Cannes 2018: Bergman, Besson, Chahine, Hitchcock, Kubrick, Ozu, Rappeneau, Varda et Wilder à Cannes Classics

Posté par vincy, le 23 avril 2018

Des femmes, des cinéastes de légendes, des films qui célèbrent leurs anniversaires: Cannes Classics mettra en lumière toutes les facettes du 7e art.

Alice Guy et Jane Fonda

Be Natural: The Untold Story of Alice Guy-Blaché (Soyez naturel : L’histoire inédite d’Alice Guy-Blaché) de Pamela B. Green (2018, 2h, États-Unis)
Alice Guy est la première femme réalisatrice, productrice et directrice de studio de l’histoire du cinéma. En présence de la réalisatrice Pamela B. Green.

Jane Fonda in Five Acts de Susan Lacy (2018, 2h13, États-Unis)
En présence de Susan Lacy et de Jane Fonda.

Les 50 ans de 2001 : l’odyssée de l’espace

2001: A Space Odyssey (2001 : l’odyssée de l’espace) de Stanley Kubrick (1968, 2h44, Royaume-Uni, États-Unis)
Une Copie 70mm tirée à partir d’éléments du négatif original. Présenté par le réalisateur Christopher Nolan, le film sera projeté en salle Debussy, avec entracte de 15mn, dans l’exacte reproduction de l’expérience vécue par les spectateurs lors de la sortie du film au printemps 1968. En présence également de la fille de Stanley Kubrick, Katharina Kubrick, et de son coproducteur Jan Harlan.

Orson Welles

The Eyes of Orson Welles (Les Yeux d’Orson Welles) de Mark Cousins (2018, 1h55, Royaume-Uni)
En présence du réalisateur Mark Cousins.

Centenaire Ingmar Bergman

Searching for Ingmar Bergman (À la recherche d’Ingmar Bergman) de Margarethe von Trotta (2018, 1h39, Allemagne, France)
En présence de Margarethe von Trotta.

Bergman — ett ar, ett liv (Bergman – A Year in a Life) de Jane Magnusson (2018, 1h56, Suède)
En présence de Jane Magnusson.

Det sjunde inseglet (Le Septième Sceau / The Seventh Seal) d’Ingmar Bergman (1957, 1h36, Suède)
Numérisation et restauration 4K à partir du négatif original et du mixage final sur bande magnétique.

Cannes Classics

Battement de cœur (Beating Heart) d’Henri Decoin (1939, 1h37, France)
Restauration 2K

Enamorada d’Emilio Fernández (1946, 1h39, Mexique)
Présenté par Martin Scorsese.

Ladri di biciclette (Le Voleur de bicyclette / Bicycle Thieves) de Vittorio De Sica (1948, 1h29, Italie)
Version restaurée pour les 70 ans du film.

Tôkyô monogatari (Voyage à Tokyo / Tokyo Story) de Yasujiro Ozu (1953, 2h15, Japon)
Restauration numérique 4K.

Vertigo (Sueurs froides) d’Alfred Hitchcock (1958, 2h08, États-Unis)
Restauration numérique 4K à partir du négatif VistaVision pour les 60 ans du film. Projeté au Cinéma de la Plage.

The Apartment (La Garçonnière) de Billy Wilder (1960, 2h05, États-Unis)
Restauration numérique 4K à partir du négatif original caméra.

Démanty noci (Les Diamants de la nuit / Diamonds of the Night) de Jan N?mec (1964, 1h08, République tchèque)

Voyna i mir. Film I. Andrei Bolkonsky (Guerre et paix. Film I. Andrei Bolkonsky / War and Peace. Film I. Andrei Bolkonsky) de Sergey Bondarchuk (1965, 2h27, Russie)
Restauration numérique image par image de l’image et du son à partir d’un scan 2K.

La Religieuse (The Nun) de Jacques Rivette (1965, 2h15, France)
Une Restauration 4K d’après le négatif image original. Restauration son à partir du négatif son (seul élément conforme).

Cetri balti krekli (Quatre Chemises blanches / Four White Shirts) de Rolands Kalnins (1967, 1h20, Lettonie)
Scan 4K et restauration numérique 3K à partir de l’internégatif original 35mm et d’un marron afin d’obtenir un master 2K. En présence du réalisateur Rolands Kalnins.

La Hora de los hornos (L’Heure des brasiers / The Hour of the Furnaces) de Fernando Solanas (1968, 1h25, Argentine)
Restauration 4K à partir des négatifs originaux pour les 50 ans du film. En présence de Fernando Solanas.

Le Spécialiste (Gli specialisti / Specialists) de Sergio Corbucci (1969, 1h45, France, Italie, Allemagne)
Version intégrale inédite restaurée en 4K à partir du négatif image original Technicolor - Techniscope et des magnétiques français et italien. Projeté au Cinéma de la Plage.

