Jessica Chastain sera Mademoiselle Julie

Posté par vincy, le 1 février 2013

Jessica Chastain va reprendre le rôle mythique de Mademoiselle Julie. La pièce de 1888 écrite par August Strindberg a été de nombreuses fois adaptées au cinéma : Mike Figgis (1999), John Glenister et Robin Phillips (1972, avec Helen Mirren), et surtout Alf Sjöberg (1951, avec Anita Björk), qui emporta le Grand prix du Festival de Cannes (à l'époque il n'y avait pas de Palme d'or).

En France, sur les planches, Yolande Folliot, Isabelle Adjani, Fanny Ardant, Juliette Binoche ont été parmi les interprètes les plus célèbres.

Chastain a donc accepté un rôle, sulfureux, convoité par toutes les grandes actrices. Le film sera réalisé par la norvégienne Liv Ullmann, égérie bergmanienne, dont ce sera le 4e long métrage, et le premier depuis Infidèle en 2000.

Colin Farrell et Samantha Morton font aussi partis de la distribution.

Mademoiselle Julie est l'histoire d'une femme qui essaie de s'extraire de sa morne existence. Après l'avoir séduit, elle tombe amoureuse de son valet de chambre, se laisse lentement dominée par lui, au point de satisfaire les ambitions de son amant, la poussant à voler son père.

Jessica Chastain est citée à l'Oscar de la meilleure actrice pour Zero Dark Thirty. Elle vient également d'être en tête du box office nord-américain avec Mama. Elle joue actuellement L'héritière, adaptation du roman d'Henry James Washington Square, à Broadway.

La véritable histoire de Mary Poppins, avec Tom Hanks dans le rôle de Walt Disney

Posté par vincy, le 24 septembre 2012

Depuis mercredi, Saving Mr. Banks est en production. Ce film des studios Disney, attendu dans les salles en 2013, revient sur l'histoire d'un serpent de mer hollywoodien. Il s'agit du récit des vingt années passées par Walt Disney à tenter d’acheter les droits d’adaptation cinématographique de Mary Poppins, les très populaires romans pour la jeunesse de Pamela Lyndon Travers.

L'an dernier, le scénario du film était considéré comme l'un des meilleurs circulant à Hollywood, tout en n'étant toujours pas mis en production. C'est désormais chose faite. Et ce sera l'occasion de célébrer de nouveau la plus enchanteresse des magiciennes...

Rappelez-vous. Mary Poppins, réalisé par Robert Stevenson, avec Julie Andrews et Dick Van Dyke, est sorti en 1964 aux USA et en 1965 en France. 5 fois oscarisé (dont meilleure actrice) sur 13 nominations, la comédie musicale a rapporté 102 millions de $ à l'époque au box office nord-américain (l'équivalent de 627 millions de $ aujourd'hui, soit le score de The Avengers). Il n'avait coûté que 6 millions de $. En France, 4,3 millions de spectateurs l'avaient vu.

17 ans de négociations

La série Mary Poppins de l'écrivain australienne a commencé à être publiée en 1934. Walt Disney découvre le livre au début des années 40. Il cherche à en adapter les droits, mais l'auteure venait déjà de rejeter une offre de Samuel Goldwyn et s'avère peu commode. La collaboration sera "tendue" entre un "cinéaste enthousiaste" et une "auteure intraitable" explique le communiqué du studio pour expliquer ce film sur le film.

Il faudra en effet 17 ans de négociations pour convaincre Pamela Lyndon Travers.

Le communiqué indique que "La personne qu’elle aimait et admirait le plus fut son père aimant et attentionné, Travers Goff, un banquier contrarié qui, avant sa mort prématurée, lui procura affection et instruction. Il sera l’inspiration du patriarche de l’histoire, Mr. Banks, le personnage solitaire auquel la célèbre nounou apportera son aide. Même si elle rechigne à accorder à Disney les droits de son livre, Pamela Lyndon Travers finira par prendre conscience que le célèbre conteur de Hollywood a des motifs personnels de vouloir faire le film – des motifs qui, tout comme pour l’auteur, ont trait aux relations qu’il entretenait avec son propre père, au début du XXe siècle, dans le Midwest."

