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Hirokazu Kore-eda sera honoré à San Sebastien

Posté par vincy, le 2 juillet 2018

Le Prix Donostia du 66e Festival international du Film de San Sebastian sera décerné au réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda, récemment sacré par une Palme d'or à Cannes pour Une affaire de famille (Shoplifters). La plus haute distinction du festival, honorifique, lui sera remise lors de la projection de ce film. Le film sortira le 12 décembre en France.

San Sebastian a accueilli 9 autres fois les films du cinéaste japonais: Wandafuru raifuAfter Life (1998), Hana yori mo nahoHana (2006), Aruitemo auritemoStill Walking (2008) et KisekiI Wish (2011), prix du meilleur scénario, en sélection officielle, ainsi que Nochi-no-hiThe Days After (2011), Soshite chichi ni naru / Like Father, Like Son (2013), Umimachi DiaryOur Little Sister (2015), Umi yori mo mada fukatuAfter the Storm (2016) er Sandome no satsujinThe Third Murder (2017) en séances spéciales.

Like Father, Like Son et Our Little Sister ont tous deux reçu le prix du public au Festival.

Hirokazu Kore-eda succède à Agnès Varda pour ce prix.

The Disaster Artist de James Franco triomphe à San Sebastian

Posté par vincy, le 2 octobre 2017

James Franco a été consacré par le jury du Festival de San Sebastian pour son long métrage The Disaster Artist, en lui décernant le Coquillage d'Or (Concha de Oro) du meilleur film.

Le film marque ainsi un point pour les Oscars après sa présentation (en version inachevée) au South by Southwest Film Festival au printemps puis en version complète à Toronto (où il a été l'un des films les plus appréciés). James Franco sort de ses films intellos ou expérimentaux avec cette comédie qui retrace le tournage du film culte The Room de Tommy Wiseau, considéré comme un des pires de l'histoire du cinéma par la critique et pourtant prix du public au New York International Independent Film & Video Festival. Echec au box office, le film est devenu culte grâce à ses défauts. Franco a été séduit par la folie et le rêve de Tommy Wiseau, rejeté par Hollywood, et déterminé à faire son film.

The Disaster Artist, qui doit sortir en décembre aux Etats-Unis, réunit une myriade de vedettes aux côtés de James Franco: Alison Brie, Kristen Bell, Zac Efron, Dave Franco, Adam Scott, Bryan Cranston, Josh Hutcherson, Seth Rogen et Sharon Stone.

Marcela Said récompensée à San Sebastian et à Biarritz

Le jury de cette 65e édition, présidé par John Malkovich, entouré de Dolores Fonzi, Jorge Guerricaechevarria, William Oldroyd, Emma Suárez, André Szankowski et Paula Vaccaro, a aussi distingué l'Argentine Anahi Berneri, pour son film Alanis, qui devient la première femme à recevoir le prix de la mise en scène, film également récompensé par le prix d'interprétation féminine pour Sofia Gala Castiglione, le Roumain Bogdan Dumitrache comme meilleur acteur pour son rôle dans Pororoca de Constantin Popescu, le film espagnol Handia (prix spécial du jury), le film argentin Una especie de familia (prix du scénario, et par ailleurs prix d'interprétation masculine au Festival de Biarritz ce week-end) et le film allemand Der Hauptmann (The Captain) (meilleure image). Le jury a attribué une mention spéciale à l'actrice belge Anne Gruwez (Ni juge, ni soumise).

Par ailleurs, dans la section Horizontes Latinos, le jury d'Angela Molina a décerné son prix du meilleur film latino-américain à Mariana (Los Perros) de la réalisatrice chilienne Marcela Said, film sur la dictature d'Augusto Pinochet, également récompensé à Biarritz avec le prix du jury.

