Adam “MCA” Yauch est mort le 4 mai à l’âge de 47 ans, des suites d’un cancer de la gorge déclaré depuis 2009. MCA était son surnom au sein du groupe Beastie Boys. Le rap autant festif qu’énergique du trio a su gagner de nombreux fans, surtout avec leur disque ‘Ill Communication’ en 1994, et récemment le groupe était revenu sur le devant de la scène en 2011 avec l’album ‘Hot Sauce Committee Part Two’. Pour son lancement, Adam Yauch avait réalisé le court-métrage Fight for Your Right: Revisited (clip de 30 minutes) qui a réuni quantités d’acteurs : Elijah Wood, Seth Rogen, Danny McBride, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Laura Dern, Chloë Sevigny, Kirsten Dunst, Orlando Bloom, Will Ferrell, John C. Reilly, Jack Black…
Si Adam “MCA” Yauch est très connu pour sa musique au sein des Beastie Boys, il faut rendre hommage à l’amoureux du cinéma qu’il était.
Adam Yauch est le fondateur de la société Oscilloscope Laboratories, dont la principale activité est d’acheter et de distribuer des films aux Etats-Unis. Il s’est intéressé particulièrement aux films indépendants, aux documentaires, et à des titres considérés comme sans potentiel commercial. La majorité des films distribués par Oscilloscope Laboratories n’auraient d’ailleurs jamais été vus par les spectateurs américains sans la volonté de Adam Yauch.Oscilloscope Laboratoriesa été le distributeur de films tels que We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, Meek’s Cutoff de Kelly Reichardt, Kisses de Lance Daly, Exit through the gift shop de Banksy, Bellflower de Evan Glodell, mais aussi des films français comme L’épine dans le cœur de Michel Gondry ou Happy Few de Antony Cordier (sorti sous le titre Four lovers).
Voici donc la bande-annonce du film Gunnin’ for that #1 spot, un documentaire produit et réalisé par Adam Yauch. On y voit en particulier huit jeunes joueurs de basket qui montrent qu’ils peuvent passer professionnels, et aussi le fameux terrain de basket Rucker Park de Harlem où de nouveaux joueurs se faisaient une réputation. Comme le chantait Adam “MCA” Yauch, ch-check it out wha-what it’s all about.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Gunnin’ for that #1 spot.
77 ? Déjà ? Justement, l’année 1977 est particulière pour le cinéma. On y découvre à l’affiche des nouveautés un film américain dont les producteurs ne savaient que faire : l’histoire d’un chevalier et d’une princesse avec un pilote de vaisseau spatial accompagné d’un grand singe et de deux robots…Un film bizarre, peut-être pour enfants. "Ca ne marchera jamais." A la surprise générale, ça fait un carton avec des spectateurs par millions, Star Wars réalisé par George Lucas devient le succès de l’année avant de devenir la saga culte que l’on connaît.
On est le 4 mai ? C’est un jour qui fait se reconnaître entre eux les fans de Star Wars. En anglais la date ‘May 4th’ se prononce comme la célèbre réplique ‘May the Force be with you’… Forcément, un clin d’œil à la guerre des étoiles s’impose.
Voici donc Star Wars Cantina, un spot publicitaire inspiré d’une scène du film pour une marque de sport (au moment de la coupe du monde de foot 2010). Le rappeur Snoop Dogg se bat au sabre laser, Han Solo discute avec les Daft Punk, le footballeur David Beckham a la proposition de jouer pour Jabba, il y a Noel Gallagher assis dans le fond (on y voit aussi Franz Beckenbauer, Ian Brown, Ciara, Jay Baruchel, DJ Neil Armstrong)… Il s’agit d’un détournement mis en image par Nima Nourizadeh, qui avait déjà clippé de nombreux musiciens britanniques, il vient de faire ses débuts de réalisateur au cinéma avec le film Project Xqui était sorti en salles le 14 mars.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Star Wars Cantina.