Elle obtient le droit de choisir le personnage principal, de valider le scénario (une première dans l'histoire du studio), un pourcentage des recettes et un cachet de 100 000$ comme le révèle une enquête du New Yorker en 2005. Tout cela changera considérablement la vision du film qu'avait Disney.

Tom Hanks face à Emma Thompson

Le format final, une comédie musicale mélangeant animation et prises de vues réelles, n'était pas forcément le choix initial de Walt Disney. Pourtant, les scénaristes vont prendre de grandes libertés avec les livres.

C'est donc ce que veut nous raconter Saving Mr. Banks, Banks comme le patronyme du père coincé et autoritaire des enfants pris en charge par Mary Poppins. Tom Hanks incarnera Walt Disney et Emma Thompson la romancière intransigeante. Nous suivrons l'écrivaine depuis son enfance en Australie au début du XXe siècle jusqu'à au tournage du film au début des années 60.  Un duo chic et choc pour cette confrontation mythique. Colin Farrell hérite du rôle du père de Pamela Travers, Ruth Wilson sera son épouse, Rachel Griffiths la tante.

Côté Mary Poppins, on croisera Bradley Whitford dans le rôle du scénariste Don DaGradi, Jason Schwartzman et B.J. Novak seront les frères Sherman, auteurs-compositeurs, Paul Giamatti "le gentil chauffeur de limousine qui escorte Travers durant ses deux semaines à Hollywood", et Kathy Baker une associée de confiance de Disney au studio.

Disney a confié la réalisation à John Lee Hancock, scénariste de Un monde parfait et Blanche neige et le chasseur, réalisateur de The Blind Side (qui valu l'oscar à Sandra Bullock), Alamo et The Rookie.

Le film est entièrement tourné dans la région de Los Angeles, et les principaux lieux de tournage compteront Disneyland à Anaheim et les studios Disney de Burbank.

Jeu concours Les chemins de la liberté (au cinéma le 26 janvier) : des places et des livres à gagner

Posté par MpM, le 14 janvier 2011

les chemins de la libertéLibrement adapté du livre À marche forcée écrit par Slavomir Rawicz, un ancien soldat polonais envoyé aux goulags sous le régime stalinien, Les chemins de la liberté raconte comment, en 1940, une petite troupe de prisonniers s’évade d’un camp de travail sibérien et se lance dans un périple de plus de 10 000 kilomètres pour rallier l'Inde, alors sous contrôle anglais. Une épopée humaine telle que les affectionne Peter Weir !

Le réalisateur, à qui l'on doit entre autres Le cercle des poètes disparus, The truman show ou encore Master & commander, considère d'ailleurs Les chemins de la liberté comme une expérience unique dans sa carrière. "Le tournage de ce film fut une aventure en soi. J’ai l’impression que tout ce que j’ai pu faire avant n’a fait que me préparer à cette histoire et à cette fresque humaine inspirée d’une histoire vraie", déclare-t-il.

Dans cette véritable aventure qui l'a conduit de la Bulgarie au Maroc, il s'est entouré de trois acteurs qu'on ne présente plus : Ed Harris, qu'il avait dirigé dans The truman show, Colin Farrell (Alexandre, Le nouveau monde) et Jim Sturgess (Las Vegas 21, Accross the universe).

A l'occasion de la sortie du film le 26 janvier prochain, Ecran Noir vous propose de gagner dix places de cinéma valables pour deux personnes ainsi que dix exemplaires du livre qui a inspiré le film (aux éditions Phébus). Pour participer au tirage au sort, il suffit de répondre à la question suivante :

Quelle chaîne de montagnes abritant les plus hauts sommets du monde les fugitifs doivent-ils franchir pour rallier l'Inde ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 26 janvier 2011.

Besoin d'un indice ? Découvrez la bande annonce du film et trouvez la réponse !

