Le Canada a 150 ans: beaucoup de cinéma, un peu d’Europe et Justin Trudeau

Posté par vincy, le 19 avril 2017

Le 19 avril, à l'occasion des 150 ans du Canada, 1700 événements sont organisés dans le pays, mais aussi en France, au Royaume Uni, aux USA, en Scandinavie. 150 films canadiens, en français, en anglais ou en inuktitut, formeront ainsi le plus grand festival du monde, dans les cinémas, bibliothèques, à la télévision, dans les avions, et sur le web, le tout à l'initiative de REEL Canada.

Il s'agit "d’une collection de films qui reflètent l’étendue de nos histoires, et ce, dans tous les genres possibles" et "d’une liste rassemblant des œuvres cinématographiques venues de toutes les provinces du Canada. Nos films ne sont pas uniquement réalisés à Vancouver, Toronto ou Montréal" comme l'indique le dossier de presse. De Angry Inuk (2016) à Why Shoot the Teacher? (1977) en passant par Crash, Dead Ringers et Videodrome, De beaux lendemains, Starbuck, La grande séduction la version québécoise et son remake anglophone), Le violon rouge, Room, Mommy et Laurence Anyways, Jésus de Montréal, Le déclin de l'empire américain, et Les invasions barbares, Le démantèlement, CRAZY, etc.

Pour vanter cette journée, Justin Trudeau, premier ministre du pays, a joué les promoteurs sur les réseaux. "Célébrer le cinéma, c'est célébrer le Canada et notre identité" rappelle-t-il.

Depuis un mois, le cinéma canadien peut aussi s'enorgueillir d'être le premier pays à l’extérieur de l’Europe à se joindre à Eurimages, le fonds de soutien au cinéma européen. Ce qui signifie que les films coproduits par les Canadiens et leurs partenaires européens pourront s'appuyer sur les aides d'Eurimages, augmentant mécaniquement le nombre de coproductions audiovisuelles entre le Canada et les pays européens.

En 2015, selon Telefilm Canada, 55 coproductions ont été produites dont 20 avec la France (le Canada et la France sont déjà liés par un mini traité) et 15 avec le Royaume Uni.

Berlin 2016 : les bons chiffres du marché du film

Posté par MpM, le 15 février 2016

Au-delà de la qualité des films et du glamour des intervenants, le principal indice de la réussite d'un festival est le dynamisme de son marché, plate-forme professionnelle où se concluent les négociations des droits des films et où se préparent les sélections des festivals à venir.

Cette année, l'EFM (European film market) de Berlin a annoncé de très bons chiffres à mi-parcours, avec notamment plus de 8500 professionnels accrédités et une centaine de pays représentés. Parmi eux, environ 1500 sont des "acheteurs" en quête des perles rares susceptibles de séduire leur marché local. En tout, 1090 projections sont organisées sur les 9 jours que dure le marché, et la moitié concernent des films qui n'ont jamais été présentés sur un marché européen auparavant.

Des prix pour les professionnels

Preuve de la volonté de mettre l'EFM sous les projecteurs, les organisateurs de la Berlinale ont par ailleurs décidé d'y remettre désormais chaque année un prix récompensant un producteur de premier plan. En attendant, Ben Barenholtz, important producteur de films  indépendants américains (Barton Fink des frères Coen, Bruiser de Romero, Requiem for a dream de Darren Aronofsky...) a reçu une Berlinale Camera dans l'enceinte du marché, en présence de Joel et Ethan Coen et du directeur de la Berlinale Dieter Kosslick. La Berlinale Camera récompense des personnalités du cinéma ou des institutions auxquelles le Festival se sent particulièrement redevable en exprimant ses remerciements.

De nombreux autres événements sont organisés dans l'enceinte du marché comme les "Drama Series Days”, qui proposent des tables-rondes, des sessions de pitch (y compris pour des livres et bd en recherche de producteurs cherchant des histoires à adapater, le "Books at Berlinale") et des projections, ou des focus sur le documentaire ou les indépendants américains à Berlin. Enfin, le premier séminaire de production sino-européen qui se tient le 16 février proposera notamment un état des lieux du marché chinois.

Le prix VFF Talent Highlight Pitch Award (10 000 €) a ainsi été remis au projet Tank et son producteur Ukrainien Max Serdiuk. Le prix Arte (6 000 €) a été décerné à Memories from the Cell d’Alvaro Brechner, produit par la société espagnole Tornasol Films. Enfin le prix Eurimages (20 000 €), a été remis à Blind Willow, Sleeping Woman, projet franco-hongrois de Pierre Földes.

En plus d'être un festival très ouvert au public, Berlin affiche ainsi sans ambiguïté  son intention de se doter également d'un marché suffisamment fort et diversifié pour le rendre à terme incontournable. Une stratégie logique pour contrer la frilosité de certains acheteurs qui doivent enchaîner en trois mois Sundance, Berlin, le MIPTV Cannes et le marché du film à Cannes, et qui a des chances de s'avérer payante. Car là comme ailleurs, Berlin a bien compris qu'il n'était plus possible de se reposer sur le passé, et qu'il lui fallait perpétuellement innover pour s'adapter à la demande d'un milieu lui-même en pleine mutation.

Crédit photo : Ali Ghandtschi © Berlinale 2016

Premières neiges et Une histoire italienne salués par le Conseil de l’Europe

Posté par MpM, le 26 octobre 2008

En attendant les European film awards, sorte d’Oscar européens qui seront décernés en décembre prochain, on remettait cette semaine les Prix Odyssée du Conseil de l’Europe, attribués par un jury composé de sept ambassadeurs et de deux hauts responsables de l'organisation. Les lauréats sont deux longs métrages de fiction ayant bénéficié du soutien d’Eurimages, le fonds de soutien du Conseil de l'Europe à la co-production, à la distribution et à l'exploitation d'oeuvres cinématographiques européennes. Premières Neiges (Snijeg) de Aïda Begic, déjà récompensée à Cannes, pour le prix "Odyssée - Conseil de l'Europe pour les Droits de l'Homme" et Une histoire italienne (Sanguepazzo) de Marco Tullio Giordana pour le Prix "Odyssée - Conseil de l'Europe pour la Création Artistique". Les deux films, des coproductions mêlant respectivement la Bosnie-Herzégovine, l'Allemagne et la France, et l’Italie et la France, ont en commun d'aborder des moments sombres de l'Histoire européenne. Les massacres de la guerre en Yougoslavie pour Premières neiges et les réglements de compte ayant suivi l'immédiate après-guerre pour Une histoire italienne.

Créé en 1988, le fonds Eurimages compte 33 états membres et a soutenu 1 225 coproductions européennes pour un montant total de 360 millions d'euros.