Universal distribuera le futur film de Besson avec Angelina Jolie

Posté par vincy, le 13 décembre 2011

Universal a signé pour distribuer le prochain film de Luc Besson dans 80% des territoires, y compris l'Amérique du nord. Le film, produit par Europacorp et qui sera tourné en anglais au printemps prochain, a une star de premier ordre : Angelina Jolie. L'actrice succède ainsi à Michelle Yeoh et Milla Jovovich au tableau de chasse "hollywoodien" du réalisateur.

Si l'on ne sait rien de l'histoire écrite par Besson, le site DeadLine croit savoir qu'il s'agit d'une production de grande ampleur, et d'action.

Le film n'est pour l'instant pas prévu dans le planning français d'Europacorp pour 2012. Une sortie en 2013?

Un accord entre la holding de Luc Besson et EuropaCorp rejeté

Posté par vincy, le 4 octobre 2011

Les actionnaires d'EuropaCorp, fondée par Luc Besson, ont refusé d'approuver les accords régissant les relations entre la société de production et de distribution et Front line, la holding personnelle du réalisateur (par ailleurs Président du conseil d'administration). Pour cette résolution, les actions de Luc Besson, Front Line et de Christophe Lambert, Directeur général) n’ont pas été prises en compte dans le calcul du quorum et ils n’ont pas participé au vote. "Seuls 11,6% des actionnaires de la société ont voté contre cette résolution" précise-t-on au groupe. Mais le résultat est cinglant : l'accord a été rejeté à 84,42%.

Front line, qui avec les parts de Luc Besson, détient 62% du capital d'Europacorp, ne pourrait donc plus facturer des services (qui pouvaient atteindre 1,5 million d'euros par an). EuropaCorp verse à Front Line 71% des revenus de la holding, pour rémunérer des prestations classiques, techniques et administratives.

Un communiqué daté du 4 octobre précise cependant que "la convention régissant les relations entre EuropaCorp et Front Line, la holding de Luc Besson, rejetée par l’Assemblée générale des actionnaires le 28 septembre dernier, continue de produire ses effets".

Lors de l'assemblée générale des actionnaires du 28 septembre, le projet d'augmentation du capital, soumis au vote de l’Assemblée qu’en vertu d’une obligation légale, a aussi été rejeté à 92,68% (incluant le vote de Luc Besson).

La crise que traverse le groupe (son chiffre d'affaires au premier trimestre a chuté de 16,5% après une année 2010 décevante) a changé en profondeur les ambitions du groupe depuis quelques mois (voir actualité du 4 mai dernier).

Un multiplexe, Taken 2 et la série The Transporter

Cela ne l'empêche pas de viser de nouveaux projets puisque EuropaCorp a annoncé lors de la même Assemblée générale qu'il allait ouvrir un multiplexe près de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en 2013.Le complexe cinématographique sera intégré dans le futur centre de commerces et de services Aéroville et devrait compter 12 salles.

Luc Besson posera la première pierre sera posée le 7 octobre, après-demain.

Europacorp doit malgré tout retrouver la croissance. Au premier trimestre l'exploitation en salles n'a rapporté que 2,1 millions d'euros (principalement grâce aux 800 000 entrées de The Tree of Life), soit une chute de 62,5% par rapport à la période équivalente en 2010. Le chiffre d'affaires en salles n'a représenté que 11,1% du résultat global du groupe, soit moins que les ventes vidéos et l'activité Télévision, dopée par la diffusion pour Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Le groupe compte sur ses tournages : Taken 2, A l'aveugle, ou encore la série The Transporter.