João a faca e o rio (João et le couteau / João and the Knife) de George Sluizer (1971, 1h30, Pays-Bas)
Restauration 4K à partir du négatif caméra Techniscope 35mm filmé par Jan de Bont.

Coup pour coup (Blow for Blow) de Marin Karmitz (1972, 1h30, France)
Restauration à partir du négatif original en 2K. En présence de Marin Karmitz.

L'une chante, l'autre pas (One Sings the Other Doesn't) d'Agnès Varda (1977, 2h, France)
Numérisation en 2k à partir du négatif original et restauration. Projeté au Cinéma de la Plage. En présence d’Agnès Varda.

Grease de Randal Kleiser (1978, 1h50, États-Unis)
Restauration numérique 4K à partir du négatif caméra original pour les 40 ans du film. Projeté au Cinéma de la Plage. En présence de John Travolta.

Fad,jal (Grand-père, raconte-nous) de Safi Faye (1979, 1h52, Sénégal, France)
Restauration numérique effectuée à partir de la numérisation en 2K des négatifs 16mm. En présence de Safi Faye.

Cinq et la peau (Five and the Skin) de Pierre Rissient (1981, 1h35, France, Philippines)
Restauration 4K à partir du négatif image original et du magnétique français. En présence de Pierre Rissient.

A Ilha dos Amores (L’Île des amours / The Island of Love) de Paulo Rocha (1982, 2h49, Portugal, Japon)
Scan wet gate 4K de deux interpositifs 35mm image et son.

Out of Rosenheim (Bagdad Café) de Percy Adlon (1987, 1h44, Allemagne)
Numérisation et restauration 4K. Projeté au Cinéma de la Plage. En présence de Percy Adlon.

Le Grand Bleu (The Big Blue) de Luc Besson (1988, 2h18, France, États-Unis, Italie)
Restauration 2K. Séance organisée à l’occasion des trente ans de la projection du film en ouverture du Festival de Cannes 1988. Projeté au Cinéma de la Plage.

Driving Miss Daisy (Miss Daisy et son chauffeur) de Bruce Beresford (1989, 1h40, États-Unis)
Restauration 4K à partir des négatifs 35mm originaux image et son.

Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990, 2h15, France)
Numérisation supervisée par Jean-Paul Rappeneau à partir du négatif original et restauration 4K. En présence de Jean-Paul Rappeneau.

Hyènes (Hyenas) de Djibril Diop Mambéty (1992, 1h50, Sénégal, France, Suisse)
Restauration numérique effectuée à partir de la numérisation en 2K des négatifs 35mm.

El Massir (Le Destin / Destiny) de Youssef Chahine (1997, 2h15, Égypte, France)
En avant-première de la rétrospective intégrale à la Cinémathèque française en octobre 2018. Restauration en 4K . Projeté au Cinéma de la Plage.

Cannes 2018: Quatre courts tunisiens à la Quinzaine

Posté par vincy, le 20 avril 2018

Après Taipei Factory en 2013, Nordic Factory en 2014, Chile Factory en 2015, South Africa Factory en 2016 et Lebanon Factory en 2017, la Quinzaine des Réalisateurs, avec la collaboration du CNCI tunisien, poursuit l’aventure cette année avec Tunisia Factory.

La Factory vise à l’émergence de nouveaux talents sur la scène internationale en permettant à de jeunes cinéastes tunisiens et internationaux, de se rencontrer et de créer ensemble. Cela donne 4 courts métrages de 15 minutes chacun, coréalisés durant trois mois par 4 tandems de jeunes réalisateurs.

Les 4 courts métrages seront projetés le mercredi 9 mai 2018 en ouverture de la 50e édition de la Quinzaine.

  • Omerta de Mariam Al Ferjani (Tunisie) et Mehdi Hamnane (France)
  • Leila's Blues de ismaël (Tunisie) et Fateme Ahmadi (Iran)
  • L'oiseau bleu de Rafik Omrani (Tunisie) et Suba Sivakumaran (Sri Lanka)
  • Best Day Ever de Anissa Daoud (Tunisie) et Aboozar Amini (Afghanistan)

Venise 2018: un Lion d’or d’honneur pour David Cronenberg

Posté par vincy, le 19 avril 2018

La Mostra de Venise a annoncé aujourd'hui qu'elle décernerait un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière au réalisateur canadien David Cronenberg.

Le cinéaste a réagi avec poésie: ""Ce sera vraiment superbe de recevoir le Lion d'Or. J'ai toujours aimé le Lion d'Or de Venise. Un lion qui vole sur des ailes en or, c'est l'essence de l'art, non? C'est l'essence du cinéma. Ce sera presque insupportablement excitant de recevoir mon propre Lion d'or".

