Exposition : La Bretagne fait son cinéma

Posté par MpM, le 14 avril 2010

Depuis les balbutiements du cinématographe à la fin du 19e siècle, ce sont plus de 250 films de fiction qui ont été tournés en Bretagne. Cette "terre du bout du monde" a fasciné les plus grands, de Bertrand Tavernier à Alain Resnais, de Claude Chabrol à Jacques Demy, de Roman Polanski à Richard Fleisher. Quelques images ont même frappé les esprits, comme Alain Delon courant nu une plage (Traitement de choc d'Alain Jessua) ou Kirk Douglas assaillant Fort La Latte (Les Vikings de Richard Fleisher). Plus près de nous, Jean-Pierre Jeunet transpose le roman de Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, de Cap-Breton (département des Landes) à Plougrescant (commune la plus septentrionale de Bretagne), et filme Audrey Tautou sur la côte escarpée, au pied du phare.

Pour rendre hommage à cette longue histoire d'amour entre la région et le 7e Art, l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) Chemins du patrimoine en Finistère, qui milite pour la diversité culturelle et naturelle, organise depuis le 1er avril l'exposition "La Bretagne fait son cinéma" au château de Kerjean. A travers les films qui ont été tourné en Bretagne ou qui en font leur sujet, c'est l'occasion de découvrir l'attrait que cette région française et ses singularités ont pu exercer sur les cinéastes, entre sublimation et cliché. La beauté des paysages et de la mer, les difficultés de la vie et les traditions bretonnes ont en effet nourri l'imaginaire des cinéastes comme des spectateurs.

A découvrir dans ce haut lieu culturel datant de la fin du 16e siècle, du matériel (lanterne magique, projecteur à charbon, zootrope...), des éléments de décor, des costumes, des affiches, de nombreux portraits et bien sûr des extraits de films. Pour compléter, l'exposition est accompagnée de projections, lectures, débats et reconstitutions qui mettront l'accent sur les origines du cinéma, ses techniques et ses secrets de tournage.

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La Bretagne fait son cinéma
En partenariat avec la Cinémathèque de Bretagne et en co-production avec le Musée de Bretagne et la Bibliothèque des Champs Libres.
du 1er avril au 7 novembre 2010
Château de Kerjean - Saint Vougau (près de Morlaix, Finistère)

A noter:
- du 8 au 29 avril, "Projections hors-les-murs" dans les salles de cinéma de St Pol de Léon, Morlaix, Carantec et Plouescat ;
- Dimanche 16 mai, "Un dimanche au cinéma pour les enfants" (ciné-chansons avec Barbara Carlotti) ;
- Dimanche 13 juin, rencontre-dédicace avec Tangui Perron auteur de l'ouvrage "Le cinéma en Bretagne" ;
- jeudi 28 juillet, carte blanche au Festival de cinéma de Douarnenez ;
- jeudi 12 août, projection en plein air de Chouans ! de Philippe de Broca ;
- dimanche 12 septembre, rendez-vous avec Le Groupe Ouest, pôle européen de création cinématographique ;
- dimanche 17 octobre, ciné-concert avec Oktopuss Kafe ;
- du 31 octobre au 7 novembre, mois du documentaire (projections, rencontres...).

Le Louvre se met au manga

Posté par MpM, le 7 avril 2010

Rohan au Louvre Après avoir été la guest-star du Da Vinci code, le Louvre prend goût à jouer les décors-vedettes... et revient en héros de manga !

Pour la première fois, les éditions du musée du Louvre ont en effet choisi de publier un manga japonais, Rohan au Louvre. Cinquième volume de leur collection de bande dessinée en collaboration avec les éditions Futuropolis, cet ouvrage est signé Hirohiko Araki, auteur phare du Shônen, manga destiné aux jeunes adolescents masculins. On lui doit notament la série Jojo’s Bizarre Adventure qui tient ses fans en haleine depuis plus de vingt ans.

Avec Rohan au Louvre, il imagine une étonnante aventure dans les coulisses du célèbre musée, à la recherche d'un tableau maudit peint avec  la couleur la plus noire jamais obtenue... L'occasion, bien sûr, de découvrir les réserves et la face cachée de cet endroit forcément mystérieux. Et preuve s'il en était besoin que le manga, en plus d'être furieusement tendance, a désormais sa place dans les institutions les plus sérieuses !

Les Chaussons rouges de Powell & Pressburger : vivre et aimer ou danser jusqu’à épuisement ?