Une polémique, quelle polémique ? Un clip réalisé par Gaspar Noé avec une musique de SebastiAn a été jugé provocateur mais sans vraiment être censuré, et finalement quelques semaines plus tard, aucun scandale n'a éclaté. L’objet du délit montre une fillette danser de manière quelque peu suggestive devant l’objectif d’une caméra. Une séquence plus ou moins innocente où la perversion est plus dans l’œil de quelques personnes qui regarderont que dans le contenu même des images.
SebastiAn est connu pour ses remix, mais il compose aussi pour des bandes-originales de film, quelques morceaux pour Steak de Quentin Dupieux (dans lequel il est aussi acteur) mais surtout toute la musique de Notre jour viendra de Romain Gavras.
Voici donc Love in motion, filmé par Gaspar Noé. Ce dernier sera de retour au Festival de Cannes le mois prochain : après Enter the void, il présentera en effet le film 7 jours à La Havane composé de plusieurs segments réalisés par Benicio del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Juan Carlos Tabio, Laurent Cantet et donc Gaspar Noé.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Love in motion
Un jeune couple amoureux, une maladie grave, un anniversaire, une trahison, des regrets… et plus encore dans une histoire racontée en sept minutes ? Des acteurs crédibles, des plans bien cadrés, une jolie lumière, une bande-son adéquate ?
C'est le défi relevé par Je suis compatible, un court-métrage réalisé par David Dang :
Thomas, qui file le parfait amour avec Sarah, apprend qu'il souffre d'insuffisance rénale.
Les plus attentifs pourront remarquer dans le montage un petit faux raccord d’accessoire : la lettre sortie de l’enveloppe est une feuille perforée pliée en quatre et le gros plan suivant est une lettre qui avait été pliée autrement et sans aucun trou…
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Je suis compatible.
Le meilleur endroit où découvrir un film est bien évidement le fauteuil d’une salle de cinéma. Le cinéma de quartier et la salle "art et essai" participent tout autant que les multiplexes à proposer une large sélection de nouveautés et aussi de film de patrimoine. Cependant ce sont vraiment les journées du mercredi avec une quinzaine de nouveaux titres qui rythment le choix des films proposés, avec surtout ceux qui ont le plus de potentiel commercial au détriment des autres.
Des films français comme Livide ou Mineurs 27 sont passés inaperçus, la situation est encore plus critique pour un film étranger tel que Aurora du Roumain Cristi Pulu avec sa durée de 3 heures… En France les plus importants exploitants (les groupes UGC, Gaumont, MK2) sont également parfois co-producteurs de films proposés en priorité dans leur circuit de salles. Force est de constater que diversité et rentabilité sont deux notions difficilement compatibles, des exemples ici.
Voici donc Plus de passion, plus d’émotions, une publicité institutionnelle pour un exploitant de salles de cinéma qui communique son nouveau slogan. On y voit un duo d’acteurs sur un tournage de film où on leur demande de jouer toutes les émotions possibles. Ce spot qui vante une volonté de proposer une sélection très éclectique de films a été mis en image par Emma Lucchini, déjà réalisatrice du film Sweet Valentine qui d'ailleurs a souffert de ne sortir que sur une combinaison réduite de copies...
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Plus de passion, plus d’émotions.
Celle qui minaudait Pooh Pooh Bee Doo... est devenue une icône planétaire, tout le monde voulait l’approcher et elle est pourtant restée insaisissable. Marilyn Monroe est à l’honneur cette semaine avec la sortie de My Week With Marilyn où un assistant de plateau romance quelques jours du tournage chaotique de Le prince et la danseuse. On y aperçoit la star sulfureuse mais aussi une actrice peureuse qui peine à sortir ses répliques…
Et si on imaginait le scénario d’un biopic sur Marilyn Monroe ? Le plus intéressant serait une reconstitution de l’année 1950, rien de plus, car c’est le moment où son personnage de Marilyn s’est le plus construit pendant qu’il détruisait Norma Jeane…
1950, c’est vraiment l’année où sa carrière va décoller. Grâce à son impresario Johnny Hyde, elle a déjà joué des petits rôles dans plusieurs films qui sortiront sur les écrans cette année-là. Au début de l’année, le réalisateur Joseph L.Mankiewicz (déjà oscarisé) prépare son futur film All about Eve, il engage alors cette Marilyn Monroe pour un second rôle le temps de deux séquences. Le tournage a lieu courant mai.