Luc Besson : une palme d’or enviée, un gros déficit à résorber et The Lady à Toronto

Posté par vincy, le 29 mai 2011

Dans un entretien au journal Le Monde daté du dimanche 29 mai, Luc Besson fait des mea culpa. Sa société, EuropaCorp, a enregistré d'importantes pertes financières mais elle a aussi récolté sa première Palme d'or, avec The Tree of Life, acquis pour un prix élevé (2,8 millions d'euros). "Le film devait être présenté à Cannes, en 2010, il a décidé de repartir en salle de montage pour un an. Un jour, il m'envoie un message pour me demander s'il pouvait inclure dans son film deux plans de Home, de Yann Arthus-Bertrand, qu'on a produit. On a dit oui. En trois ans, on m'a montré trois versions successives du film. Elles se réduisaient au fur et à mesure. Je suis juste intervenu quand il a envisagé d'aller à Venise plutôt qu'à Cannes. Et j'ai dû le convaincre de figurer en compétition, parce qu'il ne le voulait pas" confie le producteur-réalisateur-scénariste. Il défend cet investissement au nom de l'envie, de la liberté de créer.

Mais il n'ignore pas aussi que sa société, cotée en bourse, traverse une crise et a du opérer de sérieux changements (voir nos actualités du 4 mai dernier et 7 juillet 2010). Le déficit de l'exercice précédent (30 millions d'euros), le départ de son ami et associé Pierre-Ange Le Pogam, l'échec des suites de Arthur, tout cela a entraîné une crise qui a largement été commentée dans les journaux économiques et professionnel. "Nous avons fait des erreurs. Les deux tiers, pour ne pas dire les trois quarts du trou viennent de la série Arthur. Le premier a bien marché. Mais on a très mal géré la distribution des épisodes 2 et 3, au point de ruiner la sortie aux Etats-Unis. Avec Arthur, on a dérogé à une règle sacrée chez nous : ne pas se lancer tant que le projet n'est pas financé à 80 % par les achats de pays étrangers. Et puis l'épisode 2 a provoqué une grosse frustration chez les spectateurs, car il n'avait pas de fin. Il aurait fallu sortir le 3 dans les quinze jours qui suivaient." Rien sur la médiocrité même des scénarios... Juste "un excès d'optimisme en interne". Le premier épisode a été vu par 6 222 479 français, le deuxième n'a enregistré que 3 871 483 entrées, et le troisième a décliné à 3 127 549 spectateurs.

Il estime cependant qu'aujourd'hui Europacorp est gérée avec "beaucoup plus d'efficacité".

Besson met actuellement en boîte The Lady, biopic sur la Birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, avec Michelle Yeoh (voir actualité du 9 décembre 2010), et prépare un film de science-fiction à gros budget. Le premier devrait être présenté au festival de Toronto, le second sera l'un des premiers tournages dans sa Cité du cinéma.

Pierre-Ange Le Pogam, a créé la société Stone Angels qui devrait produire et distribuer une dizaine de films par an. Il sera en charge de la distribution française de Cosmopolis, de David Cronenberg, avec Robert Pattinson.

Une nouvelle stratégie très télévisuelle pour EuropaCorp

Posté par vincy, le 4 mai 2011

EuropaCorp, après une année de turbulences (résultats financiers contrastés, box office inégal, mouvements internes tumultueux), a dévoilé son plan d'actions stratégiques, à une semaine de l'ouverture du Marché du film de Cannes. La société de Luc Besson fête ses dix ans avec l'annonce de lourdes pertes mais aussi la sélection en compétition officielle de deux de ses films : The Tree of Life de Terrence Malick et La source des femmes de Radu Mihaileanu. De plus, la série télévisée XIII, d'après la bande dessinée de Jean Van Hamme et William Vance, a cartonné ce mois-ci sur Canal +. Certes, en salles, le box office est moins flamboyant : seulement 13e distributeur sur les 4 premiers mois de l'année. Mais depuis 12 mois, EuropaCorp a encaissé de belles recettes avec Les petits mouchoirs (5,4 millions d'entrées), Arthur 3 (3,1 millions d'entrées), L'homme qui voulait vivre sa vie (1,2 million d'entrées) et Un balcon sur la mer (1,04 million d'entrées). Des films français par des cinéastes plus auteurisants que populaires (si l'on excepte Luc Besson). Ceci dit, depuis le début de l'année, le distributeur n'a pu compter que sur Halal, police d'Etat (793 000 spectateurs).

Arrêts d'activité non stratégiques, mais lesquelles?