Posté par Claire Fayau, le 6 avril 2010

 les chaussons rouges"- Pourquoi tenez -vous à danser ?
- Pourquoi tenez -vous à vivre ? 
"

L'histoire: Le soir de la première de Cœur de feu, le célèbre impresario Boris Lermontov - directeur de la prestigieuse troupe de ballet qui porte son nom- fait la connaissance de Victoria Page, une danseuse qui le persuade de l'engager. Dans le même temps, il embauche un jeune compositeur, Julian Craster, qui était venu se plaindre de plagiat. Intransigeant, Lermontov dirige ses employés d'une main de fer, exigeant d'eux qu'ils se vouent entièrement à leurs carrières. Lorsqu'il annonce son nouveau ballet, Les Chaussons rouges, inspiré du conte d'Andersen, il s'agit d'un projet d'une ampleur sans précédent : Craster le composera, Page le dansera ; ils deviendront des vedettes internationales, à condition de tout sacrifier à cet art...

Notre avis: Attention, chef d'œuvre. Quelques grammes de fantaisie et d'art dans un monde de brutes. Les Chaussons rouges, une référence pour des artistes, notamment Scorcese, à l'origine de la restauration , qui y voit LE film sur l'art : "Indéniablement le plus beau film en Technicolor. Une vision jamais égalée". L'oeuvre remporta deux Oscars (musique, direction artistique) et est considéré comme l'un des vingts films britanniques les plus marquants de l'Histoire.

Le dernier réalisateur à rendre hommage à ce  splendide film  fut Francis Ford Coppola dans Tetro : les séquences de ballet issus des Chaussons rouges (et des Contes d’Hoffmann du même réalisateur, Michael Powell) ont constitué une intrusion réussie, poétique et colorée dans ce film  filmé la plupart du temps en noir et blanc. Cannes Classics ne s'y est pas trompé en l'incluant dans sa sélection.

Force est de constater que le résultat de la restauration est bluffant, au point d'oublier les 62 ans du film, happé par les images. Michal Powell et Emeric Pressburger s'offrent ici le luxe de placer un vrai ballet de 17 minutes, l'un des plus beaux moments de danse filmé, avec inventivité, sa place dans la narration complexe du film , le jeu de miroirs ... et 53 danseurs.

Au -delà de la question de l'artiste (vivre de son art ou mourir pour lui), il s'agit de savoir comment rester  fidèle à  soi - même lorsque vous êtes poussé à être quelqu'un d'autre...Un film kaléidoscope : pour le prix d'un ticket de cinéma, le spectateur verra un spectacle de danse, l'envers du décor,  pourra réfléchir à l'art et sur sa propre vie ...

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- Pour fêter la version restaurée du  film, une exposition des dessins du décorateur du film Hein Heckroth (qui refit tous les décors). Exposition présentée au cinéma Le Nouveau Latina 20, rue du Temple, Paris 4e,  du  31 mars jusqu'au 4 mai.

Exposition « Filmer les camps »: l’Histoire capturée par le 7ème art.

Posté par Benjamin, le 28 février 2010

samuel fullerDu 10 mars au 31 août prochain, le Mémorial de la Shoah propose une exposition intitulée « Filmer les camps ». Une exposition qui se focalisera notamment sur les travaux, sur les images de trois grands cinéastes américains, George Stevens (réalisateur des comédies musicales avec Fred Astaire et Ginger Rogers), Samuel Fuller (réalisateur de polars nerveux et sociétales, en photo) et John Ford qu’il est inutile de présenter. Trois hommes qui ont porté leurs caméras sur les différents théâtres d’opération de la Seconde Guerre mondiale : l’Afrique du Nord, le débarquement de Normandie, la bataille du Midway (où John Ford perdit son œil) et bien entendu, les camps de travail et de concentration (ceux de Dachau et de Falkenau notamment).

Cette exposition, bien qu’elle porte sur une période de l’Histoire tristement célèbre, est une occasion de s’interroger sur le rôle du cinéma dans l’Histoire et sur l’importance de l’Histoire dans notre société. Un débat, une réflexion qui peut être relancée également avec la sortie prochaine de La rafle, film français avec Jean Reno et Gad Elmaleh qui retrace lesépisodes qui ont conduit des français judaïques du stade du Vel’ d’Hiv’ aux camps de concentration, à l’heure où le débat sur l’identité nationale est au cœur de l’actualité. Un film de fiction qui refait « vivre » un tragique évènement de notre Histoire (l’occasion de confronter – si on le désire - le rôle des fictions et des documentaires lorsqu’il s’agit de toucher à l’Histoire, tout en écartant les films comme 10 000 d’Emmerich qui place les pyramides en 10 000 av. J.C…)

Que peut alors apporter le cinéma à l’Histoire ? Quel pouvoir ont ces images qu’ils nous livrent ? A-t-il un rôle à jouer dans l’Histoire ?

