200 millions de pertes pour Disney à cause de John Carter

Posté par vincy, le 20 mars 2012

2 semaines après la sortie mondiale de John Carter, Disney fait le bilan de ce film astronomiquement cher, 250 millions de $ pour la seule production (hors marketing : 100 millions de $). Le film a déjà réalisé 180 millions de $ de recettes dans le monde (70% hors Amérique du nord). Mais il en aurait fallu deux fois plus à ce stade pour que Disney limite la casse.

Le studio a donc commenté ce fiasco, presque anticipé : "À la lumière des résultats de John Carter en salle, le film devrait entraîner des pertes opérationnelles d'environ 200 M$ sur le deuxième trimestre fiscal, clos au 31 mars". De quoi peser lourd sur les finances du groupe. "Par conséquent, nous prévoyons que l'activité studio affichera une perte opérationnelle comprise entre 80 et 120 M$ sur le deuxième trimestre".

L'avertissement était prévu, tant le marketing autour du film a été brouillon et n'a jamais su créer le buzz (voir John Carter : un monstre de 250 millions de $ qui a mis 80 ans à naître). Mais la perte est plus lourde que prévu (les analystes prévoyaient un déficit de 165 millions de $). Pour Disney c'est aussi un deuxième coup dur, un an après le fiasco de Mars Needs Mom, qui avait entraîné une perte de 70 millions de $. Le film sorti le 11 mars 2011, avait coûté 150 millions de $ et encaissé 39 millions de $ de recettes dans le monde!

Tout ne doit pas être imputé à John Carter : Disney est dans une mauvaise vague. Si la re-sortie en 3D de La Belle et la Bête a rapporté 47 millions de $ en Amérique du nord et si le dernier Miyazaki (Arrietty) a dépassé toutes les espérances (18 millions de $), Cheval de guerre (80 millions de $ aux USA) et Les Muppets (89 millions de $) n'ont pas atteint leurs objectifs.

Le studio a rassuré ses actionnaires en croyant fermement à ses prochaines sorties : The Avengers, début avril, le nouveau Pixar, Brave, fin juin, ou encore le Tim Burton animé, Frankenweenie en octobre.

Histoires enchantées : le désenchantement

Posté par Morgane, le 21 décembre 2008

histoires enchanteesSynopsis : Skeeter Bronson travaille comme homme à tout faire dans un hôtel. Pour aider sa sœur, il accepte sans enthousiasme sur son neveu et sa nièce pendant une semaine. Avant qu’il ne s’endorme, il leur raconte des histoires inventées de toutes pièces, mélangeant sa propre vie et celle de son entourage. Mais lorsque mystérieusement elles deviennent vraies, Skeeter prend soudain conscience de l’importance des enfants de sa vie…

Ce que l’on en pense : Il est bien difficile de se laisser porter par l’univers "fantastique" dans lequel Adam Sandler et ses deux petits conteurs (en l’occurrence, son neveu et sa nièce) tentent de nous entrainer. Les mondes féeriques semblent en réalité très pauvres et collent bien souvent aux clichés du genre. Le héros finit inévitablement avec la belle jeune femme tandis que les gentils réussissent, in extremis, à prendre le dessus sur les méchants.

De plus, les contes ici présentés ont une morale parfois douteuse. L’argent y règne en maître ainsi que le leitmotiv "si on veut réussir on peut". Les hamburgers deviennent le repas des rois détrônant ainsi la détestable "malbouffe" à base de germe de blé, de soja et de riz. Puis peu à peu, le film se révèle être une véritable publicité géante à l’effigie de Disney (Buzz l’éclair par ci, Le Roi Lion par là…).

Mais ce qui rend Histoires Enchantées encore plus inaccessible réside dans l’univers froid de l’hôtellerie où se déroule l’action et l’aspect fade des parties imaginaires. Les mondes "rêvés" se situent dans l’Antiquité, au Moyen Age ou bien chez les cow-boys et les Indiens et manquent cruellement d’imagination. De plus, ces mondes, au lieu d’être un moyen magique de s’évader se révèlent avoir une utilité concrète dans le monde réel. En effet, Skeeter s’aperçoit bien vite de leurs répercussions dans sa vie et va les utiliser pour servir ses propres ambitions. Le rêve se trouve vite brisé et la magie s’envole loin, très loin du film.