"Même si Cronenberg est resté confiné au début aux territoires marginaux des films d'horreur, dès son premier film scandaleusement subversif, le réalusateur a monté qu'il voulait séduire un public au-delà des limites de son genre, et il a a su construire, un film après l'autre, un édifice original et très personnel", a expliqué dans le communiqué Alberto Barbera, directeur de la Mostra de Venise.

Jamais récompensé à Venise

"En évoluant autour de la relation indissociable entre le corps, le sexe et la mort, son univers est peuplé de difformités et d'accouplements terrifiants, une horreur qui reflète la peur devant les mutations produites dans le corps par la science et la technologie, la maladie et la décadence physique", a-t-il ajouté. "Tous ses thèmes - la violence, la transgression sexuelle, la confusion entre la réalité et le virtuel, le rôle déformant de l'image dans nos sociétés contemporaines - ont contribué à faire de lui l'un des plus audacieux et stimulants cinéastes de l'Histoire, un innovateur de formes et de langages qui n'est jamais lassé."

Parmi tous ses films et ses multiples prix, David Cronenberg a reçu un Ours d'argent à Berlin pour eXistenZ, un prix spécial du jury à Cannes pour Crash, Cannes où il a présenté cinq films en compétition, un Carrosse d'Or pour son œuvre et deux nominations au César du meilleur film étranger (Eastern Promises, A History of Violence). Il a reçu cinq fois "l'Oscar" du meilleur réalisateur au Canada. A Venise il a présenté son film A Dangerous Method en compétition en 2011. David Cronenberg n'a rien tourné depuis Maps to the Stars en 2014.

La 75ème Mostra du cinéma de Venise se déroulera du 29 août au 8 septembre.

Cannes 2018: Yann Gonzalez, Nuri Bilge Ceylan, Lars von Trier et Terry Gilliam en Sélection officielle

Posté par vincy, le 19 avril 2018

Le 71e Festival de Cannes a fait un certain nombre d'ajouts dans toutes les sections de la sélection officielle. Notons que le Lars von Trier sera à Cannes, mais hors-compétition, et que le Terry Gilliam, malgré le litige juridique, sera présenté en clôture. Enfin, si Claire Denis n'est toujours pas présente sur la croisette avec High Life, le dernier film du palmé Nuri Bilge Ceylan arrive en compétition.

Compétition

Un couteau dans le cœur (Knife + Heart) du français Yann Gonzalez avec Vanessa Paradis

Ayka du kazakh Sergey Dvortsevoy, réalisateur de Tulpan, vainqueur du Prix Un Certain Regard en 2008

Ce sont les deuxièmes films de Yann Gonzalez et de Sergey Dvortsevoy et c’est la première fois qu’ils viennent en Compétition.

Ahlat Agaci (The Wild Pear TreeLe Poirier sauvage) du turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d’or 2014 avec Winter Sleep

La Compétition 2018 sera donc composée de 21 films.

Hors Compétition

The House That Jack Built de Lars von Trier avec Matt Dillon et Uma Thurman

Un Certain Regard

Muere, Monstruo, Muere (Meurs, monstre, meurs) de l’argentin Alejandro Fadel

Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos (The Dead and the OthersLes Morts et les autres) du portugais João Salaviza et de la brésilienne Renée Nader Messora

Donbass de l’ukrainien Sergey Loznitsa qui, le mercredi 9 mai, fera l’ouverture de Un Certain Regard 2018.

Séances de Minuit

Whitney, un documentaire de l’écossais Kevin Macdonald, qui retrace l’existence de la chanteuse Whitney Houston.

Fahrenheit 451 de l’américain Ramin Bahrani avec Sofia Boutella, Michael B. Jordan et Michael Shannon. Il s’agit de la deuxième adaptation, après celle de François Truffaut, du roman de Ray Bradbury.

Film de Clôture

En 2018, le Festival de Cannes renoue avec la tradition du film de clôture (hors-compétition).

The Man Who Killed Don Quixote du britannique Terry Gilliam, avec Adam Driver, Jonathan Pryce et Olga Kurylenko. Il sera projeté le samedi 19 lors la cérémonie de Clôture, le film sortira en France le même jour.

Cannes 2018: Le jury de la compétition au complet

Posté par vincy, le 18 avril 2018

Autour de la présidente australienne Cate Blanchett, quatre femmes et quatre hommes. Le jury du 71e Festival de Cannes (8-19 mai) a été dévoilé cette nuit. Il a 7 nationalités et vient des 5 continents. Composé de personnalités engagées, il couvre surtout un large spectre du cinéma.

Chang Chen (acteur, Chine). Vu dans Une belle journée d’été d’Edward Yang, Tigre et Dragon d’Ang Lee en 2000, Happy Together, 2046 etThe Grandmaster de Wong Kar-wai, Three Times et The Assassin de Hou Hsiao-hsien et Les Trois Royaumes de John Woo.

