Le 70e Festival de Locarno dévoile une programmation très française

Posté par vincy, le 12 juillet 2017

Adrien Brody honoré par un Leopard Club Award. Mathieu Kassovitz (qui viendra pour le premier film de Samuel Jouy, Sparring) récompensé par un Excellence Award. A ces deux acteurs, s'ajoutent Michel Merkt (Prix du producteur indépendant), Jean-Marie Straub (Léopard d'or d'honneur) et Nastassja Kinski parmi les hommages rendus cette année. Le 70e Festival de Locarno a révélé ce mercredi 12 juillet le programme des festivités.

Lynch, Huppert, Ruiz...

En compétition on retrouve notamment pas mal de productions et coproductions françaises: 9 doigts de F.J. Ossang, As Boas Maneiras de Juliana Rojas et Marco Dutra, Charleston d'Andreï Cretulescu, Good Luck de Ben Russell, Madame Hyde de Serge Bozon, avec Isabelle Huppert et Romain Duris, Mrs. Fang de Bing Wang et Wajib de Annemarie Jacir. A côté de ces films, ont note la présence de Denis Côté (Ta peau si lisse), Xu Bing (Qing Ting Zhi Yan), John Carroll Lynch (Lucky, avec David Lynch), une œuvre posthume de Raul Ruiz (La telenovela Errante), Jim McKay (On the Seventh Day), Travis Wilkerson (Did You Wonder Who Fired Gun?), Aaron Katz (Gemini) ou encore Germano Maccioni (Les astéroïdes - Gli asteroidi, avec Pippo Delbono)

Paradis, Ardant, Argento...

Pour cette édition anniversaire, le cinéma français sera très présent avec Olivier Assayas et Sabine Azéma à la présidence de deux jurys, mais aussi Samuel Benchetrit, Vanessa Paradis et Vincent Macaigne (Chien), Fanny Ardant transgenre (Lola Pater), Noémie Lvovsky et Mathieu Amalric (Demain et tous les autres jours qui ouvrira la prestigieuse programmation de la Piazza Grande), Paul Hamy et Pascal Greggory (9 Doigts) et Jean-Pierre Léaud (36 fillette). Parmi les autres stars attendues Albert Serra, Francesca Comencini, Irrfan Khan et Golshifteh Farahani (The Song of the Scorpions), Vincent Pérez et le cultissime Dario Argento. Locarno a aussi obtenu la comédie indépendante The Big Sick, véritable phénomène à Sundance, et succès inattendu au box office américain cet été dans les circuits art et essai.

Côté diversité, Locarno présentera deux blockbusters Atomic Blonde avec Charlize Theron et le thriller SF de Netflix, What Happened to Monday? avec Noomie Rapace. De Cannes, seul Good Time des frères Safdie a été retenu pour la Piazza Grande.

D'hier à aujourd'hui

Dans la section Cinéastes du présent, on notera le sud coréen Kim Dae-hwan (The First Lap), le japonais Ryutaro Ninomiya (Sweating the Small Stuff), la française Narimane Mari (Le fort des fous) et l'américain Dustin Guy Defa (Person to Person).

Enfin, est-ce pour la francophilie affirmée de cette édition? Mais la Rétrospective 2017 sera consacrée à Jacques Tourneur, disparu il y a 40 ans: "un réalisateur qui n’est encore pas reconnu à la hauteur de son talent. Tourneur a souvent tourné des films classifiés comme « série B », des films qui nous semblent aujourd’hui plus incisifs, plus visionnaires et plus actuels que leurs aînés. Car le réalisateur a toujours su mêler dans son travail l’imaginaire puissant des récits de genre et une poésie visuelle unique, héritée sans doute de sa double identité, européenne et américaine."

Locarno 2017: les présidents des jurys révélés

Posté par vincy, le 29 juin 2017

La 70e édition du Festival de Locarno (2-12 août) s'offre Olivier Assayas comme président du jury de la compétition internationale. Il avait déjà été membre du jury en 2004. Prix de la mise en scène à Cannes en 2016, prix du scénario à Venise en 2012, le cinéaste français a sorti l'an dernier Personal Shopper et il a également co-écrit l'adaptation du nouveau Polanski, D'Après une histoire vraie.

Le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah, récompensé à Locarno pour son film El Medina (1999), présidera le jury Cineasti del presente (Cinéastes du présent).

L'actrice française, deux fois césarisée, Sabine Azéma sera quant à elle à la tête du jury de la compétition Pardi di domani (Léopards de demain).