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Les chemins de la liberté de Peter Weir
Avec Ed Harris, Jim Sturgess, Saoirse Ronan, Colin Farrell...
Sortie le 26 janvier 2011
Découvrez le site officiel du film

David Cronenberg choisit Robert Pattinson pour Cosmopolis

Posté par vincy, le 7 janvier 2011

La star de Twilight pourrait ne pas être un simple phénomène générationnel. Rarement un acteur des récentes franchises "fantasy" n'a reçu une si belle opportunité cinématographique : l'adaptation d'un livre culte, Cosmopolis, de Don DeLillo, par un des cinéastes les plus respectés de la planète, David Cronenberg.

Cosmopolis (publié chez Actes Sud en 2003), est un huis-clos dont Cronenberg avait indiqué fin 24 juillet 2009 qu’il en préparait l’adaptation pour un tournage à l'époque prévu en 2010. Il s'agit de l’histoire d'un jeune golden boy enfermé dans sa limousine au milieu des embouteillages de New York inspire au cinéaste « une œuvre frénétique et visuelle ». Le rapport au virtuel et l’obsession de la matière décrits dans le roman ont convaincu Cronenberg.

Robert Pattinson remplace ainsi Colin Farrell et rejoint Marion Cotillard et Paul Giamatti pour cette production franco-canadienne. Premier clap au lendemain de Cannes (le 23 mai) avec un budget confortable de 20 millions de $.

On pourrait d'ailleurs voir le prochain Cronenberg sur la Croisette cette année avec A Dangerous Method (voir aussi notre actualité du 1er octobre et celle du 11 mars derniers) et sa belle affiche : Viggo Mortensen, Keira Knightley et Vincent Cassel.

Le prix de la loyauté: deux stars, sinon rien

Posté par geoffroy, le 1 décembre 2008

prideandglory.jpg"- 40 ans à voir mes gars crever. Il faut garder la rage en soi et oublier le reste"

Synopsis : Dans la famille Tierney, on est policier de père en fils. Pour ce clan, le code sacré des flics qui consiste à protéger les siens est bien plus qu'un code d'honneur, c'est un code familial. Pourtant, lorsque le scandale se fait plus fort que la loi du silence, chacun va devoir choisir son camp...

Notre avis: Réunir Edward Norton et Colin Farrell dans une sombre affaire de flics sur fond de meurtres, de querelles de famille, de code d’honneur et de fraternité à l’épreuve avait de quoi séduire tous ceux qui ont encore en mémoire l’opus crépusculaire de James Gray, La Nuit nous appartient. Car si la filiation est évidente d’un bout à l’autre du film, l’inefficacité dramatique des situations proposées en prend le parfait contre-pied. Les divers rebondissements, trop factuels dans leur traitement évènementiel, brouillent les pistes et peinent à susciter l’attention autour de cet imbroglio familial à la limite de la mauvaise caricature. En effet, quel que soit la façon dont on prend le film, celui-ci fonctionne presque toujours sur l’opposition classique et éculée du bon flic respectueux du code d’honneur (Edward Norton) et du mauvais flic embarqué dans la spirale sans fin de la corruption (Colin Farrell). Malgré le sérieux du cinéaste Gavin O’Connor, Le Prix de la loyauté ne peut éviter le piège de la boursouflure morale improductive en termes d’enjeux.   

Le pire des scénarii prend place au bout de quelques minutes et scelle définitivement l’orientation d’un long-métrage à la sociologie de cuisine dont le manichéisme primaire décrédibilise des individualités à la fois torturés (Colin Farrell), en proie aux doutes (Edward Norton) ou aux remords (Noah Emmerich). L’idée de monter les fils les uns contre les autres via une enquête policière courue d’avance extériorise l’impact psychologique d’une telle affaire sur la cellule familiale. Le film perd en route sa raison d’être pour devenir lisse, trop peu immersif et d’un banal affligeant. Et c’est sans doute là où le film achoppe le plus, dans son incapacité à créer un personnage tampon à même de décloisonner ces figures archétypales propre au polar. Francis Tierney Jr, le fils aîné, aurait dû servir d’encrage symbolique à une historie complexe où les pressions d’un job difficile voilent le discernement et battent en brèche l’éthique de ces flics de terrain. Pour cela, le réalisateur devait humaniser (quitte à en faire un poil de trop) la parole de ces policiers désabusés au bord de la rupture. Hélas le chemin emprunté par Gavin O’Connor est tout autre et s’articule autour d’un chassé croisé inutile entre deux stars fatiguées avant l’heure.

