Quand la vidéo à la demande gonfle, le marché vidéo débande

Posté par vincy, le 30 juillet 2011

Le marché DVD/Blu Ray n'est plus ce qu'il était. Selon les chiffres publiés par le CNC, durant le premier semestre 2011, le chiffre d'affaire de la vidéo physique atteint 564,32 millions d'€ en pour 58,98 millions d'unités vendues, soit 9,1% de baisse en valeur et  5,4% de baisse en volume par rapport au premier semestre 2010. Non seulement moins de DVD/Blu Ray se sont vendus, mais en plus ils rapportent moins.

S'il n'y avait pas le Blu-Ray, la dépression serait encore plus accentuée. Le marché du DVD continue de perdre de la valeur (481,83 millions d'€ , -11,8% par rapport à 2010) et des clients (53,89 millions d'unités vendues, -7,8%).

Le nombre de Blu-ray vendus, de son côté, augmente moins que le chiffre d'affaires  : 5,09 millions d'unités  (+29,4%) pour un CA de 82,49 millions d'€ (+10,6% ). Reste que le Blu-Ray ne représente que 8,6% du marché global en nombre d'unités vendues (et 14,6% des ventes).

Au moins, le cinéma reste l'achat dominant, avec 60,8% du chiffre d'affaires. Le volume de films vendus sur ces supports est hélas en baisse avec 29,74 millions d'unités (-7,2%). Le cinéma français représente près d'un quart des revenus provenant de l'ensemble des films vendus en DVD/Blu-Ray. C'est largement moins que la part de marché des films français en salles (32%).

La croissance de la vidéo à la demande semble impacter sur le marché de la vidéo. La VàD a vu son chiffre d'affaire progresser de 22,8% au premier trimestre de l'année (soit 42,91 millions d'euros). Les films de cinéma représentent 64% des revenus issus des actes payants (les programmes adultes - X quoi - 27,7%). Le cinéma français intéresse davantage les "loueurs" puisque 31,8% des volumes de transaction ont concerné un film hexagonal.

Sortie DVD de Triangle : rencontre avec le réalisateur Christopher Smith

Posté par kristofy, le 17 juillet 2011

Un des plus talentueux réalisateurs britanniques à avoir émergé ces dernières années est toujours méconnu en France : Christopher Smith. Si ces deux premiers films sont sortis en salles (Creep en 2004, Severance en 2006), ces deux suivants étaient restés inédits avant d’arriver directement en DVD. Une bizarrerie des distributeurs a fait découvrir son quatrième film Black Death (2010) au printemps avant la sortie de son troisième film Triangle (2009).

Le réalisateur a été plusieurs fois invité à présenter ses films au Festival du film Britannique de Dinard, où on l’avait rencontré en 2009 pour une interview après l’avant-première de Triangle :

- Je crois que l’embryon de l’idée du film Triangle est né sur une plage de Cannes, est-ce que c’était d’abord un mystérieux bateau fantôme ou une femme qui perd ses repères ?

- Christopher Smith : Ma première idée était de réfléchir à une histoire dont le tournage ne m’obligerait pas à passer des semaines sous terre comme pour Creep. C’est ce que je voulais trouver ; je pensais faire plutôt un film au bord de la mer, ça pouvait devenir très étrange un peu comme un épisode de La Quatrième Dimension. J’ai commencé à imaginer une histoire où des naufragés seraient recueillis sur un bateau sans équipage mais pas sans personne à bord… Et j’ai développé cette histoire très particulière avec cette femme qui fait avancer l’histoire en même temps que l’histoire nous dévoile plus ce personnage, et c’est devenu Triangle. Au fur et à mesure que j’approfondissais mon histoire le scénario devenait comme un labyrinthe avec différentes boucles narratives. Mes différents idées sont devenues vite très intéressantes, et en fait ça m’a pris presque deux ans à finaliser le script et à concevoir comment je pourrais organiser le tournage. A la base je m’étais lancé à écrire pour avoir le plaisir de tourner sur la mer et c’est devenu un thriller très complexe. Pour l’instant je pense que c’est mon meilleur film, et en tout cas c’est celui qui a été le plus difficile à concevoir.

- EN : Comment s’assurer que les spectateurs ne soient pas perdus dans le film ?