Il ne faut pas perdre de vue que ces images témoignent également d’une évolution majeure. En effet, avec la Seconde Guerre mondiale, ce sont avec les soldats de nombreuses caméras qui débarquent sur les différents lieux du conflit et qui suivent les combats au plus près du danger. Certes, la télévision n’est pas encore là pour reléguer massivement les images aux citoyens comme ce sera le cas avec le Vietnam, mais c’est ici le cinéma qui se pose en acteur du conflit avec des hommes qui risquent leur vie pour capturer des images précieuses. Des images d’autant plus importantes que la Seconde Guerre mondiale est un véritable cap dans l’Histoire de l’humanité où l’horreur a atteint un pic relégué par les témoignages des survivants et des images qui mettent devant le fait accompli les plus sceptiques.

Une exposition, un rendez-vous donc qui semble incontournable au Mémorial de la Shoah parce que ces images (pour la plupart inédites !) témoignent d’un pan unique de notre Histoire. Des films qui maintiennent intact la mémoire qui est certainement notre bien le plus précieux pour avancer…

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Site internet et informations sur le Mémorial de la Shoah

17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris
FILMER LES CAMPS, JOHN FORD, SAMUEL FULLER, GEORGE STEVENS
De Hollywood à Nuremberg, exposition du 10 mars au 31 août 2010

L’histoire d’A entre Eastwood et le public français.

Posté par vincy, le 20 janvier 2010

eastwood-elysees.jpgAvec 866 723 entrées, Invictus réalise la meilleure première semaine française de la filmographie de Clint Eastwood. Il bat d'une courte tête Gran Torino, qui est son plus grand succès en France comme aux Etats-Unis. Pour les fans, une rétrospective en images de la carrière de la star est plantée sur les Champs Elysées (entre les stations de métro Frankin Roosevelt et Champs Elysées Clémenceau), jusqu'au 5 février. Selon le communiqué "c’est la première fois qu’une telle exposition est organisée autour d’un artiste sur les Champs Elysées à Paris." En fait elle suit celle consacrée aux couvertures de Vogue où les actrices ont souvent été en Une.

40 clichés recto-verso qui retracent sa carrière depuis les films de Sergio Leone jusqu'à un e image d'Eastwood et Freeman au milieu de sud-africain sur le tournage d'Invictus.

La Cinémathèque française toujours aussi populaire

Posté par vincy, le 8 janvier 2010

jacquestati_cinematheque.jpg383 000 visiteurs, dont 200 000 spectateurs. Cela en fait un des trente complexes cinématographiques les plus importants de Paris. La Cinémathèque Française a réussi à s'installer durablement dans notre paysage cinéphile, sans doute au détriment de salles art et essai du Quartier Latin, hélas, depuis son inauguration en 2005. Pourtant, les salles de cinéma n'ont vu leur fréquentation augmenter que de 2%, soit une hausse comparable par rapport aux complexes art et essai de moyenne taille. Cependant, 200 000 spectateurs, cela reste exceptionnel pour une programmation variée, allant de Danielle Darrieux à Luis Bunuel en passant par Fellini, Laurel et Hardy, André Téchiné, Michael Mann, Michael Haneke, et Cecil B. De Mille.

Avec une hausse globale de 15% du nombre de visiteurs par rapport à 2008, selon les chiffres fournis par la Cinémathèque, l'institution a connu une belle année, remplissant plusieurs fois ses espaces, que ce soit pour un concert de Michel Legrand ou par ses activités édicatives (+15%). Si aucune exposition n'a battu le record détenu par celle de Renoir (110 000) en 2005/2006, celle sur Jacques Tati se classe désormais deuxième, plébiscitée par 70 000 fans, soit 20 000 de plus que pour celle consacrée à Pedro Almodovar.

Pour 2010, la Cinémathèque prévoit deux expositions (Paris-Berlin-Hollywood de 1910 à 1939 et Brunes / Blondes à l'automne) et des rétrospectives comme Pedro Costa, Jim Carrey ou encore Andrzej Wajda.

