Europe : les plus importants marchés cinématographiques (2/4)

Posté par vincy, le 29 mai 2010

La France est le plus important marché cinématographique en Europe, tant en recettes qu'en entrées. Juste devant le Royaume-Uni, mais loin devant les pays le plus peuplé de l'Union européenne, l'Allemagne. Il est fort probable qu'à terme, le marché italien se fasse dépasser par le marché espagnol.

Recettes : 

1 - France.1 207 millions d'euros

2. Royaume Uni. 1 185 millions d'euros.

3. Allemagne. 976 millions d'euros.

4. Italie. 676 millions d'euros.

5. Espagne. 668 millions d'euros.

6. Russie. 528 millions d'euros.

7. Pays-Bas. 201 millions d'euros.

8. Pologne. 193 millions d'euros.

9. Suède. 161 millions d'euros.

10. Suisse. 152 millions d'euros.

Fréquentation :

1. France. 201 millions d'entrées.

2. Royaume Uni. 174 millions d'entrées.

3. Allemagne. 146 millions d'entrées.

4. Russie. 138 millions d'entrées.

5. Italie. 111 millions d'entrées.

6. Espagne. 110 millions d'entrées.

7. Pologne. 39 millions d'entrées.

8. Turquie. 37 millions d'entrées.

9. Pays-Bas. 27 millions d'entrées.

10. Belgique. 23 millions d'entrées.

Europe : une croissance forte pour le cinéma (1/4)

Posté par vincy, le 28 mai 2010

Le cinéma en Europe se porte bien.

6,27 milliards d'euros de recettes en 2009 (+12% par rapport à 2008).

981,1 millions d'entrées (+6%)`. L'écart entre les deux chiffres a deux explications : la hausse du prix moyen du ticket de cinéma et l'arrivée de la 3D.

Seuls deux pays (l'Irlande et la Lettonie), sur 23, ont connu une baisse de recettes. Mais six pays ont vu leur fréquentation régresser : la République Tchèque, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie et le Portugal.

Mais le marché se concentre puisque les 100 films les plus vus accaparent 75% des entrées (contre 69% l'année précédente).

Seul gros bémol, la part de marché des films européens s'établit cette année à 26,7% contre 28,2% en 2008. C'est le plus mauvais score depuis 2005.

Enfin, l'Europe a produit 1 168 longs métrages, fictions (887) et documentaires (281), soit 28 de plus qu'en 2008, année qui détenait le précédent record.

Le 9 mai, UGC fête l’Europe avec 65 films inédits

Posté par vincy, le 8 mai 2010

C'est devenu un rendez-vous traditionnel : depuis 7 ans, le réseau de cinémas UGC profite de la journée de l'Europe pour valoriser les films européens (27  cette année) au prix unique de 5 euros la séance toute la journée. Seuls sont concernés les multiplexes de Paris, Lyon, Strasbourg, Rome, Madrid et Bruxelles.  On notera quelques avant-premières de films attendus dans les prochaines semaines dans les salles françaises.

Voici la liste des films projetés à Paris: Le jour viendra (Allemagne), Contact High : The Good, The Bad and The Bag (Autriche), Altiplano (Belgique), La chèvre (Bulgarie),  Giorgos Seferis (Chypre), Offscreen (Danemark), Cellule 211 (Espagne), Buratino le fils de Pinocchio (Estonie), Lettre au Père Jaakobs (Finlande, La tête en friche (France), L'Académie de Platon (Grèce), DeathWaltz (Hongrie), Trapped (Irlande), Le premier qui l'a dit (Italie), Finding Elvis (lettonie), Low Lights (Lituanie), Réfractaire (Luxembourg), Kont Diga (Malte), Figner : The end of the silent century (Pays Bas), Ma chair, mon sang (Pologne), April Showers (Portugal), Qui a peur du Loup? (Rép. Tchèque), L'autre Irène (Roumanie), La disparition d'Alice Creed (Royaume Uni), Promesse brisée (Slovaquie), 09h06 (Slovénie) et Métropia (Suède).

