Marvel Cinematic Universe: 6 films et 5 séries pour la phase IV

Posté par vincy, le 21 juillet 2019

Week-end faste pour les fans de Marvel. En recettes courantes (et non pas en nombre d’entrées), Avengers : Endgame a surclassé le record de recettes mondiales d’Avatar. Le dernier épisode des Avengers a récolté 2,79 milliards de dollars dans le monde dont 853 millions en Amérique du nord et 629 millions en Chine.

Au Comic-Con de San Diego, le studio a révélé sa phase IV, et son lot de surprises. Notamment l’absence d’une suite (immédiate) pour Deadpool. Cependant le 3e volume des Gardiens de la Galaxie est en préparation, tout comme les suites de Black Panther et Captain Marvel et un reboot des Quatre Fantastiques (ex Fox). Pour l’instant aucun croisement avec les X-Men, qui sont absents du programme. Tout cela sera après 2021.

Marvel a aussi annoncé de nouvelles séries pour Disney + : The Falcon and the Winter Soldier, avec Anthony Mackie, Sebastian Stan et Daniel Brühl dans le rôle du méchant, Wanda Vision, avec Elizabeth Olsen et Paul Bettany, Loki, avec Tom Hiddleston (forcément), What if… (en série animée) et Hawkeye avec Jeremy Renner et Kate Bishop. De quoi prolonger l'aventure avec les personnages secondaires (mais primordiaux) de la phase III).

Black Widow.
Cate Shortland réalisera l’un des films les plus attendus par les fans depuis au moins dix ans. Quid du script sachant que le personnage (spoiler) se sacrifie dans Avengers :Endgame. Toujours est-il que Scarlett Johansson a fait sensation au Comic-con. Elle reprendra son rôle, aux côtés de Florence Pugh, qui incarne sa sœur, Rachel Weisz, David Harbour, et O.T. Fagbenie. On sait juste que le film racontera l’histoire de Black Widow. Mais comment cela s’articulera-t-il avec les autres films prévus par Marvel ? Sortie le 1er mai 2020, peut-être pour faire le lien avec la suite.

Les Eternels.
Ce sera la nouvelle saga qui fera le lien entre tous les autres films. Angelina Jolie, applaudie comme une reine, Salma Hayek, Richard Madden, Brian Tyree Henry, Kumail Nanjiani, Lauren Ridloff et Don Lee incarneront les aliens débarqués sur la Terre il y a 35000 ans. Le film sortira le 6 novembre 2020. On pourra y découvrir les origines de Thanos (Avengers) comme celles des Celestials (dont on connaît Ego, le vilain des Gardiens de la Galaxie 2). Le premier film de cette nouvelle franchise révèlera surtout les origines des Eternals et des Deviants.

Shang-Chi and the Legend of Ten Rings.

Nouveau super-héros de la galaxie Marvel, et première star d’origine asiatique de l’univers Marvel. Simu Liu en sera la star, accompagné de Awkwafina et de Tony Leung (loin de In the Mood for Love) en super vilain nommé Le Mandarin. Réalisé par Destin Cretton, le film est programmé pour le 12 février 2021.

Doctor Strange in the Multiverse of Madness.
Benedict Cumberbatch et Elizabeth Olsen seront à l’affiche de cette suite du seul super-héros d’Avengers qui n’avait pas eu de franchise dans la phase III (mais qui est apparu dans deux Avengers et un Thor). Marvel a annoncé qu’il s’agirait aussi du premier film horrifique de son histoire, tendance gothique. Sortie prévue le 7 mai 2021 pour ce film réalisé par Scott Derrickson.

Thor Love and Thunder.
On ne l’attendant pas celui-là. Un quatrième épisode autour d’un super-héros, c’est inédit dans l’histoire du MCU. Natalie Portman, qui incarnait Jane Foster dans le premier film de la franchise du viking sera un Thor au féminin, aux côtés de Tessa Thompson, sous la direction de Taika Waititi. Le film, qui sera centré sur les Walkyries, est planifié pour le 5 novembre 2021. On attend de savoir ce qu’il adviendra de Chris Hemsworth, parti (spoiler) avec les Gardiens de la Galaxie à la fin d’Avengers :Endgame. Mais comme il était sur scène, il y a peu de doutes sur sa présence au générique.