Deux films primés à Venise plébiscités par le public

Le prix Nouveaux Talents a récompensé la française Marine Francen pour Le semeur. Le prix du public a plébiscité Three Billboards outside Ebbing, Missouri de Martin McDonagh (qui avait reçu le prix du scénario à Venise et le prix du public à Toronto). Le public a aussi voté pour Jusqu'à la garde de Xavier Legrand à titre de meilleur film européen (après le prix de la mise en scène et le prix du meilleur premier film à Venise). Les deux films devancent Borg/McEnroe et La villa de Robert Guédiguian. Les spectateurs de San Sebastien ont moins aimé Call me by your name, 120 battements par minute, Happy End, Le musée des merveilles, Beautiful Day, The Florida Project, Faute d'amour ou The Big Sick, pourtant très appréciés et même primés à Sundance, Berlin ou Cannes. Mais le film qui a suscité le plus de rejet est Mother! de Darren Aronofsky.

Enfin, le prix FIPRESCI de la critique internationale a préféré le film espagnol Life and Nothing More de Antonio Méndez Esparza

San Sebastian a aussi honoré trois artistes avec un prix Donostia : Ricardo Darin, Monica Bellucci et Agnès Varda.

Deux films brésiliens primés à Biarritz

Posté par vincy, le 3 octobre 2016

Le premier film de Marilia Rocha, A Cidade onde envelheço, qui avait fait son avant-première mondiale à Rotterdam en début d'année, a remporté l'Abrazo du meilleur film au 25e Festival Biarritz Amérique latine, qui se déroulait du 26 septembre au 2 octobre. Le film raconte l'histoire de deux jeunes femmes portugaises qui s'installent au Brésil.

Autre film brésilien honoré par le jury d'Alfredo Arias, Aquarius, qui est sorti en salles la semaine dernière et qui avait été en compétition au Festival de Cannes. Le film a reçu le prix du jury et le prix d'interprétation féminine pour Sonia Braga.

Le prix d'interprétation masculine a été décerné à l'acteur argentin Alejandro Sieveking pour son rôle dans El invierno, qui avait gagné deux prix au Festival de San Sebastian il y a une semaine. Le film d'Emiliano Torres repart aussi avec le prix de la critique.

Le prix du public a préféré distinguer le film venezuelien El Amparo de Rober Calzadilla.

San Sebastian consacre les cinémas de l’Extrême-Orient et du monde hispanique

Posté par vincy, le 25 septembre 2016

Le 64e Festival du Film de San Sebastian qui se déroulait du 16 au 24 septembre s'est achevée avec la révélation du palmarès. Le jury présidé par Bille August (deux fois palme d'or) était composé de Anahi Berneri, Esther García, Jia Zhang-ke, Bina Daigeler, Matthew Libatique et Nadia Turincev. La compétition du plus grand festival espagnol souffre toujours d'un manque d'avant-première mondiale voire européenne. De nombreux films, et notamment parmi les lauréats, avaient déjà été présentés (et primés) à Toronto.

La Coquille d'or a récompensé le film chinois de Xiaogang Feng, I am not Madame Bovary, déjà primé à Toronto comme meilleur film dans la section Présentations spéciales. Le film reçoit également le prix de la meilleure actrice pour Fang Bingbing (aperçue dans X-Men: Days of Future Past et qui s'offre ainsi son premier grand prix dans un festival occidental).

Le cinéma asiatique n'est pas en reste puisque le vénérable cinéaste sud-coréen Hong Sang-soo, repart avec la Coquille d'argent du meilleur réalisateur pour son dernier film à date, Yourself and Yours.

Les films espagnols et latino-américains se sont partagés les autres récompenses: meilleur acteur pour l'espagnol Eduard Fernandez (déjà deux fois consacré aux Goyas) dans Smoke & Mirrors, prix spécial du jury pour l'Argentin El Invierno (L'hiver) d'Emiliano Torres (ex-aequo avec Jätten (The Giant) du Suédois Johannes Nyholm). El Invierno est aussi distingué pour son image avec le prix de la meilleure photo pour Ramiro Civita. Enfin le prix du scénario est revenu aux espagnols Isabel Pena et Ricardo Sorogoyen pour leur thriller Que Dios nos perdone (Que Dieu nous pardonne).

Notons, hors jury, quelques autres prix: la cinéaste grecque Sofia Exarchou a reçu celui du Nouveau Cinéaste pour Park tandis que le jeune français Morgan Simon héritait d'une mention spéciale pour Compte tes blessures (avec Kevin Azaïs).