EuropaCorp vise donc un retour "à la profitabilité pour l’exercice 2011/2012, notamment porté par une gestion opérationnelle optimisée et un line-up dense et équilibré". Ça va plaire aux actionnaires. Pour cela, la société mise sur "une part croissante des Ventes Internationales (portées à 65% du Chiffre d’Affaires de 2014) et des activités présentant une forte récurrence (séries TV en franchise, catalogue, édition musicale) portées à 35% du Chiffre d’Affaires". La télévision est donc l'objectif principal de la croissance, puisque la production pour le petit écran devra doubler dans les trois prochaines années. Enfin, EuropaCorp veut poursuivre l'intégration verticale du groupe (la maîtrise de toute la chaîne si l'on préfère), "avec notamment une participation dans l’exploitation des plateaux de tournage de la Cité du Cinéma."

Cela entraîne quelques changements internes avec une nouvelle "organisation transversale par métier (Ventes, Marketing, Opérations, Licences et live Entertainment)." Plus flou : le rapport entre investissements dans la production et les objectifs de rentabilité. On comprend bien que le producteur souhaite sécuriser le financement de ses films (préfinancement à l'international, maîtrise des coûts de fabrication) mais comment interpréter la volonté d'arrêter les activités non stratégiques. De quelles activités parle-t-on?

EuropaCorp a donc fixé cinq objectifs stratégiques d'ici à 2014 : poursuivre le développement international, et notamment installer un bureau de représentation en chine et consacrer au moins 30% de son programme à des films en langue anglaise ; diversifier les sources d’approvisionnement et construire un programme de 15 à 20 films par ans adaptés à la demande, y compris du grand spectacle en 3D ; accroitre significativement l’activité Production Télévisuelle, y compris dans le cadre de co-productions internationales ; continuer les actions prioritaires comme la Cité du cinéma et créer un studio 3D/VFX (effets spéciaux) ; valoriser la VOD.

EuropaCorp ou "la stratégie personnelle de Luc Besson"

Ce plan stratégique a été élaboré par le nouveau directeur général, Christophe Lambert, ancien publicitaire et proche du pouvoir politique actuel. Il était d'autant plus attendu que le départ de Pierre-Ange Le Pogam, ex-numéro 2 de l'entreprise et ami de Besson, avait alimenté une campagne médiatique assez violente. Le Pogam accusait son ancien associé d'être "dans une stratégie personnelle", se plaignant d'avoir été mis à l'écart de plusieurs décisions. Il évoquait "un climat de terreur" au sein des collaborateurs, une société où "l'on parle de moins en moins de films, de plus en plus de stratégies de marques". A propos de Christophe Lambert, il disait : "il a surtout la réputation d'être brutal; ce n'est pas ma culture".

Outre Lambert, ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, Besson a recruté Emmanuelle Mignon comme Secrétaire générale d'EuropaCorp, elle-même ancienne conseillère auprès du Président de la République.

The Tree of Life ne sera pas une avant-première mondiale à Cannes

Posté par vincy, le 31 mars 2011

Le nouveau film de Terrence Malick (prix de la mise en scène à Cannes, en 1979, pour Days of Heaven), The Tree of Life, avec Sean Penn et Brad Pitt, est presque assuré, selon plusieurs sources concordantes, de figurer dans la sélection officielle du prochain Festival de Cannes. Europacorp, coproducteur et distributeur français, a tout misé sur ce lancement cannois pour lui donner une visibilité internationale. Cela fait un an que la société de Luc Besson patiente pour sortir un film qui a subit le perfectionnisme de son réalisateur.

Mais rien ne dit que le film sera en compétition. En effet le film sortira - c'est confirmé - au Royaume Uni le 4 mai, au moins une semaine avant sa présentation au Festival. Cannes ne pourra plus afficher The Tree of Life comme une avant-première mondiale, internationale ou même européenne. Le fait que cette oeuvre américaine soit distribuée d'abord outre-manche le prive de tous ces qualificatifs.