Ava DuVernay (Scénariste, réalisatrice, productrice, Etats-Unis). Nommée aux Oscars et aux Golden Globes, récompensée aux BAFTA et aux EMMY, Ava DuVernay a réalisé Selma, Un raccourci dans le temps et Middle of Nowhere, prix de la meilleure réalisation à Sundance.

Robert Guédiguian (Réalisateur, scénariste, producteur, France). Il a réalisé, entre autres, Marius et Jeannette, qui a ouvert Un certain regard et a été récompensé du Prix Louis-Delluc en 1997, Le Promeneur du Champ de Mars, Le Voyage en Arménie , L’Armée du Crime, Les Neiges du Kilimandjaro et le récent La Villa, en compétition à Venise.

Khadja Nin (Auteure, compositrice, interprète, Burundi). Musicienne, elle a sorti plusieurs albums comme « Sambolera Mayi Son » et « Ya… » (« De vous à moi »), qui rend hommage à Mandela et comporte la chanson « Mama » dont Jeanne Moreau a signé le clip en 1998.

Léa Seydoux (Actrice, France). Depuis, La Belle Personne de Christophe Honoré en 2008, on l'a vue dans des films aussi différents que Mission Impossible IV et 007 Spectre côté Hollywood, et côté cannois, La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Grand Central de Rebecca Zlotowski, Saint Laurent de Bertrand Bonello, The Lobster de Yórgos Lánthimos et Juste la fin du monde de Xavier Dolan.

Kristen Stewart (Actrice, Etats-Unis). Outre la tétralogie Twilight, elle a navigué entre grosses productions et films d'auteurs avec Blanche Neige et le Chasseur, Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee, Sur la route de Walter Salles, Sils Maria et Personal Shopper d'Olivier Assayas, et Café Society de Woody Allen.

Denis Villeneuve (Réalisateur, scénariste, Canada). L'an dernier il a réalisé Blade Runner 2049. Avant cela il a signé une des œuvres les plus riches du cinéma nord-américain contemporain avec Un 32 août sur Terre, Next Floor Polytechnique, Sicario, Incendies et Premier contact.

Andrey Zvyagintsev (Réalisateur, scénariste, Russie). L'un des fidèles de la Croisette. Depuis Le Retour, Lion d’or au Festival de Venise, il y a présenté Le Bannissement, Elena, Leviathan et l'an dernier Faute d’amour, prix du Jury à Cannes et nommé comme meilleur film étranger aux Golden Globes et aux Oscars.

Cannes 2018: poids lourds et nouveaux talents pour la 50e Quinzaine des réalisateurs

Posté par vincy, le 17 avril 2018

1609 longs métrages et 1667 courts métrages ont été visionnés. La 50e Quinzaine des réalisateurs (9-19 mai), en plus du Carrosse d'or pour Martin Scorsese, s'offre de beaux noms: Noé, Nicloux, Faucon, Salvadori côté français, Hosoda, Rosales, Guerra & Gallego, Cosmos... Mais il y aura aussi ce qu'il faut de stars et habitués cannois du côté du JW Marriott: Vincent Cassel et Isabelle Adjani chez Gavras, Emmanuelle Devos chez Faucon, Tahar Rahim et Stacy Martin chez Monge, Gérard Depardieu et Kevin Janssens chez Nicloux, Adèle Haenel et Audrey Tautou chez Salvadori, Nicolas Cage et Andrea Riseborough chez Cosmos, Ben Foster chez Granik, Alex Brendemühl chez Rosales, Alba Rohrwacher chez Zanasi...

Pájaros de verano (Les oiseaux de passage) de Ciro Guerra & Cristina Gallego (Ouverture)
Amin de Philippe Faucon
Le monde est à toi de Romain Gavras
Joueurs de Marie Monge - premier film
Les Confins du monde de Guillaume Nicloux
Climax de Gaspar Noé
En Liberté ! de Pierre Salvadori
Weldi (Mon cher enfant) de Mohamed Ben Attia
Cómprame un revólver (Buy me a gun) de Julio Hernández Cordón
Mandy de Panos Cosmos
Carmen y Lola de Arantxa Echevarria - premier film
Teret de Ognjen Glavonic
Leave No Trace de Debra Granik
Mirai (Mirai ma petite sœur) de Mamoru Hosoda - animation
Petra de Jaime Rosales
Samouni Road de Stefano Savona - documentaire
Los silencios de Beatriz Seigner
El motoarrebatador (The snatch Thief) de Agustín Toscano
Ming wang xing shi ke (The Pluto moment) de Ming Zhang
Troppa grazia de Gianni Zanasi (clôture)

Courts métrages

Basses de Félix Imbert
Ce magnifique gâteau de Emma De Swaef & Marc Roels
La chanson de Tiphaine Raffier
La lotta de Marco Bellocchio
Las cruces de Nicolas Boone
La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel
O Orfao (L'orphelin) de Carolina Markowicz
Our song to war de Juanita Onzaga - documentaire
Skip Day de Patrick Bresnan & Ivette Lucas - documentaire
Le sujet de Patrick Bouchard

Cannes 2018: 12 films à l’ACID

Posté par vincy, le 17 avril 2018

Pour sa 26ème édition, les cinéastes de l'ACID propose un programme de 9 longs métrages, enrichi d'une séance spéciale « ACID Patr imoine » et d'un focus sur le cinéma portugais, l'ACID TRIP #2. Au total 12 films, dont 10 premiers longs, seront présentés dans la sélection "off" du festival de Cannes.

