Travelling, les petits aux pays des merveilles

Posté par Morgane, le 17 février 2010

Au sein du festival Travelling à Rennes, une partie est dédiée aux plus petits, dès 18 mois. Éléphant d’or regroupe deux programmes de courts métrages et c’est un jury enfant qui a remis le Prix 2010 au film Guyane de Imanou Petit. Le Prix École au Cinéma a, quant à lui, été décerné au Petit Dragon de Bruno Collet, film d’animation très drôle sur une poupée Bruce Lee qui revient à la vie et part à la découverte du petit monde dans lequel il s’éveille.

Je ai pu voir que le programme de courts “Éléphant d’or 2″ (sept courts), mais celui-ci regorge déjà de jolies trouvailles. Catch Him! qui nous vient tout droit de Slovaquie est original de par son animation et son style graphique. La Carte, film en prises de vue réelle, nous attendrit et nous fait rire par le biais de deux personnages amoureux mais qui vivent dans deux cartes postales différentes. Et d’un point de vue personnel, mon coup de coeur va aux Escargots de Joseph réalisé par Sophie Roze. Film d’animation dont les personnages sont faits de pâte à modeler, Les Escargots de Joseph plonge dans l’univers d’un petit garçon très timide et introverti vivant dans son monde et où ses amis sont des escargots. Il se fait alors avaler par son nombril en forme de coquille d’escargot et découvre le monde terrifiant et triste des nombrilistes. Une fable poétique et très touchante sur la difficulté de communiquer avec les autres et la nécessité de s’ouvrir au monde extérieur qui nous entoure.

Les enfants ont également pu, durant le festival, découvrir ou redécouvrir des films comme Coraline, Panda petit panda, Mon voisin Totoro… et tout un cycle consacré au personnage d’Alice aux pays des merveilles. Il y en avait pour tous les goûts.

Le festival de Saint Jean de Luz est “in the loop”

Posté par vincy, le 19 octobre 2009

intheloop.jpgPour sa 14e édition, le Festival international des jeunes réalisateurs de Saint Jean de Luz a consacré In the Loop (meilleur film ET meilleur réalisateur). Le film d’Armando Iannucci sort le 18 novembre en France et a déjà rapporté 2,4 millions de $ au box office nord-américain. Joxean Bengoetxea (Ander) a reçu le prix du meilleur acteur et Pauline Etienne (Le plus bel âge) celui de la meilleure actrice. Le public a préféré donner la Chistera (le nom basque du prix) à Max Meyer pour son bientôt culte Adam. Le prix des jeunes a choisi La reine des pommes.

Présidé par Anne Parillaud, le jury (1) faisait face à une sélection que de nombreux festivals envieraient. Certes, ici, nulle avant-première mondiale, aucune star débarquant en jet privé et lançant un match de foot pour de belles images au JT. Les festivals du Pays-Basque préfère l’ambiance, l’artistique et une forme d’humilité. Tous les films ont des distributeurs, ce qui garantit presque une date de sortie prochaine pour ces oeuvres.

10 films remarqués au fil des mois

En compétition, le festival a sélectionné La grande vie, du comédien Emmanuel Salinger, dont c’est le premier long métrage. In the loop, satire politique britannique, d’Armando Iannucci, qui a fait le tour du monde des festivals depuis son avant-première à Sundance cette année. La famille Wolberg, d’Axelle Ropert, a été vu à Cannes. Lenny & the Kids, des frères Safdie, a aussi été présenté à Cannes. Ander, de Roberto Caston, a reçu un prix à Berlin et deux prix au récent Cinespana de Toulouse.  La reine des pommes, de Valérie Donzelli, avait été sélectionné par Locarno, comme Le plus bel âge (ou L’insurgée), de Laurent Perreau. Huacho, du chilien Alejandro Fernandez Almendras, avait été le NHK Award pour l’Amérique Latine en 2008, récompensant un nouveau talent par continent. Pour l’Europe, cette même année, ce fut La fille la plus heureuse du monde, de Radu Jude, cinéaste très prometteur et multi-récompensé, qui l’emporta, avant de recevoir d’autres prix à Berlin et Sofia.  Adam, de Max Meyer, avait aussi fait sensation à Sundance, puis dans les médias américains, avant de gonfler son box office aux alentours de 2 millions de $, dans très peu de salles.

Hors compétition, Une affaire d’état (thriller), Kerity et la maison des contes (animation) et Gamines (comédie) vairiaent les genres.

