Lille. C'est le choix du cœur, de la légitimité et du courage" explique-t-elle dans son communiqué. Elle ajoute: "C'est le choix du cœur d'abord, parce que je porte Séries Mania depuis sa naissance en 2010. En huit éditions, les 5 000 spectateurs du début sont devenus 50 000 en 2017. Les prochaines années, je veux désormais les consacrer à faire de ce nouveau projet le festival de référence dans le monde pour les séries. Je sais que je peux compter sur l'appui essentiel de Frédéric Lavigne, directeur artistique de Séries Mania depuis l'origine et qui a décidé de m'accompagner à Lille…"

Il est vrai que le jury qui a attribué ce projet de Festival de séries à Lille avait préconisé, en décembre dernier, de solliciter l’équipe parisienne de Laurence Herszberg, "jugée la plus à même de développer ce projet sur les acquis de Séries Mania." Jusqu'au bout, Laurence Herszberg a défendu Séries Mania à Paris lors de la compétition pour le Festival voulu par le ministère, puis lors de la dernière édition, en avril, qui fut un véritable succès.

Lille reprend aussi le nom du festival parisien

Belle prise de guerre pour Xavier Bertrand qui porte politiquement le projet lillois. Le départ de la directrice et de son équipe pour Lille signe la fin de Séries Mania à Paris. La ville a cédé gracieusement le nom du Festival à celui de Lille, qui deviendra officiellement Séries Mania-Festival international des séries. Dans Le Monde, Bruno Julliard, premier adjoint et chargé de la Culture, voit "une opportunité pour le Forum des Images d’écrire une nouvelle page avec l’arrivée d’une nouvelle direction d’ici l’automne" et acte qu'il n'y aura pas "de nouvelle édition de Séries Mania l’an prochain, du moins sous cette forme." Dans notre article du 25 mars, "Festival des Séries: il y aura forcément des morts!", on imaginait bien un tel scénario. Reste le projet cannois qui reste une grosse épine dans le pieds pour celui de Lille.

A la mairie de Paris, la priorité  est désormais de choisir une nouvelle équipe et un nouveau projet. Le Forum des images, c'est plus de 300000 spectateurs par an, avec 5 salles de cinéma, une bibliothèque spécialisée, un bar-restaurant, 7500 films numérisés et avant tout le lieu d'accueil de L'Etrange Festival, de Mon premier festival, de Cinéma du réel, du Carrefour du Cinéma d'animation, de Cinéma au Clair de Lune, en plus des reprises de la Quinzaine, d'Annecy et d'Angers.

Le cinéma s’invite dans la Nuit des idées

Posté par vincy, le 26 janvier 2017

Pour la 2e Nuit des Idées, qui se déroule ce soir en France et dans 40 pays , le cinéma s'invite dans cet événement festif et philosophique. De Tokyo (pour l'ouverture) à Los Angeles (pour la clôture), les débats auront pour thème "Un monde commun". Initiée par l’Institut Français, ce sont plus de 70 événements qui auront lieu.

Unifrance et MK2 proposeront ainsi une Nuit des Nouvelles Images pour débattre du futur du cinéma. À 18h, au mk2 Bibliothèque (Paris), on y discutera de l’émergence de nouvelles images et de nouveaux modes de diffusion, à l’heure où mk2 ouvre une nouvelle salle consacrée à la Réalité virtuelle et où UniFrance organise la 7e édition de son festival en ligne MyFrenchFilmFestival. Cette soirée se déroulera en présence des cinéastes Rebecca Zlotowski et Clément Cogitore, du DG de mk2 Agency Elisha Karmitz et du commissaire de l'exposition à la Cinémathèque française Laurent Mannoni. Le public sera invité à intéragir avec les intervenants sur Twitter avec le hashtag #NDNI. l'éntre est libre et le débat sera retransmis sur Facebook Live.

Au Forum des Images, l'écrivain et scénariste Jean-Claude Carrière, le photographe Vasantha Yogananthan, l'ethnoscénologue Amiane Béranger et la conteuse et danseuse Nathalie Le Boucher évoqueront  "Ramayana et Mahabharata : a persistance des mythes au coeur de la culture indienne", deux grands textes indiens sacrés. La soirée est accompagnée de la projection Gita Govinda du réalisateur expérimental Amit Dutta, transposition cinématographique du poème hindou (2014), présentée à Cinéma du réel en 2015.