Deux prix du public ont plébiscité deux films cannois: la Palme d'or pour commencer puisque Moi, Daniel Blake de Ken Loach a été choisi par les festivaliers. Dans la catégorie du film européen, le public a choisi Ma vie de courgette, le film d'animation de Claude Barras, déjà consacré à Annecy et Angoulême, candidat suisse aux Oscars et coup de cœur de la Quinzaine des réalisateurs en mai.

Le film de Maysaloun Hamoud, Bar Bahr (In Between), déjà honoré à Toronto en tant que meilleur film asiatique, a reçu deux prix: le prix de la jeunesse et le prix TVE d'un autre regard.

Finissons avec les prix honorifiques qui ont sacré Ethan Hawke et Sigourney Weaver. Gael Garcia Bernal a reçu le prix du cinéma latin Jaeger-Lecoultre.

Cannes 2016: les absents de la Croisette

Posté par vincy, le 8 mai 2016

Cannes ne les a pas retenus. Désormais ces films, quasiment prêts ou bien finalisés, sont dans la course pour Venise, Toronto, Telluride ou New York. Par choix stratégique pour les distributeurs ou parce qu'ils n'ont pas plu aux sélectionneurs. Mais il y a aussi ceux qui ne sont pas prêts du tout.

Ainsi le dernier film d'Emir Kusturica est le cas le plus symptomatique. On The Milky Road a vécu un mauvais buzz. Une méchante rumeur s'est répandue sur le film: Cannes ne l'aurait pas sélectionné pour les proximités politiques de Kusturica avec Poutine. Le cinéaste serbe, double Palme d'or, passe son temps à rectifier, démentir cette affirmation. Le film n'est tout simplement pas prêt. Il reste du montage, des effets spéciaux à finaliser, raccourcir la durée. Dans Screen Daily, le réalisateur explique même que le Festival a tout fait pour l'avoir.

On peut aussi regretter que Silence de Martin Scorsese (pas fini et visant plutôt les Oscars), Sully de Clint Eastwood (qui se réserve pour Venise/Toronto a priori), The Voyage of Time de Terrence Malick, Oppengeimer Strategies de Joseph Cedar, The Beautiful Days of Aranjuez de Wim Wenders n'y soient pas. Et ce ne sont pas les seuls. Jim Sheridan (The Secret Scripture), Oliver Stone (Snowden, date de sortie décalée) et surtout Tom Ford (Nocturnal Animals, prévu finalement à Venise) et Damien Chazelle (La La Land, qui cible lui aussi les Oscars et donc plutôt un calendrier d'automne) ont finalement échoué à venir sur la "french riviera".

Plus surprenant, Lucretia Martel, chouchou cannoise, avec Zama ou Derek Cianfrance, révélé à Cannes, avec The Light Between Oceans, sont désormais en passe de rejoindre le festival de Venise, tout comme les films de Tran Anh Hung (Eternité était pourtant proche de la Sélection officielle quelques jours avant la révélation de celle-ci) et Amat Escalante (pas prêt, parait-il), déjà calé pour un voyage vers l'Italie selon son distributeur. Quant à Wiener-Dog de Todd Solondz, présenté à Sundance et acquis par Amazon, il a été jusqu'au dernier moment pressenti pour la Quinzaine des réalisateurs, ce qui semblait assez évident. Finalement, il n'est nulle part et devrait faire son avant-première française à Deauville.

Venise devrait pouvoir aussi compter sur les derniers film de Ben Wheatley, James Pondoldt et Adam Leon, ainsi que sur de nombreux cinéastes asiatiques qui manquent à l'appel cannois.

Côté français, on remarque que François Ozon, Rebecca Zlotowski et Stéphane Brizé ont manqué le coche. Même si la stupéfaction fut plus grande concernant Nocturama de Bertrand Bonello. Dès le jour de l'annonce de la sélection cannoise, le distributeur français a balancé l'affiche du film et annoncé qu'il serait en compétition au festival de San Sebastian.

