Posté par MpM, le 8 juillet 2009
Dans Un enfant pas comme les autres, un écrivain de romans de science fiction adopte un jeune orphelin qui prétend venir de la planète Mars. Fantasme enfantin ou troublante réalité ? Vite débordé, le nouveau papa ne sait plus que croire…
Ce 4e long métrage du réalisateur Menno Meyjes est l’adaptation d’une nouvelle de David Gerrold intitulée L’Enfant de Mars qui a remporté plusieurs récompenses à travers le monde, dont les prix Hugo et Nebula. L’écrivain est d’ailleurs producteur exécutif sur le long métrage.
A l’occasion de la sortie du film sur nos écrans le 15 juillet prochain, Ecran Noir met en jeu 10 places de cinéma. Pour participer, il suffit de répondre à la question suivante :
Un enfant pas comme les autres est la deuxième collaboration de l’acteur John Cusack avec le réalisateur Menno Meyjes. Comment s’appelait le film qui les a réunis pour la première fois ?
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.
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Un enfant pas comme les autres de Menno Meyjes
Avec John Cusack, Amanda Peet, Oliver Platt et Joan Cusack.
Au cinéma le 15 juillet 2009.
Tags liés à cet article: cinéma américain, David Gerrold, Etats-Unis, jeu concours, Joan Cusack, John Cusack, Menno Meyjes, science fiction.
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Posté par MpM, le 5 mai 2009
En septembre dernier, nous vous recommandions La vie devant ses yeux de Vadim Perelman, dans lequel Uma Thurman incarne Diana, une jeune femme hantée par le souvenir terrible d’une fusillade qui eut lieu dans son lycée lorsqu’elle était étudiante. Un personnage grave et profond mais dénué de tout pathos ou tentation mélodramatique qui, peu à peu, se remémore les événements qui ont décidé de son destin.
Désormais, il est possible de (re)voir le film chez soi. Le DVD, qui sort le 5 mai, permet notamment de découvrir un making-off assez détaillé du tournage ainsi que des scènes coupées et une fin alternative.
Pour l’occasion, Ecran Noir vous permet de gagner 10 exemplaires du film en répondant à la question suivante :
Dans quel film ayant reçu le Lion d’or à Venise en 2008 pouvait-on voir la comédienne Evan Rachel Wood ?
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.
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La vie devant ses yeux, de Vadim Perelman, avec Uma Thurman, Evan Rachel Wood, Evan Amurri, Oscar Isaac…
Sortie DVD le 5 mai 2009.
Tags liés à cet article: cinéma américain, Etats-Unis, evan rachel wood, festival, jeu concours, la vie devant ses yeux, uma thurman, venise.
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Posté par geoffroy, le 1 décembre 2008
“- 40 ans à voir mes gars crever. Il faut garder la rage en soi et oublier le reste”
Synopsis : Dans la famille Tierney, on est policier de père en fils. Pour ce clan, le code sacré des flics qui consiste à protéger les siens est bien plus qu’un code d’honneur, c’est un code familial. Pourtant, lorsque le scandale se fait plus fort que la loi du silence, chacun va devoir choisir son camp…
Notre avis: Réunir Edward Norton et Colin Farrell dans une sombre affaire de flics sur fond de meurtres, de querelles de famille, de code d’honneur et de fraternité à l’épreuve avait de quoi séduire tous ceux qui ont encore en mémoire l’opus crépusculaire de James Gray, La Nuit nous appartient. Car si la filiation est évidente d’un bout à l’autre du film, l’inefficacité dramatique des situations proposées en prend le parfait contre-pied. Les divers rebondissements, trop factuels dans leur traitement évènementiel, brouillent les pistes et peinent à susciter l’attention autour de cet imbroglio familial à la limite de la mauvaise caricature. En effet, quel que soit la façon dont on prend le film, celui-ci fonctionne presque toujours sur l’opposition classique et éculée du bon flic respectueux du code d’honneur (Edward Norton) et du mauvais flic embarqué dans la spirale sans fin de la corruption (Colin Farrell). Malgré le sérieux du cinéaste Gavin O’Connor, Le Prix de la loyauté ne peut éviter le piège de la boursouflure morale improductive en termes d’enjeux.
