Grand prix à Deauville, Mother and Child consacre Annette Bening

Posté par vincy, le 13 septembre 2010

Annette Bening dans Mother & Child

Elle était l'invitée d'honneur du Festival du cinéma américain de Deauville. Elle y présentait deux films : The Kids are all right, comédie de moeurs douce amère primée par un Teddy Award à Berlin et Mother and Child. Annette Bening est, sans aucun doute, la star du cinéma indépendant cette année, et en bonne place pour une future nomination aux Oscars (elle a déjà été nommée trois fois).

Car le film de Rodrigo Garcia (Les passagers), qui met aussi en vedette Naomi Watts, Samuel L. Jackson, Kerry Washington et Cherry Jones, vient de recevoir le Grand prix à Deauville. Contrairement à The Kids are allright, très joli succès de l'été aux USA, Mother & Child n'a pas rencontré son public (un million de $ au box office). Il lui faudra un palmarès étoffé pour séduire les professionnels hollywoodiens : un an après son avant-première mondiale à Toronto, il a voyagé à San Sebastian, Sundance et Dubai. Le film sort le 17 novembre en France.

Deauville a aussi récompensé The Myth of the American Sleepover (présenté à la Semaine de la critique à Cannes) et Winter's Bone (prix du jury ex-aequo).

Holly Rollers a reçu le prix révélation Cartier tandis que le prix de la critique internationale a échu à Buried, de Rodrigo Cortes.

Deauville : retour sur les 11 films en compétition

Posté par kristofy, le 14 septembre 2009

themessenger.jpgPour sa 35ème édition le Festival du Cinéma américain de Deauville a proposé une sélection de 11 films en compétition. De la comédie à film plus violent le public et les jurys ont découvert une large palette du cinéma indépendant et aussi des histoires singulières.

Retour sur les autres films de la compétition

Cold Souls : Le premier film à ouvrir le bal de la compétition est réalisé par Sophie Barthes, une française qui a peaufiné son projet à Sundance alors que Paul Giamatti avait déjà été séduit par le scénario. Il joue son propre rôle, celui de l’acteur américain Paul Giamatti qui est accablé par ses doutes en répétant une pièce de théâtre. Il apprend l’existence d’une société qui vous soulage de votre âme en l’extrayant de votre corps et qui la stocke le temps que vous voulez, il est même possible de louer une autre âme… Incrédule d’abord (comme le spectateur) il se laisse tenter par l’expérience, et il n’est plus tout à fait le même homme qu’avant. Mais quand il veut récupérer son âme celle-ci a été volée par une trafiquante russe pour la remettre à une actrice télé compagne d’un mafieux… La première partie est pleine d’humour et d’inventivité, mais malheureusement la suite où les personnages ont des aperçus de résidu d’âme est moins percutante.

Harrison Montgomery : Un jeune (Octavio Gomez Berrios) s’est fait arnaqué de 3000 dollars dans un deal de drogue, et il est violement harcelé pour rembourser cette somme. La fille de sa voisine de palier s’invite sans cesse chez lui, son voisin d’en dessous est un vieil excentrique (Martin Landeau) qui paraît-il aurait gagné un jour au loto… Sympathique et excentrique, sans plus.

Shrink : Un film choral à Hollywood autour de Kevin Spacey en psy effondré par le suicide sa femme, une jeune lycéenne dont la mère s’est suicidée et qui adore le cinéma, Mark Webber qui voudrait écrire un scénario, un producteur odieux qui a la phobie des bactéries, son assistante devenue mère-porteuse pour sa sœur, une star accro à la drogue, un dealer d’herbe, une actrice de 35 ans apparemment trop vieille pour décroché un rôle, Robin Williams fait une apparition… Bref plusieurs personnages qui représente le microcosme d’Hollywood qui se regarde le nombril.

Humpday : Ce film de Lynn Shelton avait déjà été une bonne partie de rigolade à Cannes. Deux amis qui se retrouvent philosophent à une fête dionysiaque sur la vie et l’art, et ils s’engagent à tourner ensemble un film amateur porno pour un festival artistique d’art érotique. Un film où deux amis hétéros couchent ensemble, quelle bonne idée, mais arrive le moment où il faut le faire et les hésitations commencent… Le mari conventionnel qui veut faire un bébé doit en parler à sa femme, le copain bohème se rend compte qu’il n’est pas aussi ouvert d’esprit qu’il le croyait. Ils arrivent dans une chambre pour le faire et…c’est en salle le 16 septembre. Avez-vous déjà essayé votre meilleur ami

The Messenger (photo) : Ben Foster et Woody Harrelson sont deux soldats revenus de la guerre qui ont pour mission d’annoncer à des familles la mort de leur mari/père/fils au combat. Le réalisateur Oren Moverman s’intéresse autant aux traumas des soldats qui sont revenus de la guerre qu’aux familles de ceux qui n’en sont pas revenus. Par exemple une scène de confession en long plan-séquence entre un soldat et une veuve est particulièrement émouvante. Dans ce film jouent aussi Samantha Morton et Jena Malone qui sont méconnaissables. Et si c’était le meilleur film sur l’après-guerre en Irak.

