Un César d’honneur pour Penélope Cruz

Posté par vincy, le 29 janvier 2018

penelope cruz

Une fois n'est pas coutume, ce ne sera pas un acteur ou une actrice américain(e) qui sera sur la scène des César cette année. L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma vient d’annoncer que Penélope Cruz recevra le César d’Honneur de la 43e Cérémonie des César.

C'est la deuxième fois qu'un(e) artiste espagnol(e) est ainsi distingué(e). Pedro Almodovar a eu le droit à un tel honneur... en 1999!

Penélope Cruz succède donc à 9 stars anglo-saxonnes. Egérie Lancôme, star exportée à Hollywood, oscarisée (et au total trois fois nommée), récipiendaire de trois Goyas (pour 10 nominations!) et deux European Film Awards, un Donatello, et un prix d'interprétation (collectif) à Cannes, l'actrice muse de Pedro Almodovar (5 films ensemble) a été révélée en 1992 par Jambon, jambon (Jamón, jamón) de Bigas Luna et Belle époque de Fernando Trueba a tourné avec les réalisateurs les plus importants en Espagne puis dès le début des années 2000 avec des cinéastes intarnationaux: Alejandro Amenábar, Woody Allen, Ridley Scott, Rob Marshall, Kenneth Branagh, Sergio Castellitto, Stephen Frears, Jacques Weber, Billy Bob Thornton, Cameron Crowe, John Madden, Gérard Krawczyk, Agustín Díaz Yanes, Isabel Coixet, Ben Stiller...

"Sublime et envoutante, sa force de caractère lui permet de jouer toutes les femmes au cinéma. Et c’est avec délice et grande hâte que nous nous réjouissons à l’idée de l’acclamer le vendredi 2 mars prochain, sur la scène de la Salle Pleyel" explique le communiqué.

A 43 ans, elle est toujours au top: nommée aux prochains Goyas pour Loving Pablo de Fernando León de Aranoa, présenté à Venise, à l'affiche du succès international de Kenneth Branagh, Le crime de l'Orient-Express (350M$ de recettes dans le monde), incarnant Donatella Versace dans la série American Crime Story qui sera diffusée à partir de février, elle est attendue à Cannes avec Todos lo Saben d’Asghar Farhadi et s'apprête à tourner avec Todd Solondz dans Love Child.

El mundo entero de Julian Quintanilla : une fable anti-homophobie à découvrir au Mk2 Beaubourg

Posté par MpM, le 8 décembre 2017

A découvrir chaque soir à 19h au MK2 Beaubourg, le court métrage espagnol El mundo entero de Julian Quintanilla (30 minutes) tient vaillamment l’affiche depuis le 29 novembre. Il n’est pas courant de découvrir en salles un film de ce format, surtout présenté seul, pour lui-même, et non dans un programme ou en première partie d’un long, mais la ténacité du réalisateur et la curiosité de Mk2 Cinémas ont rendu l'aventure possible jusqu'au 12 décembre.

Le film, candidat au Prix Goya de l'Académie d'Espagne (équivalent de nos César) et qualifié pour les Oscars 2018, parle de Julian, un jeune homme qui se rend comme chaque année sur la tombe de sa mère. Elle lui apparaît sous la forme d’un fantôme fringant avec lequel il a une conversation joyeuse et émouvante. Avant qu’ils se séparent, elle lui confie une mission.

Très coloré, exubérant et décalé, El entero mundo est une comédie parfois outrée mais toujours bienveillante qui tourne en dérision les clichés de l’homophobie et soutient l'idée que le comportement d’une seule personne peut faire évoluer les mentalités. La naïveté parfois simpliste du récit est assumée, et c’est vrai que la moindre once d’optimisme fait du bien pour lutter contre le sentiment d’intolérance galopante.

A l'origine du film, l'envie du réalisateur, qui joue lui-même le personnage masculin, de revoir sa mère, morte d’un cancer à l'âge de 49 ans. Et quelle meilleure manière que de la mettre en scène dans un film ? Pour l’incarner, il a choisi une des plus grandes actrices espagnoles de sa génération, Loles Leon (Femmes au bord de la crise de nerfs, Attache-moi !, Parle avec elle de Pedro Almodóvar), qui met toute sa flamboyance et sa générosité au service de "La Chary", une femme haute en couleurs pour qui rien n'importe plus que de permettre à son fils de vivre heureux avec ses différences.

