Cannes 70 : quand la compétition s’anime

Posté par cannes70, le 11 avril 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-37. Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .


Quand on évoque les long-métrages sélectionnés à Cannes, on pense rarement aux films d'animation. Pour preuve, aucun film d'animation n'a remporté de Palme d'or, et leur présence se limite dans le meilleur des cas à un ou deux films sur une vingtaine de sélectionnés. Prenons l'exemple de l'année dernière. En prenant en compte les sélections parallèles, trois long-métrages d'animation étaient présentés, mais aucun en compétition officielle : La tortue rouge de Mikael Dudök de Wit à Un certain regard, Ma vie de courgette de Claude Barras à la Quinzaine des Réalisateurs et La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach à l'ACID. Trois films qui ont connu un beau succès critique, bien supérieur à d'autres films en compétition d'ailleurs, et qui n'auraient certainement pas démérité auprès des autres films concourant pour la Palme d'or.

D'ailleurs, lors de l'édition de 2004 (déjà brièvement évoquée ici ), deux films d'animation étaient en compétition. Un choix à saluer, mais plutôt surprenant, les deux films étant aux antipodes l'un de l'autre. D'un côté, le divertissement familial Shrek 2, de l'autre, une complexe réflexion philosophique sur la condition humaine, suite d'un classique de la S.-F. japonaise : Innocence : ghost in the shell 2. Saluons l'audace de Thierry Frémaux avec ces deux choix, qui seront peu répétés les années suivantes (peut-être que l'initiative n'a pas été bien accueillie...).

Si on remonte dans le temps, il n'est cependant pas rare de croiser des films d'animation qui sortent du lot. En 1980, une comédie préhistorique pastichant la théorie de l'évolution de Darwin, Le chaînon manquant du Belge Picha, a eu droit aux honneurs de la compétition officielle.

Huit ans auparavant, le "sulfureux" Fritz the cat était présenté à la Semaine de la critique : une adaptation du personnage de B.D. underground éponyme, résolument pour adultes (premier film d'animation à être classé X aux Etats-Unis !), qui a dû avoir du succès, car on retrouvera en 1974 sa suite Les neufs vies de Fritz le chat en compétition officielle. En 1973, La planète sauvage de René Laloux obtient même le Prix spécial du jury ! Comme nous l'évoquions hier dans notre texte sur les adaptations sur Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été fut présenté en 1959 dans une version animée en marionnettes par le tchécoslovaque Jirí Trnka.

Plus récemment, Persepolis de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi, adapté de la bande dessinée de cette dernière, reçoit le prix spécial du jury en 2007 (ex-aequo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas) et en 2008 le documentaire animé Valse avec Bashir d'Ari Folman impressionne les festivaliers.

La présence en compétition officielle n'est cependant pas l'apanage d'une production résolument tournée vers un public adulte - du moins pas aux débuts. En 1946, Disney présente sur la croisette deux courts-métrages et un long. Peinture fraîche met ainsi en scène Donald aux prises avec un oiseau l'empêchant de repeindre sa voiture, et dans Le chiot dérobé Pluto tente de sauver un chiot. Quant à La boîte à musique, un long-métrage qui n'en est pas vraiment un (il s'agit en réalité d'une compilation de dix court-métrages), il remportera le Grand prix international du Dessin animé. Une récompense qui disparaît lors des éditions suivantes, ce qui n'empêche pas Disney de remporter coup sur coup un Grand Prix du dessin animé pour Dumbo (1947), et un autre pour L'île aux phoques l'année suivante.

Il est amusant de noter la présence de Disney sur la croisette lors des premières années du Festival, et Walt en personne viendra présenter Peter Pan en 1954 - et recevra une légion d'honneur de la part du ministre de l'information d'alors. Les décennies suivantes cependant, il n'y aura plus de proximité apparente entre le studio aux grandes oreilles et la Riviera : Mary Poppins (1962), La petite sirène (1990) et La belle et la bête (1992) seront présentés hors-compétition, de même que le court-métrage Mickey perd la tête en 1996. Pour élargir aux studios Pixar, rachetés il y a onze ans par Disney, rappelons nous que Là-haut (2011) a récemment ouvert le festival, et que Vice-versa, présenté hors compétition, a été accueilli à bras ouverts en 2015, certains festivaliers jugeant même qu'il était supérieur aux films en lice pour la Palme d'or.

Le Festival de Cannes ne les a certes pas mis en avant, mais historiquement, il n'a pas toujours boudé les films d'animations en compétition officielle. Si ce sont des films plutôt "adultes" qui sont présentés, ouvrir les festivités avec des films multi-générationnels comme Là-haut est tout même bon signe. De plus, l’absence de prix spéciaux pour l'animation (contrairement aux César) prouve qu'à Cannes, les films d'animation sont des œuvres à part entière au sein de la production cinématographique.