Blade.
Un reboot de Blade (ancienne propriété de la Fox). Avec le doublement oscarisé Mahershala Ali. C’est la surprise que réservait Marvel. Blade a eu le doit à une trilogie, avec Wesley Snipes, avant la construction du MCU. Pas de date annoncée.

La Petite Sirène : Melissa McCarthy en négociation pour incarner Ursula

Posté par wyzman, le 29 juin 2019

MAJ du 03/07/19 : Une fois de plus, c'est Variety qui a révélé en premier et il y a quelques instants que Disney avait (enfin) trouvé son Ariel ! Et si les noms de Lindsay Lohan et Zendaya ont longtemps circulé, c'est finalement sur la chanteuse et actrice de 19 ans Halle Bailey que le choix de la production s'est porté. Très impliqué dans la recherche de l'actrice qui allait porter ce rôle important, Rob Marshall, le réalisateur de La Petite Sirène, a déjà déclaré : "Après de longues recherches, il était évident que Halle possédait cette combinaison rare d'esprit, de cœur, de jeunesse, d'innocence et de substance - plus une voix glorieuse - toutes les qualités intrinsèques nécessaires pour jouer ce rôle iconique".

Membre du duo Chloe x Halle, Halle Bailey et sa soeur ont été révélées au grand public grâce aux reprises qu'elles publiaient sur YouTube. Jusque-là toujours accompagnée de Chloe, Halle Bailey a pu être aperçue dans le film de Beyoncé Lemonade ainsi que dans la série Grown-ish. A noter que la musique de Chloe x Halle a d'ores et déjà été utilisée sur les bandes originales de Dear White People et Un raccourci dans le temps.

-----

MAJ du 02/07/19 : Comme premièrement reporté par Kris Tapley, Jacob Tremblay et Awkwafina viennent de rejoindre le casting de La Petite Sirène. Selon les informations de Variety, l’acteur de 12 ans déjà vu dans Room de Lenny Abrahamson, Wonder de Stephen Chobsky et Ma Vie avec John F. Donovan de Xavier Dolan incarnera ici Polochon, le courageux poisson qui fait office de meilleur ami d’Ariel. De son côté, Awkwafina (Ocean’s 8Crazy Rich Asians) a été engagée pour prêter sa voix à Eurêka, la mouette un peu excentrique à qui Ariel demande régulièrement des conseils sur les humains.

-----

La nouvelle est tombée il y a peu : Melissa McCarthy a entamé des négociations avec Disney afin d’incarner le personnage de la sorcière Ursula dans le live-action de La Petite Sirène.

Rôle important

Si l’on en croit la magazine américain Variety, les négociations ont débuté mais sont loin d’être terminées. Eh oui, Disney prépare sa version en live-action des aventures sous-marines de la jeune Ariel depuis plusieurs années maintenant et tient à composer le meilleur casting possible. Selon le média, l’entreprise américaine tend à effectuer « des choix de casting contemporains et convaincants » tout en ravivant la nostalgie des spectateurs qui auraient vu la version précédente.

A l’heure actuelle,  le projet est entre les mains de Rob Marshall. Le nom du réalisateur engagé est sur toutes les lèvres depuis le carton critique et public du Retour de Mary Poppins. Comme pour les autres live-action de Disney, La Petite Sirène devrait comporter les chansons originales de la version de 1989 ainsi que de nouvelles productions signées Alan Menken et Lin-Manuel Miranda. Si l’on ne connaît pas encore le reste du casting, notez que c’est le scénariste du Retour de Mary Poppins et de L’Odyssée de Pi, David Magee, qui s’est vu confier l’écriture du scénario de La Petite Sirène.

Connue pour son passage iconique dans la série Gilmore Girls et ses comédies pour adultes (Spy, La Reine de la fête, Carnage chez les Puppets), elle s’est également fait un nom grâce à des comédies plus grand public (Mes meilleures amies, Les Flingueuses, SOS Fantômes). Cette année, elle s’est retrouvée nommée aux Oscars pour sa performance dans Les Faussaires de Manhattan. De son côté, Disney n’est plus à un succès près. Au cours des 8 mois derniers, la firme américaine a dévoilé coup sur coup Ralph 2.0, Le Retour de Mary Poppins, Dumbo, Penguins, Aladdin et Toy Story 4.