A Nantes, au Lieu unique, dans le cadre de la programmation Doc a LU - focus  sur le cinéma allemand, sera projeté le film de Philip Scheffner, Révision (2012), qui rouvre une sordide affaire de l'été 1992 où deux roumains ont été retrouvés morts à la frontière germano-polonaise. A travers ses films, le documentariste "met en œuvre une pensée politique qui opère une redistribution entre ce qui est manifeste et ce qui ne l’est pas".

La cinémathèque de Grenoble et le cinéma Le Dietrich à Poitiers participeront aussi à cette Nuit pas comme les autres.

A l'étranger, l’Institut National Audiovisuel polonais (NINA) à Varsovie projettera la projection du dernier film (en exclusivité en Pologne) d'Andrzej Wajda Les fleurs bleues (sortie en France le 22 février), le Cinéma Andorra à Helsinki diffusera le documentaire Human de Yann Arthus-Bertrand, en plus d'un débat en sa présenceet à Pinamar en Argentine, le vieil hôtel d'Ostende programmera des fictions et documentaires en continu en plus d'une séance de cinéma sur la plage.

Mon premier festival 2016 : avant-premières, ciné-concerts et hommage à Charlie Chaplin pour les (tout) jeunes cinéphiles

Posté par MpM, le 9 octobre 2016

Mon premier festival 2016

C'est un de nos rendez-vous préféré de l'automne ! Chaque année pendant les vacances de la Toussaint, Mon premier festival invite les (très) jeunes cinéphiles parisiens et franciliens à se plonger comme des grands dans l'inimitable ambiance d'un festival de cinéma. Coïncidant souvent avec la première vraie séance de cinéma en salle (certains films sont accessibles dès deux ans, et les bébés sont même les bienvenus dans quelques séances destinées aux plus grands), la manifestation, qui propose plus de deux cent films et animations autour du 7e art, mêle compétition, avant-premières, focus thématiques, hommages, ciné-concerts, ateliers et rencontres pour éveiller, cultiver et nourrir la cinéphilie des enfants et adolescents.

Cette année, c'est l'acteur et réalisateur Cédric Klapisch qui endosse le rôle du "parrain", chargé de partager ses coups de cœur avec les festivaliers. Pour ce faire, il a choisi Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly, Frankenstein junior de Mel Brooks, Toy Story de John Lasseter, Les temps modernes et  La ruée vers l'or de Charlie Chaplin. "Le cinéma, c’était magique, explique-t-il dans le dossier de presse du festival. Je me souviens, quand j’étais en voiture avec ma grand-mère, j’attendais de passer par les Champs-Élysées pour regarder les devantures des cinémas et chaque affiche me faisait rêver."

Côté avant-premières, il y en a pour tous les âges. Les plus petits se régaleront des Nouvelles aventures de Ferda la fourmi, féerie de l'animation tchèque signée Hermina Tyrlova, ou du retour de Wallace et Gromit (Les inventuriers), tandis que les autres auront l'embarras du choix entre le très beau film d'animation de Sébastien Laudenbach, La jeune fille sans mains, la comédie Jamais contente d'Emilie Deleuze ou le documentaire Swagger d'Olivier Babinet. A l'issue de la compétition, un prix sera remis par le jury composé d'enfants de 8 à 11 ans et le prix du public sera lui décerné par l'ensemble des spectateurs ayant voté à l'issue des séances.

Pour accompagner ce programme déjà alléchant, on se penchera sur la thématique "films cultes" (quatre films incontournables à transmettre de toute urgence aux nouvelles générations, dont Peau d'âne de Jacques Demy), sur la programmation "A vos jeux" qui fait écho à la candidature de Paris aux jeux olympiques et paralympiques de 2024, sur la sélection spéciale "cinéma américain" (une vingtaine d’œuvres balayant tous les genres et toutes les époques, du Magicien d'oz de Victor Fleming à Soyez sympas, rembobinez de Michel Gondry) et sur l'hommage à Charlie Chaplin, sans oublier les ciné-concerts (dont deux créations spéciales pour le festival : La moufle et Le renard minuscule) et les nombreuses animations.

Mon premier festival propose en effet une multitude d’ateliers liés au cinéma, afin d’initier les petits festivaliers aux techniques d'animation comme le stop motion et le dessin sur pellicule ou leur permettre de découvrir des figures du cinéma burlesque tels que Jacques Tati et Buster Keaton. Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour créer des vocations, éduquer le regard, et offrir un large panorama de ce que peut être le cinéma. Ainsi, c'est sûr, les meilleures vacances de l'année s'annoncent ! Sauf pour ceux qui n'auront pas la chance de participer...