Julian Quintanilla propose ainsi une fable grand public assez pédagogique qui enfonce quelques portes ouvertes pour mieux dynamiter les clichés de genre ou liés à l'orientation sexuelle, ce qui est toujours bon à prendre.


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El mundo entero de Julian Quintanilla (29'53)
Tous les jours à 19h00, au MK2 Beaubourg, présenté par Julián Quintanilla
Tarif : 3 euros

Cinespana 2017 invite à toutes les rencontres

Posté par MpM, le 27 septembre 2017

La 22e édition de Cinespana, qui commence ce vendredi 29 septembre, est placée sous le signe du renouveau. Après la baisse drastique des subventions accordées à la manifestation en 2016, l'équipe organisatrice a tout mis en oeuvre pour que le festival se maintienne au niveau qui est le sien depuis sa création, faisant notamment appel à des mécènes privés.

"Grâce à la collaboration d’importantes institutions culturelles toulousaines, mais aussi d’artistes, de professionnels, d’exploitants, de techniciens, d’enseignants et de bénévoles, Cinespaña peut proposer cette année une programmation qui déborde amplement les frontières du cinéma et invite à toutes les rencontres" soulignent ainsi Alba Paz Roig et Loïc Diaz-Ronda, les deux co-directeurs de la programmation qui succèdent à Patrick Bernabé, en préambule du dossier de presse.

Et que nous réserve concrètement cette nouvelle édition ? Sur la forme, rien n'a changé : quatre compétitions (longs métrages récents, documentaires, "nouveaux réalisateurs", courts métrages), un panorama d’œuvres inédites et distribuées, des avant-premières, des hommages... Seules deux nouvelles sections ont fait leur apparition, reprenant et clarifiant ce qui existait jusqu'alors : le Labo, qui réunit cinéma de genre, animation, détournements et expérimentations filmiques en tout genre, et Miradas, espace de réflexion sur les enjeux de la société espagnole contemporaine consacré au documentaire.

Sur le fond, les festivaliers auront comme toujours des choix à faire entre les nombreux films présentés. Parmi les temps forts, on retrouve notamment : María (y los demás) de Nely Reguera et La Chana de Lucija Stojevic (tous les deux en ouverture) ; Abracadabra de Pablo Berger (en clôture et en avant-première avant sa sortie le 3 janvier prochain) ; Vivir y otras ficciones de Jo Sol (en compétition et en avant-première avant sa sortie le 6 décembre) ; le merveilleux Psiconautas de Pedro Rivero & Alberto Vázquez (en panorama) ; Incierta gloria de Agustí Villaronga (en première française) ; El bar de Álex de la Iglesia (en panorama, alors que le film n'est distribué que via Netflix) ; les courts métrages Decorado de Alberto Vázquez (pré-sélectionné aux césar), Morning Cowboy de Fernando Pomares (sélectionné à Berlin) et Contact de Alessandro Novelli (sélectionné à Annecy)...

Sans oublier la séance monographique consacrée à l'artiste Maria Canas ("la Vierge terroriste des archives") ; le cycle sur le cinéma quiqui (genre né à la fin des années 1970, avec pour personnage principal le jeune délinquant de banlieue et pour modèle les films américains de gangs, qui trahit un climat d'urgence sociale) ; l'hommage (en sa présence) à Álex Brendemühl et de nombreux autres ateliers, rencontres et séances jeune public. De quoi séduire comme chaque année les nombreux festivaliers et professionnels pour qui Cinespana est synonyme de carrefour incontournable de tous les cinémas espagnols.

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22e édition de Cinespana
Du 29 septembre au 8 octobre 2017 à Toulouse
Informations et horaires sur le site de la manifestation
Cinespana sur Ecran Noir depuis 2007

Asghar Farhadi tourne son nouveau film en Espagne

Posté par redaction, le 26 août 2017

Asghar Farhadi, deux fois oscarisé, Ours d'or à Berlin, et multi-primé à Cannes, s'apprête à tourner son nouveau film, Todos lo saben (Tout le monde sait), annoncé en mai 2016 (lire notre actualité).

Pour ce tournage qui débute à Madrid cette semaine, le cinéaste iranien s'est entouré du gratin hispanophone: Ricardo Darin, Javier Bardem, Penélope Cruz, Barbara Lennie (La piel que habito), Eduard Fernández (L'homme aux mille visages), Elvira Minguez (Truman), Roger Casamajor (Pain noir), Ramón Barea (Psiconautas), Inma Cuesta (Blancanieves) et Carla Campra (Veronica).