Le pire des scénarii prend place au bout de quelques minutes et scelle définitivement l’orientation d’un long-métrage à la sociologie de cuisine dont le manichéisme primaire décrédibilise des individualités à la fois torturés (Colin Farrell), en proie aux doutes (Edward Norton) ou aux remords (Noah Emmerich). L’idée de monter les fils les uns contre les autres via une enquête policière courue d’avance extériorise l’impact psychologique d’une telle affaire sur la cellule familiale. Le film perd en route sa raison d’être pour devenir lisse, trop peu immersif et d’un banal affligeant. Et c’est sans doute là où le film achoppe le plus, dans son incapacité à créer un personnage tampon à même de décloisonner ces figures archétypales propre au polar. Francis Tierney Jr, le fils aîné, aurait dû servir d’encrage symbolique à une historie complexe où les pressions d’un job difficile voilent le discernement et battent en brèche l’éthique de ces flics de terrain. Pour cela, le réalisateur devait humaniser (quitte à en faire un poil de trop) la parole de ces policiers désabusés au bord de la rupture. Hélas le chemin emprunté par Gavin O’Connor est tout autre et s’articule autour d’un chassé croisé inutile entre deux stars fatiguées avant l’heure.
L’enquête, a priori secondaire, se transforme petit à petit en un prétexte scénaristique légitimant la rivalité morale sous-jacente des deux figures (les seules possibles?) du flic américain. Le subterfuge atteint son paroxysme grotesque dans un final d’une pauvreté dramatique consternante. A bien y réfléchir, le cinéaste Gavin O’Connor aurait sans doute été plus inspiré en attaquant de front les vrais maux d’un corps de métier en souffrance au lieu de s’embarquer dans une énième “guéguerre” d’égos mal ficelée.
Tags liés à cet article: cinéma américain, colin farrell, critique, edward norton, film noir, gavin o' connor, james gray, Noah Emmerich, polar.
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Posté par vincy, le 18 novembre 2008
Le critique Claude-Jean Philippe a initié cette programmation insolite intitulée Les 100 plus beaux films du cinéma. Ainsi, cent personnalités du 7e Art - scénaristes, critiques, cinéastes, producteurs, … - ont désigné leur Top 100.
Du 17 novembre 2008 au 6 juillet 2009, le cinéma parisien Le Reflet Médicis diffusera deux à trois de ces classiques en version originale.
Ouvrant avec Lola de Jacques Demy, le festival enchaînera evc Citizen Kane, La règle du jeu, Mulholland Drive, Les temps modernes, Les 400 coups, Parle avec elle, La mort aux trousses…
Parmi les cinéastes plusieurs fois cités, et donc projetés, on notera la présence de Federico Fellini, Kenji Mizogushi, Jean Renoir, Alfred Hitchcock, Vincente Minelli, Charlie Chaplin, Max Ophuls, Jean-Luc Godard, Jacques Tati, Howard Hawks et Francis Ford Coppola. L’absence de films venus d’Amérique latine, d’Afrique ou même de Chine, montre cependant que le patrimoine cinématographique se concentre autour de cinq grandes cinéphilies : Etats-Unis, Russie, Italie, France et Japon.
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Au Reflet Médicis
3-5, rue Champollion 75005 Paris
Tout le programme
Tarifs. Plein : 8 euros 90, réduit : 6 euros 80, scolaire : 4 euros 30, matinée : 5 euros 90 ; Tarif réduit pour étudiants, chômeurs, + de 60 ans et familles nombreuses, du lundi au vendredi jusqu’à 17h30, - de 18 ans et carte imagin’R, tous les jours.
Cartes Les Ecrans de Paris, UGC illimité et Le Pass acceptées.