- CS : Sur le tournage, comme bien souvent, on n’a pas filmé les scènes dans l’ordre chronologique, et d’ailleurs le déroulé de l’histoire joue d’ailleurs avec la chronologie des évènements. C’était vraiment difficile à tourner, et je devais être très précis avec l’actrice. Elle devait jouer son personnage qui courre en ayant l’air anxieuse, ou anxieuse et effrayée, ou effrayée et folle selon que la boucle de l’histoire, et recommencer avec des variations pour un autre angle. A cause de la nature si particulière de du scénario c’était dur de trouver où se raccrocher pour l’actrice. Je pense vraiment que Melissa George est extraordinaire dans le film, sa façon d’interpréter ce personnage en réussissant à jouer les mêmes choses avec différents degrés d’intensité selon l’évolution de l’intrigue compte beaucoup pour certains rebondissements. L’histoire joue à désorienter le spectateur tout en lui permettant de faire son chemin. Mon travail au moment du montage était de m’assurer que le public soit exactement avec moi, ou devant moi, ou derrière moi. Alors à certains moments du film vous êtes derrière l’actrice à vous interroger sur pourquoi elle agit comme ça, et puis un peu plus tard vous trouvez la réponse. Parfois vous allez savoir pourquoi elle va faire ceci avant qu’elle ne le fasse. C’est un des plaisirs du film que de réussir à provoquer chez le spectateur une sensation de déjà-vu et aussi ce sentiment de malaise.

-  EN : Quelle est la signification de ce titre Triangle ?

-  CS : Le titre vient du fait qu’à l’origine je pensais que j’allais faire un film du genre le triangle des Bermudes. Si vous allez en mer et que vous vous retrouvez coincé dans une dimension temporelle différente et que là vous expérimentez une autre durée de temps qui passe et que ça se complique encore… Mais ce film n’a absolument rien à voir avec le triangle des Bermudes, qui a d’ailleurs sans doute inspiré certaines histoires plus ou moins bizarres, mais un peu de cette mythologie se retrouve dans le titre. J’aime ce mot Triangle car il peut suggérer bien des choses sans vraiment en désigner, c’est aussi bien le nom d’un bateau qu’une figure géométrique à trois côtés. J’ai voulu ce titre car il correspond à trois façons possibles de suivre l’histoire. Il y a tellement de versions possibles parce qu’il y a dans le film beaucoup de questions et beaucoup de réponses. Quand on entend le mot triangle on pense immédiatement à une sorte de mystère.

-EN : Par rapport à vos films précédents Creep et Severance on trouve dans Triangle moins de violence brutale et pourtant on est plus tendus, est-ce que moins de sang signifie plus de peur ?

-CS : Oui je le pense, c’est bizarre n’est ce pas ? Ici c’est bien le cas. Je pense que Triangle est bien plus psychologique que ce que j’ai fait avant, bien qu’il y ait quand même plusieurs flashs de violence. Je me souviens du tournage de la séquence où l’héroïne entre dans la salle de bain, je voulais y glisser un petit hommage au film Suspiria de Dario Argento, tout est réglé comme un ballet et je voulais y voir du sang, mais il n’y avait aucune raison d’en voir trop car c’est un autre genre de film. Si tout d’un coup j’avais donné au public beaucoup de sang je pense que cela aurait plutôt été une distraction qui nous éloignerait alors de la dimension psychologique des évènements qui se produisent. Ce qui est intéressant avec cette histoire de Triangle c’est que les personnages traversent comme une spirale psychologique dramatique, l’angoisse est d’un autre niveau. J’aime beaucoup les films gores mais je ne veux pas délibérément rendre mes films sanglants, et en tout cas pas de la manière dont d’autres le font. Pour Creep il y avait un équilibre très subtil, dans Severance il y a de l’humour avec, et Triangle est vraiment très différent. Je n’ai pas décidé consciemment qu’il y aurait moins d’effets de violence avec du sang et que ça devait quand même faire plus peur. Souvent quand c’est très sanglant ça fait très peur, mais aussi parfois c’est peu sanglant et ça fait encore bien plus peur. En fait j’ai utilisé d’autres moyens de mise en scène pour faire naître la peur, en fait ici plutôt l’angoisse chez le spectateur. Et comme il y a beaucoup de rebondissements cette angoisse monte de plus en plus. Avec Triangle j’ai réussi, je crois, à créer un état de tension permanente.

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Le film Triangle (et différents bonus comme un making-of, des interviews de l’équipe, des scènes coupées…) est disponible en dvd et blu-ray, édité par CTV.

Jeu concours Instinct de survie : 10 DVD à gagner

Posté par MpM, le 11 juillet 2011

A l'occasion de la sortie DVD et Blu-Ray du film Instinct de survie de Luiso Berdejo avec Kevin Costner, Ecran Noir vous fait gagner 10 exemplaires du DVD.

