AFI (8). Suspens : Hitchcock, incontournable

Posté par vincy, le 3 juillet 2008

vertigo.jpgSueurs froides (1e), Fenêtre sur cour (3e), La mort aux trousses (7e), Le crime était presque parfait (9e). Hitchcock, tel Disney dans l’animation, laisse peu de place aux autres. James Stewart et Grace Kelly s’en trouvent doublement récompensés… Le plus difficile a dû être de choisir quels films et dans quel ordre les mettre… Les enchaînés ou Psychose sont du coup injustement hors concours. Le reste du classement est sans doute le plus classe de tous : Chinatown, Laura, Le troisième homme, Le faucon maltais… On fait pire cinéma. Dans le bas du classement, le genre invite Lynch (Blue Velvet) et Synger (The Usual Suspects). La forme et le style, la malice et les références créent le film culte, et souvent hors du temps. Tout ce qui fait de Sueurs Froides, l’œuvre symbole du genre.
Notre avis : Peu importe le film pourvu qu’on ait Hitchcock, le plus habile des cinéastes à mélanger psychanalyse et peurs primaires, tout en nous faisant sursauter en un plan.

Prochain épisode : la comédie romantique, une affaire de couples

Le roi David

Posté par benoit, le 26 mai 2008

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S’étendre sur un divan au bout du monde avec David Lynch pour psy. Personnellement, je m’allonge illico quelles que soient les émotions qui traverseront mon voyage intérieur…
Plus qu’une rencontre privée, ce fut une sorte de messe intime qui s’est déroulée au Divan du monde le 5 mai pour la sortie de la (non) autobiographie du cinéaste.
Imaginez une scène comme un écrin lynchien : rideau rouge et noir strié de lumières bleu électrique et mauve psychédélique. Parfois, des éclairs blancs clinique illuminent la salle pendant qu’un orchestre baptisé pour ce happening The Twin Peaks Consort plane sur des mélodies glam caressées par une voix androgyne, déchirées par un saxo.
David Lynch se fait quelque peu attendre. Juste ce qu’il faut pour que le désir soit à son comble. Il apparaît derrière un écran où pleure et rit le visage de Laura Palmer devant son ange de mort.
Metteur en scène star au look nighties étiqueté Agnès B et Yohji Yamamoto, Lynch est le roi David avec son casque de cheveux blancs. D’une élégance beaucoup plus anglaise qu’américaine, il se tient comme un monarque shakespearien underground, un gourou rock’n roll alernatif.

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Pendant une session de questions-réponses en musique, le Maître dirige le tempo musical en fonction de ses révélations. Déformation professionnelle et contrôle aigu de son image obligent, il choisit du doigt ses interlocuteurs. Donne la parole selon son bon vouloir à Nicolas Richard interprète pour l’occasion et traducteur de Mon histoire vraie.
Tel un Bouddha new age, ses déclarations vont du transitoire au fondamental. Nous apprenons que le Maître a sa propre marque de café, un mélange subtil d’arômes mexicain et sud-africain dont il raffole. Nous savons désormais que Twin Peaks n’aura pas de suite malgré les rumeurs lancées sur le web. Les confidences fondamentales tournent autour de la naissance des idées. Dans un discours aussi positif que prosélyte, il initie le public à la méditation transcendantale dont il est un fervent adepte. Lynch compare les idées à des bulles qui se matérialisent en création lorsque la conscience s’élargit. Il avoue préférer les rêves diurnes à ceux du sommeil. Laisser venir à lui les images et les sensations, poissons fertiles qu’il se contente de pêcher. C’est ainsi qu’Inland Empire est né de trois idées notées puis tournées en DV. Ces trois idées qui n’avaient rien à voir furent suivies par une quatrième qui devint leur liant et ainsi de suite…
Mais plus encore que les mots de cet homme qui ne cesse de se dissimuler savamment, ce sont ses gestes qui hypnotisèrent la salle en se promenant dans les airs. Ses mains magnifiques avec des doigts comme des algues qui ondulent dans un mouvement gracieux.
Le roi David est un créateur humble et un homme formidablement vivant. C’est-à-dire ancré dans le flot de la vie. Pêcheur inspiré, il saisit les idées pour mieux les transformer en chefs d’oeuvre de cinéma, en musiques, en peintures, en dessins, en collages et en photographies car Lynch est un Artiste. Un Vrai. Comme son histoire ...?

(photos : Marc Bergère)

Cannes s’affiche

Posté par vincy, le 21 avril 2008

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En attendant celle de Un certain regard, voici les affiches respectives du Festival de Cannes, de la Quinzaine des réalisateurs et de la Semaine internationale de la critique.

L'affiche officielle du 61e Festival de Cannes est une création de Pierre Collier et un hommage à David Lynch. Surveillance, le film de sa fille, Jennifer, pourrait d'ailleurs être en sélection officielle. "Pierre Collier a imaginé tout un ensemble graphique à partir de l’affiche, créant pour les festivaliers un environnement esthétique autour et dans le Palais, déclaré ainsi territoire cinématographique du 14 au 25 mai 2008", lit-on sur le communiqué de presse.

