Cannes 2015: Carte postale d’Australie

Posté par vincy, le 23 mai 2015

cinéma en plein air à Broome en Australie

C'est loin l'Australie. Il n'y a même pas de vols directs en provenance d'Europe. Cela n'empêche pas de voir de plus en plus de films en provenance de ce pays-continent. D'autant plus qu'il souffle un vent nouveau du côté des auteurs.

Cependant, tout n'est pas rose "Down Under". Le pays est un coproducteur international important, un lieu de tournage pour Hollywood. Mais à peine 50 films (les très grandes années) y sont produits. La part de marché des films australiens est même famélique, dépassant rarement les 10%. Le dernier gros triomphe date de 1986 avec Crocodile Dundee. Bien sûr quelques films ont fait exception plus récemment, comme Australia, Happy Feet ou Moulin Rouge! Des arbres qui cachent le désert.

On est loin du faste des années 75-95, avec des succès comme Mad Max, Babe, Muriel's Wedding, Priscilla folle du désert et des auteurs exportés à Hollywood tels Peter Weir, George Miller, Phillip Noyce, Russell Mulcahy, Bruce Beresford, Alex Proyas et Fred Schepisi. Sans oublier le chef opérateur de Wong Kar-wai, Christopher Doyle (récompensé à Cannes par le Grand prix de la Commission Supérieure Technique pour In the Mood for Love).

Depuis quelques années, le cinéma australien, vieux de 109 ans, connaît une véritable renaissance et une reconnaissance internationale. Ainsi, Warwick Thornton ramène au pays une Caméra d'or en 2009 avec Samson et Delilah. Une première depuis 1996 et Love Serenade de Shirley Barrett. Le vétéran Rolf de Heer a été récompensé deux fois à Un certain regard, en 2006 et l'an dernier. De Justin Kurzel à David Michôd, d'Andrew Dominik à James McTeigue, une nouvelle génération apparaît sur les écrans, principalement dans des films de genre.

Cannes 2015: Qui est Justin Kurzel ?

Posté par vincy, le 23 mai 2015

justin kurzel

À 40 ans, l'Australien Justin Kurzel fait sa première montée des marches cannoises avec Macbeth, sa version de la pièce de Shakespeare. C'est aussi à Cannes que le cinéaste fut révélé puisque après un un court métrage sélectionné à la Semaine de la critique en 2005, Blue Tongue, il présente son premier long, Les Crimes de Snowtown dans cette même section parallèle du Festival.

La Critique internationale le récompense du prix FIPRESCI et le jury d'une mention spéciale. Brillant, puissant, intense, ce film noir naturaliste et relativement poétique, entre crimes sordides et attirance entre mâles refoulée, envoûte les cinéphiles. Inspiré d'un fait divers réel, pas très loin de là où Kurzel a grandit, Snowtown est aussi brutal que lugubre. Avec des films comme Samson & Delilah et Animal Kingdom, celui-ci contribue au renouveau du cinéma australien.

Cinéaste sans concession, assez radical même en préférant l'essentiel, la dureté même, à la séduction et aux effets, Justin Kurzel a commencé sa carrière comme décorateur pour le cinéma et le théâtre. Après Les crimes de Snowtown, Kurzel se cherche: il écrit une version longue de Blue Tongue, réalise un segment de The Turning, où il révèle un certain sens de l'humour (noir là aussi) autour du tennis, et accepte de transposer le best-seller de John Le Carré, Our Kind of Traitor, avec Ewan McGregor, Damian Lewis et Naomie Harris. Finalement il y renonce et plonge dans la tragédie de Macbeth.

On est loin des Crimes de Snowtown, mais c'est toujours le sang qui parle. Ce Game of Throne classique, avec Michael Fassbender et Marion Cotillard, le place dans la cour des grands. Il va devoir rivaliser avec d'autres versions de la pièce réalisées par Orson Welles, Roman Polanski ou encore Alira Kurosawa avec Le château de l'araignée.

A l'ombre de ses géants, il prépare déjà son prochain film. L'adaptation du jeu vidéo Assassin's Creed, avec, a priori, le même duo de stars, Fassbender et Cotillard. C'est peut-être là que réside une partie de son don: dans sa relation avec les acteurs, professionnels ou non. En tout cas, il se dessine une oeuvre sombre et saignante, tragique et aliénée, où l'Homme est dépassé par ses démons.