Alberto Iglesias, compositeur attitré des films d'Almodovar, assure la musique et José Luis Alcaine (chef op de plusieurs films du même Almodocar) se charge de la photographie. A l'origine, les frères Almodovar devaient d'ailleurs produire le film, mais ils s'en sont désengagés.

Dans ce film, Carolina retourne avec sa famille, de Buenos Aires, dans son village natal, à l’occasion d’une célébration. Ce qui devait être une courte visite va être perturbé par plusieurs événements imprévus qui vont totalement changer leurs vies à tous.

En France, le film sera distribué par Memento Films, qui est aussi coproducteur. Ça sent la sélection au prochain festival de Cannes. Le dernier film d'Asghar Farhadi, Le client, était reparti avec deux prix lors de son passage sur la Croisette.

Le couple Bardem-Cruz est aussi à l'affiche de Loving Pablo, sélectionné à Venise et Toronto ces jours-ci. Penelope Cruz sera aussi à l'affiche en décembre du Crime de l'Orient-Express de Kenneth Branagh, tandis que Javier Bardem est au générique de Mother!, le dernier Darren Aronovsky, en compétition à Venise. Ricardo Darin, qui sera honoré à San Sebastien fin septembre, a présenté à Cannes en mai dernier La Cordillera.

Bilan 2016: Grosse fatigue du cinéma français à l’export

Posté par vincy, le 15 janvier 2017

Ce fut une très belle année pour la fréquentation des salles en France. A l'inverse, 2016 a été désastreuse pour le cinéma français dans le monde. Seulement 34 millions de spectateurs sont venus voir des films français à l'étranger (soit 230 millions d'euros de recettes, et donc une chute de 62% des revenus). On est très loin des 111 millions d'entrées à l'international en 2015 ou des 120 millions en 2014, deux années où le nombre d'entrées à l'étranger était supérieur à celui des spectateurs en France pour des films français.

Le phénomène est global, touchant tous les genres et tous les pays. Du jamais vu depuis plus de dix ans. En effet, c'est la première fois que l'on passe sous le cap des 50 millions d'entrées depuis 2007.

Il faut dire que 2016 a souffert de l'absence d'une comédie porteuse comme Intouchables ou de productions anglophones d'Europacorp comme Taken ou Le Transporteur (2017 devrait ainsi être largement meilleure grâce à Valérian de Luc Besson). Mais ceci n'explique pas tout.

Car en 2016, les films en langue française n'ont séduit que 22 millions de spectateurs dans le monde: c'est une chute de 52% par rapport à 2015. Par voie de conséquence, Unifrance, qui publie les chiffres, constate que "Les 5 plus grands succès français de l’année 2016 ne représentent que 28,3% des entrées globales du cinéma français dans les salles étrangères, contre 70,5% en 2015. Autre conséquence notable, les films en langue française réalisent 22 millions d’entrées en 2016, soit près de 64% des entrées totales sur la période, une proportion record depuis plus de 15 ans, bien supérieure à la moyenne de 43,6% constatée sur les 10 dernières années."

On s'interroge cependant: sans Le Petit Prince, déjà un beau carton en 2015, qu'est-ce-que ça aurait été? "Après une année 2015 exceptionnelle à plus de 15 millions d’entrées, [il] continue de rayonner hors de nos frontières pour sa 2e année d’exploitation. Avec plus de 3 millions de spectateurs supplémentaires rassemblés sur une quarantaine de territoires, il devient le plus grand succès de l’année 2016 pour une production franc?aise et le film d’animation le plus vu à l’international."

Derrière Le Petit Prince et ses 92M€ de recettes cumulées, on retrouve un modeste succès d'EuropaCorp, Oppression de Farren Blackburn (1,8 million d'entrées, dont près de la moitié en Amérique du nord), puis Le goût des merveilles d'Éric Besnard (900000, essentiellement en Allemagne où il fait deux fois mieux qu'en France), Les nouvelles aventures d'Aladin d'Arthur Benzaquen (800000, dont les trois quarts en Chine), Un homme à la hauteur de Laurent Tirard (700000, qui a bien fonctionné en Pologne et en Russie), Les saisons de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (700000 grâce au Japon), Mustang de Deniz Gamze Ergüven (700000), L'étudiante et Monsieur Henri d'Ivan Calbérac (600000), Chocolat de Roschdy Zem (600000) et Elle de Paul Verhoeven (500000), qui n'a largement pas terminé sa carrière internationale. Médecin de campagne, 11e, approche des 500000 entrées et des films comme Les innocentes et L'avenir ont dépassé les 400000 entrées. En revanche, de Radin! avec Dany Boon aux Visiteurs 3 en passant par L'odyssée et Cézanne et moi, les flops ont été nombreux, ne réalisant pas les scores attendus dans des marchés captifs (Belgique et Suisse pour les comédies, Royaume Uni et USA pour les biopics).