Nicolas Santal de Critique-Film

Animation: Illumination entre en guerre contre Disney

Posté par vincy, le 4 février 2017

Illumination Entertainment et Universal Pictures ont décidé de mettre les bouchées doubles. On les comprend. Tous en scène, leur dernier né, vient de passer le cap du million de spectateurs en 10 jours en France. Il s'approche des 500 millions de $ de recettes dans le monde. En 7 films, le duo a accumulé 4,6 milliards de recettes mondiales avec un champion, Les Minions (1,16 milliard de $). Suivent Moi Moche et Méchant 2 (971M$), Comme des bêtes, sorti l'an dernier (876M$), Moi Moche et Méchant (543M$), Tous en scène donc, Le Lorax (349M$) et Hop (184M$), seul flop en 2011.

Illumination a réussi à détrôner DreamWorks Animation pour devenir le seul rival sérieux de Disney, aux Etats-Unis comme ailleurs. Pour l'instant depuis le début des années 2000, Disney a classé 11 des 20 plus gros succès en Amérique du nord, Illumination 5, Dreamworks 3 et Warner Bros un seul.

Avec Universal, ils viennent de confirmer leurs projets. Et c'est une guerre déclarée à Disney qui se profile, en misant sur l'été et les fêtes de fin d'année durant les six prochaines années.

Le 30 juin 2017, Moi Moche et Méchant 3 sortira sur les écrans, deux semaines après Cars 3 de Disney/Pixar. Le 9 novembre 2018, c'est une nouvelle version du Grinch du Dr Seuss qui est prévue, deux semaines là encore avant le Disney de Noël, Gigantic. La suite de Comme des bêtes est prévue pour le 3 juillet 2019 (un an plus tard que la date initiale), soit dix jours après Toy Story 4. Celle des Minions est calée pour le 3 juillet 2020 (une semaine avant que la date déjà annoncée), alors que Pixar a "booké" une sortie inconnue pour le 19 juin de la même année. Enfin Tous en scène 2, qui vient d'être confirmé, est programmé pour le 25 décembre 2020, un mois après un Disney sans titre.

Mais au-delà de ces "marques" déjà connues, Illumination a également réservé des créneaux pour le 2 juillet 2021, le 1er juillet 2022, le 21 décembre 2022 et le 30 juin 2023 sans qu'on sache si ces dates de sorties soient bloquées pour d'autres suites ou des films originaux. De quoi rassurer les actionnaires de Universal.

Berlin 2017: Les derniers ajouts à la sélection officielle

Posté par vincy, le 20 janvier 2017

Le 67e Festival du film de Berlin a complété sa compétition et ses séances spéciales, après deux séries de révélations le 15 décembre et le 10 janvier.

A la sélection officielle déjà connue s'ajoutent Final Portrait de Stanley Tucci, avec Geoffrey Rush, Armie Hammer, Clémence Poésy, Tony Shalhoub, James Faulkner et Sylvie Testud, Hao ju le (Have a Nice Day), film d'animation chinois de Liu Jian et Sage femme, de Martin Provost, avec Catherine Frot, Catherine Deneuve et Olivier Gourmet.

Les soirées de galas accueilleront aussi Maudie de Aisling Walsh, avec Sally Hawkins et Ethan Hawke et The Lost City of Z de James Gray, avec Charlie Hunnam, Sienna Miller, Robert Pattinson et Tom Holland.

Competition 2017
Ana, mon amour de Calin Peter Netzer
Bamui haebyun-eoseo honja (On the Beach at Night Alone) de Hong Sangsoo
Beuys d'Andres Veiel - documentaire
Colo de Teresa Villaverde
The Dinner d'Oren Moverman (USA)
Django de Etienne Comar - premier film (ouverture)
Félicité d'Alain Gomis
Hao ji le (Have a Nice Day) de Liu Jian - animation
Helle Nächte (Bright Nights) de Thomas Arslan
Joaquim de Marcelo Gomes
Mr. Long de Sabu
The Party de Sally Potter
Pokot (Spoor) d'Agnieszka Holland
Return to Montauk de Volker Schlöndorff
Teströl és lélekröl (On Body and Soul) de Ildiko Enyedi
Toivon tuolla puolen (The Other Side of Hope) de Aki Kaurismäki
Una mujer fantástica (A Fantastic Woman) de Sebastián Lelio
Wilde Maus (Wild Mouse) de Josef Hader - premier film

Hors-compétition 2017
El bar (The Bar) de Álex de la Iglesia
Final Portrait bde Stanley Tucci (United Kingdom / France)
Logan de James Mangold
Sage femme (Midwife) de Martin Provost
T2 Trainspotting de Danny Boyle
Viceroy’s House de Gurinder Chadha