David Michod enrôle le Général Brad Pitt

Posté par vincy, le 16 avril 2014

brad pitt inglorious basterdsAlors que son nouveau film The Rover, avec Guy Pearce et Robert Pattinson, est très attendu pour venir faire son avant-première mondiale à Cannes, David Michod a déjà annoncé son prochain projet, The Operators. Le réalisateur australien d'Animal Kingdom, a même réussi à convaincre Brad Pitt d'en être la star (et le coproducteur).

The Operators est l'adaptation du best-seller américain de Michael Hastings, The Operators: The Wild and Terrifying Inside Story of America's War in Afghanistan, non traduit en France. L'histoire est celle de l'ascension et de la chute du Général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces américaines en Afghanistan. Le livre est écrit à partir d'un article de Hastings paru dans Rolling Stone et qui avait contribué au renvoi de McChrystal : l'auteur évoquait les critiques ouvertes du Général à l'égard de l'administration Obama ainsi que de drôles de coutumes "festives" sur les champs de batailles. Il dénonce ainsi un portrait les méthodes choquantes du commandement militaire et les raisons de l'échec américain dans le pays.

Le film ne devrait pas être tourné avant l'année prochaine. Les ventes internationales devraient débuter au marché du film à Cannes.

Cannes 2014 – les prétendants : d’Australie au Chili en passant par l’Afrique

Posté par vincy, le 31 mars 2014

mr kaplan d'alvaro brechner

Thierry Frémaux prépare sa sélection officielle du 67e Festival de Cannes. Il ne s'agit pas de faire des pronostics - vains - mais plutôt de repérer les films potentiels. Certains seront en compétition, d'autres recalés, d'autres encore à Un certain regard, et parfois dans les sélections parallèles. Passage en revue. D'Afrique, d'Amérique du sud ou d'Océanie : ce sont les régions souvent les moins représentées sur la Croisette et celles dont on ignore souvent l'avancée des films. On peut se douter que le cinéma brésilien ne sera pas oublié cette année. D'autant que les grands cinéastes argentins sont toujours en tournage.

- Lisandro Alonso, Film sans titre. Avec Viggo Mortensen, Ghita Nørby. Jamais sélectionné dans un des trois grands festivals européens, Alonso pourrait séduire les sélectionneurs avec cette histoire d'un père et d'une fille qui les mène du Danemark aux fins fonds de la civilisation.

- Vicente Amorim, Guillermo Arriaga, Stephan Elliott, Sang-soo Im, Nadine Labaki, Fernando Meirelles, José Padilha, Carlos Saldanha, Paolo Sorrentino, John Turturro, Andrucha Waddington, Rio je t'aime. Sur le modèle de Paris je t'aime, présenté à Cannes, cette déclaration d'amour à la future ville olympique, réalisée par de nombreux fidèles de Cannes, pourrait faire son avant-première mondiale sur la Croisette.

- Álvaro Brechner, Mr Kaplan (photo). Avec Héctor Noguera, Néstor Guzzini, Rolf Becker. Caméra d'or en 2009 avec Sale temps pour les pêcheurs, le cinéaste uruguayen s'est intéressé à la communauté juive qui réside en Amérique du sud. L'histoire de la vie d'un vieil homme un peu ronchon et lassé par la vie qui va suspecter un vieil allemand d'être un ancien nazi en fuite.

- Niki Caro, McFarland. Avec Kevin Costner, Maria Bello, Morgan Saylor. Jane Campion au jury, pourquoi pas une de ses consoeurs sur la Croisette? Mais cette histoire sportive de la réalisatrice de Paï semble très éloignée des sujets habituellement choisis par les sélectionneurs.

- Russell Crowe, The Water Diviner. Avec aussi Jai Courtney, Olga Kurylenko Premier film de la star, il s'agit du récit d'un homme qui part en Turquie retrouver ses trois fils disparus après la bataille de Gallipoli.

- David Michod, The Rover. Avec Guy Pearce, Robert Pattinson. Après Animal Kingdom, difficile de croire que Michod ratera les marches avec ce drame psychologique qui se déroule dans l'outback australien.

- Lyès Salem, L'Oranais. Son film Mascarades avait été nommé aux Césars. Un film algérien qui raconte les premières années euphoriques après l'indépendance du pays : deux amis, Djaffar et Hamid, sont promis à un bel avenir dans cette Algérie libre jusqu'au jour où la trahison les sépare.

