Edito: Le retour de l’Europe

Posté par redaction, le 15 février 2018

Alors que la Berlinale se lance dans sa 68e édition, et avec elle le marché du film européen et des coproductions, l'Observatoire européen de l'audiovisuel rend ses premiers bilans pour 2017. 985 millions de billets ont été vendus l'an dernier, soit 6,6 millions de moins qu'en 2016, année record. C'est une bonne nouvelle en soi. D'autant qu'aux Etats-Unis, la tendance est toujours à la baisse. Aujourd'hui, si on prend en compte l'ensemble du continent (incluant la Russie et la Turquie), l'Europe fait jeu égal avec les Etats-Unis. Malgré la concurrence du petit écran, des réseaux sociaux, du jeu vidéo, le cinéma reste un bien culturel et social attractif.

A l'Est, la croissance

Bien sûr, pays par pays, tout ne vas bien. Le marché italien s'effondre (-12,9%), passant sous les 100M de spectateurs, et derrière le marché espagnol, tandis que les spectateurs sont plus nombreux en République Slovaque (+18,1%), en Roumanie (+11,3%), Russie (+9,7%), Pologne (+8,7%) et aux Pays-bas (+5,3%). Hors Union européenne, les entrées en Turquie ont bondit de 22,1% (ce qui profite aux films turcs qui représentent 56,5% des entrées!). La Russie consolide sa position de leader européen en nombre d'entrées (213,6M) devant la France qui en comptabilise 209,2M)

Parts de marché nationales

Car cette bonne fréquentation profite surtout aux productions américaines (qui ont bien compris leur intérêt à cibler l'international pour compenser la baisse de fréquentation sur leur territoire), et principalement aux blockbusters, qui semblent les films les plus fédérateurs, peu importe la langue, la culture, etc... La part de marché des films nationaux a diminué dans 13 pays et augmenté dans 11. La France et le Royaume Uni (qui comprend des productions soutenues par des sociétés américaines) peuvent s'enorgueillir d'une part de marché nationale de 37,4%. Les Finlandais, les Allemands, les Russes, les Polonais et les Tchèques résistent aussi très bien à l'invasion américaine avec plus d'un spectateur sur cinq, voire un spectateur sur quatre qui va voir un film "local".

Une production en surchauffe

Dans le même temps, l'Observatoire européen de l'audiovisuel a rendu public une autre étude sur la production cinématographique au cours des 10 dernières années. On constate une hausse de 47% du nombre de films produits en 10 ans! En 2007 on produisait en Europe 1 444 longs métrages. En 2016, ce chiffre s'élève à 2 124. Le plus surprenant est le doublement du nombre de films documentaires (un tiers des films produits désormais).

Plus d'un film sur deux est produits par le Royaume-Uni (en baisse), la France, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie. Mais les plus fortes sont enregistrées dans des pays comme la Russie (+40%), ou la Turquie (+180%).

La France championne des coprods

Un film sur cinq est une coproduction. Et l'étude montre bien l'intérêt de ce mécanisme financier. L'industrie française l'a bien compris. La France est championne des coprods avec 566 films coproduits en 10 ans, devant l'Espagne, l'Allemagne, et la Suisse. Mais il y a encore du chemin à faire pour parler de cinéma européen. 40% des interactions sont faites avec des pays non-européens, principalement avec les Etats-Unis. Sinon ce sont les coproductions France/Belgique , puis Royaume-Uni/États-Unis, Italie/France, France/Allemagne et Belgique/France qui sont les plus fréquents.

Des coprods bien plus performantes que les films nationaux

Si les indicateurs sont à la hausse, on constate au final qu'entre 2010 et 2015, les coproductions ont représenté 24,2% de l’ensemble de la production de films en Europe, attirant 1,6 milliard d’entrées, soit 50,3% des entrées totales des films européens sur la période, soit trois fois plus que le nombre d’entrées récoltées par les films européens uniquement nationaux. On résume: un quart des films sont des coprods et ils génèrent un billet vendu sur deux. C'est plutôt rentable, en tout cas largement plus qu'un film 100% national.