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Mon premier festival 2016
Du 19 au 25 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation

Le Festival Cinéma au clair de lune du Forum des Images est annulé

Posté par vincy, le 22 juillet 2016

La 16e édition du Festival Cinéma au Clair de Lune, manifestation en plein air du Forum des images (Paris) a été annulée, pour les mêmes raisons que le Festival de La Villette.

Le communiqué de l'institution parisienne explique: "Le Forum des images a appris ce jour [le 20 juillet, ndlr] la décision de la préfecture de Police de Paris de ne pas autoriser la tenue de sa manifestation Cinéma au clair de lune, prévue du 29 juillet au 10 septembre 2016. Nous regrettons que les conditions de sécurité ne permettent pas le déroulement de cet événement qui, chaque année, recueille un grand succès populaire. Nous donnons rendez-vous au public dès la rentrée dans nos salles de cinéma."

Cette année, dans le cadre du tandem Paris-New York 2016, le Forum des images proposait un voyage vers New York au clair de lune : trois semaines 100% Big Apple, avec un bouquet de chefs-d’oeuvre signés Woody Allen, Stanley Donen, Martin Scorsese, Billy Wilder…

Les cinémas ouverts, à l’exception du réseau Gaumont-Pathé et de quelques salles

Posté par vincy, le 15 novembre 2015

Après les attentats du 13 novembre qui ont frappé Paris et Saint-Denis, de nombreux cinémas avaient fermés et des manifestations/événements avaient été annulés. Dimanche 15 novembre, la plupart des cinémas ont rouverts dans la capitale. Les réseaux MK2, UGC, Les  Ecrans de Paris ont tous annoncé la reprise de leur activité. Le Grand Rex, finalement, a décidé aussi de rouvrir dès aujourd'hui, marquant le début de l'exploitation du Voyage d'Arlo. Idem pour le Cinéma des cinéastes.

"Après une journée un peu particulière hier , la totalité de nos salles devrait pouvoir vous proposer des séances ce dimanche. Si la situation était amenée à changer, nous ferons notre maximum pour vous tenir informés", indique la page Facebook du réseau UGC.

"Toutes nos salles sont ouvertes", informe le réseau MK2 sur son compte Twitter, hormis sa salle située à l'intérieur du Grand Palais.

"La culture est un des plus importants remparts face à la barbarie, nous nous devons de continuer à la partager" justifie Les Ecrans de Paris sur son site web.

Etoile Cinémas a de nouveau ouvert les portes de ses salles aujourd'hui, selon la page Facebook de son complexe des Lilas.

En revanche, le réseau Gaumont-Pathé a décidé de laisser fermés ses cinémas situés à dans la capitale ainsi que son complexe situé Paris près du Stade de France à Saint-Denis. Cette fermeture ne concerne pas les autres cinémas du réseau de la région parisienne et en France.
Le Forum des images et le Louxor, établissements gérés par la Ville de Paris, restent fermés, tout comme la Cinémathèque française.

Les attentats du 13 novembre 2015 : cinémas et festivals impactés

Posté par vincy, le 14 novembre 2015

[Mise à jour 20h00] Paris et Saint-Denis ont été frappés par six attaques simultanées dans la soirée du vendredi 13 novembre. Au moins 127 personnes sont mortes et 200 sont blessées dont 80 au pronostic vital engagé. Un carnage inédit depuis 1945 qui entraîne trois jours de deuil national, mais a contraint également à décréter l'état d'urgence national.

Les cinémas commencent à fermer les uns après les autres. le réseau Gaumont Pathé a ainsi indiqué peu avant 13h: "En raison des événements tragiques, les cinémas Gaumont Pathé de Paris seront exceptionnellement fermés aujourd'hui. Merci de votre compréhension." Idem pour UGC, peu après 13h: "Les cinémas UGC de Paris intra-muros seront fermés aujourd'hui." L'avant-première du film de Steven Spielberg, Le pont des espions prévue dimanche à l'UGC Normandie a été annulée, indique le distributeur la 20th Century Fox. MK2 a suivi: après avoir ouvert ses cinémas samedi matin à Paris, le groupe a indiqué à l'AFP qu'elle allait les fermer "suite à la recommandation de la préfecture".

