Le CNC fait sa Fête du cinéma dans toute la France

Posté par MpM, le 28 juin 2018

Avec le début de l'été, c'est aussi le retour de la Fête du cinéma, qui se déroule dans toutes les salles de cinéma françaises du 1er au 4 juillet, et propose chaque séance au tarif exceptionnel de 4 euros. Soit une occasion unique de faire le plein de films sur grand écran et de découvrir tous ceux que nous vous conseillions ces dernières semaines, d'Un couteau dans le coeur à Have a nice day, de JSA à Love, Simon, de Parvana à Sans un bruit.

En parallèle, le Centre national du cinéma et de l’image animée organise une série d’événements ouverts à tous les publics, afin de prolonger la fête. Dès ce soir, jeudi 28 juin à 19h, une grande vente aux enchères d’objets de cinéma au profit de l’association Rêve de Cinéma et en présence de Lambert Wilson, Président d’honneur de l’association, ouvrira les festivités.

Parmi les objets mis en vente, on retrouve un portrait de Maria Callas, tirage argentique original et inédit utilisé pour l’affiche du film, des planches originales d’une histoire inédite du Grand Méchant renard et autres contes de Benjamin Renner, le scénario de La Loi du Marché dédicacé par Stéphane Brizé et Vincent Lindon, le parapluie de Bécassine utilisé dans le film de Bruno Podalydès et des costumes des films Le Sens de la fête, 120 Battements par minute et Gaston Lagaffe. A noter que la vente se poursuivra sur le site de Drouot jusqu'au 5 juillet.

Demandez le programme !

On vous recommande également, au gré des lieux et des envies :

- Accès gratuit au Musée du Cinéma, ainsi qu’à l’exposition Chris Marker, les 7 vies d’un cinéaste, à La Cinémathèque française (Paris XIIe).

Du 1er au 4 juillet / gratuit

- Plongée en apnée à l’Aquarium de Paris (Paris XVIe) en présence de Guillaume Néry et de Julie Gautier, qui plongeront dans le bassin des requins. Cette plongée inédite sera suivie d’une projection du documentaire L’Homme Dauphin, sur les traces de Jacques Mayol de Lefteris Charitos et d’une mini-masterclass.

Samedi 30 juin, 19h / 37,90 € tarif unique

- Portes ouvertes au Studios VOA de Montreuil : l'occasion de rejouer des scènes mythiques du cinéma et incarner des acteurs célèbres dans des scènes mythiques du cinéma en conditions réelles d’enregistrement.

Samedi 30 juin, 14h30 / accès gratuit dans la limite des places disponibles (réservation obligatoire en ligne)

- Un dimanche au cinéma : la projection en plein air, sur l'Avenue des Champs-Elysées, du film Les Visiteurs.

Dimanche 1er juillet à 20 h / accès gratuit, sur inscription et tirage au sort

- Soirée ciné-concert consacrée à Alice Guy, première femme cinéaste au monde, avec la projection de courts métrages accompagnés au piano, suivie d’une rencontre avec Emmanuelle Gaume, auteur de Alice Guy, première femme cinéaste de l’histoire (éd. Plon). Au Musée national Jean-Jacques Henner (Paris XVIIe).

Mardi 3 juillet, 19h30 / 10€ tarif unique

- Soirée films de fin d'étude à La Fémis (Paris XVIIIe) avec Trucs de gosses d’Émilie Noblet (promotion 2013), Hotaru de William Laboury (promotion 2015) et Un homme mon fils de Florent Gouëlou (promotion 2017).

Mercredi 4 juillet, à partir de 16h30 / accès gratuit

- Des grandes chasses au trésor à Bordeaux, Marseille et Rennes, durant lesquels les participants devront identifier des lieux mythiques du cinéma grâce à des mini-jeux (quiz, énigmes, jeux de logique, etc.) et des indices cachés dans des quartiers emblématiques du centre-ville. Deux parcours pédestres : un niveau de jeu «famille» et un niveau de jeu «adultes».

- L’exposition L’Envers du décor, dédiée au tournage du film Dunkerque de Christopher Nolan proposée par la Ville de Dunkerque et l’Office du Tourisme de Dunkerque.

