Charlotte Gainsbourg pour la troisième fois chez Lars von Trier ?

Posté par vincy, le 13 décembre 2011

Les Films du Losange persévère dans leur fidélité à Lars von Trier. Le distributeur français, qui diffuse les films du cinéaste danois depuis Breaking the Waves en 1996, sortira The Nymphomaniac en France.

Von Trier, récemment récompensé aux European Film Awards pour Melancholia (meilleur film), continue d'écrire le scénario de son nouveau film. Le tournage devrait débuter durant l'été ou l'automne 2012. Il sera divisé en 8 chapitres, et sortira en deux versions : une non censurée et une comportant des scènes de sexe explicites, vraisemblablement classée X.

Charlotte Gainsbourg est en pourparlers pour interpréter le rôle principal du film. Ce serait sa troisième collaboration (successive qui plus est) avec le réalisateur, réputé intraitable avec ses comédiens. On l'a vue dans Melancholia face à Kirsten Dunst et dans Antichrist qui lui avait valu le prix d'interprétation féminine à Cannes.

Lars von Trier voudrait aussi enrôler le partenaire de Gainsbourg dans Antichrist, Willem Dafoe. Pour l'instant, seul Stellan Skarsgard a confirmé sa présence au générique. Ce serait leur cinquième film ensemble.

The Nymphomaniac est l'histoire de la découverte de l'érotisme d'une femme et traite de pornographie, prostitution et mutilation génitale (voir aussi notre actualité du 1er août).

Lars Von Trier n’a aucune sympathie pour le tueur d’Utoeya

Posté par vincy, le 1 août 2011

Il avait enflammé la Croisette avec une polémique sur Israël. Le Festival de Cannes l'avait chassé de ses terres (voir actualité du 19 mai). Lars Von Trier avait provoqué maladroitement, une fois de plus, une fois de trop. Son film, Melancholia, qui sort en salles la semaine prochaine en France, avait, malgré tout, récolté le prix d'interprétation féminine (pour Kirsten Dunst).

Ce coup-ci, il ne s'est pas laissé piéger. Quand Anders Behring Breivik, le tueur norvégien qui  a ouvert le feu le 22 juillet sur un rassemblement de 600 jeunes faisant 69 morts, a révélé que Dogville, oeuvre conceptuelle et fascinante de Von Trier sur l'état de la démocratie, était sa référence cinématographique, le cinéaste a réagit.

Vendredi soir sur le site du quotidien danois Politiken, dans un entretien, le cinéaste a confié que ça le rendait " follement malade" que "Dogville", pour lui son meilleur film, "aurait pu servir d'une sorte de script pour lui. C'est horrible". Dans le film de LVT, la population se faisait trucidée d'un coup. Sur son profil Facebook le tueur avait classé le film Dogville comme son 3e film favori (après Gladiator et 300).

Pour le cinéaste, le grand responsable du massacre reste l'extrême droite danoise (troisième force politique du pays). "Il y a depuis des années une forte tradition danoise d'avoir peur de l'Islam. Ils (le PPD) ont commis des atrocités en utilisant la législation pour embêter cette minorité et ils ont eu une ligne politique qui correspond à celle prônée par Breivik". Manière de rappeler qu'il était dans le camp des progressistes malgré ses attaques contre la politique israéliennes.

"Vous me demandez si je suis triste d'avoir fait ce film ? Oui, s'il est prouvé qu'il l'a inspiré, je suis désolé de l'avoir fait", poursuit-il. Lui qui voulait "éduquer" avec cette oeuvre reconnaît l'échec à lutter contre les idées nauséabondes qui se sont propagées dans les pays nordiques. "Ce racisme, dit-il, s'est étendu aux autres pays nordiques et il s'est installé dans la conscience de Breivik et sans doute lui a donné la justification dont il avait besoin".

En attendant, Von Trier a confirmé qu'il tournerait Nymphomaniac l'été prochain (voir aussi actualité du 31 mai). Un traité cinématographique sur la vie érotique d'une femme, de sa naissance à la ménopause. Le producteur Peter Aalbaek Jensen annonce déjà qu'il y aura peut-être des problèmes de censure à cause de représentations de la sexualité d'une jeune fille et d'images (très) explicites.