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Posté par MpM, le 15 septembre 2008

L’histoire : Dan est le prototype même du veuf inconsolable qui a reporté toute son affection, et même toute son attention, sur ses trois filles qu’il surprotège. Plein de principes stricts, il est persuadé de ne jamais retrouver l’amour. Jusqu’au jour où il croise Marie, dont il tombe follement amoureux. Hélas, une femme aussi parfaite ne pouvait pas être célibataire…
Critique : Et encore une comédie romantique américaine où un homme et une femme tout ce qu’il y a de plus WASP ont moins de deux heures pour s’apercevoir qu’ils sont fait l’un pour l’autre. Histoire d’offrir un peu d’originalité (c’est quasiment le seul effort en ce sens du scénario), le coup de foudre réciproque et fulgurant a lieu dès les premières minutes, mais il faut aux personnages tout le reste du film pour parvenir à vivre leur amour au grand jour. Rien de très innovant, donc, même si les spectateurs les plus “fleur bleue” se laisseront séduire par le style rafraîchissant et léger, un peu “indy”, de Peter Hedges (Pieces of April, Pour un garçon ).
Le réalisateur mélange en effet gags premier degré (des pancakes brûlés, une machine à laver bruyante), situations rocambolesques (un rendez-vous secret dans la salle de bains se transforme en véritable torture à l’eau bouillante), moments d’émotion (quand le jeune veuf évoque son épouse décédée ou quand il voit celle qu’il aime dans les bras d’un autre), et dialogues plus ou moins savoureux, pour obtenir un film qui soit à la fois familial, romantique et drôle. Dommage pour lui, la majeure partie de l’intrigue repose sur des quiproquos extrêmement téléphonés qui gâchent une partie de l’effet de surprise et, du même coup, de plaisir. Quand on devine exactement là où le film essaye de nous emmener, le voyage semble plus long et moins exotique…
Côté casting, les acteurs s’en sortent bien : Steve Carell parvient à être touchant sans en faire des tonnes et Juliette Binoche est crédible en belle-fille idéale. Les autres, trop nombreux, souffrent d’être à peine esquissés, figurants sans importance dans le décor. Même la peinture peu amène que fait Peter Hedges de la sacro-sainte famille (envahissante, encombrante, étouffante et dénuée de tact) ne va pas très loin dans la dérision, s’achevant immanquablement sur une note positive (tout le monde est formidable et uni et c’est seulement au sein de la cellule familiale qu’on peut s’épanouir et trouver le bonheur). On ne plaisante pas avec certaines institutions… D’ailleurs, (attention, spoiler), le petit ami trompé s’avère finalement être un affreux coureur de jupons, afin de sauver la morale sans doute. Voilà ce qui arrive quand on s’adresse à un public que l’on souhaite le plus large possible…
Au milieu de la très vaste offre de comédies romantiques américaines, ce Coup de foudre à Rhodes Island ne sort donc pas suffisamment du lot pour faire date. Seuls les spectateurs très indulgents, ou les néophytes en la matière, pourront peut-être en apprécier l’intention. A moins que, tout simplement, vous n’ayez envie d’une soirée romantique où le happy end est de rigueur…
Claire et MpM.
Tags liés à cet article: amy ryan, cinéma américain, comédie romantique, Coup de foudre à Rhode Island, critique, dan in real life, dane cook, deauville, dianne wiest, emily blunt, europacorp, focus features, hollywood, humour, juliette binoche, peter hedges, steve carell.
