Venice Days 2015: 18 avant-premières mondiales et Laurent Cantet en président du jury

Posté par vincy, le 25 juillet 2015

La 12e édition de la section indépendante Venice Days a un programme chargé avec 18 avant-premières mondiales. Un film français est en compétition dans une compétition très italienne malgré la présence de 15 pays (essentiellement européens) pour 20 films dans le programme complet. 8 sont des premiers films.

Du 2 au 12 septembre, la section d'offre quand même Carlos Saura, Agnès Varda, Alice Rohrwacher, un docu sur Ingrid Bergman et un autre sur le Nobel de littérature Orhan Pamuk. Et quelques vedettes défileront: Luis Tosar, Miranda Otto, Sam Neill, Paul Ducet, Suzanne Clément, Riccardo Scamarcio, Alba Rohrwacher... A cela s'ajoute les trois finalistes du Prix Lux 2015 (lire notre actualité d'hier).

Laurent Cantet, qui avait remporté le prix l'an dernier avec Retour à Ithaque, présidera le jury cette année

La competition:
El desconocido (Retribution) de Dani de la Torre (Espagne) - film d'ouverture
La memoria del agua (The Memory of Water) de Matias Bize (Chili)
A peine j’ouvre les yeux (As I Open My Eyes) de Leyla Bouzid (France, Tunisie)
Viva la sposa (Long Live The Bride) d’Ascanio Celestini (Italie)
Arianna de Carlo Lavagna (Italie)
La prima luce (First Light) de Vincenzo Marra (Italie)
Underground Fragrance de Pengfei (Chine)
Klezmer de Piotr Chrzan (Pologne)
Island City de Ruchika Oberoi (Inde)
Early Winter de Michael Rowe (Australie)

Film de clôture :
The Daughter de Simon Stone (Australie)

Women’s Tales Project en collaboration avec le label Miu Miu de Prada (lire notre actualité du 22 juillet)
De Djess d’Alice Rohrwacher (Italie)
Les Trois Boutons d’Agnès Warda (France)

Projections spéciales:
Milano 2015 d’Elio et Roberto Bolle, Silvio Soldini, Walter Veltroni, Cristiana Capotondi et Giorgio Diritti (Italie)
Bangland de Lorenzo Berghella (Italie)
Harry’s Bar de Carlotta Cerquetti (Italie)
Innocence of Memories – Orhan Pamuk’s Museum and Istanbul de Grant Gee (Royaume-Uni)
Il Paese Dove Glia Alberi Volano, Eugenio Barda e i Giorno Dell’Odin de Davide Barletti et Jacopo Quadri (Italie)
Viva Ingrid! d’Alessandro Rossellini (Italie)
Ma de Celia-Rowlson Hall (Etats-Unis)
Argentina de Carlos Saura (Argentine, Espagne)

Cinéma: la France aide aussi la Grèce

Posté par vincy, le 13 juillet 2015

Dans le cadre du fonds d’aide au développement de la coproduction franco-grecque mis en place en mai 2014 par le CNC, le comité d’experts franco-grecs a choisi cinq projets parmi quinze proposés (dont 12 d'initiative grecque) afin de poursuivre le développement de coproductions de films entre la France et la Grèce.

Frédérique Bredin, Présidente du CNC, rappelle que « Le soutien que nous apportons à la Grèce dans le cadre de l’aide au développement de coproductions est nécessaire compte tenu du contexte actuel. Notre coopération apporte une aide indispensable pour que des projets ambitieux puissent sortir en salle. »

Les projets retenus sont:

- A mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana Obermeyer pour un montant de 40 000 euros (projet d’initiative française). Le film, déjà soutenu par Arte, est un premier long métrage, entièrement féminin, de l’auteure algérienne, d’après sa pièce de théâtre créée en 2009 à la Maison des métallos.

- Cosmic Candy de Rinio Dragasaki  pour un montant de 125 000 euros (projet d’initiative grecque). Développé au ScreenLab de Sundance à Istanbul l'an dernier, il s'agit d'un premier film.

