Cannes 2012 : La Semaine de la Critique couronne le film espagnol Aqui y Alla

Posté par vincy, le 24 mai 2012

Premiers prix du 65e Festival de Cannes, ceux de la Semaine de la Critique, ce jeudi soir. Quatre des sept films présentés en compétition repartent avec un titre, mais c'est bien le favori de la sélection qui emporte le Grand prix et prend un sérieux avantage dans la course à la Caméra d'or, qui sera décernée dimanche au meilleur premier long métrage toutes sélections confondues.

- Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique: Aqui y Alla (Ici et Ailleurs) d'Antonio Méndez Esparza (Espagne/Etats-Unis/Mexique)
Le cinéaste et président du jury Bertrand Bonello a salué une oeuvre "qui par sa narration, passe du documentaire à la fiction, qui impressionne sans chercher à nous impressionner et nous laisse avec l'humanité de ses personnages".
C'est l'histoire de Pedro de retour dans son petit village de montagne à Guerrero, au Mexique. Il y retrouve ses filles, devenues plus âgées mais aussi plus distantes, et sa femme, toujours aussi souriante. Cette année, les villageois s’attendent à une récolte abondante et il y a du travail en ville. Toutefois, étant habitués à la précarité, leur intérêt se tourne principalement vers leurs familles ou les opportunités de travail plus au Nord, de l’autre côté de la frontière.

- Prix Révélation France 4 : Sofia's Last Ambulance d'Ilian Metev (Allemagne/Bulgarie/Croatie)
Le jury a souligné "la retenue et l'engagement" de ce film qui "reflète la vie d'une nation en transition".
Le film montre le quotidien, sur le fil, d'une équipe de secouristes en butte à la décrépitude du système de santé bulgare. Dans une ville qui ne possède que 13 ambulances pour deux millions d'habitants, Krassi, Mila et Plamen sont nos héros improbables : gros fumeurs, bourrés d’humour et sans cesse en train de sauver la vie d’autrui, malgré le grand nombre d’obstacles. Cependant, le système brisé les met à rude épreuve. Combien de temps vont-ils encore tenir à sauver les écorchés de la société jusqu'à ce qu'ils perdent leur empathie?

- Prix SACD : Les voisins de Dieu de Meni Yaesh (Israël/France)
Il s'agit d'une plongée énergique dans l'intégrisme religieux en Israël. Avi, le chef, Kobi et Yaniv, trois bons copains, se sont auto-désignés surveillants d’un quartier de Bat Yam en Israël. Ils sont jeunes, savent se battre, Ils surveillent les tenues des femmes, font respecter le shabbat, et s'assurent que les Arabes de la ville de Jaffa n’entrent pas dans le quartier avec leurs voitures diffusant de la musique tonitruante. L'équilibre de la bande vacille le jour où Avi tombe amoureux d’une jeune fille.

- Soutien ACID/CCAS à la distribution : Los Salvajes d'Alejandro Fadel (Argentine).
Ce film retrace l'évasion violente, façon western, de cinq adolescents d'un centre de redressement, à travers des paysages sauvages. Ce pèlerinage d’une centaine de kilomètres vers la promesse d’un foyer est semé d'embûches : ils chassent pour se nourrir, pillent, se droguent, se lavent dans des rivières, se battent entre eux et font l’amour.

Cannes 2012 : Gustave Kervern fout le souk sur la Croisette

Posté par vincy, le 22 mai 2012

C'est le grand jour pour Le grand soir. Le nouveau film, punk et azimuté, du duo Delépine/Kervern est présenté aujourd'hui à Un Certain Regard. Gustave Kervern en profite pour créer le buzz, soit un joyeux bordel depuis ce matin. Figurez-vous que sur les autres Marches, les prestigieuses, celles filmées par la télévision, il y a Brad Pitt (qui vient présenter Killing Them Softly). La concurrence est rude, médiatiquement.