1er au 4 juillet

- Un cycle de projection dédié à Henri-Georges Clouzot au Lux Scène nationale (Valence).

2, 3 et 4 juillet / 4€ tarif unique

- Ciné-concert en plein-air à Porto-Vecchio, sur le parvis du Bastion, proposé Corsica Pôle Tournages.

Le 3 juillet à 21h / accès gratuit

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Programme complet sur le site du CNC

« L’homme qui tua Don Quichotte » peut sortir en France le 19 mai

Posté par vincy, le 10 mai 2018

Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) a accordé un visa pour la diffusion en salles de L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam, malgré la décision juridique toujours en attente concernant le conflit qui oppose le réalisateur et les producteurs du film au producteur Paulo Branco.

"Après avis de la Commission de classification, un visa tout public a été attribué ce jour au film de Terry Gilliam L’homme qui tua Don Quichotte. Le visa d’exploitation est le document officiel qui permet la diffusion d’un film dans les salles de cinéma", a indiqué l'organisme.

"La décision du juge des référés d’hier a confirmé qu’il serait disproportionné d’empêcher la diffusion de l’œuvre" à cause de ce conflit juridique entre les parties, qui "sera tranché définitivement" le 15 juin par le Tribunal, a précisé le CNC, qui ajoute: "Le contentieux qui oppose par ailleurs M. Branco (Alfama Films) à M. Gilliam, porte sur les conditions dans lesquelles il a été mis fin à leur collaboration, et sur les droits dont M. Branco serait encore titulaire en application de la convention conclue entre eux".

Le Tribunal de grande instance de Paris avait donné hier son accord à la projection du film en clôture de la 71e édition du Festival de Cannes prévue le 19 mai. Océan films sortira le film dans toute la France le même jour.

Cannes 2018: la justice autorise la projection du film de Terry Gilliam

Posté par vincy, le 9 mai 2018

Le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux vient d'annoncer lors de l'ouverture d'Un certain regard, avec Donbass de Sergei Loznitsa, que la justice autorisait la projection en clôture de L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam. Il a aussi affirmé que le réalisateur serait présent, malgré un accident de santé ce week-end à Londres, qui l'a obligé à être brièvement hospitalisé. "Pas encore mort. Je viens à Cannes" a envoyé comme message Terry Gilliam au Festival de Cannes.

Gros clash pour beaucoup de cash autour du film de Terry Gilliam

La nouvelle est heureuse pour le cinéaste et ses producteurs, surtout après la mauvaise nouvelle de ce matin: le distributeur américain Amazon Studios venait d'annoncer qu'il se retirait de ses droits de diffusion, après avoir pourtant financé une bonne partie de la production.

Une projection autorisée avec un avertissement préalable

Pourtant le jugement ne fait pas de gagnants ou de perdants. Après tout, c'est un référé qui ne juge pas l'affaire sur le fond. Le jugement indique clairement que le juge des référés ne "dispose pas des pouvoirs pour statuer sur la demande d'autorisation générale de distribution sur le territoire national le 19 mai." La cour déboute cependant Paulo Branco et sa société Alfama Films "de leur demande d'interdiction de projection du film (...) en séance de clôture" du Festival de Cannes.

Le juge contraint le Festival de diffuser à ses frais préalablement à la projection un message d'avertissement indiquant que la projection du film lors de cette séance "ne préjuge en rien des droits revendiqués par la société Alfama Films productions et Monsieur Paulo Branco sur ce film à l'encontre de Monsieur Terry Gilliam et des producteurs mentionnés au générique, qui font l'objet de procédures judiciaires en cours". Le jugement pour ces procédures est attendu pour le 15 juin. Enfin pour les dépens (dommages), Paulo Branco recevra 1500 euros des producteurs et du réalisateur.

La distribution du film ni interdite ni validée

Du côté d'Alfama on crie victoire. Pourtant la demande initiale qui a valu ce référé a été rejetée: le film sera bien montré à Cannes. Et ne préjuge en rien le jugement sur le fond du procès encore opposant Gilliam et ses producteurs à Alfama.

