Posté par cynthia, le 16 mai 2012

Pour le 65ème anniversaire du festival de Cannes, Gilles Jacob, président du Festival, pour ne pas dire Dieu (facétieux), nous présente hors-compétition son court-métrage, Une journée particulière. Il s'agit de son quatrième documentaire sur l'histoire du festival qui sera diffusé en séance spéciale en salle Debussy le 20 mai et retranscrit le même jour sur Canal+ et le 27 mai sur Arte.
Ayant eu la chance de découvrir ce documentaire en avant-première en avril, j'ai eu la nette impression d'être à Cannes avec un mois d'avance. La musique, les films, les artistes, tout nous fait vivre le festival. Le documentaire se divise en plusieurs parties qui ne sont ni plus ni moins que les parties d'une journée à Cannes. L'arrivée des artistes, les séances photo, la conférence de presse, la légendaire montée des marches, etc... Gilles Jacob mêle à la perfection 18 extraits des films qui l'ont marqué avec le glamour des marches rouges, ainsi que le stress des cuisiniers pour les réceptions du soir. Vous vivrez intensément une journée du festival comme si c'était vous derrière la caméra. Qui plus est, en visualisant Une journée particulière, vous serez submergé par l'émotion.
On commence notre plongée dans le monde du cinéma avec un montage de Gus Van Sant qui illustre la prise de conscience de Gilles Jacob pour sa passion du cinéma. Tout d'abord projectionniste, puis critique, il a su rester à la tête du festival avec la même passion pour le cinéma qu'à son adolescence. Passion ressenti par les images qu'il nous offre. Tantôt un sourire, un geste, une main, évoquant l'érotisme des personnalités présentes. Toute la beauté du corps des artistes présents est reflété à travers la caméra. Un érotisme suggéré mais qui se retrouve amplifié dans certains extraits proposés. Comme celui des frères Dardenne qui nous montre une spectatrice émue en plein cinéma qui essuie ses larmes à l'aide de la main de l'homme assis à ses côtés, homme qui n'est autre que le pick-pocket qui tentait au même moment de lui dérober son portefeuille.
Les actrices, toutes plus belles les unes que les autres, reflètent la passion de Gilles Jacob pour la gente féminine. Zhang Ziyi regardant les feux d'artifices, Juliette Binoche, sa muse, présentant le jury ou Sharon Stone, sa favorite, montant les marches.
Quelques scandales survenus à Cannes viennent alimenter le documentaire. Ajoutant au glamour le piment qu'il fallait pour faire de cette journée, une journée exceptionnelle. Comme la prise de parole on ne peut plus osé de Roman Polanski face aux questions bien trop "stupides" à son goût des journalistes.
Nous laissant les yeux humides et les membres tremblants, le film s'achève avec le thème du film La vie est belle de Roberto Benigni. Film qui évoque l'impact de Cannes, de la standing ovation le soir de la projection aux Oscars et au succès mondial du film, en passant par cette scène anthologique où Benigni s'agenouille devant le président du jury, Martin Scorsese.
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Posté par cynthia, le 11 mai 2012
Décédé le 8 février dernier, Laurent Perrin est à l'honneur du 61ème prix Jean Vigo de cette année. Il fut connu pour avoir été l'un des expérimentateurs du Super 8, en France. Mais aussi pour être le cinéaste de nombreux films tel que Passage secret, 30 ans ou des documentaires tel que Jimmy Jazz ou Il était une fois King Kong. Un prix en guise d'adieu pour cette édition où l'originalité était une fois de plus mise en avant. Perrin avait reçu le prix Jean-Vigo du meilleur long métrage pour Buisson ardent en 1987. "La singularité des Prix Jean Vigo n’est pas de récompenser un ‘excellent film’, mais d’encourager un auteur d’avenir. L’œuvre peut montrer des faiblesses, des maladresses, des longueurs. Il suffit d’y découvrir une passion et un don. Les Vigo ne sont pas des prix de consécration. Ils sont des prix d’encouragement" explique le Comité du Prix Jean Vigo.