- Demain je traverserai de Sepideh Farsi  pour un montant de 95 000 euros (projet d’initiative française). La cinéaste et documentariste est déjà reconnue par de multiples sélections de festivals internationaux

- La dernière plage de Thanos Anastopoulos pour un montant de 35 000 euros (documentaire d’initiative grecque). Ses précédents films ont reçus de nombreux prix dans des festivals. Anastopoulos a aussi réalisé des courts métrages et mis en scène des pièces de théâtre.

- Virus de Angelos Frantzis pour un montant de 105 000 euros (projet d’initiative française). Quatrième film du cinéaste, ce thriller de science-fiction a déjà son casting avec Katia Goulioni et Konstandinos Markoulakis dans les rôles principaux.

Le prochain docu de Sébastien Lifshitz autour de l’adolescence

Posté par vincy, le 7 juillet 2015

Après Les Invisibles (2012), autour de témoignages d’hommes et femmes homosexuels nés dans l’entre-deux-guerres , et César du meilleur documentaire, et Bambi (2013), portrait de l’une des premières transsexuelles françaises et Teddy Award du meilleur documentaire, Sébastien Lifshitz continue dans cette veine avec Adolescentes.

Coproduit par ARTE et Agat Films & Cie, le projet du cinéaste est de suivre deux jeunes filles pendant cinq ans, le temps nécessaire pour devenir adultes, "du moins devant la loi" comme il l'explique. Sébastien Lifshitz précise son projet: "En 2019, à l’âge de voter pour la première fois, quelles jeunes femmes seront-elles devenues ? Durant ces cinq années, je voudrais les filmer régulièrement, pendant quelques jours, une fois par mois. Les regarder vivre au quotidien, durant l’année scolaire et les vacances, dans les moments clés de leur vie autant que dans le quotidien le plus banal".

A 47 ans, le cinéaste a longtemps alterné les films de fictions et les docus.On lui doit aussi les longs métrages Les corps ouverts, Presque rien, Wild Side et Plein sud (2009).

Champs-Elysées Film Festival 2015 : this is Orson Welles

Posté par MpM, le 12 juin 2015

orson wellesA l'occasion du centenaire d'Orson Welles, le Champs-Elysées Film Festival proposait en séance spéciale le documentaire This is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg et coproduit par la chaîne TCM.

Le film, qui faisait partie de la dernière sélection Cannes Classics, se veut une plongée intime dans la carrière d'Orson Welles à travers les témoignages de ses proches et admirateurs dont Martin Scorsese et Peter Bogdanovitch, d'extraits de ses films et de morceaux d'une interview donnée par Welles lui-même.

Si les spécialistes de l'acteur et réalisateur n'apprendront probablement rien sur les déboires et déceptions qui ont jalonné sa carrière, le documentaire se révèle en revanche une excellente première approche pour ceux qui méconnaissent la vie et l'oeuvre de Welles.

De manière assez didactique, This is Orson Welles revient ainsi sur les moments forts de l'existence du "maître" (de ses débuts fracassants à la radio avec La guerre des mondes à son mariage avec Rita Hayworth), aborde chronologiquement la plupart de ses films et esquisse à grands traits son portrait.

Un portrait qui, sans surprise, laisse entrevoir un génie cinématographique incompris, novateur et à contre-courant, doté d'un formidable sens de l'humour et de l'auto-dérision. Presque une allégorie de l'artiste maudit, qui déclarait prophétiquement : "ils m'adoreront quand je serai mort".

Pris par le temps, le documentaire se contente alors parfois de lancer des pistes de lecture et de réflexion autour du "mystère" Orson Welles, laissant la charge au spectateur de les poursuivre par lui-même. Pour comprendre en quoi Citizen Kane a révolutionné la grammaire du cinéma, le mieux reste donc encore de revoir le film au plus vite.

Cannes 2015: le nouveau Prix du documentaire L’Œil d’Or pour Allende, Mi Abuelo Allende

Posté par vincy, le 23 mai 2015

Le nouveau prix créé par la Scam et destiné à récompenser les documentaires présentés dans toutes les sélections du Festival de Cannes, L'Œil d'Or, a été remis ce midi. Cette année le jury était présidé par Rithy Panh qui avait 14 films à voir (lire également notre article sur la création du prix).