Berlinale Special 2017
Acht Stunden sind kein Tag (Eight Hours Don't Make A Day) dey Rainer Werner Fassbinder (1972) – série TV
the bomb de Kevin Ford, Smriti Keshari, Eric Schlosse - film expérimental
Es war einmal in Deutschland... (Bye Bye Germany) de Sam Garbarski
In Zeiten des abnehmenden Lichts (In Times of Fading Light) de Matti Geschonneck
La libertad del diablo (Devil's Freedom) de Everardo González - Documentaire
La Reina de España (The Queen of Spain) de Fernando Trueba
Le jeune Karl Marx (The Young Karl Marx) de Raoul Peck
The Lost City of Z de James Gray
Masaryk (A Prominent Patient) de Julius Sevcik
Maudie de Aisling Walsh
Nema-ye nazdik (Close Up) de Abbas Kiarostami
The Trial: The State of Russia vs Oleg Sentsov d'Askold Kurov - documentaire
Últimos días en La Habana (Last Days in Havana) de Fernando Pérez

Berlinale Special Series
4 Blocks de Marvin Kren
Below The Surface de Kasper Barfoed
Black Spot de Mathieu Missoffe, Thierry Poiraud, Julien Despaux
Der gleiche Himmel (The Same Sky) - de Paula Milne et Oliver Hirschbiegel
Patriot – de Steve Conrad

2016: Un cinéma d’animation riche et varié en 14 films

Posté par cynthia, le 3 janvier 2017

L'année 2016 se termine et à l'aube de 2017, il est l'heure du bilan. Mais alors que vous vous faites la liste des personnes avec qui vous n'auriez pas dû coucher, des soirées où vous n'auriez pas dû aller, les séances de sport que vous n'auriez pas dû manquer etc...nous vous proposons avec douceur et pertinence une sélection (sans ordre particulier) de films d'animation qu'il ne fallait pas manquer en 2016 mais que vous pourrez toujours rattraper en 2017 (en dvd, vàd, etc). Hommes seuls, femmes aventureuses, alliances de la carpe et du lapin: les grandes tendances sont montrent que le cinéma d'animation n'est plus une affaire de princesses patientes et de princes charmants.

Ma vie de Courgette de Claude Barras

En tête, le film le plus top. Un film d'animation qui débute par un meurtre non prémédité et qui se poursuit dans un orphelinat pourrait faire peur. Nous préparons les mouchoirs tout en s'attendant à être choqué et pourtant...

Dans Ma vie de Courgette nous passons de rire aux larmes en quelques minutes tout en restant envahi par ce sentiment enfantin offert avec amour par l'animation. Lorsque le film se termine nous avons du mal à quitter le siège tant le film nous a fait traversé toutes les émotions possibles. Si nous rigolons en entendant la description d'un acte sexuel par les enfants ("et puis le zizi explose") Ma vie de Courgette fait autant rire que réfléchir en abhorrant des sujets épineux tels que le viol, la drogue et bien évidemment l'abandon. Le film de Claude Barras est une œuvre qui ne laisse pas de marbre. Tout le monde est séduit... petits et grands. Son palmarès est déjà impressionnant depuis sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs.

Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

Lorsqu'un Disney sort au cinéma c'est un événement, surtout depuis que l'industrie de Mickey a mis les clichés à la poubelle. Avec Zootopie il n'y a pas de princesses ou d'amour mais de l'amitié, un message d'acceptation et un personnage homosexuel, certes pas flagrant mais tout de même! Ce buddy-movie animalier procure un véritable plaisir avec ses prouesses techniques et son scénario original de polar style L'arme fatale. Nous saluons la scène du centre de naturistes mais aussi la morale de l'histoire qui rappelle la peur constante face à la différence dont notre société souffre un peu plus chaque jour. Le film a terminé leader de l'année (même si au final, il se fera dépasser par le Disney de Noël).

Sausage Party de Conrad Vernon et Greg Tiernan

Non ce n'est pas pour les enfants: inutile de faire un procès pour ça non plus. Mais Sausage Party est un délire entre adultes pour les adultes. Même si la fin laisse de marbre, le film se déroule de manière divertissante et drôle (le papier toilette est sans conteste le meilleur personnage du film). Nous rigolons, nous ouvrons les yeux comme des soucoupes puis nous rigolons encore, car Sausage Party ressemble aux soirées entre potes: nous nous éclatons mais plus nous buvons de l'alcool, plus la soirée part en cacahuètes. Du coup restez sobre puis bourrez-vous pour LA scène (plus que) fantasque de Sausage Party.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

Rescapé d'un naufrage, un homme se retrouve seul sur une île tropicale et tente de survivre. Épié par les crabes, l'homme apprivoise l'endroit et se met à construire un radeau en vain à cause d'une force sous-marine qui s'en prend à son embarcation. L'homme découvre bientôt que l'animal qui a détruit son moyen de fuite est une tortue rouge. Entre Robinson Crusoé et Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway, La tortue Rouge (fable sans dialogue) plonge le spectateur dans un songe marin qui s'enivre de la beauté des éléments avec un scénario qui ne manque pas de poésie et de la magie des studios Ghibli. Après avoir séduit les spectateurs cannois (Un certain regard), l'oeuvre de Michael Dudok de Witt n'attend plus que d'être découverte.