Trois outsiders dans les finalistes du prix Lux du parlement européen

Posté par vincy, le 26 juillet 2011

Aujourd'hui, à Rome, le parlement européen a fait connaître ses trois finalistes pour le prix LUX 2011. Les grands noms - Wenders, Ruiz, Moretti, Kaurismaki ... (voir les sélectionnés) - n'ont pas été retenus.

Les trois finalistes sont Attenberg de Athina Rachel Tsangari (Grèce), primé à Venise (meilleure actrice) et à Thessalonique (prix spécial du jury), Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (France), sélectionné à Un certain regard à Cannes cette année et Play de Ruben Östlund (Suède, France, Danemark), sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette année.

Les films sélectionnés seront diffusés lors des Journées des Auteurs de Venise du 31 août au 10 septembre 2011. Puis entre le 4 et 11 octobre 2011, les films en compétition seront projetés au Parlement européen et le vote des députés interviendra à l'issue de la projection.

Enfin, les 15 et 16 novembre 2011, le lauréat du Prix LUX 2011 sera annoncé lors d'une cérémonie officielle à Strasbourg.

Il succédera à L'étrangère (Autriche), Welcome (France), Le silence de Lorna (Belgique) et De l'autre côté (Allemagne).

Lars Von Trier lance ses films en VOD en attendant de trouver l’actrice de son prochain film

Posté par kristofy, le 31 mai 2011

Melancholia était annoncé avec la mystérieuse accroche "le plus beau film sur la fin du monde", et il s’est révélé être un des films les plus beaux de ce 64e Festival de Cannes. Cependant les médias ont préféré occulter le film pour faire des titres sur une provocation malvenue, une bêtise plus qu'une offense, de Lars Von Trier. La presse avide d’un scandale cannois tenait son os pour un emballement médiatique, et permettait de reprendre la main sur ce Festival de Kahn qui occupait tout l'espace médiatique. On retiendra de cette affaire la réaction de Catherine Deneuve, son actrice de Dancer in the Dark : "Ce qui me choque surtout, c'est l'utilisation absolument extravagante qui est faite, maintenant, de tous les propos tenus".

Lars Von Trier avait pourtant une annonce importante à communiquer : l’ensemble de ses films en version numérique sont dorénavant disponibles en téléchargement sur un site VOD spécialement dédié. Sa société de production Zentropa  a lancé le 18 mai son catalogue de films en vidéo à la demande, ceux de Von Trier et la centaine de films produits depuis 1992 (dont beaucoup d’inédits jamais édités en DVD). La plupart des titres sont au prix de 3 euros et les nouveautés sont à 4 euros, les séries télé et les courts-métrages sont à 1 euro. L’adresse web où trouver ces différents films est celle-ci : www.zentropaondemand.com

Un réalisateur qui sublime ses comédiennes

Suite au scandale cannois, certains partenaires économiques hésitent à continuer à accompagner le prochain film de Lars Von Trier. Qu’en sera-t-il des actrices ? Il avait déjà annoncé un futur projet qui avait pour titre The Nymphomaniac sur la naissance érotique d’une femme... Vu son palmarès cannois, les comédiennes devraient se bousculer.

Chose rare, Catherine Deneuve avait elle-même contacté le réalisateur pour lui dire son envie de jouer sous sa direction. Dancer in the Dark remportera la palme d’or du Festival de Cannes 2000 ainsi que le prix d’interprétation féminine pour Björk. A noter que si ses films suivants ont fait la part belle aux rôles de femmes de nombreuses actrices qui s’étaient engagées à jouer pour lui se sont ensuite désistées perturbant la production de ses projets. Déjà pour Dancer in the Dark c’est Björk qui avait quitté le tournage après une dispute, elle reviendra ensuite terminer le film qui sera un triomphe.

Nicole Kidman sans doute à la recherche d’un Oscar s’engage pour une trilogie Dogville-Manderlay-Washington ; elle joue que dans le premier film en se désistant pour le second (dont le script contient une critique des Etats-Unis et une scène de sexe avec un esclave noir) pour tourner à la place Ma sorcière bien-aimée. Elle est remplacée par une autre rousse Bryce Dallas Howard dans Manderlay (le troisième film Washington reste au stade de scénario).

Pour Antichrist le rôle de la femme avait été prévu pour l’actrice Eva Green qui quitte la production à quelques semaines du tournage (à cause des scènes intimes prévues par le cinéaste). Charlotte Gainsbourg gagnera le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2009.

