Asiexpo lance un nouveau festival Asian Connection

Posté par Morgane, le 23 octobre 2010

Après 15 ans passés avec son festival Cinémas & Cultures d’Asie, l’association Asiexpo change de cap et lance un tout nouveau festival, Asian Connection. Les éditions de ces dernières années passées ayant eu un peu moins d’impact et de succès que celles des années précédentes, les organisateurs ont décidé de montrer un autre visage du cinéma asiatique et de changer de formule.

Pour cette première édition, qui se déroulera du 3 au 10 novembre et en un seul lieu désormais (MJC Monplaisir, Lyon 8e), Asiexpo a fait le choix de « films originaux, actuels, décalés, troublants, engagés et iconoclastes ». L’approche semble intéressante...

Cette édition 2010 aura donc à son programme :

- une compétition de six films indépendants

- deux sections de courts-métrages (l’une consacrée à l’Inde, l’autre à des films très courts de moins de 5min)

- une rétrospective complète des oeuvres d’Hiroshi Toda, en sa présence.

- une journée dédiée aux plus jeunes

Ce festival se présentera également comme une plateforme de découverte et de soutien aux jeunes cinéastes.

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Site du festival

Baba Bling : une exposition et des films qui signent la richesse de Singapour

Posté par Claire Fayau, le 20 octobre 2010

Le Musée du quai Branly  nous avait déjà gratifié d'une très belle exposition sur le métissage, Planète métisse , en 2008. Ici, l'accent est donné à un mélange des cultures dans un petit pays du continent asiatique : Singapour. "Traduction" du titre de l'exposition, Baba Bling, et présentation de l'enthousiasmant cycle de cinéma...

"Baba", késako?

Si vous pensez aux babas cool, vous vous trompez... En  mandarin ,« Baba » signifie «papa». A Singapour, le terme « Baba » se traduit par ...« homme chinois » et, par extension, les descendants de la diaspora chinoise (aujourd'hui 77% des 4 millions d'habitants de ce pays).

Le « Baba » désigne aussi le chef de famille qui a intégré des éléments de la culture européenne, via ses parents et ses grands parents pendant la période coloniale. Bref , le « Baba » est  un métis de la culture chinoise, malaise et occidentale...

"Bling ", quid ?

Cette fois, ce mot ne vient pas du chinois ou du singapourien, "bling" , c'est pour "bling bling". Car, parmi les 480 objets  de la communauté des Peranakan présentés au musée, il  y aura du doré, du clinquant, des signes extérieurs de richesse...

A noter que cette richesse culturelle pourra se déguster le 28 octobre à l'un des ateliers  culinaires de Christopher Tan.

Et le diànyǐng dans tout çà ?

Le cinéma de Singapour est relativement méconnu en Occident . On a parlé à Cannes d'Eric Khoo avec  Be With Me , sélectionné  à la Quinzaine des réalisateurs en 2005 , et l'émouvant My Magic, présenté en compétition en 2009 .

Les occasions de voir un film singapourien sont rares. Ne loupez pas celle-ci. Ajoutons que les réalisateurs seront présents pendant les projections, et que l'accès est gratuit (dans la limite des places disponibles)! Il n'y a donc aucune excuse pour manquer ces films  dépaysants.

Au  menu  (alléchant), du sucré - salé , des rires et des larmes...

En apéritif: un ciné concert !

Mark Chan accompagnera en live avec son orchestre un film muet de 1933  de Sun  Lingyu,« Little Toys ». Un chef - d'oeuvre avec " the actress " pour Stanley KWAN, Ruan Lingyu (interprétée par Maggie Cheung dans Center Stage ). Jeudi 25 et vendredi 26 novembre 2010, 19h.

En entrée :The Blue Mansion, de Glen Goei (2009, 100 min, VOSTF)
Synopsis : " Wee Bak Chuan, magnat asiatique, meurt dans d’étranges circonstances. Il revient en tant que fantôme pour résoudre l’énigme de sa propre mort."
Vendredi 29 octobre, 14h 30, et dimanche 31 octobre, 17h.

En plat de résistance : Here, de Ho Tzen Nyen (2009, 86 min, VOSTF)
Le pitch : "Choqué par la mort brutale de sa femme, He Zhiyuan sombre dans le mutisme et est interné à Island Hospital."
Here est présenté comme un "film narratif et conceptuel du jeune prodige du cinéma singapourien". (in DP).
Le film a été projeté en sélection officielle de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes en 2009, la même année que  My  Magic. 2009 , année faste du cinéma singapourien à Cannes!
Vendredi 29 octobre, 17h, et samedi 30 octobre, 14h30.