L’enquête, a priori secondaire, se transforme petit à petit en un prétexte scénaristique légitimant la rivalité morale sous-jacente des deux figures (les seules possibles?) du flic américain. Le subterfuge atteint son paroxysme grotesque dans un final d’une pauvreté dramatique consternante. A bien y réfléchir, le cinéaste Gavin O’Connor aurait sans doute été plus inspiré en attaquant de front les vrais maux d’un corps de métier en souffrance au lieu de s'embarquer dans une énième "guéguerre" d'égos mal ficelée.

Heath Ledger, joker pour Terry Gilliam ?

Posté par MpM, le 25 août 2008

Heath ledger, joker dans BatmanCa devient de plus en plus compliqué pour Terry Gilliam ! Le fameux réalisateur de Brazil a en effet des difficultés croissantes pour financer et distribuer ses films. Ainsi, The Imaginarium Of Dr. Parnassus, son dernier opus, bien qu’il réunisse Colin Farrell, Johnny Depp, Jude Law et surtout le regretté Heath Ledger, n’a toujours pas trouvé de distributeur outre-atlantique. La cause ? Une histoire peu grand public (mêlant mondes parallèles et troupe de théâtre déjantée) et surtout le passif de Terry Gilliam, abonné aux tournages interrompus (L'Homme qui tua Don Quichotte), aux dépassements de budget et aux échecs au box-office…

"Dans ce marché, à moins d’être sûr qu’un film comme ça sera un succès, je ne prendrais pas le moindre risque, même avec Heath Ledger" aurait déclaré un distributeur. Toutefois, les studios n'étant pas complément idiots, ils ont bien conscience du potentiel que peut malgré tout représenter le dernier film d’Heath Ledger, surtout après le succès de Batman… On attend donc qu’un déclic se produise, notamment chez Lions Gate qui s’occupe de la vente du film à l’étranger, et pourrait par exemple décider de le distribuer sur le territoire américain.

Notons que les trois comédiens qui ont remplacé l'acteur défunt pour interpréter le même rôle ont décidé de faire don de leur cachet à la fille de Heath Ledger et Michelle Williams.

Qui est Sally Hawkins?

Posté par vincy, le 24 août 2008

sallyhawkins.jpg32 ans et déjà Ours d'argent de la meilleure actrice au festival de Berlin. La comédienne londonienne est née en 1976 de parents auteurs et illustrateurs de livres pour la jeunesse.

Elle a ensuite traîné sur les scènes de la capitale britannique, interprétant du Tchekhov, du Shakespeare, ou du Hasek. Préférant la comédie, elle en tourne quelques-unes pour la télé et en enregistre d'autres pour la radio.

Sur le petit écran, elle se fait remarquer dans Persuasion, téléfilm adapté du classique de Jane Austen, pour lequel elle gagne un prix d'interprétation au festival TV de Monte-Carlo.

Au cinéma, elle doit tout à Mike Leigh. Il l'engage en 2002 pour un petit rôle de fille allumeuse dans All or Nothing, puis elle gagne en intensité dramatique dans Vera Drake, avant de devenir l'héroïne principale de Be Happy, qui lui vaudra ce prix si prestigieux lors de la Berlinale 2008.

Hawkins participe au très bon thriller Layer Cake, avec Daniel Craig ou au sous-estimé Woody Allen, Le rêve de Cassandra, où elle est la copine un peu prolo de Colin Farrell.

Depuis elle n'arrête plus de tourner : avec Emma Thompson (An Education) et dans l'adaptation littéraire de "Fleur du désert : du désert de Somalie à l'univers des top-models". Elle devrait aussi incarner la plus jeune premier ministre nord irlandaise, Bernadette Devlin.