Cannes 2019 : entre intimité et formalisme, dix courts métrages qui ont marqué la 72e édition

Posté par MpM, le 31 mai 2019

Il faut être franc : Cannes n'est pas forcément le lieu idéal pour voir du court métrage. L'offre en longs métrages de premier plan, la nécessité de courir d'une salle à l'autre, les multiples sollicitations, ajoutées au fait que les séances de courts bénéficient souvent de moins de projections qu'un long (une seule séance pour les programmes de la Quinzaine, par exemple), incitent beaucoup de festivaliers à faire l'impasse. C'est pourtant dommage, car pour le format court aussi, Cannes est immanquablement le lieu des révélations, parfait pour prendre la température de la jeune création et du cinéma mondial.

C'est aussi parfois l'occasion de repérer les réalisateurs qui enchanteront la Croisette avec leurs longs métrages dans le futur comme ce fut par exemple le cas cette année avec Jérémy Clapin qui a triomphé à la Semaine de la Critique avec J'ai perdu mon corps, où il avait déjà présenté Skhizein en 2008, et Erwan Le Duc dont le film Perdrix a connu un grand succès à la Quinzaine des Réalisateurs, trois ans après avoir été sélectionné à la Semaine en 2016 avec Le Soldat vierge.

Cette 72e édition cannoise a été marquée par le triomphe de courts formels, dans lesquels la mise en scène joue un rôle au moins aussi important que le récit ou la narration. On le souligne car les jurys ont parfois tendance, plus encore qu'en longs métrages, à privilégier des oeuvres "à sujet" ou "à message". Or, cette année, les différentes sélections (Officielle, Cinéfondation, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique) semblaient avoir opté pour un cinéma plus ténu et moins démonstratif, et parfois même, comme à la Quinzaine des Réalisateurs, tirant vers l'expérimental ou l'installation artistique.

Ce qui n'a pas empêché les réalisateurs d'aborder, souvent en creux, les grands enjeux des sociétés contemporaines comme l'environnement, le consumérisme, l'accueil des réfugiés, la misère sociale... mais aussi des thématiques plus intimes liées à la maternité, à la famille ou à des trajectoires personnelles. Petit tour d'horizon de 10 cours métrages qu'il fallait absolument voir sur la Croisette cette année.

La Distance entre le ciel et nous de Vasilis Kekatos (Officielle)


Une rencontre impromptue dans la nuit. Des plans serrés sur les visages. Des dialogues ironiques et décalés. Et l'un des plus beaux plans de fin vus pendant le festival. La Palme d'or 2019 est un film ténu et intimiste à la simplicité désarmante, à la sensibilité à fleur de peau et au minimalisme assumé.

Grand bouquet de Nao Yoshiga (Quinzaine)


Dans un espace totalement vide, une femme fait face à une créature noire mouvante qui semble la menacer. Sa seule réponse sera des flots de fleurs multicolores se déversant de sa bouche. Les deux forces en puissance finiront par se combiner pour donner un ailleurs plein de promesses. A mi-chemin entre l'installation muséale et le court métrage expérimental, l'artiste Nao Yoshiga propose un film puissant et presque hypnotique aux multiples interprétations possibles.

L'Heure de l'Ours d'Agnès Patron (Officielle)

Une fresque animée flamboyante et majestueuse qui raconte, dans des éclats de rouge et de vert sur fond noir, le combat immémorial des enfants pour gagner leur liberté et s'affranchir des adultes. Servi par l'exceptionnelle musique symphonique de Pierre Oberkampf, le film mêle le souffle épique au récit intime, et emporte le spectateur dans une danse effrénée et tribale qui semble nous ramener aux origines de l'Humanité.

The Little soul de Barbara Rupik (Cinéfondation)


Un voyage éblouissant de beauté, d'onirisme et de mélancolie au pays des morts en compagnie d'une petite âme tout juste échappée du corps qui l'abritait. Barbara Rupik travaille sur la texture de ses personnages et de ses décors jusqu'à recréer un univers organique saisissant et sublime, cadre dantesque édifiant pour le récit poétique et bouleversant d'une indéfectible amitié post-mortem.