L'Œil d'Or 2015 est décerné à Marcia Tambutti Allende pour son film Allende, Mi Abuelo Allende (Au-delà d'Allende, mon grand père), présenté à la Quinzaine des réalisateurs. La jeune cinéaste chilienne essaie de rompre le silence qui pèse depuis des décennies dans sa propre famille sur le personnage légendaire qu'était son grand-père. "Un travail délicat qui explore l’intimité d’une famille avec une grande pudeur" selon le communiqué de la Scam.

Le jury a aussi donné une mention spéciale à Stig Björkman pour Je suis Ingrid Bergman, projeté dans le cadre de Cannes Classics en sélection officielle. "Le jury a été ému par le montage de ce journal intime, construit à partir d’archives visuelles familiales et artistiques. Une femme qui a traversé une époque de cinéma inoubliable avec une liberté et une inspiration profonde réinventant un chemin personnel bien au-delà des frontières culturelles artistiques et familiales" explique le communiqué.

La Scam s'est également réjouit de voir l'importance accordé au film documentaire cette année: la séance de clôture de la Sélection officielle sera assurée par le film de Luc Jacquet, La Glace et le ciel, portrait du scientifique et explorateur Claude Lorius. Une Palme d'honneur est attribué à la réalisatrice Agnès Varda. L'Acid a sélectionné trois documentaires parmi ses longs métrages.

Cannes 2015 : La légende de la Palme d’Or, 60 ans, un docu et des témoignages prestigieux

Posté par kristofy, le 17 mai 2015

Cette année c’est le 68e Festival de Cannes, mais ce n'est que le 60e anniversaire de la Palme d’Or. Le plus prestigieux des trophées du cinéma est à la fois un objet de fantasme et symbolise un film considéré comme un chef-d’œuvre. La Palme d’Or et son histoire (surtout récente) est l’objet d’un documentaire qui vient donc d’être découvert dans son berceau, le Festival de Cannes, en séance spéciale. L’objet a changé de design et de présentation. Depuis quelques années, il est en or 18 carats élaboré par le joaillier Chopard, à la fois partenaire du festival et mécène de ce documentaire. On y voit quelques séquences à propos de la fabrication (jusqu'à l’extraction de l’or en Colombie).

La légende de la Palme d’Or réalisé par Alexis Veller est d’ailleurs en lice cette année à la fois pour le prix de la Caméra d’Or (c’est un premier film) et pour le prix l’œil d’Or du documentaire. A la projection, il y avait donc le jury emmenés par Sabine Azéma (avec aussi Delphine Gleize, Yann Gonzelez…) et celui de Rithy Panh (avec aussi Nicolas Philibert, Irène Jacob…). Dans la salle étaient aussi présents d’autres invités comme le producteur Harvey Weinstein et le chanteur Robbie Williams.

Ce documentaire invite une poignée de réalisateurs à faire part de leurs souvenirs à propos de leur Palme d’Or à eux. Témoignages, en vrac.

