Les Annie Awards menacés après le retrait de Disney

Posté par vincy, le 26 août 2010

Que peuvent valoir des prix de l'animation sans leur roi? Walt Disney sponsorise les Annie Awards depuis 1972. le groupe a décidé de ne plus soutenir la manifestation, et, pire, de ne plus soumettre un de ses films aux sélections.

Gros risque. Car en faisant cela, Disney se fâche avec l'International Animated Film Society (ASIFA) et ses 5 000 membres "fanatiques", parmi lesquels de nombreux électeurs aux Oscars.

Mais les organisateurs se veulent rassurant et laissent la porte ouverte en déclarant que Toy Story 3 comme Raiponce pourront concourir. Il suffit que les producteurs et les artistes du film fassent les démarches nécessaires. Depuis 1992 que le prix du meilleur film d'animation existe, Disney / Pixar a remporté la récompense douze fois (sur 18).

Mais le groupe est mauvais perdant. D'une part, Pixar n'a toujours pas encaissé que son merveilleux Wall-e soit battu par ce "lourdingue" de Kung-fu Panda en 2009. D'autre part DreamWorks offrirait l'adhésion à l'ASIFA à tous ses employés, augmentant ainsi le collège de votants en sa faveur (qui pourtant n'a gagné que deux fois).

L'ASIFA a beau avoir changé quelques règles, négocié durant un an avec Disney, rien n'y a fait. le divorce semblait déjà consommé.  L'Association a du coup cru bon d'envoyer un courriel aux employés de Disney et Pixar les incitant à maintenir leur adhésion et continuer à voter, malgré tout.

Reste que les prix de l'animation, cette année, sans Toy Story 3, ce serait un peu comme des Oscars 2011 sans Inception.

Blockbusters : L’été US commence bien mal…

Posté par geoffroy, le 12 juin 2010

shrek 4 le chat potele

L’offre de blockbuster estival se résume aujourd’hui à satisfaire les désirs supposés de spectateurs de moins en moins dociles et de plus en plus blasés. Quant il ne s’agit pas de les tromper sans vergogne sur la « marchandise filmique » projetée en salles. En atteste le recours grandissant de la 3D numérique, sorte de stratagème commercial approximatif perçu comme un calcul vénal à double tranchant. Si les recettes brutes pour le mois de mai 2010 sont correctes (905 millions de $), les 110 millions de places vendues au cours de la même période signent le plus mauvais score pour l’industrie cinématographique américaine depuis 2001. Malheureusement pour Hollywood le premier week-end du mois de juin confirme cette tendance. Tout le monde attend désormais les sorties de l’Agence tous Risques et de Toy Story 3 pour espérer sortir un peu la tête hors de l’eau.

Iron Man 2 a donc rempli son contrat. Sans plus. 300 millions de dollars et quelques brouettes en fin de carrière, c’est le strict minimum pour notre justicier d’acier au grand cœur. Dans ce marasme ambiant, le film de John Favreau tient la baraque mais ne dupe personne. Les films proposés ne sont pas bons et n’attirent pas les foules malgré des campagnes marketing dispendieuses trop souvent mal ciblées. A trop vouloir se reposer sur ses lauriers, Hollywood perd son public lassé par le manque de créativité des longs métrages proposés. Sur les cinq blockbusters programmés courant mai nous comptons trois suites (Iron Man2, Shrek 4, Sex and the City 2), un "reboot" (Robin des Bois) et une adaptation de jeu vidéo (Prince of Persia).

Ecran Noir l’a déjà signalé, enchaîner les films semaine après semaine – surtout lorsqu’ils sont mauvais – n’est pas le meilleur moyen pour faire le plein d’entrées. C’est simple, depuis le début de l’année deux films ont marqué le box-office Outre-Atlantique : Alice au pays des merveilles et Iron Man 2. Insuffisant d’autant que des films comme Prince of Persia, au budget pharaonique (200M$), ne décollent pas. Premier week-end à 30 millions de $, première semaine à 45 millions de $ et une chute de 53% en deuxième week-end pour un cumul à 62 millions de $. Une misère. Le cas de Shrek 4 est un peu différent car le DreamWorks n’est pas un échec en valeur absolue, d'autant qu'il tient tête à tous ses concurrents depuis son lancement. Ses résultats, pour un final estimé à 240-250 millions de $, sont justes décevants si on les compare aux trois opus précédents. Il est sans doute temps pour l’ogre vert de prendre sa retraite.