La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach

Conte angoissant des Frères Grimm, La jeune fille sans mains est illustré à la perfection par son dessinateur/réalisateur. Telle une estampe japonaise qui prend vie sous nos yeux, ce film pénètre chaque parcelle de votre corps avec fougue et frappera les esprits les plus innocents. Ajoutons à cela une profondeur psychanalytique et une noirceur propre aux contes tel Peau d'âne qui donnent à ce film une dimension particulière et qui en fait une œuvre singulière. Sans morale gnangnan La jeune fille sans les mains est un cadeau à faire aux petits et aux grands.

Louise en hiver de Jean-François Laguionie

Tout comme avec La tortue rouge, nous suivons l'aventure d'une rescapée mais sur une plage moins exotique cette fois. Autre grosse différence, Louise est une petite vieille attachante qui représente la métaphore de la vieillesse et de l'abandon par les jeunes. "Ah, maintenant je comprends pourquoi tout le monde me fuit...les gens pensent que je suis contagieuse?!" dit-elle devant un miroir abandonné sur la plage. Durant toute cette fresque, Louise va survivre à la vie mais surtout à elle-même, offrant ainsi un hymne existentiel et un hommage au temps qui passe: un portrait de la solitude et une douce claque visuelle qui donne des palpitations au cœur et à l'âme.

Kubo et l'armure magique de Travis Knight

Véritable pépite de l'animation, Kubo et l'armure magique est poétique, fantastique, émouvant. Dans cette histoire aux sonorités japonaises.,Kubo, jeune garçon vif et généreux voit son quotidien doux et tranquille bouleversé lorsqu'il invoque malencontreusement un esprit de son passé. Produisant un chaos extraordinaire, Kubo va devoir survivre face à des forces qui le dépassent. Produit en stop-motion, Kubo et l'armure magique ne laisse guère de doutes: c'est un des meilleurs films américains dans le genre, entre subtilité et pur ludisme.

Comme des bêtes de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Comme des bêtes, notre plaisir coupable de l'animation 2016, est un véritable produit du divertissement qui fait agiter autant votre âme d'enfant que votre cœur de cinéphile. Plongeant littéralement dans le quotidien de nos petits poilus, nous suivons avec amour les aventures de ces bêtes drôles et intelligentes. Avec les fêtes entre poilus, les délires de la gamelle et des "va chercher baballe"Comme des bêtes n'est pas seulement un film d'animation pour enfants (d'ailleurs est-il vraiment pour les enfants?), il est aussi une dédicace à nos amis à quatre pattes, à écailles et à carapace. Grand plaisir à voir ce film pour le personnage Pompom incarné avec brio par Kevin Hart (à mourir de rire). Et avant l'arrivée de Tous en scène, la preuve qu'Illumination n'est pas qu'une success-story de "minions".

Vaiana, la légende du bout du monde de John Musker et Ron Clements et Le Monde de Dory d'Andrew Stanton et Angus MacLane

Vaiana, le dernier Disney est un véritable cadeau de Noël pour les enfants et les grands. Fable écologiste et ode à l'audace, il n'y a pas de prince ici (à l'instar de Rebelle) ni d'histoire d'amour mais son récit ne manque pas de piquant ou de chansons ("How Far I'll Go" – "Le bleu lumière" ou le nouveau "Libéré, Délivré"). Vaiana emporte avec douceur les spectateurs tel un raz-de-marée. Ce sera le film le plus vu sorti en 2016 en France. Aux Etats-Unis, la médaille d'or est revenue à un autre Disney (côté Pixar), un autre film "océanique" sans prince charmant (quoique ce poulpe à sept tentacules, on en parle?). La suite du Monde de Nemo, Le Monde de Dory remplit son contrat: drôle, enlevé, coloré. Vaiana et Dory, deux héroïnes pas comme les autres, audacieuses et assumant leurs failles, sont des aventurières des temps modernes prêtes à traverser le Pacifique pour préserver leur culture/liberté et pour sauver leur foyer. Mention à Dory qui assume toutes les formes de familles, recomposées comme adoptées.

Les Trolls de Mike Mitchell et Walt Dohrn

Bien que l'histoire n'ait rien de captivant ou d'innovant (les héros quittent leur monde d'arcs-en-ciel et de cupcakes pour une opération sauvetage) les personnages sont terriblement attachants. Visant clairement les plus jeunes spectateurs, Trolls s’offre une bande-son (nommée aux Golden Globes) explosive et une vision plus simple (et plus droguée) du déroulement du cerveau que le Vice-Versa de Pixar. Le succès du film sauve DreamWorks de son déclin, notamment face à Illumination qui, avec Tous en scène, réussit bien mieux l'animation-musical.

