Posté par vincy, le 9 mai 2011

Dans le cadre du cycle « La science-fiction » du 7 au 21 mai 2011, la Cité de la musique à Paris invite l'un des pionniers des musiques électroniques, Jeff Mills (son MySpace), à un ciné-mix.
Il nous promet une expérience qui dépasse le cinéma ce mardi 10 mai à 20h.
« Quand la Cité de la musique m’a m’invité à participer au cycle « La science- fiction », la première chose qui m’est venue à l’esprit était que je devais proposer un projet qui parle à tout le monde. Je ne voulais pas faire quelque chose qui n’intéresse que le public amateur de science-fiction, je voulais élargir le propos à d’autres sensibilités. La vie et ses mystères semblait alors être le thème le plus approprié et le film Le Voyage fantastique de Richard Fleischer l’aborde mieux que tout autre. C’est pour moi la tentative cinématographique la plus concluante pour expliquer la complexité des aspects physiques et psychologiques de l’être humain » justifie le musicien.
Le film de Richard Fleischer Le Voyage fantastique (1966), avec Stephen Boyd, Rachel Welch et Donald Pleasance, est doublement culte avec la novélisation d'Isaac Asimov ; c'est aussi une des oeuvres légendaires de la science-fiction, mélangeant l'univers extra-terrestre et l'intérieur humain, l'espace infini et la biologie la plus complexe. Il avait reçu deux oscars : direction artistique et effets visuels.
Jeff Mills réalisera en direct une bande originale inédite. En 2009, la Cinémathèque française lui avait déjà proposé une collaboration autour du film muet The Cheat (Forfaiture) de Cecil B.DeMille, avant de l’inviter à se confronter à l’univers d’Eisenstein (Octobre) l’année suivante.
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Tarif : 30€- 25€
Réservations : 01 44 84 44 84 ou www.cite-musique.fr
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Posté par vincy, le 21 mars 2011
Alors que Stanley Kubrick est la star d'une exposition impressionnante à la Cinémathèque française à partir de mercredi prochain, le Festival de Cannes s'offre une projection exceptionnelle de la copie restaurée d'Orange mécanique.
Film culte. Succès populaire (7,6 millions de spectateurs en France en 1972, le plus gros hit de cette année là). Sujet toujours d'actualité.
Malcom MacDowell sera présent pour la projection, qui devrait avoir lieu en deuxième partie de festival, et donnera une Master Class.
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Posté par kristofy, le 11 mars 2011
Le Festival asiatique de Deauville a rendu hommage au réalisateur coréen Hong Sang-Soo (notre photo, avec Amos Gitai), dont l’intégralité des films sont projetés ici. Celui dont on dit que les films ont des parfums proches de Eric Rohmer a même tourné un des ses films à Paris, et presque chaque année il se remet derrière la caméra pour raconter une nouvelle variation d’histoire d’amour impossible où d’ailleurs l’univers du cinéma est presque toujours présent.
Le jour où le cochon est tombé dans le puits (1996) : une jeune ouvreuse de cinéma est amoureuse d’un écrivain qui a pour maîtresse une femme mariée.
Le pouvoir de la province de Kangwon (1998) : une jeune femme part en vacances au lendemain d’une histoire d’amour avec un professeur d’université marié.
La vierge mise à nu par ses prétendants (2000) : une jeune productrice entretient une relation amoureuse complexe et bercée d’illusions avec un galeriste.
Turning gate (2002) : un comédien dont la carrière ne décolle pas décide d’aller rendre visite à un vieil ami qui lui présente une jeune femme qui tombe immédiatement amoureuse de lui.
La femme est l’avenir de l’homme (2004) : un jeune professeur d'art plastique retrouve un ami cinéaste sans le sou qui revient des Etats-Unis, ils partent sur les traces du souvenir d’une jeune fille dont ils étaient amoureux quelques années auparavant.
Conte de cinéma (2005) : les trajectoires de deux hommes et d’une femme se croisent et s'éloignent en un jeu de miroirs dont le cinéma est le pivot.
Woman on the beach (2006) : un réalisateur prépare son nouveau film, comme il n’arrive pas à en terminer le scénario il demande à un ami de partir en voyage avec lui.
Night and day (2008) : un peintre coréen à succès doit fuir son pays pour échapper à une arrestation et s’envole pour Paris, il erre perdu sans but dans les rues jusqu’au jour où il rencontre une jeune coréenne étudiante en art.