L'histoire : Affecté par un divorce douloureux, John James décide de venir habiter seul avec ses deux enfants dans une grande maison à la campagne. Rapidement, il remarque le comportement étrange de sa fille. Il suspecte les sépultures, dans le champ tout proche, d’en être la cause.

Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des DVD mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante :

Ivana Baquero, qui incarne la fille de Kevin Costner dans Instinct de survie, tenait le premier rôle dans l'un des plus beaux films du maître du fantastique mexicain, Guillermo del Toro. De quel film s'agit-il ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 18 juillet 2011. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Jeu concours La permission de minuit : 5 DVD à gagner

Posté par MpM, le 5 juillet 2011

la permission de minuitA l'occasion de la sortie DVD de La permission de minuit de Delphine Gleize, Ecran Noir vous fait gagner 5 exemplaires du DVD.

L'histoire : C'est une une amitié hors normes, entre David, 50 ans, et Romain, 13 ans. David, professeur en dermatologie, fou de son métier, soigne et opère l'adolescent depuis qu’il a 2 ans. Romain est en effet atteint d’une déficience génétique rare qui le force à vivre à l’écart de la lumière du jour. Il est ce qu'on appelle «un enfant de la lune».

Rien ne semble pouvoir séparer les deux hommes jusqu’au jour où David obtient une mutation qu’il n’attendait plus. Comment annoncer à Romain son départ ? Le jour de la séparation approche, une nouvelle épreuve pour l’un et pour l’autre.

Un film initiatique et humain qui suit avec justesse le parcours d'un adolescent qui ne se résigne pas face à la maladie, et celui d'un homme qui parvient à aller de l'avant.

Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des DVD mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante :la permission de minuit

La permission de minuit réunit Vincent Lindon et Emmanuelle Devos pour la troisième fois au cinéma. Quel est le premier film dans lequel les deux acteurs ont joué ensemble ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 19 juillet 2011. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.


Découvrez Grandpuits et petites victoires avant tout le monde

Posté par MpM, le 1 juillet 2011

Au départ, c'est une belle histoire d'entraide. En octobre 2010, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites, la raffinerie Total de Grandpuits en Seine et Marne est en grève. Face aux tentatives de réquisitions, les grévistes tiennent bon, et voient se lever autour d'eux une vague de solidarité. Les soutiens sont si nombreux que les syndicalistes peuvent redistribuer une partie des dons à d’autres caisses de grève et au-delà des raffineries.

L'affaire se finit comme on sait, avec l'adoption de la loi, et la fin de la grève à Grandpuits comme ailleurs. Mais les caméras des Mutins de Pangée, qui avaient fait le déplacement, ont capté l'essentiel, et le diffusent sur leur site sous forme de reportages quotidiens. Début 2011, suite à de nombreuses demandes, la coopérative audiovisuelle (totalement indépendante) de production, d'édition et de diffusion décide de donner une deuxième vie à ces images en en faisant un film, Grandpuits et petites victoires, qui sera sur les (bons) écrans le 12 octobre prochain.

Et dans le salon des plus malins au cours du mois de juillet. Il est en effet possible de découvrir une version longue du film en DVD, tout en apportant son soutien à toute l'opération, en répondant très vite à la souscription qui s'achève le 3 juillet. Le principe est simple : remplir le formulaire en ligne, envoyer son paiement (12€ seulement le DVD), et attendre de recevoir le DVD collector contenant le long métrage documentaire signé Olivier Azam, une préface de Daniel Mermet, ainsi que 45 minutes de compléments vidéos.

Non seulement cette souscription permet de participer aux actions toujours salutaires des Mutins de Pangée (Bernard ni Dieu ni chaussettes, Fin de concession...), mais elle aide également la coopérative audiovisuelle à offrir un DVD aux 200 grévistes de Grandpuits. Cinéma, militantisme et solidarité, comment résister à ce véritable tiercé gagnant ?!

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Grandpuits et petites victoires d'Olivier Azam
Voir la bande annonce
Souscrire un DVD (avant le 3 juillet)
Découvrir les mutins de Pangée

Après la gauche : témoignages autour d’un monde qui s’est effondré

Posté par vincy, le 1 juin 2011

Lionel Jospin (haut) Edwy Plenel (bas)

Après la gauche est un documentaire où la parole l'emporte sur l'image, bien que celle-ci soit très soignée. Des bureaux désaffectés, des usines délabrées, des hangars vides, et quelques sons musicaux électro-rock. Les visages, les gestes des intervenants, se confrontent aux photos qui illustrent le film : des gens désoeuvrés par une crise économique, anéantis par une catastrophe naturelle. Il y a peu de cinéma dans Après la gauche, et pourtant, on en ressort intellectuellement revigoré, politiquement perplexe.