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Posté par MpM, le 7 septembre 2008

Lion d’or du meilleur film : The Wrestler de Darren Aronofsky (USA)
Lion d’argent du meilleur réalisateur : Aleksey German Jr. Pour Paper Soldier (Russie)
Prix spécial du jury : Teza de Haile Gerima (Ethiopie, en coproduction avec l’Allemagne et la France)
Coupe Volpi du meilleur acteur : Silvio Orlando pour Il papa di Giovanna de Pupi Avatti (Italie)
Coupe Volpi de la meilleure actrice : Dominique Blanc pour L’autre de Patrick Mario Bernard and Pierre Trividic (France)
Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune espoir : Jennifer Lawrence pour The Burning Plain de Guillermo Arriaga (USA)
Osella de la meilleure contribution technique : Alisher Khamidhodjaev et Maxim Drozdov pour Paper Soldier de Aleksey German Jr. (Russie)
Osella du meilleur scénario : Haile Gerima pour Teza (Ethiopie, en coproduction avec l’Allemagne et la France)
Lion d’or spécial : Werner Schroeter pour “son œuvre dénuée de compromis et rigoureusement innovante depuis 40 ans”
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Pas de grosses surprises pour ce palmarès qui récompense logiquement les rares coups de cœur du festival (The wrestler et Teza) ainsi que les prestations les plus marquantes : celle de l’amoureuse trahie basculant lentement dans la folie (Dominique Blanc), celle de la jeune fille détruite par la culpabilité (Jennifer Lawrence) et celle du père dévoué corps et âme et à sa fille déséquilibrée (Silvio Orlando). Bien sûr, tout le monde attendait Mickey Rourke en meilleur acteur, mais un point du règlement aurait empêché Wenders et ses jurés d’offrir ce doublé historique au film d’Aronofsky. Par contre, le film éthiopien sur les années de “terreur rouge” de Hailé Mariam Mengistu ainsi que le film russe de Aleksey German Jr (sur la course à la conquête spatiale dans les années 60) ont eux remporté deux prix chacun, preuve assez flagrante du manque d’oeuvres à récompenser… Plus surprenant est le prix spécial décerné à Werner Schroeter alors même que son film en compétition, Nuit de chien, a reçu le plus mauvais accueil de la compétition.
Globalement, le palmarès de cette 65e Mostra reflète assez finement le ressenti général, celui d’une compétition de mauvaise qualité. Bien que son mandat ait été reconduit pour quatre ans, Marco Müller, le directeur artistique du festival depuis 2004, a été sévèrement critiqué par la presse italienne et internationale. Il se justifie comme il peut en évoquant le contexte politique (depuis deux ans, trois festivals ialiens doivent se partager l’aide du gouvernement : Turin, Venise et Rome, avec l’idée que Venise serait un lieu d’expérimentation et Rome celui du cinéma grand public) et surtout la concurrence de Toronto. Le festival canadien, qui commence généralement une semaine après la Mostra, attire stars hollywoodiennes (peu présentes sur le Lido cette année), grosses productions américaines et professionnels du monde entier en proposant une sorte de panorama du meilleur des mois passés et à venir. Il aurait même, d’après Marco Müller, fait pression cette année pour empêcher certains producteurs et distributeurs de films américains en compétition (comme Rachel Getting Married, de Jonathan Demme, The Hurt Locker, de Kathryn Bigelow et même The Wrestler de Darren Aronofsky) de faire le déplacement.
Pour résister, le directeur artistique compte sur la fidélité de certains réalisateurs (deux grands noms du cinéma américain lui auraient déjà promis l’avant-première mondiale de leur film pour la prochaine édition) et sur la taille plus humaine de Venise, où les professionnels peuvent découvrir dans de bonnes conditions (les salles de projection devraient même être rénovées pour 2009) les films importants de la saison à venir (par opposition à “l’énorme foire du cinéma mondial” que représente Toronto). Il a également le désir de créer une “Mostra des films à faire” en organisant un concours de projets.
Le fait est que le festival de Venise a beau être le doyen des grands festival européens (à moins que cela ne soit justement à cause de ça), il ne cesse ces dernières années d’être critiqué et remis en cause, comme incapable de trouver son identité aux côtés de la ligne auteuriste de Cannes, des tendances politiques de Berlin ou même de la volonté de découverte de Locarno. Un nouveau modèle de développement, du sang neuf, une orientation différente… ne pourraient donc que lui apporter le renouvellement dont il a le plus grand besoin.