Unifrance constate aussi le retour du leadership de l'Europe occidentale comme marché principal, repassant devant l'Amérique du nord, de très loin. Aux Etats-Unis et au Canada anglophone (-61%), seuls Elle et Les innocentes ont dépassé le million de dollars de recettes. Mais ce territoire reste le plus important pour l'export français.
L'Asie s'affiche aussi en baisse, notamment en Chine où le recul est de 93%! Les Saisons a été le film le plus vu au Japon, 2e marché de la zone, avec 421 000 entrées.
En Espagne, ça chute de 46%, en Allemagne (où la fréquentation globale est en fort recul), de 30%, en Italie (2e marché après les USA, sauvé grâce au Petit Prince), de 15% et en Belgique et Luxembourg de 13%, pour ne prendre que les cinq plus gros marchés.
Au Québec on enregistre 676 000 entrées pour le cinéma français (11% de parts de marché), grâce notamment aux 86 000 entrées du Petit Prince, mais aussi aux très jolis scores de Demain et de La Vache, qui viennent compléter le podium.

Les Arcs 2016: trois projets de films récompensés

Posté par vincy, le 12 décembre 2016

Le jury professionnel présidé par Bertrand Bonello au Festival du cinéma européen des Arcs a distingué deux films en "work in progress" parmi les 16 films sélectionnés.

Le très convoité prix Eurimages Lab Project a été remis à The Hidden City de l'espagnol Victor Moreno (The Building, Goya 2012 du meilleur documentaire). Cette coproduction espagnole (El Viaje Films) et française (Pomme Hurlante Films) a reçu 50000€. Il s'agit d' "un projet innovant et non traditionnel en termes de contenu et de production" et la dotation devrait permettre de boucler la post-production.

Le prix Hiventy (10000€ de prestations de post-production par le laboratoire) revient à Good Luck de l’américain Ben Russell, qui fut donc honoré du prix Hiventy. Coproduction entre la France (KinoElektron) et l’Allemagne (CaSk Films), ce documentaire se concentre sur les employés d’une mine souterraine en Serbie et d’une mine d’or illégale au Suriname.

La sélection Work In Progress était aussi composée de All You Can Eat Buddha de Ian Lagarde (Canada), Cemetery de Carlos Casas (Espagne), Dog de Florin Serban (Roumanie) , Dovlatov de Alexey Guerman Jr (Russie), Hier de Balint Kenyeres (Hongrie), I Am Not A Witch de Rungano Nyoni (Royaume Uni), In My Room de Ulrich Köhler (Allemagne), Koko-di Koko-da de Johannes Nyholm (Suède), La part sauvage de Guérin Van Der Vorst (Belgique), My Happy Family de Nana & Simon (Géorgie/Allemagne), Sans Titre de Olmo Omerzu (République tchèque), The Elephant in a Dark Room de Konstantin Bojanov (Bulgarie), The Gulf de Emre Yeksan (Turquie) et The Real Estate de Mans Mansson et Axel Petersén (Suède).

Par ailleurs, la chaîne franco-allemande Arte, partenaire du Festival, a donné le 3e Arte International Prize (4000€) au projet The Father Who Moved Mountains, parmi les 21 projets de la sélection Village des coproductions. Ce drame roumain de Daniel Sandu, qui avait déjà présenté One Step Behind the Seraphims dans la sélection Work-in-Progress l’an dernier. Produit par Mobra Films, la société de Cristian Mungiu, il a déjà réuni les deux tiers de son budget (1,6 M€).

Cette sélection avait dans sa liste L'enfance Martha Jane Cannary de Rémi Chayé, The Last Words de Jonathan Nossiter, Magic City de Eva Ionesco et Sad Liza de Caroline Deruas, qui présentait L'indomptée, son premier film dimanche en compétition.

Penelope Cruz et Javier Bardem dans le prochain Asghar Farhadi ?

Posté par vincy, le 28 mai 2016

Penelope Cruz et Javier Bardem, couple à la ville, seraient en négociation pour être de nouveau un couple à l'écran devant la caméra d'Asghar Farhadi.