Le fait de puiser dans des oeuvres déjà adaptées est régulièrement critiqué mais cette attitude s’est avérée payante jusque-là. Bien que Dumbo n’ait rapporté "que" 351 millions de dollars au box-office mondial, Cendrillon (543M$), Le Livre de la Jungle (966M$) et La Belle et la Bête (1,2Md$) ont tous été de véritables cartons. Quant à Aladdin, le film de Guy Ritchie que tout le monde voyait déjà flopper, il cumule à l’heure actuelle à 821 millions de dollars de recettes dans le monde ! En attendant une date de sortie pour La Petite Sirène, il ne fait aucun doute que ce projet devrait booster a carrière déjà bien remplie de Melissa McCarthy.

Disney repousse la sortie d’Avatar 2

Posté par wyzman, le 7 mai 2019

Suite à l’acquisition de la majeure partie des actifs cinématographiques de la 21st Century Fox, Disney vient d’annoncer que la suite d’Avatar ne sortira pas avant 2021.

Une suite plus très attendue

Malgré ses 2,8 milliards de dollars amassés, Avatar semble avoir bien du mal à laisser son empreinte dans la pop culture. Et ce n’est pas Disney qui dira le contraire. En effet, la firme qui s’est offert pour une bonne partie du catalogue cinématographique et télévisuel de la 21st Century Fox ce printemps-ci dans le cadre d’une fusion sans précédent et pour la somme de 71,3 milliards de dollars, a annoncé faire quelques changements au niveau de son agenda des sorties.

La suite d’Avatar de James Cameron n’atteindra pas les salles de cinéma avant une année supplémentaire, soit en 2021. A l’origine prévu pour une sortie le 18 décembre 2020, Avatar 2 sera normalement visible le 17 décembre 2021 aux Etats-Unis — et quelques jours plus tôt dans l’Hexagone. Résultat : Avatar 3 passe du 17 décembre 2021 au 22 décembre 2023 tandis que Avatar 4, initialement annoncé pour le 20 décembre 2024, ne tentera de battre des records au box-office américain qu’à partir du 19 décembre 2025.

Dans cette même logique d’annonces peu attendues, la firme américaine a révélé que trois nouveaux films Star Wars sortiront au cinéma en 2022, 2024 et 2026. Ces films pour l'instant sans titre viendront s'intercaler entre les Avatar.

Pour rappel, Avatar raconte comment un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant est envoyé sur la planète Pandora et recruté par un groupe industriel afin d'exploiter un minerai rarissime et destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Le film sorti en France en décembre 2009 a attiré pas moins de 14,7 millions de curieux dans les salles obscures. Au box-office mondial où il siège toujours au sommet, le film sera prochainement battu par Avengers : Endgame.

Love, Simon devient une série pour Disney+

Posté par wyzman, le 12 avril 2019

C’est hier que le géant du divertissement Disney dévoilait la liste (non-exhaustive) des projets à venir ou en développement sur sa plateforme de streaming Disney+.

Un film porteur

Selon les informations de Variety, un projet de série concernant Love, Simon est en développement et devrait prochainement voir le jour sur cette nouvelle plateforme. Si le film sorti en 2018 était réalisé par Greg Berlanti dans le cadre d’un accord de réalisation avec Fox, le studio qui a produit Love, Simon (Fox 2000) – et qui n’existe plus depuis le rachat officiel d’une partie de la 20th Century Fox par Disney – n’a pu se permettre de refaire appel à l’homme de 42 ans. Producteur d’Arrow, The Flash, Riverdale et Les Nouvelles Aventures de Sabrina (pour ne citer qu’elles), Greg Berlanti a signé il y a peu un accord d’exclusivité avec Warner Bros. concernant les projets télévisés.