Pour les courts métrages ce sont Louis Garrel, pour La règle de trois et Vincent Dietschy, pour La vie parisienne qui emportent le prix. Ces deux courts évoquént de manière moderne, le ménage à trois.
C'est le long métrage de la cinéaste Helena Klotz, L'âge atomique, qui est récompensé dans sa catégorie. Elle aborde dans son film une jeunesse errante, en s'écartant des stéréotypes connus. Le film avait été présenté au Festival d'Angers en janvier dernier, avant d'être montré à la dernière Berlinale. Il n'est pas encore sorti en France.
Une mention spéciale fut décerné à Jeanne Balibar et Pierre Léon pour Par exemple Electre ; enfin un prix d'hommage est remis à la cinéaste et documentariste Agnès Varda.
Par ailleurs, tous les films primés lors de cette édition seront repris dans le cadre du festival de Morelia au Mexique.
Le prix Jean Vigo est attribué depuis 1959 à "un réalisateur français d'avenir distingué pour l'indépendance de son esprit et la qualité de sa réalisation".
Claude Chabrol, Yves Robert, Philippe Garrel, Jacques Rozier, Luc Moullet, Bruno Dumont, Anne Fontaine, Noémie Lvovsky, Xavier Beauvois, Olivier Ducastel et Hacques Martineau ont ainsi vu leur film honoré.
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Posté par MpM, le 5 mai 2012
Depuis sa création, la Semaine de la Critique se veut un lieu de découvertes. A ce titre, elle fait chaque année une place importante au court métrage, pensé à la fois comme moyen de mettre en lumière de jeunes réalisateurs et comme "terrain d'expérimentation de cinéastes confirmés".
Ce sont donc tout naturellement deux courts métrages qui viendront refermer la 51e édition de la plus ancienne section parallèle du Festival du Cannes. Walker du Taïwanais Tsai Ming-Liang et Manhã de Santo António du Portugais João Pedro Rodrigues, "deux films qui questionnent la temporalité à travers des espaces urbains" précise un communiqué, seront ainsi présentés le 24 mai lors de la soirée de clôture, juste après l'annonce du palmarès.
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Posté par vincy, le 17 avril 2012
Le Festival de Cannes a révélé ce matin les dix courts-métrages en lice pour la Palme d'or du court métrage et les quinze films retenus dans le cadre de la Cinéfondation. Le jury est présidé par Jean-Pierre Dardenne.
Côté courts métrages, la Syrie et Puerto Rico font leur entrée dans les cinéphilies sélectionnées sur la Croisette. On notera aussi la présence du rappeur français Hamé (La Rumeur). La durée de ces films est homogène, de 12 à 15 minutes.
- Mi Santa Mirada, d'Alvaro Aponto-Centeno
- Gasp (Souffle), d'Eicke Bettinga
- Ce chemin devant moi, de Mohamed Bourkba dit Hamé
- Falastein, Sandouk Al Intezar Lil Butuqal, de Bassam Chekhes
- The Chair, de Grainger David
- Night Shift, de Zia Mandivwalla
- Chef de meute, de Chloé Robichaud
- Yarbird, de Michael Spiccia
- Cockaigne, d'Emilie Verhamme
- Sessiz-Be Deng (Silencieux), de L. Rezan Yesilbas
Côté Cinéfondation, Cannes a reçu 1 700 films d'étudiants en provenance de 320 écoles de cinéma. Une école libanaise est pour la première fois sélectionnée. Du Japon à l'Argentine, les films retenus ont une durée variable de 6 à 58 minutes.