(c) photo vincy thomas / ecran noir 2009

Affaire Polanski : l’émotion contre la raison

Posté par vincy, le 1 janvier 2010

polanski.jpgOn n'a pas fini d'en entendre parler. Paparazzis, chroniqueurs judiciaires, pages culture... l'affaire Roman Polanski aura été l'événement médiatique "sensationnaliste" de cette deuxième partie de 2009. Clivant les opinions de chacun, libérant les passions, enter affaire d'Etat et fait divers anachronique, il n'y a pas une semaine où le cinéaste n'est pas cité par une dépêche d'agence de presse.

La stratégie est désormais rodée des deux côtés de l'Atlantique. L'entourage de Roman Polanski joue la carte de l'émotion, voire de la compassion, forts de nombreux soutiens, connus ou anonymes. Vedette d'un mauvais feuilleton, le réalisateur cherche à gagner du temps et trouver des parades à la spirale judiciaire. La justice américaine répond implacablement, et dorénavant de manière assez professionnelle en matière de communication, qu'elle poursuit son travail.

Caution à 3 millions d'euros

Entre temps, Polanski a été libéré sous caution. Assigné à résidence dans son chalet de Gstaad en Suisse (où il n'avait jamais été arrêté auparavant malgré ses nombreux séjours), il ne doit pas franchir une quelconque limite de sa propriété. Les paparazzis n'ont plus qu'à suivre sa femme ou un membre de sa famille. Un grand moment que de lire parfois la presse écrite (celle qui réclame des millions à l'Etat pour franchir le virage du numérique et qui dénigre si bien les sites éditoriaux en ligne) où l'on suit pas à pas Emmanuelle et Mathilde faisant leurs courses. Il porte un bracelet électronique. Ses déplacements à l'extérieur du chalet son comptés. La caution est dissuasive : 3 millions d'euros.

En attendant, la justice américaine a refusé clairement d'abandonner ses poursuites. Le 21 décembre, la Cour d'appel de Californie a rejeté la demande d'abandon des poursuites déposée par les avocats du réalisateur.  Ils plaident que de graves erreurs de procédure au moment des faits ont été commises par le juge de l'époque, Laurence Rittenband. Celui-ci aurait discuté avec un procureur pour s'entendre sur la sentence. Par conséquent, et ce fait nouveau est essentiel pour la suite de la procédure, la Cour d'appel a demandé une enquête rapide sur ces allégations. Le jugement est limpide : "il est très préoccupant que les accusations de faute professionnelle n'aient pas été examinées par un tribunal capable de mettre en avant des preuves et de tirer des conclusions à propos de ce qui s'est passé en 1977 et 1978."

3 mars, sortie de The Ghost Writer

Pendant ce temps, si l'affaire a éclaboussé le Ministre de la Culture français, la planète cinématographique a continué de prendre la défense de Polanski. Après un an et demi de travail avec le cinéaste, le Musée du cinéma, à Lodz en Pologne, ville où il avait étudié le 7e art, consacre une exposition "Roman Polanski, acteur, metteur en scène"qui retrace sa vie artistique, accompagné d'une rétrospective. Berlin a très vite, et fièrement, annoncé que le nouveau film du réalisateur The Ghost Writer, dont la post-production s'est finalisée par téléphone en prison, ferait son avant-première au Festival international du film. Et en compétition. Le film sort le 3 mars en France. Nul ne doute que les médias amalgameront la critique à l'affaire.

De même, Damian Chapa a commencé dans le même temps la pré-production d'une suite à la biographie filmée sur la vie du cinéaste, Polanski Love him or hate him. Le premier épisode, Polanski, Unauthorized 1, sorti au début de l'année, revenait sur l'enfance en Pologne durant la Shoah, le meurtre de sa femme et l'accusation de viol sur mineure qui l'a conduit à fuir les Etats-Unis. La suite couvrira les trente années suivantes, y compris les récents événements. Chapa incarne lui-même le cinéaste.

La règle du je

Et surtout, Roman Polanski est sorti de son silence. Dans un lettre adressée à Bernard-Henri Levy (sur le site La règle du jeu), il s'est exprimé : "Je suis moi-même bouleversé par le nombre de témoignages de sympathie et de soutien que j’ai reçus dans la prison de Winterthur et que je continue à recevoir ici, dans ce chalet de Gstaad où je passe les fêtes avec mon épouse et mes enfants. Il y a là des messages de voisins et d’autres qui viennent de gens de toute la Suisse, et, au-delà de la Suisse, du monde entier." "Chacun de leurs mots a été, pour moi, dans les moments les plus sombres, et est toujours dans ma situation actuelle, plein de réconfort et de raisons d’espérer."

Ecran Noir et les 75 ans de B.B.