Locarno consacrera sa Rétrospective à Jacques Tourneur

Posté par vincy, le 19 janvier 2017

La Rétrospective du 70e Festival de Locarno (2-12 août 2017) sera consacrée au réalisateur français Jacques Tourneur (1904 – 1977). Cet hommage "s’intéressera à un réalisateur qui n’est encore pas reconnu à la hauteur de son talent" explique le communiqué du festival. "Tourneur a souvent tourné des films de série « B », des films qui nous semblent aujourd’hui plus incisifs, plus visionnaires et plus actuels que leurs aînés. Car le réalisateur a toujours su mêler dans son travail l’imaginaire puissant des récits de genre et une poésie visuelle unique, héritée sans doute de sa double identité, européenne et américaine."

La Rétrospective se déroulera dans le cinéma historique de Locarno, entièrement restauré et rebaptisé le GranRex, qui dévoilera son nouvel aménagement à l’occasion de la 70e édition du Festival. La Rétrospective, conçue par Roberto Turigliatto et Rinaldo Censi, en collaboration avec la Cinémathèque suisse et la Cinémathèque française, sera accompagnée par un ouvrage publié en anglais et en français aux éditions Capricci.

Fils du réalisateur Maurice Tourneur, l'un des pionniers du cinéma français, Jacques Tourneur est né à Paris en 1904.Après ses premiers films, Maurice quitte la France à la veille de la Première Guerre mondiale pour les États-Unis, où il devient un cinéaste confirmé, dont les films sont appréciés du public. La famille rentre en France en 1928, et Jacques fait ses premiers pas derrière la caméra en 1931 avec Tout ça ne vaut pas l'amour. Il tourne trois autres longs métrages puis décide de repartir pour les États-Unis. Sa rencontre avec le producteur Val Lewton à la RKO va donner vie à l’une des collaborations les plus fructueuses de l’histoire du cinéma: ensemble, ils travaillent sur des films fascinants et sombres, considérés aujourd’hui comme des pierres angulaires du cinéma: La Féline (1942), L’Homme – Léopard (1943) ou encore Vaudou (1943).

Des films policiers (Nick Carter, Master Detective) au western (Le passage du canyon, L’or et l’amour), des films de cape et d’épée (La flibustière des Antilles, La flèche et le flambeau), à ceux de guerre et d’espionnage (Berlin Express, Jours de gloire), en passant par le mélodrame (Angoisse, La vie facile), le film d’aventure (Les révoltés de la Claire-Louise, La Cité sous la mer) et le film noir (Nightfall, La griffe du passé), il a a touché à tous les genres.

"Considéré comme le maître du cinéma fantastique"

Carlo Chatrian, Directeur artistique du Locarno Festival, rappelle que « Le nom de Tourneur est connu des passionnés du 7e art et certains de ses films figurent même au rang des œuvres inoubliables de la grande saison du cinéma américain de l’après-guerre; il n’en va pas de même pour l’ensemble de son œuvre qui est néanmoins de très grande qualité. Cette Rétrospective, organisée avec les plus importantes et prestigieuses institutions, que je remercie ici, sera l’occasion pour les nouvelles générations de comprendre la force d’une œuvre cinématographique qui privilégie les choix visuels plus que les mots, qui trouve dans les cadrages, les mouvements de caméra, l’utilisation de la lumière, du son et des couleurs des instruments d’expression essentiels. Considéré comme le maître du cinéma fantastique, Tourneur a toujours cherché à aller au-delà du visible, en représentant les sentiments profonds qui jaillissent derrière la superficialité des choses. C’est pourquoi ses films ont résisté au temps et sont une source d’inspiration pour tant de cinéastes. »

Frédéric Bonnaud, Directeur de la Cinémathèque française, précise par ailleurs que la Rétrospective de l’œuvre de Jacques Tourneur sera programmée à la Cinémathèque française à partir du 30 août.

Locarno 2016: le film bulgare Godless triomphe

Posté par vincy, le 13 août 2016

Godless de la réalisatrice bulgare Ralitza Petrova a remporté ce samedi 13 août le Léopard d'or du Festival du film de Locarno. Il raconte l'histoire de Gana, jeune femme qui s'occupe de personnes âgées atteintes de démence et réalise un trafic avec leurs cartes d'identité. Elle commence à changer quand elle rencontre un nouveau patient qui aime la musique, mais découvre alors que "faire ce qu'il faut" peut coûter cher. Son actrice principale, Irena Ivanova, a par ailleurs obtenu le prix de la meilleure actrice du festival. Avec quatre prix sur cinq dans la compétition internationale, le cinéma d'Europe de l'Est est le grand vainqueur de cette 69e édition.