Sélection

L'AMOUR DEBOUT de Michaël Dacheux (France)
avec Paul Delbreil, Adèle Csech, Samuel Fasse, Jean-Christophe Marti, Thibaut Destouches, Shirley Mirande, Pascal Cervo, Françoise Lebrun

BAD BAD WINTER de Olga Korotko (Kazakhstan)
avec Tolganay Talgat, Marat Abishev, Zhalgas Zhangazin, Nurgul Alpysbayeva, Tair Magzumov

CASSANDRO THE EXOTICO ! de Marie Losier (France)
avec Cassandro - Documentaire

DANS LA TERRIBLE JUNGLE de Caroline Capelle & Ombline Ley (France)
avec Ophélie Lefebvre, Léa Lenoir, Médéric Sergott, Ophélie Dufromentel, Alexis Dardenne, Émeline Colard, Valentin Dufour

IL SE PASSE QUELQUE CHOSE de Anne Alix (France)
avec Lola Dueñas et Bojena Horackova

SEULE A MON MARIAGE de Marta Bergman (Belgique)
avec Alina ?erban, Tom Vermeir, Rebeca Anghel, Marie Denarnaud, Marian ?amu, Viorica Tudor, Johan Leysen, Karin Tanghe, Jonas Bloquet

THUNDER ROAD de Jim Cummings (Etats-Unis)
avec Jim Cummings, Kendal Farr, Nican Robinson, Chelsea Edmundson, Macon Blair, Bill Wise

UN VIOLENT DÉSIR DE BONHEUR de Clément Schneider (France)
avec Quentin Dolmaire, Grace Seri, Francis Leplay, Franc Bruneau, Vincent Cardona

NOUS, LES COYOTES / WE THE COYOTES de Hanna Ladoul & Marco La Via (France/Etats-Unis)
avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi, Betsy Brandt, Khleo Thomas, Lorelei Linklater, Cameron Crovetti, Nicholas Crovetti, Vivian Bang, Ravil Isyanov

Acid Trip #2 Portugal

VERÃO DANADO de Pedro Cabeleira
avec Pedro Marujo, Lia Carvalho, Ana Valentim, Daniel Viana, Sérgio Coragem

TERRA FRANCA de Leonor Teles
Documentaire

COLO de Teresa Villaverde
avec Joao Pedro Vaz, Alice Alergaria, Beatriz Batarda, Clara Jost, Tomas Gomes

Séance spéciale - Mai 68

REPRISE de Hervé Le Roux
Avec : Georges Abbachi, Edmond Adler, Jean-Louis Blanc et Pierre Bonneau - Documentaire

Le cinéma lusophone à l’honneur de Visions Sociales 2018

Posté par vincy, le 14 avril 2018

Ce n'est pas forcément la sélection la plus connue du festival, mais elle existe depuis déjà 16 ans. Visions Sociales aura lieu du 12 au 19 mai à Mandelieu - La Napoule.

Cette année, le parrain est Nicolas Philibert (Être et avoir), qui présentera deux de ses films : La Maison de la Radio et Retour en Normandie.

Visions sociales a décidé de mettre en lumière le cinéma lusophone (de langue portugaise).

  • Menina de Cristina Pinheiro
  • Saint Georges de Marco Martins
  • L’Usine de Rien de Pedro Pinho
  • Arábia de João Dumans
  • Comboio del sal e azuçar de Licínio Azevedo
  • Pela janela de Caroline Leone
  • Lettres de la guerre d'Ivo M. Ferreira
  • Tous les rêves du monde de Laurence Ferreira-Barbosa

Les partenaires de Visions Sociales, l’Acid, la Semaine de la Critique, la Quinzaine des Réalisateurs et Un Certain Regard complètent la programmation en présentant un film inédit de leur sélection. Le festival proposera également de découvrir des films soutenus par les Activités sociales comme Ausência de Chico Teixeira, Ultimo dias en La habana de Fernando Perez, Il filglio de Dario Albertini, Wajib d’Annemarie Jacir ou encore Winter Brothers d’Hlynur Pálmason.

A cela s'ajoutent des rencontres et des débats, notamment celle avec Tangui Perron, auteur de L'écran rouge, syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo, que L(Atelier publiera le 17 mai, et une autre consacrée à "Mai et Juin 1968: une rébellion ouvrière".