Posté par vincy, le 25 septembre 2009

brigitte bardotNous avions Jeanne, Catherine, Danielle... Mais pas Brigitte. Longtemps Ecran Noir n'a pas voulu du mythe B.B. dans ses pages. A cause de ses propos racistes, de sa proximité avec le Front National, de ses prises de positions rétrogrades. Mais comment éviter B.B. quand on parle quotidiennement de cinéma, de 7e art, de ces mythes, stars et icônes qui rendent ce loisir plus fascinant que les autres, cet object culturel plus désirable que n'importe lequel ?

Brigitte Bardot a 75 ans ce 28 septembre. Cela fait 36 ans qu'elle a pris sa retraite artistique, après 21 ans de carrière, 80 chansons, 50 films, des milliers de photos. Depuis elle écrit, défend les animaux, se marie moins souvent.

Ecran Noir inaugure à partir de cette semaine un portrait-fleuve de la comédienne. Un feuilleton à suivre régulièrement...

Il y a une grosse actualité Bardot cet automne. La femme française la plus populaire dans le monde durant les années 50 et 60 reste une star.

A Boulogne Billancourt, près de Paris, du 29 septembre au 31 janvier (Espace Landowski), se tiendra l'exposition "Brigitte Bardot, les années insouciance". En une vingtaine de sections, sont retracées les diverses facettes du mythe Bardot, en phase avec la libérayion de la femme, grâce à des extraits de films, des photos inédites, des portraits peints de Van Dongen, Avedon ou de Warhol ... (Renseignements et réservations).

D'ici là, Serge Moati évoquera le culte Bardot avec l'inusable Henry-Jean Servat dans sa nouvelle émission, "Cinémas", sur France 5, le 26 septembre à 17h55.

Enfin, après son concert privé aux Trois Baudets, la chanteuse Marie-France continuera de visiter Bardot, en reprenant une partie, rare, de son répertoire. Elle sera en concert à l'Archipel (le 3 octobre) puis au Centre Pompidou (le 28 octobre). L'album ("Marie-France visite Bardot") sera disponible en téléchargement dès le 16 octobre et en CD le 2 novembre.

David Lynch pactise avec les Galeries Lafayette

Posté par vincy, le 16 septembre 2009

davidlynchexpo.jpgLes Galeries Lafayette ont recruté David Lynch. Jusqu'au 3 octobre, le cinéaste réinvente les vitrines du grand magasin parisien avec Machines, Abstraction and Women.  Onze installations multimédias qui ont pour thème la féminité. "Des boîtes à bijoux" selon son auteur. Dans les étages du vaisseau amiral, Lynch présente aussi ses lithographies (la collection "I See Myself" déjà montrée à la Fondation Cartier) à la Galerie des Galeries et une sélection de courts-métrages. MK2 Multimédia soutient le projet en étant partenaire de l'exposition et a réalisé une salle de cinéma éphémère pour la diffusion de ces courts.

"A l'issue de l'exposition, les pièces seront vendues aux enchères par Christie's au profit de la Fondation d'entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes" explique Guillaume Houzé. La fondation PPR est devenue respectable pour les Galeries depuis que le groupe de M. Pinault ne possède plus son rival, Le Printemps.

Pour les Galeries, il s'agit d'un manque à gagner important puisque les vitrines sont habituellement commercialisées. Mais les patrons se consoleront : l'événement Lynch leur a offert une publicité gratuite dans tous les médias. Un bon coup au final.

Notons enfin que The David Lynch Documentary sera projeté au Comptoir Général (Paris 10e) le 8 novemabre dans le cadre du Festival des Inrocks. 

Marcel Carné revient en France…

Posté par vincy, le 6 août 2009

... enfin ses Archives personnelles. En effet, la Cinémathèque française a pu racheter les archives personnelles du cinéaste. Marcel Carné avait vendu un fonds comprenant 4 500 photographies de films, des scénarii, des costumes, des accessoires, sa caméra et même sa bibliothèque personnelle. Tout était entreprosé à la French Library de Boston, aux Etats-Unis. Outre les 100 000 euros payés par le Ministère de la Culture, la Ville de Paris, Jean-Pierre Jeunet, la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, les frères Seydoux (Pathé et Gaumont) ont contribué pour financer ce rachat évalué à 295 000 euros.

De quoi prévoir une exposition extraordinaire, d'autant que ce fonds était caché dans un coffre. Pour l'instant, il fait l'objet d'un inventaire. Mais en 2010, tout devrait être prêt pour consulter ses pièces uniques.