Les femmes de mes amis (2009) : un réalisateur de films art et essai est invité comme membre du jury d’un festival, il s’endort tous les jours devant les films et passe ses nuits à boire.
Hahaha (2010) : un réalisateur revoit un ami et ils découvrent qu’ils se sont rendus récemment dans la même petite ville en bord de mer.
Oki’s movie (2010) : quatre histoires courtes sur l’évolution de deux relations liées à la même femme mais aussi sur la nature du cinéma, les complications de l’amour et la difficulté de communiquer sincèrement.
« Je pense que notre travail à nous cinéastes est de raconter des histoires universelles à travers le prisme de microcosmes ». C’est avec ces mots que le président du jury Amos Gitaï a remis un lotus d'honneur à Hong Sang-Soo.
A noter : juste après Deauville, le réalisateur sera à Paris pour la rétrospective qui se tient à la Cinémathèque Française du 14 au 28 mars. Il y aura également une leçon de cinéma en sa présence.
Crédit photo : Christophe Maulavé
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Posté par vincy, le 12 février 2011

Paris
Le monde du cinéma se mobilise toujours en soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov, les deux cinéastes incarcérés par le régime iranien et interdits d'exercer leur profession pour 20 ans. Vendredi, à Paris, une centaine de personnes (réalisateurs, acteurs, producteurs et autres professionnels du cinéma) s'est réunie entre 12h30 et 14h devant la Cinémathèque Française (voir aussi actualité du 11 février). À deux voix, Golshifteh Farahani et Aïssa Maïga ont lu en Persan et en Français la lettre adressée au Festival de Berlin par Jafar Panahi.
"Je souhaite que mes confrères des quatre coins du monde réalisent de grands films de sorte que, lorsque je sortirai de prison, je sois inspiré pour continuer à vivre dans le monde qu'ils ont rêvé dans leurs films", a écrit Jafar Panahi. "Je me soumets à la réalité de la captivité et des geôliers. Je chercherai la manifestation de mes rêves dans vos films. J'espère y retrouver ce dont on m'a dépossédé".
Dans le public on pouvait croiser Léa Drucker, Laurent Tuel, Solveig Anspach, Bertrand Bonello, Alain Riou, Claire Simon... L'initiative a été soutenue par de nombreuses personnalités comme Mathieu Amalric, Renato Berta, Annie Ernaux, Romain Goupil, Cédric Kahn, Nicolas Klotz,Tonie Marshall, Chiara Mastroianni, Annie Maurette, Bulle Ogier, Nicolas Philibert, Michelange Quay, Agnes Varda, ...
Le 11 février, "journée de soutien", avait été choisi comme date symbolique et historique pour l'Iran, puisqu'il correspond au 32è anniversaire de la Révolution.
Berlin
Le Festival de Berlin a décidé de suivre cet appel du 11 février en organisant une journée pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov (voir aussi actualité du 20 janvier). Comme à Cannes ou à Venise, Berlin lui a rendu hommage en laissant une chaise vide parmi celles des jurés, prenant clairement position "en faveur de la liberté de l'artiste". La Berlinale avait programmé vendredi une "journée spéciale Jafar Panahi" en projetant ses oeuvres dans ses différentes sections.
"Nous espérons encore qu'il sera en mesure de venir. Nous n'avons pas abandonné. Sa présence dans un festival international est importante et il est important que nous continuions de penser à lui", a déclaré Isabella Rossellini, présidente du jury. "La liberté d'expression c'est la liberté de l'artiste. C'est ce que la Berlinale a voulu marquer en l'invitant, tout en sachant qu'il était possible qu'il ne puisse pas venir: une position claire et marquée en faveur de la liberté de l'artiste".
"Si on ne faisait plus que des films de propagande payés par les gouvernements, ce serait la mort de l'art", a ajouté l'actrice italo-américaine.
Cannes
Caméra D'Or en 1995 à Cannes pour "Le Ballon blanc", Ours d'Argent à Berlin en 2006 pour "Hors-jeu" et Lion d'Or en 2000 à Venise pour "Le Cercle", Jafar Panahi, 50 ans, honoré par tous les grands festivals de cinéma du monde, recevra aussi le Carosse d'or 2011 au prochain Festival de Cannes. La Société des réalisateurs de films qui, chaque année depuis 2002, remet le Carrosse d’Or à l’un des leurs pour « les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production », a décidé d'être « attentive à toute atteinte à la liberté d’expression et de création ». Aussi la SRF affirme soutenir le cinéaste «et tout le peuple iranien dans leur combat pour la démocratie » et vouloir « honorer tous les cinéastes iraniens qui, en exil ou dans leur pays, continuent de faire des films ».