Le programme

BIFFF 2018 : Masterclass et mariachis pour Guillermo del Toro

Posté par kristofy, le 13 avril 2018

C'est l'année Guillermo del Toro. Depuis septembre 2017 quand La forme de l'eau remporte le Lion d'or au Festival de Venise puis durant les mois suivant en recevant des récompenses partout - Goya en Espagne, Bafta en Angleterre, Golden Globe (meilleur réalisateur) puis 4 Oscars (dont meilleur film et meilleur réalisateur) aux Etats-Unis. Il a désormais plein de projets en production et il parraine différentes structures qui aident au développement du cinéma mexicain et le rendez-vous est pris pour présider le jury du Festival de Venise 2018 dans quelques mois. Cette consécration mondiale est en fait moins celle de son dernier film que celle de l'ensemble de sa filmographie : quelques courts-métrages puis Cronos, Mimic, L'échine du Diable, Blade 2, Hellboy, Le labyrinthe de Pan, Hellboy 2: Les légions d'or maudites, Pacific Rim, Crimson Peak, et enfin le sacre avec le plus classique La forme de l'eau.

Cette constance dans le fantastique fait qu'il était naturel que Guillermo del Toro soit l'invité d'honneur du BIFFF (le contact avait d'ailleurs été pris en septembre durant Venise, donc bien avant les Oscars) d'autant plus que son premier film Cronos y avait été en compétition et avait reçu un Corbeau d'argent. Au programme donc cette année : Guillermo del Toro est fait Chevalier de l'Ordre du Corbeau (l'hommage du BIFFF), présente une séance spéciale de Cronos, et surtout offre une masterclasse.

Pour accueillir Guillermo del Toro la salle pleine d'environ 2000 spectateurs lui a fait une standing-ovation, et lui s'est amusé avec le rituel du BIFFF qui est d'entonner une chanson sur scène : il a chanté accompagné d'une formation de mariachis. La préparation semblait classique avec diverses questions à propos de chacun de ses films accompagnés d'un extrait mais c'était sans doute trop sage : la rencontre est devenue un dialogue plein de digressions d'un film à un autre sans ordre particulier et plein d'anecdotes sur sa jeunesse et les tournages.

Le saviez-vous ? Guillermo apparait dans chacun de ses films dans le montage sonore, pour le bruit d'un insecte ou le souffle de la respiration d'une créature : c'est en fait sa voix. Cette masterclasse s'est prolongée au-delà des 2 heures prévues puisque Guillermo était particulièrement bavard : en parlant de ses films on sent qu'il veut avant tout parler de sa passion pour le cinéma.

Extraits.

Cronos, le premier film :
Pour ma génération, quand j'étais jeune, le gouvernement au Mexique ne faisait pas grand chose pour soutenir le cinéma, il n'y avait pas d'aide pour monter des films ni de festival de cinéma. Quand on veut quelque chose, on peut concevoir les règles pour que ça arrive : j'ai participé à la création du festival international de Guadalajara, j'ai monté une société de production pour le tournage de Cronos. C'était mon premier long-métrage, des gens m'ont dit que ce n'était pas très bon et que ça n'irait nulle part. En fait La Semaine de la Critique à Cannes l'a aimé et l'a sélectionné, et on y a gagné le Prix. C'était formidable, le film voyageait en dehors du Mexique et il était vu dans plein de pays. Mais après Cronos je n'ai eu aucun travail pendant longtemps, j'ai écrit différents scénarios qu'aucun producteurs ne voulaient financer.

Mimic, second film et premier film américain :
Avec les frères Weinstein j'ai travaillé sur le scénario de ce qui devait être au début un court-métrage, mais il y avait selon moi matière à un film entier. Ça a pris beaucoup de temps pour le financement. Ce film a failli tuer mon désir de faire des films. Je vais vous donner ce conseil : quand on débute un tournage, on a l'instinct de commencer par une scène facile, en fait il faut directement commencer par une séquence complexe. Il faut dès le tout début directement impressionner les producteurs avec les premières images tournées dans l'objectif de garder le plus de contrôle possible pour la suite du tournage.

L'échine du Diable, troisième film et premier film en Espagne :
Encore une fois je me suis dit que ça allait être mon dernier film. Alors j'ai voulu réussir à un peu tout y mettre dedans : la guerre civile, les fantômes, un orphelinat avec des secrets et une bombe. Avec dans l'histoire de la peur, du deuil, des regrets.

Blade, Hellboy, Pacific Rim; ses blockbusters américains :
Dans Blade comme dans Hellboy le personnage a le choix: soit il peut être plus une créature soit il peut être plus humain, il y a un dilemme intérieur. Là je veux dire à chaque fois quelque chose. Pour les gens qui n'aiment pas ce genre de films, voici un film qui vous fera aimer, j'espère, ce genre de film. J'ai appris à filmer des scènes d'action en regardant beaucoup de films d'action, et à chercher comment faire autrement.

