Cannes 2019: Claire Denis présidera le jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 5 avril 2019

Le Festival de Cannes annonce que la cinéaste et scénariste française Claire Denis sera la Présidente du Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation cette année. Avec son jury, elle décernera le jeudi 23 mai les trois prix de la Cinéfondation parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés et le samedi 25 mai la Palme d’or du court-métrage lors de la cérémonie de Clôture de la 72e édition du Festival de Cannes.

Réalisatrice d’une "œuvre captivante" de 13 longs métrages, cette "Véritable aventurière" a "imposé, au fil de ses voyages artistiques, son goût de l’observation et de l’expérimentation en naviguant entre introspection et ouverture sur le monde" rappelle le communiqué.

On lui doit notamment des films qui traverse les frontières (avec un grand tropisme vers l'Afrique) et les genres (du drame à l'horreur en passant par la SF): Chocolat (1988), première œuvre semi-autobiographique sur l’indépendance du Cameroun et l’Afrique de son enfance, Beau Travail (2000), White Material (2010) marquent "les esprits et connaît les honneurs de la Compétition cannoise, des César et de la critique."

Sa filmographie comprend également S’en fout la mort (1990), J’ai pas sommeil (Un Certain Regard, 1994), Nénette et Boni (Léopard d’or à Locarno, 1996), Trouble Every Day (Séance de Minuit, 2001), L'intrus (2004), 35 Rhums (2008) ou encore Les Salauds (Un Certain Regard, 2013). Un beau soleil intérieur avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2017.

Son dernier film, High Life (2018), a été présenté à San Sebastian.

Oscars 2019: Green Book, Oscar du meilleur film!

Posté par wyzman, le 24 février 2019

La 91e cérémonie des Oscars ont soufflé un vent de fraîcheur avec plusieurs adaptations de comics récompensés. La diversité, qu'elle soit LGBT (les deux Oscars d'interprétation masculine pour deux personnages gays, l'Oscar de la meilleure actrice pour une reine lesbienne), afro-américaine ou latino-américaine, a été le mot d'ordre avec Bohemian Rhapsody et Rami Malek, Alfonso Cuaron (deux Oscars ce soir et quatre au total), Regina King, Mahershala Ali et Green Book, Black Panther, Blackkklansman.

Les histoires vraies (Green Book, La favorite, Roma, Bohemian Rhapsody...) ont quasiment tout raflé. Green Book - 3 Oscars - a été le choix consensuel de la soirée mais Bohemian Rhapsody repart vainqueur avec 4 statuettes. Le palmarès a été très éclaté entre plusieurs films, récompensant ainsi un peu tout le monde, sans offrir le sacre à Netflix pour Roma (qui repart quand même avec l'Oscar film en langue étrangère et l'Oscar du meilleur réalisateur).

MEILLEUR FILM: Green Book
Meilleur réalisateur: Alfonso Cuaron, Roma
Meilleure actrice: Olivia Colman, La favorite
Meilleur acteur: Rami Malek, Bohemian Rhapsody
Meilleur second-rôle féminin: Regina King, Si Beale Street pouvait parler
Meilleur second-rôle masculin:Mahershala Ali, Green Book
Meilleur scénario: Green Book
Meilleur scénario (adaptation): Blackkklansman
Meilleur film en langue étrangère: Roma
Meilleur court métrage: Skin
Meilleur documentaire: Free Solo
Meilleur court métrage documentaire: Period. End of Sentence
Meilleur film d'animation: Spider-Man: New Generation
Meilleur court métrage d'animation: Bao
Meilleure musique: Black Panther
Meilleure chanson originale: "Shallow" (A Star is born)
Meilleure photo: Roma
Meilleur montage: Bohemian Rhapsody
Meilleurs décors: Black Panther
Meilleurs costumes: Black Panther
Meilleurs maquillages & coiffures: Vice
Meilleurs effets visuels: First Man
Meilleur montage son: Bohemian Rhapsody
Meilleur mixage son: Bohemian Rhapsody

César 2019: « Jusqu’à la garde » triomphe

Posté par redaction, le 22 février 2019

23 Césars. 118 nominations. La 44e nuit des César, sur fond de Brexit (entre l'introduction sur des chansons de Queen et discours de Kristin Scott Thomas) a distingué un cinéma français éclectique et renouvelé, malgré de grosses absences dans les nominations.