Pour Melancholia le rôle d’une des deux sœurs était écrit pour Penélope Cruz, elle lui avait fait part de son envie de tourner avec lui ; le scénario est écrit pour elle, jusqu'à ces chevaux dont elle est fan. Mais elle y renonce pour s’engager sur la suite Pirates des Caraïbes 4. Il propose le rôle à Kirsten Dunst qui vient elle aussi de remporter le prix d’interprétation féminine à Cannes. Melancholia sortira en France le 10 août.

Cannes 2011 : Qui est Alexander Skarsgård ?

Posté par vincy, le 18 mai 2011

La plupart d'entre vous connait ce corps sculpté et ce regard glacial grâce au petit écran. Il est Eric Northman, le Vampire millionnaire, patron du Fangtasia, d'origine Viking, de la série True Blood. 1 000 ans d'âge. Et déjà trois saisons de télé. Entre sang et chair, il est devenu, avec ses deux partenaires, une icône de la télévision contemporaine, faisant le bonheur des unes de magazines branchés. Alexander Skarsgard est certes admiré pour sa plastique (au point de jouer dans un clip de Lady gaga, Paparazzi), d'être élu plusieurs fois homme le plus sexy de Suède, et de partager son lit avec la jolie Kate Bosworth (Superman Returns).

Ce serait oublié qu'il est avant tout un comédien. S'il vient à Cannes cette année, c'est grâce au danois Lars Von trier, qui aime mélanger les acteurs scandinaves aux stars venues d'ailleurs. Dans Melancholia, il est au côtés de Kirsten Dunst, Kiefer Sutherland, Charlotte Gainsbourg, Charlotte Rampling, John Hurt et son père Stellan Skarsgard (Amistad, Pirates des Caraïbes 2 et 3, Mamma Mia, Thor).

A 35 ans, ce géant d'1m93 pourrait faire sensation. Jusqu'en 2001, sa carrière était "locale" : télévision ou cinéma nordique. Son premier succès public et critique arrive en 2000 avec Wings of Glass, prix du public au festival de Moscou et joli succès en Suède. Ben Stiller le repère et l'enrôle pour son pastiche du monde superficiel de la mode, Zoolander.

Il bosse beaucoup, pas forcément dans des oeuvres marquantes au cinéma, mais la télé alimente sa notoriété. Consciencieux et professionnel, Skarsgard est appliqué. Il peut avoir une coiffure un peu punk, se montrer en caleçon sur une affiche : peu importe, un comédien qui ne travaille pas n'est pas comédien. Il commence à percer avec Hundtricket - The Movie, comédie romantique, où en second-rôle il reçoit les éloges de la critique.

Avec Exit en 2006, il donne la réplique à la star montante scandinave, Mads Mikkelsen. Polar qui s'exporte. En 2009, il est dans Beyond the Pole, comédie qui régale les festivals où il passe. Car Skarsgard peut jouer les drôles comme les inquiétants, les salauds comme les innocents. Dans 13, il est partenaire de Jason Statham et Mickey Rourke. Dans Straw Dogs, qui sortira cet automne, il semble s'abonner au thriller, avec l'autre beau blond James Marsden. Guerre de gueules anguleuses et de regards foudroyants en perspective. En attendant le film de SF, Battleship, avec Liam Neeson.

Il a encore quelques marches à monter avant de s'imposer à Hollywood. Mais, avec un Lars Von Trier dans sa filmographie, nul ne doute que l'espoir est permis.

Per Oscarsson (1927-2010) : mort tragique d’un Roi dans son palais suédois

Posté par vincy, le 5 janvier 2011

La police suédoise a confirmé ce mercredi ce qu'elle pressentait depuis samedi : la mort de l'acteur suédois Per Oscarsson, 83 ans, et de son épouse, Kia Oestling. Leur maison de Skara avait été victime d'un incendie dans la nuit du 30 au 31 décembre. Les cendres retrouvées ont bien été indentifiées comme les leurs par les médecins légistes grâce aux empreintes dentaires.

Prix d'interprétation à Cannes en 1966 pour le film danois d'Henning Carlsen, La Faim (adapté du roman autobiographique de Knut Hamsum, prix Nobel de littérature), cet immense comédien scandinave était aussi un provocateur : les téléspectateurs suédois ont en mémoire son srtip tease intégral dans un talk show populaire local et les "théâtrophiles" se souviennent qu'il avait disparu plusieurs jours après la première (encensée) d'Hamlet (avec une simple note : "si vous m'aimez, ne me cherchez pas"). Il avait rejoint Oslo (Norvège) à pieds, en mangeant des racines, des fruits rouges et des fleurs.