The Killing room : Le genre de film qui détonne dans la compétition, à la fois film de genre et film subversif. Le réalisateur Jonathan Liebesman, qui avait raté une nouvelle version de Massacre à la tronçonneuse, réussit un film à suspense très malin avec notamment Chloé Sévigny, Peter Stormare et Cléa Duvall. Le projet MK-Ultra est tellement secret qu’officiellement il n’existe pas. Quatre personnes qui ont accepté de venir une journée pour des tests scientifiques sont enfermées dans une pièce, et ils vont vite apprendre qu’à la fin de la journée trois personnes seront éliminée… Le film propose une thèse radicale sur la paranoïa américaine post 11 septembre, et comment lutter contre le terrorisme.

World’s greatest dad : C’est une comédie avec Robin Williams, et certainement son meilleur film depuis Photo Obsession (prix du jury ex-æquo à Deauville en 2002)! Ce film est produit par la société de Richard Kelly (Donnie Darko) est né à l’initiative de Bob Goldthwait (un ami très proche de Robin Williams) qui en signe le scénario et la réalisation. Un prof célibataire qui désire devenir écrivain doit supporter son ado de fils qui est insolent et collé à son écran d’ordinateur. Le film démarre doucement et prend son envol au moment où le fils dépravé meurt subitement (de la même manière que David Carradine). Ce décès passe en suicide et le père écrit ensuite un journal intime, et les évènements vont s’emballer… Ce journal intime d’un adolescent incompris devient un phénomène qui provoque des réactions en cascade. Bob Goldthwait livre un film irrévérencieux sur le deuil : « Maintenant que Michael Jackson est mort les gens en feraient leur baby-sitter ! Les hommages aux morts sont un peu curieux et souvent très exagérés dans les qualités que l’on reconnaît au défunt et dans l’amour qu’on leur déclare à ce moment là. ». Pour l’annecdote on était deux personnes à avoir remarqué un rapide caméo dans le film de Krist Novoselic, ex-batteur de Nirvana.

Sin nombre : Un premier film de Cary Joji Kukunaga (qui parle d’ailleurs français, photo de droite) Cary Joji Kukunagaet coproduit par Gael Garcia Bernal et Diego Luna. Il évoque los estados unidos, le but à atteindre des immigrants clandestins en provenance du Honduras ou du Guatémala et qui traversent le Méxique pour traverser la frontière. Casper est un ado membre du gang la Mara Salvatrucha qui va croiser la jeune Sayra sur un train, pour la défendre il va provoquer la mort du chef du gang. Toute la bande est aux trousses de Casper pour le tuer… Il est long et mortel le chemin vers le rêve américain, le film sort le 21 octobre.

Youth in Revolt : Une comédie ado de Miguel Arteta (The good girl) avec en vedette Michael Cera qui joue, encore et toujours, un adolescent de 16 ans amoureux malchanceux. Il rencontre dans un camping une jolie fille et pour se rapprocher d’elle il va se laisser guider par son double imaginaire : un français aventurier du genre Belmondo. Mais l’influence de son alter-égo va commencer par lui être de plus en plus néfaste au fur et à mesure qu’il enchaine les catastrophes… Une gentille comédie pleine de bonnes intentions et qui se laisse voir sans déplaisir.

Precious : Déjà vu à Cannes, l’histoire sordide d’une jeune fille obese qui subit les pires malheurs du monde est très émouvante pour la plupart des spectateurs après le générique de fin, mais il n’est pas interdit de penser que ce n’est pas vraiment un bon film...

The good heart : Il s’agit du premier film américian de l’islandais Dagur Kari, qui est le réalisateur du très bon Noî albinoï (en Islande) et de l’encore meilleur Dark Horse (au Danemark). Il reforme le duo de Long Island Expressway (prix du jury ex-æquo à Deauville en 2002) c'est-à-dire Brian Cox et Paul Dano qui a depuis gagné ses galons de star. Un vieux barman aigri recueille un jeune sdf rencontré à l’hôpital pour le faire travailler dans son bar et même le lui transmettre. Un soir Isild Le Besco arrive en pleurs sous la pluie, elle a été virée et n’a nulle part où aller… Entre le jeune homme qui voulait foutre sa vie en l’air et le vieux qui lutte pour rester en vie va se nouer une relation qui va être mise à mal par l’arrivée de la jeune femme. Emouvant et drôle à la fois, encore une fois Dagur Kari réalise avec des petits moyens un grand film.

Crédit photo Cary Joji Kukunaga : Christophe Maulavé

Deauville : un palmarès eclectique

Posté par kristofy, le 13 septembre 2009

Pour sa 35ème édition, le Festival de Deauville a proposé une sélection de 11 films en compétition. De la comédie à un style de film plus violent, le public et les jurys ont découvert une large palette du cinéma américain indépendant mais aussi des histoires singulières.