A Lyon, le programme diffère, à l'exception de quelques pays. Voici ceux qui ne sont pas diffusés à Paris. Free to Leave (Autriche), The Over The Hill band (Belgique), Crayfish (Bulgarie), The Last Homecoming (Chypre), Allegro (Danemark), Autumn Ball (Estonie), Twisted Roots (Finlande), Secrets bien gardés : Athanassia (Grèce), Le septième cercle (Hongrie), Pavee Lackeen : la fille du voyage (Irlande), Ce que je veux de plus (Italie), Petits voleurs (Lettonie), Whisper of Sin (Lituanie), Night Run (PaysBas), Opération Danube (Pologne), Le Mystère de Sintra (Portugal), Petite fille bleue (Rép. Tchèque), Echange (Roumanie), The Be All and End All (Royaume Uni), Paradis, enfer... Terre (Slovaquie), Au point du jour (Suède).

A Strasbourg, voici ceux qui diffèrent du programme parisien: Mars (Autriche), Ma reine Karo (Belgique), Crayfish (Bulgarie), Sous les étoiles (Chypre), Juste une autre histoire d'amour (Danemark), J'étais ici (Estonie), Sept destins (Finlande), Un (Hongrie), Pavee Lackeen : la fille du voyage (Irlande), Amateur (Lettonie), Perpetuum Mobile (Lituanie), Deep (Pays Bas), Popileuszko, La liberté est en nous (Pologne), Embrasse-moi (Portugal), Vaclav (Rép. Tchèque), Le repos est silence (Roumanie), Renards (Slovaquie), Paysage n°2 (Slovénie), Dans tes bras (Suède).

Pour les autres, Ecran Noir vous rappelle que des films européens sont diffusés toute l'année. Actuellement dans les salles vous pouvez voir Soul Kitchen et Fleur du désert (Allemagne),  La primea linea (Italie), London Nights (Royaume Uni) ou encore Mourir comme un homme (Portugal).

Arras : bilan et palmarès

Posté par MpM, le 18 novembre 2009

The girlCette dixième édition du Festival international d'Arras s'est achevée sur un bilan particulièrement positif puisque ce sont quelque 25 000 spectateurs qui se sont pressés dans les salles au cours des dix jours ! Ces festivaliers assidus ont pu découvrir pas moins de quatre-vingt films et rencontrer une bonne cinquantaine de réalisateurs et comédiens européens. Deux grands noms du cinéma mondial ont également proposé des leçons de cinéma publiques : les réalisateurs Pavel Lounguine et Patrice Chéreau.

Côté compétition, le jury professionnel présidé par Philippe Lioret a remis l'Atlas d'or à The Girl de Fredrik Edfeldt. Ce prix consiste en une aide de 10 000 euros offerts au distributeur français du film. L'Atlas d'Argent de la mise en scène a lui été décerné à Andrei Gruzsniczki pour L'autre Irène. Il reçoit une aide de 5 000 euros pour l'aider à financer son prochain long métrage.

Le Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma présidé par Danièle Heymann est allé également à The girl de Fredrik Edfeldt. Le cinéaste suédois recevra une aide de 2000 euros.

Enfin, c'est le Finlandais Dome Karukoski qui a reçu le prix du public (4000 euros d'aide à la distribution) pour Forbidden fruits.

Grâce au festival d'Arras et à ces distinctions, on devrait prochainement découvrir ces longs métrages sur les écrans français. En attendant la prochaine édition de la manifestation arrageoise du 5 au 14 novembre 2010.

Arras reçoit son premier jury professionnel

Posté par MpM, le 13 novembre 2009

Le jury 2009

Le Festival recevait jeudi soir les membres du jury composé du producteur Christophe Rossignon, du réalisateur Philippe Lioret (président du jury), de la comédienne Anne Consigny, de l'acteur Olivier Gourmet et de la réalisatrice Emily Atef (de gauche à droite sur notre photo).

C'est la première fois de son histoire qu'Arras invite des professionnels à décerner des prix (Atlas d'or et d'argent) assortis d'aides à la distribution. Les neuf films sélectionnés, tous inédits en France, viennent d'Allemagne, de Roumanie, Croatie, Finlande, Suède, Serbie, Russie, République tchèque et Pologne. L'objectif est d'aider les œuvres récompensées à être montrées dans les salles françaises et à bénéficier d'une véritable visibilité publique.