- Derrière moi les oliviers, de Pascale Abou Jamra (Alba, Liban)
- Riyoushi, de Shoichi Akino (Tokyo University of the Arts, Japon)
- Les ravissements, d'Arthur Cahn (La Fémis, France)
- Slug Invasion, de Morten Helgeland (The Animation Workshop, Danemark)
- Tambylles, de Michal Hogenauer (FAMU, Rép. Tchèque)
- Matteus, de Leni Huygue (Sint-Lukas, Belgique)
- Tabara Din Razaore, de Cristi Iftime (UNATC, Roumanie)
- Doroga Na, de Taisia Igumentseva (VGIK, Russie)
- Terra, de Piero Messina (CSC, Italie)
- Los Anfitriones, de Miguel Angel Moulet (EICTV, Cuba)
- The Ballad of Finn + Yeti, de Meryl O'Connor (UCLA, USA)
- Head Over Heels, de Timothy Reckart (NFTS, Royaume Uni)
- Abigail, de Matthew James Reilly (NYU, USA)
- Resen, d'Eti Tsicko (TAU, Israël)
- Pude Ver un Puma, d'Eduardo Williams (UCINE, Argentine)
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Posté par Benjamin, le 18 mars 2012
Voilà un artiste du cinéma burlesque qui fut ramené à la vie grâce aux cinémathèques (celle de Toulouse dans les années 50), grâce aux festivals, au DVD de Lobster Films, à tous ces restaurateurs, amoureux des premiers films qui s’émerveillent devant ces petites pépites retrouvées presque par hasard.
Au départ, il n’y a qu’un nom « Bricolo » (son nom de scène en France), qui ne dit pas grand-chose à personne. Puis, en communiquant avec la Cinémathèque de Québec, un nom s’ajoute, celui de l’artiste : Charley Bowers. La cinémathèque de Québec connaît sa carrière d’animateur, celle de Toulouse celle d’acteur burlesque. Le tableau de la vie professionnelle de Bowers semble se compléter de plus en plus et livrer ses étonnants secrets.
Charley Bowers (1889-1946) n’a fait que peu de films (une douzaine de courts métrages, muets et parlants) mais plus de deux cents films d’animation en noir et blanc, très rudimentaires, sans scénario, simplement des enchaînements de gags. Car il est l'undes pionniers du dessin animé, adaptant des BD populaires du début du XXe siècle. Côté cinéma, il ressemble quelque peu à Buster Keaton dont il s’inscrit dans la même lignée. Buster Keaton et Charley Bowers sont des techniciens de l’image là où Chaplin était celui de l'émoition. Pour le premier, la machine n’est autre que son corps. Son corps aux compétences athlétiques qu’il soumet à de rudes épreuves. Pour Charley Bowers, c’est l’image même, c’est la technique cinématographique qui est source de gags et non une situation ou un évènement particulier. Il est davantage un héritier de Méliès, tout en étant un grand admirateur du surréaliste André Breton.
Les histoires des films de Bowers ne sont toujours que des prétextes à ses inventions : (il aura l’argent de son oncle décédé à la seule condition que son invention marche, ou bien il ne pourra épouser sa dulcinée que s’il se montre capable de quelque chose de génial. Car Bowers incarne un marginal, un inventeur incompris. Vivant en marge de la société, il ne se lève et ne respire que pour créer des inventions dans lesquelles il est le seul à croire. Cependant, tout ce qu’il veut, c’est rendre l’existence de chacun plus facile et ses inventions ont toutes pour but de faciliter les gestes du quotidien. Il veut par exemple créer une machine qui fait pousser n’importe quels légumes en quelques secondes tandis qu’une autre doit rendre les œufs incassables.
La Nature est d’ailleurs toujours au cœur de son œuvre, une Nature dont il cherche toujours à tirer profit. Les machines, d’un autre côté, sont des êtres vivants à part entière et elles ne font qu’un avec la Nature, comme si dans le futur, les deux étaient destinés à s’accorder, avec l’Homme au milieu. il n’est pas alors anormal de voir dans ses films dans œufs éclore et donner naissance à des voitures ! Dans un autre court métrage, un oiseau avale du fer. Et c’est les yeux écarquillés que l’on regarde ses voitures « naître » et ses objets de métal être mangés par cet oiseau animé.