Une chose est sûre, le prix des places devient trop élevé (il faut compter un surcoût de 30% pour un film en 3D) pour beaucoup de spectateurs qui ne peuvent plus et ne veulent plus se déplacer en salles chaque week-end. L’embouteillage des sorties estivales, le manque de créativité et de films porteurs, plombent un système d’exploitation américain déjà très saturé. Dès lors, nous voyons les grands studios dans l’obligation de survendre leurs films à l’international. Porte de salut bien fragile, celle-ci permet d’amortir les budgets mais pas de sauver la réputation de majors incapables de proposer du divertissement de qualité.

La tendance des pronostics pourrait s’inverser au profit de films proposant des scénarios originaux ne cherchant pas systématiquement à séduire le spectateur. Des films comme Knight & Day avec Tom Cruise et Cameron Diaz, Le Dernier Maître de l’air de M. Night Shyamalan ou encore Inception de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio ont une belle carte à jouer. Bien sûr il est fort probable que Toy Story 3 et Twilight-chapitre 3 : hésitation « cassent » la baraque. Ce qui ne serait pas pour rassurer ceux qui pensent que l’industrie hollywoodienne est passée, en 25 ans, d’une industrie du risque à celle de la franchise de circonstance et du remake opportuniste.

Eté 2010 : Le box office s’annonce plein de suites

Posté par geoffroy, le 30 avril 2010

inceptionPour la deuxième année consécutive, Ecran Noir a décidé de se prêter au jeu des pronostics autour des films les plus attendus du Box-office estival américain. Nous avons sélectionné 10 films susceptibles de « casser la baraque » aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en France, puis nous les avons classés par ordre décroissant de succès attendu. Vu le nombre de films, nous n’avons pu nous résoudre à abandonner l’idée d’une petite liste d’outsiders. L’année dernière Ecran Noir avait cité dans cette catégorie Very Bad Trip, film qui a réalisé par la suite un score de "blockbuster" à plus de 270 millions de dollars, devenant la comédie la plus populaire de l'année.

Si chaque année nous livre son lot d’évidences, de surprises et de déceptions, il y a toujours quelques enjeux à se mettre sous la dent pour aiguiser notre curiosité. En 2010 nous aurons le droit à deux matchs et à deux interrogations.

Le premier match sera celui des suites. Qui de Iron Man 2, Shrek 4, Sex and the City 2, Toy Story 3 et Twilight 3 remportera la bataille ? Le deuxième match concernera la guerre à distance que se livre les deux grands studios d’animation américain Dreamworks et Pixar avec, pour cette saison estivale, le duel au sommet entre Shrek 4 et Toy Story 3.

Au sujet des interrogations, retenons le possible retour en grâce de Tom Cruise dans une comédie d’action après le semi-échec de MI3 (400 millions monde tout de même) et l’interrogation quant au risque financier du dernier Nolan/DiCaprio, Inception.

Classement :

1-      Iron-Man 2 de John Favreau (sortie France le 28 avril/USA le 07 mai).

USA : 400 millions de dollars

France : 3,5 millions d’entrées

2-      Shrek 4 de Mike Mitchell (sortie France le 30 juin/USA le 21 mai)

USA : 360 millions de dollars

France : 5 millions d’entrées

3-      Toy Story 3 de Lee Unkrich (sortie France le 14 juillet/USA le 18 juin)

USA : 340 millions de dollars

France : 6 millions d’entrées

4-      Twilight 3 de David Slade (sortie France le 07 juillet/USA le 02 juillet)

USA : 310 millions de dollars

France : 4 millions d’entrées

5-      Inception de Christopher Nolan (sortie France le 21 juillet/USA le 16 juillet)