Wim Wenders, Palme d’Or 1984 pour Paris-Texas, évoque un fardeau qui l'aurait empêché de tourner durant 3 ans. En 1989 quand il était à son tour président du jury, il a remis ce trophée à un tout jeune cinéaste inconnu de 26 ans : Steven Soderbergh pour Sexe, Mensonge et Vidéo.
Steven Soderbergh révèle l'anecdote savoureuse à propos du destin : cette année là Wenders était président à la place de Francis Ford Coppola initialement prévu, et son film était d’abord à Un Certain Regard avant d’être placé en compétition officielle à la place d’un film de Dennis Hopper...
Emir Kusturica est lui l’un des rares cinéastes à avoir gagné deux Palme d’Or (en 1985 avec Papa est en voyage d’affaire, puis en 1995 pour Underground). Absent lors de la clôture pour sa première Palme, le prix avait été pris sur scène par son producteur que beaucoup ont confondu avec lui. C’est Kusturica devenu à son tour président qui fera des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne les récipiendaires d’une deuxième Palme d’Or (en 2005 pour L’enfant, après celle en 1999 pour Rosetta).
Ils nous apprennent que c’est la direction du Festival de Cannes qui, le dernier jour après les délibérations du jury, les prévient par téléphone que leur présence est souhaitée pour la cérémonie de clôture, sans préciser pour quel prix.
Nanni Moretti confie qu’il aurait bien aimé avoir un autre prix après sa Palme d’Or en 2001 pour La chambre du fils, mais en 2006 pour Le Caiman il a attendu vainement un coup de téléphone qui n’est jamais arrivé. Le cinéaste italien avait d’ailleurs pris soin de garder sa palme avec lui dans l’avion. Mais en arrivant chez lui, il s’est aperçu qu’il avait en fait oublié le sac dans l’aéroport (qu'il a vite retrouvé).
En général la plupart des cinéastes interrogés confie avoir rangé ce trophée à l’abri, dans un placard de leur bureau. Sauf Apitchatpong Weerasethakul qui lui en fait don à la cinémathèque de Thaïlande. Ainsi en 1994 Quentin Tarantino avait été prévenu de ne pas repartir de Cannes. Une rumeur évoquait Trois couleurs : Rouge de Kieslowski, alors il pensait avoir un prix du scénario ou celui de la mise en scène ou alors un prix d’interprétation pour John Travolta ou un prix spécial au fur et à mesure de l’énonciation des différents prix. Puis est venue l’annonce de la Palme d’Or : le jury de Clint Eastwood et Catherine Deneuve avait choisi Pulp Fiction ! Il entrait ainsi dans le panthéon des meilleurs cinéastes du monde.
Seule femme à avoir gagné ce prix, Jane Campion (en 1993 pour La leçon de piano) évoque un souvenir plus douloureux : à l’époque du festival elle était enceinte, mais son bébé est décédé quelques jours après sa naissance. Elle a mis du temps à reconsidérer cette récompense.
Martin Scorsese se rappelle de sa Palme d’Or (en 1976 pour Taxi Driver) et considère sa récompense comme la plus précieuse, celle qui symbolise un encouragement à devenir plus audacieux dans ses films suivants.

C’est Emir Kusturica qui aura la phrase qui résume le pouvoir de la Palme d’Or : « ce n’est pas comme les Oscars, la Palme d’Or c’est un jugement esthétique ».

Et enfin, une devinette : quel acteur américain est au générique de trois films qui ont gagnés la Palme d’Or ?

Cannes 2015 : La glace et le ciel de Luc Jacquet, un documentaire engagé pour clore la 68e édition

Posté par MpM, le 30 avril 2015

la glace et le cielLa 68e édition du Festival de Cannes s'achèvera donc sur une note engagée avec La glace et le ciel, le 4e film de Luc Jacquet (La marche de l'empereur, Le renard et l'enfant). Le documentaire aborde la question du réchauffement climatique et de ses conséquences pour la planète à travers les découvertes du scientifique Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique.

"Je crois que l’homme va se redresser. L’homme va trouver la solidarité qui mènera les gens qui vivent sur cette planète vers un autre type de comportement" déclare ce dernier, désormais âgé de 82 ans, et malgré tout convaincu que l'optimisme face à l'avenir est de mise.

Un message qui bénéficiera d'une audience inattendue grâce à cette projection cannoise saluée comme "une chance immense" par Luc Jacquet. "Je suis heureux et impressionné, un peu comme le joueur de fifre des contes qui est reçu au palais. Montrer ce film dans le plus grand festival de cinéma au monde, c’est contribuer à ce défi gigantesque que doit relever au plus vite l’humanité pour pérenniser son avenir et celui de la planète" déclare-t-il dans le communiqué du Festival.

"Programmer un tel film, c'est l'envoyer dans le futur, et c'est se donner rendez-vous pour que réussisse la Conférence Climat qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015", soulignent quant à eux les organisateurs.

C'est la première fois qu'un documentaire est proposé en clôture de la manifestation. Il succède à Pour une poignée de dollars de Sergio Leone en 2014 et Zulu de Jérôme Salle en 2013.