L’une des questions soulevées par le public de Love, Simon est de savoir quel sera le matériau de base de cette série disponible sur Disney+. D’après The Hollywood Reporter, il est prévu d’adapter Leah on the Offbeat de Becky Albertalli, soit la suite de Simon vs. the Homo Sapiens Agenda, le roman qui a donné naissance au film Love, Simon. Côté écriture, l’équipe de Disney+ compte garder les scénaristes Elizabeth Berger et Isaac Aptaker qui travaillent en parallèle avec Dan Fogelman sur le hit show de NBC This Is Us.

Dotée d’un nouveau casting, l’adaptation série de Love, Simon devrait permettre à Disney+ de rivaliser avec Netflix sur son créneau phare : les contenus de niche. En effet, le film produit pour 17 millions de dollars et qui en a rapporté plus de 66 à travers le monde était un véritable événement. L’an dernier, il s’agissait tout simplement du premier film destiné au jeune public et issu d’un grand studio américain à s’intéresser à la romance d’un couple gay ! Récompensé aux MTV Movie & TV Awards, aux Teen Choice Awards et aux GLAAD Media Awards, Love, Simon était porté par Nick Robinson, Josh Duhamel, Jennifer Garner, Katherine Langford, Alexandra Shipp, Keiynan Lonsdale et Miles Heizer.

Dans le reste de l’actualité de Disney+, notez que le service de streaming proposera également fin 2019 aux Etats-Unis et dès début 2020 en Europe des séries en live-action issues des univers Marvel et Star Wars. Rien que ça !

3 bonnes raisons de voir Ralph 2.0 de Rich Moore et Phil Johnston

Posté par wyzman, le 12 février 2019

Sept ans après le premier volet, le duo de réalisateur-scénariste derrière Zootopie embarque Ralph La Casse dans de nouvelles aventures virtuelles. Mais ce nouvel opus est-il vraiment à la hauteur ? Réponse pas trois !

Disney débarque dans les Internets. Le propriétaire de la salle d’arcade dans laquelle évolue Ralph La Casse décide d’installer le Wi-Fi, ce qui ouvre une nouvelle voie de train dans la gare centrale de la multiprise. Après une fâcheuse mésaventure dans son propre jeu, Vanellope convainc Ralph de s’y rendre et de s’aventurer dans l’Internet. Dès lors, nos deux acolytes découvrent un monde où tout (ou presque) est possible, où le virtuel et la réalité se confondent et où les méchants ne sont pas toujours ce qui ont des looks de bad boys.

Disney joue de son e-influence. Comme le faisait son prédécesseur, Ralph 2.0 prend un malin plaisir à jouer avec les attentes et les présupposés du spectateur. Voilà sans doute pourquoi, contre toute attente, Vanellope se retrouve à conseiller les princesses Disney qui l’ont précédée (Raiponce, Cendrillon, Ariel, Blanche-Neige, Mulan, Jasmine, Pocahontas, Vaiana, Anna, Elsa, etc.) au cours d’une séquence déjà culte. Et quand ils ne fuient pas les Stormtroopers de Star Wars, Vanellope et Ralph La Casse croisent ici et là les stars du Muppet Show ou des films Marvel. Pas peu fière de mettre en scène un univers que l'on côtoie au quotidien sans toujours le comprendre, Disney offre une réflexion métatextuelle sur la place des Amazon, Facebook, Twitter, Snapchat et consorts dans la pop culture actuelle !

Disney le rappelle : les amis c’est pour la vie. Petite perle d’animation nommée aux Oscars, Golden Globes, Criritcs’ Choice Awards et Annie Awards, Ralph 2.0 a le mérite d’être un film très orienté vers les adultes. Il y est certes question d’une simple quête pour Ralph La Casse mais le film de Rich Moore et Phil Johnston bascule très vite du côté du récit d’apprentissage pour Vanellope, un personnage extrêmement bien développé ici. A côté de son rôle de camarade du héros, elle trouve le temps de se muer en princesse des temps modernes prête à suivre sa voix. L’occasion pour les scénaristes Pamela Ribon et Phil Johnston (encore lui) de rappeler à ceux qui l’auraient déjà oublié que les liens d'amitié ne se mesurent pas à coup de likes.

Le premier héros de Walt Disney, porté disparu, réapparait … au Japon

Posté par vincy, le 22 novembre 2018

Au Japon, il n'y a pas qu'un patron millionnaire qui fait l'actualité. Il y a aussi Oswald le lapin chanceux.