Crimson Peak et La forme de l'eau :
Je parle enfin plus de romance et de sexualité, il m'a fallu du temps. On voit un rapport sexuel physique de La forme de l'eau, mais revoyez Crimson Peak et vous verrez qu'il y a beaucoup de choses sur la sexualité avec notamment la séduction et le sentiment de rejet. Avoir des Oscars pour La forme de l'eau c'est venu symboliser l'amour de différentes communautés de spectateurs touchées par ce film. C'est ça qui est important, cet amour des spectateurs, que les gens aient été touchés à différents niveaux par le film. De quelqu'un qui dit 'je ne crois pas en l'amour', on dit que c'est un homme sage et de quelqu'un qui dit 'je crois en l'amour', on dit que c'est un homme fou, alors je suis fou. J'ai cette folie que je veux partager.

Le labyrinthe de Pan, le chef d'oeuvre :
J'ai pitché l'histoire à plusieurs studios et on m'a dit non pour le produire, parce que, à la fin, la petite fille meurt. J'ai utilisé les conventions des contes en général, comme avoir à choisir entre 3 portes et comme une mise à l'épreuve du personnage principal. Le film était en compétition à Cannes, on n'y a pas eu de récompense, le président du jury c'était Wong Kar-wai qui regarde les films avec ses lunettes de soleil... Le film a été montré en fin de festival et le public lui a fait une standing ovation de 23 minutes, un record je crois. Puis Le labyrinthe de Pan a eu des Oscars. J'ai voulu un fort contraste entre la beauté et la violence, il fallait être sincère avec ces deux aspects. La beauté rend la violence plus dure à supporter, la violence fait que la beauté est plus émouvante ou larmoyante.

Cannes 2018 : Ex-Palmes d’or, films d’animation et productions Netflix parmi les absents de la Sélection officielle

Posté par wyzman, le 12 avril 2018

Il y a quelques minutes seulement, Pierre Lescure et Thierry Frémaux ont dévoilé les noms des films qui font partie de la sélection officielle du 71e Festival de Cannes. Et si le second a évoqué un "renouvellement de cinéaste", il faut bien admettre que l'on ne s'attendait pas à retrouver Jean-Luc Godard en compétition. Inattendue et rafraîchissante, la liste des films en compétition est également marquée par les présences de Spike Lee (Blackkklansman), David Robert Mitchell (Under the Silver Lake) et Christophe Honoré (Plaire, aimer et courir vite). Ceci dit, il y a de nombreux absents... Avec pas mal de primo-arrivants en Compétition, et peu "'habitués", cette sélection est assurément surprenante.

Où sont les acteurs et réalisateurs stars ?

Parmi les réalisateurs qui n'ont pas été cités, il y a les petits nouveaux dont les derniers projets nous ont bluffés  : Lenny Abrahamson (The Little Stranger), Claire Burger (C'est ça l'amour), Luca Guadagnino (Suspiria), Barry Jenkins (If Beale Street Could Talk), Harmony Korine (The Beach Bum), Pierre Schoeller (Un peuple et son roi), Felix Van Groeningen (Beautiful Boy). Mais ce n'est pas tout ! De manière surprenante, les sélectionneurs ont fait l'impasse sur des cinéastes établis et habitués du festival : Alfonso Cuaron (Roma, à cause de Netflix), Laszlo Nemes (Sunset), Pablo Trapero (La quietud), Brian De Palma (Domino), Carlos Reygadas (Where Life is Born), Claire Denis (High Life), Terry Gilliam (The Man Who Killed Don Quixote, même si on peut espérer un rebondissement grâce à al justice), Paolo Sorrentino (Loro), Naomi Kawase (Vision), et les quatre palmés Jacques Audiard (The Sisters Brothers), Mike Leigh (Peterloo), Nuri Bilge Ceylan (Le poirier sauvage) et Lars von Trier (The House That Jack Built, qui pourrait quand même s'ajouter à la liste). On apprécie néanmoins la présence de Wim Wenders dont le film Le Pape François - un homme de parole, distribué par Universal, sera projeté en séances spéciales.

Quant aux stars, c'est la pénurie. Hormis Everybody Knows d'Asghar Rafhadi (avec Pénelope Cruz et Javier Bardem), Under the Silver Lake de David Robert Mitchell (avec Andrew Garfield), En guerre de Stéphane Brizé (Vincent Lindon), Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (avec Vincent Lacoste et Pierre Dalondonchamps) et Blackkklansman de Spike Lee (avec Adam Driver), les films en compétition sont loin d'être portés par des grosses têtes d'affiche. A Un Certain regard, on croisera quand même Marion Cotillard (Gueule d'ange), Riccardo Scamarcio (Euphoria, Clovis Cornillac et Karin Viard (Les chatouilles)... En séances spéciales, Mads Mikkelsen sera présent pour Arctic. Hors compétition, Solo, A Star Wars Story (Alden Ehrenreich, Emilia Clarke, Thandie Newton, Woody Harrelson, Paul Bettany, Donald Glover) et Le grand bain (Guillaume Canet, Leïla Bekhti, Mathieu Amalric, Virginie Efira, Jean-Hugues Anglade, Marina Foïs, Benoît Poelvoorde, Mélanie Doutey, Jonathan Zaccaï) devraient donc être les plus gros événements people d'un Cannes qui s'annonce radical. La proposition est en soi intéressante (et stimulante pour la critique).