La cérémonie a été laborieuse, à quelques exceptions près. Beaucoup d'inside jokes et de gags "entre soi" de la "grande famille du cinéma français" ont mis les téléspectateurs à distance. Sans compter le rythme très lent. On remercie Elie Seimoun d'avoir été un mannequin normal du Slip Français et Jérôme Commandeur qui a été de loin le plus drôle. Il y aussi de beaux moments musicaux - Eddy de Pretto interprétant Charles Aznavour, Cécile Cassel et Stéfi Celma pour Michel Legrand. (hélas même pas nommé) Mais tout , sinon, tombait souvent à plat. Ou frôlait la faute de goût (un grand hommage à Karl Lagerfeld hors-sujet, la vanne courte mais gênante de Guillaume Gallienne "mâle hétéro" sur-césarisé).

Le César d'honneur a conduit à Robert Redford à raconter ses souvenirs de jeunesse en France, après un montage exécrable rendant peu honneur à son talent.

Comme l'a si bien dit Philippe Katerine, "C'est n'importe quoi!". Enfin au moins certains prix étaient amplement mérités (Alex Lutz, Une affaire de famille, Vilaine fille...) et notamment le triomphe de Jusqu' la garde, de loin le film français le plus accompli de l'année. Les Frères Sisters (4 récompenses) et Shéhérazade (3 trophées) suivent sur le podium. Les films sélectionnés à Venise et à Cannes (particulièrement à la Semaine de la critique) ont été plébiscités.
La famille (mais pas sous son meilleur aspect) reste le fil conducteur de tous les films primés, même si les violences conjugales et les abus sexuels ont davantage marqué les discours.

Cette soirée de plus de trois heures était interminable, et, malgré le suspens promis, on a lutté contre l'idée d'aller voir ailleurs. Ou de revoir certains films récompensés.

Jusqu'à la garde: Meilleur film, Meilleure actrice (Léa Drucker), Meilleur scénario (Xavier Legrand), Meilleur montage (Yorgos Lamprinos)

Les frères Sisters: Meilleure réalisation (Jacques Audiard), Meilleure photo (Benoît Debie), Meilleur son (Brigitte Taillandier, Valérie de Loof, Cyril Holtz), Meilleurs décors (Michel Barthélémy)

Shéhérazade: Meilleur premier film, Meilleur espoir féminin (Kenza Fortas), Meilleur espoir masculin (Dylan Robert)

Guy: Meilleur acteur (Alex Lutz), Meilleure musique (Vincent Blanchard, Roman Greffe)

Les Chatouilles: Meilleure actrice dans un second-rôle (Karin Viard), Meilleure adaptation (Andréa Bescond, Eric Métayer)

Le grand bain: Meilleur acteur dans un second-rôle (Philippe Katerine)

Mademoiselle de Joncquières: Meilleurs costumes (Pierre-Jeann Larroque)

Une affaire de famille: Meilleur film étranger

Ni juge, ni soumise: Meilleur documentaire

Dilili à Paris: Meilleur film d'animation

Vilaine fille: Meilleur court métrage - animation

Les petites mains: Meilleur court métrage

Les Tuche 3: César du public

Berlinale 2019: Synonymes et Grâce à Dieu grands vainqueurs du palmarès

Posté par vincy, le 16 février 2019

Alors que le Festival se termine avec des températures printanières et un grand ciel bleu, la soirée de la remise des prix de la 69e Berlinale a commencé avec une ombre, la mort de l'acteur suisse Bruno Ganz. Une ovation debout a salué celui qui fut l'un des plus grands comédiens de théâtre et de cinéma germanophones. Et puisqu'on était dans les adieux, ça a aussi été l'occasion de voir un film hommage et un prix honorifique pour le directeur Dieter Kosslick, qui cède les rênes de la Berlinale après 18 ans de service.

Les prix des autres palmarès de la 69e Berlinale
Le bilan de la compétition

Il y a eu un consensus entre le jury et le public puisque la coproduction franco-soudanaise Talking about trees, prix du public Panorama plus tôt dans la journée, a été couronné par le jury, toutes sélections confondues du Prix du meilleur documentaire.