Bowers est un vrai technicien du cinéma. Il ne joue pas sur l’image (pas de surimpressions ou autre) mais donne vit aux objets. Il se fait le chef d’orchestre et le mécanicien de tout ce cirque d'illusions.
Même 80 ans plus tard, les effets spéciaux de ses films sont toujours saisissants et Charley Bowers, bien qu’il demeure loin derrière les Chaplin, Keaton et Lloyd, demeure un artiste burlesque de premier ordre.
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Posté par Benjamin, le 17 mars 2012
La collection, Les pionniers du burlesque, édité par Bach Films, est une formidable occasion de (re)découvrir les artistes qui permirent au burlesque américain de se propager à travers le monde. Ce sont les Buster Keaton, Mack Sennett et autres Harold Lloyd qui ont donné à la comédie américaine ses fondements.
Un des DVD de la collection est consacré à Harry Langdon (1884-1944). Trois films y sont présentés, deux courts métrages et un moyen de 50 minutes. Tous sont produits par Mack Sennett (qui fut en son temps un véritable découvreur de talents !). Harry Langdon, certes moins célèbre aujourd'hui que ses confrères de l'époque, fut une star. Une vedette suffisamment importante pour que sa marque de fabrique soit exportable. Tous les acteurs burlesques de renom avaient leurs caractéristiques, un style visuel et vestimentaire, un personnage bien précis : Chaplin en vagabond, Lloyd en fils à papa, etc. Harry Langdon lui, fut qualifié de Baby Face. Même la vingtaine passée, son visage gardait l’allure de celui d’un poupon. Cette innocence, cette candeur serait donc sa force.
On le voit clairement dans ces trois films, Langdon joue très peu avec son corps et tout son art burlesque passe par son visage de bébé. Il incarne un petit homme chétif et craintif. Peu entreprenant (dans l’un des films, il est dominé par sa femme), son personnage est un peureux, emporté par les aventures sans l’avoir demandé. Ce qui frustre, c’est le manque d’engagement physique de la part de l’acteur. Il aurait certainement été un brillant comédien au temps du parlant, car les mimiques de son visage auraient trouvé toute la latitude qui leur convient. Mais, dans le cadre du muet qui implique la mobilité du corps tout entier, il ne fait qu’à moitié mouche. Il réalise peu de cascades et même peu d’acrobaties. Sa distinction se fait par l’expressivité de son faciès. Langdon fait en sorte d’élargir au maximum la palette de ses émotions et affine son jeu, jamais outrancier si l'on compar à ses rivaux des années 20. Pierrot atemporel, il avait l'image d'un poète névrosé, incapable d'exprimer fermement ses sentiments.
Sa faute est d’avoir voulu mettre au point un style trop statique, sans modifier ou apporter de la nouveauté du côté des emplacements et mouvements de caméra et sans chercher à améliorer les intrigues. Ainsi, Langdon se situe entre deux univers : il est en avance d’un certain côté sur le cinéma parlant qui pointe la bout de son nez, mais reste engluer dans la mécanique quelque peu usée du muet.
Un artiste quelque peu en avance sur son temps mais dont le génie était limité. Sa gloire fut brève, le temps de trois films. Pourtant, acteur, scénariste et réalisateur, il en tourna des dizaines (principalement des courts), y compris des films parlants.
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Posté par vincy, le 10 mars 2012
Figure emblématique de la bande dessinée, Jean Giraud, alias Moebius, est mort des suites d'une longue maladie dans la matinée du samedi 10 mars. Il avait 73 ans.