Paulo Branco estime "que cette décision lui donnait malgré tout raison sur le fond" puisque "le film peut être projeté mais le festival doit informer tout le monde que cela n'infirme en rien les décisions judiciaires précédentes d'octroyer les droits à Alfama". Criant victoire, il considère qu'il s'agit  "d'une autorisation exceptionnelle".

Pour son avocate, "Cette projection constitue un trouble manifestement illicite" même si le tribunal ne reconnaît pas ce trouble. "Ce trouble sera suffisamment réparé pour l'instant" par le carton d'avertissement projeté avant le film.

De son côté Océan films, le distributeur continue de penser qu'il est en droit de distribuer le film dans toute la France le 19 mai, après la décision rendue par la justice française aujourd'hui."Le distributeur est victime de ce conflit. Nous sommes satisfaits car nous ne sommes pas aujourd'hui sous le coup d'une interdiction de distribution", a estimé l'avocat de Star Invest Films France, Me Christophe Ayela, dans une déclaration à l'AFP.

Cependant, on attend que le CNC délivre un visa d'exploitation pour qu'il puisse sortir en salles.

Prochain round dans les jours qui suivent.

Paul Otchakovsky-Laurens (1944-2018), éditeur cinéphile

Posté par vincy, le 4 janvier 2018

L'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, qui a publié George Pérec, Marguerite Duras ou encore Emmanuel Carrère, était aussi un homme de cinéma. Disparu accidentellement le 2 janvier à l'âge de 73 ans, P.O.L (comme le nom de sa maison d'édition) était passionné par le 7e art. Il a notamment fondé la revue Trafic suite à une rencontre avec le critique Serge Daney, qui écrivait : "Les images du cinéma sont très précieuses parce qu’elles constituent pour deux ou trois générations de par le monde une véritable archive de souvenirs, un trésor d’émotions stockées et aussi une usine à questions. Le temps est venu de se servir du cinéma pour questionner les autres images – et vice versa. Trafic veut retrouver, retracer, voire inventer les chemins qui permettent de mieux savoir, dès aujourd’hui, « comment vivre avec les images »."

Un trimestriel où cinéastes, écrivains, philosophes écrivaient sur le cinéma qui a survécu à Daney grâce au soutien de Otchakovsky-Laurens. Une collection de livres fut même déclinée. Le n°104 de la revue vient de paraître.

Il a surtout publié de nombreux écrits de Serge Daney, dont Persévérance, avec Serge Toubiana, L’exercice a été profitable, Monsieur, adapté au théâtre, l’Amateur de tennis et la Maison cinéma et le monde en quatre tomes.

Outre le romancier-scénariste-cinéaste Emmanuel Carrère (La classe de neige, L'adversaire, La moustache...), P.O.L a aussi publié des romans ou des essais d'Alain Guiraudie, Jean-Luc Godard, Werner Herzog, Abbas Kiarostami, ...

L'éditeur a aussi soutenu la revue Positif durant les années 1990 et Lettre du cinéma. Plus institutionnellement, il a présidé l’Avance sur recette du CNC entre 2011 et 2014 et continuait de présider le conseil d'administration du Festival international de cinéma de Marseille (FID).

La Présidente du CNC, Frédérique Bredin, a rendu hommage à cet "esprit intuitif" dont les livres "ont également inspiré de bien belles adaptations cinématographiques", et a souligné son apport à ce travail d'adaptation quand il a été le dirigeant de la Scelf (Société civile des éditeurs de langue française) et initié au Salon du livre de Paris les Rencontres audiovisuelles et à Cannes le rendez-vous Shoot the Book, où les éditeurs et les producteurs se croisaient pour trouver des projets de films et de téléfilms.

Le FID a adressé "un salut à cet homme immense. Immense, il l’était, dans ses affections comme dans ses engagements, et jusque dans sa modestie."