Depuis leur premier film ensemble, Jambon Jambon en 1992, les deux stars espagnoles ont collaboré à six films ensemble en tant que comédiens, dont Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen et En chair et en os de Pedro Almodovar. Ils ont un autre projet ensemble, Escobar, réalisé par Fernando León de Aranoa.

Almodovar co-producteur

Le tournage du nouveau film de Farhadi est prévu pour la fin de l'été ou le début de l'automne 2017 et se déroulerait dans le sud de l'Espagne. Le projet est porté par le partenaire français du cinéaste iranien, Memento films, et la société de Pedro et Agustin Almodovar, El Deseo.

A l'origine, Asghar Farhadi devait tourner ce film à l'automne dernier mais, selon les propos de son producteurs rapportés par Variety, il avait le mal du pays et et un conflit de planning avec les acteurs ont retardé le projet. Un acteur américain doit rejoindre les deux comédiens espagnols au générique. Penelope Cruz avait initié le projet en déclarant son souhait de vouloir travailler avec le réalisateur d'Une séparation.

Cannes 2018 ?

Le scénario est presque finalisé et les repérages devraient commencer le mois prochain. Il s'agirait d'un thriller psychologique autour d'une famille de viticulteurs, dans une Espagne rurale.

Ce sera le deuxième film du réalisateur dans une langue autre que le perse, après Le passé, en français, en 2013.

Prix du meilleur scénario et prix d’interprétation masculine pour Shahab Hosseini au Festival de Cannes cette année, son dernier film Le client sortira le 9 novembre sur les écrans français.

Truman fait son show aux Goyas

Posté par vincy, le 8 février 2016

Pour leur 30e édition, les prix Goyas, les César espagnols, ont fait un triomphe à la comédie dramatique de Cesc Gay, Truman. C'est la première fois que le cinéaste remporte les prix de meilleur film et meilleur réalisateur. Révélé par Krampack en 2000 (sélectionné à Cannes, nommé comme meilleur nouveau réalisateur et meilleur scénario), on lui doit les films En la ciudad (nommé au scénario et la la réalisation) et Les hommes de quoi parlent-ils?. Truman sort en France le 6 avril, distribué par La Belle Company. Il s'agit de l'histoire de Julian, un acteur argentin vivant à Madrid, atteint d'un cancer en phase terminale. Il reçoit la visite inattendue de son ami d'enfance, Tomas, qui va l'accompagner pendant quatre jours intenses pendant lesquels il devra trouver un nouveau propriétaire pour son chien, Truman.

Truman a également récolté le prix du meilleur scénario original, du meilleur acteur (l'argentin Ricardo Darin, pour la première fois récompensé après trois nominations infructueuses) et du meilleur second-rôle masculin (Javier Camara, déjà "goyaisé" comme meilleur acteur en 2014, trois autres fois nommé comme meilleur acteur une fois comme meilleur second rôle, et une fois comme meilleur espoir).

Les prix Goyas ont aussi récompensé l'acteur Daniel Guzman pour A cambio de nada (meilleur réalisateur pour un premier film, mais aussi meilleur espoir masculin pour Miguel Herran), Un dia perfecto (meilleure adaptation), Nadie quiere la noche (meilleure musique, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleurs maquillages), Palmeras en la nieve (meilleure chanson, meilleure direction artistique), El desconocido (meilleur montage, meilleur son), Un otono sin Berlin (meilleur espoir féminin pour Irene Escolar, qui a pourtant 12 ans de carrière derrière elle) et Anacleto: agente secreto (meilleurs effets spéciaux).

La jeune comédienne Natalia de Molina (Techo y comida) a été sacrée meilleure actrice avec son personnage de mère célibataire sans emploi, tandis que la vétérane Luisa Gavasa a été distinguée comme meilleur second rôle féminin pour son rôle dans La novia (également récompensé pour l'image).

Dans les autres catégories, les professionnels espagnols ont récompensé l'excellent El Clan de Pablo Trapero (meilleur film hispano-américain) et Mustang de Deniz Gamze Ergüven (meilleur film européen. Atrapa la bandera a reçu le prix du meilleur film d'animation tandis que Suenos de sal a été couronné par le Goya du meilleur documentaire. Enfin, un hommage a été rendu au scénariste et réalisateur Mariano Ozores, auteur de près de 100 films ayant totalisé 90 millions de spectateurs.

Pour le reste, dans cette période si particulière en Espagne (le nouveau gouvernement n'est toujours pas formé), les Goyas n'ont pas manqué à leur tradition de tribune engagée en présence de plusieurs premirrs ministres éventuels.