Côté 9e art, on lui doit deux séries mythiques - le Lieutenant Blueberry et John Difool/L'Incal - et des albums qui ont marqué l'histoire de l'art illustré comme Arzach ou Major Fatal / Le Monde du garage Hermétique. En 50 ans, le cofondateur de Métal hurlant aura inventé des univers parallèles, des mondes fantasmagoriques, des histoires poétiques et métaphysiques qui marqueront l'imaginaire de nombreux créateurs, y compris cinématographiques. Honoré partout (il est l'un des rares français à être entré au Hall des célébrités des prix Will Eisner, les Oscars de la BD aux USA), sollicité par tous (Stan Lee lui commanda un épisode du Surfeur d'Argent, Van Hamme lui offrit la réalisation du 18e tome de XIII), réalisant pochettes de disques, couvertures de romans et même des jaquettes de DVD, Moebius était devenu une marque autant qu'une petite entreprise à lui tout seul. Il voulait bousculer cette France mal remise de la seconde guerre mondiale, de la décolonisation. La science-fiction lui permettait d'ouvrir les yeux sur un futur utopique comme le Western dépeignait une réalité peu sympathique.
Ambitieux à ses débuts, panthéonisé sur la fin, Moebius se sentait à l'étroit en France. Il tenta ainsi l'aventure américaine en s'installant à Los Angeles dans les années 80 et en collaborant avec Hollywood dès les années 70. Cela commence avec une expérience avortée : le Dune d'Alejandro Jodorowsky en 1975. En 1979, il entre par la grande porte en participant à la conception artistique d'Alien, le huitième passager de Ridley Scott, qui avouera la grande influence de Moebius pour les décors de Blade Runner. Il effectue le même travail pour l'univers électronique de la première version de Tron en 1982 puis en 1987 pour Les Maîtres de l'Univers. On lui doit aussi la création du monde imaginaire de Willow, de Ron Howard, en 1988. Il collaborera avec James Cameron en 1989 pour Abyss. En 1996, Warner Bros fait appel à son talent pour développer l'aspect visuel et celui des personnages de Space Jam. Une consécration exceptionnelle pour un français en Amérique qui trouve son écho dans un cinéma français plus frileux en la matière. Luc Besson l'enrôle pour la direction artistique du Cinquième élément en 1997.
Ses BD ont aussi été adaptées au cinéma : Mathieu Kassovitz réalise un court métrage à partir de Cauchemar blanc en 1991. Jan Kounen échoue artistiquement à rendre vie à Blueberry dans Blueberry, L'expérience secrète, avec Vincent Cassel dans le rôle titre, en 2004.
Mais Moebius, fasciné par le cinéma, tenté par l'aventure d'un long métrage, aura aussi écrit, produit. Les maîtres du temps, de René Laloux, en 1982, est une adaptation d'une de ses BD dont il a lui-même écrit le scénario en plus de superviser la direction artistique. En 1989, il coécrit une histoire conceptualisée par Ray Bradbury puis scénarisée par Chris Columbus, Little Nemo, un film d'animation dont il assura aussi la conception artistique.
En 2003, il initie une série télévisée animée à partir de sa BD culte, et considérée par beaucoup comme révolutionnaire dans le genre, Arzak.
Enfin, en 2010, pour sa grande rétrospective à la Fondation Cartier de l'art contemporain, il écrit et réalise lui-même La Planète Encore, un court métrage animé, adapté de sa BD Le Monde d'Edena - Les Réparateurs. Il nous laisse ainsi frustré de ne jamais avoir vu un long métrage signé de lui, après nous avoir évadé dans des lieux irréels et pourtant si familiers.
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site officiel de l'artiste
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Posté par vincy, le 18 février 2012

Les Teddy Awards de cette 62e Berlinale ont été remis hier soir, récompensant les meilleurs films ayant pour thématique l'homosexualité de la sélection du Festival.
Teddy du meilleur film, Keep the lights on (photo) de l'américain Ira Sachs est une histoire d'amour de dix ans entre deux garçons assez opposés, qui vont tomber amoureux et connaître une romance intense. Fort, cru, émouvant, le film avait été remarqué à Sundance.
Teddy du meilleur documentaire, Call me Kuchu de Malika Zouhali-Worrall et Katherine Fairfax Wright retrace le parcours de David Kato, militant gay ougandais qui a notamment lutté contre la loi anti-homosexuels régulièrement présentée devant le parlement du pays. Ce militant a été assassiné durant le tournage du film.