Seule exception, le cinéaste portugais João Pedro Rodrigues (qui aura les honneurs d'une rétrospective au Centre Pompidou cet automne), qui repart avec son premier prix majeur dans un grand festival avec le prix de la mise en scène.

Notons que Moi, Daniel Blake, Palme d'or à Cannes en mai, a reçu le prix du public et que Moka, qui sort en France mercredi, a été distingué par le Prix Variety des films projetés sur la Piazza Grande.

Le palmarès du 69e Festival de Locarno:

- Compétition internationale

Léopard d'or
GODLESS de Ralitza Petrova, Bulgarie/Danemark/France

Prix spécial du jury
INIMI CICATRIZATE (Scarred Hearts) de Radu Jude, Roumanie/Allemagne

Meilleure réalisation
JOÃO PEDRO RODRIGUES pour O ORNITÓLOGO, Portugal/France/Brésil

Meilleure actrice
IRENA IVANOVA pour GODLESS de Ralitza Petrova, Bulgarie/Danemark/France

Meilleur acteur
ANDRZEJ SEWERYN pour OSTATNIA RODZINA (The Last Family) de Jan P. Matuszynski, Pologne

Mention spéciale
MISTER UNIVERSO de Tizza Covi, Rainer Frimmel, Autriche/Italie

- Cinéastes d'aujourd'hui

Pardo d’oro Cineasti del presente – Premio Nescens
EL AUGE DEL HUMANO de Eduardo Williams, Argentine/Brésil/Portugal

Prix spécial du jury
THE CHALLENGE de Yuri Ancarani, Italie/France/Suisse

Prix pour le meilleur réalisateur émergent
MARIKO TETSUYA pour DESTRUCTION BABIES, Japon

Mention spéciale
VIEJO CALAVERA de Kiro Russo, Bolivie/Qatar

- Premier film

Prix pour le meilleur premier film
EL FUTURO PERFECTO de Nele Wohlatz, Argentine

Swatch Art Peace Hotel Award
MAUD ALPI pour GORGE CŒUR VENTRE, France

Mention Spéciale
EL AUGE DEL HUMANO de Eduardo Williams, Argentine/Brésil/Portugal

- Léopards de demain

Pardino d’oro per il miglior cortometraggio internazionale – Premio SRG SSR
L’IMMENSE RETOUR (ROMANCE) de Manon Coubia, Belgique/France

Pardino d’argento SRG SSR per il Concorso internazionale
CILAOS de Camilo Restrepo, France

Nomination de Locarno pour les European Film Awards - Premio Pianifica
L’IMMENSE RETOUR (ROMANCE) de Manon Coubia, Belgique/France

Premio Film und Video Untertitelung
VALPARAISO de Carlo Sironi, Italie

Mention spéciale
NON CASTUS de Andrea Castillo, Chili

Pardino d’oro per il miglior cortometraggio svizzero – Premio SwissLife
DIE BRÜCKE ÜBER DEN FLUSS de Jadwiga Kowalska, Suisse

Pardino d’argento Swiss Life per il Concorso nazionale
GENESIS de Lucien Monot, Suisse

Best Swiss Newcomer Award
LA SÈVE de Manon Goupil, Suisse

- Prix du Public UBS

I, DANIEL BLAKE de Ken Loach, Grande-Bretagne/France/Belgique

- Variety Piazza Grande Award

MOKA de Frédéric Mermoud, France/Suisse

Locarno rendra hommage à Jane Birkin

Posté par vincy, le 14 juillet 2016

Au lendemain de la révélation de ses sélections, le Festival du film Locarno a annoncé qu'il rendra hommage à l’actrice et chanteuse franco-britannique Jane Birkin.

"Jane Birkin fait ses débuts dans une comédie musicale, entamant une double carrière d’actrice et de chanteuse. Un an seulement après ses débuts au cinéma dans Le Knack… et comment l’avoir de Richard Lester (Palme d'or à Cannes en 1965), Blow Up (Palme d'or à Cannes en 1967) de Michelangelo Antonioni fait d’elle une icône de beauté et de transgression. Parallèlement à son parcours d’actrice, où elle met son talent au service de cinéastes comme Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Agnès Varda et Alain Resnais, Jane Birkin se lance dans la chanson, inaugurant une collaboration intense avec son compagnon Serge Gainsbourg, qui écrit pour elle et enregistre en duo l’inoubliable et sulfureux Je t’aime… moi non plus (1969), qui défraye la chronique. Le tube donnera d’ailleurs son nom à un film dirigé par Gainsbourg" rappelle le Festival.