USA : 225 millions de dollars

France : 3,5 millions d’entrées

6-      The A-Team (L'agence tous risques) de Joe Carnahan (sortie France le 16 juin/USA le 11 juin)

USA : 185 millions de dollars

France : 2,2 millions

7-      Sex and the City 2 de Michael Patrick King (sortie France le 2 juin/USA le 28 mai)

USA : 155 millions de dollars

France : 1,6 millions d’entrées

8-      Prince of Persia de Mike Newell (sortie France le 26 mai/USA le 28 mai)

USA : 140 millions de dollars

France : 2,4 millions d’entrées

9-      Robin des Bois de Ridley Scott (sortie France le 12 mai/USA 14 mai)

USA : 135 millions

France : 3,2 millions d’entrées

10-  Night and Day de James Mangold (sortie France le 28 juillet/USA le 25 juillet)

USA : 125 millions de dollars

France : 2,8 millions d’entrées

saltposter.jpgLes Outsiders

Salt avec Angelina Jolie (sortie France 25 le août/USA le 23 juillet). De l'action et de l'adrénaline.

Dinner for Schmucks avec Steve Carell (sortie France le 18 août/USA le 23 juillet). Le remake du Dîner de cons.

Get Him to the Greek avec Johan Hill (sortie France le 28 juillet/USA le 04 juin)

Grown Ups avec Adam Sandler (sortie France le 08 septembre/USA le 25 juin)

The Last Airbender de M. Night Shyamalan  (sortie France le 21 juillet/USA le 02 juillet)

Predators avec Adrien Brody (sortie France le 14 juillet/USA le 09 juillet)

The Sorcerer’s Apprentice avec Nicolas Cage (sortie France le 11 août/USA le 16 juillet)

Cats & Dogs avec Chris O’Donnell (sortie France le 04 août/USA le 30 juillet)

Despicable Me avec Steve Carell (sortie France le 13 octobre/USA le 09 juillet)

Piranha 3D de Alexandre Aja (sortie France le 25 août/USA le 27 août)

The Expendables de et avec Sylvester Stallone (sortie France le 18 août/USA le 13 août)

The Other Guys avec Will Ferrell (sortie France le 06 octobre/USA le 06 août)

The Karate Kid avec Jackie Chan (sortie France le 18 août/USA le 11 juin)

2000-2009 : Les 10 films les plus populaires en Amérique du nord

Posté par vincy, le 27 décembre 2009

decennie.jpg

L'emprise des franchises, des super-héros, de l'heroic-fantasy, et finalement du spectacle, qu'il soit péplum ou animé. C'est dans les vieux pots... Mais où sont les grands auteurs, les drames universels, les comédies (romantiques ou pas)? Car ce qui frappe, hormis l'émergence des Christopher Nolan, Peter Jackson et Sam Raimi au rayon des blockbusters mondiaux, c'est bien l'absence des grands cinéastes venus des années 60/70. Mais aussi l'absence des stars. Les dix plus gros succès de la décennie ont, certes, été porté par des comédiens brillants (Maguire, Bale, Ledger, Mortensen, Neeson ...) mais, hormis Johnny Depp et les voix de Shrek (leader incontesté de l'animation), aucune vedette de catégorie  A n'est présente dans le classement.

Il faut dire que les coûts inflationnistes (notamment en marketing) et la demande abondante d'effets spéciaux ont fait exploser les budgets et ont contraint les studios à choisir des acteurs réputés mais pas trop chers. Bien sûr, une fois la franchise installée, leur cachet explose avec les recettes potentielles de ces mastodontes industriels.

Les Américains ont donc plébiscité des "héros malgré eux", des personnages qui se sacrifient pour le bien commun (ou l'intérêt général). Et ce, même pour le très individualiste Jack Sparrow. C'est d'ailleurs le plus sombre d'entre eux, le plus riche aussi (la redistribution des richesses comme ultime utopie des américains?), qui a triomphé cette décennie et se place, avec Shrek 2, parmi les trente films les plus populaires depuis 1939.