81 films dans la course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Posté par vincy, le 9 octobre 2015

oscars81 pays (deux de moins que l'an dernier) sont en course pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Pour la première fois, le Paraguay présente un film.
La Chine a changé de candidat. Initialement ce devait être Le dernier Loup de Jean-Jacques Annaud.
Peu de grands pays sont absents. Le Nigéria a annoncé qu'il n'avait pas de candidat correspondant aux critères qualitatifs "pour gagner". L'Ukraine a un souci administratif et a demandé un délai pour soumettre leur candidat.

La 88e cérémonie des Oscars aura lieu le 28 février 2016. Les nominations seront annoncées le 14 janvier.

Voici la liste complète fournie par l'Académie.

Afrique

Afrique du sud: Thina Sobabili: The Two of Us, d'Ernest Nkosi (premier film)
Algérie: Crépuscule des ombres, de Mohamed Lakhdar Hamina
Côte d'Ivoire: Run, de Philippe Lacôte (Un certain regard 2014)
Ethiopie: Lamb, d'Yared Zeleke (Un certain regard 2015)
Maroc: Aida, de Driss Mrini

Amériques

Argentine: El Clan, de Pablo Trapero (Ours d'argent de la mise en scène, Venise 2015)
Brésil: Une seconde mère, d'Anna Muylaert (Prix du public section Panorama Berlin 2015, Prix spécial du jury Sundance 2015)
Canada: Félix et Meira, de Maxime Giroux (Toronto 2014, San Sebastian 2014)
Chili: El Club, de Pablo Larraín (Grand prix du jury Berlin 2015)
Colombie: L'étreinte du Serpent, de Ciro Guerra (Prix CICAE, Semaine de la critique 2015)
Costa Rica: Presos (Imprisoned), d'Esteban Ramírez
Guatemala: Ixcanul, de Jayro Bustamante (Prix Alfred Bauer Berlin 2015)
Mexico: 600 Miles, de Gabriel Ripstein (Prix du meilleur premier film Berlin 2015)
Paraguay: El tiempo nublado (Cloudy Times), d'Arami Ullón (documentaire)
Pérou: NN, d'Héctor Gálvez
République Dominicaine: Les dollars des sables, de Laura Amelia Guzmán, Israel Cárdenas
Uruguay: Una noche sin luna (A Moonless Night), de Germán Tejeira (Meilleur film étranger Zurich 2014)
Venezuela: Dauna. Lo que lleva el río (Gone with the River), de Mario Crespo

Asie

Afghanistan: Utopia, d'Hassan Nazer
Bangladesh: Jalal’s Story, d'Abu Shahed Emon (Pusan 2014)
Cambodge: The Last Reel, de Sotho Kulikar (Tokyo 2014)
Chine: Go Away Mr. Tumor, de Han Yan
Corée du sud: Sado (The Throne) de Lee Joon-ik
Hong Kong: Po Feng (To the Fore), de Dante Lam
Inde: Court de Chaitanya Tamhane (Prix Luigi de Laurentis du premier film, Prix Orizzonti du meilleur film, Venise 2014)
Irak: Memories on Stone, de Shawkat Amin Korki (Meilleur film arabe Abu Dhabi 2014)
Iran: Muhammad: The Messenger of God, de Majid Majidi
Israel: Baba Joon, d'Yuval Delshad (5 "Oscars" israéliens, dont meilleur film, Toronto 2015)
Japon: Hyakuen no koi (100 Yen Love), de Masaharu Take (Tokyo 2014)
Jordanie: Theeb, de Naji Abu Nowar (Prix FIPRESCI Abu Dhabi 2014, Meilleur réalisateur Orizzonti Venise 2014)
Kazakhstan: Stranger, d'Ermek Tursunov (Toronto 2015)
Kirghizistan: Sutak (Heavenly Nomadic), de Mirlan Abdykalykov (Karlovy Vary 2015)
Liban: Void, de Naji Bechara, Jad Beyrouthy, Zeina Makki, Tarek Korkomaz, Christelle Ighniades, Maria Abdel Karim, Salim Haber
Malaisie: Men Who Save the World, de Liew Seng Tat (Locarno 2014)
Nepal: Talakjung vs Tulke, de Basnet Nischal
Pakistan: Moor, de Jami (Pusan 2015)
Palestine: Les 18 fugitives, d'Amer Shomali, Paul Cowan (documentaire animé, Meilleur film documentaire arabe Abu Dhabi 2014)
Philippines: Heneral Luna, de Jerrold Tarog
Singapour: 7 Letters, de Royston Tan, Kelvin Tong, Eric Khoo, Jack Neo, Tan Pin Pin, Boo Junfeng, K. Rajagopal (Pusan 2015)
Taiwan: The Assassin, d'Hou Hsiao-hsien (Prix de la mise en scène Cannes 2015)
Thaïlande: How to Win at Checkers (Every Time), de Josh Kim (premier film)
Turquie: Sivas, de Kaan Müjdeci (Prix spécial du jury, Venise 2014)
Vietnam: Jackpot, de Dustin Nguyen

