Berlin 2017 : Danny Boyle crée l’événement avec T2, la suite de Trainspotting

Posté par MpM, le 10 février 2017

En cette première journée à Berlin, ce n'est pas vraiment la compétition qui a fait vibrer le festival, mais bien le grand retour, 20 ans après, et toujours devant la caméra de Danny Boyle, des Ecossais junkies de Trainspotting. Des retrouvailles à la hauteur de l'attente, qui parviennent à la fois à renouer avec le ton (sous amphétamine) du premier film et à en renouveler le propos.

L'argument de départ est simple, mais solide : vingt ans après sa trahison, Mark Renton revient dans sa ville natale et retrouve deux de ses anciens amis, Spud et Simon. En parallèle, Begbie continue à nourrir des projets de vengeance sanglante envers lui.

Partant de là, Danny Boyle tisse un film incroyablement nostalgique où les enjeux présents ne cessent de s'entremêler (visuellement et symboliquement) avec les souvenirs du passé. Cela passe par l'incrustation  de scènes symboliques de Trainspotting dans des scènes de T2 ou encore par des flashs-backs très brefs, presque oniriques, montrant notamment les personnages enfants.

Mais c'est surtout dans les dialogues et le cœur de l'intrigue que fourmillent les références à ce passé qu'aucun d'entre eux ne veut abandonner. On a ainsi l'impression que le récit d'origine hante à la fois les personnages et le film, empêchant les premiers d'avancer, mais offrant au contraire une immense force dramatique au second. Car au lieu de rester dans l'état d'esprit d'une simple suite, Danny Boyle se place dans la posture de l'artiste revisitant son oeuvre pour la révéler sous un autre jour et lui offrir rétrospectivement un niveau de lecture supplémentaire.

Le passé, une nouvelle forme de drogue dure

Là où Trainspotting débordait d'une énergie positive et s'achevait sur un message d'espoir, T2 se perçoit alors comme un bilan, terriblement désenchanté, où s'additionnent les rêves partis en fumée, les trahisons honteuses, les échecs cuisants, et le sentiment d'être passé à côté de sa vie. Il ne reste alors à Renton et aux autres que les souvenirs du passé, auxquels ils se raccrochent tous avec l'énergie du désespoir, comme à une nouvelle forme de drogue dure. L'époque a changé (de nouvelles combines ont remplacé les anciennes, et les fils de gangsters se mettent à vouloir faire des études), mais eux-aussi, même s'ils refusent de l'admettre. A moins que cela ne soit justement le contraire : tout a changé, pour qu'au final rien ne change vraiment.

Pour autant, Danny Boyle et son scénariste John Hodge n'ont rien perdu ni de leur mordant, ni de leur humour. Malgré sa tonalité pessimiste, T2 multiplie en effet les dialogues fleuris et hilarants, les situations absurdes, les clins d’œil décalés. Cet humour décapant vient sans cesse rappeler au spectateur qu'il ne faut pas prendre le récit trop au sérieux, que ce soit dans ses outrances scénaristiques ou dans sa noirceur désabusée.

Et puis, bien sûr, il y a la forme. Stylistiquement, T2 est un travail d'orfèvre qui élève le montage cut au rang d'art, et propose la bande originale la plus décapante depuis... Trainspotting ? Là encore, les deux films se répondent avec finesse, certains titres se faisant brillamment écho à vingt ans d'intervalle, et finissant par boucler la boucle. Danny Boyle imagine également des cadres insensés, des angles de prises de vue détonants, des juxtapositions audacieuses. On adore la scène hallucinée de soirée sur fond de Queen, la course poursuite dans le parking souterrain, la tirade phénoménale de Renton inspirée du "Choose life" du premier film, la séquence "nostalgie" entre Spud (qui prend ici une réelle épaisseur) et Begbie... En gros on aime presque tout, à une facilité de scénario-près vers la fin, et encore.

De nombreuses suites sont purement gratuites, déclinaisons mercantiles d'anciennes bonnes recettes, mais il faut savoir reconnaître quand une suite peut au contraire redistribuer les cartes et offrir un regard neuf sur le premier volet, sur le monde, et sur le temps qui a passé. Seul, Trainspotting se suffisait complètement à lui-même, mais on ne pourra désormais plus jamais l'imaginer sans T2.