Le prix de la critique est allé à un premier long-métrage, The Messenger, réalisé par Oren Moverman, en permanence sur la corde raide et dans la retenue, jamais dans le pathos. "Pour la maîtrise de sa mise-en-scène, pour son montage, et pour sa direction d'acteur". il effectue un doublé prestigieux puisqu'il obtient aussi le Grand Prix du jury.

C’est Jean-Pierre Jeunet qui était le président du jury officiel, dont le prochain film Micmacs à tire-larigot va bientôt sortir avec Dany Boon, lui aussi juré tout comme Patrice Leconte (qui l’avait dirigé dans Mon meilleur ami), Jean-Loup Dabadie (scénariste du film à venir La tête en friche de Jean Becker, et pour Claude Sautet, Yves Robert, Claude Pinoteau…), le réalisateur Bruno Podalydès, les actrices Sandrine Kiberlain, Géraldine Pailhas, Hiam Abbas, Emilie Dequenne et Déborah François. Enthousiasmés par la compétition, ils ont tenu à récompenser plusieurs films. "Puisque nous avions la possibilité de remettre un prix ex-æquo, on en a profité pour le faire car on aurait voulu remettre plus de prix au vu de la qualité de la sélection qui nous a été proposée", ont-ils précisé.

Le prix du jury ex-æquo va donc aux films Precious de Lee Daniels et au film Sin nombre de Cary Joji Kukunaga.

Le jury de la révélation Cartier, qui distingue plutôt un film pour ses qualités novatrices, était présidé par Maïwenn, avec le chanteur Raphaël, l’écrivain Nicolas Fargues, et les comédienne Aïssa Maïga, Louise Monot et Romane Bohringer. "On a voulu choisir un film singulier et surtout pas formaté, un film qui se démarque des autres dans la forme et le propos", a précisé le jury. "Pour ces raisons, nous donnons ce prix au film Humpday, réalisé par Lynn Shelton".

Deauville : Andy Garcia et Steven Soderbergh jouent avec les mensonges

Posté par kristofy, le 13 septembre 2009

Andy GarciaAndy Garcia est acteur, producteur, réalisateur, musicien, père de famille... et d'autres choses encore. Que pourrait-on bien lui reprocher ? Peut-être de très mal imiter Marlon Brando... mais c’est pour nous faire rire dans son nouveau film, City Island. Alors voila, ce comédien aux multiples talents méritait bien un hommage du Festival américain de Deauville. Quand on lui demande de se souvenir de ses débuts, l'acteur se rappelle immédiatement qu’il a été d’abord un enfant émigré de Cuba vers la Floride. Cet exil l’a toujours marqué, et il a trouvé une consolation dans l’art, la musique et le cinéma. Il a eu l’aspiration de participer à ce monde merveilleux qui était une sorte d’échappatoire. C'est ainsi qu'il a commencé par jouer gratuitement au théâtre, et après pas mal de temps et d’embûches, à force d’entêtement et d’acharnement, il a fini par en faire son métier. Il était devenu acteur…

On l'a particulièrement remarqué dans Huit millions de façons de mourir de Hal Ashby, Les incorruptibles de Brian De Palma, Black Rain de Ridley Scott, Le Parrain 3 de Francis Ford Coppola, Héros malgré lui de Stephen Frears, Dernières heures à Denver de Gary Felder, L’enjeu de Barbet Schroeder, Modigliani de Mick Davis… Dans ce dernier film, il partageait d'ailleurs l’écran avec Elsa Zylberstein, et c’est la comédienne qui était sur scène avec Jean-Loup Dabadie (membre du jury) pour lui rendre cet hommage. Inès Sastre était également présente, elle qui a joué dans Adieu Cuba, la grande œuvre d'Andy Garcia puisque qu’il en est le producteur, le co-scénariste, le réalisateur, le compositeur de la bande-originale, et bien entendu aussi l’acteur.

On a découvert un nouveau visage du comédien lors de la première de City Island : il veut nous faire rire de la même manière que le personnage principal d’une pièce de boulevard. Dans ce film, toute la famille fait des mensonges et des cachotteries : le fils est attiré par les femmes obèses sur internet, la fille qui a une bourse pour ses études fait du strip-tease dans un club, le père dit qu’il va jouer au poker pour ne pas avouer qu’il suit des cours de théâtre, la mère est en manque d’étreintes fougueuses et s'intéresse à l’ex-prisonnier ramené à la maison par son mari pour une obscure raison… Cet étranger va attiser les soupçons et les dérapages en tout genre, et ça va être difficile pour toute la famille, chacun ayant honte d’assumer ce qu'il a été. Au générique de cette comédie, on retrouve Julianna Marguiles, Emily Mortimer, Alan Arkin, et une jolie actrice présente à Deauville qui est Dominik Garcia-Lorido (la fille aînée de Andy Garcia !).