Cela tient à un fait très simple: une coprod a plus de chance d'être diffusée dans un autre pays: 69% des coprods majoritaires sont sorties dans un autre pays que celui d'origine. Seuls 39,5% des films nationaux ont eu cette possibilité. En moyenne, avec 6,4 territoires où elles sont distribuées, les coproductions européennes circulent près de deux fois plus que les productions seulement nationales.

Des succès nationaux peu exportés

C'est désormais tout l'enjeu véritable du cinéma européen: la coproduction, les financements transnationaux sont acquis. Hormis des comédies (l'humour reste très chauvin), tous les autres genres profitent de ces apports financiers extra-nationaux. Mais tant qu'un grand plan pour la diffusion des films européens, qui comprendrait le doublage et le sous-titrage, une aide à la distribution (y compris sur les plateformes streaming), des aides pour les exploitants et les festivals qui valoriseraient les films européens, on restera enfermés dans nos frontières. Qui a vu, en dehors de leur pays d'origine, Fuck You Goethe 3, 2e plus gros succès allemand en 2017 ou Come un gatto in tangenziale, plus gros hit italien de l'année, ou Perfectos desconocidos, film le plus populaire en Espagne (et 4e du box office annuel)? Là encore, le modèle français fait exception puisque les films hexagonaux sont plutôt bien exportés, grâce aux coprods et à l'action d'Unifrance, entre autres.

Alors que la politique européenne et son versant économique font douter de nombreux citoyens, le cinéma, de par son impact culturel, pourrait être un formidable moyen de mieux partager nos valeurs et de mieux connaître nos voisins.

Le Canada a 150 ans: beaucoup de cinéma, un peu d’Europe et Justin Trudeau

Posté par vincy, le 19 avril 2017

Le 19 avril, à l'occasion des 150 ans du Canada, 1700 événements sont organisés dans le pays, mais aussi en France, au Royaume Uni, aux USA, en Scandinavie. 150 films canadiens, en français, en anglais ou en inuktitut, formeront ainsi le plus grand festival du monde, dans les cinémas, bibliothèques, à la télévision, dans les avions, et sur le web, le tout à l'initiative de REEL Canada.

Il s'agit "d’une collection de films qui reflètent l’étendue de nos histoires, et ce, dans tous les genres possibles" et "d’une liste rassemblant des œuvres cinématographiques venues de toutes les provinces du Canada. Nos films ne sont pas uniquement réalisés à Vancouver, Toronto ou Montréal" comme l'indique le dossier de presse. De Angry Inuk (2016) à Why Shoot the Teacher? (1977) en passant par Crash, Dead Ringers et Videodrome, De beaux lendemains, Starbuck, La grande séduction la version québécoise et son remake anglophone), Le violon rouge, Room, Mommy et Laurence Anyways, Jésus de Montréal, Le déclin de l'empire américain, et Les invasions barbares, Le démantèlement, CRAZY, etc.

Pour vanter cette journée, Justin Trudeau, premier ministre du pays, a joué les promoteurs sur les réseaux. "Célébrer le cinéma, c'est célébrer le Canada et notre identité" rappelle-t-il.

Depuis un mois, le cinéma canadien peut aussi s'enorgueillir d'être le premier pays à l’extérieur de l’Europe à se joindre à Eurimages, le fonds de soutien au cinéma européen. Ce qui signifie que les films coproduits par les Canadiens et leurs partenaires européens pourront s'appuyer sur les aides d'Eurimages, augmentant mécaniquement le nombre de coproductions audiovisuelles entre le Canada et les pays européens.

En 2015, selon Telefilm Canada, 55 coproductions ont été produites dont 20 avec la France (le Canada et la France sont déjà liés par un mini traité) et 15 avec le Royaume Uni.