Début de tournage à Paris pour le nouveau thriller d’Alberto Rodriguez (La Isla Minima)

Posté par vincy, le 20 juillet 2015

Le Film Français révèle aujourd'hui qu'Alberto Rodriguez, réalisateur de La Isla Minima en salles depuis mercredi, tourne actuellement son nouveau long métrage à Paris.

El Hombre de las mil caras (L'homme aux mille visages) est l'adaptation du roman du journaliste d'investigation Manuel Cerdan, Paesa, el espia de la mil caras, une histoire basée sur la vie réelle de "l'agent secret "Francisco Paesa. Cerdan a été le seul à pouvoir interviewer Paesa en 2005, qui résidait alors à Paris.

Le tournage, selon le magazine professionnel, commence aujourd'hui. Le scénario est co-écrit par le réalisateur et son partenaire d'écriture habituel Rafael Cobos. Il s'agit d'un budget conséquent pour un film espagnol (5M€) en temps de crise. La production a prévu de voyager à Madrid, Singapour et Genève. Francisco Paesa est incarné par Eduard Fernandez (La piel que habito, Biutiful). Autour de lui, on retrouve José Coronado (Goya en Burdeos de Carlos Saura, Pas de répit pour les damnés d'Enrique Urbizu), Carlos Santos et Marta Etura (Cellule 211, Eva, The Impossible)

La vie de Francisco Paesa a tout d'un James Bond, travaillant aux frontières de la loi, en collaboration avec des dictateurs et des groupes terroristes. Il a même simulé sa mort à la fin des années 90. L'avis de décès publié en 1998 n'était qu'un leurre mais lui a permit de disparaître des écrans radars quelques temps. Mercenaire, marchand d'armes, espion pour son propre compte, mondain, la police à ses trousses et des mandats d'arrêt en pagaille, escroc, médiateur, témoin protégé, il a fricoté dans de sales affaires en Afrique comme en Russie, au Pays Basque comme en Asie du sud-est.

La sortie est prévue en Espagne au troisième trimestre 2016.

La Isla Minima, sixième film d'Alberto Rodriguez (Groupe d'élite, Les 7 vierges), a récolté un prix du meilleur acteur et un prix du jury pour sa photo à San Sebastian, dix prix Goyas et deux prix au Festival de Beaune, deux autres à celui de Mar del Plata. Le film a très bien démarré en France avec 53000 entrées en 5 jours sur 85 copies, soit la meilleure moyenne par copie parmi les nouveautés sorties le 15 juillet.

Francis Ford Coppola remporte l’un des prix espagnols les plus prestigieux

Posté par vincy, le 10 mai 2015

Francis Ford Coppola a été choisi mercredi pour recevoir le prix espagnol Princesse des Asturies des Arts (Prix Prince des Asturies des Arts jusqu'à l'an dernier), l'un des honneurs plus prestigieux du monde hispanophone.

"Les explorations du pouvoir, des horreurs et de l'absurdité de la guerre ont porté son oeuvre artistique", au point que ses films sont des "icônes collectives et universelles culture contemporaine", a expliqué le jury de cette 35ème édition du Prix.

"Au cours de sa carrière il a lutté sans cesse pour maintenir une indépendance entrepreneuriale et créative totale, en tant que réalisateur, producteur et scénariste", a ajouté le jury qui l'a choisi parmi 31 candidats de 19 pays.

Ce prix, doté de 50000 euros et d'une statuette imaginée par Joan Miro, a rarement récompensé des personnalités issues du cinéma. Coppola rejoint parmi les étrangers primés le brésilien Oscar Niemeyer, le cubain Roberto Matta, l'acteur italien Vittorio Gassman, l'américaine Barbara Hendricks, le polonais Krzysztof Penderecki, le cinéaste américain Woody Allen, la russe Maya Plisetskaya, l'américain Bob Dylan, le britannique Norman Foster, l'américain Richard Serra, l'italien Riccardo Muti, l'autrichien Michael Haneke (lire notre actualité) et le canadien Frank Gehry. Les metteurs en scène espagnols Fernando Fernán Gómez et Pedro Almodóvar ont également été honorés par ce prix.

Le réalisateur de la trilogie du Parrain, d'Apocalypse Now et de Conversation secrète ajoute ce prix à ses 6 Oscars, ses 4 Golden Globes, ses 2 Palmes d'or cannoises, sa Coquille d'or de San Sebastian, son Lion d'or à Venise, sa Berlinale Camera de Berlin, etc...