Le jury court-métrage, présidé par Sinclair, mettait en avant les premiers pas derrière la caméra des comédiens Audrey Dana, Benjamin Guillard et Grégoire Colin mais aussi ceux d’Olivia Basset, Pauline Bureau, Pauline Pallier, Fabrice O. Joubert, Jean-Christophe Lie. Notons aussi la présence d’Ida Techer, ancienne professionnelle du cinéma (Festival de Cannes, assistante, attachée de presse) avec son deuxième court, celle du premier film d’Eric Raynaud, scénariste de L’Affaire Farewell.

__________ 

(1) le jury long métrage était composé des rélaisateurs Christophe Barratier, Ivan Calberac, Bruno Chiche, Luc Jacquet et des comédiennes Laure Duthilleul et Linh-Dan Pham. Le jury court métrage était composé de Stanislas Mehrar, Audrey Marnay, Stéphanie Murat et Salomé Stévenin.

Cinespana 2009 : courts, mais bons

Posté par MpM, le 14 octobre 2009

Ela RibeirinhaComme tout festival qui se respecte, Cinespana proposait cette année une jolie sélection de courts métrages où tous les genres étaient représentés, y compris le documentaire. Comme souvent, c’est dans le format court que l’on voit le plus d’audace, d’expérimentation et de recherche esthétique. Plus de souffle aussi.

Les thèmes abordés, eux, sont sensiblement les mêmes que dans le long : la guerre civile est omniprésente, l’humour tient une place importance, la société est passée au crible dans ce qu’elle a de pire et de meilleur (handicap, difficultés économiques, héroïsme, racisme…).

De manière un peu subjective, on a envie de retenir un film parmi la trentaine présentée : Ela Ribeirinha de Pedro M. Vila Taboas, qui se distingue par son image noir et blanc joliment contrastée et sa manière de prendre son temps. On voit d’abord peu de choses : des gestes lents, mesurés, qui semblent caresser un cadre représentant un jeune couple. Puis des cloches dans le lointain, des pas mal assurés. Et une attente et une solitude mises à nu par l’absence de dialogue, de musique.

En moins d’un quart d’heure, avec quasiment aucune parole, Ela Ribeirinha dit presque tout de l’absence et du poids des guerres, des destins brisés et des rêves foudroyés en plein vol. Avec une simplicité déconcertante, il redonne au cinéma le pouvoir d’évocation qui est le sien. Pas forcément annonciateur d’une énième “nouvelle vague du cinéma espagnol”, mais preuve que le savoir-faire est toujours-là.

César 2010 : les 12 courts métrages en lice

Posté par vincy, le 1 octobre 2009

Ils sont douze. Douze courts métrages à avoir été sélectionnés par l’Académie française des arts et techniques du cinéma en vue d’être nommé parmi les cinq césarisables du meilleur court (et moyen) métrage.

Subjectivement, on vous annonce d’entrée notre affinité pour C’est gratuit pour les filles, de nos amies Claire Burger et Marie Amachoukeli. leur moyen métrage avait été présenté à la Semaine de la Critique cette année Cannes, juste avant Adieu Gary.

Les cinq finalistes seront connus le 22 janvier 2010. Le lauréat sera révélé le 22 février.

Masques de Jérôme Boulbès (Lardux Films)

Lila du Broadcast Club (Autour de Minuit Productions)

C’est gratuit pour les filles de Claire Burger et Marie Amachoukeli (Dharamsala)

¿ Dónde está Kim Basinger ? d’Édouard Deluc (Bizibi Productions)

Le feu, le sang, les étoiles de Caroline Deruas (Les Films au Long Cours)

Montparnasse de Mikhaël Hers (Les Films de la Grande Ourse)

Séance Familiale de Cheng-Chui Kuo (Ananda Productions)

Mei Ling de Stéphanie Lansaque et François Leroy (Je Suis Bien Content)

La raison de L’autre de Foued Mansour (C’est à Voir)

Les Williams d’Alban Mench (Les Films au Long Cours)

La harde de Kathy Sebbah (Ecce Films)

Voyage autour de ma chambre d’Olivier Smolders (Interscience Film)


L’Espagne : un brin de soleil sur Paris

Posté par Morgane, le 15 juin 2009

different2.jpgLe festival Différent 2 ! ouvre ses portes ce soir et durera sept jours ; il se déroulera dans plusieurs salles parisiennes (Majestic Passy, Instituto Cervantes, Nouveau Latina, Reflet Médicis).

Différent 2 !, c’est un mélange de styles, différents genres, différents formats de films et différentes visions du monde. Mais cette année, tous se rejoignent sur le thème de la Mémoire.

Voyage au bout de la mémoire promet de nous emmener au cœur de l’Histoire des années 30-40. Distrito 14, lui, revient sur les traces d’un grand groupe de rock espagnol tandis que la soirée d’ouverture (ce soir au Majestic Passy) fera la part belle à Camino (Goyas du Meilleur réalisateur, Film, Actrice, Révélation féminine, Scénario original et Second rôle masculin) de Javier Fesser.