En dessert : 881, de Royston Tan (2007, 90 min, VOSTF)
L'histoire: " Deux amies d’enfance rêvent de devenir chanteuses de getaï. Ensemble,elles forment le duo des Papaya Sisters..."
881 est une comédie musicale déjantée sur le getaï, art de rue et de spectacle typiquement singapourien.
Samedi 30 octobre, 17h, et dimanche 31 octobre, 14h30.
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Site de l'exposition sur Quaibranly.fr


Festival du film chinois (2) : Hommage à la fleur de Shanghaï, CHOW Hsuan

Posté par Claire Fayau, le 3 octobre 2010

La seconde semaine du festival du film chinois se déroule à la Pagode, salle de cinéma tout à fait adaptée au voyage en Chine. En plus du dépaysement, faisons un voyage dans le temps ... Retournons dans le Shanghai des années 30-50 pour (re)découvrir une actrice à la voix d'or: CHOW Hsuan, appelée aussi 周璇, Zhou Xuan (1920?-1957). Sa chanson "L'âge de la fleur" a inspiré Wong Kar Wai pour In the Mood for Love.
Les films seront présentés par le critique Raymond Delambre ,et l'ouverture du festival et la rétrospective se sont faites en présence des petites filles de CHOW Hsuan. A l'occasion du festival, neuf bijoux cinématographiques avec l'actrice / chanteuse / danseuse sont projetés.

- Dans l’attente de son amour (1947, Hong Kong) de He Zhaozhang, avec Shu Shi.

- Les Anges du boulevard (1937, Shanghai) de Yuan Muzhi, avec Zhao Dan (1915 - 1980)

- L’Histoire secrète de la Cour des Qing (1948, Hong Kong) de Zhu Shilin, avec Shu Shi

- Mei Fei (1941, Shanghai) de Zhang Shichuan, avec Lü Yukun

- La Nuit profonde (1941, Shanghai) de Zhang Shichuan, avec Han Fei

- L’Histoire de la chambre de l’ouest (1940, Shanghai) de Zhang Shichuan

- Quiproquo (1947, Hong Kong) de Fang Peilin, avec Lü Yukun, Meng Na, Yan Hua.

- Ashiou ou la déesse de l’amour (1947, Hong Kong) de Wu Zuguang, avec Lü Yukun, Jiang Ming, Zhou Wei.

- L’Air d’une chanteuse (1948, Hong Kong), avec Wang Hao, Gu Ye Lu.

Deux autres thématiques complètent le festival :
- des courts - métrages d'animation conjuguant dessins animés et numériques. "Le premier jour" nous montre par exemple des dessins à l'encre de chine qui s'animent avec une transparence et une fluidité rarement vues."A Touch of Zen"!
- neuf ( chiffre porte - bonheur en Chine) documentaires sur l'histoire culturelle et des artistes,notamment des peintres.

Et, pour la première fois dans ce festival, des réalisateurs français nous présentent des images chinoises de 1913 à nos jours. Un beau rapprochement franco-chinois.

Clôture du Festival le 5 octobre.

Festival du film chinois (1) : les films récents

Posté par Claire Fayau, le 24 septembre 2010

festival_cinema_chinoisC'est déjà la 5e édition de ce festival, qui se déroule du 21 au 28 septembre 2010 au cinéma Gaumont Opéra Capucines (2 boulevard des Capucines - Paris 9ème), et du 29 septembre au 5 octobre 2010 au cinéma la Pagode (57 rue de Babylone - Paris 7ème).

L'ouverture du festival au Gaumont Opéra fut fastueuse, avec pour marraine Juliette Binoche, très touchée par le "cinéma chinois". La marraine du festival a placé cette édition sous le signe de la lune, qui était ronde ce  soir-là, un symbole de féminité et de créativité. Deux artistes chinois étaient habillés en costumes traditionnels de l'opéra de  Pékin, pour un  hommage  à Mei  Lanfang. Les petites filles de Chow Hsuan étaient venues spécialement pour  la rétrospective consacrée  à leur aïeule.

La programmation de cette année propose une grande variété de films chinois récents, inédits en France. A noter que pour la première fois, un film français fait partie de la sélection dans la section documentaire.

Passage en revue des principaux films présentés

- La Promotion de Lala - 2010, de Xu Jinglei, avec Xu Jinglei, Stanley Huang, Karen Mok ;

Enorme succès en Chine, et projeté lors de la Cérémonie d'ouverture. Une sorte de Working girl à la mode pékinoise. Mise en scène inventive, film intéressant sur les dessous d'une entreprise américaine en Chine et sur les trentenaires chinois. Par contre, l'histoire d'amour est très convenue.