Arras fait la part belle au cinéma engagé

Posté par MpM, le 12 novembre 2009

Les chats persansLes hasards de la programmation font parfois se télescoper plusieurs films qui, indépendamment de leur sujet ou de leur forme, partagent une sorte de parenté d'esprit, et finissent par se faire écho. Ainsi le festivalier arrageois était-il confronté mercredi à trois longs métrages mûs par un même désir de témoignage, voire d'engagement. Tout d'abord La révélation de Hans-Christian Schmid, sur les difficultés du tribunal pénal international de La Haye à juger les criminels de guerre de l'Ex-Yougoslavie. Puis The calling de Jan Dunn, qui suit le difficile parcours initiatique d'une jeune fille d'aujourd'hui décidée à entrer au couvent. Et enfin Les chats persans de Bahman Ghobadi, une exploration quasi documentaire du milieu musical underground de Téhéran.

A priori, trois intrigues très éloignées, et même trois styles différents : polar pour La révélation, comédie pour The calling, auto-fiction hyper-réaliste pour Les chats persans. Et pourtant, chacun à sa manière fait appel au pouvoir de dénonciation du cinéma, capable de décortiquer les mécanismes écœurants et absurdes de l'injustice ou de l'autoritarisme.  Hans-Christian Schmid s'attaque ainsi aux compromis d'un tribunal soumis aux intérêts politiques et montre comment les idéaux les plus nobles servent en réalité de caution morale bon marché à une poignée de dirigeants sans scrupule.

De son côté, Bahman Ghobadi ausculte le malaise d'une jeunesse iranienne sur le point d'étouffer. Les persécutions bureaucratiques sans fin (autorisation pour chanter, pour donner un concert, pour enregistrer un album...) tuent à petit feu ces artistes qui n'ont d'autre choix que le renoncement ou l'exil.

Quant à Jan Dunn, peut-être la plus légère des trois, elle relève avec un humour non dénué d'ironie les La révélationincohérences d'une Eglise buttée sur ses positions d'un autre âge. Son personnage principal est en effet confronté à l'incompréhension violente de son entourage comme au rejet et aux mesquineries d'une communauté religieuse terrorisée par la nouveauté. Elle aussi doit lutter envers et contre tout (le scénario ne lui épargne d'ailleurs pas grand chose, c'est là sa grande faiblesse) pour atteindre son idéal.

Les héroïnes des trois films ont ainsi en commun cette énergie qui les pousse à tout risquer pour atteindre le but qu'elles se sont fixé. Or ces buts ont beau être aussi différents que possibles (chanter, devenir religieuse, faire condamné un criminel), chacune d'entre elle se heurte de la même manière à un mur. Comme si dans nos sociétés modernes, il était juste impossible à un individu de suivre la voie qu'il s'est choisie , quelle qu'elle soit, dès lors qu'elle s'éloigne de la norme en vigueur (opportunisme politique, "normalité" sociale, création encadrée par l'Etat).

Alors bien sûr, il serait naïf de compter sur le seul cinéma pour faire évoluer les choses. Pourtant, si un film ne change pas le monde, il peut changer le regard que l'on porte sur ce monde. Et à partir de là, tout est possible.

Arras fait le plein pour ses 10 ans

Posté par MpM, le 11 novembre 2009

ArrasOn vous avait annoncé un programme alléchant pour la dixième édition du Festival international d'Arras, et l'on ne s'y est pas trompé. A mi-festival, le bouche à oreilles a déjà si bien fonctionné que l'on voit de grandes files d'attente se former devant le cinéma où ont lieu la plupart des projections. D'ailleurs, la manifestation affichait déjà 5 000 spectateurs sur les trois premiers jours, soit une augmentation de 60% par rapport à l'an dernier ! A ce rythme-là, le record de 2008 (environ 20 000 entrées) sera probablement dynamité à la fin de la semaine...

Pour expliquer un tel succès, il suffit de se pencher sur le détail de la programmation quotidienne. Un jour comme mardi, les spectateurs avaient le choix entre pas moins de 16 films dont un ciné-concert (Le fantôme de l'opéra), une comédie musicale hongroise déjantée (Made in Hungaria), une avant-première française (Le père de mes enfants de Mia Hansen-love) ainsi que plusieurs inédits et reprises.

Deux des pays adoubés par Gilles Jacob en mai dernier comme "nouveaux centres cinématographiques", Israël et la Roumanie, étaient également représentés avec des oeuvres fortes et denses qui sous prétexte d'intrigue policière, décortiquent le fonctionnement de leurs sociétés respectives. Ajami de Yaron Shani et Scandar Copti montre les différentes facettes de la ville de Jaffa, violente et étouffante, où de complexes hiérarchies s'érigent entre les communautés qui cohabitent tant bien que mal.