Pour que Le grand soir ne soit pas éclipsé par The Big Brad, le coréalisateur a commencé la matinée en s'invitant à la séance photo précédant la conférence de presse de la star américaine. Le fiancé d'Angelina Jolie l'a plutôt bien pris, hilare devant les pitreries du Français parvenant même à lui baiser la main. Comme l'a confirmé Thierry Frémaux quelques instants plus tard, Kervern a aussi endommagé le décor du "photocall". Le souk total. Cela va faire le bonheur des photographes.

Cela devrait être normal. Dans Festival il y a fête. Dans 7e Art il y a art. Mais depuis quelques années, Cannes s'est assagit. Moins de scandales durant les projections de films, plus de contrôle sur l'agenda des stars. Les avocats, agents, relations publiques qui entourent les comédiens les plus connus obstruent toute forme d'improvisation. Tout est devenu plus lisse. Il faut se foutre des convenances et avoir l'audace de rester soi-même pour provoquer le protocole et les rituels.

Kervern n'a pas hésité une seconde. Son plus pur style "anar" s'est d'ailleurs prolongé pour la première projection du film, à 11h. Avant la présentation officielle par Thierry Frémaux, il se promenait dans la salle et discutait avec les journalistes. Le voici rattrapé par son attaché de presse essayant de canaliser ses pulsions bordéliques. Quand on lui tend le micro devant le public, Gustave Kervern se lance dans un long discours pour draguer les jurés de la sélection, déclarant son amour pour chacun, Tim Roth en tête. Puis il dévie : "La France, maintenant, avec François Hollande, c'est une France de winners!", incitant ainsi à donner le prix samedi à leur film. Dans la foulée, il rappelle qu'il a l'adresse de chacun des membres du jury, qu'il connait très bien les enfants de Tim Roth - "Tim Roth je sais ou t'habites, où tes enfants vont à l'école" -, menace implicitement, mais pas sérieusement, de conséquences fâcheuses s'il n'emportait pas ce prix. La salle rit aux éclats. Il lance enfin un ultime défi : une ovation de 6 minutes 30 à la fin du film, puisque la plus longue ovation depuis le début de cette 65e édition a duré 6 minutes.

Si une grande partie de la salle s'est vidée, les spectateurs restants admirent le show du bonhomme, qui n'hésite pas à monter sur scène torse nu pour faire durer les salves d'applaudissements. Qu'on se le dise, Kervern est prêt à payer de sa personne pour que Le grand soir reste dans les mémoires des festivaliers.

Cannes 2012 : déluge et pagaille

Posté par vincy, le 21 mai 2012

Les fortes pluies qui se sont abattues depuis quelques jours sur la Croisette, et particulièrement dimanche, ont entraîné de sérieux problèmes de logistiques. Le feu d'artifice programmé hier soir pour célébrer le 65e anniversaire du Festival a été reporté à mardi, si la météo le permet. La plus grave conséquence reste pour la salle du 60e, salle éphémère construite chaque année à côté du Palais, utilisée notamment pour les séances du lendemain (rattrapage), les séances spéciales et Cannes Junior. Son toit a été sérieusement endommagé par les pluies torrentielles et le vent. Des projections ont été annulées, pour être finalement reprogrammées et déplacées dans une autre salle. La salle devrait être opérationnelle dès ce lundi, après une série de travaux.

Les intempéries ont aussi causé quelques soucis pour les soirées organisées sur les plages. Hier, à celle du 65e anniversaire, Plage du Majestic, la piste de danse ressemblait à une patinoire et la pratique de "l'aqua-dancing" pourrait devenir la tendance de cette édition. Ce soir, Plage Nespresso, la soirée de la Semaine de la Critique, très courue chaque année par des centaines de festivaliers, jouait la prudence en distribuant les invitations au compte-goutte, ne sachant pas si la partie extérieure serait accessible.