Bien sûr de nombreux films sortent avant Cannes, dans leur pays, avant de s'offrir une avant-première internationale sur la Croisette. Mais là, le cas est différent et pourrait compromettre ses chances de viser la Palme d'or. Une présentation hors-compétition reste plus qu'honorable et suscitera malgré tout une folie du côté des journalistes et des festivaliers, qui se battront pour voir le film de ce cinéaste culte et rare.

En France, le film est programmé pour le 18 mai, sous le nom Tree of Life.

Bilan 2010 – Warner Bros domine le marché français

Posté par vincy, le 4 février 2011

12,6% de part de marché, +41% d'entrées, 26 119 139 spectateurs : Warner Bros surclasse tous les distributeurs en France. Et en moyenne par films (Warner Bros en a sorti 18 en 2010), le studio américain est juste dépassé par Walt Disney, qui, avec 7 productions, a séduit 19 372 346 spectateurs (soit 2 767 478 par films). Warner Bros pique ainsi la première place à 20th Century Fox, qui bénéficiait, certes, du décollage d'Avatar en 2009.

Le premier distributeur français est 5e. Europacorp, avec 15 168 515 entrées, progresse de 85%. Pathé, leader en 2009, baisse à la 7e place (-22%). Gaumont (+103%), ARP Selection (+412%), Ad Vitam (+86%) et Memento (+56%) ont aussi connu une très belle année.

À l'inverse, Sony Pictures (-44%), SND, malgré Twilight (-48%), Wild Bunch (-70%) et Bac films (-56%) ont vécu une année horribilis.

Parmi les 25 distributeurs les plus importants, qui ont sorti entre 4 et 28 films, la moyenne par film donne un autre éclairage. Disney, Warner, Paramount et Europacorp font plus d'un million d'entrées par film. Le Pacte (19 films), Rezo, Pyramide et MK2 ont sorti plus de dix films mais ne dépassent pas les 100 000 entrées par sorties.

Les dérapages de Mel Gibson, ou la malchance de Jodie Foster

Posté par vincy, le 19 juillet 2010

mel gibson the beaver15 ans après sa deuxième réalisation, Home for the Holidays, Jodie Foster revenait (enfin) derrière la caméra, avec The Beaver. L'histoire  d'un homme perturbé qui ne communique qu'avec une marionnette de castor. Le rôle est tenu par son ami Mel Gibson, avec qui elle entretient de bons rapports depuis Maverick (1994).  Le film est prêt. La sortie est calée quelque part au deuxième semestre 2010. Aucun festival pour l'instant ne l'a confirmé dans sa programmation. Ni Toronto ni Venise n'ont voulu s'engager sur le film, considérant sans doute les dernières frasques de Gibson comme une provocation évitable.

Mel Gibson est au coeur d'une tempête médiatique à cause de propos racistes qu'il a tenu. Depuis leurs révélations, les médias américains le traitent de pervers sexuels, de paranoïaque,  de bigot hypocrite, à quoi il faut ajouter les accusations passées : alcoolisme, violence conjugale, adultère... ça fait désordre pour un homme qui a souvent fait du prosélytisme avec son catholicisme version pure et dure. Désormais lynché publiquement, l'ex-star est victime de propos tout aussi condamnables et insultants. Son agence a décidé d'interrompre 30 ans de collaboration commune.

Cela ne va pas aider le film de Foster. Produit par Summit Entertainment (Twilight), ce film à budget moyen (20 millions de $) et sans réels enjeux financiers, pourrait être bloqué par les différentes procédures juridiques contre Gibson. Il y a peu de chance qu'il aille en prison (les écoutes qui ont enregistré ses diatribes racistes et obscènes sont illégales, il y a des doutes sur les intentions de son ex-petite amie, Oksana Grigorieva) et il est même probable qu'il soit blanchi au final.

Mais Summit réfléchit à la meilleure stratégie marketing à adopter : attendre que le souffle médiatique retombe ou risquer des dépenses inutiles pour présenter le film dès les festivals de l'automne?  La possibilité que le film ne sorte même pas aux Etats-Unis est évoquée.