Une chose est certaine : qu'on vote d'un côté ou de l'autre, le film n'intéressera peut-être que ceux qui place les idées au dessus du culte des hommes, ceux qui préfèrent l'Histoire aux épiphénomènes médiatiques. Mais ceux-là trouveront cette succession de témoignages passionnants, soutenus par des chiffres percutants. En voyant les intervenants, de très grande classe (Albert Jacquard, Lionel Jospin, François Houtard, Jean Ziegler, Eric Hazan, Susan George ...), on craint de subir un mouroir dans un service gériatrie (à l'exception d'Edwy Plenel), débattant de lubies périmées. On en est loi : l'esprit est vif, la réflexion riche, les expériences et autres constats passionnants. Ces philosophes, sociologues, politiciens, chercheurs sont des petits ruisseaux de la pensée qui espèrent nous amener à une grande rivière.

Après la gauche porte un regard très critique sur les échecs de la gauche dans le monde, mais dessine aussi les conditions de sa résurrection. De la Révolution Française, élément fondateur, à la chute du Mur de Berlin, le préambule du déclin de la gauche, ils nous racontent comment la gauche a opté pour la gestion, avec des partis transformés en PME, plutôt que pour l'émancipation des populations dont elle tirait sa légitimité. Elle ne servait plus qu'à "humaniser le capitalisme". Les dominés se sentaient vaincus sans combattre. La financiarisation du monde avait gagné et "on savait d'avance qu'on allait payer la facture." Plenel cite alors Spartacus (et le film de Stanley Kubrick). Nous sommes tous des Spartacus, prêts à se soulever contre l'ordre dominant, celui qui manipule les masses : les 500 entreprises transnationales qui représentent 52% des richesses, les géants Lagardère, Bolloré, Bouygues, Dassault, LVMH qui contrôlent les média,s les lobbys qui font les lois à la place des élus... Il suffira d'un grain de sable - lequel? quand? - pour que le château s'écroule.

Lucides, ils ont conscience que la faculté à transformer est de plus en plus difficile à incarner, que l'utopie a changé de territoire. "Aujourd'hui, c'est dans la vie et pas seulement dans la politique qu'on peut transformer les choses". L'individualisme est si présent que lutter pour l'intérêt général s'annonce vain. Pourtant le combat collectif a commencé. Aux Etats-Unis, le néo-libéralisme a vacillé en deux temps : les manifestations de Seattle en 1999 qui ont fait émergé une nouvelle génération de citoyens militants et les attentats du 11 septembre qui ont fragilisé l'Empire dominant. Si le monde entier est devenu capitaliste an moins de dix ans, il a progressivement allumer des contre-feux, notamment en Amérique Latine, érigée en exemple pour la gauche internationale. Dans ces pays, la propriété a été désacralisée, le bien commun est devenu la variable d'ajustement. L'exploitation ne doit plus se faire au détriment de l'usage. Plutôt que de parler de pouvoir d'achat, évoquons le savoir d'achat...

Idéaliste? Dans un monde où la connaissance n'a jamais été aussi partagée, aussi avancée, les injustices et les absurdités politiques de notre civilisation n'ont jamais autant exclu. En pleine pré-campagne présidentielle, voilà un formidable logiciel à idées où le projet serait davantage de sublimer que de raisonner. Encore faut-il pouvoir l'incarner... Ne plus croire en un monde meilleur, c'est se rendre esclave d'un système oppresseur. A voir ces "Sages" espérer (sans être béats d'optimisme), on se demande pourquoi il y a cette odeur de formol dans l'air et cette impression d'aller à la morgue quand on va voter.

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12 extraits du film sur le site Mediapart
site internet de la Compagnie des Phares et Balises

Le DVD sort le 5 juillet 2011.

Jeu concours Les chemins de la liberté : 10 DVD à gagner

Posté par MpM, le 26 mai 2011

Librement adapté du livre À marche forcée écrit par Slavomir Rawicz, un ancien soldat polonais envoyé aux goulags sous le régime stalinien, Les chemins de la liberté raconte comment, en 1940, une petite troupe de prisonniers s’évade d’un camp de travail sibérien et se lance dans un périple de plus de 10 000 kilomètres pour rallier l'Inde, alors sous contrôle anglais. Une épopée humaine telle que les affectionne Peter Weir !