Dixième Carosse d'or de l'histoire, il devrait être absent de la cérémonie, prévue le 12 mai à 19h, lors de la soirée d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.
À moins que la population iranienne ne s'inspire des événements récents qui bousculent le monde arabe.
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Posté par MpM, le 1 février 2011
Du 3 au 28 février 2011, la cinémathèque française diffusera un film du cinéaste iranien Jafar Panahi ou de son confrère Mohammad Rasoulof chaque jour à 18h. "Montrer leurs films, c'est une manière de les défendre et de militer en faveur de leur liberté", a estimé la Cinémathèque qui s'engage à reverser la totalité des recettes récoltées à l'Association des Amis de Jafar Panahi.
Elle est appuyée dans cette initiative par le Festival de Cannes et la SACD qui étaient également à l'origine de la pétition en faveur des deux réalisateurs iraniens signée par plus de 20 000 personnes dans le monde.
Parmi les signataires, on retrouve de nombreux cinéastes, comédiens et comédiennes, écrivains et personnalités diverses dont Francis Ford Coppola, Wong Kar-wai, David Lynch, Michael Moore, Jacques Rivette, Quentin Tarentino, Bertrand Tavernier, Apichatpong Weerasethakul, Emir Kusturica, Catherine Deneuve, Helen Mirren, Jeanne Moreau, Hanna Schygulla, Elisabeth & Robert Badinter, André Glucksmann, Patrick Modiano...
La mobilisation en faveur des deux réalisateurs condamnés à six ans de prison et vingt années d'interdiction de tourner s'intensifie à l'approche de la décision des autorités iraniennes sur la recevabilité de leur appel. Une soirée de soutien se tient ce mardi 1er février au cinéma La Pagode tandis qu'un appel à cesser le travail le 11 février prochain a été lancé par Rafi Pitts.
Par ailleurs, le festival de Vesoul consacrera sa soirée de clôture à Jafar Panahi. Quant à la Berlinale, où le réalisateur aurait dû siéger en tant que juré, elle l'a déclaré "cinéaste du monde" et lui rendra hommage en diffusant chacun de ses films pendant le festival.
Pourtant, en dépit de cette mobilisation unanime, l'inquiètude se fait plus lourde : après Berlin, Cannes, Vesoul, Venise... en 2010, combien de temps encore sa chaise restera-t-elle vide dans les mois et les années à venir ?
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Programmation
Le Ballon blanc - Le Miroir - Le Cercle - Sang et Or - Hors Jeu de Jafar Panahi
La Parabole et La Vie sur l’eau de Mohammad Rasoulof
Calendrier des projections sur www.cinematheque.fr
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Posté par MpM, le 23 décembre 2010
Depuis l'annonce de la sentence qui a frappé Jafar Panahi le 20 décembre dernier (6 ans de prison et 20 années d'interdiction de travailler et de sortir de son pays), de nombreuses voix se sont élevées en France et dans le monde pour prendre la défense du cinéaste iranien condamné au silence.
Thierry Frémaux, le délégué général du festival de Cannes, a immédiatement réagi, tentant d'organiser dès le 20 au soir un comité de soutien avec la cinémathèque française et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), présidée par le réalisateur Bertrand Tavernier. "Serge Toubiana, Costa-Gavras (les directeur-général et président de la cinémathèque], la SACD... tout le monde est d'accord", a-t-il précisé avant de rappeler qu'au "terme de son premier emprisonnement l'an dernier, Jafar Panahi nous avait fait savoir à quel point le soutien venu de l'étranger lui avait été précieux. C'est important qu'il sache que nous sommes là. Ce qui vient de se passer montre qu'on avait eu raison de prendre au sérieux les premières menaces à son encontre..."
Du côté de Berlin, qui avait invité Jafar Panahi à être membre de son jury 2011, le directeur Dieter Kosslick a assuré le cinéaste de son soutien le plus total, avouant son inquiétude et son indignation face à la décision de la justice iranienne.
A Rotterdam, c'est la colère qui prédomine. "Il est inacceptable que le travail d'un cinéaste majeur, humain et impliqué comme Panahi, soit soumis à l'oppression" ont déclaré les organisateurs dans un communiqué, appelant à à la libération immédiate de Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof (son coréalisateur). "Le Festival international du film de Rotterdam espère que la protestation trouvera un écho dans le monde entier et appelle tous les cinéphiles à condamner cette scandaleuse sentence", déclarait également le communiqué.