"Il s’agit surtout de résoudre le problème de la forme à choisir pour raconter telle histoire"

Andy Garcia a aussi joué dans les Ocean’s 11, 12 et 13 de Steven Soderbergh. Celui-ci était déjà venu à plusieurs reprises à Deauville, et il y est revenu une nouvelle fois pour Steven Soderberghnous présenter The Informant, avec en vedette un Matt Damon méconnaissable qui a pris quinze kilos de plus. Il s’agit d’un cadre d’une multinationale de l’agroalimentaire qui après un possible sabotage va livrer aux FBI les pratiques illégales de son entreprise. Il se prend pour un espion à enregistrer des réunions pour donner des preuves aux autorités d’une entente sur les prix entre concurrents qui fausse le marché. Mais à toujours raconter une nouvelle chose à une nouvelle personne, on va se poser bien des questions sur cet informateur. La plus grande réussite du film est de nous montrer cette histoire actuelle avec un look vintage seventies du plus bel effet. Ce personnage de menteur qui dit des vérités avait en fait déjà été proposé à Matt Damon dès 2001, il est inspiré d’une histoire vraie ou presque. Steven Soderbergh s’est confié en donnant sa version des faits, vraie avec quelques mensonges ?

"Je ne raisonne pas vraiment en terme de film sérieux ou de comédies, de l’extérieur vous pouvez avoir l’avis que vous voulez, mais en fait pour moi il s’agit surtout de résoudre le problème de la forme à choisir pour raconter telle histoire. Le livre et le scénario me suffisaient, je n’ai pas rencontré la personne qui a vécu ces évènements, il ne fallait que les faits, je voulais être précis mais pas réel. Je vais vous avouer une lubie : j’adore la décennie 1966-1976, ce qui explique l’époque où j’ai placé le film. On a transformé de manière radicale Matt Damon avec 15 kilos en plus et une modification du visage, il est devenu monsieur tout le monde. On ne le reconnaît pas, donc de manière homogène il y a dans ce film que des acteurs peu ou pas connus, pour pas que le spectateur soit distrait en reconnaissant une personnalité."
Steven Soderbergh filme un homme qui se perd dans ses vérités au milieu de menteurs tandis qu'Andy Garcia interprète un homme qui se perd dans ses mensonges parmi les membres de sa familles qui cachent leurs secrets : City Island et The Informant, deux films très différents qui montrent bien que le cinéma est l'art de l'illusion.

Crédits photo : Christophe Maulavé

Deauville : à défaut de nouvelles stars, les actrices « vintage » sont de retour !

Posté par kristofy, le 12 septembre 2009

Robin Wright PennAprès Meryl Streep en début de festival, le Festival de Deauville a rendu hommage hier à une grande actrice dont le talent a discrètement éclaté au fur et à mesure de sa filmographie. Sans être une star, Robin Wright Penn a côtoyé les plus grands réalisateurs et les plus grands acteurs tout en jouant dans des films plus mineurs, mais à chaque fois, au détour d’une scène, sa performance discrète était remarquable.

C’est Princess bride de Rob Reiner qui la fit connaître (après le feuilleton Santa Barbara !), puis elle fut au générique de Toys de Barry Levinson, Forrest Gump de Robert Zemeckis, Incassable de M. Night Shyamalan, Laurier blanc de Peter Kosminsky, Nine lives de Rodrigo Garcia, Par effraction de Anthony Minnghella ou dernièrement de Jeux de pouvoir de Kevin Macdonald. Elle est évidement connue aussi pour ses films en compagnie de Sean Penn, devant ou derrière la caméra, comme The crossing guard, She’s so lovely ou The Pledge.

Un hommage un peu démesuré

Cet hommage officiel lui a été rendu sur scène par Claude Lelouch qui s’est dit "toujours heureux d’être ici à Deauville pour plusieurs raisons, et ce soir pour une très belle raison…" Il a même profité de l’occasion pour glisser qu’il aimerait bien que Robin Wright Penn tourne dans un de ses prochains films (il travaille en ce moment sur Ces amours-là dans lequel il dirige le chanteur Raphaël présent à Deauville comme juré).

Même s'il est peu probable que Robin Wright Penn réponde à son appel, l’actrice a déjà tourné pour quelques Français, mais dans des films américains : Les anges de la nuit de Phil Joanou, et un segment de New York I love you dirigé par Yvan Attal. De plus, elle aurait en projet de jouer dans le remake de La piscine

Suite à cet hommage, certes un peu démesuré pour une comédienne qui n'a jamais été tête d'affiche, on a découvert en avant-première The private life of Pippa Lee de Rebecca Miller, elle aussi présente, dont le film précédent, The ballad of Jack and Rose, avait déjà été applaudi à Deauville. Cette fois, un gros casting entoure Robin Wright Penn : Keanu Reeves, Alan Arkin, Maria Bello (épatante encore une fois), Winona Rider, Monica Bellucci et Julianne Moore ! On découvre que Pippa Lee semble une femme comblée avec son mari et des deux grands enfants mais son petit monde ne tourne plus rond et alors elle se souvient de son enfance et de sa jeunesse… Son histoire fait des allers-retours entre passé et présent et les failles de cette femme vont devenir un gouffre dans lequel elle risque de sombrer.