- Sebastian Silva, Nasty Baby. Avec Kristen Wiig, Alia Shawkat, Mark Margolis. Un an après la sélection à la Quinzaine des réalisateurs de Magic Magic, Silva sera-t-il promu avec cette histoire new yorkaise autour d'un couple gay qui a un bébé?

- Abderrahmane Sissako, Le chagrin des oiseaux. Avec Hichem Yacoubi, Abel Jafri, Kettly Noël. Tourné cet automne, le film produit par Sylvie Pialat pourrait permettre à Sissako de revenir à Cannes, 8 ans après Bamako.

Berlin 2014 : American Bluff, Dans la cour et Diplomatie dans les séances spéciales

Posté par vincy, le 6 février 2014

The Turning

Les séances spéciales de la Berlinale alternent, comme tous les ans, avant-premières prestigieuses dans le but de faire venir des stars sur le tapis rouge, et documentaires. La moitié des films retenus sont des avant-premières mondiales.

Etrangement, peu de grands films hollywoodiens : Berlin se détourne de plus en plus des films américains. Auparavant, le festival bénéficiait du calendrier des Oscars, qui sont décernés deux semaines après le Festival. Dorénavant, la plupart des films oscarisables sont déjà sortis en Europe. Et les blockbusters du printemps ne sont pas montrables avant mars. Dans ce contexte, la Berlinale ne peut compter que sur quelques noms ou titres attendus, souvent réservés à la compétition.

Chaumeil, Salvadori, Schlöndorff... le cinéma français viendra en force. Mais pas seulement. Un ex-James Bond, des Oscarisables de l'année, une icône européenne primée à Berlin, un Seigneur de Tolkien, et un best-seller mondial seront conviés ... L'événement risque cependant d'être australien : un film à sketches réalisé par 18 réalisateurs qui ont adapté d'un recueil de nouvelles de Tim Winton, The Tunring (photo), avec, entre autres, Cate Blanchett.

- A Long Way Down de Pascal Chaumeil, avec Pierce Brosnan, Toni Collette, Aaron Paul, Imogen Poots
- American Bluff de David O. Russell, avec Christian Bale, Bradley Cooper, Jeremy Renner, Amy Adams, Jennifer Lawrence
- Cesar Chavez, de Diego Luna, avec Michael Peña, America Ferrera, Rosario Dawson, John Malkovich
- Dans la cour (In the Courtyard), de Pierre Salvadori, avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern
- Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann (Le vieil homme qui ne voulait pas fêter son anniversaire), de Felix Herngren, avec Robert Gustafsson, Iwar Wiklander, Mia Skäringer, Alan Ford, David Wiberg
- The Turning , de Marieka Walsh, Warwick Thornton,  Jub Clerc, Robert Connolly, Anthony Lucas, Rhys Graham, Ashlee Page, Tony Ayres, Claire McCarthy, Stephen Page, Shaun Gladwell, Mia Wasikowska, Simon Stone, David Wenham, Jonathan auf der Heide, Justin Kurzel, Yaron Lifschitz, Ian Meadows, avec Cate Blanchett, Rose Byrne, Miranda Otto, Richard Roxburgh, Hugo Weaving
- Das finstere Tal (The Dark Valley) d'Andreas Prochaska , avec Sam Riley, Tobias Moretti, Paula Beer, Thomas Schubert, Carmen Gratl
- Diplomatie (Diplomacy), de Volker Schlöndorff , avec André Dussollier, Niels Arestrup, Robert Stadlober, Burghart Klaussner
- The Two Faces of January, d'Hossein Amini, avec Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac
-En du elsker (Someone You Love), de Pernille Fischer Christensen, avec Mikael Persbrandt, Trine Dyrholm, Birgitte Hjort Sørensen, Sofus Rønnov, Eve Best
- Afternoon of a Faun: Tanaquil Le Clercq , de Nancy Buirski
- Baal (1969), de Volker Schlöndorff, avec Rainer Werner Fassbinder, Sigi Graue, Margarethe von Trotta
- Kathedralen der Kultur 3D, de Wim Wenders, Michael Glawogger, Michael Madsen, Robert Redford, Margreth Olin, Karim Aïnouz
- Night Will Fall, d'André Singer
- The Galapagos Affair: Satan Came to Eden de Dayna Goldfine et Dan Geller
- The Unknown Known, d'Errol Morris
- Watermark , de Jennifer Baichwal
- We Come As Friends , d'Hubert Sauper
- Untitled New York Review Of Books de Martin Scorsese et David Tedeschi

Nicole Kidman, Hugo Weaving et Guy Pearce réunis dans un film australien

Posté par vincy, le 20 octobre 2013

nicole kidmanUn film australien s'offre un casting hollywoodien. D'origine australienne précisons-le. Strangerland va réunir Nicole Kidman, Hugo Weaving et Guy Pearce d'après le magazine Variety.