15 projets sélectionnés à l’Atelier de la Cinéfondation 2017

Posté par vincy, le 3 mars 2017

L’Atelier de la Cinéfondation du Festival de Cannes lance sa treizième édition avec 16 réalisateurs "dont les projets de film ont été jugés particulièrement prometteurs."

Créé en 2005 pour encourager le cinéma de création et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes dans le monde, L’Atelier a suivi en onze ans le développement de 186 projets, dont 145 sont terminés et 14 sont actuellement en pré-production. Pour cette 13ème édition, 15 projets venus de 14 pays (le Vietnam a deux projets en lice) ont été retenus, du réalisateur à ses débuts au cinéaste confirmé. La cartographie se compose ainsi : six projets d'Asie de l'Est, trois du Proche Orient et trois d'Europe, deux d'Amérique centrale et un d'Afrique.

Sew the winter to my skin de Jahmil X.T. Qubeka (Afrique du Sud)
Day after tomorrow de Kamar Ahmad Simon (Bangladesh)
Ningdu de Lei Lei (Chine)
Teenage Jesus de Marie Grahto Sorensen (Danemark)
Decompression de Yona Rozenkier (Israël)
Go youth de Carlos Armella (Mexique)
Bedridden de Byamba Sakhya (Mongolie)
Alam de Firas Khoury (Palestine)
Candy town de Yannillys Perez (République Dominicaine)
Otto the barbarian de Ruxandra Ghitescu (Roumanie)
Summer E5 de Emily Young (Royaume-Uni)
City of small blessings de Chen-Hsi Wong (Singapour)
The translator de Rana Kazkaz & Anas Khalaf (Syrie)
Cu Li nevers cries de Phan Ngoc Lan (Vietnam) - en photo
Taste de Le Bao (Vietnam)

Du 19 au 25 mai, des rendez-vous seront organisés avec les réalisateurs, accompagnés de leurs producteurs, pour rencontrer les professionnels intéressés par leurs projets.  Le Livre des Projets et les fiches d’inscription aux rendez-vous seront disponibles début avril suer le site de la Cinéfondation.

Les Arcs 2016: trois projets de films récompensés

Posté par vincy, le 12 décembre 2016

Le jury professionnel présidé par Bertrand Bonello au Festival du cinéma européen des Arcs a distingué deux films en "work in progress" parmi les 16 films sélectionnés.

Le très convoité prix Eurimages Lab Project a été remis à The Hidden City de l'espagnol Victor Moreno (The Building, Goya 2012 du meilleur documentaire). Cette coproduction espagnole (El Viaje Films) et française (Pomme Hurlante Films) a reçu 50000€. Il s'agit d' "un projet innovant et non traditionnel en termes de contenu et de production" et la dotation devrait permettre de boucler la post-production.

Le prix Hiventy (10000€ de prestations de post-production par le laboratoire) revient à Good Luck de l’américain Ben Russell, qui fut donc honoré du prix Hiventy. Coproduction entre la France (KinoElektron) et l’Allemagne (CaSk Films), ce documentaire se concentre sur les employés d’une mine souterraine en Serbie et d’une mine d’or illégale au Suriname.

La sélection Work In Progress était aussi composée de All You Can Eat Buddha de Ian Lagarde (Canada), Cemetery de Carlos Casas (Espagne), Dog de Florin Serban (Roumanie) , Dovlatov de Alexey Guerman Jr (Russie), Hier de Balint Kenyeres (Hongrie), I Am Not A Witch de Rungano Nyoni (Royaume Uni), In My Room de Ulrich Köhler (Allemagne), Koko-di Koko-da de Johannes Nyholm (Suède), La part sauvage de Guérin Van Der Vorst (Belgique), My Happy Family de Nana & Simon (Géorgie/Allemagne), Sans Titre de Olmo Omerzu (République tchèque), The Elephant in a Dark Room de Konstantin Bojanov (Bulgarie), The Gulf de Emre Yeksan (Turquie) et The Real Estate de Mans Mansson et Axel Petersén (Suède).