Outre son prix cannois, il avait aussi reçu le prix du meilleur acteur décerné par la National Society of Film Critics (USA) et le prix Guldbagge (César suédois) pour le même film.

On l'a aussi remarqué, parmi sa soixantaine de films, dans Le Nouveau monde (1972, avec Max Von Sydow et Lib Ullman), Ronia, la fille de Robber (1984) et Les folles aventures de Picasso (1978, avec Lena Olin), où il incarnait Apollinaire, tous deux de Tage Danielsson, ou encore La vallée perdue, de James Clavell (1971, avec Michael Caine et Omar Sharif), Le visiteur de la nuit, de Laslo Benedek (1971, avec Max Von Sydow, Liv Ullmann et Trevor Howard).

Récemment, on l'a vu dans le rôle de Holger Palmgren, l'ancien tuteur de Lisbeth Salander, dans les deuxième et troisième épisodes de la trilogie Millennium. Il avait été difficile à convaincre, et précis dans ses attentes, pensant que le cinéma était derrière lui. Il laisse pourtant un film posthume, Tysla Lekn (Jeu calme), de Görel Crona, dont la date de sortie n'est pas encore prévue.

Scénariste, monteur, musicien, il avait aussi réalisé deux films (la farce Battle of Sweden en 1980 et Ebon Lundin en 1973).

Qualifié de "légende du cinéma suédois", cette icône excentrique, originale a profité des années 60 et 70 pour occuper un espace vide dans le cinéma scandinave, très concentré sur les rôles les plus dramatiques. Modèle pour une nouvelle génération plus formatée, il aimait les personnages maladroits, et s'investissait complètement dans ses rôles. Pour La Faim, il s'était imposé un régime drastique.

Il avait aussi été capable de faire le pont entre les générations de (télé)spectateurs en devenant le populaire commissaire de la série Polisen i Strömstad dans les années 80 et 90 ou en jouant dans le succès culte suédois House of Angels du cinéaste britannique Colin Nutley (1992).

Son métier était sa vie. La destinée a joué avec une allumette et l'a une dernière fois enflammé.

Le Festival du cinéma nordique à Rouen est mort

Posté par vincy, le 24 décembre 2010

Le Festival du cinéma nordique de Rouen vient d'annoncer son acte de décès. Lancé en 1988, la 24e édition n'aura pas lieu.

Sur le site internet on peut ainsi lire un bref communiqué de Yves Le Blond, Président de l'association Festival du Cinéma nordique : "Nous sommes au regret d’annoncer que l’Association Festival du Cinéma Nordique cesse son activité au 31 décembre 2010. Il n’y aura donc plus de manifestation cinématographique annuelle « Festival du Cinéma Nordique ». L’équipe tient à remercier chaleureusement le public fidèle et passionné qui a suivi l’aventure du Festival pendant 23 ans ainsi que les professionnels des cinématographies nordiques et les partenaires institutionnels français. Sans vous tous le Festival n’aurait pas pu durer si longtemps."

Ce n'est pas la première association culturelle à mettre la clé sous la porte cette année. Les collectivités locales, qui doivent faire face à davantage de dépenses (liées à la décentralisation) sans avoir de compensations équivalentes côté recettes, qui souffrent de la crise économique et parfois de placements financiers désastreux, ne parviennent plus à soutenir le secteur culturel comme avant.

Par ailleurs, comme souvent, le Festival avait des relations tendues avec la ville de Rouen. Nombreux sont les Festivals qui doivent déménager ou fermer parce que le soutien municipal n'est pas équitable : les villes sont parfois trop exigeantes dès qu'une manifestation n'est pas créée ou désirée par leurs équipes. Cependant la municipalité affirme qu'elle était prête à verser sa subvention annuelle en 2011 (75 000 euros). "Si vraiment l'abandon se confirmait ce serait dommage car ce festival avait trouvé sa place à Rouen et même au-delà", a déclaré à l'AFP un membre du cabinet du maire Valérie Fourneyron (PS). C'était même le seul festival de cinéma d'envergure en Normandie, en dehors de ceux de Deauville.