Europe

Albanie: Bota, d'Iris Elezi, Thomas Logoreci (Karlovy Vary 2014)
Allemagne: Le Labyrinthe du silence, de Giulio Ricciarelli (Prix du public Les Arcs 2014)
Autriche: Goodnight Mommy, de Veronika Franz, Severin Fiala (Venise 2014, Grand prix Sitges 2014)
Belgique: Le tout nouveau Testament, de Jaco Van Dormael (Quinzaine des réalisateurs 2015)
Bosnie-Herzegovine: Our Everyday Story, d'Ines Tanovic (Montréal 2015)
Bulgarie: The Judgment, de Stephan Komandarev
Croatie: Soleil de plomb, de Dalibor Matanic (Prix du jury Un certain regard 2015)
Danemark: A War, de Tobias Lindholm (Venise 2015, Zurich 2015)
Espagne: Loreak (Flowers), de Jon Garaño, Jose Mari Goenaga (San Sebastian 2014)
Estonie: 1944, d'Elmo Nüganen (Berlin 2015)
Finlande: The Fencer, de Klaus Härö (Munich 2015)
France: Mustang, de Deniz Gamze Ergüven (lire aussi Pourquoi Mustang est un très bon choix pour les Oscars 2016)
Géorgie: Moira de Levan Tutberidze (San Sebastian 2015)
Grèce: Xenia, de Panos H. Koutras (Un certain regard 2014)
Hongrie: Le fils de Saul, de László Nemes (Grand prix du jury Cannes 2015)
Irlande: Viva, de Paddy Breathnach (Telluride 2015)
Islande: Rams (Béliers), de Grímur Hákonarson (Prix Un certain regard 2015)
Italie: Non essere cattivo (Don’t Be Bad), de Claudio Caligari (7 prix à Venise 2015)
Kosovo: Babai, de Visar Morina (Meilleur réalisateur Karlovy Vary 2015)
Lettonie: Modris, de Juris Kursietis (San Sebastian 2014, Toronto 2014)
Lituanie: Summer, d'Alanté Kavaïté (meilleur réalisation Sundance 2015)
Luxembourg: Baby (A)lone, de Donato Rotunno
Macédoine: Honey Night, d'Ivo Trajkov
Montenegro: You Carry Me, de Ivona Juka (Karlovy Vary 2015)
Norvège: The Wave (La Vague), de Roar Uthaug (Toronto 2015)
Pays-Bas: The Paradise Suite, de Joost van Ginkel (Toronto 2015)
Pologne: 11 Minutes, de Jerzy Skolimowski (Venise 2015)
Portugal: Les 1001 nuits – Volume 2: le désolé, de Miguel Gomes (Quinzaine des réalisateurs 2015, Meilleur film Sydney 2015)
République Tchèque: Home Care, de Slavek Horak (Karlovy Vary 2015)
Royaume Uni: Under Milk Wood, de Kevin Allen (Edimbourg 2015)
Roumanie: Aferim!, de Radu Jude (Meilleur réalisateur Berlin 2015)
Russie: Sunstroke, de Nikita Mikhalkov (Shanghai 2015)
Serbie: Enclave, de Goran Radovanovic (Prix du public Moscou 2015)
Slovaquie: Koza (Goat), d'Ivan Ostrochovský (Berlin 2015)
Slovénie: The Tree, de Sonja Prosenc (Karlovy Vary 2014)
Suède: Un pigeon sur une branche philosophait sur l'existence, de Roy Andersson (Lion d'or Venise 2014)
Suisse: Iraqi Odyssey, de Samir (documentaire, Abu Dhabi 2014, Berlin 2015)