Mano a mano de Louise Courvoisier (Cinéfondation)


Un couple d'acrobates va de ville en ville pour se produire. Leur relation se dégrade, et tout semble sur le point de basculer. Louise Courvoisier, étudiante à la CinéFabrique de Lyon, filme les corps en mouvement, au repos, à l'abandon ou au contraire en pleine opposition, mais de dos, ou en les décadrant. Ce ne sont pas les performances qui l'intéressent, mais comment la tension palpable entre les deux protagonistes en vient à influer sur le moindre de leur geste. Une histoire simple de confiance à raviver et d'avenir à réinventer à deux.

Mardi de 8 à 18 de Cecilia de Arce (Semaine de la Critique)

Une journée dans la vie d'une surveillante scolaire bienveillante et pleine d'empathie qui lutte contre la rigidité quasi carcérale d'un collège où le corps encadrant privilégie la répression à l'écoute. Entre portrait sensible et comédie réaliste, Cecilia de Arce montre les limites d'un système qui, à force de refuser le cas par cas, finit par nier froidement les individus.

Movements de Dahee Jeong (Quinzaine des Réalisateurs)

Cinq chapitres comme autant de vignettes malicieuses pour parler de ce qui nous meut, et de quelle manière. On découvre ainsi un chien, une femme avec un sac à dos ou encore un vieil arbre qui a besoin d'une canne, tour à tour en train de peindre un mur ou de regarder la télévision. La réalisatrice s'amuse à décomposer les mouvements quasi image par image, ou au contraire à les accélérer par le biais de la touche "avance rapide", proposant un film léger et joyeusement décalé sur la notion de mouvement en tant qu'essence de la vie comme du cinéma (d'animation).

Piece of meat de Huang Junxiang et Jerrold Chong (Quinzaine)


Une fable au vitriol sur les excès du capitalisme et les limites de la société de consommation. Dans un monde peuplé d'objets (en papier), une côté d'agneau tente de subvenir aux besoins de sa famille. Prise dans la spirale infernale du déterminisme social, elle est la victime expiatoire d'un monde qui semble le reflet cauchemardesque de la nôtre. Pessimiste et cruel, mais tellement drôle.

She runs de Qiu Yang (Semaine de la Critique)


Déjà sélectionnée à Cannes en 2015 avec Under the sun (Cinéfondation) puis en 2017 avec A gentle night (Palme d’or du meilleur court métrage), Qiu Yang n’est pas vraiment la révélation de cette 58e Semaine de la Critique, mais prouve qu'il continue à creuser efficacement le sillon de son cinéma esthétique au classicisme discret. Son film à la beauté formelle édifiante a d'ailleurs sans surprise remporté le Prix Découverte Leitz Cine du court métrage. On y voit dans des plans composés comme des tableaux à la profondeur de champ quasi inexistante, et où se multiplient les cadres intérieurs à l'image, une jeune gymnaste lutter pour quitter l'équipe à laquelle elle appartient. Visuellement éblouissant.

Stay awake, be ready de Pham Thien An (Quinzaine des Réalisateurs)


Un plan-séquence presque statique qui semble observer nonchalamment la terrasse d'un petit restaurant. Tandis que des hommes parlent hors champ, un accident de la route survient, puis un petit garçon improvise un spectacle de cracheur de feu. Une scène de rue presque banale, et pourtant énigmatique, qui montre le monde comme à distance, pris dans différentes tonalités de jaune et de rouge. Une brillante démonstration formelle, doublée d'un instantané troublant du quotidien, qui a valu au réalisateur vietnamien Pham Thien An le Prix Illy du court métrage.

Cannes 2019: pour la première fois un court français remporte le premier prix de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 23 mai 2019

Claire Denis et son jury a annoncé le Palmarès de la 22e édition de la Cinéfondation.

La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma. Le lauréat du premier prix a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

Premier Prix, doté de 15 000 €: Mano a Mano, de Louise Courvoisier (CinéFabrique, France). Ce court-métrage de 23 minutes raconte l'histoire de Abby et Luca, un couple d’acrobates de cirque, qui vont de ville en ville pour se produire sur scène. Leur relation amoureuse se dégrade. Le temps d’un voyage en camping-car jusqu’à la prochaine salle de spectacle, ils vont devoir affronter leurs problèmes et tenter de regagner confiance l’un en l’autre. La Cinéfrabrique est une école supérieure de cinéma et de multimédia basée à Lyon. C'est la première fois qu'un film français remporte le premier prix depuis sa création en 1998.