Et c'est sans compter le calvaire des files d'attente qu'on peut reconnaître de loin avec la forêt de parapluies. Pour la projection presse du film d'Abbas Kiarostami, on a frôlé l'émeute parmi les très sages journalistes. Plantés sous le déluge durant 40 minutes, les portes ont tardé à ouvrir et la file d'attente mettait du temps à se résorber. Certains ont insulté les pauvres agents, chargés de filtrer les badges, qui ne font qu'appliquer les consignes. Tout le monde ressemblait à des chiens trempés. On imagine que certains sont tombés malades. La faute de cette désorganisation, qui a faillit entraîner un mouvement de panique générale (les si sages journalistes n'hésitant pas à écraser leurs confrères pour essayer de se faufiler au plus vite à l'abri), revient au film qui précédait le Kiarostami dans la salle Debussy : le documentaire de Gilles Jacob avait fait le plein d'invités, qui ont quitté la salle trop lentement, bloquant l'issue principale donnant accès au Palais.

Evidemment, on peut aussi en rire. Il suffisait de voir la montée des marches hier soir. Les vedettes n'étaient pas mieux loties. De l'espace du photocall, protégé, au sommet des marches, il y a toute une distance à franchir sous les cordes. Les robes longues (ou à traine) faisait serpillère sur des marches devenues flaques d'eau. Les coiffures et autres magnifiques brushings s'aplatissaient. Les gouttes perlaient sur les visages et les costumes. Bref, la météo est le seul élément capable de ruiner le glamour de Cannes.

Une seule solution : passer ses journées dans les salles et voir des films!

Cannes 2012 : un film sur Ian Fleming et James Bond sur la plage

Posté par vincy, le 19 mai 2012

Duncan Jones (Source Code) réalisera un biopic sur Ian Fleming, l'auteur de la série littéraire James Bond. L'écrivain s'était fortement inspiré de sa propre vie pour créer l'espion au service de sa Majesté.
Et tandis que le prochain film avec 007, SkyFall, est en actuellement en tournage, Cannes rend hommage au buveur de Martini et séducteur irrésistible qui fête ses 50 ans de cinéma cette année. Dans le foyer de la salle Debussy, au Palais du Festival, des photos des James Bond Girls sont exposées.
Et au Cinéma de la Plage,  quelques films légendaires de la franchise sont projetés le soir gratuitement : après Dr No et Casino Royale jeudi, on pourra voir dimanche Les diamants sont éternels, lundi Bons baisers de Russie et mercredi Au service secret de sa Majesté.

Cannes 2012 : le jury d’Un Certain regard

Posté par vincy, le 14 mai 2012

Il ne manquait plus que ce jury à compléter autour de Tim Roth, son Président (voir actualité du 12 avril. Il sera accompagné de 3 femmes et un homme pour choisir les lauréats qui recevront leur prix le 26 mai prochain.

Leïla Bekhti, jeune actrice française, Tonie Marshall, productrice, réalisatrice et scénariste française, Luciano Monteagudo, critique au journal argentin Pagina /12 et Sylvie Pras, responsable des Cinémas au Centre Pompidou et directrice artistique du Festival de La Rochelle monteront les marches bleues.

Un Certain regard s'ouvrira jeudi 17 mai avec Mystery, de Lou Ye.

Cannes 2012 : coup de gueule au féminin pluriel de Fanny Cottençon, Virginie Despentes et Coline Serreau

Posté par vincy, le 12 mai 2012

Il faut bien un début de polémique. Aujourd'hui, dans Le Monde, une comédienne, une réalisatrice et écrivaine et une cinéaste signent une tribune intitulée "À Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes leurs films". Fanny Cottençon, Virginie Despentes et Coline Serreau interpellent le plus grand festival du monde. Alors que l'égalité homme-femme est plébiscitée par les Français (et promise par le nouveau Président élu), ces trois artistes se plaignent de l'absence de réalisatrices dans la Compétition : "Les vingt-deux films de la sélection officielle ont été réalisés, heureux hasard, par vingt-deux hommes. Le Festival couronnera donc pour la 63e fois l'un d'entre eux, défendant ainsi sans faillir les valeurs viriles qui font la noblesse du septième art" ironisent-elles.