Le documentaire, Paul Otchakovsky-Laurens l'avait pratiqué avec deux films: Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, en 2009, où il évoquait son enfance douloureuse (la mort de son père, la maladie de sa mère, l'adoption par une cousine de celle-ci, un abus sexuel) et Editeur, sorti en novembre dernier, où il filme son métier et son parcours avec un regard décalé, sa courtoisie légendaire et son humilité sincère. Paradoxalement, cet homme qui a su se révéler grâce aux mots des autres, discret et sentimental, avait su s'exposer en pleine lumière grâce à la réalisation, sans filtre, sans les phrases de ceux qu'il publiait.

Un cinéma parisien honoré par le Prix CNC de la salle innovante

Posté par vincy, le 3 octobre 2017

Pour sa deuxième édition, le Prix de la salle innovante a été remis par le CNC au congrès de la FNCF à Deauville. Cette année, c'est le lauréat est le Studio des Ursulines, situé dans le quartier latin à Paris, qui a reçu le Grand prix. Une salle monoécran spécialisée dans le jeune public, qui a innové avec son site web de recommandation de films art et essai pour le jeune public, Benshi. La particularité est qu'il met en réseau 130 salles de cinéma partenaires.

Le CNC dote le lauréat d’une campagne de communication de 10000 €.

Benshi, lancé début 2016, est actuellement en campagne de financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank pour lancer sa plateforme VàD, Benshi studio. A la recherche de 20000€, ils ont déjà récolté 15500€ grâce à plus de 400 contributeurs.

Créée en 1925 et ouverte en 1926, la salle de la rue de Ursulines projetait des films d'avant-garde et est devenue la première salle spécialisée dans les films art et essai. Il s'est orienté vers le public jeune en 2003?

Trois mentions spéciales ont été décernées: le CGR Les Minimes de La Rochelle pour ses salles premium, le Pandora d’Avignon pour son Frames Vidéo Festival dédié à la culture numérique en ligne, et le Grand Palace des Sables-d’Olonne pour son ouverture aux entreprises et aux écoles.

L'an dernier, le Grand prix avait récompensé Le Caroussel de Verdun.

120 battements par minute, candidat français pour les Oscars

Posté par vincy, le 19 septembre 2017

C'était assez logique. Face au poétique Barbara et au satirique Redoutable, le comité de sélection du CNC a choisi 120 battements par minute comme représentant de la France pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

« C’est un film ambitieux, engagé, porté par l’interprétation remarquable d’une nouvelle génération d’acteurs, qui a bouleversé les festivaliers du monde entier, de Cannes à Toronto. Avec 120 battements par minute, Robin Campillo nous offre un film exceptionnel sur un sujet cruellement universel et toujours d’actualité », a déclaré Frédérique Bredin, Présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Coproduit par Pierre Bergé

Le film de Robin Campillo, qui retrace les débuts du mouvement Act-up et le quotidien de jeunes gens atteints du SIDA, dans les années 1990, était un choix logique pour plusieurs raisons. Il a un sujet fort, dramatique, universel. Il est, des trois, le plus populaire avec 610000 entrées en 4e semaine, soit le plus gros succès de l'année pour Memento Films. Il a aussi le plus beau palmarès: Grand prix du jury, prix de la critique international, Queer palm et Prix François Chalais à Cannes, en plus du prix du public au Festival de Cabourg. Il est finaliste des Prix Lux du Parlement européen. Il a été sélectionné à Toronto, Moscou, Melbourne, Helsinki, San Sebastian et sera présenté aux festivals de Londres et New York. Aux Etats-Unis, The Orchard le distribuera à partir du 20 octobre.

Coproduit par Les Films de Pierre (détenue par Pierre Bergé, disparu il y a dix jours), Page 114 (Jacques Audiard), Memento films, FD Production et France 3 Cinéma, 120 battements par minute aura d'abord à passer la première sélection avant d'être "nominable". Pour l'instant, parmi les films candidats, on retrouve plusieurs cannois (Happy End, In the Fade, The Square), le dernier film d'Angelina Jolie (pour le Cambodge) mais aussi des films qui se sont faits remarqués comme Une femme fantastique, Tom of Finland, L'insulte et Fixeur.

Trois films cannois en lice pour représenter la France aux Oscars

Posté par vincy, le 12 septembre 2017

La commission chargée de sélectionner le film français candidat à l’Oscar 2018 du meilleur film en langue étrangère s’est réunie ce mardi 12 septembre, au Centre national du cinéma et l'image animée (CNC), sous la présidence deFrédérique Bredin.