Par ailleurs, la chaîne franco-allemande Arte, partenaire du Festival, a donné le 3e Arte International Prize (4000€) au projet The Father Who Moved Mountains, parmi les 21 projets de la sélection Village des coproductions. Ce drame roumain de Daniel Sandu, qui avait déjà présenté One Step Behind the Seraphims dans la sélection Work-in-Progress l’an dernier. Produit par Mobra Films, la société de Cristian Mungiu, il a déjà réuni les deux tiers de son budget (1,6 M€).

Cette sélection avait dans sa liste L'enfance Martha Jane Cannary de Rémi Chayé, The Last Words de Jonathan Nossiter, Magic City de Eva Ionesco et Sad Liza de Caroline Deruas, qui présentait L'indomptée, son premier film dimanche en compétition.

Plus de 7600 films sont produits par an

Posté par vincy, le 2 mai 2016

L'UNESCO vient de publier une étude inédite sur la diversité et l'état de la production mondiale. Si, à cause du temps nécessaire à collecter les informations, les chiffres d'arrêtent en 201, il reste que le panorama global de ces 97 pays étudiés entre 2005 et 2014 montre que, malgré la puissance hollywoodienne, la diversité et la quantité de films est une affaire plutôt européenne et asiatique. Après tout, selon l'UNESCO, ce sont plus de 7600 films qui sont produits chaque année, dont un cinquième en Inde. Et le chiffre est en hausse croissante. Mais il y a aussi une concentration réelle puisque les 5 pays les plus producteurs représentent plus de la moitié de ces films tournés. Si les films américains continuent de dominer le box office mondial, ils dépendent de plus en plus de marchés émergents comme la Chine, l'Inde, la Russie et la Corée du sud, désormais parmi les gros pourvoyeurs de cinéphiles comme le sont le Japon, la France ou le Royaume Uni. Ainsi les 10 plus gros marchés représentent les 3/4 des spectateurs internationaux.

L'Inde reste le pays produisant le plus de films chaque année

9 pays produisent plus de 200 films par an

La France, championne des coproductions

15 projets pour l’Atelier de la Cinéfondation 2016

Posté par vincy, le 8 mars 2016

Le 12e Atelier de la Cinéfondation du Festival de Cannes accueillera cette année 16 réalisateurs "dont les projets de film ont été jugés particulièrement prometteurs". Accompagnés de leur producteur, ces cinéastes "pourront rencontrer des partenaires potentiels, indispensables pour finaliser leur projet et passer à la réalisation de leur film."

On compte notamment cinq films du proche et moyen orient cette année.

Abou Aleila, d'Amin Sidi-Boumediène (Algérie)
La Cordillera, de Santiago Mitre (Argentine)
Tantas Alma, de Nicolás Rincón Gille (Colombie)
Ni dieux ni maîtres, d'Eric Cherrière (France)
Memories and my Mother, d'Aditya Vikram Sengupta (Inde)
Marlina the murderer in four acts, de Mouly Surya (Indonésie)
Daoud’s winter, de Koutaiba Al Janabi (Irak)
Death in Bed, de David Volach (Israël)
Sow The Wind, de Danilo Caputo (Italie)
Femme fatale, de Kyoko Miyake (Japon)
The Whole-timers, de Bibhusan Basnet & Pooja Gurung (Népal)
Animas, de José Ortuño (Espagne)
My favorite fabric, de Gaya Jiji (Syrie)
Iguana Tokyo, de Kaan Müjdeci (Turquie)
The Boarding school, de Rezan Yesilbas (Turquie)

Créé en 2005 pour encourager le cinéma de création et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes dans le monde, L’Atelier a suivi en onze ans le développement de 171 projets, dont 126 sont sortis sur les écrans et 18 sont actuellement en pré-production. Parmi les sélectionnés à l'Atelier, notons Ville-Marie de Guy Édoin, Ce sentiment de l'été de Mikhaël Hers, Compte tes blessures de Morgan Simon, ou Lamb de Yared Zeleke.