Pour Jodie Foster, la déveine continue. Depuis 2004, elle a laissé en plan son projet longuement mûri, Flora Plum. D'abord proposé à Russell Crowe et Claire Danes, le film sur le milieu du cirque est tombé à l'eau en 2000 à cause d'une blessure à l'épaule de la star masculine. USA Films se désengage alors du montage. Puis, la production a repris quand Ewan McGregor et Meryl Streep se sont engagés sur le projet. Nous sommes alors fin 2003. Le film de 24 millions de $ était parvenu à avoir le soutien d'Europacorp. Mais les délais ont été trop longs et aucun des acteurs n'est alors disponibles. Le film est mort une deuxième fois.

Elle enchaîne avec un autre projet, Sugarland, avec Robert de Niro, son partenaire de Taxi Driver. Il ne se fera jamais.

Jodie Foster continue de jouer de malchance. Pourtant, du côté d'Hollywood, on confirme que The Beaver est l'un des meilleurs scripts du moment. Il a d'ailleurs intéressé Jim Carrey et Steve Carrell.

Europacorp accuse des pertes et change de directeur général

Posté par vincy, le 7 juillet 2010

europacorp logoLa société EuropaCorp, fondée par Luc Besson, a publié ses résultats annuels (arrêtés au 31 mars). Le chiffre d'affaires a augmenté de 41,1% (181,3 millions d'euros), grâce notamment au succès des ventes à l'international au second semestre 2009 et aux 18 films sortis au cours de l'exercice (contre dix en 2008-2009). Mais elle subit aussi les contre-performances de  Arthur et la vengeance de Maltazard et From Paris With Love). Après impôts, le résultat net affiche une perte de 9,8 millions d'euros, en recul de 204,3% par rapport à l'exercice précédent.

Europacorp reconnaît avoir sorti trop de films et songe à limiter sa programmation annuelle à 10-12 films par an.  Par ailleurs, la société, qui vient de boucler le financement de la Cité du cinéma de Saint-Denis, ne manque pas de projet, que ce soit dans l'animation (3D) ou pour le petit écran, avec la récente acquisition de Cipango (XIII the Series est en tournage en attendant Transporteur et Arthur).Le catalogue aussi augmenté sa valeur, passant de 100 millions d'euros en 2008 à 128,1 millions d'euros en 2009.

Le directeur général Jean-Julien Baronnet a ainsi présenté pour la dernière fois ces chiffres puisque son départ a été annoncé aujourd'hui 7 juillet. Il est remplacé à par Christophe Lambert, ancien du groupe Publicis France et directeur général délégué de Frontline, le holding de contrôle du groupe de Besson. C'est notamment lui qui a piloté l'opération de la Cité du cinéma, censée voir le jour au premier semestre 2012.

Frontline, qui a des participations aussi dans Digital Factory et Blue Advertainment, a d'ailleurs accueilli en mai dernier Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (et sa plume durant la campagne 2007). Elle a pris en charge la direction de la stratégie et du développement.

Cannes 2010 : le nouveau film de Terrence Malick n’est vraiment pas prêt

Posté par vincy, le 25 avril 2010

brad pitt the tree of life terrence malickOutre François Ozon (qui voulait l'ouverture et qui ira finalement à Venise) et Vincent Gallo (même pas à la Quinzaine), Terrence Malick sera le grand absent du 63e Festival de Cannes. Attendu sur la Croisette depuis un an, au point qu'EuropaCorp en avait acquis les droits de distribution en France au prix fort (on parle de 3 millions d'euros), The Tree of Life ne sera pas prêt dans les temps. Selon plusieurs sources, le film, tourné il y a deux ans, est finalisé à 97%. Tandis que le montage est quasiment complété, il reste à optimiser les effets visuel - qui comporte des dinosaures et semble-t-il des épisodes de la Genèse - notamment pour que la copie IMAX 70 mm soit parfaite. On connaît le perfectionnisme légendaire du cinéaste.