Crédit photo : image.net
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Posté par MpM, le 7 septembre 2008
Uma Thurman, à qui seul Quentin Tarantino semblait proposer des rôles à sa mesure ces dernières années, a dû être soulagée en recevant enfin un scénario intéressant, celui de La vie devant ses yeux, d’après le roman de la poétesse Laura Kasischke. Dans ce film signé Vadim Perelman (House of sand and fog), elle est Diana, une jeune femme hantée par le souvenir terrible d’une fusillade qui eut lieu dans son lycée lorsqu’elle était étudiante. Un personnage grave et profond mais dénué de tout pathos ou tentation mélodramatique.
Le propos du film n’est en effet pas tant le drame en lui-même, ni même une étude sociale sur les survivants de tragédie, qu’une plongée dans l’inconscient de Diana aux deux époques de sa vie : adolescente difficile au moment du drame (elle est alors incarnée par une Evan Rachel Wood impeccable), puis mère de famille accomplie quinze années plus tard. Ce sont ces allers et retours entre passé et présent qui dévident l’écheveau de l’intrigue et nous emportent dans une succession de sensations et d’émotions contradictoires. Pas étonnant que le Festival du film américain de Deauville ait choisi La vie devant ses yeux pour figurer dans sa sélection officielle 2008.
De son côté, Ecran Noir vous invite à gagner 10 places pour découvrir le film, ainsi que 5 affiches, 5 affichettes et 5 DVD d’un autre film américain indépendant avec Evan Rachel Wood, le très sensible King of California.
Pour cela, il vous suffit de répondre à la question suivante : dans quel film récompensé par un Prix du Jury au Festival de Deauville a-t-on découvert Evan Rachel Wood aux côtés de Holly Hunter et Nikki Reed ?
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.
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La vie devant ses yeux, de Vadim Perelman, avec Uma Thurman, Evan rachel Wood, Evan Amurri, Oscar Isaac…
Sortie le 17 septembre 2008.
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Posté par MpM, le 5 septembre 2008
Dernier film américain à être présenté en compétition, The Wrestler de Darren Aronofsky fait la démonstration du savoir-faire outre-atlantique quand il s’agit de raconter des histoires intéressantes, rythmées et humaines. On se rend compte à sa vision, et au plaisir qu’on y prend, du déficit de narration dont a souffert cette compétition. Il est vrai que même les compatriotes d’Aronofsky ont déçu avec des histoires inabouties ou des variations un peu vaines autour de sujets forts mais mal exploités. Vegas d’Amir Naderi suit le délitement d’une famille à travers la destruction systématique de son jardin : une fois l’histoire engagée, on se lasse de voir sur chaque plan le personnage principal en train de creuser. Rachel getting married de Jonathan Demme aborde le thème de la culpabilité en réunissant une famille meurtrie le temps d’une fête familiale : il y a tellement de scènes de danse ou de banquet nuptial que le cœur de l’intrigue est complètement noyé. Enfin, The hurt locker de Kathryn Bigelow nous emmène sur les pas d’un démineur en Irak, juxtaposant simplement cinq ou six opérations d’intervention censées donner un aperçu de la réalité du terrain… mais surtout sans prendre parti ni donner de point de vue clair (hormis le peu compromettant “la guerre est une drogue”).