Deuxième Prix, doté de 11 250 €: Hieu de Richard Van (CalArts, États-Unis)

Troisième Prix, doté de 7 500 €, ex-aequo : Ambience de Wisam Al Jafari (Dar al-Kalima University College of Arts and Culture, Palestine) et Duszyczka de Barbara Rupik (PWSFTviT, Pologne).

Les films primés seront projetés au Cinéma du Panthéon le 28 mai à 18h00.

Cannes 2019 : Qui est Alice Furtado ?

Posté par MpM, le 23 mai 2019

Déjà une deuxième sélection cannoise pour la réalisatrice brésilienne Alice Furtado qui présente son premier long métrage Sick, sick, sick à la Quinzaine des Réalisateurs. La jeune femme était en effet déjà venue en 2011 avec un film d'école à mi-chemin entre réalisme et fantastique, Duel avant le soir (adapté d’une nouvelle de João Gilberto Noll), qui avait eu les honneurs de la Cinéfondation. Il mettait en scène un garçon et une fille marchant longuement dans la jungle, avant de se séparer. Leurs vies en étaient alors bouleversées.

Depuis, Alice Furtado est passée par l’école française du Fresnoy, où elle a réalisé en 16mm le court métrage La grenouille et Dieu (2013), puis l’installation River view en 2014. Elle a également travaillé sur les films des autres, en tant que monteuse, par exemple pour le long métrage d'Eduardo Williams El Auge del humano et Os son mbulos de Thiago Mata Machado, mais aussi d’assistante à la réalisation sur un court métrage de Claire Denis : Voilà l’enchaînement.

Son premier long métrage Sick, sick, sick , coproduit par la société française Ikki Films, s’annonce comme le portrait d’une jeune fille introvertie qui va tour à tour être confrontée à l’amour puis au deuil. Les premières images révèlent des visages cadrés d’assez près, et des plans envoûtants, tantôt baignés de lumière et tantôt presque crépusculaires, qui donnent follement envie d’en découvrir plus.

Cannes 2019: Le Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 4 mai 2019

Le Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation, présidé par Claire Denis, désignera la Palme d’or du court métrage parmi les 11 films sélectionnés en Compétition, mais aussi les trois prix parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés dans la Sélection Cinéfondation.

On connaissait déjà la présidente du jury, la réalisatrice et scénariste française Claire Denis. Elle sera entourée de l'actrice franco-américaine Stacy Martin (Le redoutable, Amanda), le réalisateur et scénariste israélien Eran Kolirin (La visite de la fanfare), le réalisateur et scénariste grec Panos H. Koutras (Xenia) et le producteur, réalisateur et scénariste roumain Catalin Mitulescu (Comment j'ai fêté la fin du monde).

Cannes 2019: les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Posté par MpM, le 19 avril 2019

Cette année, le comité de sélection du Festival de Cannes a reçu 4240 courts métrages pour la course à la Palme d'or et 2000 pour la Cinéfondation (la compétition des films d'école). Dans la dernière ligne droite, ils sont respectivement 11 et 17 à avoir obtenu leur ticket pour la Croisette. Des chiffres vertigineux, qui témoignent de l'énorme travail réalisé par les équipes de sélection.

Dans la compétition courts métrages, on note une augmentation du nombre de films sélectionnés (ils étaient seulement 8 en 2018 et 9 en 2011). Côté nationalité, on remarque deux entrées françaises : le documentaire Le Grand saut de Vanessa Dumont et Nicolas Davenel et le film d'animation L'Heure de l'ours d'Agnès Patron (qui avait coréalisé Chulyen, histoire de Corbeau avec Cerise Lopez en 2015) et deux coproductions avec la France : The Van de Erenik Beqiri (Albanie) et La distance entre nous et le ciel de Vasilis Kekatos, à qui l'on doit également Le silence des poissons mourants (Grèce). Les autres pays en lice sont l'Argentine (avec deux films), les États-Unis (avec une star derrière la caméra, Chloë Sevigny), la Finlande, Israël, la Suède et l'Ukraine.