Your Name de Makoto Shinkai

Fresque romantique et surnaturelle, Your name est l'ovni animé de 2016 qui hypnotise et attrape les cœurs jusqu'à l'explosion. Un garçon qui rêve de nature et une fille qui souhaite vivre dans une ville, échange de corps sans crier gare (un souhait inavoué qui se réalise sans doute). Métaphore du genre, fantasmagorie romanesque, distorsion du temps et phénomène fantastique, l'oeuvre de Makoto Shinkai est une fresque contemporaine, romanesque et romantique, intime et spectaculaire, où la vie de chacun est à la croisée du hasard et du déterminisme, de ses rêves et de sa volonté. Un doux songe animé. Et un triomphe au Japon qui cherche son nouveau Myiazaki.

Cigognes et compagnie de Nicholas Stoller et Doug Sweetland

Cigognes et compagnie fut la bonne surprise de 2016, injustement boudée. Conter une histoire sur l'arrivée des bébés dans les familles aurait pu être un énième animé un peu niais et pourtant la Warner Bros. signe un conte des temps modernes où la famille, une fois de plus, s'offre un visage recomposé (il suffit de voir la meute de loups). Papa, maman sont ensemble pour avoir des bébés: non ils peuvent prendre leur temps et il peut même avoir deux papas (prends ça la manif pour tous). Véritable comédie animalière qui ne laisse pas de marbre (la séquence des pingouins est un must), ces cigognes savent séduire et faire rire.

Tout en haut du monde de Rémi Chayé

Voyage glacial et inquiétant, Tout en haut du monde, est un récit plus dur qu'on aurait pu imaginer allant parfois dans la noirceur, parfaitement illustrée par un dessin épuré à l'extrême et sans contours. De plus, tout comme La jeune fille sans mains, le film conte une histoire de femme courage, une héroïne épique et aventureuse (coucou Vaiana) qui séduit par sa prestance et sa liberté.

Il ne reste plus qu'à vous, cinéphiles, à rattraper votre retard et à attendre impatiemment l'arrivée du cru 2017.

Les Critiques de Los Angeles plébiscitent Moonlight, Mademoiselle, Isabelle Huppert, Adam Driver et Your Name

Posté par vincy, le 4 décembre 2016

Isabelle Huppert continue sa razzia de prix aux Etats-Unis. Après les Gotham Awards et les critiques de New York, l'actrice française a séduit l'Association des critiques de Los Angeles pour ses rôles dans Elle et L'avenir.

Sacré meilleur film, Moonlight repart une fois de plus avec plusieurs prix dont réalisateur, second-rôle masculin et image. La La Land a seulement gagné le prix de la meilleure musique mais, frôlant la razzia en étant finaliste dans cinq catégories, dont meilleur film. Moonlight a remporté ce dimanche le prix du meilleur film étranger aux British Independent Film Awards, après avoir récolté plusieurs prix dans quelques festivals et le prix du meilleur film aux Gotham Awards.

Plus singulier que les confrères de New York, le palmarès de la LAFC a réservé quelques surprises: le prix du scénario à The Lobster (primé à Cannes en 2015) et le prix du meilleur film d'animation a récompensé le savoir-faire japonais avec Your name (et une place de finaliste pour le franco-néerlando-japonais La tortue rouge. Autre prix inattendu, celui d'Adam Driver en chauffeur de bus poète dans le film de Jim Jarmusch, Paterson, qui reçoit le prix du meilleur acteur. Le somptueux Mademoiselle créé aussi la surprise avec deux prix: meilleur film en langue étrangère et meilleurs décors. Au total, les films présentés à Cannes ont reçu 7 citations en incluant les finalistes.

Le palmarès complet:
- Meilleur film: Moonlight ; finaliste : La La Land
- Meilleur réalisateur: Barry Jenkins (Moonlight) ; finaliste: Damien Chazelle (La La Land)
- Meilleure actrice: Isabelle Huppert (Elle, L'avenir) ; finaliste: Rebecca Hall (Christine)
- Meilleur acteur: Adam Driver (Paterson) ; finaliste: Casey Affleck (Manchester by the Sea)

- Meilleur film en langue étrangère: Mademoiselle ; finaliste : Toni Erdmann
- Meilleur film d'animation: Your name ; finaliste: La tortue rouge
- Meilleur documentaire: I am not your negro : finaliste: O.J. made in America

- Meilleur second-rôle féminin: Lily Gladstone (Certain Women) ; finaliste : Michelle Williams (Manchester by the Sea)
- Meilleur second-rôle masculin: Mahershala Ali (Moonlight) ; finaliste: Issey Ogata (Silence)
- Prix de la nouvelle génération: Trey Edward Shults et Krisha Fairchild (Krisha°

- Meilleur scénario: Efthymis Filippou et Yorgos Lanthimos (The Lobster) ; finaliste : Kenneth Lonergan (Manchester by the Sea)
- Meilleur montage: Bret Granato, Maya Mumma, Ben Sozanski (O.J. made in America) ; finaliste : Tom Cross (La La Land)
- Meilleurs décors: Ryu Seong-hee (Mademoiselle) ; finaliste: David Wasco (La La land)
- Meilleure musique: Justin Hurwitz, Benj Pasek, Justin Paul (La La Land) ; finaliste : Mica Levi (Jackie)
- Meilleure photo: James Laxton (Moonlight) ; finaliste: Linus Sandgren (La La Land)

