Cannes 2012 : le jury de la compétition officielle

Posté par vincy, le 25 avril 2012

Le Jury de la Compétition du 65e Festival de Cannes présidé par Nanni Moretti (réalisateur, acteur, producteur italien) accueillera dans ses rangs :  Hiam Abbass (actrice, réalisatrice palestinienne) ; Andrea Arnold (réalisatrice et scénariste britannique) ; Emmanuelle Devos (actrice française) ; Diane Kruger (actrice allemande) ; Jean Paul Gaultier (couturier français) ; Ewan Mc Gregor (acteur britannique) ; Alexander Payne (réalisateur, scénariste et producteur américain) ; Raoul Peck (réalisateur, scénariste, producteur haïtien).

La Permission de minuit : émotion sensible et pudique

Posté par Claire Fayau, le 1 mars 2011

permissionL'histoire : C'est une amitié hors normes entre David, un médecin de 50 ans, et Romain, 13 ans, dont il s'occupe depuis sa petite enfance, l'adolescent souffrant d’une déficience génétique rare. Rien ne semble pouvoir les séparer jusqu’au jour où David obtient une mutation qu’il n’attendait plus. Comment annoncer à Romain son départ ?

Notre avis : Delphine Gleize est la troisième cinéaste  à réunir Vincent Lindon et Emmanuelle Devos devant la caméra, après Emmanuel Carrère (La Moustache) et Anne Le Ny (Ceux qui restent). Mais cette fois, ils ne forment pas le couple star du film puisque le duo fétiche, c'est  un ado malade et son médecin. Une amitié transgénérationnelle, comme les aime Delphine Gleize (voir Cavaliers seuls, coréalisé  avec Jean Rochefort).

Comme dans Cavaliers Seuls, justement, la Permission de minuit (joli titre) parle de transmission, de maladie rare , et de mort. Mais aussi de la beauté de l'échange, et de soutien inconditionnel. Car dans l'histoire , qui sauve réellement qui ?

Un film sensible et pudique, doté d'une belle émotion, mais sans mélo car " la pitié, on s'en fout !".

Premiers pas de Julien Doré au cinéma…

Posté par vincy, le 31 janvier 2009

julien dore en slipCe n'est pas une première. Benjamin Biolay est nommé aux César du meilleur espoir masculin cette année pour Stella. On verra Bénabar dans Incognito cet été. Il faudra désormais compter sur Julien Doré, gagnant de la Nouvelle Star en 2007 et auteur-compositeur-interprète de l'album à succès, "Ersatz". Carole Lambert, tout juste trentenaire, productrice (Les films de l'aiguille), réalisatrice d'un court-métrage en 2007, Les fiches Safari, s'attaque à son premier long : Reine d'Espagne. Il sera tourné sur l'île de Sein ce printemps. Comme pour son court, Lambert explore les liens entre frères et soeurs, le passé et le présent. Le film réunit Emmanuelle Devos, Hélène Fillières et Mélanie Bernier (Mes stars et moi).

On sait que Doré a toujours été intéressé par le cinéma. Deneuve apparaît en roller dans un de ses clips. Les Guignols le pastichent et en font un réalisateur d'avant-garde. Il a composé la musique du prochain film de Judith Godrèche (Toutes les filles pleurent). Il a déjà joué dans un court métrage, Les astres noirs, de Yann Gonzalez.

Dans une interview récente, Doré avoue avoir toujours voulu faire le comédien, avant même de faire les beaux-arts ou de la musique. "C'est vraiment quelque chose qui fait partie de moi depuis toujours. Et en plus, je me fous des clivages et qu'on ait envie de me mettre dans une case ! Si j'ai envie de faire du cinéma demain, ben, je le ferai si on m'en donne la possibilité ! C'est une partie de moi que j'ai vraiment envie d'explorer à un moment donné. " Le moment semble arriver.

Plus tard tu comprendras : touchant mais pesant

Posté par Morgane, le 20 janvier 2009

jeanne moreau plus tard tu comprendras« - Promets-moi de résister à l’intolérance »

L’histoire : Paris, aujourd’hui : Victor, un homme d’une quarantaine d’années, seul, se recueille devant un grand mur où l’on devine des noms gravés. Le mur à la mémoire des déportés. Paris, 1987. Alors que le procès de Klaus Barbie est retransmis en direct, on découvre Victor entouré de documents où il tente de découvrir la vérité à propos de son passé familial.

De son côté, Rivka, sa mère, s’active à préparer un repas. De la télévision, on entend très distinctement le début du même procès, le témoignage d’une rescapée. Lors du dîner, Victor tente de faire parler sa mère qui s’y refuse. Elle fait mine de ne rien entendre ou change de conversation, elle veut finir tranquillement sa vie, au milieu d’objets et de souvenirs et entourée de ses enfants et petits-enfants. Son attitude ne fait que renforcer l’agitation de Victor. Sa femme Françoise va le soutenir dans cette reconquête de la mémoire familiale.

Ce que l’on en pense : Loin des conflits armés, Amos Gitaï plonge ici au cœur d’une famille juive parisienne, dans les dédales de la mémoire et de la transmission. Il se fonde sur les Mémoires de Jérôme Clément, président de la chaîne Arte, qui diffuse, d'ailleurs le film en avant-première ce soir.

Victor (Hippolyte Girardot), petit-fils de grands-parents juifs morts dans les camps, cherche à savoir et part en quête de quelque chose d’impalpable. Espérant trouver des réponses auprès de sa propre mère Rivka, interprétée par la grande Jeanne Moreau, cette-dernière se ferme à lui et refuse de parler du passé. A ses côtés, sa femme Françoise (Emmanuelle Devos) le soutient, l’aide à comprendre tandis que sa sœur Tania (Dominique Blanc) cherche à respecter ce silence, celui de la mémoire qui a parfois nécessité de se rompre ou bien au contraire de rester enfouie, comme c’est le cas ici, afin de continuer d’avancer et surtout de pouvoir vivre.