Berlin 2017: Danny Boyle, James Mangold, Alex de la Iglesia, Hong Sangsoo, Volker Schlöndorff s’ajoutent à la sélection officielle

Posté par vincy, le 10 janvier 2017

En plus des 10 films déjà révélés il y a près d'un mois (lire notre actualité du 15 décembre 2016) qui comprenait entre autres les nouveaux films de Alain Gomis, Sally Potter, Agnieszka Holland, Aki Kaurismäki et Raoul Peck, et du film d'ouverture en compétition (Django d'Etienne Comar), la 67e Berlinale (9-19 février), dont le jury sera présidé par Paul Verhoeven, a ajouté 12 films, dont la moitié en compétition, à sa Sélection officielle.

Compétition:
Bamui haebyun-eoseo honja (On the Beach at Night Alone) de Hong Sangsoo (Corée du sud), avec Kim Minhee, Seo Younghwa
El Bar (The Bar) d'Alex de la Iglesia (Espagne), avec Blanca Suárez, Mario Casas
Helle Nächte (Bright Nights) de Thomas Arslan (Allemagne) avec Georg Friedrich, Tristan Göbel
Joaquim de Marcelo Gomes (Brésil), avec Julio Machado, Isabél Zuaa
Mr Long de Sabu (Japon), avec Chen Chang, Sho Aoyagi
Retour à Montauk de Volker Schlöndorff (Allemagne), avec Stellan Skarsgård, Nina Hoss, Susanne Wolff, Niels Arestrup

Hors compétition:
Logan de James Mangold (USA), avec Hugh Jackman, Patrick Stewart
T2 Trainspotting de Danny Boyle (Royaume Uni), avec Ewan McGregor, Robert Carlyle, Jonny Lee Miller
Viceroy’s House de Gurinder Chadha (Royaume Uni/Inde), avec Hugh Bonneville, Gillian Anderson

Séances spéciales:
Es war einmal in Deutschland... (Bye Bye Germany) de Sam Garbarski (Allemagne), avec Moritz Bleibtreu, Antje Traue, Mark Ivanir
In Zeiten des abnehmenden Lichts (In Times of Fading Light) de Matti Geschonneck (Allemagne), avec Bruno Ganz, Hildegard Schmahl
Masaryk (A Prominent Patient) de Julius Sevcík (Rép. Tchèque), avec Karel Roden, Hanns Zischler

Steve Jobs en clôture du London Film Festival

Posté par MpM, le 8 août 2015

steve jobs

C'est donc le nouveau film de Danny Boyle, Steve Jobs,  qui clôturera le London Film Festival le 18 octobre prochain. Pour le réalisateur britannique, on pourrait presque parler d' habitude puisque c'est la troisième fois qu'un de ses longs métrages est présenté en clôture à Londres.

Cette année, il ne s'agit toutefois pas de n'importe quel film, mais bien du très attendu biopic du fondateur d'Apple, adapté de la biographie de Walter Isaacson, qui a connu de nombreuses péripéties avant de voir le jour. Ecrit par Aaron Sorkin, il réunit Michael Fassbender (Steve Jobs), Seth Rogen (Steve Wozniack, co-fondateur d’Apple) et Kate Winslet (Joanna Hoffman, ancienne directrice marketing de Macintosh).

Il est attendu sur les écrans français le 6 janvier 2016.

Par ailleurs, Les suffragettes de Sarah Gavron avec Carey Mulligan et Meryl Streep fera, lui, l’ouverture du festival le 7 octobre.

Découvrez la bande-annonce de Steve Jobs

Découvrez la bande-annonce des Suffragettes

Danny Boyle tourne Steve Jobs avec Michael Fassbender

Posté par vincy, le 1 février 2015

Le casting a été compliqué à boucler. Le biopic sur Steve Jobs, adapté de la biographie (et best-seller) de Walter Isaacson, devait être réalisé par David Fincher. Mais, trop gourmand (10 millions de $), le réalisateur a été éjecté du projet. Christian Bale devait alors incarner le feu patron d'Apple. Sony engage alors Danny Boyle qui préfèrerait travailler avec Leonardo DiCaprio. Ce dernier, finalement, ne s'engage pas sur le projet. Sony et Boyle décident de revenir vers Christian Bale, qui accepte le rôle, dans un premier temps (lire notre actualité du 24 octobre 2014). Moins de trois mois avant le début du tournage, l'ex-Batman décide de ne pas signer le contrat, considérant qu'il n'était pas l'acteur idéal pour le rôle.