Mais on note surtout que le cinéma allemand s'en sort bien cette année avec l'Ours d'or du court métrage et le Prix du meilleur premier film (toutes sélections confondues). Mais aussi l'Ours d'argent de la réalisation pour Angela Schenalec et le prestigieux Prix Alfred Bauer (pour des films qui ouvrent des perspectives) décerné à une autre réalisatrice: Nora Fingscheidt.

Le jury de Juliette Binoche avait à remettre 6 autres prix pour les 14 films restants. Tout résidait plus dans la hiérarchie des prix que dans le choix des films primés. Le film de Wang Xiaoshuai a récolté les deux prix d'interprétation, s'offrant ainsi une belle victoire sans être dans le haut du tableau. Mais on soulignera avant tout que c'est le cinéma français le grand vainqueur de cette Berlinale, avec l'Ours d'or et le Grand prix du jury distinguant le film le plus parisien de Nadav Lapid et le film de François Ozon, deux films engagés. Déjà primé à Berlin pour 8 femmes (un prix d'ensemble pour ses actrices), il reçoit là le plus important prix de sa carrière alors que l'on saura lundi si son film sortira en salles mercredi.

Que Synonymes soit sacré par un Ours d'or, alors qu'il s'agit d'un film audacieux, aussi burlesque que tragique, drôle que dramatique. C'est aussi la première fois qu'un cinéaste israélien remporte la récompense. Et par le même coup, on souligne que le jury a oublié Dieu existe, son nom est Petrunya, l'un des favoris. Il faut croire que le jury a été sensible au discours de Nadav Lapid: ouvrez les frontières!

Tout le palmarès

Ours d'or: Synonymes de Nadav Lapid
Grand prix du jury: Grâce à Dieu de François Ozon
Prix Alfred Bauer: Systemsprenger (System Crasher) de Nora Fingscheidt

Interprétation féminine: Yong Mei dans Di jui tian chang (So Long, My Son) de Wang Xiaoshuai
Interprétation masculine: Wang Jingchun dans Di jui tian chang (So Long, My Son) de Wang Xiaoshuai

Mise en scène: Angela Schanelec pour Ich war zuhause, aber (I Was at Home, But)
Scénario: Maurizio Barucci, Claudio Giovannesi & Roberto Saviano pour La paranza dei bambini (Piranhas)
Contribution artistique: Rasmus Videbæk pour l'image de Out Stealing Horses réalisé par Hans Petter Moland.

Ours d'or du court métrage: Umbra de Florian Fischer et Johannes Krell, Allemagne
Prix du jury du court métrage: Blue Boy de Manuel Abramovich, Argentine
Prix du court métrage Audi: Rise de Barbara Wagner et Benjamin De Burca, Brésil

Meilleur premier film: Oray de Mehmet Akif Büyükatalay, Allemagne (Perspektive Deutsches Kino)

Meilleur documentaire: Talking About Tree de Suhaib Gasmelbari, Soudan (Panorama)

2018 en 40 films (3/4): Mektoub my love, Ghostland, Whitney, Climax, trois courts et Mission:Impossible!

Posté par kristofy, le 28 décembre 2018

Ghostland de Pascal Laugier
Pour ceux qui n'ont pas peur d'y entrer et pour ceux qui ont peur de ne pas en sortir : un rollercoaster d’émotions fortes.

Mektoub, My love: Canto uno d'Abdéllatif Kéchiche
Plus c'est long, plus c'est bon : un lumineux marivaudage autour de jeunes élans amoureux...

Mario de Marcel Gisler
Pour tous ceux qui se demandent à quel point le milieu du football professionnel est homophobe (et misogyne).

Ultra rêve de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, Yann Gonzalez et Bertrand Mandico
Pour trois fois plus de bonheur cinéphilique "hype" avec trois courts métrages signés par la crème du jeune cinéma indépendant français.

Silent Voice de Naoko Yamada
Pour ceux qui cherchent l'avenir de l'anime japonaise à travers une romance sensible et captivante...

Whitney de Kevin Macdonald
Pour les fans de la chanteuse, les amoureux de grandes voix et ceux qui se demandent ce qu’il se passe vraiment dans les coulisses, pendant, avant et après les scandales.

Climax de Gaspard Noé
Pour les clubbeurs, les passionnés de voguing et de break dance, ceux qui ont le cœur bien accroché et surtout plus de 16 ans.

Mission : Impossible - Fallout de Christophe McQuarrie
Pour tous ceux qui ont toujours rêvé de voir Tom Cruise voler au-dessus du Grand Palais (et s'amuser en moto à traverser Paris).