De son côté, la Sélection Cinéfondation a choisi 14 fictions et 3 animations venues principalement de l’Europe Centrale et Orientale, et dont six écoles sont invitées pour la première fois (Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Autriche, Pologne...). La France est présente avec deux films : Mano a mano de Louise Courvoisier (CinéFabrique) et Rosso : a true lie about a fisherman d'Antonio Messana (La Fémis).

La Palme d'or sera remise par le jury présidé par Claire Denis lors de la cérémonie de clôture du festival. Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis (toujours par le jury de Claire Denis) lors d’une cérémonie précédant la projection des films primés le jeudi 23 mai.

Courts métrages

THE VAN de Erenik BEQIRI (Albanie, France)
ANNA de Dekel BERENSON (Ukraine, Royaume-Uni, Israël)
LE GRAND SAUT de Vanessa DUMONT et Nicolas DAVENEL (France)
LA DISTANCE ENTRE NOUS ET LE CIEL de Vasilis KEKATOS (Grèce, France)
ALL INCLUSIVE de Teemu NIKKI (Finlande)
WHO TALKS de Elin ÖVERGAARD (Suède)
L’HEURE DE L’OURS d'Agnès PATRON (France)
BUTTERFLIES de Yona ROZENKIER (Israël)
MONSTRE DIEU d'Agustina SAN MARTÍN (Argentine)
WHITE ECHO de Chloë SEVIGNY (Etats-Unis)
LA SIESTA de Federico Luis TACHELLA (Argentine)

Cinéfondation

AMBIENCE de Wisam AL JAFARI (Dar al-Kalima University College of Arts and Culture, Palestine)
MANO A MANO de Louise COURVOISIER (CinéFabrique, France)
ONE HUNDRED AND TWENTY-EIGHT THOUSAND de Ondrej ERBAN (FAMU, République Tchèque)
JEREMIAH de Kenya GILLESPIE (The University of Texas at Austin, États-Unis)
PURA VIDA de Martin GONDA (FTF VŠMU – Film and Television Faculty, Academy of Performing Arts, Slovaquie)
ADAM de Shoki LIN (Nanyang Technological University, Singapour)
NETEK de Yarden LIPSHITZ LOUZ (Sapir College, Israël)
SOLAR PLEXUS de David MCSHANE (NFTS, Royaume-Uni)
ROSSO : A True Lie About a Fisherman de Antonio MESSANA (La Fémis, France)
AS UP TO NOW de Katalin MOLDOVAI (Budapest Metropolitan University, Hongrie)
FAVOURITES de Martin MONK (Filmakademie Wien, Autriche)
ROADKILL de Leszek MOZGA (University of the Arts London, Royaume-Uni)
THE LITTLE SOUL de Barbara RUPIK (PWSFTviT, Pologne)
HIEU de Richard VAN (CalArts, États-Unis)
BAMBOE de Flo VAN DEUREN (RITCS, Belgique)
COMPLEX SUBJECT de Olesya YAKOVLEVA (St. Petersburg State University of Film and Television, Russie)
ALIEN de YEON Jegwang (Korea National University of Arts, Corée du Sud)

Cannes 2019: Claire Denis présidera le jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 5 avril 2019

Le Festival de Cannes annonce que la cinéaste et scénariste française Claire Denis sera la Présidente du Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation cette année. Avec son jury, elle décernera le jeudi 23 mai les trois prix de la Cinéfondation parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés et le samedi 25 mai la Palme d’or du court-métrage lors de la cérémonie de Clôture de la 72e édition du Festival de Cannes.

Réalisatrice d’une "œuvre captivante" de 13 longs métrages, cette "Véritable aventurière" a "imposé, au fil de ses voyages artistiques, son goût de l’observation et de l’expérimentation en naviguant entre introspection et ouverture sur le monde" rappelle le communiqué.

On lui doit notamment des films qui traverse les frontières (avec un grand tropisme vers l'Afrique) et les genres (du drame à l'horreur en passant par la SF): Chocolat (1988), première œuvre semi-autobiographique sur l’indépendance du Cameroun et l’Afrique de son enfance, Beau Travail (2000), White Material (2010) marquent "les esprits et connaît les honneurs de la Compétition cannoise, des César et de la critique."