De fait Cannes - mais c'est aussi le cas de Berlin (1 en 2012) et dans une moindre mesure de Venise (5 en 2011) -  n'a jamais fait une grande place aux femmes dans la Compétition. Une seule Palme en 65 éditions (Jane Campion, La leçon de Piano, 1993, en photo) et l'an dernier, un "record" battu avec 4 réalisatrices en lice pour la Palme. Cette année, zéro (il y en a quelques unes dans les autres sélections). Berlin et Venise ont un palmarès très légèrement plus flatteur avec, pour chacun des deux festivals, 4 femmes ayant obtenu l'Ours d'or et Le Lion d'or.

"Messieurs, vous avez retrouvé vos esprits et nous nous en réjouissons. Le Festival de Cannes 2012 permet à Wes, Jacques, Leos, David, Lee, Andrew, Matteo, Michael, John, Hong, Im, Abbas, Ken, Sergei, Cristian, Yousry, Jeff, Alain, Carlos, Walter, Ulrich, Thomas de montrer une fois de plus que " les hommes aiment la profondeur chez les femmes, mais seulement dans leur décolleté" se moquent les trois signataires.

Mais elles sont plus virulentes : "Cette sélection exemplaire est un signe fort envoyé à la profession, et au public du monde entier. Car qui mieux que le plus prestigieux festival de cinéma au monde, pour être le porte-voix de cet immuable message. Avec une grande lucidité sur son rôle primordial, vous avez su empêcher toute velléité féminine de briguer une quelconque place dans ce milieu si bien gardé. Surtout, ne pas laisser penser aux jeunes filles qu'elles pourraient avoir un jour l'outrecuidance de réaliser des films et de gravir les marches du Palais autrement qu'au bras d'un prince charmant."

Potiches

Elles reprochent au Festival de Cannes de n'utiliser les femmes que comme potiches : "Ne suffit-il pas qu'elles puissent rêver d'être un jour " la " maîtresse de cérémonie de la soirée d'ouverture du Festival ! Bérénice Bejo en 2012, Mélanie Laurent en 2011, Kristin Scott Thomas en 2010. Les femmes sont de parfaites hôtesses, que l'on rendra heureuses d'un simple, " T'as de beaux yeux, tu sais ", ou autres compliments bien tournés. Des icônes troublantes aussi que vous savez laisser à leur juste place : en vitrine et sur papier glacé. Les affiches du Festival en témoignent : cette année c'est Marilyn Monroe qu'on célèbre, en 2011 Juliette Binoche, en 2009 Monica Vitti, et en 1989 une Marianne de la République incarnait le prestigieux Festival." "Elles sont célébrées pour leurs qualités essentielles : beauté, grâce, légèreté... Evitons-leur les affres de la direction d'une équipe de tournage, épargnons-leur la pénible confrontation avec les contraintes techniques d'un plateau. Qu'iraient-elles s'ennuyer dans le comité d'organisation où se prennent les décisions importantes et qui, pour preuve, n'a connu depuis sa création que des présidents ? Gardons aux hommes la lourde charge de ces fonctions rébarbative. Aux femmes les bobines à coudre, aux hommes celles des frères Lumière !" écrivent-elles avec grincement.

Au moins, reconnaissons au Festival, cette année, d'avoir respecter la parité dans le jury. La première Préisdente de jury fut choisie en 1965 (Olivia de Havilland). Au total, dix comédiennes ont présidé le jury cannois. Par comparaison, Venise n'a décerné ce poste que 4 fois (depuis 1987!). Mais Berlin semble imbattable avec 20 présidentes du jury depuis 1963!!!

Avec un peu de chance, nous verrons peut-être une femme monter les marches officiellement : la future Ministre de la Culture, dont le nom devrait être connu juste avant l'ouverture du Festival, mercredi.