Ce drame à suspens retrace l'histoire d'un couple dont les enfants, des adolescents, ont disparu dans l'Outback australien.

Réalisé par Kim Farrant (à qui l'on doit le documentaire Naked on the Side), l'histoire a été imaginée par la scénariste pour la TV Fiona Seres il y a quelques années ; une nouvelle version a été coécrite avec le réalisateur de court-métrage Michael Kinirons. Screen Australia envisage déjà le potentiel du film en ciblant un grand festival pour son lancement en 2015 (comprendre Berlin, Venise ou Cannes) et servir ainsi de vitrine au cinéma australien.

Kidman semble vouloir revenir à son cinéma d'origine puisque d'ici la fin de l'année, elle sera à l'affiche du film australien Railway Man, de Jonathan Teplitzky, aux côtés de Colin Firth. Elle vient également d'achever le thriller de Rowan Joffe, Before I Go to Sleep, toujours avec Colin Firth, Grace de Monaco d'Olivier Dahan et tourne actuellement Paddington, un film familial avec, encore Colin Firth. Enfin, elle est attendue sur Queen of Desert, le prochain Werner Herzog, avec James Franco et Robert Pattinson, où elle remplace son amie Naomi Watts, iniitalement prévue.

Hugo Weaving, éternel méchant du cinéma hollywoodien depuis Matrix, continue les aventures du Hobbit. Quant à Guy Pearce, vu récemment dans Iron Man 3, il vient de finir le tournage de The Rover, avec Robert Pattinson (lire notre actualité du 4 mai 2012).

Emmanuelle Béart en maîtresse SM dans un film australien

Posté par vincy, le 11 janvier 2013

The Hollywood Reporter a annoncé que l'actrice française Emmanuelle Béart incarnera une maîtresse (frenchy) tendance SM face au jeune acteur australien Harrison Gilbertson (prix du meilleur espoir en Australie pour Commandos de l'ombre) dans le premier film de Stephen Lance, My Mistress.

Le scénario, sur une idée du cinéaste, a été écrit par Gerard Lee (Sweetie), co-auteur avec Jane Campion de la série TV Top of the Lake. Il suit l'histoire d'une liaison "étrange et belle" entre un adolescent romantique et vulnérable et une femme dangereuse aux pratiques sadomasochistes.

La production a enrôlé des pointures locales : le chef opérateur Geoffrey Simpson (Shine), le monteur Jill Bilcock (nominé à l'Oscar pour Moulin Rouge) et la costumière Angus Strathie (oscarisé pour Moulin Rouge).

Le tournage débutera à la fin du mois sur la Gold Coast du Queensland.

Béart, qui fête ses 50 ans cette année, n'a qu'un film en projet, l'adaptation du best-seller Les yeux jaunes du crocodile. Elle a toujours apprécié les rôles un peu sulfureux : J'embrasse pas, Nathalie..., L'enfer, Bye Bye Blondie. Elle a relativement peu tourné à l'étranger, même si elle était la vedette féminine du premier Mission : Impossible.

Lance a jusque là réalisé des court-métrages (Eustice Solves a Problem, sélectionné à Toronto, Yolk, en compétition à Berlin), des vidéoclips (Aria a reçu le prix du meilleur clip en Australie en 2010) et des publicités.

Cannes 2012 : Qui est Andrew Dominik ?

Posté par vincy, le 23 mai 2012

A 45 ans, Andrew Dominik n'aura réalisé que trois films. Un cinéaste rare, qui ne comprend pas comment on peut enchaîner les tournages tellement, selon lui, ce travail est éprouvant.