Trois films, tous inspirés d'histoires vraies, ont été présélectionnés :

  • 120 battements par minute de Robin Campillo (Les Films de Pierre / Playtime), Grand prix du jury à cannes et prix du public à Cabourg
  • Barbara de Mathieu Amalric (Waiting for Cinema / Gaumont), Prix de la poésie au cinéma à Un certain regard
  • Le Redoutable de Michel Hazanavicius (Les Compagnons du cinéma / Wild Bunch), en compétition à Cannes

La commission se réunira une seconde fois le mardi 19 septembre, afin d’auditionner le producteur et le vendeur international de chaque film présélectionné. A l’issue de ces auditions, la commission désignera le film qui représentera la France indique le CNC.

Cette commission est composée cette année de Teresa Cremisi, Présidente de la commission d'Avance sur recettes, Anne Fontaine, réalisatrice, Thierry Frémaux, Délégué général du Festival de Cannes, Deniz Gamze Ergüven, réalisatrice, Jean-Paul Salomé, réalisateur, Alain Terzian, Président de l'Académie des César et Serge Toubiana, nouveau Président d'Unifrance films.

Pour mémoire, le film proposé à l’Académie des Oscars doit :

  • avoir fait l’objet d’une sortie en salles en France entre le 1er octobre 2016 et le 30 septembre 2017,
  • avoir un contrôle artistique majoritairement détenu par des citoyens ou résidents français,
  • être réalisé en langue étrangère (pour l’Académie), c’est-à-dire dans une langue autre que l’anglais et sans que la langue soit nécessairement celle du pays d’origine.

En janvier 2018, l’Académie des Oscars annoncera la liste des nommés. La cérémonie des Oscars aura lieu, quant à elle, à Los Angeles le 4 mars 2018.

Des temps forts gratuits ouverts à tous pour la Fête du cinéma

Posté par MpM, le 23 juin 2017

Du 25 au 27 juin, c'est la fête du cinéma ! Et cette année, en plus de dévorer toutes les nouveautés du moment au tarif unique de 4 euros la séance, les cinéphiles et curieux sont également invités à prendre part à de nombreux événements gratuits organisés par le CNC.

Ainsi, dans toute la France, une programmation spéciale "La Fête du Cinéma" sera proposée dans différentes institutions culturelles : des courts métrages réalisés par des jeunes de différents quartiers sur le thème "Le quartier par mes yeux" au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, une rétrospective Jan Švankmajer à la Cinémathèque de Bourgogne (Dijon), la projection d’Une Partie de campagne de Jean Renoir au Musée des Beaux-Arts d’Angers, une nuit Batman à la Cinémathèque française, une projection-débat autour du film Devine qui vient dîner ce soir ? de Stanley Kramer dans le cadre de l'exposition "Nous et les autres" au Musée de l'Homme...

Par ailleurs, le public pourra découvrir les coulisses du 7e Art dans plusieurs studios et écoles de cinéma ouverts pour l'occasion (La Fémis, Studios VOA, Film France, Studio du Court Métrage, Lagardère Studios...) tandis qu'à l'Opéra Bastille, une journée sera dédiée dimanche 25 juin à la place désormais centrale qu'occupe la création numérique : à la fois dans l'espace scénique traditionnel, mais aussi par l'espace ouvert des plateformes, "l'autre scène".

Les amateurs retrouveront également la "ciné-brocante" sur le Quai de Loire (le 25 juin) et pourront également participer à la grande vente aux enchères événement organisée le 29 juin par le CNC et Drouot au profit de Rêve de Cinéma, une association qui a pour vocation d'organiser des projections dans les hôpitaux pour les enfants malades et dans les centres spécialisés pour adolescents handicapés. Parmi les articles proposés, on retrouve entre autres le costume de Jackie porté par Nathalie Portman, la planche de surf de Brice de Nice ou encore les lunettes de Jean-Luc Godard.