Le thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, président du jury de Locarno

Posté par cynthia, le 10 mai 2012

Les organisateurs du 65e festival du film de Locarno (1er-11 août 2012) ont désigné le réalisateur, scénariste, producteur et vidéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul comme président du jury de la Compétition internationale, qui désigne, entre autres le Léopard d'or.

Diplômé des Beaux arts et de la célèbre "School of the Art Institute of Chicago", Apichatpong Weerasethakul a su se faire un nom, et également acquérir  la reconnaissance dans le septième art, à travers ses cinq longs métrages, ainsi que ses courts-métrages

Considéré comme "l'une des révélations majeures du cinéma mondial de ces vingt dernières années" par le directeur artistique du festival, Olivier Père, le cinéaste thaïlandais de 42 ans s'était fait connaître du grand public avec Syndromes and a Century.  Ce film est d'ailleurs, selon de nombreux classements, le meilleur de la dernière décennie.

Ayant obtenu la Palme d'or à Cannes en 2010 pour Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, Apichatpong Weerasethakul, foulera de nouveau cette année les marches de la croisette pour Mekong hotel, disponible en séance spéciale. Par ailleurs, Apichatpong a également monté des expositions et des installations dans de nombreux pays depuis 1998. Cette année, il montera une importante installation pour la Documenta de Kassel. Ses plus récents projets comprennent des films en ligne pour Mubi (Ashes, 2012) ainsi que pour le Walker Art Center aux États-Unis (Three Wonders of the World, 2012)

Francesco Rosi fait main basse sur le Festival de Venise

Posté par vincy, le 10 mai 2012

Le 69e Festival de Venise (29 août-8 septembre) honorera le cinéaste italien Francesco Rosi en lui décernant un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière. Le napolitain Rosi, 89 ans, avait déjà reçu un prix équivalent à Berlin en 2008. Parmi ses multiples récompenses, il a obtenu une Palme d'or à Cannes en 1972 avec L'affaire Mattei, un Ours d'argent de la mise en scène à Berlin en 1962 pour Salvatore Giuliano, 6 prix David du Donatello du meilleur réalisateur entre 1965 et 1997, un Lion d'or à Venise en 1963 pour Main basse sur la ville.

L'affaire Mattei vient d'être l'objet d'une restauration grâce au soutien de The Film Foundation de Martin Scorsese. Le film sera diffusé avec cette copie neuve le 31 août lors de la soirée hommage.

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Actualités autour de Francesco Rosi

Le 14e Festival du cinéma brésilien de Paris ouvre ses portes le 9 mai

Posté par MpM, le 7 mai 2012

Comme chaque printemps, le cinéma brésilien fait son festival au nouveau Latina ! Du 9 au 22 mai sont ainsi présentés une trentaine de films venus du Brésil.

C'est Capitaines des sables de Cecília Amado qui fera l'ouverture de la manifestation, dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de Jorge Amado, et en présence de la réalisatrice qui est la petite fille de cette importante figure littéraire brésilienne.

Un documentaire sur le romancier bahianais souvent adapté au cinéma (Dona Flor et ses deux maris, Gabriela, girofle et Cannelle, Tieta d’Agreste...) sera également diffusé pendant la quinzaine tandis que la réédition de son ouvrage La découverte de l’Amérique par les Turcs sera officiellement lancée durant le festival.

Du côté de la compétition, sept longs métrages sont en lice pour le prix du public, dont Historias de Julia Murat, qui a reçu le Rail d'or et le prix CCAS lors de Cinélatino 2012, et Sud-Ouest d'Eduardo Nunes, récompensé par le prix FIPRESCI lors de la même édition de Cinélatino.

Côté documentaires (à découvrir en seconde semaine), beaucoup d’œuvres consacrées à la musique, comme Les Chansons d’Eduardo Coutinho ou Marcelo Yuka no Caminho das Setas de Daniela Broitman, mais aussi un film sur Claude Lévi-Strauss (Trópico da saudade de Marcelo Fortaleza Flores) et un autre sur l'homme politique Tancredo Neves (Tancredo, A Travessia de Silvio Tendler).