Sa filmographie comprend également S’en fout la mort (1990), J’ai pas sommeil (Un Certain Regard, 1994), Nénette et Boni (Léopard d’or à Locarno, 1996), Trouble Every Day (Séance de Minuit, 2001), L'intrus (2004), 35 Rhums (2008) ou encore Les Salauds (Un Certain Regard, 2013). Un beau soleil intérieur avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2017.

Son dernier film, High Life (2018), a été présenté à San Sebastian.

15 projets pour la 15e édition de L’Atelier de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 4 mars 2019

L’Atelier de la Cinéfondation accueille cette année, du 16 au 23 mai, sa quinzième édition et 15 réalisateurs "dont les projets de film ont été jugés particulièrement prometteurs". Accompagnés de leurs producteurs, les cinéastes pourront rencontrer des partenaires potentiels pour finaliser leur projet et passer à la réalisation de leur film.

L’Atelier du festival de Cannes, créé en 2005 pour encourager le cinéma de création et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes dans le monde, a suivi "en quatorze ans le développement de 198 projets, dont 157 sont sortis sur les écrans et 27 sont actuellement en pré-production. Pour cette 15ème édition, 15 projets venus de 15 pays ont été retenus, du réalisateur à ses débuts au cinéaste confirmé."

Le Livre des Projets et les fiches d’inscription aux rendez-vous seront disponibles début avril sur www.cinefondation.com.

Géographiquement, l'Europe domine avec 7 projets. Des pays cinématographiques rares comme le Lesotho, le Myanmar (ex-Birmanie), le Népal, le Pakistan et la Syrie sont également présents.

The Settlers Felipe Galvez Chili
Ode to Joy Gabriel Tzafka Danemark
Sinjar Anna Bofarull Espagne
The Woodcutter Story Mikko Myllylahti Finlande
Broadway Christos Massalas Grèce
Over Time and Distance Yotam Ben-David Israël
Victoria Falls Lemohang Jeremiah Mosese Lesotho
The Women The Maw Naing Myanmar
Kangling Fidel Devkota Népal
Wakhri Iram Parveen Bilal Pakistan
In Alaska Jaap van Heusden Pays-Bas
Rift in the Ice Maja Milos Serbie
Nezouh Soudade Kaadan Syrie
Victim Michal Blaško Slovaquie
New Dawn Fades Gürcan Keltek Turquie

Cannes 2018: le palmarès de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 17 mai 2018

Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages présidé par Bertrand Bonello et composé de Khalil Joreige, Valeska Grisebach, Alanté Kavaïté et Ariane Labed, a révélé son palmarès lors d’une cérémonie salle Buñuel.

La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma choisis parmi 2 426 candidats en provenance de 512 écoles de cinéma dans le monde.

Premier Prix : El Verano del Leon Electrico (The Summer of the Electric Lion) de Diego Céspedes (Universidad de Chile).

Deuxième Prix ex-aequo: Kalendar (Calendar) de Igor Poplauhin (Moscow School of New Cinema) et Dong Wu Xiong Meng (The Storms in Our Blood) de Shen Di (Shanghai Theater Academy).

Troisième Prix : Inanimate de Lucia Bulgheroni (NFTS)

La Cinéfondation alloue une dotation de 15000 € pour le premier prix, 11250 € pour le deuxième et 7500 € pour le troisième. Le lauréat du premier prix a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

Les films primés seront projetés au Cinéma du Panthéon le 22 mai à 18h00. La Cinémathèque française projettera également une partie de la Sélection le 11 juin à 21h00.

Cannes 2018: le jury des courts métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 24 avril 2018

bertrand bonello"Composé de 3 femmes et 2 hommes venus d’horizons professionnels et géographiques variés, le Jury des courts métrages et de la Cinéfondation" a été révélé par le Festival de Cannes ce mardi 20 avril. On savait que le jury était présidé par Bertrand Bonello, qui désignera la Palme d’or du court métrage parmi les 8 films sélectionnés en Compétition le samedi 19 mai.

Les 5 membres du Jury décerneront également trois prix parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés dans la Sélection Cinéfondation. Les Prix de la Cinéfondation seront annoncés le jeudi 17 mai, lors d’une cérémonie qui sera suivie de la projection des films primés.