- Hua Mulan - 2009, de Ma Chucheng, avec Zhao Wei, Chen Kun...

Disney avait édulcoré la légende de Mulan, Ma Chucheng nous la fait revivre... Quand son pays entra en guerre, Hua Mulan se déguisa en homme, et s'engagea à la place de son père trop vieux et malade... La confusion des genres, l'histoire d'amour impossible, la notion de sacrifice, il y a tout cela dans Mulan. L'émotion surgit entre deux scènes de bagarres sanglantes. Zhao Wei (Shaolin Soccer) qui joue Mulan y est pour beaucoup.

- Retrouvailles - 2010, de Wang Quan-an ;

Ours d’argent du meilleur scénario au Festival de Berlin 2010.

- Lan - 2009, de Jiang Wenli ;

Prix du public au Festival de Pusan IFF 2009.

- Le Juge - 2010, de Liu Jie ;

Lotus d’or du meilleur film du Festival du film Asiatique de Deauville.

- Rizhao Chongqing – 2010, de Wang Xiaoshuai, avec Fan Bingbing, Li Feier ;

Film sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes.

- Mei Lanfang - 2009, de Chen Kaige, avec Leon Lai, Zhang Ziyi, Yu Shaoqun ;

Film sélectionné en compétition au Festival de Berlin. Un "biopic" très attendu avec un "heroic trio" : Zhang Ziyi de Tigre et Dragon, le chanteur et acteur Leon Lai et le célèbre réalisateur Cheng Kaige. A voir le 27/09 ! Ne pas manquer non plus le documentaire consacré à Mei Lanfang.

- Confucius - 2010, de Hu Mei, avec Chow Yun-fat (Tigre et Dragon, Anna et le roi...), Zhou Xun ;

- La Rumeur du Vent - 2009, de Chen Kuo-fu et Gao Qunshu, avec Zhou Xun ;

Immense succès en Chine selon le dossier de presse

- L’examen de 1977 - 2009, de Jiang Haiyang, avec Sun Haiying, Wang Xuebing ;

- Un Pont pour l’école - 2009, de Peng Jiahuang et Peng Chen, avec Ding Jiali, Ana Muli ;

- Si Près du Soleil - 2010, de Chou Chou ;

Film sélectionné au Festival de Shanghai juin 2010.

- Retour à Shangri-la - 2010, de Guo Qing, avec Sifan Shao, Talent Cannes 2006 ;

Venise 2010 : The ditch de Wang Bing, un film chinois choc

Posté par MpM, le 7 septembre 2010

The Ditch

C'est la tradition à Venise, certains films sont sélectionnés secrètement et apparaissent dans le programme sous le nom de "film surprise". Pour savoir ce dont il s'agit, il faut aller le voir ! Il y a quelques années, c'est Still life de Jia Zhang-ke qui a ainsi bénéficié de cette atmosphère de mystère. Résultat : un lion d'or. Tout le mal que l'on peut souhaiter à The ditch (le fossé) de Wang Bing, c'est bien sur de suivre le meme chemin...

Or le film a une chance de séduire le jury, dans la mesure où il aborde une page révoltante de l'histoire chinoise, celle des camps de rééducation. Basé à la fois sur le roman Goodbye Jiabiangou de Yang Xianhui et sur les témoignages de survivants, il décrit les conditions de vie terribles et inhumaines de milliers de citoyens chinois considérés comme réactionnaires et envoyés dans le camp de travail de Jiabiangou, au coeur du désert de Gobi.

Avec une extrême rigueur, le réalisateur filme le quotidien de ces hommes privés de nourriture et de soins, dont beaucoup souffrent de dysenterie, et qui meurent nuit après nuit. On les voit dans le fossé où a été creusé leur abris, écrivant à leur famille, se disputant pour des raisons politiques et surtout agonisant ou découvrant un autre de leur camarade mort. Plus qu'une intrigue, c'est une succession de scènes éprouvantes, bouleversantes, au-delà de toute humanité, où se lit en filigrane l'indescriptible expérience qu'ont vécu ces hommes. Ne travaillant plus, n'ayant rien à manger ni à faire, ils se contentent de rester couchés là, déjà morts au fond d'eux-même. Et hormis quelques scènes trop démonstratives à la fin, Wang Bing parvient à garder une sécheresse narrative et visuelle qui renforce cette impression.