C'est alors que Danny Boyle décide d'approcher Michael Fassbender, moins cher, moins star. Fassbender accepte. Et entre temps, le projet passe de Sony à Universal. Ultime rebondissement avant la mise en production définitive du film.

Le tournage de Steve Jobs a commencé cette semaine à San Francisco. Seth Rogen dans le rôle de Steve Wozniack, co-fondateur d’Apple, Kate Winslet en Joanna Hoffman, ancienne directrice marketing de Macintosh, Jeff Daniels en John Sculley, vice-président d’Apple, Katherine Waterston (Night Moves) en ancienne compagne de Steve Jobs, Michael Stuhlbarg en Andy Hertzfeld, membre d'origine de l’équipe de développement du Macintosh, et aussi Sarah Snook, Perla Haney-Jardine, Makenzie Moss et Adam Shapiro sont au générique.

Le film se déroule des coulisses du lancement des produits phares de la marque jusqu’à la présentation de l’iMac  en 1998.

Steve Jobs est prévu sur les écrans en 2016.

Bale et Boyle croquent la pomme de Steve Jobs

Posté par vincy, le 24 octobre 2014

Danny Boyle réalisera un nouveau biopic sur Steve Jobs, créateur d'Apple et investisseur d'origine de Pixar. C'est Christian Bale qui incarnera le défunt patron de la firme à la pomme. Le scénario de Jobs est l'adaptation d'eune biographie rédigée par Walter Isaacson en 2011 et sera écrit par Aaron Sorkin (The Social Network).

"Le rôle est extrêmement difficile, il a plus de texte à dire dans ce film que la plupart des gens dans trois films réunis", a indiqué Aaron Sorkin. "Il n'y a pas une scène où il ne soit pas présent à l'écran, c'est un rôle très difficile et il va être formidable", a-t-il ajouté.

Le scénariste avait déjà annoncé que le film à venir ne serait pas une film biographique linéaire.

Deux comédiens ont déjà incarné Steve Jobs au cinéma : Ashton Kutcher dans jOBS de Joshua Michael Stern (2013) et Justin Long dans iSteve de Ryan Perez (2013).

Danny Boyle (Slumdog Millionaire) n'a jamais réalisé de véritable biopic jusqu'ici. Son dernier film, Trance, est sorti l'a dernier. Il avait par ailleurs annoncé vouloir réaliser Porno, la suite littéraire de Trainspotting écrite par Irvine Welsh (lire notre actualité du 12 mars 2013).

Razzia d’Emmy Awards pour Ma vie avec Liberace

Posté par vincy, le 23 septembre 2013

Michael Douglas Emmy AwardsDimanche soir, les Emmy Awards, les Oscars de la TV américaine, n'ont pas fait dans la dentelle avec 11 statuettes pour le dernier film de Steven Soderbergh, Ma vie avec Liberace. En compétition à Cannes en mai dernier, le film n'avait pas pu trouver de distributeurs aux Etats-Unis et avait du "se contenter" d'une diffusion sur HBO (qui a battu des records d'audience).

Le téléfilm, actuellement dans les salles de cinéma françaises, a remporté plusieurs prix techniques : meilleure direction artistique, meilleur casting, meilleurs costumes, meilleures coiffures, meilleurs maquillages, meilleures prothèses, meilleur montage, meilleur mixage sonore.

Mais il a surtout raflé les trois récompenses les plus prestigieuses : meilleur téléfilm, meilleur réalisateur pour Steven Soderbergh et meilleur acteur pour Michael Douglas. L'acteur a remercié son épouse Catherine Zeta-Jones, bien qu'il soit récemment séparé d'elle, et son partenaire, Matt Damon : "Matt, tu mérites la moitié de ce prix. Tu veux la partie devant ou la partie derrière?"

Douglas devient membre du club très sélect des acteurs ayant gagné l'Oscar et l'Emmy. Douglas avait déjà été nommé trois fois aux Emmy Awards en tant que second rôle dans Les rues de San Francisco et une fois en tant que comédien invité dans la sitcom Will & Grace.