Bertrand Bonello sera entouré de la réalisatrice, scénariste et productrice allemande Valeska Grisebach (Western), le cinéaste et artiste libanais Khalil Joreige, Prix Marcel Duchamp 2017, la réalisatrice et scénariste franco-lituanienne Alanté Kavaïté (Summer) et l'actrice française Ariane Labed (Attenberg, La chambre interdite, Assassin's creed).

Les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Cannes 2018: les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Posté par MpM, le 11 avril 2018

Cette année, le comité de sélection du Festival de Cannes a reçu 3943 courts métrages pour la course à la Palme d'or et 2426 pour la Cinéfondation (la compétition des films d'école), ce qui est en-dessous des chiffres de l'an passé (4943 et 2600), mais largement suffisant pour élaborer deux sélections que l'on pressent de grande qualité.

La Compétition des courts métrages 2018 est composée de huit films (un de moins qu'en 2017, probablement en raison de la durée des films qui sont tous au-dessus des 12 minutes) :  7 fictions et 1 animation venus de 8 pays différents, avec une forte connotation asiatique (Chine, Japon, Philippines) et deux absents de poids : les continents sud-américain et africain. On retrouve notamment parmi les réalisateurs sélectionnés la Polonaise Marta Pajek dont on avait beaucoup aimé l'opus précédent Impossible figures and other stories II présenté au Paris international animation Film Festival 2017. Tous seront en lice pour la Palme d’or du court métrage décernée par le président Bertrand Bonello et son jury.

De son côté, la Sélection Cinéfondation a choisi 17 films (14 fictions et 3 animations) venus de quatre continents. Cette fois, l'Amérique latine est bien présente : Mexique, Chili, Argentine, de même que l'Europe (France, Royaume Uni, Italie, Pologne, Roumanie...) mais toujours pas l'Afrique.  Le festival relève que sur les 22 réalisateurs, 12 sont des femmes. Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis (toujours par le jury de Bertrand Bonello) lors d’une cérémonie précédant la projection des films primés le jeudi 17 mai.

Courts métrages

Gabriel de Oren GERNER (France)
Judgement de Raymund Ribay GUTIERREZ (Philippines)
Caroline de Celine HELD et Logan GEORGE (États-Unis)
Tariki de Saeed JAFARIAN (Iran)
III de Marta PAJEK (Pologne)
Duality de Masahiko SATO, Genki KAWAMURA, Yutaro SEKI, Masayuki TOYOTA, Kentaro HIRASE (Japon)
On the border de WEI Shujun (Chine)
Toutes ces créatures de Charles WILLIAM (Australie)

Cinéfondation

Dolfin megumi de Ori AHARON (Steve Tisch School of Film & Television, Tel Aviv University, Israël)
End of Season de Zhannat ALSHANOVA (The London Film School, Royaume-Uni)
Sailor's delight de Louise AUBERTIN, Éloïse GIRARD, Marine MENEYROL, Jonas RITTER, Loucas RONGEART, Amandine THOMOUX (ESMA, France)
Inanimate de Lucia BULGHERONI (NFTS, Royaume-Uni)
El verano del leon electrico de Diego CÉSPEDES (Universidad de Chile - ICEI, Chili)
Palm trees and power lines de Jamie DACK (NYU Tisch School of the Arts, États-Unis)
Dong wu xiong meng de DI Shen (Shanghai Theater Academy, Chine)
Fragment de drame de Laura GARCIA (La Fémis, France)
Cinco minutos afuera de Constanza GATTI (Universidad del Cine (FUC), Argentine)
Los tiempos de Hector de Ariel GUTIÉRREZ (CCC, Mexique)
Dots de Eryk LENARTOWICZ (AFTRS, Australie)
Inny de Marta MAGNUSKA (PWSFTviT, Pologne)
Albastru si rosu, in proportii egale de Georgiana MOLDOVEANU (UNATC I.L. CARAGIALE, Roumanie)
Cosi in terra de Pier Lorenzo PISANO (Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie)
Kalendar de Igor POPLAUHIN (Moscow School of New Cinema, Russie)
Mesle bache adam de Arian VAZIRDAFTARI (Tehran University of Dramatic Arts, Iran)
I am my own mother de Andrew ZOX (San Francisco State University, États-Unis)