- Prix Douglas Edwards pour un film indépendant, expérimental ou vidéo: The Illinois Parables de Deborah Stratman
- Prix pour l'ensemble de sa carrière: Shirley MacLaine

Disney mais aussi La Tortue rouge et Ma vie de courgette cartonnent aux Annie Awards

Posté par vincy, le 28 novembre 2016

Zootopie part favori des 44e Annie Awards et donc des Oscars. Le film de Disney a récolté 11 nomination aux "Oscars de l'animation" reflétant une domination sans partage pour les studios Disney qui totalisent 38 citations toutes catégories confondues (DreamWorks offre encore un peu de résistance avec 18 nominations, cinéma et télévision confondus). Rien que dans la catégorie du meilleur film, Disney et Pixar placent Zootopie, Vaiana et Le monde de Dory. Les deux autres films en course sont Kung Fu Panda 3 de DreamWorks et, surprise, Kubo et l'Armure magique de Laika. Kubo est d'ailleurs le 2e film le plus nommé avec 10 nominations!

Autrement dit les très bon Sausage Party et Cigognes & Cie, le carton Comme des bêtes, ou même le divertissant Tous en scène ont été snobés dans la catégorie reine et, globalement de l'ensemble de la liste hormis, parois, quelques nominations "techniques".

12 nominations pour les productions françaises

La surprise provient sans doute des productions et coproductions françaises. Dans la catégorie du meilleur film indépendant, on retrouve ainsi deux films francophones - Tout en haut du monde, Ma vie de Courgette -, deux films japonais - Miss Hokusai et le carton Your Name - et un film franco-japonais - La Tortue rouge du néerlandais Michael Dudok de Wit.

La Tortue rouge a en plus récolté quatre autres nominations (effets animés, réalisation, musique, scénario). Ma Vie de Courgette se distingue aussi avec deux autres citations (réalisation, scénario). Et avec la nomination de Your Name dans la catégorie réalisation, ce sont trois films étrangers qui font face à Zootopie et Kubo. Un exploit en soi.

A cela on peut ajouter que Le Petit Prince est mentionné pour sa musique et sa direction artistique. Et un autre film français, Avril et le monde truqué, est nommé pour son montage.

Shrek 5 pour relancer DreamWorks Animations, vraiment?

Posté par vincy, le 28 août 2016

Un cinquième épisode de l'ogre vert Shrek a été confirmé pour une sortie en 2019. Est-ce bien utile tant le quatrième était décevant? Il faut croire que oui. Shrek reste l'une des franchises les plus profitables de l'animation. Il a permis à DreamWorks de dominer Disney certaines années. 3 milliards de dollars de recettes plus tard, Shrek, disparu des écrans en 2010, veut de nouveau être le sauveur du studio.

Quatre ans de déclin

Car, voilà, DreamWorks Animation ne va pas très bien. Les chiffres d'ailleurs le montrent bien. Les quatre plus gros succès du studio sont les quatre films de la série Shrek. Jamais DreamWorks n'a fait mieux. Bien sûr, Madagascar, Dragons et autres Kung-Fu Panda ont assuré de copieuses recettes. Mais hormis Dragons et sa suite, aucun film n'a convaincu critiques et publics au point de devenir des références. Madagascar 3 (pourtant pas terrible) est le dernier film à avoir rapporté plus de 200M$ au box office nord-américain et plus de 700M$ au niveau mondial. C'était en 2012.

Entre temps Universal/Illumination a placé trois méga-hits, Disney/Pixar a repris le leadership avec 4 méga-cartons et Warner a eu ses Legos.

C'est aussi à cause de cette perte d'influence de DreamWorks Animation, qui s'est banalisé avec des productions manquant de buzz, que le studio a été vendu en avril à NBCUniversal (pour 3,8 milliards de $). Autrement dit, le studio des Minions et du récent Comme des bêtes.

Le producteur des Minions

NBCUniversal veut désormais sortir quatre films d'animation par an, et Shrek est une pépite à lustrer. Ironiquement c'est le producteur de Moi, Moche et méchant et des Minions, Chris Meledandri, qui va diriger l'opération. A la manière d'un John Lasseter, grand gourou de Pixar, qui a lifté les films animés de Disney.

Derrière cette relance, il y a des objectifs avant tout mercantiles: des licences partout, des spin-off, des attractions pour des parcs Universal, des produits dérivés, des séries, etc... Le Chat potté, spin-off de Shrek déjà, pourrait avoir sa suite. Un autre film d'animation, original, Shadows, est toujours en développement. Et d'ici au retour de Shrek, on verra en 2018 un troisième Dragons un deuxième Croods, et Trolls cet automne.

Psiconautas d’Alberto Vazquez et Pedro Rivero secoue le festival Différent !