La séduction originale

Carlo Chatrian, Directeur artistique du Festival, s'avoue "très content de récompenser la carrière extraordinaire d’une actrice comme Jane Birkin qui a traversé l’histoire du cinéma moderne avec une trajectoire à nulle autre semblable. Capable d’enflammer la pellicule de sa présence, de donner au mot “séduction” un sens original, d’être à la mode tout en étant hors des modes, l’actrice a donné vie à des personnages qui restent gravés dans nos mémoires, peut-être pour ce soupçon d’innocence perdue qui vibre en elle."

La 69e édition du Festival de Locarno rendra hommage à Jane Birkin en profitant de sa présence, dans le rôle d’Elise Lafontaine, dans La femme et le TGV de Timo von Gunten (Suisse, 2016), court métrage en compétition dans la section Pardi di domani (Léopards de demain). Pour compléter cet hommage, seront projetés Boxes de Jane Birkin (2007) et La fille prodigue de Jacques Doillon (1981).

Les 25 ans de la mort de Serge

Récemment, a chanteuse a du annuler un concert "Gainsbourg symphonique" prévu le 9 juillet à Shanghai faute d'avoir obtenu un visa pour se rendre en Chine. Elle vient de donner le spectacle aux Francofolies de Montréal, et sera ensuite à Montreux, Lyon, Rennes, Brest, Hong Kong, Paris, Bruxelles, Londres et Buenos Aires.

Cet hiver, la Film Society of Lincoln Center de New York avait initié une rétrospective consacrée à Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg, mère et fille étant réunies pour la première fois dans un hommage commun. La rétrospective, intitulée "Jane and Charlotte Forever", comportait 19 films différents.

Populaire et singulière

Jane Birkin a reçu une Victoire de la musique de la meilleure artiste interprète féminine de l'année en 1992 et a été trois fois nommée aux César (meilleur second rôle féminin pour La Belle Noiseuse, meilleure actrice pour La Femme de ma vie, meilleure actrice pour La Pirate) et une fois au Molière de la comédienne pour Quelque part dans cette vie.

Devenue rare au cinéma (son dernier film est un petit rôle dans Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier en 2013), elle a été extrêmement populaire dans des comédies des années 1970 (La moutarde me monte au nez, 3,7M d'entrées, L'animal, 3,2M d'entrées), avant de s'orienter vers un cinéma d'auteur (Wargnier, Tavernier et Resnais, en plus de Rivette, Doillon, Varda, Godard, Mocky, Ivory et Corsini, entre autres). Cette singularité en fait l'une des artistes les plus attachantes et aimées en France.

Locarno dévoile sa 69e édition

Posté par vincy, le 13 juillet 2016

Le prochain Festival de Locarno (du 3 au 13 août 2016) a révélé ses sélections. Cette 69e édition est dédiée à Michale Cimino et Abbas Kiarostami, récemment disparus: "Non seulement pour les remercier des émotions qu’ils ont offertes au public de Locarno, mais aussi parce qu’ils représentent un cinéma qui nous est familier, ici à Locarno. Un cinéma qui lit la réalité et la transfigure, un cinéma qui n’a pas peur de se penser grand même quand il s’attache à raconter des histoires qui ne sont jamais «petites», un cinéma qui explore tout l’éventail des tonalités, du plan panoramique au gros plan. Un cinéma qui arrive comme une rafale et qui t’emporte avec lui" explique Carlo Chatrian, directeur artistique de la manifestation.

16 longs seront métrages projetés sur la Piazza Grande,  17 longs métrages, uniquement des premières mondiales, seront en compétition pour le Pardo d'oro et 15 premiers et deuxièmes films, dont 13 sont des premières mondiales, seront en lice dans le Concorso Cineasti del presente.

Hormis quelques cinéastes comme Joao Pedro Rodriguez (dont le Centre Pompidou prépare une grande rétrospective pour la fin de l'année), la compétition a recherché des auteurs plus confidentiels que ces dernières années, réservant les films grand public comme Moka ou Jason Bourne, ou même la Palme d'or cannoise, Moi, Daniel Blake, pour les projections en plein air sur la Piazza Grande. la compétition, à l'exception de quelques films asiatiques, est très européenne.

Le jury de la compétition internationale sera présidé par le cinéaste mexicain Arturo Ripstein, entouré de Kate Moran, Rafi Pitts, Rodrigo Teixeira et Wang Bing. Le jury de la compétition Cinéastes du présent est présidé par Dario Argento, entouré de Angeliki Papoulia, Antonin Peretjatko, Cornelia Seitler et Sean Price Williams. Celui des Pardi di Domani est présidé par Edgar Reitz, entouré de Marian Alvarez, Julie Corman, Shahrbanoo Sadat et Nicolas Steiner.