Une suite et une série pour Quatre mariages et un enterrement

Posté par vincy, le 9 décembre 2018

Quatre mariages et un enterrement est resté l'un des plus grands succès de la comédie britannique. En 1994, il avait rapporté 245M$ dans le monde (alors qu'il n'avait coûté que 5M$ à produire).

Le film va avoir une (courte) suite, qui sera diffusée le 15 mars prochain sur la BBC lors du Rose Nose Day (une sorte de Téléthon au Royaume Uni).

On retrouvera ainsi Hugh Grant, Andie MacDowell, Kristin Scott Thomas, Rowan Atkinson and co pour un nouveau mariage. Seule Charlotte Coleman qui incarnait la délurée Scarlett, décédée en 2011, ne sera pas au générique. Depuis ce film, Grant, Atkinson et Scott Thomas ont multiplié les succès populaires et parfois les récompenses. A l'inverse, enchaînant les échecs, Andie MacDowell a surtout brillé dans la publicité et le mannequinat.

Le scénariste Richard Curtis et le réalisateur Mike Newell reprendront aussi leur rôle respectif. 25 ans plus tard, que sont-ils devenus? Un cinquième mariage nous le dira.

Notons enfin que Hulu a commandé une série adaptée du film. La production débutera en 2019. On y retrouvera Andie MacDowell, mais elle n'interprétera pas le même personnage que dans le film. Le casting comprend aussi Tom Mison, Tommy Dewey, Ashley Madekwe, Nathalie Emmanuel, Rebecca Rittenhouse et Brandon Mychal Smith.

Love actually, autre comédie culte britannique, avait déjà fait l'objet d'un projet similaire, sous le titre Red Nose Day Actually en 2017.

Immersion dans la vie sauvage en RV dans deux cinémas Pathé

Posté par vincy, le 8 décembre 2018

Six mois après sa présentation cannoise, depuis le mercredi 5 décembre deux cinémas Pathé parisiennes, à Beaugrenelle et La Villette, proposent des courts-métrages en réalité virtuelle à 360° produits par The Wild Immersion.

Cette plongée en immersion dans des réserves animalières coûte 10 euros pour 12 minutes de films, l'un axé sur la jungle (La Villette), l'autre sur le monde marin (Beaugrenelle).

Le spectateur se croit ainsi dans la savane ou sous l'océan. Ironie du sort, c'est ce que proposait, avec ses technologies de l'époque (notamment l'écran géant et le format Imax), la Géode (à la Villette), salle unique qui fermera ce mois-ci et rouvrira en juin 2020, (en devenant une salle du réseau Gaumont Pathé).

La RV va plus loin. C'est avant tout un nouveau service pour les salles de cinéma: du positif (écologie, animaux...), de l'innovant (des casques de RV), de la sensation (un peu chère). Paiera-t-on pour ça? Tout le pari est là...

The Wild Immersion, créé par l'ancien publicitaire Adrien Moisson, a d'abord débuté avec des films éducatifs diffusés dans des écoles, maisons de retraite ou des musées de par le monde. Sur une planète où les espèces animales disparaissent en masse et à grande vitesse, il s'agit de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls à exister. D'autres films sont en cours de production.

Mais l'intérêt de ces courts métrages est ailleurs: ils permettent de créer de véritables réserves naturelles. Les deux premières sont censées ouvrir en Inde et en Tanzanie, grâce au pourcentage des recettes de ces films (3 %), aux bénéfices de The Wild Immersion, au financement participatif et à un appel à des investisseurs.

Un prestigieux prix d’art contemporain pour un court-métrage filmé avec un iPhone

Posté par vincy, le 5 décembre 2018

Le Prix Turner pour l'art contemporain a été décerné cette nuit à un court métrage. Ce prix, qui a été créé en 1984 récompense des artistes de moins de 50 ans au Royaume-Uni. Cela reste une prestigieuse récompense dans le domaine.

Cette année, nous nous nous y intéressons parce que la lauréate est l'Ecossaise Charlotte Prodger, qui a réalisé un film entièrement avec un iPhone. Si la forme est résolument contemporaine, le style pas forcément novateur - un collage visuel de 32 minutes -, le fond a aussi été récompensé puisque l'artiste s'interroge sur les questions homosexuelles, bisexuelles et transgenres. Le jury a clairement souligné que la distinction revenait à une œuvre alliant à la fois l’identité des personnes “queer”, le paysage, la technologie et le temps .