Le réalisateur considère d'ailleurs Les chemins de la liberté comme une expérience unique dans sa carrière. "Le tournage de ce film fut une aventure en soi. J’ai l’impression que tout ce que j’ai pu faire avant n’a fait que me préparer à cette histoire et à cette fresque humaine inspirée d’une histoire vraie", déclare-t-il.

Dans cette véritable aventure qui l'a conduit de la Bulgarie au Maroc, il s'est entouré de trois acteurs qu'on ne présente plus : Ed Harris, qu'il avait dirigé dans The truman show, Colin Farrell (Alexandre, Le nouveau monde) et Jim Sturgess (Las Vegas 21, Accross the universe).

A l'occasion de la sortie du film en DVD et BluRay, Ecran Noir met en jeu dix exemplaires du DVD.

Pour participer au tirage au sort, il suffit de répondre à la question suivante :

En 1989, Peter Weir réalise un film générationnel qui deviendra immédiatement culte à travers le monde, où un professeur de lettres atypique prône l'anti-conformisme et le goût de la liberté. De quel film s'agit-il ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 2 juin 2011. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

We are four lions en DVD : ultimes révélations sur la mort de Ben Laden

Posté par mathilde, le 26 mai 2011

four lionsWe are four lions de Christopher Morris vient de sortir en DVD, et la nouvelle fait d'ores et déjà l'effet d'une bombe. Bon, le jeu de mot est facile pour évoquer les péripéties de ces cinq Britanniques d'origine pakistanaise qui décident de s'engager dans Al Quaïda, façon Les sous-doués fomentent un attentat. La bonne nouvelle, c'est que le film ne l'est pas, facile. Mieux, il prend une nouvelle résonance depuis que la réalité a rattrapé la fiction avec la mort de Ben Laden.

Brillant, caustique, hallucinant de justesse et d'intelligence... les qualificatifs ne manquent pas pour célébrer cette oeuvre multi-récompensée (BAFTA 2011 du 1er film, Best narrative feature award au Los Angeles film festival...) sortie en décembre dernier. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître : le réalisateur peut se targuer d'avoir déjoué toutes les embûches d'un sujet sacrément casse-gueule, et même tabou.

On parvient à être à la fois totalement attendris et exaspérés face à cette galerie d'ahuris assassins, maladroits apprentis terroristes :  il y a Omar, « l'intellectuel », Hassan « le rappeur », Barry « le fraîchement converti et plus musulman que Ben Laden », Faisal « Le mouton noir », Waj « l'Averell » de la bande...  Les dents grincent, l'humour vire au noir, on rit à gorge déployée. D'un stage raté dans un camp d'entraînement au Pakistan où ils tuent accidentellement Oussama Ben Laden avant l'heure (!), au marathon de Londres où ces simples d'esprit courent déguisés, et plastiqués, les cinq compères cavalent à côté de leurs pompes pour notre plus grand plaisir.

Le DVD est enrichi de scènes coupées aux montages, assez drôles  ; mais aussi de deux sessions Coulisses du tournage et Entretien au festival de Bradford qui se recoupent assez inutilement. Plus sobrement, l'éditeur a choisi d'y joindre deux mini-documentaires sur les relations entre Anglais et Pakistanais : les impressionnants quoique trop courts Des garçons paumés sur les Paki de la banlieue de Nelson, et le passionnant Entretien avec Mohamed Ali Ahmad, cet homme emprisonné treize mois pour suspicion de préparation d'action terroriste, puis acquitté faute de preuves. Ces deux documentaires illustrent sérieusement le problème, apportant une touche de réalisme, soulignant les paradoxes et les conflits d'une population immigrée ou convertie, balancée entre occident et islam traditionnel.

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We are four lions de Christopher Morris
En DVD depuis le 17 mai
Universal StudioCanal Video

Jeu concours Les trois prochains jours : 10 dvd et 10 T-shirts à gagner

Posté par MpM, le 27 avril 2011

les 3 prochains joursA l'occasion de la sortie en dvd et Blu-Ray des Trois prochains jours de Paul Haggis le 27 avril, Ecran Noir vous fait gagner 10 DVD et 10 T-Shirts.