Il se dit qu’une actrice qui a dépassé la quarantaine n’intéresse plus guère les producteurs d’Hollywood… le Festival américain de Deauville a largement prouvé le contraire avec ces deux hommages, mais également en présentant plusieurs films où les actrices stars des années 90 sont de retour.

L'âge les rend classe

On a ainsi pu découvrir les derniers longs métrages de Michelle Pfeiffer et de Mira Sorvino. Personal Effects est un premier film réalisé par David Hollander dans lequel une veuve d’une quarantaine d’années (Pfeiffer) rencontre dans une thérapie un jeune homme (Ashton Kutcher) qui a presque la moitié de son âge. Tous deux ont perdu un proche de manière violente, et leur chagrin et leur désir de justice vont les faire se rapprocher, et même se raccrocher l’un à l’autre… Même si le film est inégal et plein de sentiments mielleux, revoir Michelle Pfeiffer est un vrai plaisir. L’actrice, qui semble toujours aussi jeune, a encore l'allure féline (souvenez-vous de son costume de Catwoman) et le sourire fragile. Il ne lui manque plus qu’un nouveau vrai bon film pour de nouveau impressionner la pellicule. Mais la vraie question demeure : Michelle Pfeiffer viendra-t-elle bientôt à Deauville ?

Dans un style très différent, qui se souvient du dernier film de Mira Sorvino ? C'est vrai que l'actrice n’a pas beaucoup joué ces dernières années pour cause de maternité (qui Mira Sorvinoest toujours le plus beau rôle d’une actrice, paraît-il). Mira Sorvino est donc de retour par la grande porte, et elle est venue au festival nous présenter Like dandelion dust de Jon Gunn. Elle y joue le rôle d’une femme abattue qui retrouve son mari (l’impeccable Barry Pepper) à sa sortie de prison et lui avoue avoir caché sa grossesse pendant qu’il était incarcéré et avoir confié l’enfant à l’adoption. Le couple décide de demander à récupérer leur enfant, un petit garçon de sept ans qui vit désormais dans une famille riche…

Avec ce qu'il faut d'émotion, des acteurs au diapason, un sujet de société délicat (garder ou perdre un enfant à tout prix), le film est une vrai réussite. Il est encore trop tôt pour prédire une nomination aux oscars (Mira Sorvino en avait reçu un pour Maudite Aphrodite de Woody Allen) mais, quoi qu'il en soit, Like dandelion dust a déjà eu plusieurs récompenses dans différents festivals.

En plus de leur talent d'actrice, Meryl Streep, Mira Sorvino (qui d’ailleurs parle un français presque parfait) et Robin Wright Penn ont pratiqué l’autodérision tout en se montrant sincères, et se sont volontiers prêté au jeu des autographes. Décidément, les actrices américaines rencontrées cette année à Deauville ont la classe ! Un exemple pour certaines jeunes starlettes ?

Crédits photo : Christophe Maulavé

Deauville : Les ZAZ au Top !

Posté par kristofy, le 10 septembre 2009

ZAZZAZ, trois lettres synonymes de rires assurés. Derrière cet acronyme, il y a en effet le trio David Zucker - Jim Abrahams - Jerry Zucker présent à Deauville pour un hommage.

Leur tout premier film comme scénaristes, Hamburger Film Sandwich (une suite de sketch parodiant différents types de films) est un véritable succès qui lance leur carrière au cinéma et en même temps devient leur marque de fabrique. Ils vont ensuite s’échanger leur casquette de scénariste, réalisateur ou producteur selon les projets. Les "ZAZ" s’inspirent de films que tout le monde connaît pour proposer des films parodiques beaucoup plus drôles. Les enquêtes policières deviennent ainsi déjantées et polissonnes avec le lieutenant Drebin dans Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, Y a-t-il un flic pour sauver le président ?, Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? et, dans le même registre absurde, Hot shots 1 et 2 tournent largement les aviateurs en ridicule.

Mais, avant ces parodies, leur collaboration a donné naissance à deux autres films dont ils signent conjointement le scénario et la réalisation : des nazis sur le retour en prennent pour leur grade dans le méconnu mais hilarant Top Secret (qui n’a pu être projeté à Deauville pour défaut de voilage rouge sur la copie, mais qui a été récemment diffusé sur Arte) en 1984, et surtout en 1980 le cultissime pastiche de film catastrophe Y a-t-il un pilote dans l’avion?, sans doute leur chef d’œuvre.