Posté par MpM, le 21 juin 2016

psiconautas

On aurait pu craindre qu'avec les années (c'est déjà la 9e édition), le festival Différent ! délaisse un peu sa quête de cet "autre cinéma espagnol" méconnu en France pour se tourner vers des films et des auteurs plus installés. Il n'en est pourtant rien, tant cette fenêtre ouverte sur la production ibérique continue année après année de proposer avant tout des œuvres fortes, qu'elles soient confidentielles ou plus incontournables dans le panorama cinématographique contemporain.

C'est pourquoi le festival 2016 ne pouvait faire l'impasse sur Psiconautas d'Alberto Vazquez et Pedro Rivero, long métrage d'animation envoûtant et puissant qui a fait sa première française au Festival d'Annecy la semaine passée, et avait auparavant conquis San Sebastian (Prix Greenpeace) et Stuttgart (Grand prix). Version plus longue et complexe du court métrage Birdboy (Goya du meilleur court métrage en 2012 et présélectionné pour les Oscar), lui-même adapté d'une bande-dessinée d'Alberto Vazquez, il met en scène les destins croisés de plusieurs enfants vivant sur une île isolée ravagée par un terrible désastre écologique.

Graphisme riche et virtuose

Adoptant un ton résolument sombre, voire tragique, Psiconautas dépeint une société coercitive et artificielle où les seuls échappatoires sont la drogue, la mort ou la folie. Les personnages adolescents tentent de s'abstraire de la réalité en poursuivant le rêve chimérique d'un départ sans retour pour un ailleurs sublimé. Mais l'île, personnage à part entière de l'intrigue, ne semble pas décidée à laisser partir qui que ce soit.

Le graphisme, riche et virtuose, combine différentes techniques en fonction de la tonalité des scènes. Les flash-backs adoptent ainsi des couleurs pastels et douces tandis que les passages les plus dramatiques s'accompagnent d'un trait plus dur et d'un camaïeu de gris et de noirs. Quelques explosions de couleurs, tantôt violentes et criardes, tantôt chaudes et naturelles, permettent par ailleurs d'exprimer les différentes émotions traversées par les personnages tandis que chaque lieu (la décharge publique, la forêt, le sanctuaire verdoyant...) a une identité visuelle très marquée.

Malgré les thématiques abordées (la destruction de la nature, le gaspillage matériel, l'absence d'entraide et de compassion...), Psiconautas n'a pourtant rien du film plombant ou didactique. Ce n'est certes pas un conte de fées avec happy end intégré, mais il s'attache à laisser planer une certaine forme d'espoir, et surtout à prendre systématiquement le spectateur à contre pied avec un humour (noir) ravageur.

Décor artificiel

Critique au vitriol d'une société qui a perdu le sens des réalités, le film présente par exemple une famille complètement dysfonctionnelle où le chien de la maison, considéré comme le fils prodige, est mieux traité que sa "sœur", et où les adultes aspirent seulement à mener une "vie normale" à grands renforts de "pilules du bonheur". Les forces de l'ordre s'acharnent quant à elles à détruire le peu de faune et de flore qui restent tandis que la religion semble n'être qu'une des multiples drogues mises à disposition des habitants. Finalement, les objets, dotés de parole et de conscience, semblent avoir plus d'âme (et de raison) que leurs possesseurs.

Le monde apparaît alors comme un décor insipide et artificiel derrière lequel se dissimulent les horreurs d'une réalité sans fard. Entre la béate ignorance des adultes qui ne semblent pas s'en apercevoir et la révolte impuissante des adolescents qui cherchent à s'en extraire, on ne sait pas trop ce qui est le plus terrible. Immanquablement, on pense au dernier court métrage en date d'Alberto Vazquez, Decorado, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier festival de Cannes, et dans lequel le personnage principal s'aperçoit qu'il vit dans un monde de carton-pâte dont il ne parvient pas à s'échapper.

Génération perdue

Différent 9Difficile de ne pas voir également des échos entre le constat du film et les difficultés rencontrées par l'Espagne ces trente dernières années. "Nous parlons d'une certaine génération perdue et de la réalité sociale des années 80", reconnaît le co-réalisateur Pedro Rivero, qui a échangé avec le public à l'issue de la projection. "Il y a ensuite eu une prise de conscience, notamment dans le domaine de l'écologie, suite aux catastrophes qui se sont produites, par exemple en Galice [comme le naufrage du Prestige en 2002, dont le fioul avait atteint les côtes]."

Par rapport à la bande-dessinée, le duo de cinéastes a par ailleurs étoffé l'intrigue. "Dans la BD, Birdboy ne faisait que se droguer et se plaindre", explique Pedro Rivero. "L'adolescence était vraiment au cœur du récit. Nous avons essayé d'en faire quelque chose de plus vaste en amplifiant les péripéties, les trames secondaires, le cycle animiste de la vie..." La fin a même été remaniée pour offrir au spectateur un "petit quota d'espoir".