Océanie

Australie: Arrows of the Thunder Dragon, de Greg Sneddon

Saint-Jean-de-Luz 2015, gazon bénit pour les jeunes cinéastes

Posté par vincy, le 6 octobre 2015

Pour la 2e édition du nouveau festival international du film de Saint-Jean-de-Luz (6-10 octobre), c'est Josiane Balasko qui préside le jury. La réalisatrice, scénariste et actrice (qui aura peut-être un jour un César d'honneur pour avoir été l'une des rares femmes à signer des succès au box office français) est entourée d'Olivier Marchal, Manu Payet, Claude Perron, Julia Piaton, du compositeur Alexi Rault, et du producteur Gilles Sacuto.

Le programme comporte plusieurs avant-premières nationales, à commencer par le film d'ouverture, Taulardes, d'Audrey Estrougon avec Sophie Marceau, Marie Denarnaud et Anne Le Ny.

La clôture sera assurée par le film de Christian Carion, En mai fais ce qu'il te plaît, avec August Dhiel, Olivier Gourmet et Mathilde Seigner.

Hors-compétition, le FIF présentera Le nouveau de Rudi Roeberg, récemment récompensé à San Sebastian et qui pourrait être le succès surprise de la fin d'année et Comment c'est loin de et avec Orelsan.

En compétition, la cité basque accueillera 10 films.

A peine j'ouvre les yeux de Leila Bouzid (France) - Label Europa Cinémas à Venise 2015

Béliers de Grimu Hakonarson (Islande) - Prix Un certain regard à Cannes 2015

Je suis un soldat de Laurent Larivière (France) - présenté à Un certain regard à Cannes 2015

Je vous souhaite d'être follement aimée d'Ounie Lecomt (France)

La terre et l'ombre de César Augusto Acevedo (Colombie) - Caméra d'or au Festival de Cannes 2015

Les anarchistes d'Elie Wajeman (France) - présenté à la Semaine de la Critique à Cannes 2015

Les cowboys de Thomas Bidegain (France) - présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2015, Prix Michel d'Ornano à Deauville 2015

Les ogres de Léa Fehner (France)

Nahid d'Ida Panahandeh (Iran) - Prix de l'avenir Un certain regard à Cannes 2015

Un otoño sin Berlin de Lara Izagirre (Espagne) - présenté au Festival de San Sebastian 2015

San Sebastian 2015: Runar Runarsson, Lucile Hadzihalilovic, Joachim Lafosse et les frères Larrieu au palmarès

Posté par vincy, le 27 septembre 2015

Le film islandais Sparrows de Runar Runarsson a remporté la Coquille d'or du meilleur film au Festival international du film de San Sebastian. Le deuxième long métrage du cinéaste (Volcano, son premier film, avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2011), a remporté les faveurs d'un jury présidé par l'actrice Paprika Steen qui a fait la part belle au cinéma francophone.

Ainsi Evolution de Lucile Hadzihalilovic a été distingué par un Prix spécial du jury et le prix de la meilleure photographie ; Joachim Lafosse a récolté la Coquille d'argent du meilleur réalisateur pour Les chevaliers blancs ; et 21 nuits avec Pattie, le nouveau film des frères Larrieu, est reparti avec le prix du meilleur scénario. Il faut ajouter le prix du meilleur nouveau réalisateur pour Rudi Rosenbeg avec Le nouveau.

Comme à Berlin, Cannes et Venise, le cinéma latino-américain a fait une razzia dans le palmarès, tous prix confondus. Paulina de l'argentin Santiago Mitre a ainsi reçu le prix jeunesse, le prix Horizontes et le Prix TVE "Another Look". Pour son film El Apostata, l'uruguayen Federico Veiroj a été récompensé d'une mention spéciale du jury et du Prix Fipresci de la critique internationale. Le chilien Sebastian Brahm avec La vie sexuelle des plantes a reçu l'une des mentions spéciales dans la catégorie prix du nouveau réalisateur. Lion d'or à Venise, Desde Alla, du vénézuélien Lorenzo Vigas, a aussi été eut les honneurs d'une mention spéciale dans le palmarès du Prix Horizontes, tout comme le mexicain Julio Hernandez Cordon pour Je te promets l'anarchie. Caméra d'or à Cannes, La tierra y la sombra du colombien César Augusto Acevedo a rajouté dans sa liste de prix glanés sur la Croisette celui de la Coopération espagnole.