Lycéen, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, Yasushi Watanabe achète un dessin animé pour 500 Yens à l'époque. Une très petite somme. Ce rouleau est en fait un dessin animé dont tout le monde avait perdu la trace, produit par Walt Disney.

Bien plus tard, Yasushi Watanabe, aujourd'hui âgé de 84 ans, lit un livre sur l'histoire d'Oswald, lapin noir créé par Walt Disney et Ub Iwerks en 1927, dont les 27 dessins animés ont été diffusés par Universal, sous la houlette du producteur Charles Mintz. Il s'agit du premier héros d'une série des studios de Walt Disney.

Mais Charles Mintz, quand il constate le carton de la série, décide de rapatrier Oswald dans ses propres studios (Winkler) et prend les droits sur le personnage (qui devient un héros de Universal). Iwerks et Disney refusent de le suivre et créent une souris assez ressemblante au lapin, Mickey Mouse, qui vient de célébrer ses 90 ans il y a quatre jours. Mickey n'aurait peut-être jamais existé si Mintz n'avait pas été cupide...

Pour la petite histoire, il a fallu attendre près de 80 ans pour que le groupe Disney récupère les droits du lapin chanceux. Entre temps, Oswald a eu une vie intense jusqu'en 1938, avant de faire quelques apparitions dans les cartoons de Woody Woodpecker et de se faire complètement oublier (et doublé en notoriété par un autre lapin, Bugs Bunny, créé en 1940).

Mais revenons au Japon. Dans le livre que lit Yasushi Watanabe, Oswald the Lucky Rabbit: The Search for the Lost Disney Cartoons (publié l'an dernier et écrit par David Bossert), on y apprend que sept des premiers courts métrages animés d'Oswald sont a priori perdus. Watanabe est un chercheur, spécialisé dans l'histoire de l'animation. Il avait acheté le film à un vendeur de jouets d'Osaka. Le film s'intitulait Mickey Manga Spide. Autant dire qu'il ne voyait pas d'intérêt à ce vieux petit film jusqu'à la lecture du livre.

En fait ce vieux petit film s'appelle Neck ’n’ Neck. A l'origine, il dure 5 minutes. Là il n'en reste que deux minutes. Le film raconte l'histoire d'un policier chien qui pourchasse Oswald et sa petite amie à moto.

Le court a désormais migré aux archives Kobe Planet Film. Par ailleurs, un autre extrait en 35mm de 50 secondes a aussi été découvert au Toy Film Museum de Kyoto, précise le quotidien Asahi.

Les super-héros sont tristes: Stan Lee est mort (1922-2018)

Posté par vincy, le 12 novembre 2018

Stan Lee, créateur de personnages légendaires de l'univers Marvel, est décédé lundi 12 novembre à l'âge de 95 ans, selon la presse américaine. Il a révolutionné la bande dessinée de super-héros en leur donnant une psychologie et une humanité. Tous lui doivent leurs histoires et leurs personnalités. Malgré leurs pouvoirs, malgré leurs différences, ce sont des êtres normaux, qui tentent de survivre à un quotidien pas toujours facile.

Né le 28 décembre 1922, Stanley Martin Lieber a été précoce: à 19 ans, il écrit un texte dans Captain America, à 20 ans, il devient rédacteur en chef de Timely. Cette expérience, avec celle accumulé sous les drapeaux, en font à la fois un conteur et un publiciste. Il maîtrise la propagande, le discours choc mais aussi la dramatisation. Malgré cette précocité dans un "art mineur", il faut attendre 1961 pour qu'il créé Les Quatre Fantastiques avec Jack Kirby. Suivront, avec les dessinateurs Kirby ou Steve Ditko, une ribambelle de personnages de super-héros: Spider-Man, Hulk, Docteur Strange, Daredevil, Iron Man, Ant-Man, Thor, les mutants de X-Men, Black Panther... Ils font aussi revivre Captain America et Captain Marvel.