Diffusé à la Tate l'an dernier, Bridgit est en fait une série de clips courts assemblés qui propose une méditation sur l'interaction entre l'espace, le temps et l'identité.

L'artiste a déclaré qu'elle utilisait un iPhone pour son travail parce qu'elle était souvent seule et que le téléphone était une extension d'elle-même: "Grâce à sa facilité d'utilisation et à la façon dont vous pouvez l'utiliser lorsque vous parcourez le monde. Pour moi, tout y est."

Le premier héros de Walt Disney, porté disparu, réapparait … au Japon

Posté par vincy, le 22 novembre 2018

Au Japon, il n'y a pas qu'un patron millionnaire qui fait l'actualité. Il y a aussi Oswald le lapin chanceux.

Lycéen, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, Yasushi Watanabe achète un dessin animé pour 500 Yens à l'époque. Une très petite somme. Ce rouleau est en fait un dessin animé dont tout le monde avait perdu la trace, produit par Walt Disney.

Bien plus tard, Yasushi Watanabe, aujourd'hui âgé de 84 ans, lit un livre sur l'histoire d'Oswald, lapin noir créé par Walt Disney et Ub Iwerks en 1927, dont les 27 dessins animés ont été diffusés par Universal, sous la houlette du producteur Charles Mintz. Il s'agit du premier héros d'une série des studios de Walt Disney.

Mais Charles Mintz, quand il constate le carton de la série, décide de rapatrier Oswald dans ses propres studios (Winkler) et prend les droits sur le personnage (qui devient un héros de Universal). Iwerks et Disney refusent de le suivre et créent une souris assez ressemblante au lapin, Mickey Mouse, qui vient de célébrer ses 90 ans il y a quatre jours. Mickey n'aurait peut-être jamais existé si Mintz n'avait pas été cupide...

Pour la petite histoire, il a fallu attendre près de 80 ans pour que le groupe Disney récupère les droits du lapin chanceux. Entre temps, Oswald a eu une vie intense jusqu'en 1938, avant de faire quelques apparitions dans les cartoons de Woody Woodpecker et de se faire complètement oublier (et doublé en notoriété par un autre lapin, Bugs Bunny, créé en 1940).

Mais revenons au Japon. Dans le livre que lit Yasushi Watanabe, Oswald the Lucky Rabbit: The Search for the Lost Disney Cartoons (publié l'an dernier et écrit par David Bossert), on y apprend que sept des premiers courts métrages animés d'Oswald sont a priori perdus. Watanabe est un chercheur, spécialisé dans l'histoire de l'animation. Il avait acheté le film à un vendeur de jouets d'Osaka. Le film s'intitulait Mickey Manga Spide. Autant dire qu'il ne voyait pas d'intérêt à ce vieux petit film jusqu'à la lecture du livre.

En fait ce vieux petit film s'appelle Neck ’n’ Neck. A l'origine, il dure 5 minutes. Là il n'en reste que deux minutes. Le film raconte l'histoire d'un policier chien qui pourchasse Oswald et sa petite amie à moto.

Le court a désormais migré aux archives Kobe Planet Film. Par ailleurs, un autre extrait en 35mm de 50 secondes a aussi été découvert au Toy Film Museum de Kyoto, précise le quotidien Asahi.

Funan favori des Emile Awards 2018

Posté par vincy, le 9 novembre 2018

Hier, à Athènes, la sélection des deuxièmes Emile Awards, les "Oscars" de l’animation européenne, a été dévoilée. Les lauréats seront connus le samedi 8 décembre, à Lille.

Au total, 18 prix seront remis. Deux catégories apparaissent pour cette 2e édition: meilleure conception et habillage sonores dans un long métrage de cinéma et dans un film de télévision, ainsi que la meilleure bande originale musicale.

On passe aussi de trois à cinq nommés. Si bien que la liste a presque doublé avec un total de 90 nominations. Cela permet une plus grande diversité géographique. La France reste dominante avec un tiers des nominations si on prend en compte les coprods.