Enfin, le Festival ouvre les festivités de la célébration des 20 ans de Riofilme (la commission du film soutenant les productions se déroulant à Rio de Janeiro) avec une sélection de 20 films dont Xingu de Cao Hamburger et Les plus belles choses au monde de Laís Bodansky.

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Informations et programme sur le site du Festival

Locarno 2012 aux couleurs de l’Afrique et du Mexique

Posté par cynthia, le 4 mai 2012

Pour la 65e édition du festival de Locarno (1-11 août 2012), qui depuis soixante-cinq ans a su se forger une importante et singulière place dans le paysage cinématographique, la sélection s'annonce des plus prometteuses et audacieuses.

L'Afrique subsaharienne francophone sera à l'honneur cette année. En effet, 12 projets ont été sélectionné par l'Open Doors, le laboratoire de coproduction du festival, qui consiste a mettre en lumière des films en provenance des pays dont le cinéma est en voie de développement.

Martina Malacrida, la responsable de la section, se dit "particulièrement satisfaite de la variété et des projets proposés". Ces 12 projets ont été choisis parmi 213 candidatures de 17 pays différents. Jugés du 4 au 7 aout prochain, les réalisateurs et producteurs sélectionnés pourront avoir le privilège de participer au festival de Locarno où ils seront mis en contact avec des professionnels afin de financer leurs projets.

Parmi les réalisateurs, citons les burkinabè Idrissa Ouédraogo, présent sur la Piazza Grande en 1989 avec Grand-mère (Yaaba), et Gaston Kaboré, César du meilleur film francophone en 1983 avec Wend Kuuni (Le don de Dieu). Deux autres figures de proue du cinéma africain, le malien Cheick Oumar Sissoko et le mauritanien Abderrahmane Sissako, respectivement réalisateurs de Guimba (sélectionné à Locarno en 1995) et de Bamako (sélectionné à Cannes en 2006), participeront aussi à Open Doors.

Par ailleurs, pour l’édition 2012, le Festival se prévaut également de la contribution d’Alex Moussa Sawadogo, expert du cinéma africain et directeur du festival Afrikamera de Berlin.

Cet été la ville Suisse italienne fera sans aucun doute grimper la température... D'autant que la Carte blanche cette année sera donnée au Mexique. Cette nouvelle proposition du Festival, lancée l'an dernier avec la Colombie, permet d’offrir chaque année à un pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Europe du Sud-Est une visibilité sur des films en post-production. "Carte Blanche se déroulera le dimanche 5 août et, au terme de la journée, un jury composé de trois professionnels du secteur sera appelé à attribuer au meilleur projet un prix de 10’000 CHF, lui permettant ainsi d’achever sa production" explique le Festival. La sélection sera révélée en juillet.

La sélection Open Doors

Ailleurs (Away) de Leslie Tô (Burkina Faso)
Black Sunshine d’Akosua Adoma Owusu (Sénégal/Ghana)
De la rue à l'école (From Street to School) de Pape Tall (Sénégal)
Faso Fani, la fin du rêve (Faso Fani, the End of the Dream) de Michel K. Zongo (Burkina Faso)
Fragments de vies (Pieces of Lives) de Laza (Madagascar)
Il Faut Quitter Bamako (We've Got to Leave Bamako) d’Aïssa Maïga (Mali)
La prochaine fois, le Feu (Fire Next Time) de Mati Diop (Sénégal)
Le Président (The President) de Jean-Pierre Bekolo (Cameroun)
Lombraz Kan (Shadows of the Sugarcane) de David Constantin (île Maurice)
Nyè (The Eye) de Daouda Coulibaly (Mali)
Pakitalaki, portrait d’une famille (Pakitalaki, Portrait of a Family) d’Adama Sallé (Burkina Faso)
Toutes voiles dehors (Secret Faces) de Jean-Marie Teno (Cameroun)