Une diversité relative

Les plus attentifs l'ont déjà noté : dans cette sélection officielle, il n'y aucun long-métrage d'animation ! Une triste nouvelle lorsque l'on sait que 4 courts-métrages d'animation ont été sélectionnés et que l'offre était foisonnante cette année.

A défaut de s'émerveiller devant des personnages dessinés, notons tout de même la présence de films libanais (Capharnaüm de Nadine Labaki), polonais (Cold War de Pawel Pawlikowski) et égyptien (Yomeddin, premier film de A.B. Shawky) en compétition. Un certain regard compte six premiers films! Globalement, l'Amérique latine est la grande absente de la compétition, qui manque aussi pas mal de films nord-américains. Le cinéma asiatique compense...

L'épineux cas Netflix

Quant à Netflix, les choses semblent plus claires depuis la nuit dernière. Ted Sarandos, le responsable des contenus de Netflix, s'est entretenu hier avec le magazine américain Variety, rappelant au passage les désirs du géant du streaming : "Nous voulons que nos films soient mis au même niveau que tous les autres cinéastes. Il y a un risque que nous y allions et que nos films et nos réalisateurs soient traités de manière irrespectueuse au festival. Ils ont donné le ton." Tout cela avant de lancer un cinglant "Je ne pense pas que ce serait bien pour nous d'être là." Résultat : Netflix retire tous ses films suite à la nouvelle règle du festival. Celle-ci veut que les films qui ne sont pas distribués dans les salles françaises au moment de leur sortie ne soient plus acceptés en compétition.

Bien qu'il soit toujours possible pour Netflix de les proposer hors-compétition, la firme américaine semble s'être fait une raison. Car il faut reconnaître qu'après le tollé provoqué par les présences en compétition d'Okja et The Meyerowitz Stories l'an dernier, Thierry Frémaux n'a pas choisi d'y aller par quatre chemins, visant directement les plateformes de streaming. D'après lui, ces dernières empêchent les films d'appartenir "à la mémoire cinéphile" à cause de leurs algorithmes. Malgré des critiques vives et incessantes, Netflix s'était montré favorable à l'idée que les deux films soient diffusés dans des cinémas en France. Malheureusement, la chronologie actuelle des médias exige que les films ne soient disponibles sur des plateformes domestiques que 36 mois après leur sortie en salle, un contre-sens total pour le modèle économique de Netflix !

the other side of the wind orson welles john hustonOrson Welles le grand absent

Visiblement très remonté contre Thierry Frémaux, Ted Sarandos n'a donc pas hésiter à le mentionner dans les colonnes de Variety. Concernant une potentielle présence de Netflix hors-compétition, le cadre de 53 ans explique : "Je ne pense pas qu'il y ait de raison pour que l'on soit hors-compétition. La [loi] était implicitement à propos de Netflix et Thierry l'a rendue explicite quand il annoncé la nouvelle règle." Au sujet de leur passage mouvementé à Cannes l'an dernier, il constate : "Le festival a choisi de célébrer la distribution plutôt que l'art du cinéma. Nous sommes à 100% du côté de l'art du cinéma. Et au fait, tous les autres festivals du monde le sont aussi." Interrogé sur sa présence sur la Croisette en mai prochain, il botte en touche : "Nous aurons des gens du secteur de l'acquisition de films parce que beaucoup de films seront là sans distributeur." Enfin, à propos de l'avenir, Ted Sarandos est néanmoins assez confiant : "Thierry partage mon amour pour le cinéma et serait un héros en changeant [la règle] quand il réalisera à quel point celle-ci est punitive pour les cinéastes et les cinéphiles."

Pour rappel, Netflix devait amener jusqu'à la Croisette Norway de Paul Greengrass, Hold the Dark de Jeremy Saulnier, le nouveau film d'Alfonso Cuaron, Roma, le film inédit d'Orson Welles, The Other Side of the Wind, ainsi que They'll Love Me When I'm Dead, le documentaire de Morgan Neville sur Orson Welles ! La non-présence du dernier film de son père a d'ailleurs bouleversé Beatrice Welles qui a supplié Ted Sarandos dans un e-mail de "laisser le travail de [son] père être le film qui fait le pont entre Netflix et Cannes".