Très vite Stan Lee s'intéresse davantage aux dialogues qu'aux histoires puis se focalise sur la marque Marvel plutôt que sur ses co-créations. Il migre à Los Angeles et supervise les déclinaisons télévisuelles de ses personnages. Conscient de sa notoriété, généreux avec ses fans, Stan Lee devient lui-même une marque. Au début des années 2000, il cofonde la société Pow ! Entertainement, spécialisée dans la production de contenus dérivés de Marvel pour la télévision ou le cinéma, avec Disney.

Car c'est bien Mickey Mouse qui va assurer sa notoriété, au cinéma qui plus est. En 2000 sort le premier X-Men chez la Fox, premier carton au box office pour un film Marvel. Deux ans plus tard, Sony fait encore mieux avec le Spider-Man de Sam Raimi. Les quatre fantastiques, Hulk montrent aussi le regain d'intérêt pour les comics. Ces "vieux" super-héros attisent à la fois la nostalgie d'une génération post sixties et se modernisent pour les ados du nouveau millénaire grâce à des effets numériques permettant de déringardiser les adaptations jusque là peu convaincantes. La Paramount, Universal, la Fox et Sony se partagent l'univers Marvel jusqu'en 2012. Entre temps, en 2008-2009, Marvel a été absorbé par Disney, qui lance le MCU.

Au total, une cinquantaine d'adaptations durant 20 ans au cinéma ont totalisé 12,3 milliards de dollars de recettes en Amérique du nord et 30,7 milliards de dollars dans le monde. On comprend que Stan Lee ait son étoile à Hollywood. De nombreuses stars actuelles lui doivent avec ses personnages leur célébrité et leur carrière. Stan Lee rêvait d'être acteur. Au point de faire un passage dans tous les films issus de l'univers Marvel. Vendeur de hot dog ou lecteur de journal, facteur ou journaliste, bibliothécaire ou livreur, barman ou gardien de musée, coiffeur ou astronaute: ces caméos étaient aussi attendus que ceux d'Hitchcock.

Quand il a créé Tony ou Peter, ou même La chose, son personnage préféré, il avait donné un coup de jeune aux comics. Les productions cinématographiques les ont remises au goût du jour. Ainsi l'œuvre de Stan Lee infuse dans toute l'industrie du divertissement, à l'instar de Star Wars, Disney ou Spielberg. Elle s'est diffusée mondialement, de la salle de cinéma au jeu vidéo en passant par les figurines. C'était une sous-culture, c'est devenu une hyper-culture. Tout comme il créait en "collaboration", comme une fabrique créative et collective, il a construit une œuvre labyrinthique, multi-supports, trans-générationnelle, et qui semble indéfiniment déclinable...

Des séries Star Wars, Marvel et Pixar pour vendre la plateforme Disney +

Posté par vincy, le 11 novembre 2018

Disney lancera fin 2019 sa plateforme de streaming Disney+. Ce nouveau venu dans l'univers déjà chargé du streaming (Amazon, Netflix, Apple, etc...) va devoir convaincre qu'il est plus intéressant que les autres. Car les portefeuilles ne sont pas extensibles. Difficile pour un foyer de s'abonner à plus de deux services de streaming. Or, avec les plateformes nationales (en France celle de Canal + et celle à venir Salto), le marché se sature tout seul...

Mais Disney a de bons arguments. Disney + sera la marque familiale du groupe en SVàD, fédérant ainsi les contenus estampillés Disney, Star Wars, Marvel, Pixar et National Geographic (que Disney récupère en fusionnant avec la Fox). Cela comprendra aussi bien du contenu des catalogues de ces marques que des créations liées à ces labels.

Dès le début 2019, le groupe lancera la production d'une série tirée du long métrage Rogue One: A Star Wars Story. Dans ce prequel, le comédien Diego Luna reprendra son personnage de Cassian Andor. Une autre série issue de l'univers Star Wars, The Mandalorian, sera réalisée par Jon Favreau. La série aura pour héros un guerrier solitaire, un Mandalorien, appartenant à un clan de combattants ancestral (Boba Fett et Jango Fett portent une armure mandalorienne, et se déroulera entre les Épisodes VI et VII.

Loki, le frère de Thor chez Marvel, aura sa série. Tom Hiddleston reprendra son rôle (même s'il est officiellement décédé dans le dernier Avengers). Idem pour les héros Pixar de  Monstres et Cie qui auront le droit à leur série animée, après deux longs métrages, en 2001 et 2013.