Bernard-Henri Lévy a quant à lui souligné que le pouvoir iranien a inventé "le délit de synopsis" et "déclaré la guerre à ses artistes et à sa société civile toute entière". Il promet de mettre "toutes ses forces", dont celles de sa revue "La règle du jeu" et d'Arte dont il préside le conseil de surveillance, pour remporter "ce bras de fer symbolique" avec les autorités de Téhéran.
En attendant de connaître la forme exacte que prendra cette mobilisation générale, une pétition est disponible en ligne pour tous ceux qui souhaitent manifester leur soutien à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof.
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Posté par vincy, le 20 octobre 2010
Du 20 au 31 octobre, la 9e Fête du cinéma d'animation se propagera dans toute la France. L'événement avait séduit 90 000 personnes l'an dernier. Les festivités s'ouvriront à 19h30 au Centre Barbara Goutte d'Or (Paris 18e) avec la projection des films sélectionnés, ainsi que la cérémonie de l'annonce des films retenus pour la compétition du César du film d'animation. Ce sera là le plus beau des événements tant ce nouveau César était attendu depuis des années.
Cette année, on célèbre les 50 ans de l'ASIFA, l'Association internationale du Film d'animation. L'Année France-Russie permettra aussi de faire la part belle au légendaire cinéma d'animation russe (notamment Andreï Khrjanovski au Forum des Images, le 22 octobre). Enfin le Collectif des producteurs mettra en avant les courts métrages (une trentaine répartis en quatre thématiques).
Le 28 octobre, à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Animation, le Centre Pompidou rendra hommage au réalisateur Raoul Servais, qui réalisé le visuel de cette journée. Célèbre fondateur de la "servaisgraphie", sa propre technique de prise de vue, le cinéaste belge présentera six de ses courts métrages, dont le confirmé Harpya, qui lui a valu une Palme d'or en 1979.
Le 22 octobre, au Forum des Images (Paris), un débat portera sur la place du cinéma d'animation dans les festivals et les médias.
Une rétrospective dédiée à l'oeuvre du réalisateur surréaliste tchèque Jan Svankmajer se tiendra du 26 au 31 octobre, toujours au Forum des Images.
La Cinémathèque, de son côté, honorera quant à elle le célèbre studio moscovite Soyouzmoultfilm les 30 et 31 octobre (à conseiller pour les enfants).
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Site de la 9e FCA
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Posté par vincy, le 11 octobre 2010
C'est l'une des zones les plus convoitées de France pour les multiplexes futurs. Le Nord-Est de la capitale. S'y trouvent actuellement 3 MK2 (Quai de Loire, Quai de Seine et Gambetta), ainsi que la Géode et le "ciné-club" de la Cité des Sciences et de l'industrie. A terme, il y aura le Pathé (à moins que ce ne soit un Gaumont) de la Cité des Sciences et de l'Industrie, le multiplexe art-et-essai de la Porte des Lilas, le cinéma spécialisé et refait à neuf du Louxor (à Barbès) et ... un UGC Ciné-Cité qui vient de s'ajouter à la liste.
Ce sera le septième en Île-de-France, le troisième à Paris intra-muros. UGC offrira 2 800 fauteuils répartis dans 14 salles dans le quartier Claude-Bernard, à proximité d'Aubervilliers, du 104 et du nouveau pôle de transports Evangiles (RER 2, deux lignes de Tramway). Le quartier comprendra 230 logements de toutes catégories, situés le long du boulevard Macdonald, trois immeubles de bureaux le long du périphérique, une école, une crèche, une maison de retraite de 100 lits et un pôle de loisirs répartis sur 14 hectares.
Le complexe se situera à moins d'un kilomètre des MK2 Quai de Loire / Quai de Seine et de la Cité des Sciences et de l'Industrie. Autrement dit on risque la sturation, malgré la densité démographique du quartier.
A l'origine, c'est MK2 qui devait exploiter ce circuit de salles. Mais, ayant peur de vampiriser son multiplexe sur les quais (2e du réseau), la société s'est retirée du projet il y a deux ans tout en demandant récemment la possibilité de rajouter deux salles à ses deux sites existants. La ville de Paris a signé avec UGC dans le courant de l'été.