Collier est un ch'ti à qui l'on doit près de 500 affiches de film. Sa première création fut le film de Claire Denis, Noir et Blanc. Plusieurs films cannois ont été "postérisé" par lui comme Mystery Train, Raining Stones, L'anguille, La vie rêvée des anges, Bowling for Columbine, Le vent se lève, et l'an dernier, Persépolis.

La science des sons

Posté par Claire Fayau, le 15 avril 2008

Divan du monde, Paris, France, un mercredi soir sur la Terre… Ambiance rouge et noir, interlope mais cosy et jazzy.
Dans un coin des serveuses de dinner US, Brenda et Kelly, dans l’autre un (faux) nain en habit rouge, derrière un stand rouge un auteur de polar, en face la scène avec un cadavre dans un sac plastique… Décor lynchien prêt a accueillir Monsieur Audin et son orchestre pour un concert spécial Angelo Badalamenti - BO Twin Peaks …
Mais avant, une mise en bouche avec la projection de la Tartine, court métrage musical inventif et drôle tout en rimes (un film de Guillaume Colomb et Olivier Derivière. www.la-tartine.com/), et deux courts de David Lynch.
Après les courts, les discours et le tirage au sort. "- Ah bon ? Il y avait des trucs à gagner ? - Oui, et pas des trucs, de vrais prix : rencontres avec David Lynch le 5 mai, biographies de Lynch, DVD et CD d’Elephant man ou Mulholland Drive… Oui même qu‘un ex -star académicien a eu quelque chose..."
Place au spectacle : le concert d’abord… Musique jazzy décalée mais contrôlée par Audin, avec extraits de ''Twin Peaks'', et pour finir le passage d’un ange : Laura Palmer… L’écran de cinéma tombe sur les musiciens -Bye bye Laura! -et le film de David Lynch Fire Walk with me commence…Une cinéparty au divan moelleux et vénéneux.

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Vendredi, c’est la clôture parisienne du beau Béo… On finit en effet en beauté avec la totale : courts métrages, interviews deux concerts, remise de prix et soirée de clôture pour danser, bébé ! World music touchante et orientalisante du film La Maison jaune par Faical SALHI pour concert intimiste puis concert (pas) BOF de Michel Gondry par Jean-Michel Bernard qui a signe les bandes originales de Human Nature, La Science des rêves et de Soyez sympas , rembobinez. En avant -première, l’auditoire a eu droit a la musique du film Cash d’Eric Besnard. Chanteur américain jazzy, funky et énergique ou douce et fine chanteuse japonaise accompagnent musiciens déchaînés (pour l’anecdote, Jean-Michel Bernard s’est même blesse au doigt en pianotant comme un fou).

Les Prix furent remis par Jean-Michel Bernard, toujours sympa, président du jury et lauréat l'année dernière. MpM d'Ecran noir a récompensé Alex Beaupain (Les Chansons d'amour) et Cinezik a décerné le Prix Découverte à ''Para One'' pour le film que nous avons tant soutenu Naissance des pieuvres.

Après la remise des prix, DJ, James Bond Girls, astronaute et filles de joies ont animé la soirée ... toujours avec des musiques de films .

NB :Le festival n'est pas vraiment fini, vous pouvez toujours vous rendre ce vendredi 18 avril , 20 h 30 , au théâtre des Amandiers - Maison de la musique - Nanterre(92) pour voir les dispositifs vidéo de Pierrick Sorin entendre Pierre Bastien et son album '' Téléconcerts ''

Quand Lynch viendra…

Posté par vincy, le 9 avril 2008

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Mardi soir, le divan du monde était transformé en décor lynchien : un club façon jazz, des assiettes "Peaks" à base de hot dogs et de muffin, des serveuses façon "diners" américains. L'ouverture du BéO festival nous a donné l'occasion de découvrir un court métrage de David Lynch, aussi décalé qu'hilarant : The Cowboy and the Frenchman (1988). Belle introduction avant de se laisser envahir par la musique sensible et émouvante d'Angelo Badalamenti grâce à un concert unique et mémorable qui rendait hommage au compositeur des musiques de Lynch.

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L'occasion était trop belle pour manquer l'annonce de la soirée. "A l'occasion de la sortie de son autobiographie "Mon histoire vraie", les éditions Sonatines et le Divan du Monde, vous proposent d'assister à une rencontre exceptionnelle avec David Lynch qui aura lieu au Divan du monde le 5 mai (uniquement sur invitation)." On reviendra plus longuement sur cette nouvelle maison d'édition spécialisée dans le cinéma. Mais ne manquez pas la soirée de ce mercredi 9 avril, au Divan, pour venir gagner des places!