Chacun de son côté a aussi œuvré à la production de films plus "sérieux" : David Zucker pour Phone game de Joel Schumacher, Jim Abrahams pour Cry baby de John Waters, et Jerry Zucker sur Fair game, le prochain film de Doug Liman (avec Sean Penn et Naomi Watts). Jerry Zucker est aussi l’heureux réalisateur de Ghost, romance entre Demi Moore et Patrick Swayze qui récolta en son temps cinq nominations aux Oscars.

Si, en France, les ZAZ ont notamment influencé les Nuls (La cité de la peur), ils n’ont guère eu d’héritiers aux Etats-Unis avant l'arrivée des frères Wayans (dont la prochaine parodie, Dance Movie, sortira d'ailleurs le 28 octobre) et leur fameux Scary Movie. Mais la suite (Scary Movie 2) s'étant révélée une déception, les ZAZ ont encore repris le flambeau : David Zucker a réalisé Scary Movie 3 et 4, ce dernier étant co-écrit avec Jim Abrahams. A Deauville, c’est le rigolo du jury, Dany Boon, qui a remis le trophée-hommage aux trois trublions. Sur scène, ils ont régalé les festivaliers de quelques blagues, notamment d'un discours cacophonique (oui, les ZAZ sont lol). Et dans cette grande fête du cinéma américain, le trio qui dynamite les clichés hollywoodiens avec un mauvais goût de qualité a connu son moment de gloire... de quoi lui inspirer une nouvelle idée de film ?

Crédit photo : Christophe Maulavé

Deauville : l’horreur est parmi nous

Posté par kristofy, le 9 septembre 2009

S'il ne fallait qu'un mot, on dirait que District 9 est monstrueux.

On pensait voir un film fantastique qui fait son petit effet, mais il se révèle être un fantastique film qui fait grosse impression. Ici, au Festival américain de Deauville, on entend "very impressive" de toutes parts. Avant la projection, l’acteur Sharlto Copley et le réalisateur Neill Blomkamp (juste 30 ans) étaient encore des visages inconnus, après la séance, ils sont devenus l'objet de toutes les attentions, et notamment d'applaudissements plus que nourris.

En fait, District 9 est coproduit par Peter Jackson (les effets spéciaux sont donc assurés par Weta), et le budget était assez confortable. L'histoire est celle d’extra-terrestres retenus en camps de concentration depuis une vingtaine d'années. Ces réfugiés d’une autre espèce ne sont pas les bienvenus, depuis que violence et trafics en tout genre prolifèrent, et décision est prise de les délocaliser. Un bureaucrate apparemment peu futé est chargé des formalités, mais il va être infecté et… la suite sur les écrans dès le 16 septembre. Ecran Noir en a fait son premier coup de coeur... depuis des lustres. Tout comme Boyle ravivait les zombies aec 28 jours plus tard, on peut dire que Neill Blomkamp fait de même avec les aliens : District 9 est un film novateur, nihiliste, et spectaculaire.

Dans une dimension parallèle (une autre salle de Deauville), Nightmares in red, white and blue : the evolution of the american horror filmon a vu le documentaire Nightmares in red, white and blue : the evolution of the american horror film. Derrière ce titre à faire peur se cache le témoignage de réalisateurs spécialisés dans l'épouvante qui font part de leurs films d’horreur préférés et expliquent pourquoi ils voient en eux une réaction à la politique du moment, depuis les monstres du début du XXe siècle en passant par les serial-killers, jusqu’aux récents films de torture.

Les intervenants, parmi lesquels Roger Corman, Joe Dante, Mick Garris, Larry Cohen, Brian Yuzna, George A. Romero ou encore John Carpenter (ces deux derniers faisant les remarques les plus intéressantes), montrent l'influence de la grande Histoire sur la petite : ainsi, après le retour de soldats amputés après la guerre, certains films de monstres ont évolués, la lutte contre le communisme a vu proliférer des films avec des extra-terrestres venus d’ailleurs, la guerre froide a initié des films qui évoquent les dégâts de l’arme nucléaire, les tueurs les plus fous ont des justifications que l’on trouve dans la religion, le climat post 11 septembre et la guerre en Irak ne seraientt pas sans rapport avec une violence cinématographique de plus en plus barbare, etc.

John Carpenter parle notamment du mal extérieur (les autres, que les Américains veulent combattre) et du mal intérieur (soi-même, que les américains ont du mal à reconnaître). Si dans de nombreux films, les personnages commettent des actes ignobles quand ils ont peur, ne serait-ce pas une réaction à leurs différents gouvernements ? Ce documentaire enchaîne de nombreux extraits de films qui illustrent les propos des différents intervenants, et montre à quel point les films d’horreur sont le reflet d’une certaine contre-culture.

Et justement, que voit-on dans District 9 ? Un lobby de xénophobes qui veut s’enrichir en vendant des armes, un camp de concentration où on oublie dignité et respect, des expériences secrètes et inhumaines, des mensonges aux informations télévisées… mais bien entendu, ce n’est que du cinéma.