Moins sombre, avec l'humour et l'auto-dérision qui semble caractériser le nouveau cinéma roumain, Policier, adjectif de Corneliu Porumboiu suit un enquêteur lancé dans une filature minutieuse et répétitive d'un groupe d'adolescents  consommateurs de haschisch. Tiraillé par des questions de morale et de conscience, il est confronté à la fois aux rouages de la bureaucratie et à la rhétorique absurdement retorse de ceux qui l'entourent.

Et parce qu'un anniversaire est aussi l'occasion de faire la fête, la journée s'est achevée par la projection du cultissime Rocky Horror Picture Show animée par la troupe des Sweet transvestites bien connue des habitués du Studio Galande. Le spectacle était ainsi à l'écran, sur scène et dans la salle, avec jets de riz et de confettis, course-poursuites, blagues potaches et reprise en choeur des refrains. Quelques spectateurs ont même eu la "chance" de participer plus activement à l'action en devenant l'espace d'une scène l'un des protagonistes du film... Suffisamment déjanté, foutraque et au final bon enfant pour que toute la salle, constituée en grande partie de "néophytes", se laisse prendre au jeu.

Après tout, c'est aussi cela, la "magie du cinéma". Et si Arras fait habilement le grand écart entre la complexité de la situation israélo-palestinienne et les facéties d'un "transsexuel travesti", l'exercice a de quoi faire définitivement taire ceux qui ne croient pas que diversité, audace et exigence sont les meilleurs ingrédients pour obtenir un festival véritablement populaire et chaleureux.

Arras s’offre l’Atlas

Posté par MpM, le 10 septembre 2009

ArrasPour sa 10e édition, le Festival "L'Autre cinéma" d'Arras voit les choses en grand. Après John Boorman en 2008, ce sont en effet deux réalisateurs prestigieux qui viendront cette année donner une leçon de cinéma que l'on imagine des plus instructive : le Français Patrice Chéreau (Intimité, Ceux qui m'aiment prendront le train, L'homme blessé...) et le Russe Pavel Lounguine (Taxi blues, Luna park, Un nouveau Russe...).

Par ailleurs, la manifestation inaugure sa première compétition sous la présidence bienveillante et prestigieuse du cinéaste Philippe Lioret. Ce dernier, entouré de Emily Atef (réalisatrice), Anne Consigny (comédienne), Olivier Gourmet (comédien) et Christophe Rossignon (producteur), remettra le tout premier Atlas d'or au meilleur film de la sélection, composée uniquement d'oeuvres européennes inédites.

On attend également comme chaque année plusieurs avant-premières de qualité ainsi que différentes rétrospectives. Sans oublier les nombreuses surprises que l'équipe n'aura pas manqué de nous concocter... Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Ecran Noir, partenaire de ce tout jeune mais vaillant festival, vous fera vivre l'événement en direct !

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Festival international d'Arras
L'Autre cinéma
Du 6 au 15 novembre 2009
Plus d'infos sur le site Plan-séquence

Arras nous donne des nouvelles d’Europe

Posté par MpM, le 17 novembre 2008

Tout ira bien"L’autre cinéma" défendu par le festival international d’Arras ne vient pas forcément de l’autre bout du monde ! La preuve avec cette passionnante section "Inédits d’Europe " qui permet de découvrir des cinématographies proches géographiquement et pourtant peu ou pas diffusées dans notre pays, de la Grèce (Correction de Thanos Anastopoulos, Prix du Syndicat français de la critique de cinéma) à la Hongrie (Konyec de Gabor Rohonyi), en passant par la Croatie (I have to sleep my angel de Dejan Acimovic), la Bulgarie (Seamstresses de Ludmil Todorov) ou encore la République tchèque (Vaclav de Jiri Vejdelek).

Parmi la quinzaine de films présentés, on retiendra notamment Tout ira bien de Tomasz Wiszniewski (Pologne), ou l’improbable pèlerinage de Pawel, un adolescent de douze ans qui a juré de parcourir en courant les 350 km qui le séparent d’un sanctuaire réputé pour sa vierge noire miraculeuse. En échange, il demande à cette dernière de sauver sa mère, atteinte d’un cancer incurable. A première vue, ça pourrait presque être le pire mélo du siècle, d’autant que le gamin-courage est accompagné par un prof alcoolique… Et pourtant le film parvient à être tour à tour drôle et révoltant, bourré d’énergie et émouvant. On aime la relation qui se tisse entre l’élève et le maître, la subtilité des rapports entre les différents membres de la famille et l’idée que si les miracles ne sont pas toujours ce que l’on voudrait, ça ne les empêche pas d’exister. Réalisé avec très peu de moyens et un scénario extrêmement ténu, voilà un "road-movie" qui prend son temps, et où la tendresse et l’humanité sont des compagnons de voyage attentifs mais discrets.