Le Grand Rex est fermé pour le week-end, alors que le Pixar des fêtes (Le Voyage d'Arlo) et sa traditionnelle féérie des eaux devaient être lancés aujourd'hui.

A Paris, le Forum des Images et le Louxor, suite à la décision de la préfecture de fermer pour la journée tous ses établissements publics de la ville de Paris, et le Cinéma des cinéastes avaient déjà pris la décision de ne pas ouvrir.

L'avant-première de Joe Hill de Bo Widerberg programmée demain au Méliès de Montreuil a été annulée également. Idem pour le Cinéma du Panthéon a communiqué sur sa page Facebook pour annoncer l'annulation de l'avant-première prévue aujourd'hui de Mia Madre de Nanni Moretti. D'autres ont suivi le mouvement: le réseau Ecrans de Paris (l'Arlequin, où se tient la Semaine du cinéma russe, l'Escurial, le Reflet Medicis, le Majestic Passy et le Majestic Bastille), Le Nouvel Odéon, Le Lincoln et Les Parnassiens.

En Île de France, le Cinéma Le Trianon de Noisy-le-Sec a décidé de fermer pour tout le week-end, suspendant ainsi le Festival du film franco arabe.

Cinessonne, Festival du cinéma européen en Essonne a décidé d'annuler les journées des Jurys et indique, pour le reste de la programmation, que la plupart des salles concernées par la manifestation garderont le rideau baisser. D'autres villes de banlieue, comme Créteil ou Anthony, ont fermé leurs salles municipales.

Le Festival international du film d’histoire de Pessac (Bordeaux) devait être lancé lundi 16 novembre avait pour thème… “Un si Proche-Orient”. La 26e édition n'aura pas lieu dans l'immédiat: "Les multiples attaques terroristes de la nuit dernière à Paris et en région parisienne ont frappé les Français et la France en plein coeur. Suite à cette tragédie humaine et au regard de la mise en état d’urgence de notre pays, Franck Raynal, Maire de Pessac, et Alain Rousset, Président de l’association du Festival international du film d’histoire, ont pris la décision, après concertation avec le Préfet d’Aquitaine, de reporter la 26e édition qui devait débuter le lundi 16 novembre."

A l'inverse le Festival du film d'Arras a décidé de continuer, malgré l'ambiance lourde qui y règne. Sur Facebook, le festival explique: "Après consultation des autorités compétentes, le Arras Film Festival continue. Solidaire des événements, l’équipe unanimement a décidé de laisser les portes ouvertes aux films, aux artistes, aux spectateurs, aux débats. Il est important que dans les salles obscures, la lumière reste allumée."

Enfin Pretty Pictures a annoncé le report de la sortie de Made in France, le film de Nicolas Boukhrief, prévu mercredi prochain dans les salles. Le film est le récit de l'infiltration d'une cellule terroriste française par un journaliste.

« Enlevez la culture, et l’art, d’une société, il ne reste plus rien » : rencontre avec la marraine de Mon premier festival 2015, Marjane Satrapi

Posté par MpM, le 22 octobre 2015

Mon premier festival 2015Pour sa 11e édition, Mon premier festival propose jusqu'au 27 octobre plus de 200 projections et animations pour s’éveiller au 7e art. Une semaine consacrée aux jeunes cinéphiles de tous les âges, à partir de deux ans, mêlant une compétition de dix-neuf avant-premières et films inédits, une programmation sur le thème « Là où je vis », avec une pastille environnement, en écho à la COP 21, un focus sur le cinéma tchèque, 15 ciné-concerts et plus de 50 animations autour des films.

Dans le rôle de la bonne fée chargée de veiller sur cette grande fête du cinéma, la réalisatrice et dessinatrice Marjane Satrapi a accepté d'être la marraine du Festival et de proposer trois films "coups de cœur" : Les Bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin, Microcosmos, le peuple de l’herbe de Claude Nuridsany et Marie Pérennou, et Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki. Rencontre avec l'artiste franco-iranienne.

Marjane Satrapi © Maria OrtizEcran Noir : Vous avez des souvenirs d'enfance liés au cinéma ?