Deauville : les biopics qui rendent plus belle la vie

Posté par kristofy, le 8 septembre 2009

Depuis longtemps, le genre du biopic a le vent en poupe. Il faut dire que raconter la vie d’une personnalité présente bien des avantages. Parfois, il existe déjà des biographies dont il suffit de s’inspirer (ce qui est pratique en cas de grève des scénaristes), et de nombreux livres ne demandent qu’à être adapté sur grand écran. Par ailleurs, il s'agit souvent d'une célébrité publique dont on raconte les temps forts, la vie cachée et intime, les faits et gestes. L’autre voie à suivre est de se baser sur une personnalité pour évoquer plus largement une époque ou une aventure. Mais il y a encore bien d’autres façons de réaliser un biopic, et Deauville, pour son 35e anniversaire, n'y échappe pas. La preuve par l'exemple...

Meryl StreepD'abord, l’équipe du film Julie & Julia est venue en force sur les planches : la réalisatrice Nora Ephron, le compositeur Alexandre Desplat, les acteurs Chris Messina et Stanley Tucci, et la grande Meryl Streep. Ce film a la particularité d’être basé non pas sur une mais sur deux histoires vraies : celle de Julia Child, femme au foyer, qui a co-écrit le best-seller Mastering the art of French cooking dans les années 50 et celle de Julie Powell, fonctionnaire des années 2000, qui a ouvert un blog pour raconter son pari de réussir à faire les 524 recettes de cuisine de ce livre en un an. Julia a initié un livre pour que les américaines réussissent à cuisiner comme un chef les bons petits plats de la gastronomie française (cocorico !), et environ 50 ans plus tard Julie utilise ce même livre… Le film alterne le récit de ces deux femmes qui ont plusieurs points commun. Bien entendu, la réalisatrice se défend de dire que les femmes aux fourneaux c’est un épanouissement, mais elle insiste sur le fait que des recettes de cuisine avec des bons produits, c’est meilleur que du surgelé et des conserves. Ces deux histoires parallèles (Paris, New York) nous parlent aussi d’autres choses en filigrane comme le Maccarthysme et l’après 11 septembre.

Le réalisateur Richard Linklater, connu pour ses heureuses expérimentations (Before Sunrise, Fast food nation, A scanner darkly), est lui venu nous présenter Me and Orson Welles, ou comment s’inspirer d’un biopic pour faire un film très (trop) académique. Il s’agit d’un jeune prétendant acteur (l’idole des gamines Zac Efron) qui se retrouve engagé dans la troupe théâtrale qui prépare une pièce sur Jules César mis en scène par le fameux Orson Welles (imité par Christian McKay, voix et postillons compris). On découvre un Orson Welles comme on pouvait l’imaginer mais en pire : un homme autoritaire, égoïste, jaloux, brillant. "Vous êtes tous des accessoires de ma vison", c’est ainsi qu’il semblait réduire les gens travaillant pour lui. En coulisse, l’amour se heurte à la soif de réussite…

This is it

Du côté de la sélection Les docs de l’oncle Sam de Deauville, des personnes peut-être moins connues font l’objet de documentaires. William Kunster : disturbing the universe fait le portrait d’un célèbre avocat, et The September issue suit Anna Wintour la rédactrice en chef de Vogue. Ecran Noir y reviendra longuement dans quelques jours. Enfin, Facing Ali réunit une dizaine de boxeurs qui rendent hommage à Mohamed Ali.

Enfin, il existe un type de biopic particulier qui est plutôt difficile à réaliser : le film rock. Et c’est quelque chose que Tom DiCillo vient de réussir avec When you’re strange : a film about The Doors. Son documentaire, que diffusera MK2 au premier semestre 2010, exploite uniquement des images d’archives (de 1966 à 1971), avec Johnny Deep en narrateur. Tom DiCillo a présenté son film ainsi : "ça aurait fait plaisir à Jim Morisson de vous voir ici un dimanche matin au lieu de l’église... Aucune image n’a été retournée, tout ce que vous verrez est vrai, gardez les portes de la perception ouvertes". Avec un montage de films de l’époque (et aussi quelques photos et coupures de presse), il raconte le début d’un groupe de jeunes gens qui vont avoir un succès énorme suite au hit Light my fire et surtout grâce aux prestations scéniques de son chanteur. A un moment, on a de plus en plus l’impression que les gens ne viennent pas aux concerts pour la musique des Doors mais pour le spectacle imprévisible de Jim Morrison. Alors le film s’attache plus à lui qu’aux autres membres du groupe, le leader étant devenu un personnage incontrôlable. Jim Morrison apparaît à la fois comme une idole de la jeunesse contestataire et un monstre victime de ses abus de drogues et alcool. The Doors qui prônait l’illumination de l’esprit ont été gagnés par la folie… this is the end.