Du coup, The Wrestler n’est certes pas le meilleur film d’Aronofsky, ni ce qui se fait de plus novateur ou profond, mais force est de constater qu’il est presque réussi de bout en bout : interprétation sensible (Mickey Rourke impeccable, étonnamment touchant), rebondissements structurés, petites touches d’humour, combats spectaculaires sans être trashs, gestion pudique de l’émotion, etc. Malgré le classicisme absolu du sujet (au cheminement relativement prévisible) et de la réalisation (qui souffre d’une petite baisse de rythme dans la dernière partie), on se laisse emporter par ce portrait d’une ancienne gloire du catch sur le retour en forme de mélo flamboyant. Parce que le réalisateur ne force jamais ni le trait ni l’émotion, et surtout ne témoigne d’aucune ambition auteuriste disproportionnée, le film s’avère même pratiquement ce que l’on a vu de plus convaincant depuis le début du festival. Sur le Lido, la question qui brûle désormais toutes les lèvres est de savoir si le jury choisira de récompenser globalement le film ou uniquement la prestation de Mickey Rourke. A moins qu’il ne s’agisse d’un doublé…
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Posté par MpM, le 25 août 2008
Pour sa réouverture le 27 août, la Cinémathèque française propose un hommage au réalisateur américain Mitchell Leisen qui fit les beaux jours d’Hollywood dans les années 30 et 40, et que l’on a aujourd’hui malheureusement presque complètement oublié. Parce qu’il fut costumier pour Cecil B. De Mille et Ernst Lubitsch, et qu’il mit en scène plusieurs scénarios de Preston Surges ou Billy Wilder, il n’est devenu guère plus qu’une note de bas de pages dans la biographie de ces auteurs réputés. Lesquels ne l’appréciaient pas tellement de leur vivant, comme le veut la légende qui prétend que Wilder et Sturges passèrent eux-mêmes derrière la caméra pour éviter que leurs scénarios continuent d’être massacrés par des gens comme lui…
On doit pourtant à Leisen quantité de films (principalement des comédies romantiques et des mélodrames) qui passent pour être de petits bijoux, tels que Jeux de mains, La baronne de minuit ou encore L’aventure vient de la mer. On loue notamment sa subtilité, son sens esthétique et sa direction d’acteurs. Il travailla en effet avec toutes les grandes stars de l’époque, de Charles Boyer à Claudette Colbert en passant par Gene Tierney ou Barbara Stanwyick, à qui il offrit souvent des rôles éminemment plus étoffés que ce qu’on leur proposait ailleurs.
Prototype du cinéaste de studio (en l’occurrence la Paramount), il profita pendant deux décennies de cet accès privilégié aux meilleurs techniciens et comédiens du moment, puis, comme beaucoup d’autres, connut le déclin en même temps qu’Hollywood à la fin des années 40. Heureusement, la télévision était là pour prendre le relais, et jusqu’à sa mort en 1972, c’est pour le petit écran qu’il tourna la majorité de ses œuvres.
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Programme complet sur le site de la Cinémathèque.
A noter : le Festival de Deauville propose lui aussi une rétrospective Mitchell Leisen en 5 films du 5 au 14 septembre prochains.
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Posté par vincy, le 10 août 2008
Bernard Jeffrey McCullough, plus connu sous le nom de Bernie Mac, est décédé d’une maladie aux complications pulmonaires à Chicago, le 9 août.
Géant d’un mètre quatre-vingt onze, marié depuis 1997 à Rhonda, il avait débuté dans le “stand up”, et est rapidement devenu l’une des gloires du genre. Il a connu une immense célébrité en animant The Bernie Mac Show, deux fois nommé aussi bien aux Emmy Awards qu’aux Golden Globes.
Le cinéma a fait appel à lui dès 1992 (Mo’ Money, Whi’s the Man, House Party 3…). Mais c’est en 2001 qu’il casse la baraque avec sa participation à Ocean’s 11, de Steven Soderbergh. Il appartient à la bande de George Clooney, en bon croupier un peu pourri. Il fera partie des deux autres aventures.
On le remarquera aussi dans Drôles de dames, le deuxième opus, devenant Bosley et remplaçant Bill Murray. Eternel second rôle dont les choix ne feront pas date. Il est le frère du président Chris Rock dans Head of State, le coach de Terrence Howard dans Pride, remplace Spencer Tracy dans le mauvais remake de Qui vient dîner ce soir?, s’invite dans Transformers. Reconnaissons au moins sa participation au culte Bad Santa, où il clame cette phrase incroyable : “certes, Papa Noël a enculé quelqu’un…”
On le verra de manière posthume dans Soul Men, avec Samuel L. Jackson, et dans Old Dogs, avec Robin Williams et John Travolta.
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