Oscars, quotas européens, expansion internationale: Netflix mise sur le « glocal »

Posté par vincy, le 2 octobre 2018

De global, Netflix devient "glocal". La compagnie californienne continue de s'étendre. Tout d'abord à Paris. La société a annoncé la semaine dernière la réouverture d'une antenne parisienne (deux ans après sa fermeture). Cela va commencer avec trois nouvelles séries françaises, quatre films "originaux" et un documentaire. Jusque là, Netflix a produit la série en deux saisons Marseille, et développe avec Capa Drama la série Osmosis, avec Hugo becker et Agathe Bonitzer, et la sitcom Plan cœur, réalisée par Noémie Saglio (Connasse, princesse des cœurs) et Renaud Bertrand, et interprétée par Zita Hanrot, Sabrina Ouazani et Joséphine Draï.

De nouveaux projets

Netflix, qui avait promis de développer son offre française il y a quelques mois, a confirmé ses projets: la sitcom Family Business de Igor Gotesman (Five), sur l'ouverture d'un premier coffee shop en France, la série horrifique Marianne, coécrite par Samuel Bodin et Quoc Dang Tran (Dix Pour Cent, Nox) et la série Vampires, d'après le livre de Thierry Jonquet.

A cela s'ajoute quatre films: Banlieusards de Kery James et Leila Sy, avec Bakary Diombera, Jammeh Diangana et Kery James ; La Grande Classe, de Rémy Four et Julien War avec Jérôme Niel ; la romance Paris et une fête d'Elisabeth Vogler, avec Noémie Schmidt, Grégoire Isvarine et Lou Castel ; le docu Solidarité, de Stéphane de Freitas (À voix haute).

Sans oublier, la nouvelle version d'Arsène Lupin, avec Omar Sy dans le rôle du gentleman cambrioleur dans une série qui vise un public mondial.

Un ancrage local

Déjà installée à Londres et Amsterdam, Netflix va donc revenir à Paris, pour mieux se rapprocher de ses 3,5 millions d'abonnés (la plateforme en comptabilise 130 millions dans le monde). Après l'annonce d'une base de production à Madrid il y a trois mois, portée par le carton mondial de La Casa del Papel et par l'ambition d'inonder l'Amérique latine de productions hispanophones, Netflix a également révélé le 1er octobre qu'un quatrième bureau en Europe serait ouvert dans la capitale espagnole. Là encore il s'agit de se rapprocher de ses abonnés en leur offrant un contenu local, et exportable. La Casa del Papel est la série non-anglophone la plus vue de l'histoire de la plateforme dans le monde, au point de commander une troisième saison, exclusivement pour Netflix.

La bonne nouvelle c'est que la compagnie va reverser une part de ses revenus au système de production français et espagnol (2% en France), comme tous les diffuseurs.

Une grosse vague de concurrents

Cette stratégie anticipe sans doute le déferlement de concurrents (Salto pour les Français France Télévisions-TF1-M6, Disney et Hulu, Nordic 12 par les TV publiques scandinaves, etc...). D'autant que France Télévisions a récemment déclaré qu'elle ne cèderait plus les droits de ses programmes à Netflix (actuellement on peut y voir Dix pour Cent par exemple). Les fournisseurs de contenus de Netflix deviennent ses concurrents. Autant produire soi-même ses contenus dans ce cas. Car, en plus de cela, la législation européenne veut imposer un quota de 30% de programmes européens pour les plates-formes de streaming (et en cas de Brexit dur, est-ce que ça comprendra les productions britanniques?).

Mais Netflix est confronté à un autre problème. La guerre avec le Festival de Cannes, qui ne veut plus mettre en compétition des films qui ne seront pas projetés en salles, et la polémique avec le Festival de Venise, où Roma d'Alfonso Cuaron a remporté le Lion d'or alors qu'il ne sera peut-être pas diffusé au cinéma, montrent les crispations du secteur contre la plateforme. Avec ou sans chronologie des médias, les exploitants de plusieurs pays voient en Netflix un ennemi. La plateforme l'a bien compris, tout comme elle a saisi que les Oscars ne changeraient pas leur règlement, obligeant un film qui veut concourir à être projeté à New York et Los Angeles avant le 31 décembre.