Fin mai, c’est la sortie de The asphalt jungle de John Huston (qui aura quatre nominations aux Oscars), en août sort The fireball, et en septembre arrive All about Eve. Marilyn Monroe devient la jolie blonde qu’on a envie de revoir…
C'est toujours en 1950, lors d’une soirée qui réunit l’équipe du film Un tramway nommé désir de Elia Kazan, elle fait la rencontre de Vivien Leigh et de son mari Laurence Olivier… avec qui elle tournera bien plus tard Le prince et la danseuse (le sujet de My week with Marilyn).
Johnny Hyde qui est l'agent et aussi l'amant de Marilyn veut lui faire obtenir un contrat conséquent (de sept ans) avec le studio de la Fox. Pour cela, elle doit faire un bout d’essai pour un film en préparation qui est Cold shoulder. Le film ne sera jamais tourné, mais elle aura ensuite plusieurs rôles dans les productions Fox, à commencer par Rendez-moi ma femme.
Johnny Hyde meurt le 18 décembre d’une crise cardiaque. Au moment de Noël, le 24 décembre, Marilyn Monroe est trouvée inconsciente dans sa chambre suite à une overdose de médicaments : elle fût sauvée à l’hôpital avec un lavage d’estomac. La future icône mondiale avait alors seulement 24 ans…
Voici donc le screen-test de Marilyn Monroe pour le projet de film Cold shoulder :
Qui a écrit ceci à propos de Marilyn Monroe ?
"Je l’attends pour donner la scène. Elle est en retard. Et la voici enfin qui s’excuse : "vous allez voir ce que c’est de jouer avec la pire actrice de la planète". Je cherche mes mots pour lui répondre gentiment, calmement : "vous avez peur, mais pensez un peu à moi qui suis perdu".
Et soudain cet aveu la délivre. Elle n’en revient pas. Celui qui partage l’affiche face à elle et dont elle s’est fait une image inquiétante, eh bien il pète de trouille et il ne s’en cache pas. C’est un choc réel, pour une femme qui rumine ses complexes par rapports aux autres comédiens et qui s’estime, non sans raisons, plus ou moins méprisée par les gens d’Hollywood.
C’est la première fois qu’un leading-man, un homme qui doit garder son rang, la met en confiance simplement parce qu’il partage sa peur avec elle."
L’auteur de cet hommage, à propos duquel un projet de film est justement en train de se monter, est à retrouver ici.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Cold shoulder.
Pour accompagner la douceur retrouvée du printemps revenu, on vous propose un clip en forme de retour nostalgique à la période de la Nouvelle Vague.
Ils sont d’origine américaine et leur groupe a une notoriété plutôt confidentielle : Puresnatchers. Il s’agit d’une parenthèse musicale pour la femme du groupe, qui est plus connue comme membre du trio féminin Au Revoir Simone, dont le nom est d’ailleurs venu d’une réplique du film Pee-wee's Big Adventure de Tim Burton. Elles ont joué plusieurs concerts en compagnie du réalisateur David Lynch lors de ses ‘méditations’ et avec le duo Air, avec qui elles ont composé un titre du disque qui fait la bande-originale du film restauré Le voyage dans la lunede George Méliès.
Voici donc le clip Wet Cement, réalisé par Shahin Izadi, pour le groupe Puresnatchers. Cette vidéo en noir et blanc suggère un univers très cinématographique, avec d’ailleurs un sous-titrage de certaines pensées d’un personnage. On y voit un homme à l’allure de Jean-Paul Belmondo qui ne sait pas vraiment comment séduire la femme qui est à côté de lui, telle une Anna Karina moderne, pendant qu’ils sont poursuivis par un binôme qui ressemble au docteur Watson et à Sherlock Holmes…. Avec ce clip, le réalisateur Shahin Izadi a déclaré avoir voulu rendre un hommage au film Tirez sur le pianiste de François Truffaut.