"La dimension culturelle du cinéma est menacée et déjà un certain nombre de festivals disparaissent", écrivait Jean-Michel Mongrédien, délégué du festival, dans son éditorial l'an dernier, en appelant les élus à faire preuve de "volonté".

Fréquenté par 30 000 spectateurs chaque année, ce festival programmait des films parfois difficiles de dix pays du nord de l'Europe. Des oeuvres comme Nouvelle donne, 101 Reykjavik, Le festin de Babette ou la trilogie Pusher ont fait leur avant première française sur les bords de la Seine. La manifestation, qui avait la particularité de faire découvrir tout un cinéma méconnu des cinéphiles, avait ainsi primé des cinéastes comme Susanne Bier, Thomas Vinterberg, Bent Hammer ou Liv Ullmann.

Noomi Rapace profite de l’effet Millénium

Posté par vincy, le 30 juin 2010

Elle incarne tellement Lisbeth salander dans la saga Millénium qu'on a du mal à la voir ailleurs. A 31 ans, l'actrice a porté une trilogie sur ses épaules, se révélant au monde. Le premier épisode a rapporté 100 millions de $ dans le monde. Après 13 ans de carrière, les projets s'emballent. Elle avait obtenu le rôle de Lisbeth grâce à sa prestation remarquée dans la tragédie danoise Daisy Diamond (2007), de Simon Staho.

On va la voir prochainement dans le suédois Svinalängorna de Pernilla August, le norvégien Babycall de Pal Sletaune et surtout dans le franco-suisse The Nazi's office's Wife de Barthélémy Grossman. Le film se tournera cet automne en Allemagne, avec Mads Mikkelsen (Coco Chanel & Igor Stravinsky, Casino Royale) dans le rôle masculin principal. Il s'agit de l'histoire d'une femme juive qui cache son identité pour survivre et épouse un officier nazi. Les premières projections pourraient avoir lieu au printemps 2011.

Roy Andersson réfléchit sur l’existence en regardant un pigeon sur la branche

Posté par vincy, le 24 juin 2010

Le cinéaste suédois Roy Andersson n'a rien tourné depuis 2007. Soyons heureux, puisqu'entre Chansons du deuxième étage (2000, prix du jury à Cannes) et Nous, les vivants (2007, Un certain regard), sept ans s'étaient écoulés). L'attente sera donc un peu moins longue pour ce vétéran du cinéma suédois, dont le premier court métrage date de 1967. Andersson avait été découvert internationalement avec Une histoire d'amour séudoise en 1970, quatre fois primé à Berlin. Le mauvais accueil de Giliap en 1975 le conduit à créer sa propre société de production (Studio 24) et à se concentrer sur la publicité, ne revenant au cinéma qu'en 2000.

Son nouveau film s'intitulera Un pigeon assis sur une branche - Réflexion sur l'existence. Exploration de la vie d'un homme à travers deux personnages semblables au grands duos de la littérature. Le cinéaste s'essaiera pour la première fois au numérique HD, pour des raisons économiques. Andersson avait l'habitude d'utiliser des kilomètres de pellicule.Mais il continuera de prendre son temps puisqu'il annonce un tournage de plus de deux ans, dans les studios de sa société, à Stockholm.

Le flm devrait être prêt en 2013.

Cannes 2010 : Armadillo, Roi en son pays

Posté par vincy, le 6 juin 2010

Grand prix de la Semaine internationale de la critique à Cannes, Armadillo a aussi frôlé la Caméra d'or (prix du meilleur premier film toutes sélections confondues). Le documentaire danois de Janus Metz, soutenu par une forte polémique politique dans son pays, a réussi un exploit au Box Office. Lors de son lancement la semaine dernière, il a gagné les suffrages du public avec 22 000 spectateurs (56 écrans), dominant tous les autres films, y compris Robin des Bois (2e) et Prince of Persia (3e).

C'est le premier film danois à s'arroger la première place du box office hebdomadaire depuis la comédie familiale locale, Far til Fire - pa japansk en février dernier.

La controverse a aidé. Un véritable débat s'est engagé au Danemark depuis sa projection cannoise. Le doute sur l'engagement du pas en Afghanistan exprimé par l'un des soldats témoins mais surtout la séquence où les soldats achèvent cinq talibans à contraint l'ensemble de la classe politique et même l'armée nationale à se justifier, puis finalement à ouvrir une enquête officielle.