Parlant d'Espagne, le cinéma du pays n'était pas absent. Les prix d'interprétation ont été squattés par les films espagnols. La cubaine Yordnaka Ariosa a été élue meilleure actrice pour son rôle dans El Rey de la Habana d'Agusti Villaronga. Côté acteurs, le prix a été partagé entre l'espagnol Javier Camara et l'argentin Ricardo Darin pour leur duo dans Truman, mélo sur fond d'amitié et de maladie, du catalan Cesc Gay. Truman a aussi gagné le prix Zinemaldia Feroz.

Les deux prix du public se sont partagés entre deux films en compétition à Cannes: le japonais Notre petite soeur d'Hizokazu Kore-eda a reçu le plus de suffrages et Mountains May depart du chinois Jia Zhang-ke a été choisi en tant que film européen (c'est une coproduction française).

Enfin, le film américain de Peter Sollett, Freeheld, avec Julianne Moore et Ellen Page, a été deux fois récompensé: le prix de la Solidarité et le Prix Sebastiane, qui récompense un film défendant ou reflétant les valeurs LGBT.

Cette année, le Festival de San Sebastien a également honoré l'actrice britannique Emily Watson d'un prix Donastia pour l'ensemble de sa carrière.

Prix FIPRESCI 2015: Pourquoi « Mad Max : Fury Road » est le meilleur blockbuster de l’année?

Posté par geoffroy, le 18 septembre 2015


Ce soir, un film hors normes va recevoir le Prix FIPRESCI du meilleur film de l'année. La critique internationale a plébiscité pour la première fois un "blockbuster" hollywoodien, présenté hors-compétition à Cannes en mai dernier.

Mais pourquoi Mad Max : Fury Road est-il le meilleur blockbuster de l’été ?

L’été 2015 est terminé et avec lui son lot de blockbusters bourrés aux amphétamines. Si je devais ne retenir qu’un film, j’opterai sans hésiter pour Mad Max : Fury Road. C’est simple, le dernier opus de George Miller est un choc visuel, une expérience ciné totale et totalement jouissive qui enterre de son souffle novateur ses petits camarades de jeu en se rappelant au bon souvenir d’un cinéma d’Entertainment ici débarrassé de l’influence néfaste d’une Hollywood gangrénée par ses hordes de « marketeurs ».

Beaucoup ont glosé, à tort, sur le caractère étriqué voire insipide de son scénario. Il s’agit, de toute évidence, d’une erreur d’appréciation – encore que je soupçonne des pointes de mauvaise foi – puisque ce qui compte, dans le geste du réalisateur, n’est pas la complexité supposée d’une histoire à raconter mais la façon dont celle-ci est mise en image. Ainsi, l’essence du cinéma dans son expression originelle est réinvestit par une mise en action essentiellement pictural légitimant sa raison d’être. Tout est scandé par le seul mouvement d’une narration volontairement percutante, merveille de ligne de fuite captant la furie d’un monde dominé par la loi du plus fort.

La quatrième représentation de ce anti-héros mutique devenu l’une des figures mythologiques du 7ème art et de la pop culture en général, est performative. En effet, la course-poursuite qui compose 90% du film fait office de mode opératoire pyrotechnique à même de ressusciter par des faits de « route » l’aura inaltérable d’un personnage en lutte pour sa survie et contre la barbarie d’un monde fumant encore sous les vestiges de sa propre décrépitude. George Miller s’inscrit ainsi en rupture du système sur un contre-pied épatant de gourmandise cinématographique, préférant confiner sa narration dans le cadre d’une typographie bornée, désertique et linéaire pour mieux lui torde le cou dans un élan de mouvement perpétuel. Cette résistance face à la standardisation des productions actuelles honore Miller car il nous évite un reboot inutile d’une franchise historique qu’il n’aurait pas fallu, de toute façon, dénaturer.