Crédit photo : image modifiée d’après un extrait du film Wet Cement.
Le Festival de Cannes a annoncé le jury de la Cinéfondation et des courts métrages aujourd'hui. Grand prix du jury l'an dernier, double Palme d'or et prix du scénario à Cannes, les films des frères Dardenne sont à chaque fois parmi les chouchous des festivaliers de la Croisette. Pas étonnant que Jean-Pierre Dardenne ait été choisi pour la présidence du jury de la Cinéfondation et des courts métrages.
Il sera accompagné de l'actrice canadienne Arsinée Khanjian (par ailleurs épouse et égérie d'Atom Egoyan), du réalisateur et scénariste brésilien Karim Aïnouz (Madame Sata), de l'écrivain, scénariste et réalisateur Emmanuel Carrère (auteur de "Limonov" et réalisateur de La moustache) et du réalisateur (All Tomorrow's Party) et directeur de la photographie de Jia Zhang-ke, le chinois Yu Lik-wai.
Ils devront choisir parmi les films d'écoles de cinéma de la Sélection Cinéfondation, les trois premiers Prix, dotés de 15 000€, 11 250€ et 7 500€.
Le jury devra également désigner la Palme d’or du court métrage, remise lors de la cérémonie de Clôture du Festival, dimanche 27 mai.
A l’automne dernier, le 22e Festival du film britannique de Dinard avait présenté en compétition le film Week-end qui y a d'ailleurs reçu la mention spéciale "La règle du jeu" décerné par un jury d'exploitants de salles.
Week-end sort enfin sur nos écrans ce mercredi 28 mars, et c’est le coup de cœur d'Ecran Noir parmi les (nombreuses) nouveautés à l’affiche la semaine prochaine.
Avant de découvrir dans quelques jours l'interview intégrale de son réalisateur, Andrew Haigh, voici une bande-annonce du film accompagnée des premières réactions du cinéaste lors de sa venue à Dinard.
Ecran Noir : Week-end est l’histoire d’une rencontre entre deux personnes qui s’aiment, mais il s’agit de deux hommes. Dans quelle mesure est-ce difficile de trouver des financiers et des acteurs prêts à s'investir dans ce type de projet ?
Andrew Haigh : Il est vrai que ça n’a pas été facile, ça a été même un peu difficile justement parce le sujet était une histoire d’amour entre deux hommes. Quand vous démarchez les gens avec ce genre de projet en expliquant qu’on veut le faire avec une certaine authenticité, on ressent de leur part comme une anxiété. Les interrogations qui arrivent sont du genre "quel va être le genre de public de ce film ?", et donc ça a été dur de réunir des fonds. Au début les gens ont un peu peur de s’engager sur un film comme ça, on a eu beaucoup de ‘non’ et de ‘peut-être’ comme réponses avant qu’on nous dise ‘oui’. Trouver des acteurs a été beaucoup plus simple en fait. On leur a simplement envoyé le scénario donc ils savaient ce qu’il en était, et les comédiens qui sont venus aux auditions étaient motivés. Trouver des financements et des distributeurs pour sortir le film a pris un peu de temps et la raison est la suivante : un film sur des homosexuels ne fait pas venir beaucoup de spectateurs.
EN : Quelles ont été les premières réactions autour du film ?
AH : Le film est sorti aux Etats-Unis durant l’été 2011, ensuite était prévue la sortie en Angleterre pour novembre, décembre pour l’Allemagne, mars pour la France. C’est un peu bizarre que le film ne soit pas sorti en premier dans notre pays l’Angleterre, en fait il est d’abord sorti aux Etats-Unis car le film avait été vu et remarqué dans des festivals et on a eu vite des propositions pour sa distribution, ce qui est plutôt bon signe. On a eu de très bonnes critiques. Pour un film à petit budget, on a eu la chance d’avoir eu une sortie dans une cinquantaine de villes américaines environ avec un très bon accueil, c’est mieux que ce qu’on aurait pensé.