Le Livre des Projets et les fiches d’inscription aux rendez-vous seront disponibles début avril sur www.cinefondation.com.

Wild Bunch et Senator, un mariage franco-allemand dans le cinéma européen

Posté par vincy, le 27 juillet 2014

Vendredi 25 juillet, la société française Wild Bunch et la société allemande Senator Entertainment ont annoncé leur mariage pour former un groupe européen de production et de distribution de films. A elles deux, les sociétés couvrent plusieurs pays (France, Allemagne, Espagne, Italie, Bénelux).

Le nouveau groupe aura son propre nom, basé à Berlin et côté à Francfort. Autant dire que Wild Bunch devient plutôt allemand. L'ensemble pèsera 185 millions d'euros. La direction comprendra les trois fondateurs de Wild Bunch, Vincent Grimond qui en sera le P-DG, Vincent Maraval le directeur des contenus et Brahim Chioua, directeur des opérations. Les finances seront réservées à l'Allemand Max Sturm.

Les deux catalogues fusionnés représenteront plus de 2200 titres. L'objectif est d'être présent sur tous les canaux de diffusion. Rappelons que Wild Bunch possède notamment la plateforme de VàD/SVàD FilmoTV.

Wild Bunch a distribué des films comme The Artist, Le discours d'un roi, La vie d'Adèle, Des hommes et des Dieux, Polisse, 9 mois ferme, le dernier Astérix et récemment Les vacances du petit Nicolas et Sous les jupes des filles. Elle produit actuellement le nouveau film d'Emanuelle Bercot, La tête haute, et les prochains films de Roschdy Zem (Boydbuilder) et Jérôme Bonnell (A trois on y va), tout comme le dernier Ken Loach (Jimmy's Hall) ou le Hazanavicius (The Search), tous deux à Cannes cette année.

Senator Entertainment a distribué en Allemagne des films comme Mandela, The Reader, Le discours d'un roi, De l'autre côté du périph', Happiness Therapy, Intouchables, et de nombreux films d'auteurs ou comédies et polars germaniques. Depuis 1987, elle a développé trois unités de production et coproduction en Allemagne et possède déjà à parité une filiale avec Wild Bunch, Central Film Verleih.

Venise mêle politique des auteurs et curiosité cinématographique

Posté par MpM, le 29 juillet 2008

venezia_salagrande.jpgPour sa 65e édition (du 27 août au 6 septembre), qui sera dédiée à Youssef Chahine, la Mostra de Venise semble marcher dans les pas de son rival cannois en mêlant habilement auteurs confirmés (et pour certains même détournés de la Croisette, comme les Coen, Kitano ou encore Aronofsky) et nouveaux venus intrigants et prometteurs, à l'image de Christian Petzold (remarqué à Berlin en 2007) ou de Tariq Teguia (déjà sélectionné en 2006 avec Rome plutôt que vous). Le festival rompt même avec sa fidélité envers les cinéastes de la nouvelle vague en choisissant des auteurs très personnels comme Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic (réalisateurs et interprètes de Dancing en 2003) ou encore Barbet Schroeder pour représenter la France.

Le signe d'une vraie exigence qui en éclipserait presque la profusion de stars attendues (Kim Basinger, Guy Pearce, Charlize Theron, Anne Hathaway, Anthony Wong, Benoît Magimel, Mickey Rourke, Ralph Fiennes..., mais sans elles, pas de festival digne de ce nom) et surtout l'annonce la plus excitante de la compétition (et qui nous vient une fois encore de l'animation) : la sélection de deux des plus grands cinéastes de l'animation contemporaine, les Japonais Hayao Miyazaki (avec son dernier succès Ponyo sur la falaise) et Mamoru Oshii (le réalisateur culte de Ghost in the shell), adulés bien au-delà des frontières de leur pays. Joli doublé pour Venise qui réussit ainsi ce dont bien des festivals, Cannes en tête, ont rêvé.
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