1. Batman The Dark Night (2008) - 533 millions de $
2. Shrek 2 (2004) - 510 millions de $
3. Spider-Man -(2002) - 499 millions de $
4. Pirates des Caraibes 2 (2006) - 464 millions de $
5. Le Seigneur des Anneaux : Le retour du Roi (2003) - 442 millions de $
6. Spider-Man 2 (2004) - 432 millions de $
7. La Passion du Christ (2004) - 429 millions de $
8. Star Wars Episode III (2005) - 426 millions de $
9. Le Seigneur des Anneaux : Les deux tours (2002) - 414 millions de $
10. Le monde de Némo (2003) - 405 millions de $

* recettes en dollars ajustés au niveau du prix du billet de cinéma en 2009.

Paranormal activity avancé au 2 décembre

Posté par MpM, le 21 octobre 2009

Paranormal activityParanormal activity, le nouveau phénomène du cinéma américain, sortira sur les écrans français le 2 décembre prochain. Ce thriller psychologique qui montre un jeune couple aux prises avec un esprit maléfique se présente comme le montage a posteriori d’images de surveillance vidéo tournées par les deux protagonistes dans leur propre maison entre septembre et octobre 2006.

Réalisé avec très peu de moyens (environ 11 000 dollars) et tourné en une semaine pour 15 000$, ce long métrage signé par un jeune inconnu, Oren Peli, designer de jeux vidéos, avait tout d’abord été acheté par DreamWorks comme base de travail pour un remake. Mais suite à l’enthousiasme de Steven Spielberg (si effrayé qu’il n’a pu regarder le film en une seule traite, dit-on), Paranormal activity a finalement bénéficié d’une sortie en salles où il a rapporté plus de sept fois son budget en un week-end et seulement 12 écrans ! Depuis, il a récolté près de 35 millions de dollars et a été vendu dans 52 pays. En France, le film a été acquis il y a un an par Wild Bunch, qui voulait le sortir initialement le 6 janvier 2010 mais à décidé d'avancer la sortie pour profiter du phénomène.

Un tel succès s’explique probablement par la simplicité et le dépouillement du film qui se déroule entièrement en huis-clos (la maison du jeune couple) et joue principalement la carte de la suggestion. Le réalisateur ravive notamment nos peurs enfantines en filmant dans de larges plans fixes les protagonistes en train de dormir pendant que quelque chose d’invisible semble se rapprocher de leur lit. Ce genre de situation extrêmement banale permet ainsi au spectateur de s’identifier facilement à ce qu’il voit, d’où une angoisse permanente qui pourrait bien se prolonger au-delà du film...

Réponse et début de l’insomnie le 2 décembre.

Steven Spielberg n’abandonne pas Lincoln

Posté par vincy, le 2 octobre 2009

Tintin, Harvey (avec Robert Downey Jr)... et toujours Lincoln. Steven Spielberg ne désarme pas. Il caresse le projet depuis des années (son feu vert date de 2005), optionnant le rôle du Président américain assassiné pour Liam Neeson (La liste de Schindler). En plus de pproblèmes de lieux de tournage, le montage budgétaire s'avère complexe ; le réalisateur a aussi préféré s'occuper d'abord de l'indépendance financière de son studio (DreamWorks). Surtout, les droits sur ce film étaient partagés  entre Universal et DreamWorks, avant que le studio du cinéaste ne signe son deal avec Disney.

Enfin Hollywood a (trop) vite enterré le projet de Spielberg quand Robert Redford a annoncé son propre film sur Lincoln, The Conspirator, avec James McAvoy et Robin Wright Penn. Le tournage débute d'ici quelques semaines.

Steven Spielberg n'a pourtant pas baissé les bras. D'une part il juge les deux films très différents. Le film de Redford est axé sur un complot contre le président, alors que le sien porte sur la gestion angoissante de la Guerre de Sécession. Le script a changé de main, et il est désormais scénarisé par Tony Kushner (Munich).