Hommages et prix honorifiques:
- Prix d'excellence Moët & Chandon à Bill Pullman
- Prix Raimondo Rezzonico à David Line
- Léopard d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à Mario Adorf
- Léopard d'honneur pour Alejandro Jodorwsky
- Hommage à Roger Corman

Section Piaza Grande :

The girl with all the gifts de Colm McCarthy (ouverture) (Royaume-Uni, Etats-Unis)
Moka de Frédéric Mermoud (France, Suisse), avec Emmanuelle Devos et Nathalie Baye
Jason Bourne de Paul Greengrass (Etats-Unis)
Interchange de Dain Iskandar Said (Malaisie, Indonésie)
Cessez-le-feu d’Emmanuel Courcol (France), avec Romain Duris
Dans la forêt de Gilles Marchand (France, Suisse), avec Jérémie Elkaïm
Paula de Christian Schwochow (France, Allemagne)
Am Tag, als der Regen kam de Gerd Oswald (Allemagne)
Le ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar (France), avec Sandrine Bonnaire et Clotilde Courau
Vor der Morgenröte de Maria Schrader (Allemagne, France, Autriche, Allemagne)
Comboio de sal e açucar de Licinio Azevedo (Portugal, France, Brésil, Afrique du Sud, Mozambique)
Moi, Daniel Blake de Ken Loach (Royaume-Uni, France, Belgique) - Vision Award Nescens à Howard Shore
The tunnel de Kim Seong-hun (Corée du Sud)
Vincent de Christophe Van Rompaey (France, Belgique), avec Alexandra Lamy
Poesia sin fin d’Alejandro Jodorowsky (Chili, France)
Mohenjo Daro d’Ashutosh Gowariker (film de clôture) (Inde)

Section Concorso Internazionale :
Glory de Kristina Grozeva et Peter Valchanov (Bulgarie, Grèce)
The last family de Jan Matuszynski (Pologne)
O ornitologo de Joao Pedro Rodrigues (Portugal, France, Brésil)
Mister Universo de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche, Italie)
Maria de Michael Koch (Allemagne, Suisse)
La prunelle de mes yeux d’Axelle Ropert (France)
La idea de un lago de Milagros Mumenthaler (Suisse, Argentine, Qatar)
Wet woman in the wind d’Akihiko Shiota (Japon)
Jeunesse de Julien Samani (France, Portugal)
Scarred hearts de Radu Jude (Roumanie)
Hermia et Helena de Matias Pineiro (Argentine, Etats-Unis)
Godless de Ralitza Petrova (Bulgarie, Danemark, France)
Der Trauhafteweg d’Angela Schanelec (Allemagne)
By the time it gets dark d’Anocha Suwichakornpong (Thaïlande, Pays-Bas, France, Qatar)
Bangkok nites de Katsuya Tomita (Japon, France, Thaïlande, Laos)
Brooks, meadows and lovely faces de Yousry Nasrallah (Egypte)
Correspondencias de Rita Azevedo Gomes (Portugal)

La sélection cinéastes du présent rassemble les nouveaux films de Tetsuya Mariko, Stergios Paschos, Mohammed Hammad, Kris Avedisian, Eduardo Williams, nele Wohlatz, Maud Alpi, Douglas Gordon, Klaudia Reynicke, Yosep Anggi Noen, Caroline Deruas, Lina Rodriguez, Michele Pennetta, Yuri Ancarani et Kiro Russo.

Dans la sélection Pardi di Domani (Léopards de demain), on notera la présence des français Lola Quivoron (Au loin, Baltimore), Constance Meyer (Rhapsody), et Aude Léa Rapin (Que vive l'Empereur).

Cette année, la rétrospective concerne le cinéma de la jeune République fédérale d'Allemagne de 1949 à 1963.

Côté professionnels, la section Open Doors du Festival del film Locarno se focalisera, pendant trois ans, sur huit pays de l’Asie du Sud : Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Maldives, Myanmar, Népal, Pakistan et Sri Lanka.