On s'en doute, le sujet est politiquement sensible (ce qui pourrait expliquer la sélection du film sous une forme "surprise"). Wang Bing a toutefois préféré ne pas s'avancer sur ce terrain glissant. "On pourrait dire que le film est politique, ou non, a-t-il expliqué lors de la conférence de presse. On doit parler de cette histoire du passé. Ce qui est essentiel, c'est d'utiliser ces événements pour réfléchir sur le futur. Commencer une discussion libre et ouverte à partir de cette expérience tragique. Ce film est mon espoir pour nous faire réfléchir aux différents rapports entre les hommes, à un présent et à un futur plus vivables pour tous."

Il faut espérer que le gouvernement chinois partage sa philosophie (et son optimisme), sinon il pourrait rejoindre Jia Zhang-ke dans un autre club, celui des cinéastes qui ont eu affaire à la censure.

Venise 2010 : même pas peur avec The Child’s Eye 3D des frères Pang

Posté par kristofy, le 5 septembre 2010

Child's Eyes 3D des frères Pang

Les frères Oxide et Danny Pang ont fait rire jaune, et c'est avec un embarras certain qu'on se désole pour leur nouveau film. The Child's eye 3D arrivait comme le premier film d'horreur asiatique en 3D par des experts de l'angoisse, et malheureusement c'est plutôt raté.
Les Pang brothers avaient été révélés en occident avec Nothing to lose et surtout The Eye et Bangkok Dangerous, puis ils se sont partagés entre projets calibrés pour l'international (dont les dispensables suites à The Eye et le remake américain de Bangkok Dangerous) avec parfois des réussites efficaces comme The Messengers avec Kristen Stewart (avant qu'elle soit la star de Twilight) ou des ambitions stylistiques comme Re-cycle (sélectionné à Cannes).

The Child's eye 3D promettait certainement de nous faire sursauter dans notre fauteuil ou avoir des sueurs froides. Mais ça n'est qu'un film de fantômes, avec ses clichés habituels, à commencer par une jolie demoiselle effrayée par l'apparition surnaturelle d'une personne morte dans des circonstances mystérieuses.

Ici un groupe de 6 jeunes hongkongais en voyage se retrouvent coincés en Thaïlande alors que l'aéroport de Bangkok est fermé pour cause d'émeutes anti-gouvernementales (ce qui est vraiment arrivé ces derniers mois). Ils arrivent  dans un hôtel étrange fréquentés par des gens encore plus étranges. Bientôt ils vont s'apercevoir que non seulement un fantôme existe, mais aussi une sorte de monstre, et que certaines portes révèlent de sombres secrets...

Si certaines scènes sont visuellement étonnantes, l'ensemble souffre d'une impression de déjà vu (en moins bien). Le mystère arrive progressivement (avec une chaise qui bouge toute seule, un chien qui voit l'invisible) mais jamais l'angoisse ne monte. The Child's eye 3D repose sur une histoire sophistiquée un peu tirée par les cheveux, et malheureusement soutenue par de mauvais comédiens (le groupe des 6 jeunes semblent sortir d'une sitcom). Non seulement l'héroïne ne semble jamais avoir peur (ce qui laisse de glace le spectateur), mais en plus le fantôme a des motivations incompréhensibles (si ce n'est essayer de jouer avec nos nerfs). Il faudra attendre la fin pour comprendre le drame mortel vécu dans le passé pour réveiller notre intérêt, alors qu'on s'est désintéressé de l''histoire depuis un moment.

Les frères Pang semblent avoir voulu réunir une succession de scènes avec un élément d'angoisse sans réussir à les lier entre elles de manières convaincantes. Pour ce qui est des effets en 3D on a bien évidemment une main fantomatique qui surgit brusquement devant les yeux, mais à part une spatialisation de la profondeur des décors, la 3D n'est presque pas utilisée pour faire peur. Et quand on est amené à remarquer que ce relief rend le film encore moins bon que s'il avait été en 2D classique, on a alors envie de répéter une réplique de l'héroïne : "qu'est ce que tu veux de moi ?" Les frères Pang devront revoir leur copie, on sait qu'ils peuvent mieux faire. Quoique.

Isabelle Huppert capturée par Brillante Mendoza

Posté par vincy, le 20 juillet 2010

Elle avait déjà tourné avec un cinéaste cambodgien (Rithy Panh), la voici qui s'aventure dans le cinéma philippin. Isabelle Huppert sera l'héroïne du prochain film de Brillante Mendoza, prix de la mise en scène à cannes en 2008 (Kinatay), où le jury était présidé par une certaine... Isabelle Huppert.