Le prochain film de Steven Spielberg sera une adaptation de pièce de théâtre…

Posté par vincy, le 2 août 2009

Tintin et le secret de la Licorne pas encore tout à fait en boîte (il faudra attendre octobre 2011), Steven Spielberg réactive ses projets de réalisateur. Il y a quelques jours, Hollywood pensait savoir qu'il s'impliquerait dans Matt Helm, une franchise d'espionnage, entre James Bond et Jason Bourne, adaptée de la série de romans (27 au total) de David Hamilton.

Variety annonce ce dimanche que le cinéaste doublement oscarisé s'est engagé sur Harvey. Pièce de théâtre de Mary Coyle Chase, auréolée d'un prix Pulitzer (1944), l'adaptation sura une co-production entre DreamWorks et 20th Century Fox (qui en a les droits depuis un an). La transposition sera écrite par le romancier à succès Jonathan Tropper.

Spielberg fera donc une fois de plus un remake (Always...) puisque la pièce avait déjà donné lieu à un film avec James Stewart (nommé à l'Oscar pour l'occasion) en 1950. L'actrice Joséphine Dull avait reçu un Oscar du meilleur second rôle féminin pour ce film : l'histoire d'un homme excentrique et aimable qui a un ami invisible, un lapin... Il s'agit de la version la plus connue parmi une dizaine de téléfilms ou de mauvaises adaptations. La pièce a été jouée à Broadway en 1944 (durant cinq ans) et en 1970 (avec Stewart).

Cela repoussera les hypthétiques réalisations en projet, et notamment les biopics de Lincoln et Martin Luther King.

Tom Cruise ne veut que du sur-mesure

Posté par vincy, le 4 mai 2009

tomcruise.jpgIl a beau ne plus être LA star incontournable depuis La guerre des mondes (2005) et ses frasques médiatiques, Tom Cruise reste l'un des hommes les plus puissants du système. Selon Forbes, il est 31e de son dernier classement annuel, et touche 13 millions de $ en moyenne par films. Il se situ, dans la hiérarchie, derrière Johnny Depp, Brad Pitt, Will Smith et Bruce Willis, mais devant Di Caprio. On est loin de sa position de leader en 2006. Il n'est désormais que le 13e acteur le plus bankable du show-biz américain. Son dernier films, Walkyrie, n'a rapporté "que" 200 millions de $ dans le monde, et souligne à quel point il n'a plus la même aura, tout en conservant une bonne cote auprès du public.

Suffisamment pour qu'il impose la réécriture des scénarios à tous les producteurs avec qui il travaille actuellement. Variety a récemment fait le point sur ses projets, et les "nègres" (des "scripts doctors") qui travaillent pour le compte de Cruise. Ils reçoivent ses anotations, les insèrent dans le script, qui devient ainsi taillé sur mesure pour l'acteur. Et cela coûte une fortune aux studios... Environ 250 000$ la semaine de réécriture.

S"il a abandonné Le 28e amendement de Florian Henckel, et Lost for Words de Susanne Bier, Cruise a  encore quatre projets qui font la navette entre les différentes parties concernées.

- Motorcade (DreamWorks), de Len Wiseman, réécrit par Billy Ray

- The Tourist (Spyglass), de Bharat Nalluri, avec Charlize Theron, réécrit par Christopher McQuarrie

- Wichita (20th Century Fox), de James Mangold, avec Cameron Diaz, réécrit par Scott Frank qui complètement transformé le personnage le jour où Cruise a accepté le film.

- Le cercle Matarese (MGM), de David Cronenberg, avec Denzel Washington, réécrit par Paul Attanasio, puisque le script de Cronenberg n'était pas complètement convainquant pour l'acteur.

Aardman se lance dans la réalisation de deux films

Posté par vincy, le 1 mai 2009

On attendait une suite à Wallace & Gromit ou encore, avec un peu d'espoir, leur version du Lièvre et de la tortue si longuement préparée. Mais les studios Aardman ont pris leur temps pour nous surprendre.