EN : Dans le film, on remarque que les hétéros parlent facilement de leurs expériences sexuelles en public mais pas les gays. Pourquoi se sentent-ils gêné de le faire eux aussi ?
AH : C’est quelque chose de bizarre, aujourd’hui en 2011 on pourrait penser que les mentalités ont évolué sur ces questions d’identités sexuelles, mais en fait pas assez. Les choses ont certes changé par rapport à l’acceptation et l’intégration des différences et c’est vraiment mieux. Toutefois, dans un bar avec plein de monde, une personne ne se sent toujours pas à l’aise pour raconter une rencontre homosexuelle, tandis que les autres gens en majorité hétéros le font sans aucun problème de leur côté. Une personne homosexuelle ressent comme une pression sociale avec un poids du passé où il y avait discrimination, même si les personnes qui vous entourent sont très ouvertes d’esprit. Le film évoque d’ailleurs cette difficulté de se confier, même à des amis.
EN : Qu’est ce qui était le plus difficile à tourner entre les scène de sexe et celle de tendresse ?
AH : Ce sont les scènes de tendresse entre les deux personnages qui ont été les plus délicates. En fait, les scènes de sexe ont été assez faciles à faire, ce qu’on filmait restait plutôt soft, les acteurs le font et voila. Là, il s’agit surtout de savoir où placer la caméra et de comment cadrer. Pour les scènes de tendresse entre les deux hommes, il y avait beaucoup de dialogues et en plus des émotions à jouer. Ce sont ces différentes émotions qu’il faut obtenir de la manière la plus juste.
EN : Un des personnages note que la norme hétéro est partout à la télévision, dans les livres, dans les publicités, dans les films... Week-end veut-il aller à l’encontre de cette situation ?
AH : De manière très modeste, peut-être, il s’agit d’amener un peu d’homosexualité dans un environnement très hétérosexuel. C’est très bien de raconter des histoires où un prince rencontre une princesse, mais on peut aussi raconter une histoire où un prince rencontre un prince. Les choses mettent beaucoup de temps à évoluer, des dizaines d’années. Il faudrait que plus de gens s’engagent à raconter des histoires différentes.
Crédit photo : image modifiée d’après un extrait du film Week-End et portrait de Andrew Haigh à Dinard par kristofy
A partir d’un certain degré de popularité, et surtout après un succès (commercial) au cinéma, un acteur devient une star. Ce changement de statut lui vaut d’entrer dans la A-list qui regroupe ceux qui ont le potentiel d’attirer le public avec leur nom sur l’affiche, et ça lui permet aussi de réclamer un salaire minimum (qui se chiffre en millions) avant de considérer un nouveau projet de film… En conséquence, il est rare que ce genre d’acteur populaire participe à un film court, à moins qu’il ne s’agisse d’une publicité pour un café avec George Clooney ou pour un parfum avec Natalie Portman (voir à ce sujet le classement des stars les plus côtées en pub ici).
Le seul format court où apparaît une vedette de cinéma reste le clip musical. Cependant, il s’agit la plupart du temps d’une figuration prestigieuse, comme Scarlett Johansson dans un clip de Justin Timberlake ou encore Natalie Portman dans un clip de Paul McCartney. Il existe en fait très peu de clips qui offrent un vrai rôle de composition…
Voici pourtant le clip Time to dance, du groupe The Shoes, avec en vedette l’acteur américain Jake Gyllenhaal. Ce qui est curieux, c’est qu’il s’agit en fait d’un groupe de musiciens français originaires de Reims et relativement méconnus (avec tout de même un buzz grandissant outre-Manche). Le clip est réalisé par Daniel Wolfe, et sa durée de 8 minutes lui permet de prendre la forme d’un court-métrage où un homme est déséquilibré par les meurtres qu’il a commis. A l’opposé de son image de héros hollywoodien (Le Secret de Brokeback Mountain, Zodiac, Love et autres drogues...), on y voit Jake Gyllenhaal dans un rôle de violent serial-killer...
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Time to dance.