Il n’y a guère qu’Adam Sandler et son jeu (même si on est bien loin de sa prestation dans Punch Drunk Love) ainsi que Globule, le cochon d’Inde des enfants, avec ses yeux exorbités et sa découverte des hamburgers et des chamallows, qui nous font sourire. La Monica (Courtney Cox), maniaque de la propreté dans Friends, fait également une impression cocasse et reprend ici du service en maman poule ne jurant que par la nourriture macrobiotique. Ces quelques aspects donnent un peu de pep’s au film mais il n’en reste pas moins que les histoires de l’Oncle Skeeter sont bien loin de nous enchanter.

High School Musical, décryptage du phénomène ado

Posté par Claire Fayau, le 26 octobre 2008

hsm3.jpgDepuis le 22 octobre 2008 , tous les ados de France ou presque se ruent au cinéma pour l'événement High School Musical 3 qui se permet de talonner voire de devancer Mesrine au Box office! Mais HSM 3, késako ?

Il s'agit d'une comédie musicale désexuée et romantique dans un lycée américain. En septembre, vous avez peut-être croisé des jeunes filles en délire car elles venaient d'avoir l'autographe de Zac Efron... "Zac qui ?", me direz vous. Si vous en êtes là, il va falloir vous remettre à la page. Certes, ça ne révolutionne pas le cinéma, mais en ces temps de crise, on l'a vu avec Mamma Mia !, les comédies musicales colorées et contes de fée séduisent les âmes les plus désespérées...

What is High school musical?
Si vous avez plus de 16 ans, normal que vous l'ignoriez : HSM, c'est un peu le Fame des années 2000, mais un Fame à la Disney. Un côté Happy days échappé dans une production type Hélène et les garçons, ou encore un Hannah Montana plus mixte. Vous l'avez compris, nous avons affaire à de jeunes et beaux américains (stéréotypés) avec de coupes de cheveux super cool et des sourires aux dentifrices blanchissants. Tout cela sait danser et chanter de façon très pro. On peut au moins leur reconnaître ça.


Who's there ?
Les stars de HSM sont : Zac Efron (Troy le beau gosse basketteur style Elvis new look), Vanessa Hudgens (Gabriella la mignonne -gentille - intello latino brune), Ashley Tisdale (la belle peste mais sympa quand même, forcément blonde et WASP), Corbin Bleu (le meilleur ami à la coupe Jackson Five ). Voilà pour les rôles principaux. Et accessoirement, on vous communique le nom du créateur de la série : Kenny Ortega. A savoir, le beau Zac sort avec la jolie Vanessa. Un coup de lambada a du passer par là.

What does it tell? High School Musical, au sous-titre francophone "Premiers Pas sur scène", est à l'origine un téléfilm Disney Channel datant de 2006. Gabriella, une étudiante timide et surdouée, rencontre Troy Bolton, capitaine de l’équipe de basket de son lycée sur une chanson de soirée karaoké. À la rentrée des classes, Gabriella fait sa rentrée au lycée d’Albuquerque, East High. Elle revoit Troy et malgré leurs différences, ils tombent amoureux. Leur seule passion commune étant le chant et la danse (et l'amour quand même un peu), ils décident de participer à la comédie musicale du lycée. Mais leurs rivaux Ryan et Sharpay Evans ne le voient pas d'un si bon oeil...

Le succès chez les ados amène une suite. En 2007, High school musical 2 se passe cette fois hors lycée, l'été à la fin de l'année scolaire ! Troy et ses amis y sont employés dans un camp de vacances - qui en fait appartient aux Evans, les parents de Ryan et Sharpay. Cette Sharpay va tout faire pour séparer les deux amoureux Gabriella et Troy. On verse dans le Shakespeare à l'eau de rose. Ils apprennent qu'il y a un trophée de chant de danse et de chant, remporté chaque année par Ryan et sa soeur (Sharpay, vous suivez?). Jalousies, manigances et bisous autour du trophée sont à prévoir... L'histoire ne dit pas si on y met la langue.