Cannes 2015: copies restaurées, inédits, hommages et docus à Cannes Classics

Posté par redaction, le 29 avril 2015

C'était la sélection manquante. Et le Festival de Cannes a réservé un feu d'artifice avant l'heure avec la révélation des films diffusés dans le cadre de Cannes Classics: Welles, Costa-Gravras, un inédit d'Oliveira, Schroeder, mais aussi Spielberg, Cameron, Molinaro, Kurosawa, Pagnol, Widerberg, Singer... De la plage à la Salle Bunuel, il y en aura pour tous les cinéphiles.

Invité d’honneur : COSTA-GAVRAS

Z (1968), Palme d'or

Les documentaires sur le cinéma

• Hitchcock/Truffaut de Kent Jones (2015)

• Depardieu grandeur nature de Richard Melloul (2014)

• Steve McQueen: The Man & Le Mans de Gabriel Clarke et John McKenna (2015)

• By Sidney Lumet de Nancy Buirski (2015)

Harold and Lilian : a Hollywood love story de Daniel Raim (2015)

Hommage : Ingrid Bergman

• Jag Är Ingrid (Je suis Ingrid/Ingrid Bergman, in Her Own Words) de Stig Björkman (2015)

Célébration des soixante ans de la création de la Palme d’or

La Légende de la Palme d’or (The Golden Palm's Legend) d’Alexis Veller (2015) >

Centenaire Orson Welles

Citizen Kane d’Orson Welles (1941)

The Third Man (Le Troisième homme) de Carol Reed (1949), Grand Prix du Festival

The Lady from Shanghai (La Dame de Shanghai) d’Orson Welles (1948)

Orson Welles, Autopsie d’une légende d’Elisabeth Kapnist (2015)

This Is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg (2015)

Barbet Schroeder

More de Barbet Schroeder (1969)

Le film suivra la projection de Amnesia (2015, 1h36) sélectionné en Séance spéciale.

Hommage à Manoel de Oliveira

Visita ou Memórias e Confissões (1982). Film posthume totalement inédit.

Lumière !
À l'occasion de la célébration des 120 ans de la naissance du Cinématographe Lumière, projection d'un montage de films Lumière dans le Grand Théâtre… Lumière.

Copies restaurées

• Rocco e i suoi fratelli (Rocco and His Brothers/Rocco et ses frères) de Luchino Visconti (1960)

Les Yeux brûlés de Laurent Roth (1986)

Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle (1958)

La Noire de… (Black Girl) de Ousmane Sembène (1966)
et le documentaire SEMBENE! de Samba Gadjigo et Jason Silverman (2015)

Insiang de Lino Brocka (1976), premier long métrage philippin à être présenté à Cannes.

Sur (The South/Le Sud) de Fernando Solanas (1988)

Zangiku Monogatari (The Story of the Last Chrysanthemum/Le Conte du chrysanthème tardif) de Kenji Mizoguchi (1939)

Jingi Naki Tatakai (Battles without Honor and Humanity aka Yakusa Paper/Combat sans code d’honneur) de Kinji Fukasaku (1973)

Szegénylegények (The Round-Up/Les Sans espoir) de Miklós Jancsó (1965, 1h28)

Les Ordres (Orderers) de Michel Brault (1974)

Panique de Julien Duvivier (1946)

Xia Nu (??/A Touch of Zen) de King Hu (1973), premier film taïwanais au Festival de Cannes et premier film en langue mandarin à y être présenté.

Dobro Pozhalovat, Ili Postoronnim Vkhod Vospreshchen (Welcome or No Trespassing) de Elem Klimov (1964)

La Historia Oficial (The Official Story/L’Histoire officielle) de Luis Puenzo (1984), prix d'interprétation féminine ex-aequo au Festival de Cannes 1985 pour Norma Aleandro et Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1986.

Marius de Alexander Korda (1931, 2h), scénario et dialogues de Marcel Pagnol.