Le sujet abordé ici est bien évidemment touchant mais également lourd et pesant. Cette sensation d’étouffement est renforcée par une mise en scène tout en sobriété. Les scènes tournées en plans-séquences, presque exclusivement dans des intérieurs plutôt sombres, symbolisent fortement l’enfermement des personnages, notamment de Rivka dans sa mémoire et de Victor dans son obsession de savoir. Même les extérieurs, rares, semblent fermés, dans des rues étroites. Les seuls moments de respiration, aussi bien pour les personnages que pour les spectateurs, se situent dans le petit village où Victor et sa famille se rendent sur les traces de ses grands-parents disparus ou lorsque, tour à tour, Victor puis Rivka ouvrent rapidement la fenêtre comme une bouffée d’air nécessaire avant de replonger en apnée en eux-mêmes.

Malheureusement, tout ceci est trop vite dissimulé par le côté beaucoup trop scolaire avec lequel Amos Gitaï peint son film et son propos. Celui-ci débute face au mur à la mémoire des déportés comme un cours d’histoire nous frappant en pleine figure. Le fil se déroule pour ensuite déboucher sur le procès de Klaus Barbie retransmis à la télévision. Puis ce dernier continue son chemin via des questions très scolaires des enfants de Victor et Françoise sur les juifs et leur grand-mère. Le côté très démonstratif, à l’image d’un cours magistral, ôte l’émotion de certaines scènes devenant alors très froides comme celle où Rivka emmène ses petits-enfants à la synagogue pour Kippour.

Amos Gitaï interroge avec pudeur la question du silence et de la mémoire ensevelie. Néanmoins, son aspect instructif en fait un film froid d’où l’émotion et les sentiments sont finalement absents là où ils devraient être à fleur de peau.

Première image pour Coco avant Chanel

Posté par MpM, le 24 septembre 2008

Audrey Tautou, Coco avant ChanelOn vous parlait il y a quelques semaines de deux projets autour de la vie de Coco Chanel. C’est le film d’Anne Fontaine, avec Audrey Tautou dans le rôle titre, qui revient dans l’actualité avec une première photo de tournage. On y découvre l’actrice dans une tenue androgyne et dépouillée, avec chapeau, cravate et gilet d’homme.

Le film, librement adapté de l’Irrégulière d’Edmonde Charles-Roux, s’intéresse en effet aux jeunes années de Gabrielle Chasnel, avant qu’elle ne devienne la couturière adulée et reconnue de la rue Cambon. Tautou y est entourée de Benoit Poelvoorde (Balsan), Emmanuelle Devos (Emilienne d'Alençon), Marie Gillain (la sœur de Coco) et Alessandro Nivola (Boy Capel).

Après 12 semaines de tournage (en région parisienne et en Normandie), Coco avant Chanel, produit par Haut et Court, devrait être prêt au Printemps 2009, avec peut-être à la clef une présentation à Cannes.

Tautou rivalisera avec Mouglalis

Posté par vincy, le 3 août 2008

audreytautou_chanel_jeunet.jpgDe tous les projets autour de Coco Chanel, seuls deux ont résisté, celui d'Anne Fontaine sur les débuts de la couturière et l'adaptation du roman de Chris Greenhalgh, "Coco and Igor" , publié en Angleterre en 2003, et toujours pas traduit en France. Le film se nommera Chanel et Stravinsky, l'histoire secrète. Un sacre au printemps 2009 est envisageable puisque le tournage débute dans quelques semaines.

Il sera réalisé par Jan Kounen, et non plus par William Friedkin, et Coco sera incarnée par une des égéries de Chanel, l'actrice Anna Mouglalis, qui remplace Marina Hands initialement prévue. Dans le rôle d'Igor, on retrouvera le très beau danois Mads Mikkelsen (Casino Royal).

L'autre projet est toujours en production chez Haut et Court. Coco avant Chanel, adaptation du best-seller de Edmonde Charles Roux, "L'irrégulière", sera tourné lui aussi cet automne. Audrey Tautou, dont ce sera le retour sur le grand écran, tiendra le rôle principal d'un film qui flirte plus avec l'art et essai qu'avec les moyens internationaux mis en branle pour celui de Kounen. Tautou aura pour soeur Marie Gillain, et partagera l'affiche avec Benoît Poelvoorde et Emmanuelle Devos.

Chanel fait les choses bien. La maison a demandé à Mademoiselle Audrey d'être sa prochaine muse pour le célèbre parfum N°5. Elle succède à Nicole Kidman. Jean-Pierre Jeunet (photo) a évidemment réalisé les spots.

Ce qui reste?

Posté par vincy, le 14 février 2008

ceuxiqrestent.jpg

Saint-Valentin oblige, il existe un Prix du meilleur scénario du film d'amour! C'est de saison, les prix qui flattent et l'amour qui flotte. Cette année, le prix a été remis à Ceux qui restent. Ecran Noir avait apprécié ce film d'Anne Le Ny, qui "réalise un film sincère louant avant tout la vie. Les deux acteurs (Lindon et Devos) sont admirables et il est réconfortant de savoir à quel point le souci d’une écriture cinématographique peut conduire vers de telle surprise. Tout simplement touchant !"
350 000 spectateurs avait été séduits par le sujet. Ce prix ne devrait pas avoir d'impact sur ce chiffre définitif : il n'est plus diffusé dans aucune salle...