Autres vainqueurs notables:

Laura Linney, pour son rôle dans le téléfilm The Big C : hereafter

David Fincher, pour la réalisation de la série House of Cards

Claire Danes, pour son rôle dans la série dramatique Homeland

Jeff Daniels, pour son rôle dans la série dramatique The Newsroom

Melissa Leo, comme actrice invitée dans la série comique Louie

Ellen Burstyn, pour son second-rôle dans le téléfilm Political Animals

James Cromwell, pour son second-rôle dans le téléfilm American Horror Story : Asylum

Danny Boyle, pour la réalisation d'un événement spéciale (l'ouverture des J.O. 2012 à Londres)

Danny Boyle confirme qu’il y aura sans doute une suite à Trainspotting

Posté par vincy, le 12 mars 2013

17 ans après la sortie du film culte Trainspotting qui révéla Ewan McGregor et Jonny Lee Miller, le réalisateur Danny Boyle a confirmé dans The Guardian que le scénariste John Hodge travaillait actuellement à une suite.

Il s'agira de l'adaptation très libre de Porno d'Irvine Welsh, critiqué à l'époque pour n'être pas aussi bon que son autre roman Trainspotting. Les protagonistes traverseront deux décennies, de la fin des années 80 au début des années 2000. Boyle met encore un bémol : il faut que le script soit à la hauteur. Mais il est certains que les comédiens seront disponibles et que le public attend cette suite tant ils adorent les personnages et l'univers de Welsh.

Dans le livre Porno, Mark Renton, Begbie le psychopathe, Sick Boy et Spud rêvent d'une vie meilleure, coincés dans la ville pluvieuse et glacée d'Edimbourg. Quand Sick Boy rencontre Nikki, belle étudiante obsédée par la peur de vieilli : tous deux décident de produire le film pornographique du siècle.

Le réalisateur imagine sortir le film en 2016, 20 ans après le premier opus. D'ici là, son prochain film, Trance, sera dans les salles françaises le 8 mai.

Le théâtre arrive dans les salles CGR et Pathé dès la mi octobre

Posté par vincy, le 4 octobre 2012

Après l'opéra (34 000 spectateurs le 14 avril pour "La Traviata" dans les salles Pathé), Florence Foresti (82 000 spectateurs dans 250 salles), le théâtre s'invite au cinéma. Le 3e réseau de multiplexes, CGR, va en effet proposer dans 120 salles six pièces de théâtre. Le programme, "Lumières! Au coeur du théâtre" se déroulera d'octobre à mai.

Pathé a immédiatement répliqué en annonçant la diffusion de "Frankenstein" les 15 et 22 octobre prochains. La pièce est mise en scène par l'oscarisé Danny Boyle et interprétée par Benedict Cumberbatch (la série "Sherlock") et Jonny Lee Miller (Trainspotting).

CGR préfère proposer des spectacles populaires : "Calamity Jane", avec Clémentine Célarié-Yvan Le Bolloc'h, "La Peste", avec Francis Huster, "Snowshow", avec le clown Slava Polunin, "Le bourgeois gentilhomme" avec Denis Podalydès sont déjà prévus.

Notre amie Charlotte Lipinska, spécialiste aussi bien de spectacles vivants que de cinéma, fera une courte présentation avant chaque diffusion.

Les attentes de l'exploitant sont ambitieuses : de 80 000 à 100 000 spectateurs pour la première saison, soit à peu près le résultat de la saison du Royal Opéra de Londres dans le réseau. UGC diffuse l'Opéra de Paris et Pathé le "Met" de New York et le Bolchoï.

Si le petit écran permet à de décloisonner le théâtre en le proposant dans chaque foyer, on peut s'interroger sur la diffusion de pièces dans les salles de cinéma à une époque où les théâtres ont du mal à remplir leurs sièges. Il faut espérer que ces événements inciteront les spectateurs à découvrir le plaisir du spectacle vivant, et aller le découvrir en "live".

Danny Boyle, Saigneur des anneaux des Jeux Olympiques

Posté par vincy, le 28 juillet 2012

Orchestrée par le réalisateur Danny Boyle, assisté par Stephen Daldry, la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres n'a pas fait dans la demi-mesure : des stars, 10 000 figurants, 23 000 costumes et un budget total évalué à 34,5 millions d'euros.

Baptisé "Isle of Wonder", le spectacle n'avait pourtant rien de merveilleux. Gros barnum patriotique où les anachronismes (et oublis de l'histoire digne d'un révisionnisme positif) en faisait une pièce montée (certes verdoyante et plantée de drapeaux) souvent indigeste, le show devait être difficile à comprendre pour les spectateurs du stade. Pour les téléspectateurs (à qui ce divertissement était destiné), entre films pré-tournés, reconstitution en "live" et rituels obligatoires (le défilé des athlètes a bien plombé l'ambiance), c'était surtout très long...