C'est d'autant plus un regret que les différents chanceux qui ont pu voir l'oeuvre considèrent que c'est le meilleur film de Malick depuis Badlands (La balade sauvage). Thierry Frémaux l'a confirmé lors de la conférence de presse du Festival de Cannes le 15 avril. Il aurait aimé annoncé le retour de Malick sur la Croisette, 31 ans après Les moissons du ciel (pour lequel Malick avait remporté le prix de a meilleure mise en scène). On ne pouvait que percevoir son immense déception. Les producteurs, Brad Pitt en tête, et le cinéaste ont officiellement décliné l'invitation du Festival. The Tree of Life ne sera pas prêt avant juin. Reste à savoir si le film sera présent à Venise pour son avant-première mondial, ou s'il aura les honneurs d'un autre festival comme Locarno ou Toronto.

Comme aucune date de sortie est prévue (même si on évoque le mois de novembre), il semble évident qu'il doit sortir à partir du deuxième semestre 2010 en vue des Oscars.

Depuis dix jours, les médias américains ne sont pas tendres avec la sélection cannoise, pauvre en film américain. Les stars ne manqueront pas, et Brad Pitt vient suffisamment régulièrement pour ne pas manquer aux festivaliers. L'autre star du film, Sean Penn, montera les marches pour Fair Game de Doug Liman. Mais la présence de Malick aurait rajouter du prestige à une sélection essentiellement européenne et asiatique. D'autant que Malick est rare (cinq films en 35 ans).

Il a pourtant d'ores et déjà annoncé qu'il préparait un nouveau film, avec Christian Bale, Javier Bardem et Rachel McAdam.

Tous les chemins mènent à Astérix, n’est-il pas?

Posté par vincy, le 2 février 2010

Le groupe a récemment pris la majorité des parts des éditions Albert-René, dans la douleur, devenant ainsi le principal décideur pour les droits d'Astérix, la bande dessinée française la plus lucrative dans le monde. Et à peine quelques mois après cette emprise sur le patrimoine du Gaulois, on note un changement majeur : ce ne sera plus La Petite Reine, la société de production de feu Claude Berri, qui sera en charge de la suite des aventures d'Astérix au cinéma.

En effet, après le désistement d'Europacorp (Luc Besson), Hachette a laissé en concurrence La Petite Reine, désormais gérée par le fils de berri, Thomas Langmann, co-réalisateur du troisième épisode cinématographique, et Fidélité productions, qui vient de signer le plus gros succès français de l'année, Le Petit Nicolas.

Fidélité a gagné la compétition avec un projet rassurant. Car la saga Astérix n'a pas été de tout repos au cinéma. Quand Claude Berri décide de sauter le pas, sous la pression de son fils fan de la BD, il confie la réalisation à Claude Zidi. Avec 9 millions de spectateurs, Astérix et Obélix contre César séduit en France, mais aussi, grâce à un casting européen, à l'international. Hélas, les médiocres effets spéciaux et le scénario ennuyeux ne persuadent pas beaucoup de critiques. Berri pense alors confier le prochain épisode au Splendid, qui cherche alors à se réunir. C'était avant Les Bronzés 3. Ils commencent l'écriture de l'adptation d'Astérix en Hispanie, mais Uderzo, à la lecture du script, rejette le projet. berri change de fusil d'épaule et demande à Chabat une autre version. L'ex-Nul opte pour Astérix et Cléopâtre, à sa sauce. Malgré ses défauts, le film est à la fois le plus gros succès de la série, l'un des plus importants triomphes au box office de ces trente dernières années, et reçoit des critiques plutôt favorables. 14,5 millions de spectateurs plus tard, Berri lance une autre suite. Elle sera co-réalisée par Langman et Frédéric Forestier. Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques change d'acteur pour le héros gaulois, embauche Poelvoorde et Delon, coûte 78 millions d'euros et se "plante" à 6,8 millions de spectateurs. Pas un échec mais une sérieuse déception quia certainement pesé dans la décision d'Hachette.

Résultat des courses, Astérix 4 change d'équipe. Après avoir adapté Goscinny pour Le Petit Nicolas, Fidélité et Laurent Tirard s'attaquent à un autre monument de Goscinny, Astérix chez les Bretons. On attend encore de voir qui interprétera les villageois bretons, et quand le tournage débutera.