UGC prévoit d'ouvrir le cinéma dans trois ans, avec une architecture audacieuse signée de l'architecte Renzo Piano. Le réseau espère attirer un million de spectateurs. Les Ciné-Cité des Halles et de Bercy restent les deux multiplexes les plus fréquentés de la région. Mais cette année, subissant le choix stratégique de ne pas proposer de 3D dans ces deux mastodontes, ils n'ont pas pu bénéficier de l'effet Avatar. Plusieurs polémiques avec les cinéphiles ont aussi terni l'image du réseau. Les Halles affiche une baisse de 5% de sa fréquentation tandis que Bercy accuse un essoufflement de 7%. Gaumont et Pathé montent une meilleure résistance.
Avec autant de salles dans un périmètre aussi proche, on peut cependant s'interroger sur l'aménagement du territoire en matière d'exploitation : l'Ouest et le Sud de Paris sont de moins en moins équipés. Les exploitants semblent tout miser sur des zones entre centre-ville et périphérie, comme dans le Sud-Est avec la Cinémathèque française, le Gaumont Gobelins, le MK2 BIbliothèque, l'UGC Ciné-Cité Bercy, et le Pathé Quai d'Ivry.
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Posté par vincy, le 9 octobre 2010
A l'occasion de la rétrospective que la Cinémathèque Française va lui consacrer, David Lynch sera l'invité (unique) de l'émission de Charlotte Lipinska, "Voulez-vous sortir avec moi?", sur France Inter, lundi 11 octobre à 23h15. Notez que l'émission est enregistrée en public (accès gratuit dans la limite des places disponibles) au Théâtre de la Ville (Paris, Métro Châtelet) où le Café des Oeillets a été créé pour accueillir le studio de l'émission.
La Cinémathèque Française lancera le cycle Lynch mercredi 13 octobre (jusqu'au 31) : il y aura ce jour-là une rencontre avec le cinéaste (à 17 heures) et la projection de Mulholland Drive (à 20h).
Et puis vous pouvez aussi aller voir le travail de David Lynch plasticien à la Galerie Item (51 rue du Montparnasse, Paris) où ses oeuvres sont exposées actuellement.
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Cycle David Lynch à la Cinémathèque
Galerie Item avec les lithos de Lynch
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Posté par MpM, le 8 octobre 2010
Alors que le Musée d'Art moderne de la ville de Paris propose à partir d'aujourd'hui la première rétrospective européenne de l'œuvre photographique de Larry Clark (voir notre article), la Cinémathèque française consacre trois jours au versant cinématographique de la carrière de l'artiste américain.
Dès ce soir, plongée dans l'univers si particulier du cinéaste à travers son premier films, Kids (1995), un anti-teen movie bourré de rap et de sexe, avec l'actrice Chloé Sévigny. Samedi, les spectateurs pourront (re)découvrir Ken Park, Another day in paradise et Bully ; et surtout assister à la leçon de cinéma donnée par Larry Clark lui-même. Dimanche, ce sera au tour de Teenage caveman, Wassup rockers et Destricted.
Depuis ses débuts, en photographie comme au cinéma, Larry Clark s'est fait le chantre de l'adolescence américaine dépeinte sans fard et sans jugement de valeur, ce qui lui vaut l'admiration des uns et la réprobation des autres. Scènes crues, nihilisme, dissidence, désespoir... Le "kid" (mi-enfant, mi-ado) selon Larry Clark est déjà presque aussi foutu que ses parents démissionnaires, dysfonctionnels, ou tout simplement inexistants. Pendant que les ligues de vertu s'émeuvent, une certaine jeunesse s'y reconnaît, et fait confiance au cinéaste.
"Gus Van Sant et moi, nous avons démontré que les films mettant en scène des adolescents ne sont pas forcément des comédies bébêtes", explique ce dernier. "Je veux que les kids se reconnaissent en voyant mes films, c’est très important pour moi. C’est étonnant de constater que la culture américaine est orientée vers la jeunesse, mais qu’elle ne lui parle pas vraiment."
Erreur réparée avec cette œuvre radicale, réalisée en une petite dizaine d'années, qui complète admirablement le travail de portraitiste et presque de sociologue mené par Larry Clark tout au long de sa vie.
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Rétrospective Larry Clark à la cinémathèque française
Du 8 au 10 octobre
Renseignements sur le site de la Cinémathèque
Exposition "Kiss the past hello" au Musée d'art moderne
Du 8 octobre au 2 janvier 2011
Informations sur le site du Musée
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