Enfin, la Fête du cinéma s'exporte : avec le concours de l'Institut français, des salles proposent des animations et des projections dédiées afin de faire rayonner l'événement partout dans le monde, de Dakar à Prague en passant par Libreville ou Istanbul. Les Écrans de la paix, projet de cinéma itinérant dans les camps de réfugiés et de déplacés au Kurdistan Irakien, organisent notamment des projections dans 6 camps de réfugiés et de déplacés.

Et ce n'est pas tout ! Pour connaître le programme dans son intégralité, rendez-vous sur le site du CNC, et bonne Fête à tous !

L’animation en bonne forme en 2016

Posté par vincy, le 16 juin 2017

L'étude annuelle du CNC, diffusée à l'occasion du Festival International du film d'animation d'Annecy, montre que l'année dernière fut un bon crû. Côté production, 10 films d'animation ont été agréés (contre trois en 2015, 9 en 2014 et 6 en 2013), avec un devis moyen stable de 7,3M€. De manière plus précise, les films d'animation français, ce sont 3,5% des films agréés l'année dernière, mais 5,2% des budgets totaux de la production avec un total de devis de 72,6M€. Parmi ces films, le plus cher est Zombillenium avec 13,4M€, devant La fameuse invasion de la Sicile par les ours et Croc-blanc, qui ont coûté respectivement 12 et 11,3M€. Seuls deux films d'animation ont bénéficié de l'avance sur recettes: La fameuse invasion de la Sicile par les ours et Dilili à Paris.

Sans être une année record, c'est une année meilleure que 2015 et même 2014, mais on reste très loin des grandes années 2008 et 2012.

Plus globalement, ce sont 35 films de toutes nationalités qui sont sortis en 2016, contre 34 en 2015. Le record de 2009 est égalé. 15 films américains, 10 français, 4 européens et 6 d'autres pays (dont 4 japonais). Une année record pour les Américains qui n'ont jamais distribués autant de films animés inédits.

Et en plus l'Amérique domine les entrées. Deux des trois plus grands succès de l’année, tous genres confondus, ont été des films d’animation: Zootopie (4,77 millions) et Vaiana la légende du bout du monde (4,53 millions), deux Disney. Suivent trois autres films américains, tous au-dessus de 3 millions de spectateurs. Le premier film non américain est Ballerina (9e film d'animation de l'année et seul millionnaire de sa catégorie). Ma Vie de Courgette, Robinson Crusoe, La tortue rouge, Tout en haut diu monde ont séduit plus de 200000 spectateurs. Les 25-49 ans et les 3-14 ans sont le principal public des films animés, totalisant près de 4 spectateurs sur 5.

Les films d’animation représentent ainsi 4,9 % de l’ensemble des films inédits sortis en salles mais génèrent 17,4 % des entrées tous films confondus et 16,0% des recettes. Ainsi la fréquentation des films inédits d’animation augmente de 14,1 % à 34,0 millions d’entrées (hors films sortis en 2015), soit le plus haut niveau de la décennie. Mais cela profite surtout aux films américains qui squattent 88,6% de ces entrées, alors que les films français ne représentent que 8,4% des spectateurs (très en dessous des bon scores de 2014 et 2015). Côté recettes, l'animation c'est 204,2M € en salles, soit un record depuis 2011. Ce sont aussi les films américains qui trustent les dépenses de promotion avec 84,7% des investissements publicitaires, soit neuf fois plus que les films français.

Ils bénéficient aussi d'une large exposition (346 cinémas en moyenne en première semaine contre 139 écrans en moyenne tous genres confondus). Mais là aussi il y a une distorsion de concurrence puisque seulement 12 des 35 films animés sortent sur plus de 500 écrans. Et la moitié (18 sur 35) sont diffusés sur moins de 199 copies. Un film américain va profiter, en moyenne de 602 salles lors de sa sortie tandis qu'un film français n'en aura que 283. L'âge de glace: les lois de l'univers est ainsi sorti sur 896 écrans, le 4e meilleur score depuis 2007 pour un film d'animation.

Cette concurrence "inégale" se tretrouve aussi logiquement dans le box office final avec 7 films au dessus des 2 millions d'entrées, et 23 en dessous de 500000 entrées (dont 14 en dessous de 100000 entrées).