Le carton se confirmant, Disney décide que le troisième épisode sera directement projeté au cinéma, dans le monde entier. Dernière année de cours pour les chérubins. High School Musical 3 : Nos années lycée confirme leurs goûts pour les déhanchements sensuels contrastant avec leurs amours plus que chastes. Troy et Gabriella, qui entrent en dernière année de lycée, risquent d'être séparés l'un de l'autre, puisqu'ils vont faire leurs études dans des universités différentes. Ils décident de mettre en scène "une comédie musicale élaborée reflétant leurs expériences, leurs espoirs et leurs craintes vis-à-vis de leur avenir" (selon le dossier de presse). Money Money ?!

Et après avoir vu le film HSM 3 sur grand écran, pourquoi ne pas reproduire les chorégraphies de "HSM" en visionnant les DVD High School Musical Remix et High School Musical 2 (en Blu-Ray SVP)?

Lorie prête sa voix à la fée clochette

Posté par MpM, le 16 juillet 2008

Lorie prête sa voix à la fée clochetteC'est la chanteuse Lorie qui a été choisie pour prêter sa voix à la fée Clochette dans le long métrage d'animation (3D) entièrement consacrée à la célèbre complice de Peter Pan. Le film sortira le 5 novembre prochain en exclusivité DVD et Blu-ray™ sans passer par la case grand écran... probablement pour atteindre plus largement le public visé, trop jeune pour fréquenter assidument les cinémas. Il a été réalisé sous la supervision de John Lasseter, directeur artistique de Disney animation studios et de Pixar. C'est la troisième incursion de la chanteuse pour ados dans l'univers Disney, pour lequel elle a interprété le générique de Cendrillon 2, une vie de princesse avant d'incarner le personnage de Violet dans la version française des Indestructibles. On ne sait pas encore si cette nouvelle collaboration lui donnera à nouveau l'occasion de pousser la chansonnette à l'écran... ou si elle ira au cimetière des blondes disneyiennes (Douchka, Anne...) !

27 robes : le spectateur pas à la noce

Posté par MpM, le 21 avril 2008

27dresses.jpg 

Sortie : 23 avril 2008 

 L'histoire : Jane aime tant les mariages qu'elle écume ceux des autres, en témoignent les 27 robes de demoiselle d'honneur qu'elle conserve pieusement chez elle. Mais quand il s'agit d'organiser les noces de l'homme qu'elle aime avec sa propre sœur, c'en est trop.

Critique : A l'heure où même les studios Disney ont compris que les contes de fées à l'ancienne ne font plus rêver personne, à moins d'être revisités et détournés (cf Il était une fois), que vient donc faire cette bluette pseudo-romantique sur nos écrans ? A l'horizon, aucune intention parodique et pas une once de second degré, mais au contraire un ramassis de clichés et de stéréotypes tous plus désolants les uns que les autres. Heureusement que la libération de la femme a eu lieu, car à voir l'héroïne du film soupirer devant le mariage des autres et attendre sans bouger que son prince charmant vienne la chercher, on se croirait presque catapulté au 17e siècle… dans un conte de Charles Perrault ! Tout le reste est à l'avenant, donnant des rapports amoureux en général et des femmes en particulier une vision archaïque et niaise.

Ce qui se présente pourtant comme une comédie sentimentale s'avère alors n'être ni drôle, ni romantique. Pire, à force de ne jouer que sur les ressorts mécaniques du genre (le faux "prince", le duo mal assorti et même la vilaine rivale), Anne Fletcher livre une caricature boursouflée dégoulinant de bons sentiments et dénuée du moindre intérêt. Loin de nous l'idée d'accuser la réalisatrice Anne Fletcher et sa scénariste Aline Brosh McKenna de sexisme, mais curieusement, on a l'impression de voir en 27 robes la vision que certains hommes aimeraient retrouver chez les jeunes femmes d'aujourd'hui : douceur, abnégation, sentimentalisme et malléabilité. Les méfaits de la nostalgie ?