- Cinema, City and Cats de Ishtiaque Zico, Bangladesh
- Craving (Ta Ku Tha Lo Chin Thee) de Maung Okkar, Myanmar
- Day After Tomorrow de Kamar Ahmad Simon, Bangladesh
- House of My Fathers de Suba Sivakumaran, Sri Lanka
- Season of Dragonflies (Jhyalincha) de Abinash Bikram Shah, Nepal
- The Cineaste de Aboozar Amini, Afghanistan
- The Red Phallus de Tashi Gyeltshen, Bhutan
- Then They Would be Gone (Mela Chaar Dinan Da) de Maheen Zia, Pakistan

Enfin, le programme First Look dédié aux films en post-productions fera un focus sur le cinéma polonais.

Locarno 2015 couronne le cinéaste sud-coréen Hong Sang-Soo

Posté par MpM, le 16 août 2015

leopard d'or pour Hong Sang Soo

Preuve que quelques titres se détachaient nettement de la compétition 2015, le jury du  68e festival de Locarno, composé d’Udo Kier, Nadav Lapid, Daniela Michel, Jerry Schatzbeg et Moon So-ri, a réparti les prix principaux entre seulement quatre films parmi la petite vingtaine sélectionnée.

C'est ainsi Hong Sang-soo qui reçoit le léopard d'or, récompense suprême de la manifestation suisse, pour son nouveau film Right Now, Wrong Then. Le film a également été couronné d'un prix d'interprétation pour l'acteur Jung Jae-young. Pour le réalisateur coréen, c'est une suite presque logique puisqu'il recevait il y a deux ans ici même le prix de meilleur réalisateur pour Sunhi.

Son nouvel opus, qui raconte l'une après l'autre deux histoires identiques (un cinéaste arrive dans une ville avant une projection-débat et rencontre une jeune fille peintre) en les rendant totalement différentes, s'inscrit globalement dans la lignée de toute la filmographie de Hong Sang-soo. Il n'a malheureusement pas encore de date de sortie en France.

Par ailleurs, Tikkun de l'Israélien Avishai Sivan reçoit le Prix spécial du jury et une mention spéciale pour la photographie, Andrzej Zulawski est distingué comme le meilleur réalisateur de l'édition pour Cosmos et Happy hour, fresque de plus de 5h de la Japonaise Hamaguchi Ryusuke, reçoit à la fois un prix collectif d'interprétation pour ses quatre actrices et une mention spéciale pour son scénario.

Dans les autres sections, on notera notamment le prix du public pour le film allemand Der Staat gegen Fritz Bauer de Lars Kraume et deux belles récompenses pour des films français : le prix de la presse internationale pour Suite armoricaine de Pascale Breton et le Variety Piazza Grande pour La belle saison de Catherine Corsini, qui succède à Jean-Pierre Améris et son Marie Heurtin.

Compétition officielle

Léopard d'or
Right Now, Wrong Then de Hong  Sangsoo (Corée du Sud)

Prix spécial du jury
Tikkun de Avishai Sivan (Israël)

Prix pour la meilleure réalisation
Andrzej Zulawski pour Cosmos (France/Portugal)

Prix collectif de la meilleure actrice
Tanaka Sachie, Kikuchi Hazuki,  Mihara Maiko et Kawamura Rira pour Happy hour de Hamaguchi Ryusuke (Japon)

Prix du meilleur acteur
Jung Jae-young pour Right Now, Wrong Then de Hong Sangsoo (Corée du Sud)

Mentions spéciales
- pour le scénario de Happy hour de Hamaguchi Ryusuke (Japon)
- pour la photographie de Shai Goldman dans Tikkun de Avishai Sivan (Israël)

Section Cinéastes du présent

Léopard d'or
Thithi de Raam Reddy (Inde/États-Unis/Canada)

Prix spécial du jury Ciné+
Dead slow ahead de Mauro Herce (Espagne/France)

Prix pour le meilleur réalisateur émergent
Kaili Blues de Bi Gan (Chine)

Premiers films

Prix pour le meilleur premier film
Thithi de Raam Reddy (Inde/États-Unis/Canada)

Art Peace Hotel Award
Sina Ataeian Dena pour Paradise (Iran/Allemagne)

Mentions spéciales
- Kaili Blues de BI Gan (Chine)
- Kiev/Moscow, Part 1 de Elena Khoreva (Russie/Estonie/Ukraine)

Autres prix

Prix FIPRESCI
Suite armoricaine de Pascale Breton (France)

Prix du Public
Der Staat gegen Fritz Bauer de Lars Kraume (Allemagne)

Prix Variety Piazza Grande
La belle saison de Catherine Corsini (France)

Locarno 2015: Office Kitano, producteur de l’année

Posté par vincy, le 2 août 2015

Le Festival de Locarno commence mercredi et lance la saison d'automne du 7e art. On connait la sélection, les prix honorifiques, les hommages. Un autre prix sera décerné à une société et non pas à une personnalité, même si, pour l'occasion, les deux sont liés.