Différent 2 ! accueillera également les plus petits avec une séance spéciale jeune public (Mafalda et Pocoyo y el circo espacial). On pourra aussi y découvrir un court métrage réalisé en 2008 par Pedro Almodovar (La concejala antropofaga) et bien d’autres encore.

La clôture de Différent 2 ! coïncide avec la fête de la musique.  Pour l’occasion, le festival sortira dans la rue à la nuit tombée pour un petit concert, rue Champollion.

_____________
Le site d’information Espagnolas en Paris

Cannes : la sélection de la Cinéfondation

Posté par MpM, le 28 avril 2009

cannes_blog.jpgParmi les neuf films qui concourront pour la Palme d’Or du court métrage cette année, un seul n’a pas été produit en Europe ! Pour autant, on aura malgré tout la possibilité de découvrir des cinématographies peu diffusées comme celle de Lettonie, de Croatie et du Portugal.

Le jury chargé de décerner la Palme, ainsi que le prix de la Cinéfondation, réunit les réalisateurs Bertrand Bonello (France) et Ferid Boughedir (Tunisie) ainsi que les actrices Leonor Silveira (Portugal) et Zhang Ziyi (Chine) sous la présidence du grand cinéaste britannique John Boorman.

The six dollar fifty man de Mark Albiston et Louis Sutherland (Nouvelle Zélande)

Larsog Peter de Daniel Borgman (Danemark)

Rumbo a peor d’Alex Brendemühl (Espagne)

Missen de Jochem de Vries (Pays Bas)

L’homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie (France)

Ciao Mama de Goran Odvorcic (Croatie)

Klusums de Laila Pakalnina (Lettonie)

Arena de Joao Salaviza (Portugal)

After tomorrow d’Emma Sullivan (Grande Bretagne)

Cannes : la Quinzaine des réalisateurs 2009 tire son épingle du jeu

Posté par MpM, le 24 avril 2009

Quinzaine des RéalisateursAvec Francis Ford Coppola en ouverture et deux réalisateurs habitués de la sélection officielle en compétition (Pedro Costa et Hong Sang-so), la Quinzaine des réalisateurs a magistralement ménagé ses effets pour concocter un programme alternatif particulièrement alléchant. Et comme en pied de nez à son illustre aînée, la section parallèle a mis l’accent sur l’Amérique du Nord (cinq longs métrages américains et trois canadiens) curieusement sous-représentée dans la course à la Palme d’or !

 Ouverture

Tetro de Francis Ford Coppola (Argentine-Espagne-Italie)

Clôture

Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (Israël-Allemagne)

Compétition

La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche)
The Alasness of Things de Felix van Groeningen (Belgique-Pays-Bas)
Eastern Plays de Kamen Kalev (Bulgarie-Suède)
Carcasses de Denis Cote (Canada)
J’ai tué ma mère de Xavier Dolan (Canada)
Polytechnique de Denis Villeneuve (Canada)
Navidad de Sebastian Lelio (Chili)
Oxide 2 de Liu Jia Yin (China)
La famille Wolberg d’Axelle Ropert (France-Belgique)
Land of Madness de Luc Moullet (France)
Le roi de l’évasion d’Alain Guiraudie (France)
Les beaux gosses de Riad Sattouf (France)
Yuki & Nina de Nobuhiro Suwa et Hippolyte Girardot (France-Japon)
Daniel & Ana de Michel Franco (Mexico-Spain)
Karaoke de Chan Fui (Chris) Chong (Malaysie)
Ne change rien de Pedro Costa (Portugal-France)
Here de Ho Tzu-Nyen  (Singapour-Canada)
Like You Know It All de Hong Sang-soo (Corée du Sud)
Amreeka de Cherien Dabis (USA)
Go Get Some Rosemary de Benny Safdie et Josh Safdie (USA-France)
Humpday de Lynn Shelton (USA)
I Love You Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa (USA-France)

Séance spéciale

Montparnasse de Mikhael Hers (France)

Courts métrages

Cicada d’Amiel Courtin-Wilson (Australie)
Jagdfieber d’Alessandro Comodin (Belgique)
Superbarroco de Renata Pinheiro (Brésil)
Anna de Runar Runarsson (Danemark)
Nice de Maud Alpi (France )
Les fugitifs de Guillaume Leiter (France)
Thermidor de Virgil Vernier (France)
The History of Aviation  de Balint Kenyeres (Hongrie)
Song of Love and Health de Joao Nicolau (Portugal-France)
Dust Kid  de Jung Yu-mi (Corée du Sud)
The Attack of the Robots from Nebuma-5 de Chema Garcia Ibarra (Espagne)
Drommar Fran Skogen de Johannes Nyholm (Suède)
American Minor de Charlie White (USA)
John Wayne Hated Horses de Andrew Betzer (USA)