Métaphysique des corps dans un monde chaotique

Se faisant, le réalisateur revisite avec brio son œuvre afin de lui donner un souffle épique rare, tout à la fois brutal, hystérique, lumineux, bariolé, esthétique. Comme en atteste le soin apporté à chaque séquence d’un point de vue formel. Par leur composition elles produisent la substantifique moelle d’un langage au service d’une imagerie brassant tout un pan de la pop culture pour élaborer une vision post-moderne à même de redéfinir le film d’action. Le génie de Miller est de nous embarquer dans une embardée cauchemardesque indistincte, intemporelle, sans limite. Le cadre explose pour laisser entrer une sauvagerie primitive modulable à souhait. Et Miller ne s’en prive pas, regorge d’inventivité afin de créer des poches de distorsion, sorte de contrepoint parfait à la linéarité du récit. Aucun salut pour les lâches. Il faut partir au combat, risquer sa vie pour espérer sauver son âme. Fury Road parle de métaphysique des corps dans un monde chaotique, excluant, avilissant, sans espoir. La course-poursuite indique la route à prendre pour vaincre l’inéluctable. Au-delà de la mort l’entraide devient une nécessité. La rédemption, une perspective de salut dans un monde ou tout n’est qu’entrechoquement (ferraille, chair, âme).

Pour spécifier sa vision, le réal étale sa science de la composition. Cette fois il n’est plus question de construire des scènes d’action dans leur métrique, leur durée ou leur autonomie – comme l’avaient très bien fait les frères W avec Matrix Reloaded –, mais de façonner un long tunnel visuel électrisé par le vrombissement de moteurs déchaînés. En ressort un road-movie intense tourné à l’ancienne dans des décors naturels. Ainsi, l’apport, mesuré, du numérique, sert à affiner, plutôt qu’à construire, les contours gargantuesques de cette fable contemporaine .Ce choix propulse le film dans un ailleurs tangible, palpable, ancré à la terre dans la reconquête d’une humanité. Le parcours n’est pas initiatique, il est viscéralement émancipateur. L’affrontement qui pulse les cœurs des différents protagonistes est celui d’une survie. Soit dans l’affirmation d’une domination sanguinaire. Soit en créant les conditions d’une libération.

Pour toutes ces raisons, et plus encore, Mad Max : Fury Road ne peut se réduire à n’être qu’un vulgaire avatar des films post-apocalyptiques. Non, le film revêt un uniforme beaucoup plus estimable puisqu’il est devenu, en quelques semaines seulement, un objet de fascination, une proposition exclusive d’un genre qui a bien du mal à se renouveler. Fury Road peut être fier d’être affublé de l’étiquette « culte » qui, au-delà de son succès public, lui assure déjà la postérité.

Les 10 films soumis au vote du public pour les European Film Awards 2015

Posté par vincy, le 2 septembre 2015

La 28e édition des European Film Awards a sélectionné les films qui sont en lice pour le prix du public. Les votes sont ouverts en ligne sur le site officiel de l'Académie européenne du cinéma. Le gagnant sera connu le 12 décembre.

L'Académie a choisi parmi les films sortis entre juillet 2014 et juillet 3025 des films ayant connu des succès nationaux et à l'étranger.

- Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence de Roy Andersson (Lion d'or à Venise) - Suède
- Snow Therapy de Ruben Östlund (Prix du jury Un certain regard à Cannes) - Norvège
- Leviathan d'Andrei Zvyagintsev (Prix du scénario à Cannes) - Russie
- La isla mínima d'Alberto Rodríguez (Prix du jury à San Sebastian) - Espagne
- Samba d'Olivier Nakache et Éric Toledano - France
- Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? de Philippe de Chauveron - France
- Imitation Game de Morten Tyldum - Royaume Uni
- Le sel de la Terre de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (Prix spécial du jury Un certain regard à Cannes) - Allemagne
- Victoria de Sebastian Schipper (Ours d'argent à Berlin) - Allemagne
- White God de Kornél Mundruczó (Prix Un Certain regard à Cannes - Hongrie

En 2014, le film polonais Ida de Pawel Pawlikowski avait remporté les suffrages des votants européens.