Les nominations des films de cinéma sont liées à leur sortie, du 1er août 2017 au 15 octobre 2018. C'est moins que les 18 mois de la première édition. Ainsi, une partie des films sélectionnés à Annecy font le plein de nominations. On peut aussi noter que deux films qui sortiront au premier trimestre 2019 en France sont sélectionnés  (Funan et Another Day of Life). Funan est d'ailleurs le grand favori de cette édition.

Enfin, le conseil d’administration des EAA a choisi d'honorer Clare Kitson avec un Lotte Reiniger Lifetime Achievement Award. L'auteure et ancienne programmatrice qui a fait de Channel 4 un leader de l'animation donnera une masterclasse à Lille le 7 décembre.

Meilleure réalisation

- Another Day of Life de Raúl de la Fuente et Damian Nenow (Pologne, Espagne Belgique, Allemagne)
- Capitaine Morten et la reine des araignées (Captain Morten and the Spider Queen) de Kaspar Jancis, Henry Nicholson et Riho Hunt (Estonie, Belgique, Irlande, Royaume-Uni)
- Funan de Denis Do (France, Belgique, Luxembourg, Cambodge)
- Téhéran Tabou de Ali Soozandeh (Allemagne, Autriche)
- Parvana (The Breadwinner) de Nora Twomey (Irlande, Luxembourg, Canada)

Meilleur scénario
- Another Day of Life (Raúl de la Fuente, Damian Nenow, David Weber, Amaia Remirez, Niall Johnson) (Pologne, Espagne Belgique, Allemagne)
- Chris the Swiss (Anja Kofmel) (Suisse, Croatie, Allemagne, Finlande)
- Funan (Denis Do, Magali Pouzol) (France, Belgique, Luxembourg, Cambodge)
- Gordon & Paddy (Janne Vierth) (Suède)
- Téhéran Tabou (Ali Soozandeh) (Allemagne, Autriche)

Meilleur storyboard
- Croc-Blanc (France, Luxembourg)|
- Dilili à Paris (France, Belgique, Allemagne)
- Cro Man (Early Man) (Royaume-Uni)
- Gordon & Paddy (Suède)
- Parvana (The Breadwinner) (Irlande, Luxembourg, Canada)

Meilleure animation de personnage
- Captain Morten and the Spider Queen (Estonie, Belgique, Irlande)
- Cro Man (Early Man) (Royaume-Uni)
- Luis & the Aliens (Allemagne, Luxembourg, Danemark)
- Parvana (The Breadwinner) (Irlande, Luxembourg, Canada)
- Zombillénium (France, Belgique)

Meilleurs décors et design de personnage
- Another Day of Life (Pologne, Espagne, Belgique, Allemagne)
- Chris the Swiss (Suisse, Croatie, Allemagne, Finlande)
- Funan (France, Belgique, Luxembourg, Cambodge)
- Parvana (The Breadwinner) (Irlande, Luxembourg, Canada)
- The Incredible Story of the Giant Pear (Danemark)

Meilleure bande originale
- Another Day of Life (Pologne, Espagne, Belgique, Allemagne)
- Black is Beltza (Espagne)
- Chris the Swiss (Suisse, Croatie, Allemagne, Finlande)
- The Incredible Story of The Giant Pear (Danemark)
- THEOX (Grèce)

Meilleurs conception et habillage sonores
- Another Day of Life (Pologne, Espagne, Belgique, Allemagne)
- Chris the Swiss (Suisse, Croatie, Allemagne, Finlande)
- Funan (France, Belgique, Luxembourg, Cambodge)
- Téhéran Tabou (Allemagne, Autriche)
- La tour (France, Norvège, Suède)

Meilleur court métrage
- Bloeistraat 11 de Nienke Deutz (Belgique, Pays-Bas)
- Egg de Martina Scarpelli (France, Danemark)
- Fest de Nikita Diakur (Allemagne)
- Musical Traumas de Milos Tomi (Serbie)
- Ce magnifique gâteau ! d'Emma De Swaef et Marc James Roels (Belgique, France, Pays-Bas)

Meilleurs décors et design de personnage dans un court métrage
- Cat Days de Jon Frickey (Allemagne)
- (Fool Time) Job de Gilles Cuvelier (France)
- Have Heart de Will Anderson (Royaume-Uni)
- Last Stop is the Moon de Birute Sodeikaite (Pologne, Lituanie)
- The Fruits of Clouds de Katerina Karhankova (République tchèque)