Marjane Satrapi : J'ai un père qui était très cinéphile. Il était étudiant dans les années 60, il allait voir les films qu'il aimait deux ou trois fois. A l'époque en Iran, les films passaient tous à un moment ou à autre. Il adorait regarder des films ! Et puis j'avais des cousins qui étaient plus grands que moi et qui m'emmenaient voir des films car on avait un cinéma tout près de chez nous. J'y suis donc allée très tôt, et ça a toujours été mon activité favorite enfant, et ça l'est toujours aujourd'hui.

EN : Pourquoi ?

MS : Parce que c'est comme si vous étiez coupé du monde pendant un moment. C'est pour ça que j'aime pas regarder les films en DVD ou VoD. Au cinéma, vous êtes dans une salle noire avec des gens. Vous ne pouvez pas vous dire "ah, maintenant j'ai envie d'aller faire pipi" ou "je vais répondre au téléphone". Non, vous êtes là, et il y a l'effet du son, et vous rentrez dans le grand écran, et pendant deux heures vous êtes complètement ailleurs. C'est un voyage ! Je pense que le cinéma est la plus grande machine à empathie. Aucun média dans le monde ne crée autant d'empathie. Ca m'est arrivé de pleurer en lisant un livre, mais un livre vous mettez beaucoup plus de temps à le lire : un jour, deux jours, une semaine... Alors qu'au cinéma, tout est condensé en deux heures. C'est quelque chose de très émouvant. J'aime beaucoup à cause de ça. On vous raconte des histoires, c'est super. Qu'est-ce qu'il y a de mieux ? Et puis, moi, à plusieurs reprises, le cinéma a changé mon avis sur le monde. Ca me fait réfléchir. C'est beaucoup plus intéressant que de faire des mondanités...  Au cinéma, je n'ai jamais l'impression de perdre mon temps, mais d'apprendre quelque chose. Même quand le film est nul. Par exemple, pourquoi vous croyez que dans un pays comme les Etats-Unis, qui est quand même plus conservateur et religieux que la France, l'homosexualité a été beaucoup moins un problème, et depuis plus longtemps ? Eh bien à force de montrer des films avec le voisin gay sympa, etc., au bout d'un moment, le voisin gay sympa, c'est quelqu'un qu'on accepte ! Et ça, ce sont les films qui font ça, qui parviennent à changer les mentalités. Si les films n'avaient pas ce pouvoir-là, les régimes dictatoriaux ne les auraient jamais utilisés comme outil de propagande.

EN : Et les échanges liés au film, ça vous intéresse ?

MS : Pas vraiment... Parce qu'il y a une façon très française de discuter d'un film : on veut vous persuader. Mais le rapport que vous avez avec un film, c'est un rapport très subjectif. Si vous l'aimez ou si vous ne l'aimez pas, on peut vous donner tous les arguments du monde, rien ne va vous faire changer d'avis.

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Séoul l’hypnotique : cycle de cinéma sud-coréen au Forum des images

Posté par MpM, le 15 septembre 2015

Séoul hypnotique

Dans le cadre de l'année France-Corée, qui célèbre les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, le Forum des images propose jusqu'au 1er novembre un cycle de cinéma sud-coréen consacré à "Séoul l'hypnotique".

Plus de 70 films dresseront ainsi le portrait cinématographique de cette capitale insaisissable tour à tour écrin de mélodrames flamboyants, décor pour thrillers anxiogènes,  et lieu privilégié d'observation sans concession de la société coréenne.

Parmi les temps forts du cycle, une rétrospective des films de Jang Jin (dont l'inédit Man on high heels qui fait l'ouverture), un focus en six films sur le cinéma d'Hong Sang-Soo (Un conte  de cinéma, La femme est l'avenir de l'homme...), une carte blanche au festival de Busan, un hommage au cinéaste Leesong Hee-il (No regret, White night) et à l'actrice Ye Ji-won (Old Miss Diary, Sunhi), une sélection de raretés du "han", le spleen coréen, ou encore des leçons de cinéma sur Bong Joon-ho (The host, Barking dogs never bite) ou Im Sang-soo (Une femme coréenne, Girl's night out).

Une excellente manière de lancer l'année de la Corée en France, et de se préparer au Festival de cinéma coréen de Paris qui se tiendra du 27 octobre au 3 novembre. Indéniablement, pour les cinéphiles franciliens, cette fin d'automne sera coréenne ou ne sera pas.

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Cycle "Séoul l'hypnotique" au Forum des Images
Du 15 septembre au 1er novembre
Programmation et informations sur le site de la manifestation