Arras se distingue avec l’Autre cinéma

Posté par MpM, le 7 novembre 2008

L’autre cinémaMarre des blockbusters, des comédies franchouillardes, des "actionners" décervelés ? Vite, rendez-vous à Arras, où pour la neuvième année consécutive, un Autre cinéma est à l’honneur ! Du 7 au 16 novembre prochains, le chef-lieu du Pas-de-Calais accueille en effet avant-premières, inédits, rétrospectives et hommages pour dix jours de fête cinématographique placée sous le signe de l’échange, de la convivialité et de la découverte.

Le grand événement de ce Festival international du film d’Arras 2008, c’est bien sûr la présence du réalisateur John Boorman (Excalibur, Duel dans le pacifique, Délivrance…) à qui est consacré une rétrospective exhaustive présentant même ses deux derniers longs métrages inédits en France : In my country et The tiger’s tail. A cette occasion, le cinéaste visionnaire donnera une leçon de cinéma animée par le spécialiste Michel Ciment, succédant ainsi à Dario Argento (2007) et Sydney Lumet (2005).

Deux autres rétrospectives permettront également aux festivaliers de redécouvrir des œuvres incontournables de l’Histoire cinématographique. "Heroïc fantasy, les années 80" fait la part belle à la magie et au fantastique en programmant The dark crystal de Frank Oz et Jim Henson, Ladyhawke, la femme de la nuit de Richard Donner ou encore Legend de Ridley Scott ; tandis que "14-18, la guerre n’est pas un jeu" célèbre à sa manière le 90e anniversaire de l’armistice franco-allemand. On verra notamment des œuvres pacifistes (Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, Johnny got his gun de Dalton Trumbo…) et deux films défendant le point de vue des Allemands : Quatre de l’infanterie de Georg W. Pabst et A l’ouest rien de nouveau de Lewis Milestone (dans sa version intégrale restaurée). Enfin, le festival a spécialement passé commande à Mauro Coceano d’une partition musicale inédite pour accompagner Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse de Rex Ingram lors d’un ciné-concert exceptionnel.

Pour autant, le cinéma contemporain n’est pas en reste avec un choix impressionnant d’avant-premières mêlant sélectionnés cannois (Il divo de Paolo Sorrentino, prix du jury, Trois singes de Nuri Bilge Ceylan, Two lovers de James Gray, Hunger de Steve Mc Queen, Caméra d’or…) et films attendus de l’hiver 2008 (The duchess de Saul Dibb, Secret défense de Philippe Haïm, Pride and glory de Gavin O’Connor…). Pour elle de Fred Cavayé en ouverture et Louise-Michel de Benoît Delépine et Gustave Kerven en clôture complètent assez harmonieusement cette fenêtre ouverte sur l’actualité cinématographique mondiale.

Enfin, pour une vraie plongée dans des cinématographies moins diffusées, les sections "cinémas du monde" et surtout "Inédits d’Europe" abordent d’autres cultures et d’autres enjeux de société au travers de longs métrages venus du Mexique, de Turquie, de Pologne, de Bulgarie, ou encore de Bosnie-Herzégovine. Ce sera notamment l’occasion de pénétrer dans les  étonnantes prisons pour femmes et enfants en Argentine avec le très touchant Leonera de Pablo Trapero ou de suivre le douloureux parcours d’une femme qui ne parvient pas à aimer son enfant (L’étranger en moi d’Emily Atef).

Pour compléter un planning déjà bien rempli, Arras propose par ailleurs "le festival des enfants" (avant-premières, ateliers d’initiation et de découverte, ciné concert spectacle, ciné-chanson, ciné-concerto… réservés aux plus jeunes) ainsi que des expositions, colloque, soirée et journées professionnelles. Le temps de dix jours pas comme les autres, ça ne fait aucun doute, la capitale d’un cinéma différent, plus riche et plus ouvert sur le monde, se trouve définitivement dans le Pas-de-Calais !