L'histoire : John Brennan, sa femme Lara et leur enfant vivent un bonheur sans nuage, jusqu'au jour où elle est arrêtée pour un meurtre qu'elle nie avoir commis. Trois ans après sa condamnation, John se débat pour préserver l'unité de sa famille, élevant seul leur fils, tout en se démenant pour prouver l'innocence de sa femme.

Lorsque leur dernière tentative d'appel échoue, Lara s'enfonce dans la dépression au risque de mettre fin à ses jours. John n'a plus qu'une seule solution pour sauver sa femme : la faire évader.

Malgré son inexpérience, John plonge dans les eaux troubles et dangereuses de l'illégalité et se lance dans l'opération de la dernière chance.

Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des prix mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante :

Avec quel film-choc couronné par l'Oscar du meilleur film en 2006 Paul Haggis s'est-il fait connaître ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 8 mai 2011. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Nouvelle édition DVD pour Mean Streets chez Carlotta

Posté par Benjamin, le 15 avril 2011

Mean Streets, l’un des premiers films de Martin Scorsese, fait peau neuve grâce au DVD édité par Carlotta. L’occasion de revoir cette œuvre singulière du Scorsese de ses débuts, avec toute une pléiade de riches bonus pour comprendre le contexte du film, ce qu’il représente dans la filmographie de Scorsese et dans le cinéma des années 70, en pleine révolution Nouvel Hollywood. Le réalisateur prend la parole, mais aussi un critique de cinéma ou encore le chef op’ du film Kent Wakeford.

L’édition du DVD propose en tout pas moins de six documentaires et entretiens qui permettent de retracer l’histoire du film et son impact sur le cinéma américain. Pour ce qui est du film à proprement parlé, on pourrait se référer à la critique de Pauline Kael qui le considère alors comme le meilleur film de l’année 1973, une œuvre unique dont la sortie fut pourtant très discrète : le film ne trouva pas son public.

Mean Streets est aussi la première rencontre de Scorsese avec le festival de Cannes (focus sur l'année 73) où il fut présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 1974 (voir l'interview de Pierre-Henri Deleau sur sa sélection de l'époque). Là aussi, le film ne fit pas sensation, mais un certain Michel Ciment demanda à rencontrer ce jeune talent qui l’impressionna fortement.

Dans ce film, Martin Scorsese pose les bases de son cinéma en même temps qu’il se détache de ses racines. Avec Mean Streets, il prend son envol et se défait de ses démons intérieurs. Le personnage de Charlie incarné par Harvey Keitel est son double à l’écran. Il est enfermé dans son quotidien d’italo-américain, au coeur d'une société où le crime organisé règne en maître. Charlie dépend de son oncle, mafieux, qui veut le placer à la tête d’un restaurant. Mais il doit aussi rendre des comptes à ses proches, tout en protégeant son meilleur ami, Johnny Boy (Robert De Niro), qui doit d’importantes dettes. Enfin, il cache sa relation avec Teresa, cousine de Johnny Boy et épileptique et que tout le monde dit « malade de la tête ».

Scorsese filme son quartier natal et les héros de son long métrage à la façon d’un documentaire, tout comme il l’avait auparavant fait avec Who’s that girl knocking at my door. La même musique rock rythme les deux films, mais avec Mean Streets, les choses ont plus d’ampleur, les personnages ont plus de consistance. Cet aspect "brut" et réaliste vient alors se heurter à la valse psychologique des personnages. Ainsi, à vouloir satisfaire tout le monde, Charlie se perd et court à sa propre perte. Englué dans un territoire dont il ne veut plus, il cherche désespérément de l’aide auprès de Dieu. Il n’y a que Johnny qui soit véritablement libre. Jeune chien fou, il fait, dit et crie ce qui lui chante. Il joue à l’idiot, fait la tête brûlée pour ne rien regretter. Peu lui importe la réputation, les remarques et les menaces de chacun. Il vit comme si demain n’existait pas.

Pas d’histoire dans Mean Streets mais un portrait à la fois vrai et psychédélique. La présence de la rue, palpable, sensorielle mais aussi, de façon, invisible, la puissance de la psyché. Charlie doute, et toutes ses craintes apparaissent à vif dans le film. Il s’engouffre de plus en plus et s’approche dangereusement du point de non-retour.

Tous les grands thèmes scorsesiens sont posés dans ce film. Les Rolling Stones sont déjà là et on sent pointer dans certaines scènes Les affranchis. Scorsese entre son passé et son avenir de grand cinéaste. Mean Streets est son premier pas dans la cour des grands.