Même si cela ne suffit pas à faire de Psiconautas une comédie légère, il ne faudrait surtout pas prendre cela comme prétexte pour faire l'impasse sur cette magistrale démonstration de ce que peut être le cinéma d'animation, et surtout le cinéma tout court. De son propre aveu, Pedro Rivero "n'attend rien du public espagnol", peu enclin à s'enthousiasmer pour ce type de film. La surprise pourrait alors venir de France où il sortira à l'automne 2016, et où il doit absolument être accompagné, soutenu et surtout montré au plus grand nombre. Mais on en reparle très vite.

Le grand retour de Croc-Blanc est annoncé pour 2018

Posté par vincy, le 19 juin 2016

C'est l'une des grosses annonces du Festival d'animation d'Annecy. Le roman de Jack London (paru en 1906 aux Etats-Unis), Croc-Blanc, va être adapté en dessin animé pour le cinéma. La production va commencer et la sortie, chez Wild Bunch, est déjà calée pour février 2018.

Jusque là, le célèbre chien-loup, avait fait l'objet d'une petite dizaine d'adaptations au cinéma, dont celle de 1973 de Lucio Fulci avec Franco Nero, Virna Lisi et Fernando Rey et celle de 1991 de Randal Kleiser avec Klaus Maria Brandauer, Ethan Hawke et Seymour Cassel.

Le projet a mis 12 ans à être développé (il avait été présenté au Cartoon movie en 2003) a rappelé Clément Calvet, PD-G de Superprod, lors de la séance de Work in progress le 15 juin dernier à Annecy.

Le scénario est écrit par Dominique Monféry (Franklin et le trésor du lac), Philippe Lioret (Welcome) et Serge Frydman (scénariste de La Fille sur le pont). Il sera réalisé par Alexandre Espigares (Oscar du court métrage en 2014 pour Monsieur Hublot).

Le film sera en 3D, avec une animation principalement réalisée en motion capture. Les producteurs vont atténuer la violence du roman et condenser le récit en moins d'une heure trente pour qu'il soit accessible aux plus de 7 ans.

L'histoire: Croc-Blanc est l’histoire d’une rédemption. Celle d’un chien-loup entraîné malgré lui dans une spirale de violence, au point de devenir une légende de cruauté, crainte par tous… jusqu’à ce qu’un couple d’humain parvienne à réveiller les sentiments enfouis dans sa nature profonde.
Loup par son père, chien par sa mère, Croc Blanc mène une vie soigneusement réglée sur les lois de la Nature. Dès son plus jeune âge, la disparition de son père et la famine lui ont fait comprendre la fragilité de l’existence. Comme tout jeune loup, il fait l’expérience de la puissance de la Nature, généreuse et terrible, et apprend peu à peu à la connaître.
Sa rencontre avec une tribu indienne lui ouvre les portes d’un nouveau monde, auquel il s’adapte très vite. Mais ce nouveau monde, celui des hommes, comporte un danger plus sournois encore que tous ceux qu’il a pu rencontrer dans le Grand Nord… En effet, son adoption suscite un tel déchaînement de jalousie et de vengeance de la part des autres chiens de la tribu, que Croc-Blanc est marqué à jamais par ce rejet et la haine de ceux qu’il croyait être les siens.
Lorsque son maître indien le vend à un homme blanc sans scrupules, la civilisation et ses vices vont avoir raison de lui. Ce nouveau maître le maltraite pour entretenir sa rage et ainsi l’utiliser dans des combats de chiens organisés clandestinement.
Croc Blanc devra son salut à un homme intègre qui lui donnera enfin la chance de révéler sa loyauté et sa nature profonde.

Annecy 2016: Ma vie de Courgette emballe le jury et le public

Posté par vincy, le 18 juin 2016

N'était-ce pas logique finalement? Pour son quarantième anniversaire, avec un "focus" dédié à l'animation française, le Festival du film d'Annecy a couronné un bijou de l'animation française. Et pas n'importe lequel: l'excellent Ma vie de Courgette. Le film reçoit ainsi les deux prix les plus importants pour un long métrage, faisant consensus entre public et jury.

Cristal du long métrage et prix du Public, Ma vie de courgette de Claude Barras a donc réussi ce doublé rare. Ce dessin-animé franco-suisse adapté du roman de Gilles Paris, Autobiographie d'une courgette, avait fait son avant-première à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

La jeune fille sans mains, premier long métrage de Sébastien Laudenbach présenté à l'ACID à Cannes, a reçu une mention du jury (lire aussi L'animation en vedette au Festival de Cannes).

Le cinéma français a remporté le Cristal du long métrage cinq fois

Un Cristal d’honneur saluant l’ensemble de sa carrière a été remis à Didier Brunner, producteur et patron de Folivari, entre autres des Kirkou, Les Triplettes de Belleville, Brendan et le secret de Kells ou encore Ernest et Célestine.

Le prix André-Martin récompensant un long métrage français produit en 2015 est revenu à Adama.
Enfin le Prix Fondation Gan à la diffusion a été décerné au projet Croc Blanc.

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