Captured, titre de travail, sera la reconstitution précise d'une prise d'otage de ressortissants étrangers par le groupe terroriste Abu Sayyaf.  Le film racontera cet épisode tragique à travers les yeux d'une missionnaire (Huppert). Le tournage débutera en janvier 2011 aux Philippines. La production (3 million sd'euros) est assurée par Swift productions et ARTE a accepté de co-financer le film, alors qu'elle vient d'acquérir les droits de diffusion d'un autre film de Mendoza, Serbis.

Le gouvernement philippin est toujours en guerre contre le groupe Abu Sayyaf, né au début des années 90. Le groupe est responsable de plusieurs actes terroristes : enlèvement avec décapitation, attaques d'hôtels, meurtres, attentats... Mendoza souhaite se concentrer sur une opération des années 90, où 30 étrangers et des chrétiens ont été tués.

Le billet de Morgane : Alamar et Mundane History à Paris Cinéma

Posté par Morgane, le 9 juillet 2010

Paris Cinéma continue son petit bonhomme de chemin dans les salles obscures et la compétition révèle petit à petit ses films. J’ai eu pour le moment l’occasion de voir Alamar du mexicain Pedro Gonzales-Rubio et Mundane History de la thaïlandaise Anocha Suwichakornpong.

Ces deux films, fort différents dans leur conception même, ont tout de même un point commun : celui de la relation entre un père et son fils. Mais si chez Pedro Gonzales-Rubio celle-ci est sublimée, chez Anocha Suwichakornpong elle est absente, inexistante et destructrice. Là où elle est au centre dans Alamar, elle se noie dans un cycle beaucoup plus large et plus grand qu’est celui de la vie dans Mundane History. L’un enchante, l’autre étonne, surprend mais abandonne le spectateur par une construction trop destructurée et qui parait non justifiée.

Et comme Alamar enchante, de par son histoire simple, sa frontière quasi invisible entre fiction et documentaire et ses paysages à couper le souffle, j’ai rencontré le réalisateur pour en savoir un peu plus sur l’origine de ce film et sa construction. Entretien avec Pedro Gonzales-Rubio.

Obama l’indonésien au cinéma

Posté par vincy, le 5 juillet 2010

Un film sur l'enfance indonésienne de Barack Obama, actuel Président des Etats-Unis, vient de sortir en Indonésie. Obama Menteng Anak, qu'on peut traduire pas Obama, l'enfant de Menteng est une fiction basée sur 60% de faits véridiques.

Le réalisateur (et auteur du livre dont le film s'inspire), Damien Dematra, relate en 100 minutes comment le jeune Barack découvre, en venant d'Hawaï, le quartier de Menteng, en plein centre de Jakarta, où s'est installée sa mère après son remariage avec un Indonésien, entre 1967 et 1971. Barack Obama, 10 ans, mange des brochettes de poulet et porte un sarong.

Obama est joué par un jeune Américain de 12 ans, Hasan Faruq Ali, vivant en Indonésie. Tourné en quelques semaines avec un budget de seulement un million de dollars, il devait sortir initialement à l'occasion de la visite d'Obama en Indonésie à la mi-juin mais celle-ci avait été reportée à une date ultérieure.Le film devrait être exporté cet automne.

la Chine s’apprête à revivre son pire Tremblement de terre sur grand écran

Posté par vincy, le 4 juillet 2010

Ce sera la plus importante sortie chinoise cet été. Aftershocks, de Feng Xiaogan, sera projeté dès le 28 juillet sur 5 000 écrans et 14 salles IMAX (sur les 23 qu'il y a en Chine). Cette production de 20 millions d'euros retrace le tremblement de terre de Tangshan en 1976. Le séisme causa la mort de 242 000 personnes (chiffre officiel) et blessa 164 000. cela en fait la 2e catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'Histoire. L'aide internationale fut refusée par la Chine. A l'époque Mao (sur le déclin, il mourut deux mois plus tard) dirigeait l'Empire du milieu. Au nord est du pays, Tanghsan est une métropole de 3 millions d'habitants.

Le réalisateur avait été primé au Caire (Pyramide d'or et prix du scénario pour Un signe en 2000), à Venise (mention spéciale au Feuture Film Festival de la Mostra pour Le banquet en 2006) et à Taiwan (prix de la meilleure adaptation pour A World without thieves en 2004).

Le film met en vedette Jingshu Zhang (Rush Hour 3), Daoming Chen (Hero), Jin Shen, Fan Xu (une habituée du cinéaste) et Chen Li.