Cannes : la Semaine de la Critique dévoile ses films…

Posté par vincy, le 23 avril 2009

Les films en compétition :

Huacho de Alejandro Fernández Almendras (Chili)
Ordinary People de Vladimir Perisic (Serbie)
Lost Persons Area de Caroline Strubbe (Belgique)
Adieu Gary de Nassim Amaouche (France)
Mal día para pescar (Bad Day to Go Fishing) de Alvaro Brechner (Uruguay)
Sirta la gal ba (Whisper with the Wind) de Shahram Alidi (Irak)
Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique)

Les Court-métrages en compétition:

Together de Eicke Bettinga (Allemagne)
Noche adentro de Pablo Lamar (Paraguay)
Runaway de Cordell Barker (Canada)
C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli & Claire Burger (France)
Tulum (La virée) de Dalibor Matanic (Croatie)
Logorama de H5 (France)
Slitage (Seeds of the Fall) de Patrick Eklund (Suède)

Séances spéciales :
Rien de personnel de Mathias Gokalp (France) - ouverture

Hierro de Gabe Ibañez (Espagne)

Séances spéciales courts et moyens métrages :

La baie du renard de Grégoire Colin (France)
1989 de Camilo Matiz (Colombie)
Faiblesses de Nicolas Giraud (France)
6 Hours de Moon Seong-hyeok (Corée du Sud)
Les Miettes de Pierre Pinaud (France)
Elo de Vera Egito (Brésil)
Espalhadas pelo ar (Dispercées dans l’air) de Vera Egito (Brésil)

Cannes : 4 272 films en provenance de 129 pays

Posté par MpM, le 23 avril 2009

cannes_blog.jpgCurieusement, cette année, ce n’est pas tant l’offre cinématographique qui s’étend que l’origine et la provenance des œuvres reçues. Avec malgré tout une différence notable entre les courts métrages (en hausse de 16% par rapport à 2008) et les longs (légèrement en recul). Côté géographie, ce sont plus de 129 pays qui ont proposé un ou plusieurs films…

- 1 670 longs métrages (1 792 en 2008 et 1 615 en 2007) venant de 120 pays de productions différents (contre 96 l’an dernier).

- 2 602 courts métrages (2 233 en 2008 et 2 368 en 2007) en provenance de 100 pays (contre 80 l’an dernier).

Au total, ce sont donc 4272 films en provenance de 129 pays qui ont été proposé au comité de sélection. 53 longs métrages venus de 32 pays de production différents, dont 46 en première mondiale, ont été retenus. On ne connaît pas encore les détails de la sélection courts métrages.

_________
Cannes-fest.com, le site du festival par Ecran noir

Petit retour sur le festival A hauteur d’enfant

Posté par denis, le 15 février 2009

Fort d’une bonne santé, le festival A hauteur d’enfant a bien démarré depuis le 9 février, l’organisateur de cet évènement Alain Kasanda continue d’insuffler à ce jeune festival tout l’oxygène nécessaire au bon déroulement des activités.

Afin de dissoudre les cloisonnements culturels, le festival est cette année réparti dans tout Sevran (Seine Saint-Denis), manière de toucher à un plus large public possible.

Ainsi l’atelier réalisation dirigé par Pierre Primetens s’attache à explorer l’intimité de jeunes sevranais au sein de leur domicile, manière une fois de plus de briser des frontières et d’amener les adolescents à déconstruire leur représentations visuelle du monde. Au centre social s’élabore des on côté l’atelier programmation où se forgera de la part des participants un esprit critique et un apprentissage de la lecture des images. L’atelier scénario quant lui, dirigé par Thibaud Oscar à l’@telier, initie le public à la manière de raconter une histoire avec des images. Enfin l’atelier bruitage joue la carte de l’amusement ludique où Jean-Carl Feldis, multi-instrumentiste, demande au public suite à al projection de films muets de récréer bruitage, voix et musiques.

Ce mélange des genres se retrouve aussi dans les ciné-concertos animés par le pianiste Jacques Cambra, où la musique pure est associée au traditionnel ciné concert, le tout entrecoupé par des improvisations pianistiques. Ou comment le piano à travers l’œuvre de grands compositeurs créé des images pour les petits et les grands.

On n’oubliera pas pour autant la superbe programmation de courts et longs métrages qui, on le souhaite, donneront peut être envie à certains petits créateurs en herbe.

Alors profitez-en, le festival dure jusqu’au 24 février !