La société japonaise Office Kitano recevra le Prix Raimondo Rezzonico, qui rend hommage aux personnalités les plus significatives de la production indépendante internationale.

Fondé en 1988 en tant qu’agence d’acteurs, Office Kitano est né de la nécessité de gérer les émissions télévisée de Takeshi Kitano et d’une bande d’amis acteurs. Trois ans plus tard, Office Kitano devient une société de production avec A Scene at the Sea, le troisième long métrage de Takeshi Kitano, qui, dès lors, produira tous les films de l’acteur-réalisateur.

Mais pas seulement. Office Kitano produit (et distribue au Japon) d'autres films japonais et étrangers, en commençant avec em>Ikinai de Hiroshi Shimizu (1998). Shôzô Ichiyama, Jia Zhang-ke, Abolfazl Jalili, Atsushi Funahashi, Takashi Miike, Dankan, Makoto Shinozaki, sont tous des auteurs de la maison.

Office Kitano a également lancé en 2000 FILMEX, un festival de cinéma dédié aux productions indépendantes.

Une reconnaissance et un encouragement

Pour le directeur artistique du Festival de Locarno, Carlo Chatrian, "le choix de primer Office Kitano, une société riche de plus de vingt ans d’activité", c'est rendre "hommage aujourd’hui à un territoire et une compagnie pour lesquels il nourrit un intérêt tout particulier. Non seulement pour témoigner de l’amour que nous portons au réalisateur et acteur japonais mais aussi pour récompenser un studio qui soutient de jeunes réalisateurs nippons et noue des collaborations prestigieuses, comme celle avec Jia Zhang-ke. Un prix est à la fois une reconnaissance pour le travail accompli mais aussi un encouragement à continuer le chemin: ces deux facettes s’adaptent parfaitement à Office Kitano à qui nous souhaitons un futur radieux."

Masayuki Mori, président d’Office Kitano, et le producteur Shôzô Ichiyama seront à Locarno pour recevoir le prix et rencontrer le public lors d’un débat. Trois films seront projetés au Festival à l’occasion de cet hommage: Hana-bi (1997) et Dolls (2002) de Takeshi Kitano, ainsi que Plaisirs inconnus de Jia Zhang-ke.

Le Premio Raimondo Rezzonico a été créé en 2002 et a déjà récompensé Paulo Branco, Ruth Waldburger, le collectif Agat Films & Cie, Martine Marignac, Menahem Golan, Arnon Milchan, Margaret Ménégoz et, en 2014, Nansun Shi.

Locarno 2015: Andrzej Zulawski, Hong Sangsoo, Chantal Ackerman en compétition

Posté par vincy, le 15 juillet 2015

Locarno se lance dans la mêlée avec un programme très éclectique. Une rétrospective intégrale de Sam Peckinpah, une multitude de prix déjà annoncés (Michael Cimino, Marco Bellocchio, Edward Norton, Bulle Ogier), un focus sur le cinéma israélien, la section Open Doors du marché consacrée au cinéma de Maghreb, et finalement des films venus du monde entier répartis dans les différentes sélections. Sont donc attendus Chantal Akerman, Sabine Azéma, Lionel Baier, Clotilde Coureau, Philippe Falardeau, Cécile de France, Stéphane Goël, HONG Sangsoo, Patrick Huard, Anurag Kashyap, Marthe Keller, Udo Kier, Philippe Le Guay, Carmen Maura, Clémence Poésy, Melvil Poupaud, Jerry Schatzberg, Andrea Segre, Claire Simon, et Andrzej Zulawski.

Lors de la conférence de presse ce matin, trois autres prix ont été annoncés: le comédien et réalisateur américain Andy Garcia (Leopard Club Award), le cinéaste géorgien Marlen Khoutsiev (Léopard pour l'ensemble de sa carrière) et le comédien suisse Teco Celio (Prix Cinema Ticino). La 68° édition du Festival du film Locarno se tiendra du 5 au 15 août 2015.