Entre 2007 et 2016, 64 distributeurs ont sorti 301 films d’animation inédits. Les dix plus actifs assurent la distribution de 58,5 % de ces films et réalisent 90,0 % des recettes des films inédits d’animation. Gebeka Films, 20th Century Fox, The Walt Disney Company et Eurozoom en distribuent plus de 20 chacun et totalisent 35,5 % des films d’animation diffusés pour la première fois en salles entre 2007 et 2016. En parts de marché, trois sociétés dominent la dernière décennie: Walt Disney (28,3%), 20th Century Fox (19,8%) et Paramount (15%). Pour 2016, Walt Disney (37,4%) surclasse 20th Century Fox (31,5%) ; viennent ensuite dans l'ordre Universal Pictures, Gaumont, Warner Bros, Sony, Gebeka Films, La Belle Company, StudioCanal et Wild Bunch.

Une cinémathèque pour le documentaire

Posté par vincy, le 6 juin 2017

La nouvelle ministre de la Culture, françoise Nyssen, aux côtés de Frédérique Bredin, Présidente du CNC, Christine Carrier, DG de la Bpi du Centre Pompidou, Anne Georget, Présidente de la Scam, Laurence Engel, Présidente de la BnF, Delphine Ernotte Cunci, P-DG de France Télévisions, Jean-Claude Petit, Président de la Sacem, Patrick Bézier, DG du Groupe Audiens, Jean-Marie Barbe, Fondateur de Ardèche Images, Arnaud de Mézamat, Président de Film-documentaire.fr et Jean-Yves de Lépinay, Président d'Images en Bibliothèques (ouf!), ont signé durant le festival de Cannes une convention en vue de créer la Cinémathèque du documentaire. La création avait été actée en août dernier, par l'ancienne ministre de la Culture Audrey Azoulay, lors des Etats généraux du documentaire de Lussas.

Ce groupement d'intérêt public sera en charge de fonder cette nouvelle institution culturelle, coordonnée par la Bpi. "La création de cette Cinémathèque marque la volonté des pouvoirs publics, associés à des partenaires privés, de permettre au documentaire d'investir l'espace public, et de jouer pleinement le rôle central qui est le sien depuis l'origine du cinéma : saisir le réel, éclairer le présent et libérer l'imaginaire" explique le communiqué. Cette Cinémathèque du documentaire sera basée à la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou et devra donner une caisse de résonance aux nombreuses initiatives qui, partout en France œuvrent depuis des années en régions pour la conservation et la diffusion du documentaire.

"La Cinémathèque du documentaire aura pour mission de contribuer au recensement et à l'identification des oeuvres, de favoriser leur circulation en procédant à des acquisitions communes, de mettre en valeur les différentes actions du réseau et d'être force de propositions" ajoutent les signataires, qui veulent avant tout en faire "un réseau irriguant tous les territoires."

Un patrimoine à sauver et valoriser

Cette création est la concrétisation des recommandations du Rapport de décembre 2015 rédigé par François Hurard, de l'Inspection générale des Affaires culturelles du ministère. Il soulignait notamment que les coûts de numérisation et de conservation des catalogues ou des fonds constituaient "un frein pour l'exploitation et le rayonnement des œuvres documentaires", rappelant au passage le travail de l'ADAV, de la Bpi, de la BNF et du Forum des Images. Selon le rapport, "On peut chiffrer à près de 40 000 œuvres environ ce patrimoine francophone" documentaire. Il avait demander la création d'un lieu emblématique dédié à ce patrimoine, la contribution à la recherche et à l'élaboration d'outils permettant d'agréger ce patrimoine, de fédérer et de soutenir les initiatives de la mise en valeur du patrimoine sur tous les supports et dans tout le territoire.

Le marché du documentaire reste vigoureux en France avec en moyenne une grosse trentaine de films agréés chaque année pour le cinéma. Sur les vingt documentaires ayant attiré plus d'un million d'entrées dans l'histoire du cinéma français, 11 sont sortis après 2000, dont les récents Les saisons et Demain.