Ils ont lancé simultanément la production de Arthur Christmas et Pirates!. Sony distribuera les deux, puisque le studio a signé un accord de trois ans en 2007, après la fin de celui qui liait les artisans anglais à DreamWorks.

Pirates! , que réalisera Peter Lord, l'un des cofondateurs d'Aardman, est inspiré de la série de livres de Gideon Defoe (Les pirates ! dans une aventure...), qui raconte les aventures comiques d'un groupe de pirates, aux Galapagos avec Charles Darwin, à Londres avec Elephant Man... au XIXe siècle. L'un d'eux veut conquérir le trophée de Pirate de l'année.

Arthur Christmas sera un projet en animation numérique (en collaboration avec Sony Pictures Imageworks), révélant les secrets high-tech du Père Noël. Le film sera réalisé par Sarah Smith, dont ce sera la première fois derrière la caméra.

Aardman a produit trois long métrages jusqu'à présent : Chicken Run en 2000 (225 millions de $ au box office mondial) Wallace & Gromit : le mystère du lapin-garou en 2005 (192 millions de $ au box office mondial) et Souris City en 2006 (177 millions de $ au box office mondial).

Monstres contre Aliens en 3D, mais pas partout

Posté par vincy, le 29 mars 2009

monstres3d.jpg

Aux Etats-Unis, le nouveau film d'animation de DreamWorks, Monstres contre Aliens, est promis à un gros démarrage. Rien que vendredi, il a rapporté 17 millions de $ et son distributeur Paramount estime que 40% de recettes seront issues de salles équipées en 3D. Monstres contre Aliens est en effet diffusé sur 1 500 copies en 3D, et 2 500 en 2D.

En France, ce ne sera pas le cas. Seulement quarante salles équipées en 3D projetteront le film, avec, en plus, un surcoût pour le spectateur (3 euros). Disney, pour Volt, avait compensé le coût des lunettes en reversant 0,6 euros à chaque salle diffusant le film en 3D. Mais le distributeur de Monstres contre Aliens, Paramount France, n'a pas voulu négocier de la sorte avec les exploitants. Ceux-ci devaient donc répercuter le coût sur le billet ou grignoter sérieusement leurs marges. Des réseaux ayant beaucoup investit dans la projection en relief, comme Kinépolis ou CGR n'ont pas accepté ces conditions et ont préféré diffuser le film, respectivement, en 35 mm ou 2D. Un comble pour le premier film d'animation entièrement conçu et réalisé en 3D.

"La gestion des lunettes coûte cher: il y a de la casse, du vol, le personnel doit les ramasser à la fin des séances", a expliqué à l'AFP Jocelyn Bouyssy, directeur général de CGR. "Ce n'est ni au client, ni aux salles de supporter cette augmentation. Nous voulons bien passer au relief pour attirer les jeunes au cinéma, mais pas en perdant de l'argent !", a conclu M. Bouyssy, pointant le "risque de tuer la 3D-relief dans l'oeuf". Car, en effet, un billet à 12 euros par personne, ce n'est pas vraiement une manière de lutter contre la vie chère ni même d'attirer le grand public vers ces nouveaux procédés de visionnage.

Alors que les petits et moyens exploitants souffrent fortement de la conjoncture ces temps-ci (-10 à -30% de chiffres d'affaires en moins par rapport à 2007), Monstres contre Aliens aurait pu être le blockbuster attendu depuis ... Madagascar 2 : ces films qui cartonnent dans toutes les villes, grandes ou petites, auprès de toutes les populations.

Après avoir tant promis (voir actualité du 20 novembre 2008), le patron de la filiale animation de DreamWorks, Jeffrey Katzenberg, aurait peut-être du lacher du lest. D'une part les spectateurs ne sont pas forcément prêts à payer 3 euros de plus par ticket pour un film dont l'usage de la 3D reste discret. D'autre part, les exploitants indépendants comme les circuits transnationaux subissent une trésorerie défaillante qui va amener les salles à s'équiper en 3D de manière plus lente que prévue.

A Hollywood, on s'accorde à dire que le basculement 2D/3D n'aura pas lieu avant 2011.