Cinéma de la Plage

Ran d’Akira Kurosawa (1985)

Hibernatus d’Edouard Molinaro (1969)

Le Grand blond avec une chaussure noire d’Yves Robert (1972)

Jurassic Park 3D de Steven Spielberg (1993)

Ivan Le terrible 1 et 2 de Sergueï Eisenstein (1944 et 1945)

The Terminator de James Cameron (1984)

The Usual Suspects de Brian Singer (1995)

Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938)

Joe Hill de Bo Widerberg (1971)

Rabid Dogs de Eric Hannezo (2015) avec Lambert Wilson, Guillaume Gouix et Virginie Ledoyen, avant-première mondiale.

Cannes 2015: L’Oeil d’or, nouveau prix pour les documentaires

Posté par redaction, le 29 avril 2015

Le 68e Festival de Cannes accueille un nouveau prix, L'Œil d’or, chargé de récompenser un documentaire. À l'initiative de la Scam et de sa présidente, Julie Bertuccelli (La cour de Babel), il récompensera un film parmi tous les documentaires présentés dans toutes les sélections du Festival. Le jury remettra L'Œil d'or et sa dotation de 5000 € à l'auteur du film primé le samedi 23 mai au Palais des festivals.

Le premier jury est composé de Rithy Panh, président du jury, cinéaste franco-cambodgien souvent récompensé à Cannes, Nicolas Philibert, cinéaste français, Irène Jacob, comédienne française, Diana El Jeiroudi, productrice syrienne et Scott Foundas, critique américain du magazine Variety.

Parmi les documentaires présentés à Cannes (la liste n'est pas complète puisque la sélection Cannes Classics n'est toujours pas révélée), notons Amy, Ingrid Bergman: In Her Own Words?, Oka, Pauline s'arrache, Je suis le peuple, ...

Cannes 2015: Le documentaire sur Amy Winehouse fâche la famille de la chanteuse

Posté par redaction, le 27 avril 2015

amy asif kapadiaPremière polémique du Festival de Cannes? Amy, documentaire présenté hors-compétition en séance de minuit sur la Croisette, réalisé par le britannique Asif Kapadia, est au coeur d'une controverse. La famille de la chanteuse Amy Winehouse a décidé de "se dissocier du film qui va sortir au sujet de leur très aimée et regrettée Amy", selon un communiqué repris par The Guardian.

Par le biais d'un porte-parole, la famille pense "que le film est une occasion manquée de célébrer sa vie et son talent et qu'il est trompeur et contient des contre-vérités basiques". "Il y a des allégations précises contre la famille et le management qui sont infondées et déséquilibrées", ajoute-t-il, sans préciser, justement, quelles étaient ces allégations.

Le père Mitch Winehouse, qui avait écrit, comme la mère, une biographie de sa fille, n'a pas aimé le documentaire. "Je me suis senti malade quand je l'ai vu. Amy serait furieuse. Ce n'est ce qu'elle aurait voulu" a-t-il expliqué au journal anglais The Sun. "Je suis dépeint comme un père absent durant ses dernières années. Le film donne l'impression que sa famille n'était pas là." Il prévoit de porter l'affaire aux tribunaux pour diffamation.

Amy retrace le parcours de l'artiste, ses premiers pas sur scène, son triomphe, sa déchéance et sa mort brutale, à 27 ans, en 2011 du fait d'une alcoolisation excessive. Parmi les producteurs, on retrouve la maison de disques de l'artiste, Universal Music.

Asif Kapadia a réalisé le documentaire sur le champion brésilien de Formule 1 Ayrton Senna, Senna, prix du meilleur documentaire aux BAFTAs et prix du public à Sundance. On lui doit aussi le film The Warrior, Hitchcock d'or à Dinard et prix du meilleur film britannique aux BAFTAs et le court métrage The Sheep Thief, qui avait obtenu la 2e place au Palmarès de la Cinéfondation à Cannes et un prix au Festival de Locarno.

"Quand nous avons été approchés pour faire le film, nous nous sommes lancés avec le soutien complet de la famille Winehouse et nous avons abordé le projet avec une objectivité totale, comme avec Senna", réplique la production, rappelant que le film a récolté plus de "100 interviews avec des gens qui ont connu Amy Winehouse: amis, famille, anciens partenaires et membres de l'industrie musicale qui ont travaillé avec elle."

Amy sera distribué en France par Mars films le 8 juillet prochain.