Crédit Photo Meryl Streep : Christophe Maulavé

Deauville et les nouvelles comédies romantiques

Posté par kristofy, le 7 septembre 2009

Rachel McAdams et Eric BanaA Deauville, il y a une place Claude Lelouch, située à l'endroit où il avait tourné Un homme et une femme, cette histoire d’amour atypique qui a gagné la Palme d’or et deux Oscars (et 47 autres récompenses de par le monde !). Hasard ou coïncidence, les deux meilleures comédies romantiques présentées ici cette année sont aussi des histoires d’amour atypiques. Il ne s’agit plus du traditionnel "ils se rencontrent et s’embrassent à la fin, puis se marièrent et eurent beaucoup d’enfants". Quand tout est mélangé dans la chronologie, c’est souvent bien plus étonnant. Les personnages sont déjà ensemble ou séparés, puis on découvre comment ils se sont rencontrés ou ou ce qui les a réunis, bref beaucoup d’émotions ! La romcom (romantic comedy) est un genre que les Américains savent toujours très bien produire.

Le ton est donné avec le film d’ouverture The time traveler’s wife présenté par son couple star Eric Bana et Rachel McAdams. Les deux interprètes sont d’ailleurs pour beaucoup dans lepouvoir de séduction de leurs personnages sur le public. Un homme qui a un trouble génétique voyage involontairement dans le temps et rencontre à différents âges celle qui deviendra son amoureuse. L’aspect fantastique est gommé au profit de situations drôles (plusieurs disparitions et réapparitions durant une cérémonie de mariage) ou tragiques (annoncer ou pas un grand malheur avant qu’il ne se produise). Le film s'avère une belle et attirante histoire d’amour à travers le temps.

Mais le film qui risque de bientôt remporter tous les suffrages, c'est 500 days of Summer, qui va sortir le 30 septembre. Quand un garçon tombe amoureux d’une fille qui elle 500 days of summerne croit pas vraiment en l’amour… Dès le début, la voix-off nous indique que "this is a story of boy meet girl, but this is not a love story", leur histoire a duré 500 jours et on découvre donc les moments qui ont compté dans leur relation avant la rupture. Joseph Gordon-Levitt rencontre à son boulot Zooey Deschanel, et il va se déclarer au karaoké d’une fête (en chantant Here comes your man des Pixies). Du premier baiser sur une photocopieuse au jeu du papa et la maman dans les rayons de meubles d’un magasin, chaque scène est attendrissante. Zooey Deschanel incarne à l’idéal la fille impossible et craquante. Les souvenirs de ces 500 jours ensemble arrivent dans le désordre avec petits évènements anodins et dialogues annonciateurs de tension. De plus, beaucoup d’allusions culturelles se font remarquer de manière discrète pour lier des liens de connivence avec le public : un Tshirt London Calling des Clash, un générique de K2000, une musique de Belle & Sebastian, un reflet de Han Solo… Le réalisateur Marc Webb ponctue aussi son film de scènes originales comme un numéro de comédie musicale ou une séquence en split-screen avec les espoirs à gauche de l’écran et la dure réalité à droite. 500 days of Summer apporte définitivement quelque chose de frais dans la comédie sentimentale... avant de devenir un film culte ?

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Crédit photo Eric Bana et Rachel McAdams : Christophe Maulavé

Le Festival Américain de Deauville : la 35ème édition est lancée

Posté par kristofy, le 6 septembre 2009

DeauvilleMoteur, 35 sur 1, ça tourne ! En guise de clap de début à Deauville, il y a eu un petit concert de Julia Migenes, qui a interprété cinq chansons de cinéma autant avec sa voix qu’avec son corps (et ses trois musiciens). Chanter et danser en même temps, c’est à la fois le Broadway d’antan et l’entertainment d’aujourd’hui, c’est très américain et c’était idéal pour la cérémonie d’ouverture.

Car le Festival américain de Deauville, qui se déroule du 4 au 13 septembre, en est à sa 35ème édition. Sur le tapis rouge sont venus quelques fidèles comme Edouard Molinaro (qui se vante d’être là chaque année depuis les débuts) ou Bruno Wolkowitch et Ronit Elkabetz (qui ont déjà été jurés), Frédérique Bel et Anne Consigny ont fait plaisir aux photographes, étaient là aussi Philippe Harel et Nathalie Besançon (plus discrets), et on a même aperçu... le chapeau de madame de Fontenay !

Le public lui a été gâté en autographes par Dany Boon qui est cette année membre du jury. Les organisateurs s’étonnent un peu de ce 35ème anniversaire et espèrent beaucoup être encore là pour le 50ème, les festivaliers, eux, seront toujours présent, on s’en doute. Ce Festival américain de Deauville promet une nouvelle fois des hommages prestigieux, une compétition de films plutôt indépendants, des avant-premières attendues, des documentaires, et même des rétrospectives chaque nuit. Chabadabada, we ♥ Deauville.