Des films Netflix en salles (sauf en France)

Netflix met donc de l'eau dans son vin. Déjà avec Okja, la Corée du sud avait réussi à imposer une sortie en salles. Ce sera aussi le cas de Wolf Brigade. Le film 22 July, de Paul Greengrass, en compétition à Venise et prévu pour le 10 octobre sur Netflix, sera finalement lancé dans une centaine de salles dans le monde, notamment dans les grandes villes américaines, malgré le refus des réseaux AMC et Regal. Il sortira aussi dans les pays scandinaves le 4 octobre pour une semaine d'exploitation, mais également à Toronto, au Royaume Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Benelux et en Pologne.

Même procédé avec le nouveau film de Tamara Jenkins, Private Life, qui sera distribué dans une vingtaines de salles (New York, Los Angeles, Londres, Toronto...). Le nouveau film des frères Coen, The Ballad of Buster Scruggs, le film achevé d'Orson Welles, The Other Side of the Wind, et le film de David Mackenzie, Outlaw king, pourraient bénéficier de la même stratégie. Tout comme Roma afin qu'il puisse être nominable aux Oscars.

Cela ne changera rien pour la France. Hormis les festivals qui peuvent diffuser les films Netflix - ce sera le cas de Lumière à Lyon qui proposera le Orson Welles comme le Alfonso Cuaron -, la chronologie des médias, y compris celle qui est actuellement en discussion, empêche des sorties simultanées en salles et SVàD. Avec une victime: le cinéphile.

Star Wars : Matt Smith rejoint le casting de l’Episode IX

Posté par wyzman, le 29 août 2018

Cette semaine encore, tous les yeux sont tournés vers l'écurie Disney. Eh oui, le très sérieux magazine Variety vient d'annoncer que Matt Smith allait jouer dans l'Episode IX de Star Wars, le dernier volet de la trilogie initiée par J. J. Abrams.

Toujours plus grand

L'information est loin d'être passée inaperçue. En effet, Matt Smith jouit depuis quelques mois d'une popularité remarquable. Si pour beaucoup il est l'acteur qui a incarné avec brio le fameux Doctor Who durant les saisons 5, 6 et 7, faisant deux apparitions dans la saison 8, pour les autres, il est surtout l'interprète de Philip Mountbatten. Mais si, vous le reconnaissez forcément, le mari frustré de la reine Elisabeth II dans la série de Netflix The Crown. Présent dans les saisons 1 et 2, Matt Smith a été remplacé par Tobias Menzies pour permettre aux scénaristes de s'offrir un bond dans le temps.

Si l'on en croit les informations du média américain, Matt Smith rejoindrait directement le tournage de ce nouveau volet qui a lieu actuellement au Royaume-Uni. Bien que l'on ne sache pas de quel côté de la Force son personnage se trouvera, il se murmure que celui-ci sera essentiel à l'intrigue de ce volet au nom toujours inconnu.

Pour rappel, le casting actuel de l'Episode IX compte en son sein Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac et Adam Driver. Parmi les nouveaux, il faudra compter sur Keri Russell, Richard E. Grant, Dominic Monaghan et Naomi Ackie. Tandis que du côté des revenants, nous pourrons compter sur Billy Dee Williams (Lando Calrissian), Carrie Fisher (Leia Organa), Mark Hamill (Luke Skywalker) et Anthony Daniels (C-3PO).

Bien que l'Episode IX ait été à l'origine confié à Colin Trevorrow, c'est finalement J. J. Abrams qui se chargera de le réaliser, achevant ainsi la trilogie qu'il a lancée en 2015 avec Le Réveil de la Force. A l'instar de Danny Boyle sur James Bond 25, Colin Trevorrow a quitté le navire Star Wars en raisons de désaccords artistiques. Les quatre films Star Wars déjà dévoilés (Le Réveil de la Force, Rogue One, Les Derniers Jedi et Solo : A Star Wars Story) ont rapporté plus de 4,848 milliards de dollars au box-office mondial !