Ce que l'on peut reprocher à Boyle, c'est d'avoir fait côtoyer le pire avec le meilleur, sans avoir fait le tri. La trame sonore est sans doute ce qu'il y a eu de mieux : un régal jouissif pour les oreilles. Insufflant du punk, du rock, de la pop, du hip-hop, le cinéaste était dans son élément. D'ailleurs, on reste bien plus convaincu par ses virgules audiovisuelles que par sa mise en scène pesante comme un pudding congelé. L'histoire du pays s'est ainsi transformée en foire kitsch médiévale avant de basculer dans l'ère industrielle en fer fondu. Ces anneaux incandescents dans le ciel était sans doute l'idée la moins inspirée et la plus banale qui soit. Un peu plus et on nous plaçait les sponsors au détour d'une séquence subliminale...

Toute la première partie, déroulée par un Kenneth Branagh tempêtant hors-jeu, a démontré que le Royaume Uni avec des chansons, des comédiens, mais aucun sens du bon goût artistique. Heureusement, ils ont aussi de l'humour. Rowan Atkinson, alias Mister Bean, jouant du Vangélis (Les chariots de feu) façon David Guetta (une note, toujours la même), nous a amuéé avec un sketche où la triche est autorisée. Au second degré, il y a aussi David Beckham en pilote de hors-bord sur la Tamise, style James Bond avec sa belle ou pub de parfum cheveux au vent - on hésite tellement c'était peu crédible et assez risible. Mais le summum est évidemment l'arrivée en taxi au Palais de Buckingham de 007, le "vrai", c'est-à-dire Daniel Craig. Pour la première fois, la Reine d'Angleterre a accepté d'apparaître dans une (courte) oeuvre de fiction, escortée par l'espion au service d'elle-même, sa Majesté. Une façon peu royale d'arriver au stade : un saut en parachute d'un hélicoptère. Insolite, classe et drôle.

En réutilisant tous les mythes britanniques, Boyle a montré que la culture de son pays était universelle, de Shakespeare à J.K. Rowling (présente en personne, accompagnée d'un Voldemort gigantesque) en passant par "Alice au pays des merveilles" et Mary Poppins. La séquence "enfance" n'était pas réellement séduisante ni dynamique. Boyle fut plus inspiré avec celle sur la jeunesse, avec les réseaux sociaux, la télévision et la musique en valeurs étalon. Fouillis mais pêchu.

On peut regretter que son hommage au cinéma ait été si bâclée (Chaplin, 4 mariages et un enterrement, une auto-citation avec Trainspotting), que la comédie musicale ait été oubliée. Que l'ensemble était finalement assez laid ou trop niais, selon les tableaux. Cette cérémonie boursouflée s'est cependant achevée avec une véritable belle idée : des pétales enflammés s'élevant à l'unisson vers le ciel d'un stade prêt à déclencher son feu d'artifice pour ne former qu'une seule torche, gigantesque. Révérence et référence à Mordor et Tolkien.

Hélas après trois heures de spectacle et de défilé, le téléspectateur n'avait plus le courage de s'enflammer. Comme un gros blockbuster aussi vite vu qu'oublié, Boyle nous aura plus ennuyé qu'excité.

Vincent Cassel ajoute Danny Boyle à sa filmographie

Posté par vincy, le 29 juillet 2011

Vincent Cassel avait débuté à Hollywood en jouant un aristocrate français précieux et homosexuel dans Elizabeth de Shekhar Kapur en 1998. Depuis il est devenu le seul acteur masculin du cinéma français à percer à Hollywood, puisqu'il a tourné avec Jez Butterworth, Paul McGuigan, Steven Soderbergh, Mikael Häfström, David Cronenberg et Darren Aronofsky.

Il va pouvoir rajouter Danny Boyle à sa liste puisqu'il sera du casting de son prochain film, Trance. Le film, prévu pour une sortie en 2013, racontera l'histoire de deux malfaiteurs, dans le cadre d'un vol d'oeuvres d'art. Rosario Dawson perturbera ce duo, dont l'autre mâle sera incarné par James McAvoy. Michael Fassbender était pressenti pour jouer le rôle finalement dévolu à Cassel.

Boyle promet un film sexy, noir et proche de ses premiers succès comme Petits meurtres entre amis et Trainspotting.

Le tournage devrait débuter cet automne à Londres avant que le réalisateur ne se concentre sur la mise en scène de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012.