3 films en 12 ans. Car Dominik, né en Nouvelle-Zélande (où il ne vécu que ses deux premières années avant d'émigrer en Australie avec sa famille), n'est pas non plus un talent précoce. Diplômé Swinburne Film School de Melbourne à 20 ans, il attendra 12 ans pour tourner. Son premier film, Chopper, retrace la vie du célèbre criminel australien Mark Brandon Read, incarné par Eric Bana, alors méconnu, transfiguré. Dominik pose là les piliers de son cinéma : des films autour de personnages hors-la-loi, ayant réellement existé, partagés entre l'auto-destruction et leur propre déclin, dans un cadre violent, où la trahison et la peur hantent chacun de leur geste. Le film est interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France. Et si l'oeuvre est restée confidentielle auprès du public, les critiques s'emballent et les prix pleuvent : Grand prix du Festival du film policier de Cognac, Meilleur réalisateur aux Australian Film Institute Awards, ...

Dominik utilise l'image pour illustrer les distorsions psychologiques de ses personnages. Il aime troubler le spectateur avec le visuel, la musique, mais aussi une écriture subtile qui humanise à la fois les monstres et se moque des spectateurs qui semblent se régaler de ces actes sensationnels et les oublier aussi rapidement.

7 ans de réflexion plus tard, il sort L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, avec Brad Pitt et Casey Affleck. Ce Western magnifié par l'image de Roger Deakins, est considéré comme l'un des meilleurs films de ces dernières années. A la fois dramatique et psychologique, stylisé et intime, il hypnotise par sa maîtrise. La paranoïa, la rivalité et l'amitié entre deux ennemis forment le récit de ce long requiem sonnant comme le crépuscule d'une époque révolue. Deux nominations aux Oscars (pour Deakins à l'image et Affleck en second rôle), un prix d'interprétation masculine pour Brad Pitt au festival de Venise, de multiples mentions dans les Top 10 annuels des critiques : Dominik aurait de quoi se réjouir. Mais le film est un fiasco financier.

Exigeant, perfectionniste, cet admirateur de Scorsese, Mallick, Lynch et Kubrick, arrive pour la première fois à Cannes avec Killing Them Soflty, toujours avec Brad Pitt. En compétition. Une Palme d'or l'installerait définitivement parmi les grands talents du 7e art...

Le réalisateur d’Animal Kingdom veut enrôler Robert Pattinson et Guy Pearce

Posté par vincy, le 4 mai 2012

Après le succès critique et public d'Animal Kingdom, le réalisateur David Michôd s'est enfin lancé dans la préparation de son prochain film, Rover. Les producteurs de Lava Bear et Porchlight Films négocient actuellement avec Robert Pattinson (Twilight, Cosmopolis) et Guy Pearce (Prometheus, Lock Out) pour les rôles principaux. Pearce poursuivra Pattinson, un des voyous qui a volé sa voiture, à travers l'arrière pays sauvage australien.

Pearce est aussi en négociation pour jouer dans le prochain Iron Man tandis que Pattinson vient de signer un accord pour être la star de Mission : Blacklist.

Animal Kingdom, Prix du jury à Sundance et prix de la critique au festival du film policier de Beaune en 2011, a reçu 9 prix aux "Oscars" Australiens (sur 17 nominations). L'actrice Jacki Weaver avait même été nommée pour l'Oscar (américain) du meilleur second rôle féminin. Troisième film local le plus populaire en Australie en 2010, le film a récolté près de 7 millions de $  dans le monde. En France, il avait attiré 106 000 spectateurs en plein creux du printemps. Un très bon score pour un film australien sans vedettes.

Sleeping Beauty définitivement interdit aux moins de 16 ans

Posté par vincy, le 15 novembre 2011

Frédéric Mitterrand sera resté sourd, ou aveugle, selon. Le ministre de la Culture et de la communication a confirmé l'avis de la commission de classification concernant Sleeping Beauty (voir notre actualité du 31 octobre). le premier film de Julia Leigh sera donc bel et bien interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles demain.

On reste légèrement perplexe devant cette décision. Comme on l'a déjà exprimé sur ce blog, le film ne mérite vraiment pas les qualificatifs qui ont causé cette interdiction, et aucune image du film ne pourrait être comparable à des films précédemment interdits aux moins d e16 ans.

Le distributeur, ARP Sélection, a changé son affiche. Du bandeau rouge avec le mot "Censuré" (voir notre actualité du 4 novembre), on passe au même bandeau rouge siglé "A vous de juger".

Le film ne s'attendait sans doute pas à autant de publicité. Mais l'ordre conservateur et la morale déplacée ont gagné la première manche. Il ne reste plus qu'au public pour faire oublier cette sombre défaite.