Prix du jury, Jaurès, du français Vincent Dieutre, est une docu-fiction où les confessions du cinéastes à une amie comédienne, Eva Truffaut, entrecroisent deux histoires, celle d'une rupture avec son copain et une autre autour d'un groupe de réfugiés afghans qui résident en bas de chez lui
Prix Siegesaule (du nom du magazine gay berlinois), Parada, film serbo-croate de Srdan Dragojevic, est une comédie à la Kusturica. On y suit un groupe de militants gays qui essaie d'organiser une gay pride (en Serbie, les homosexuels ont beaucoup de mal à imposer leurs droits). Il s'associe avec des mafieux locaux pour organiser leur protection face aux menaces des groupes néo-nazis. Le film est paradoxalement un succès dans toute l'ex-Yougoslavie, l'une des régions les plus homophobes d'Europe.
Prix du meilleur court métrage à la réalisatrice péruvienne Claudia Llosa pour Loxoro.
Deux Teddy Awards d'honneur ont été remis :
- l'un à Ulrike Ottinger, cinéaste, documentariste et photographe allemande : son documentaire Prater en 2007 avait reçu l'équivalent du César du meilleur documentaire tandis que sa Jeanne d'Arc de Mongolie avait été en compétition à Berlin en 1989.
- l'autre à Mario Montez, acteur et icône d'Andy Warhol, l'un des pionniers de la culture gay underground au cinéma.
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Posté par vincy, le 13 février 2012
Avec Batman at the Checkpoint, le cinéaste israélien Rafael Balulu a remporté le prix Berlin Today, l'équivalent de l'Ours d'or de la sélection Berlinale Talent Campus, récompensant un réalisateur en devenir. Balulu vient d'être diplômé en 2010 de la Sam Spiegel Film & Television School of Jerusalem. Il travaille actuellement sur Ghetto Neighborhood, un documentaire, et écrit The Money, son premier long métrage de fiction.
Son court métrage Batman at the Checkpoint raconte l'histoire de deux enfants, l'un israélien, l'autre palestinien, qui se disputent pour une poupée en plastique de Batman alors qu'ils sont bloqués avec leurs familles à un Checkpoint près de Jérusalem.
Le jury était composé de Jasmila Zbanic, cinéaste bosniaque, Judith Kaufman, chef opérateur allemande, et Guy Maddin, réalisateur canadien.
Une mention spéciale a été attribuée à David Lale pour son court métrage documentaire White Lobster.
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D'autres vidéos de Rafael Balulu sur son compte viméo
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Posté par vincy, le 7 février 2012
Le Syndicat Français de la Critique a remis ses prix lundi 6 février. Logiquement, L'Exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller, a été couronné Meilleur film français. C'est un autre film cannois, Mélancholia, de Lars von Trier, qui a été distingué comme Meilleur film étranger.
Angèle et Tony, d'Alix Delaporte, a reçu le prix du Meilleur premier long métrage français tandis que Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti s'est vu récompenser par le prix du Meilleur film singulier francophone.
Un monde sans femmes, de Guillaume Brac a été nommé Meilleur court métrage français.
Par ailleurs, Mystères de Lisbonne, de Raoul Ruiz, s'est vu remettre le prix de la Meilleure série française dans la catégorie télévision. Le film du regretté cinéaste franco-chilien a aussi reçu le prix du Meilleur DVD récent. Le prix du Meilleur coffret DVD a été donné à Alan Clarke, celui du Meilleur DVD Patrimoine au film de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié et le prix du Meilleur Blu-Ray est allé à Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.
Côté littérature, Le cinéma d'Akira Kurosawa, d'Alain Bonfand (éd. VRIN) a été sacré par le prix du Meilleur livre français sur le cinéma ; Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, de Patrick McGilligan (éd. Institut Lumière / Actes Sud) a été considéré comme le Meilleur livre étranger sur le cinéma. Enfin, Fritz Lang au travail, de Bernard Eisenschitz (éd. Cahiers du Cinéma) a été promu Meilleur album sur le cinéma.
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