Compétition

  • BELLA E PERDUTA de Pietro Marcello (Italie)
  • BRAT DEJAN (Brother Dejan) de Bakur Bakuradze (Russie)
  • CHEVALIER de Athina Rachel Tsangari (Grèce)
  • COSMOS d'Andrzej Zulawski (France)
  • ENTERTAINMENT de Rick Alverson (USA)
  • HAPPY HOUR de Ryusuke Hamaguchi (Japon)
  • HEIMATLAND dey Lisa Blatter, Gregor Frei, Jan Gassmann, Benny Jaberg, Carmen Jaquier, Michael Krummenacher, Jonas Meier, Tobias Nölle, Lionel Rupp et Mike Scheiwiller (Suisse)
  • JAMES WHITE de Josh Mond (USA)
  • JIGEUMEUN MATGO GEUTTAENEUN TEULLIDA (Right Now, Wrong Then) de HONG Sangsoo (Corée du sud)
  • MA DAR BEHESHT (Paradise) de Sina Ataeian Dena (Iran)
  • INO HOME MOVIE de Chantal Akerman (France)
  • O FUTEBOL de Sergio Oksman (Espagne)
  • SCHNEIDER VS. BAX d'Alex van Warmerdam (Pays Bas)
  • SUITE ARMORICAINE de Pascale Breton (France)
  • SULANGA GINI ARAN (Dark in the White Light) de Vimukthi Jayasundara (Sri Lanka)
  • TE PROMETO ANARQUÍA de Julio Hernández Cordón (Mexique)
  • THE SKY TREMBLES AND THE EARTH IS AFRAID AND THE TWO EYES ARE NOT BROTHERS de Ben Rivers (Royaume Uni)
  • TIKKUN d'Avishai Sivan (Israël)

Sur la Piazza Grande, RICKI AND THE FLASH de Jonathan Demme, avec Meryl Streep ; LA BELLE SAISON de Catherine Corsini ; DER STAAT GEGEN FRITZ BAUER de Lars Kraume ; SOUTHPAW d'Antoine Fuqua ; TRAINWRECK de Judd Apatow ; JACK de Elisabeth Scharang ; FLORIDE de Philippe Le Guay ; GUIBORD S’EN VA-T-EN GUERRE de Philippe Falardeau ; BOMBAY VELVET d'Anurag Kashyap; AMNESIA de Barbet Schroeder ; LA VANITÉ de Lionel Baier ; QING TIAN JIE YI HAO (The Laundryman) de LEE Chung ; ME AND EARL AND THE DYING GIRL de Alfonso Gomez-Rejon ; et en clôture HELIOPOLIS de Sérgio Machado...
Award Ceremony

Dans la sélection Cinéastes du présent, notons le film de Vincent Macaigne (Dom Juan), Le Grand jeu de Nicolas Pariser avec Melvil Poupaud, André Dussollier et Clémence Poésy ou encore le film québécois Les êtres chers d'Anne Émond. Dans la sélection Cinémas de demain, on retrouve Claire Simon (Les bois dont les rêves sont faits) et l'algérien Malek Bensmaïl (Contre-pouvoirs).

Locarno 2015: Michael Cimino honoré 41 ans après son premier film

Posté par vincy, le 9 juillet 2015

Le réalisateur, scénariste et producteur américain Michael Cimino recevra un Léopard d'honneur au prochain Festival du film de Locarno. 41 ans après son premier film (Le Canardeur, avec Clint Eastwood et Jeff Bridges), le cinéaste rejoint Samuel Fuller, Jean-Luc Godard, Ken Loach, Sidney Pollack, William Friedkin au tableau d'honneur de la manifestation suisse. Marco Bellocchio recevra également ce prix cette année.

Michael Cimino a obtenu la consécration avec The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer) en 1978 et récompensé par cinq Oscars l'année suivante (dont celui de meilleur réalisateur). Rare, il n'a fait que sept films, souvent écrasés par des problèmes de productions.

"Cimino a su raconter comme personne l'Amérique et ses multiples visages, avec un style unique qui mêle souffle épique et émotion, beauté des paysages et personnages inoubliables" rappelle le Festival. Son directeur artistique, Carlo Chatrian, partage son amour pour le cinéma de Cimino: "Durs et majestueux comme les roches des montagnes américaines qui servent souvent de décor aux parcours de ses personnages, ses films ont marqué mon histoire de spectateur et il me semble important de les montrer dans le cadre d'un festival qui veut être un pont entre cultures, époques et styles. En ce sens, la poésie de Cimino est atemporelle, classique et moderne en même temps."

Michael Cimino recevra le Pardo d'honneur Swisscom sur la Piazza Grande le dimanche 9 août. Le lendemain, le public pourra assister à un débat avec le réalisateur au Spazio Cinema. L'hommage sera accompagné par les projections de Thunderbolt and LightfootThe Deer Hunter, Heaven’s Gate (La Porte du paradis, 1980) et Year of the Dragon (L'Année du dragon, 1985). Il n'a tourné aucun long métrage depuis Sunchaser en 1996.